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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 19:27

   Oh ! Quant à cela, il n'est pas vrai que j'aban­donne mes enfants, je les aime comme la prunelle de mes yeux. — Ne vous échauffez pas tant ; je ne sais que trop que vous faites de vos enfants autant d'ido­les. L'amour insensé, qui le premier enseigna l'idolâ­trie aux païens, apprend encore tous les jours aux chrétiens à idolâtrer leurs propres enfants. Celui-ci semble né sous la constellation de Mercure tant il est enclin aux fraudes, aux vols, aux injustices : il fau­drait déraciner ces inclinations maudites de ce cœur encore tendre, par les menaces, la rigueur et même le fouet ; mais que voulez-vous ? C'est l'idole du père : on se tait, on dissimule, on adore.

 

Cet autre paraît en public frisé, parfumé, et mis avec un tel luxe, qu'on le prendrait pour un petit Adonis à pla­cer sur les autels de Diane ; déjà on commence à sentir l'infection de ses dérèglements, il faudrait le désinfecter... Mais que voulez-vous, c'est l'idole de la mère : on se tait, on dissimule, on adore. Un troi­sième laisse percer une ardeur toute martiale, il montre un caractère dur, cruel, porté aux querelles, et au carnage : il faudrait lui mettre un frein énergi­que ; mais que voulez-vous : c'est l'idole du père et de la mère tout à la fois : on se tait, on dissimule, on adore.

 

Et pour ménager ces chères idoles, on fausse le langage ; on donne aux vices le nom de vertus, on appelle l'insolence vivacité, la vanité s'intitule magnanimité, la vengeance est l'effet d'un grand cœur. Si l'un ou l'autre pleure de dépit et refuse d'obéir, on essuie ses larmes avec un sourire ; s'il se permet des paroles indécentes, au lieu de lui fermer la bouche par un soufflet, on le récompense par un baiser.

 

O pères et mères, vous n'êtes pas des parents, s'écrie saint Cyprien, mais des parricides. Fort bien ! Passez tout à vos enfants, riez continuel­lement avec eux, ne tenez aucun compte de leurs égarements : Je vous avertis que vous serez les premiers à vous en repentir, et contraints un jour à haïr contre nature, ceux que vous avez aimés d'abord contre raison. Qui ne frémit en lisant dans saint Augustin, un fait arrivé de son temps dans la famille d'un cer­tain Cyrille, homme de mérite et jouissant d'une grande considération à Hippone ? Celui-ci avait un fils qu'il aimait à l'excès, dit le saint, et plus que Dieu même. Il lui avait consacré toutes les tendres­ses de son cœur, toute l'ardeur de ses affections, en un mot il s'en était fait une idole, et il n'y avait chose qu'il ne fît pour lui plaire, lui laissant la liberté de faire lui-même tout ce qu'il voulait. Il ne lui montrait jamais qu'un visage serein, des lèvres souriantes et des regards flatteurs ; aussi n'aurait-il pas eu la force de le voir pleurer, en le contristant par une réprimande, ou en l'intimidant par une menace, ou en l'affligeant par quelque châtiment. O liberté trompeuse ! s'écrie saint Augustin ; ô perdi­tion des enfants ! Ô amour homicide des parents ! 


Grâce à cette détestable éducation, le jeune homme devint bientôt un dissipateur, un débauché, un effé­miné, et finit par le comble de la scélératesse ; écou­tez comment. Un jour qu'il revint à la maison plus ivre que de coutume, et rendu furieux tout à la fois par le vin, par la débauche et par la colère, il opprima sa mère qui était enceinte, étrangla son propre père, attaqua la pudeur d'une de ses sœurs, en blessa deux autres à mort, laissant incertain qui des deux méritait davantage le nom de parricide, ou du fils meurtrier des siens ou du père qui avait été tué. Voilà, pères et mères, où aboutissent toutes vos folies avec vos enfants.

 

Aussi le philosophe Diogène, témoin un jour des insolences d'un jeune homme très arrogant, au lieu de corriger le fils, donna un soufflet au père qui était présent. C'est qu'en vérité, c'est vous qui êtes coupables des écarts de vos enfants.

 

Ah ! Parents inhumains, c'est donc là l'amour que vous portez à vos enfants ? Dites plutôt que c'est de la haine, et une haine cruelle et mali­gne ; et si vous voulez absolument l'appeler amour, je dirai que c'est un amour de singe. Ces animaux, dit Pline, aiment beaucoup leurs petits ; ils ne peu­vent s'en passer un instant, ils les portent dans leurs bras, les pressent contre leur sein, les accablent de mille caresses.

 

 Mais hélas ! À force de les embrasser et de les serrer sans précaution, ils les étouffent et les tuent bien souvent en les caressant. Oh ! Que de singes ont voit aujourd'hui dans la personne des parents trop indulgents ! Considérez, je vous prie, le dommage que vous causez à ces pauvres enfants par un amour si déréglé. Ah ! Que de jeunes gens seraient sauvés s'ils avaient eu en partage un père un peu plus sévère, qui aurait su allier avec la bonté cette rigueur modérée que saint Augustin appelle le tempérament de la sévérité !

 

(A suivre)

 

Tiré de : De l’Éducation des enfants,  œuvre de Saint LÉONARD de Port Maurice. 

Disponible « Les Guillots» Villegenon 18260  Vailly-s/-Sauldre.

 

elogofioupiou.over-blog.com

 


 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 21:31
 

   Or, cette vertu précoce qui fait aborder si heureusement les âmes aux rivages de la bienheu­reuse patrie, qui peut la donner aux enfants, si ce n'est vous, pères et mères, avec qui Dieu a partagé, pour ainsi dire, sa toute-puissance, vous associant à ses desseins, afin que par vous le ciel se peuple d'élus ?

Je sais bien que si vos enfants viennent à se perdre, Dieu demandera compte aussi de leurs âmes aux maîtres qui les auront instruits, aux confesseurs qui auront dirigé leur conscience, aux prédicateurs chargés de les exhorter à la piété, aux princes tenus de pourvoir par de sages lois, d'une manière toute spéciale, au bien de la jeunesse, tout comme les jar­diniers doivent leurs soins particuliers aux plantes les plus tendres.

Mais les obligations de ceux-là décou­lent ou de la politique, ou des lois civiles et ecclé­siastiques ; tandis que la vôtre n'est pas seulement une obligation positive, écrite et humaine, mais une obligation naturelle, innée et divine, et partant beau­coup plus rigoureuse.

C'est pour cela que Dieu a mis dans vos enfants ces sentiments de respect, de tendresse, de crainte, qui font que s'ils vous voient le front sévère, ils tremblent et fondent en larmes. C'est pour cela qu'il vous a donné cet air d'autorité si imposant qui inspire le respect à l'impiété elle-même.

Or, si Dieu vous ayant fournis de tant de res­sources pour bien élever vos enfants, qui sont encore plus les siens que les vôtres, vous négligez une affaire d'une telle importance, si vous ne prenez nul souci qu'ils soient élevés pour le ciel plutôt que pour l'enfer, qui pourra suppléer votre négligence ? Qui pourra rendre vertueux ces pauvres enfants que vous avez laissés dans l'abandon ? Sera-ce le confesseur ?

Mais si pendant tant d'années vous n'avez pas même demandé une seule fois à cet enfant depuis combien de temps il vit éloigné des sacrements ? Si vous ne savez même pas à qui il a confié la direction de son âme ? Sera-ce le prédicateur ?

Mais si au lieu de les conduire aux sermons, aux pieuses réunions, vous leur jetez la bride sur le cou et les laissez courir les soirées, les maisons de plaisir, les cafés ? Sera-ce le maître, à qui vous n'avez pas seulement confié votre aîné, pour qu'il le forme à la science et à la vertu, mais que vous avez encore chargé du soin bien plus délicat d'apprendre à lire et à écrire à votre fille déjà nubile ?

Mais s'il trahissait lui-même votre con­fiance ?... Ah ! Ah ! Ah !... Je ne voulais pas le dire, mais voilà que je l'ai dit. Après tout, pourquoi tant de réserve ? N'est-il pas vrai que de nos jours on se donne toutes les peines du monde pour trouver un laboureur qui connaisse à fond l'agriculture, et qui ait le talent de faire valoir les terres et les pro­priétés ; tandis que pour trouver un maître qui à la moralité joigne la crainte de Dieu et forme des élè­ves vertueux, oh ! L’on n'a garde de se mettre en peine ; il n'y a point de village qui n'en fournisse, et les meilleurs sont ceux qui coûtent le moins.

Ah ! C'est ici que je sens mon zèle s'enflammer, et je ne puis m'empêcher de m'écrier avec Salvien : C'est donc là l'amour que vous portez à vos enfants ? Vous êtes bien malheureux, parents, d'aimer de la sorte, plus malheureux encore, enfants, d'être l'objet d'un si funeste amour !

 

Je ne m'étonne plus que dans ce pays-ci, l'on ren­contre, courant les rues, tant d'enfants vagabonds, sans retenue, sans pudeur, et plus profondément pervertis encore qu'ils ne le paraissent extérieure­ment, qui ne savent que folâtrer, tenir de mauvais discours et se corrompre les uns les autres.

 

 Je demandai d'abord si tous ces enfants là étaient des orphelins, sans père ni mère ; mais lorsque j'ai appris qu'ils ont leurs parents, ah ! J'en ai eu le cœur percé de douleur et je n'ai pu m'empêcher de m'écrier : malheureux parents, vous agissez avec vos enfants comme l'autruche du désert qui aban­donne ses œufs au premier venu, sans avoir l'ins­tinct de les garder, ni l'amour de les couver !

 

Ainsi en est-il de vous : après avoir mis vos enfants au monde, vous les laissez courir la rue, et ce qui est peut-être pis encore, vous les confiez à des personnes que vous ne connaissez point, à des gens vicieux, méchants, qui perdront ces pauvres créatures, tandis que vous vivez sans le moindre souci de leur éduca­tion. Ce n'est pas là de l'amour, c'est une cruauté qui excitait les lamentations de Jérémie (Thren. 4, 3.).

 

 (A suivre)

 

Tiré de : De l’Éducation des enfants,  œuvre de Saint LÉONARD de Port Maurice. 

Disponible « Les Guillots» Villegenon 18260  Vailly-s/-Sauldre.

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 22:02


PREMIER POINT

Aimez vos enfants, personne ne vous le défend : mais ne les aimez pas d'un amour cruel, pire que la haine la plus mortelle. Pères et mères, Dieu en vous donnant des enfants, vous a mis en main une cire molle afin que vous en formiez, à votre choix, ou autant d'anges dignes d'occuper un jour des trônes dans le ciel, ou autant de démons condamnés à gémir au fond des abîmes. Oui, c'est de la cire molle que ce petit enfant, en qui s'impri­ment si aisément les premiers caractères soit de la vertu, soit du vice. Oh ! Si votre amour était bien réglé, quelles bonnes impressions vous formeriez dans ce petit cœur, impressions indélébiles qui se conserveraient jusque dans l'âge le plus avancé.

Prenez garde, vous crie saint Jean Chrysostôme, prenez garde au précieux dépôt que Dieu vous a confié, lorsqu'il vous a donné ce fils que vous avez si longtemps désiré. Sachez qu'il vous a enrichis d'un trésor, lequel étant bien gardé, sera la lumière de vos yeux, la splendeur de votre famille, et un joyau capable d'orner la couronne de Dieu même qui l'a créé. Et pour que vous soyez bien persuadés, qu'il est en votre pouvoir, parents chrétiens, de faire un ange de cet enfant qui vous est si cher, apprenez que c'est une maxime infaillible que « l'adolescent suivra dans sa vieillesse la voie où il s'engage » (Prov. 22, 6.).

Voulez-vous voir cette vérité dans tout son éclat ; parcourez l'Écriture, et vous trouverez que tous ceux qui, dès l'enfance, reçurent en partage une bonne éducation, ont soutenu courageusement les combats de la vertu dans la jeunesse, et se sont maintenus sans tache jusque dans l'extrême vieillesse. La répu­gnance si opiniâtre de Jacob pour les mœurs sauva­ges d'Esau commença dès le sein de sa mère, qui développa ensuite par tous les moyens les heureuses dispositions d'un si digne élève. Vous voyez le chaste Joseph méprisant les attraits de son impudi­que maîtresse ; mais auparavant, dans la maison paternelle, sous la direction d'un bon père, il a appris à envisager avec horreur les vices de ses frè­res.

Vous admirez la vertueuse Judith qui sut con­server intacte sa chasteté sous la tente d'Holopherne ; mais dès son enfance elle s'était rendue plus admirable encore à tout le peuple d'Israël par l'éclat de ses bons exemples. Suzanne repoussa avec un courage héroïque les propositions insolentes de deux impudiques vieillards ; mais pourquoi ? Lisez l'Écriture (Dan. 13, 3.); elle eut le bonheur d'avoir un bon père, une mère vertueuse, qui, dès ses plus tendres années, lui inspirèrent la haine du péché, la crainte du dés­honneur, la modestie, l'amour de la retraite, et la piété. Tobie fut un modèle de pureté au milieu des dissolutions de son siècle ; mais ce fut grâce à la bonne éducation que dès l'enfance il avait reçue d'un vertueux père, lequel, soir et matin, le prenait à part et le pénétrait de solides maximes, ayant tou­tes pour but d'enraciner dans son cœur la crainte de Dieu : et l'enfant observait avec une docilité parfaite toutes ces prescriptions, selon la loi de Dieu. (Tob. 1, 8.)

Et l'histoire ne concorde-t-elle point avec les saintes Écritures ? Si Venceslas, duc de Bohême, fut un modèle de douceur, il faut l'attribuer à la piété ingé­nieuse de Ludmille, sa grand'mère, sainte femme qui le dirigea, dès ses premières années, dans le chemin de la vertu. Si saint Clément d'Ancyre devint un invincible martyr de Jésus-Christ, il faut en rendre grâce à sa mère qui l'encourageait au combat encore petit enfant, en lui racontant les insignes victoires remportées sur les tyrans par les plus vaillants héros du Christianisme.

Si Saint Edmond se maintint si pur dans ses mœurs et garda une inviolable virgi­nité, ce fut l'œuvre de sa mère qui l'accoutuma dès l'enfance à macérer son corps par les disciplines, à le mater par de rudes cilices. Vous voyez, pères et mères, s'il est en votre pouvoir de faire de grands saints. Je comprends à présent pourquoi Nôtre Seigneur, voyant ses disciples repousser les importunités des petits enfants qui se pressaient pour lui bai­ser les mains, leur dit : « Laissez, laissez ces petits enfants venir à moi ; car c'est à eux qu'appartient le royaume des cieux » (Matt. 19, 14.). Remarquez qu'il ne dit pas : le royaume des cieux leur appartiendra, mais il est à eux ; parce que celui qui, avec l'aide d'un bon père, avec l'éducation d'une mère vertueuse, écoute Jésus-Christ, cherche Jésus-Christ, trouve Jésus-Christ dès son enfance, a déjà un pied au paradis

(A suivre)

Tiré de : De l’Éducation des enfants, œuvre de Saint LÉONARD de Port Maurice.

Disponible « Les Guillots» Villegenon 18260 Vailly-s/-Sauldre.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:26

 

«N'appelez personne sur terre du nom de père ; car vous n'avez qu'un père qui est dans les cieux.» Mathieu. 23,9.

 

C'est une défense bien pénible pour un fils de ne pouvoir proférer le doux nom de père ! N'est-ce pas là le nom chéri que nous apprenons tous à dire avant même de savoir vivre ? N'est-ce pas là en quelque sorte le premier lait dont la nourrice arrose les lèvres de l'enfant, afin qu'en balbutiant ces deux premières syllabes il exprime sa reconnaissance envers l'auteur de ses jours ? Quel est l'animal, si féroce qu'il soit, qui ne manifeste ou par des signes, ou par ses regards, ou de toute autre manière, son affection envers ceux qui lui ont donné la vie ? Comment donc nous est-il défendu d'appeler qui que ce soit ici-bas du nom de père ? N'est-ce pas évidemment vouloir arracher du cœur des enfants l'amour envers leurs, parents, et exposer ceux-ci à toutes sortes d'insultes et d'irrévérences de la part de leurs enfants ?

 

Infortunés parents ! A quoi servent les sueurs que vous répandez tous les jours, ou parmi les tempêtes de la mer, ou dans le tumulte des combats, ou dans les luttes des procès, ou parmi les tracas du négoce, ou parmi les efforts qui vous consument ? C'est l'amour de vos enfants qui, comme un doux tyran, vous condamne à une existence, laquelle, selon la remarque de Brocadoro, ne mérite pas le nom de vie, tant elle est laborieuse et pénible.

 

Or, voyez quelle récompense vous recevez, en retour de tant de fatigues et de sollicitudes, un décret interdit d'avance à vos enfants de reconnaître vos bienfaits en vous appelant du doux nom de père. Ah ! Non, c'est une erreur : le divin Sauveur ne défend pas l'amour des enfants à l'égard de leurs parents, puisqu'il en fait un précepte rigoureux dans le Décalogue ; mais c'est l'excès de cet amour qu'il réprouve. Il condamne ces tendresses trop délicates qui pourraient refroidir l'amour véritable que nous devons à notre Père céleste, et c'est pour cela qu'il ajoute : « car vous n'avez qu'un Père qui est dans les cieux. » Malgré cela, j'en demande pardon à cet aimable Sauveur, je voudrais que son zèle se fût élevé avec plus d'énergie encore contre l'amour déré­glé des parents envers leurs enfants.

 

Oh ! C’est bien cet amour qui, dégénérant tous les jours en une haine maligne, remplit les familles de désordres et l'enfer de victimes. Hélas ! Que de pauvres enfants, immolés par leurs parents, peuvent dire avec justice et vérité : nous n'avons qu'un Père, celui qui est dans les cieux. Vous trouverez peu de maisons où il y ait un père qui se conduise en père ; mais presque partout vous trouverez deux mères, l'une plus faible que l'autre.

 

Ah ! Pères et mères ! Ne vous apercevez-vous donc pas du tort considérable que vous faites, et à vos enfants, et à vous-mêmes, et à la société, avec une éducation aussi molle, avec un amour aussi déréglé ? A quoi sert d'aimer beaucoup si l'on aime mal ? Souffrez par conséquent que je fasse aujourd'hui tous mes efforts pour réformer cet amour, et vous montrer — que l'amour faux et déréglé des parents est une véritable haine, et une cause de ruine éternelle pour les enfants ; ce sera le premier point : — que la ruine des enfants, à son tour, est une cause d'éternelle damnation pour les parents ; ce sera le second point. —

 

 Ah ! Si je pou­vais graver cette vérité importante dans les cœurs de tous les chefs de famille, on verrait, non seulement les familles, mais les villes et les villages réformés, et par suite le monde entier sanctifié. Je le désire, mais je n'ose l'espérer car aujourd'hui l'éducation des enfants, d'où dépend l'avenir de la société, passe pour une affaire sans importance, pour un casse-tête superflu.

 

Réveillez-vous donc aujourd'hui, pères et mères, oncles et grands-pères, tuteurs, maîtres et patrons, et vous tous qui êtes compris en quelque manière sous la dénomination de parents ; apprenez une bonne fois le mal que vous faites à vos enfants, à vos neveux, à ceux dont vous êtes chargés, en les élevant si mal, et l'abîme que vous creusez à vous-mêmes par une telle éducation. Quant à moi, je n'espère point de mes paroles tout le fruit possible, non ; mais cela ne me dispense pas de tâcher de le procu­rer, ni vous de m'écouter.  

 

(A suivre)

 

Tiré de : De l’Éducation des enfants,  œuvre de Saint LÉONARD de Port Maurice. 

Disponible « Les Guillots» Villegenon 18260  Vailly-s/-Sauldre.

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 20:10


L’ENFER ... Suite et fin

Le premier de ces trois princes infernaux s'appelle Asmodée. Il fit partie du chœur des Chérubins. Il est préposé au vice de la chair.

Le second, nommé Mammon, fut du chœur des Thrônes. Il est préposé au vice de l'avarice.

Le troisième, Béelzébuth, autrefois du chœur des Dominations,est le prince de l'idolâtrie et le maître des sciences magiques et de ceux qui pratiquent les sorti­lèges et les incantations. Il est la source de la nuit, le régisseur des lieux obscurs de l'abîme. Son rôle, sa fonction est de répandre les ténèbres sur les créatures raisonnables.

Ces trois lieutenants de Lucifer, de même que leur chef suprême, ne sortent jamais de l'enfer; mais lors­que, par la permission de Dieu, quelque très grand mal doit s'accomplir dans le monde, ils y délèguent à cet effet d'autres démons qui leur sont soumis et qui résident habituellement avec eux dans les ténèbres do l'abîme.

Ils les envoient surtout lorsque les diables qui exis­tent dans les régions aériennes, ou ceux qui sont mêlés aux hommes, n'ont ni la science, ni la puissance suf­fisantes pour exécuter ce mal extraordinaire. C'est seu­lement pour cette cause et dans ce but pernicieux que ces messagers de malheur, plus savants et plus mé­chants que leurs collègues des régions supérieures, sortent de leur prison pour un temps. Cependant ils ne le font pas de leur propre volonté, ni même de l'auto­rité de leurs chefs, mais seulement par une permission expresse de Dieu.

Des esprits déchus qui, lors de la révolte de Lucifer, ont embrassé sa cause, poussés par leur malice propre, les uns habitent la troisième demeure do l'enfer, la plus profonde ; les autres, la seconde, l'intermédiaire; les derniers résident dans la première, la supé­
rieure.

Ceux qui existent dans la demeure inférieure sont les démons qui firent partie de l'ordre le plus élevé de la hiérarchie céleste, c'est-à-dire des chœurs des Ché­rubins, des Séraphins et des Trônes. Ils endurent les plus grands supplices, comme étant les plus coupables, et sont chargés de torturer les âmes damnées qui ont commis les plus grands péchés. Ils sont soumis directement à Lucifer, prince et principe du vice de l'or­gueil, qui est tombé du chœur des Séraphins. Ces démons, quand ils sortent de l'enfer pour venir sur la terre y commettre quelque mal, en sortent principale­ment à cause du crime de l'orgueil.

Les diables qui étaient dans le ciel au deuxième ordre de la hiérarchie, aux chœurs des Dominations, des Principautés et des Puissances, résident dans la demeure moyenne de l'enfer. Ils y sont suppliciés et y tourmentent les âmes des réprouvés qui y sont enfer­mées. Ils sont soumis à l'autorité suprême de Lucifer, mais ils obéissent directement à son lieutenant Asmodée qui tomba du chœur des Chérubins et est le prince et le principe du vice de la chair.

Enfin les esprits déchus du troisième ordre angélique, et qui furent autrefois des Vertus, des Archanges et des Anges, habitent le séjour le plus élevé du royaume infernal. Ils y souffrent eux-mêmes et sont les bour­reaux des âmes des hommes qui s'y trouvent prisonniè­res. Soumis, comme leurs compagnons de douleur, au joug de Lucifer d'une manière générale, ils le sont plus spécialement à celui de Mammon, qui fut autrefois un trône, et est principalement le prince de l'avarice. Ces démons, quand ils sortent de l'enfer, tentent les hom­mes de tant et de si diverses façons qu'il est impos­sible de se l'imaginer.

Le troisième lieutenant de Lucifer, appelé Béelzebuth, qui tomba du chœur des Dominations, a été constitué par la justice divine comme le prince et le chef des ténèbres et des lieux obscurs.

Ces démons, qui sont innombrables, sont ainsi hiérar­chisés entre eux.

Béelzebuth est condamné à être supplicié par ces mêmes ténèbres et à tourmenter aussi les âmes qui sont dans les ténèbres et qui adhèrent aux in­cantations, aux maléfices et aux sortilèges des dé­mons. Ces pratiques répandent l'obscurité dans les esprits des hommes et les détournent de la lumière de la vérité, de la connaissance et de l'intégrité de la doctrine catholique de tant et de si différents moyens qu'il est difficile de le croire et même de l'i­maginer.

De même que les anges déchus qui péchèrent par leur | propre malice sont répartis dans les diverses demeures de l'enfer, de même ceux qui, lors de la révolte de Lucifer contre Dieu, restèrent muets et inactifs et gar­dèrent la neutralité entre le Créateur et sa créature, restent aussi divisés en exécution de la sentence de la justice divine.

Les démons qui résident dans les régions de l'air et qui firent partie de l'ordre suprême de la milice céleste demeurent ensemble. Il en est de même pour ceux qui tombèrent du deuxième ordre et pour ceux qui déchurent du troisième. Mais les uns et les autres n'ont entre eux aucune hiérarchie.

Enfin les mauvais esprits qui habitent sur la terre au milieu des hommes, conservent, comme ceux qui résident dans les airs, les distinctions qui les parta­geaient dans le ciel en trois ordres, mais ils ne sont pas non plus hiérarchisés entre eux.

Fin

Extrait de la : Vie de Ste-Françoise Roumaine. (chapitre II) Thibaud-Landriot et Cie 1841.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 18:37

 

Au-dessus de la porte de l'abîme est tracée cette ins­cription :

« Ce lieu est l'enfer. Ici plus d'espoir, ni de fin; ici nul repos ! » 

En s'approchant du seuil maudit, sainte Françoise Romaine fut envahie par une terreur infinie. L'effroi entrait en elle à la fois par les yeux, par les oreilles, par l'odorat et le toucher. Elle éprouva dans son extase une terreur si grande qu'elle ne se peut imaginer.

Alors, près d'elle, elle sentit, bien qu'elle ne le vît pas, la présence d'un compagnon qui l'exhortait au courage et à la résolution.

L'entrée du lieu d'abomination était vaste, mais, la porte franchie, il allait en s'agrandissant. Il y régnait des ténèbres si épaisses que la langue humaine est inca­pable de l'exprimer.

L'enfer proprement dit se divise en trois parties ou demeures étagées l'une au-dessus de l'autre. La deuxième, celle du milieu, contient des peines plus grandes que la première, la supérieure ; et la troisième, l'inférieure, est le lieu de supplices beaucoup plus nombreux et infiniment plus grands qu'il ne s'en rencontre dans les deux autres.

Entre ces différentes demeures s'étendent d'immenses espaces remplis de ténèbres très obscures et de tourments infinis.


Un dragon, d'une taille colossale, occupe ces trois demeures. Sa tête est placée dans le lieu supérieur, son corps dans celui du milieu, et sa queue dans la par­tie le plus profonde de l'abîme.

Sa tête, placée à la porte de la première demeure, est immense, mais son cou est de dimension moyenne. De ses yeux et de ses oreilles sortent un feu sombre, une chaleur insupportable et une mauvaise odeur into­lérable. Sa gueule est sans cesse ouverte. Sa langue en sort et répand un feu ardent qui brûle et ne brille pas. De cette gueule horrible se dégage une puanteur in­croyable.

Des cris de rage et d'angoisse, d'effroyables hurle­ments, des blasphèmes contre Dieu, des pleurs et des sanglots déchirants, échos de douleurs surhumaines, montaient des ténèbres de l'abîme aux oreilles de sainte Françoise Romaine.

Ces lamentations de suppliciés étaient si épouvanta­bles, et l'infection qui s'échappait des prisons infernales, si intolérable, qu'à leur seul souvenir la sainte en ressentait une douleur et une affliction extrêmes, lorsqu'elle racontait sa vision à son Père spirituel.

En voyant et en entendant ces choses, en extase, la bienheureuse éprouva une telle anxiété qu'elle se croyait sur le point de défaillir. Alors le compagnon invisible qui se tenait à ses côtés la réconforta et releva son courage.

Ce compagnon, comme cela lui fut montré par la suite, était l'ange Raphaël.

Et la sainte redit maintes et maintes fois, au cours de son récit, que sans cette assistance et sans ces encouragements, elle n'eût pas été capable de voir et d'enten­dre ce qu'elle vit et entendit. Elle en fût morte d'hor­reur et d'épouvante.

Satan, à l'aspect terrifiant, est assis comme sur une poutre au milieu de l'enfer. Sa tête atteint à la demeure supérieure, et ses pieds au séjour inférieur. Il occupe ainsi une partie de ces trois lieux.

Il tient ses pieds disjoints et ses mains séparées. Il étend l'une en haut et l'autre en bas. Il ne présente pourtant pas l'attitude d'un crucifié.

Sa tête est couronnée d'une sorte de diadème de cornes de cerf. Ces cornes portent un grand nombre de cornillons de chacun desquels sort une haute flamme.

Sa face inspire une terreur incroyable. Elle projette par tous les pores un feu ardent et nauséabond.

Il est lié par des chaînes enflammées au cou, aux mains, aux pieds et par le milieu du corps, de telle sorte qu'il en est entouré complètement. Ces chaînes sont attachées à toutes les parties de l'enfer, à la de­meure supérieure, à celle du milieu et à la plus pro­fonde. L'une d'elles cependant fait exception. Elle s'enroule par une extrémité au dragon, et par l'autre à Lucifer ou Satan.

Les anges tombés du ciel sont divisés en trois parties. Les uns sont en enfer, les autres dans les airs, et les troisièmes se tiennent auprès de nous dans ce monde, et nous sont donnés pour nous éprouver.

Les esprits qui ont suivi Lucifer, en obéissant à l'in­spiration de leur propre malice et à leurs sentiments de révolte d'une façon radicalement pervertie, sont enfer­més en enfer. Ces démons sont les plus méchants et les plus iniques. Ils ne sortent jamais de l'abîme, à moins que, par une permission divine, il ne doive se produire dans le monde quelque grande catastrophe méritée par les péchés des hommes.

Les esprits qui demeurent dans les régions de l'air, et ceux qui existent parmi nous sur cette terre, sont ceux qui, lors de la révolte de Lucifer contre Dieu, n'ont pris parti ni pour l'un, ni pour l'autre, mais sont restés neutres.

Le prince et le chef de tous les diables est Lucifer, le captif, l'enchaîné. Maintenant, en exécution de là sentence divine, il est préposé en enfer au vice de l'or­gueil, et il est le maître, le bourreau et le tyran des démons et des damnés. De même qu'il était le plus noble de tous les anges, il est devenu le plus pervers de tous les esprits déchus.

De même que, dans la gloire du ciel, trois esprits bien­heureux, des trois chœurs suprêmes, super éminents en noblesse, en fidélité, en beauté, sont placés à la tête des trois ordres de la hiérarchie céleste, et leur communi­quent les désirs du Très-Haut, de même, dans les ténè­bres de l'enfer, trois esprits déchus, plus coupables que leurs compagnons de révolte, sont, par décision de la justice de Dieu, commis à la direction des autres démons, sous la domination de Lucifer, et leur trans­mettent les durs commandements du tyran enchaîné.

 

(A SUIVRE)

 

Note : Sainte Françoise Romaine eut quatre-vingt-treize vi­sions. Elle en dicta elle-même le récit a son confesseur, Jean Malliotti, qui nous l'a transmis.

Parmi ces visions et ces révélations, se trouvent celles relatives aux anges déchus, aux Limbes, aux supplices généraux et particuliers des réprouvés.

Nous les reproduisons en les traduisant du texte latin des Bollandistes, en leur donnant un ordre plus logique pour aider à leur parfaite compréhension, mais sans rien changer au fond même des faits et des appré­ciations décrits et énoncés par la sainte.

Nous ferons observer que ces visions et révélations ne sont pas articles de foi, mais qu'elles fournissent cependant l'explication logique de toutes les manifesta­tions diaboliques que nous citons au cours de cet ou­vrage, et qu'elles concordent parfaitement avec les con­naissances que nous possédons en ces matières.

     L'autorité qui s'attache à la parole d'une sainte dont les actes et les écrits ont été sévèrement examinés et contrôlés lors du procès de canonisation, et la créance
qu'y ont accordée de nombreux théologiens, ne per­mettent pas de les traiter à la légère.

D'ailleurs, en les reproduisant, nous nous soumettons complètement à la détermination de notre mère l'Église, comme sainte Françoise Romaine le faisait elle-même.

 

Extrait de la : Vie de Ste-Françoise Roumaine, Thibaud-Landriot et Cie 1841.

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:11

CONCLUSIONS de cette série. 

1 ° Grave responsabilité des évêques 

Messeigneurs, nous avons besoin de vous I Vous avez sur vos épaules une lourde charge et très grave responsabilité. Celle de nos âmes I Et nous sommes entourés d'ennemis qui en veulent à notre Foi, à nos Vertus chrétiennes, au Grand Sacrifice de la Messe. A la guerre, à certains postes, l'officier sera ou un héros, ou un lâche, peut-être un traître. Dieu vous demandera compte de nos âmes I Ne cédez en rien à la maffia progressiste ! Elle ne veut pas votre bien, mais votre déchéance. Ne cédez pas au respect hu­main ! Nous serions perdus, et vous aussi. Méfiez-vous du condi­tionnement que la maffia progressiste veut vous imposer.  

Durant ses vingt dernières années, ce géant de l'Épiscopat que fut Saint Martin refusa d'assister aux innombrables Conciles qui 

se tenaient partout, à cause de la propagande arienne qui s'y faisait. Méfiez-vous, Messeigneurs, des sous-commissions et des «recyclages» qui se multiplient et corrompent la foi de vos prêtres et la vôtre. L'Histoire jugera avec sévérité les évêques de nos jours, trop faciles à accepter sans contrôle la mauvaise doctrine, et souvent n'usant de leur crosse que contre les bons vieux prêtres, ou contre ceux qui osent résister au néo-arianisme, au Luthérano-Taizéisme, au progressisme, etc. Qu'il est triste de voir que la fermeture des couvents et des séminaires ne leur ouvre pas les yeux. Mais si l'Histoire sera sévère, le Souverain Juge le sera bien autrement. Attention ! De grâce, soutenez vos bons prêtres, il y en a encore beaucoup. Soutenez les efforts pour sauver le Saint Sacrifice de la Messe, favorisez les groupes rosaristes. Messeigneurs ! Le bateau coule ! Où sont nos chefs ?  

2° devoir des prêtres 

Chers confrères, ne vous découragez pas en face de la débâcle générale. Dieu nous a placés là non pour fuir, mais pour sauver les brebis désireuses de se sauver. Il y en a beaucoup, et la diffi­culté pour elles est qu'êtes ont souvent de la peine à trouver la Messe Catholique, des prêtres qui leur rappellent le véritable Caté­chisme, des prêtres qui confessent et les encouragent à prier, à réciter le Saint Rosaire !

Devenons de plus en plus des hommes d'Oraison. Sans cela, nous ne tiendrons, pas nous-mêmes. Faisons moins de choses, mais plus d'Oraison. Moins de journaux et de revues, et davantage d'étude de la théologie dogmatique et morale. Fuyons les pseudo recyclages. Utilisez pour vous et pour les autres les vrais exer­cices spirituels suivant la Méthode de Saint Ignace. Surtout, ne quittez pas, reprenez-la si vous l'avez quittée, la Messe Catholique. Comprenez ce devoir. La Sainte Messe, c'est notre Salut, c'est notre vie. Prêchez à temps et à contretemps, le Catéchisme. Pro­pagez le Saint Rosaire, apprenez aux âmes à savoir le réciter en contemplant les Mystères de la vie de Jésus et de Marie. Créez partout des centres de rosaristes. Tout craque ! Commencez par là. Faites prendre en mains le chapelet aux hommes, femmes, vieil­lards, enfants, malades, etc. C'est ce qui nous sauvera. Partout suscitons des groupes récitant le Rosaire. Cela fait rire les grands théoriciens. Mais partout nous arrêterons la colère de Dieu, et referons nos paroisses. Notre Dame vient un peu partout nous rappeler que le Rosaire et la Dévotion à son Cœur Immaculé sont notre planche de salut. Courage donc !... En avant !...

3° Devoir des consacrés et des consacrées !

Mes Sœurs, ne vous laissez pas tromper par la Maffia, qui veut sataniquement vous arracher à votre consécration. Votre Époux est jaloux de vous. Il compte sur vous en cette grave bataille de la fin des temps. Vous avez un grand rôle à y jouer. Celui qu'ont héroïquement joué les religieuses chinoises et vietnamiennes... Prières... Pénitence... Fidélité à vos Saintes Règles, à votre Consé­cration. Étudiez, enseignez et rayonnez le véritable Catéchisme, et l'Histoire Sainte. La Foi et la Morale n'ont pas changé. Ne renon­cez ni à la modestie, ni à votre clôture, ni au recueillement, ni à égrener votre Rosaire !...

N'acceptez pas de communier dans la main, ni debout. On vous ment en vous disant qu'autrement vous désobéissez. Soyez des Véroniques, des passionnées de Jésus Eucharistie. Ayez le souci de ne pas laisser Jésus seul au Tabernacle. N'oubliez pas que vous êtes ses épouses chéries, qu'il veille sur vous quoi qu'il arrive. Jamais il ne vous abandonnera, à condition que vous ne l'abandon­niez pas vous-mêmes. Exigez la Messe Catholique. Suppliez avec larmes le Seigneur qu'elle ne disparaisse pas. Conservez le Chant Grégorien et le Véritable Catéchisme. Propagez activement le Rosaire et la dévotion à Marie. Fuyez ces théories et ces recyclages qui vous dissipent et essaient de vous faire perdre la Foi. Soyez des âmes d'Oraison. Conservez l'esprit de votre Fondateur ou Fonda­trice. Imitez la Vierge Marie et demandez à Saint Joseph de bien vouloir en ces temps troublés se faire votre Maître d'Oraison et le Gardien du trésor de votre Virginité. Le moment est très grave. C'est l'heure du martyre ou témoignage de votre amour.


4° Devoir des laïcs

Vous avez un rôle à jouer dans la bataille et le confusionnisme actuels. Vous n'avez pas le droit de l'abdiquer si vous ne voulez pas être châtiés par Dieu, et vous laisser entraîner avec votre famille hors de l'Arche du Salut.

D'abord évitez de vous exciter et de faire des critiques inutiles ! Réétudiez votre catéchisme. (Ex. de Saint Pie X, ou du Concile de Trente), l'Histoire Sainte, Histoire de l'Église, l'enseignement des papes.

Surtout convertissez-vous humblement et totalement. Fuyez tout péché et toute occasion de péché... Pratiquez bien vos devoirs d'état. Appliquez-vous à acquérir les vertus chrétiennes. Priez. Devenez des hommes de prière, si non vous ne tiendrez pas. Dites votre Rosaire et faites-le réciter autour de vous. Sauvez la Messe, la vraie Messe. Suppliez Jésus, sa Sainte Mère et les Saints Anges, pour que les démons n'arrivent pas à nous priver du Sacrifice de la Messe. Soutenez les prêtres qui disent la Messe Catholique. Faites comprendre à vos prêtres la nécessité d'y revenir, là où on l'a abandonnée. C'est le centre de l'attaque des démons contre l'Église d'aujourd'hui.

Vous devez fuir les nouvelles Messes, où le célébrant se permet de distribuer les hosties dans la main. C’est un signe qu’il ne croit plus en la présence réelle de N.S. J.-C. sur l’autel et dans chaque une des hosties. Ce serait un péché mortel de continuer à y aller.

Prions beaucoup. Croyons en l'efficacité de la prière. Prenons chaque jour en main le Rosaire. Fortifions notre Foi par la récitation en famille, chaque dimanche, du Symbole de Saint Athanase, par la lecture de vies de Saints et des écrits des Saints. Faites Oraison. Si vous voulez y arriver, faites comme. Jeanne d'Arc: « Dieu, premier servi ! » Et confiance, quoi qu'il arrive, en Jésus et Marie, en Saint Joseph Patron de l'Église Universelle. Invoquez les Saints Anges et en particulier votre Ange Gardien.

« Tout tourne à bien à qui aime Dieu » dit Saint Paul. Ces épreuves sont des châtiments de Dieu pour nos, péchés. Humilions-nous ! Dieu : le permet pour nous sanctifier. Profitons-en tous.

Mais prions tous beaucoup Jésus et Sa Mère pour que le Saint Sacrifice de la Messe ne disparaisse pas.

Car c'est par lui que nous rendons à Dieu nos devoirs... et c'est par le Sacrifice de la Messe, surtout, que le Christ nous applique les mérites de son Sacrifice du Calvaire.

Prions, supplions, Dieu se laissera toucher et l'épreuve terrible actuelle, qui risque de tout emporter, cessera.

Épiphanie du Seigneur 6 janvier 1974

L.M. Barrielle - C.P.C.R. - V.

Il en restera ce qui reste d'olives sur l'arbre après la cueillette !... Ce qui reste de grappes sur la vigne après la vendange !... (Isaïe XXIV 13)

FIN

http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-don-bosco-58958287.html

http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-ancilla-de-bruxelles-1972-1979-58956291.html

Cette série d’articles est tiré de :

La Messe Catholique est-elle encore permise ?

Auteur: L.M. Barrielle C.P.C.R.-V. (6 Janvier 1974)

elogofioupiou.over-blog.com

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