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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:22

La TOB  (Traduction oecuménique de la Bible)

Quiconque a lu, dans la revue parisienne Itinéraires, les articles d'Antoine Barrois (n. 218, déc. 1977; n. 220, févr. 1978; n. 239, janv. 1980; n. 243, mai 1980) et les quelques pages d'un prêtre russe orthodoxe (n. 238, déc. 1979) incline à penser qu'on ne devrait même pas discuter, entre « fidèles », l'inconvenance pour ne pas dire la nocivité d'une bible « oecuménique » , surtout dans l’atmosphère de brouillard doctrinal dont se plaignent actuellement les esprits.

Principes

L'oecuménisme contemporain, dont la mémoire écourtée ne retient que des extraits ambigus du dernier concile, rompt imprudemment avec la tradition théologique de Rome sur le sujet de l'unité religieuse.

1. On parle aujourd'hui de retour à l'unité comme si l'Église du Christ avait perdu la sienne après le schisme oriental du Xle siècle (Michel Cérulaire) et l'apostasie occidentale du XVIe siècle (Luther, Calvin, Henri VIII). Or, l'Église n'a jamais perdu, ne pourra jamais perdre son unité, qui est la première « note » ou caractéristique de son existence visible. Nous l'affirmons au credo de la messe dominicale, lorsque le rite de celle-ci n'est pas mutilé: et unam, sanctam, etc.

 

    2. Quant à l'unité des chrétiens, déchirée à l'Est et à l'Ouest, il est absolument contre-indiqué d'en rêver la restauration au moyen de concessions qui ébranleraient l'unité de l'Église. Divinement établie par l'unique Sauveur Jésus, l'Église a, de fait comme de droit, la même unité que son Fondateur, grâce à l'aveu d'une foi dont la formulation et l'intelligence possèdent, dans les définitions solennelles et la continuité « prophétique », le privilège de l'immutabilité. « Le ciel et la terre passeront; mes paroles ne passeront point. » (Mt 24: 25.) « Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28: 20.) On le comprend mieux après avoir lu l'encyclique Mortalium animas que promulgua le pape Pie XI le 6 janvier 1928.

3. Jusqu'à présent, de toutes les rencontres, discussions, céré­monies « interconfessionnelles » et autres initiatives « oecuméni­ques », il n'a résulté aucun accord vrai. A preuve, la déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la foi (cf. la Documentation catholique du 16 mai 1982, n. 1830, pp. 508-512). L'équivoque et la méfiance règnent partout, à tel point que la moindre expression officielle d'une doctrine traditionnellement catholique suscite révolte chez les toqués d'oecuménisme et chari­vari dans les salles de rédaction où bourdonnent les manipulateurs de l'opinion.

4. Il faut connaître les tracts et articles qu'a publiés Michael Davies, anglican converti, professeur magistralement informé des positions protestantes et catholiques; sans négliger, certes, les textes des faux « accords » conclus entre les membres « catholi­ques » et non catholiques des diverses « commissions » chargées d'étudier le problème oecuménique. Par le titre même d'un opuscule traduit en français il y a sept ou huit ans, l'Oecuménisme, levier de la protestantisation de l'Église, un théologien allemand, George May (de Mayence), résume bien son sentiment et celui des obser­vateurs les mieux renseignés. Un sentiment contraire étonnerait, puisque l'agitation « oecuménique » de notre temps déroge sans vergogne à l'enseignement et aux directives très fermes de l'ency­clique Mortalium animas.

 

A SUIVRE

      Par : Antoine Derome (Pseudonyme du Père Marie-Joseph D’Anjou S.J.)

 

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 19:34


Les moucherons qui voltigent dans un dernier rayon de soleil, au crépuscule, peuvent s'i­maginer qu'ils pourront ainsi tournoyer sans fin. Cependant, le soleil ne cesse de décliner à l'horizon; peu à peu l'obscu­rité grandit, le froid se fait sentir :"assez de valses, assez dit cette farandole et de votre musique" Voici la nuit"'.

A quelque chose près, n'est-ce pas là l'avertissement que la nature adresse chaque jour aux humains qui, pour la plupart, ne réfléchissent pas plus que les moucherons, tant ils sont absorbés par leurs occupations, préoccupations, quand ce ne sont pas par leurs plaisirs.

Quant aux pé­cheurs, au milieu des délices que leur apporte le mal, ils oublient que toute fête ici-bas est courte, et qu'il faut la payer, au début, quand on se présente pour y prendre part, ou dans le dernier quart d'heure.

Les avertissements pourtant ne leur manquent pas. Chaque matin le journal of­fre à discrétion des récits d'accidents et de catastrophes. De temps en temps, une lettre bordée de noir nous annonce qu'un ami, un proche, ont quitté ce monde...

 

Telle est la loi promulguée par Dieu en sanction du péché originel : "Les hommes mourront, écrit St Paul, et leur mort sera suivie du jugement" (Hébr. lX, 27). C'est alors que retentira à l'oreille de chacun l'ordre que le Maître adressait à son économe in­fidèle : "Rendez compte de votre gestion". Scène terrible sur terre et dans l’éternité !

 

LA MORT

Le moribond vient de rendre !e dernier soupir. Les parents et les amis en pleurs s'empressent autour de la couche funèbre. On écoute s'il n'y a pas un ultime batte­ment de coeur, un léger souffle, une vibration du pouls Non ! C'est bien fini!... On presse les lèvres du défunt, on baisse ses paupières pour toujours. Et tandis que se fait la lugubre et ultime toilette, des voix feutrées évoquent la vie du Mort : "II était courageux, dur à la peine; il fut héroï­que dans sa souffrance; tout de dévouement pour sa famil­le..." Tel est le jugement des hommes qui ne veulent retenir, quand ils ne les imaginent pas, que les mérites du Défunt.

N'est-ce pas là une façon parfaitement in­consciente, chez ceux qui publient les louanges du Défunt, de se bercer d'illusions sur leur propre vie; car cette mort a laquelle ils viennent d'assister est un rappel cruel du juge­ment qui nous attend tous au seuil de l'éternité.

 

LE JUGEMENT

Et comment se passe ce jugement ? Voici : Durant sa vie terrestre, le Défunt a "écrit" sur la "toile de sa mémoire" des pensées, enregis­tré des paroles, des actions, laissé des "espaces blancs" d'omissions coupables... L'oeuvre est finie, fixée à jamais com­me la statue de plâtre humide que le soleil va durcir...

La volonté du Défunt est immuablement figée : dans le bien, s'il est mort en état de grâce; dans le mal, s'il est mort en révolté, c'est-à-dire coupable d'au moins un péché mor­tel.

Et cette volonté ainsi fixée, ne peut vouloir que ce que veut la justice souveraine de Dieu. Et de même que les corps plus lourds que l'air tombe, les morts, privés de la grâce, tombent dans les enfers.

Soulevés par la vie divine qui les anime, les Défunts en état de grâce, s'élè­vent vers Dieu, pour jouir du bonheur du Ciel s'ils se sont ici-bas purifiés de tout péché, et de tout reste de péché, même véniel...

Quant à ceux qui n'ont pas puri­fié complètement leur âme, bien qu'ils aient gardé l'ami­tié divine, ils vont au Purgatoire.

Les artistes se sont plu à imaginer te jugement particulier semblable à l'un de ceux de nos tribunaux hu­mains, Satan étant l'accusateur, notre ange gardien jouant le rôle de l'avocat. Pure fantaisie humaine de peintre !

Dieu n'a nul besoin de délibération; il n'a que faire d'avocat et accusateur !

Au nom de sa justice souveraine et infaillible, il décide et fixe le sort éternel du Défunt.  

La cause est définitivement entendue, il n’y a pas d’appel possible, le Trépassé prend lui-même le chemin du Ciel, du Purgatoire ou de l'Enfer.

Est-ce à dire que notre Ange gardien, notre Patron, la Sainte Vierge n’ait aucun rôle à remplir dans notre destinée éternelle ?

Le penser serait un blasphème.

Mais leur ac­tion bénéfique se situe au moment de l'agonie.

 

Extrait du B.C. no 109

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:05


Du Cambodge à l'Église « conciliaire »

Souffrez, mes Seigneurs, que je vous demande à quel moment ou à quelle étape de notre « renouveau » vous aurez la satisfaction de voir réalisées les intentions du concile. Vous me paraissez mettre en oeuvre, sur le plan spirituel, une conception analogue à celle dont le Cambodge a connu l'accomplissement physique. Dans ce pays, l'autorité décida que, pour les Cam­bodgiens, l'unique chance de « progrès » consistait à tout recommencer et à tout renouveler en adoptant le genre de vie le plus primitif.

A cette fin, on détruisit les villes, les temples et les écoles; on abolit brutalement les traditions ancestrales; on élimina tous les récalcitrants; on chassa de leurs habitations les petites gens; on les abandonna sans secours sur les routes ou dans la jungle, et c'est là que des millions périrent de maladie ou de faim. Résultat; on a fait du Cambodge une terre en friche. Horrible dévastation qui a décimé le peuple le plus heureux et le plus gai du sud-est de l'Asie. Tragédie d'autant plus douloureuse qu'elle eut pour complices des exécutants de l'intérieur, des concitoyens.

Je vous entends protester avec indignation contre ma comparaison entre le Cambodge et l'Église catholique. Eh bien, mes Seigneurs, n'avez-vous pas décrété notre « renouveau », que ça nous plaise ou non, même au prix du désespoir et de la perte d'une multitude d'âmes dont vous semblez vous préoc­cuper fort peu? A dessein d'opérer de force ce « renouveau » par un retour à des coutumes primitives, n'avez-vous pas, en somme, balayé toutes les traditions de notre Église et tout ce qu'on y respectait comme saint et sacré? N'avez-vous pas ravagé nos églises, devenues par votre industrie des lieux de rassemblement, dépourvus parfois de tout signe de la Présence eucharistique? N'avez-vous pas arraché de nos sanctuaires l'autel du sacrifice divin pour y substituer la « table du pain » (Inaestimabile Donum, n. 1) ?

N'avez-vous pas interdit sauva­gement la messe millénaire, la remplaçant par un simulacre très proche, pour qui sait voir, d'un office oecuménique de prière, avec son insistance non sur le divin, mais sur l'humain? N'êtes-vous pas en train de précipiter la ruine de nos écoles catho­liques par votre insouciance devant la désaffection à l'égard de nos valeurs traditionnelles?

Parallèlement, ne favorisez-vous pas une catéchèse étrangère à la plupart des parents qu'a instruits notre petit catéchisme ? N'avez-vous pas éloigné des postes d'influence et de commandement les personnes peu enthousiastes du « renouveau », écartant ainsi toute opposition à vos vues, soit dans les commissions diocésaines ou na­tionales, soit dans les organes catholiques de diffusion?

Et l'effet de ce prétendu « renouveau » ne fut-il pas d'évincer de nos églises des milliers de fidèles que rebute l'indigeste bavar­dage imposé à leur piété liturgique, au nom du nouveau rite et de la nouvelle messe? Et de la sorte, n'avez-vous pas créé dans l'Église un quasi-désert ?

A une nouvelle cruauté opposer une toujours neuve charité

Sous le prétexte cyniquement cuisiné d'une expurgation, vous avez inauguré dans l'Église une cruauté d'un genre inouï. N'avez-vous pas pour tâche fondamentale le souci et le soin de toutes vos brebis, et non pas seulement de celles qui bêlent d'approbation? N'avez-vous de charité que pour vos flagor­neurs? Il y a sûrement d'autres! Agneaux précieux dans vos bergeries. En ouvrant la quatrième session du concile, le 14 septembre 1965, Paul VI déclara;

Ce concile le dit: l'Église est une société fondée sur l'amour et gouvernée par l'amour. Elle aimait, l'Église de notre concile,... elle aimait avec un coeur missionnaire. (Cf. la Documentation catho­lique, 3 oct. 1965, n. 1456, col. 16580

Où est cet amour ?

Où est ce zèle missionnaire ?

Pour un très grand nombre de fidèles, il est clair qu'on a traité ces paroles avec autant de cynisme et de désinvolture que les documents mêmes du concile.

Vous connaissez la boutade d'Abraham Lincoln: « On peut tromper tout le monde un certain temps, certaines gens tout le temps, mais non tout le monde tout le temps. »

Dans l'Église catholique (pardon: conciliaire), cet aphorisme de Lincoln aide à comprendre les vingt dernières années. A n'en pas douter, presque tout le monde, aux heures capiteuses du concile, s'illusionna pendant un court laps de temps. Sans doute aussi, bien des gens ne cessent d'entretenir leurs illusions, devant ce « brave nouveau monde » conciliaire. Mais, dans une lumière désormais, aveuglante, presque tout le monde perçoit, depuis longtemps déjà, qu'on l'a trompé par de fausses promesses et comment le dire autrement? Par la duplicité, l'hypocrisie pratiquées à la suite de Vatican II.

Cependant, même à cette heure démoralisante pour l'Église, il y a moyen de redresser la situation. N'avez-vous pas remarqué la réaction du peuple au cours de la visite de Jean-Paul II en notre pays? ...

On l'applaudit quand il condamna l'avortement, le divorce, la promiscuité, le commerce de la drogue, matières sur lesquelles vous avez observé un silence notoire...

N'avez-vous pas entendu avec quel élan de joie on a, dans la cathédrale de Westminster, chanté le Kyrie, le Gloria, le Credo, etc.?

Démenti vigoureux de votre opinion selon laquelle personne ne veut plus du grégorien.

Il y a donc, mes Seigneurs, motif d'espérer que, profitant de cette occasion unique, vous saurez admettre votre erreur et restaurer la paix, l'harmonie une fois de plus dans notre Église.

Vos ouailles l'ont ouvertement affiché: elles ont le goût de la vérité du Christ que vous avez l'impérieux devoir de prêcher. « Celui qui demeure en moi, avec moi, assure Jésus, porte du fruit en abondance. »

Quelle garantie plus merveilleuse pouvez-vous escompter?

Ici, l'avenir de l'Église catholique est dans vos mains. Ne trahissez pas. Fidèlement vôtre,

(L. DARROCH.) Pseudonyme du Père Joseph D’Anjou

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 21:24


Le mauvais usage de la collégialité

Inutile, je pense, de vous rappeler que vous les êtes les successeurs des Apôtres: le dernier concile a fait de cette certitude un de ses thèmes préférés. Au coeur du schéma De Ecclesia, on avait placé le rapport des évêques au pape dans le gouvernement de l'Église. Pour ce qui concerne l'épiscopat, les Pères du concile ne cachèrent pas leur volonté d'affermir leur action: il fallait reconnaître au collège des évêques un pouvoir nouveau, une force nouvelle.

Or, qu'avez-vous obtenu? Il appert aux yeux du plus humble fidèle que non seulement vous n'avez pas acquis par collégialité une majoration de pouvoir, vous avez même perdu, en fait, le meilleur de l'autorité personnelle que vous possédiez au départ. Chacun de vous se trouve aujourd'hui lié par des décisions qu'il désapprouve cordiale­ment. Sous un tel joug, y a-t-il un seul évêque libre d'exercer, dans son diocèse, l'autorité qui lui appartient de droit? Illu­sions, rien d'autre: voilà en quoi consistèrent vos rêves de grandeur.

Vous réclamez de vos prêtres et du laïcat l'obéissance aux directives que vous votez « en collégialité ». Or, mes Seigneurs, l'autorité du collège des évêques a des limites bien définies. Hélas! Que de fois ne les avez-vous pas franchies, ces dernières années, par abus de pouvoir! J'offre ici deux exemples. Le collège des évêques, pape au sommet, a pris deux décisions qui, j'imagine, obligeaient chacun d'entre vous.

(1) L'usage du latin, sauf cas exceptionnels, doit être maintenu dans le rite latin. (Extrait des Principes généraux de la réforme approuvée par le concile.) (La même directive est consignée dans la constitution relative à la liturgie (Sacrosanctum Concilium, n. 36). Mais la traduction française en est fautive: elle dit que l'usage de la langue latine sera conservé, alors que l'original latin signifie: doit être conservé.

(2) Le Saint-Siège exhorte vivement les évêques, les prêtres et les fidèles à respecter attentivement la loi toujours en vigueur (de la réception de l'Hostie sur la langue) et qui se trouve de nouveau confirmée, en accord avec le jugement émis par la majorité de l'épiscopat catholique. (Instruction Memoriale Domini, 29 mai 1969; cf. la Documentation catholique, 20 juillet 1969, n. 1544, p. 670.)

Qu'est-il advenu depuis lors? Par groupes, — et vraisem­blablement à cause de leur interprétation de la collégialité (espèce de mini - collégialité, peut-être), — des évêques ont renversé ces décisions pour agir à leur fantaisie. Conséquemment, les malheureux laïcs que nous sommes ont enduré les grossières parodies du nouvel ordo en vernaculaire et constaté les innombrables profanations du Saint Sacrement chaque fois que les Saintes Espèces circulent de n'importe quelle main à une autre, sans même avoir, semble-t-il, passé d'abord par la main consacrée du prêtre.

Et ainsi, mes Seigneurs, vous ne pouvez ignorer que si, pour complaire aux extravagances d'une coterie (tout en invoquant, au besoin, la collégialité), vous enfreignez une directive de la majorité, c'est le principe de la collégialité que vous réduisez à une triste farce.

Comment oserez-vous encore nous prêcher l’obéissance, après avoir, par votre conduite, donné l'impression que vous méprisez l'enseignement du Saint-Père lui-même? N'auriez-vous pas pour maxime: « Faites ce que nous disons »? Plutôt que « Faites ce que nous faisons »? Peut-être avez-vous par opportunisme (ou) par vouloir délibéré), choisi d'oublier le texte suivant?

... le collège ou corps épiscopal n'a d'autorité que si on l'entend comme uni au pontife romain, successeur de Pierre, comme à son chef, et sans préjudice pour le pouvoir de ce primat qui s'étend à tous, pasteurs et fidèles. En effet, le pontife romain a sur l'Église, en vertu de sa charge de vicaire du Christ et de pasteur de toute l'Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu'il peut toujours exercer librement. — Vatican II, Lumen gentium (sur l'Église), n. 22; traduction du cardinal Garrone, Édit. du Centurion, Paris, 1967, p. 48.

Note : Sur le problème de la collégialité, rendu complexe par les équivoques conciliaires et les mésinterprétations régionales, on lira avec profit la savante étude composée par le canoniste Raymond Dulac, prêtre, la Collégialité épiscopale au deuxième concile du Vatican (Édit. du Cèdre, 13, rue Mazarine, 75006 Paris, 1979).

A Suivre

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 20:25

L'article qu'on va lire, écrit par un laïc catholique du nord est de l'Angleterre et intitulé « Letter to the Bishops of England and Wales », elle paru dans le mensuel anglais Christian Order, 65, Belgrave Road, Londres, S.W. IV, 2BG, oct 1982 pages 493-500. Le R.P. Paul Crâne, S.J., directeur, a gracieusement autorisé la traduction et sa publication.

Le 5e dimanche de Pâques, (La liturgie traditionnelle, on le sait, mentionne les dimanches non pas « de » Pâques, ce qui n'a aucun sens, mais « après » Pâques.) j'assistai à la messe avec (je l'avoue) le peu de ferveur que m'inspire habituellement le nouveau rite de la célébration dominicale...

Cette semaine-là, toutefois, les mots de l'évangile m'impres­sionnèrent formidablement: J'y découvris l'explication du désarroi qui affecte l'Église. Nous avons fait fausse route, parce que nous n'écoutons plus la vérité de Jésus-Christ. Jusqu'à la fin de la messe, je n'ai pu avoir en tête que le souvenir
des paroles de l'évangile, et il ne me quitta point durant les quinze jours qui suivirent. Je résolus alors d’écrire mes idées dans un genre d'épître à l'épiscopat d'Angleterre et de Galles.

On jugera peut-être que ma critique des évêques est trop sévère. Mais serait-on excusable de ménager quiconque s'ap­plique, par action ou par omission, à détruire l'unique vraie Église de Jésus-Christ ? Je pense que non. Vous estimerez que je n'apporte rien de neuf ou d'original et que ma lettre ne mérite aucune attention particulière. Libre à vous. Mais je peux affirmer que mon sentiment est partagé, en plus ou en moins, par nombre de mes amis et connaissances, tous profondément écoeurés de la situation actuelle, surtout dans les écoles nominalement catholiques, où nos enfants subissent les plus affligeantes âneries sous couvert de doctrine catholique.

Mes Seigneurs,

II vous arrive peut-être, en privé ou en public, de déplorer l'inquiétante baisse de popularité dont a souffert l'Église catholique au long des années qui s'écoulèrent après le concile. Et ce déclin continue de s'accélérer. Peut-être avez-vous, occa­sionnellement, réfléchi aux causes qui en rendent compte. Permettez-moi quand même de vous communiquer une propo­sition.

Si vraiment vous considérez avec souci :

a) l'angoissant abandon de l'observance dominicale, 

b) la chute catastrophique de la relève sacerdotale et reli­gieuse, 

c) le surplus de parents unanimes à réprouver l'insondable médiocrité de l'enseignement religieux à l'école catholique, veuillez méditer à fond l'évangile du 5e dimanche de Pâques, emprunté à (Jn 15: 1-8) : Il contient remède à votre souci.

Jésus dit à ses disciples:

Je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l'enlève. Et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde pour qu'il porte encore plus de fruit... 

Je suis la vigne, vous, les sarments. 

Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit, car hors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, on le jette dehors comme le sarment, et il se dessèche.

Plusieurs dignitaires de notre hiérarchie semblent avoir, depuis Vatican II, rompu leur attachement à la vérité du Christ; ils adhèrent aux fables et au culte de l'homme. Exami­nons de près le discours de Jésus-Christ:

Note : Dans la liturgie traditionnelle, ce passage de l'évangile (Jn 15: 1-8) se lit à la messe d'un martyr au temps pascal.

Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit, car hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, on le jette dehors comme le sarment, et il se dessèche.

Des questions et un contraste

Et voici les questions qui surgissent à l'esprit. Pourquoi nos séminaires et noviciats sont-ils ou presque vides ou fermés? Pourquoi la fréquentation de la messe du dimanche s'effondre-t-elle à un rythme alarmant? Pourquoi les parents catholiques retirent-ils leurs enfants des écoles dites catholiques? Et, problème non moins grave, pourquoi ces incongruités ne rencontrent-elles aucune contestation, comme si les chefs officiels s'en désintéressaient ?

Ne serait-ce pas, comme je l'ai suggéré, parce que, ces dernières années, vous avez, mes Seigneurs, rompu votre lien avec la vérité du Christ, avec la vigne de l'Évangile ? Au lieu de nourrir votre troupeau du fruit de la vraie vigne, ne lui avez-vous pas servi du « vin ordinaire », voire, souvent, un imbuvable vinaigre?

N'est-ce pas jusque là que, dans les messes du nouvel ordo, condescend votre tolé­rance ? Le fruit de la vigne n'y est-il pas assimilé à « l'oeuvre du travail humain » ? Un fléau s'est abattu, et la vigne est dénudée. On ne saurait le taire, c'est vous, les évêques, gardiens de la vigne, les seuls responsables du gâchis.

Par contraste, je vais faire allusion à un certain archevêque, et j'ai besoin, mes Seigneurs, de votre bienveillance. Il a piètre renommée parmi vous, mais — réalité indéniable — ses séminaires regorgent de candidats, au point qu'il doit en ouvrir davantage pour accueillir les jeunes hommes désireux de s'y former à la prêtrise. Loin d'emprunter le ton de l'Église « post­conciliaire » pour gémir sur la pénurie des vocations, il cherche, au contraire, à canaliser seulement le flot courant des sollicita­tions qu'il reçoit. Cela ne démontre-t-il pas qu'il y a quantité de jeunes ardemment disposés à consacrer leur vie au service du Christ dans le sacerdoce ?

De toute évidence, ils répondent à l'attrait de la vérité qui rayonne manifestement de cet arche­vêque. Ne serait-ce pas parce qu'il demeure dans le Christ et le Christ en lui, avec la garantie normale d'une riche fécondité ? Je pose la question, sans rien ajouter.

A suivre

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 20:06

Père Céleste, je me place sur la patène avec tout mon être,  je vous offre toute ma personne, mon âme, mon corps, tous les biens que vous avez mis à ma disposition, mon intelligence, ma volonté, mes joies, mes peines d’aujourd’hui, mon travail avec ses fatigues, mes croix avec leur amertume.

 

Je veux aussi placer sur cette patène, toutes les personnes que j’aime, toutes celles qui me font du bien et qui m’en ont fait, toutes celles qui me sont chères, toutes celles qui se sont recommandées à mes prières.

 

Par le Cœur Immaculé de Marie, j’unis tout cela à l’offrande de Jésus en holocauste d’amour pour le salut et la sanctification des âmes religieuses et sacerdotales, et pour ma propre sanctification.

 

Mon Dieu, permettez que je jette dans le Calice, avec la goutte d’eau qui me représente, tous les instants de ma vie humaine depuis le jour de mon baptême jusqu'à ce que je prenne mon envol vers vous, afin que tout soit sanctifié et divinisé par le sang du Christ, et parvienne par Lui à l’adorable Trinité.

 

Permettez que je jette aussi dans le Calice, en vous offrant la vie et les souffrances, de toutes celles qui sont en état de grâce, mais qui ne les offrent pas, afin que toutes ces vies et toutes ces souffrances puissent être unies à celles du Christ, qui a souffert plus qu’aucun homme n’a jamais souffert et qui est mort afin que tous aient la possibilité d’obtenir la vie éternelle et de réaliser ainsi leur prédestination avec le secours de votre sainte grâce.

 

Pour vous adorer et vous remercier, je m’unis à toutes les Véritables Saintes Messes, qui se célèbrent encore aujourd’hui en latin, selon le rite de Saint Pie V, à travers le monde, aux intentions du Sacré Cœur de Jésus. Je vous supplie de me réserver de ces Saintes Messes, une goutte de votre Précieux Sang, et d’en appliquer les effets en réparation de mes péchés, et aussi en expiation des péchés de chacune des personnes qui me sont chères.

 

Mon Bon Jésus venez réchauffer mon cœur du feu, de votre amour divin. Je vous aime, je vous adore et je vous remercie en mon âme.

 

Divin Cœur de Jésus, donnez au monde de nombreux et saints prêtres pour continuer l’œuvre de votre Rédemption.          

Ainsi soit-il.

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 19:50

   

 

   

Mon Dieu, pour vous adorer et vous remercier, jusqu'à  mon  dernier  soupir et  toutes  les  fois que mon  cœur  battra, je m’engage à vous offrir, aussi souvent qu’il y a de secondes dans la journée, de grains de sables sur la terre, de gouttes d’eau dans les océans, d'atomes dans  l'air,  d'étoiles au  firmament, de saints dans le paradis, de vous offrir dis-je, la vie exemplaire de Notre Seigneur J.-C., ses jeûnes, ses pénitences, sa  douloureuse  passion, son agonie au jardin des oliviers, son sang adorable, ses saintes plaies, ses humiliations, tous ses mérites et sa très sainte mort.

 

Je veux également vous offrir, toutes  les  Saintes Messes qui ont été et qui seront  à  jamais célébrées en latin selon le rite de St Pie V, tous les  mérites de  la très sainte Vierge, tous les travaux  des saints  apôtres, le sang des martyrs, la  pureté des vierges, les  austérités  des  pénitents et toutes les prières de la  Sainte Église.

 

En un mot, je  veux vous offrir tout ce qu'il y a eu et  tout  ce qu'il y aura  à  jamais  d'œuvres  méritoires, aux quelles je veux y associer toutes mes actions et toutes mes prières, afin de vous demander autant  de fois  pardon  pour  mes  péchés,  pour  ceux de mes parents et  ceux de chacune des personnes qui me sont chères.

 

Mon Dieu pardon et miséricorde pour tous les péchés de mes ennemis et pour ceux des  infidèles, des hérétiques, des juifs et des mauvais chrétiens.

 

Je  vous demande l'exaltation de la  Sainte Église,  l'accomplissement de votre adorable  volonté sur la terre et au ciel, la grâce d'une bonne mort, toutes les vertus,  en particulier la mémoire,  l'intelligence  et l'enthousiasme.

 

Je veux, avec le secours de votre très sainte grâce, gagner toutes les indulgences attachées aux bonnes œuvres, et aux prières que je ferai, au cours des prochaines 24 heures, pour la délivrance des âmes du purgatoire.

 

Que les âmes, les plus abandonnées du purgatoire, reposent en paix par la miséricorde de Dieu.     Amen.   (3 fois)

 

Je désire vous remercier, mon Dieu, en mon nom, au nom de mes parents et au nom de tous les hommes qui sont sur la terre, qui ont été et qui seront à jamais, des grâces reçues et à recevoir, des grâces connues et inconnues, des bienfaits naturels et surnaturels dont vous nous avez comblés et dont vous continuerez de nous combler jusqu'à la fin des temps.

 

J'ai l'intention de faire du reste de ma vie, un long acte d'amour et d’adoration. Mon Dieu, puissé-je par-là réparer, tout le temps  que  j'aie  perdu  et enfin vous rendre autant de gloire que j'ai pu vous en ravir !    Amen.

 

Père éternel, c’est  par le Cœur de Jésus que je m’approche de vous. Il est ma voie, Il est la vérité et Il est toute ma vie.

 

Mon Jésus, mon Sauveur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie. Ayez pitié des âmes qui me sont chères.

 

Je veux enfin essayer de satisfaire aux devoirs, que vous doivent chacune des personnes qui me sont chères, à Vous leur Créateur et Souverain Maître en offrant pour eux vos Saintes Plaies à votre Père Céleste.    Amen

 

O Dieu, mon Créateur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie.

O Dieu, mon Rédempteur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie.

O Dieu, mon Sanctificateur, je vous aime, je vous adore et je vous remercie.

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

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