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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:06


Alors, vraiment, il n'y a plus qu'une solution pour vivre et revivre : la Sainte Croix !

C'est ici qu'il faut s'arrêter un instant pour tenter de comparer cette mort que l'homme se prépare en se détournant de la Sainte Messe, avec cette vie qui le soulève s'il s'accroche à son unique salut. C'est là le véritable enjeu.

Le reste, tout le reste, la politique, le social, le catéchisme, l'école, la famille, la nourriture, la défense de la nature, le pain complet ou biologique, les principes doctrinaux et la doctrine d'action, sont des combats qu'il faut certes livrer, mais annexes et voués à l'échec, si Dieu sur la Croix ne triomphe pas. On peut même dire que de tels combats seraient absurdes, n'auraient aucune raison d'être, si le Christ n'est pas reconnu seul pour maître. C'est pourquoi, il faut faire passer le Saint Sacrifice de la messe avant tout, prendre conscience qu'il n'y a qu'un Sauveur, éprouver à nouveau — si nous avons eu quelque relâche­ment — le désir ardent du Seul Sacrifice et du Seul Libérateur.

Du reste, votre Sacré-Cœur, Seigneur, a voulu nous montrer qu'il n'y a plus que Vous comme moyen et comme but. Avant même que Satan n'entreprenne son œuvre actuelle de destruction, vous avez promis, à Loublande, en 1917, que « la messe perpétuelle » triomphe­rait. A l'époque, nul ne comprenait ce message confié à Claire FER-CHAUD, non seulement parce que, notamment en raison du jeûne eucharistique, on ne voyait pas comment pouvait s'organiser une messe perpétuellement offerte, mais surtout parce que tout semblait bien aller. Il n'y avait aucun problème d'Ordo Missae et de porte ouverte sur l'auto démolition. Mais Vous, Dieu, éternel présent qui voyez dans le temps, vous connaissez le plan d'envergure du Malin et vous le préveniez.

Détruire la messe A JAMAIS, disait Satan.

Messe perpétuelle, annonciez-vous.

Votre Parole, par Sœur Claire, était prophétique, elle dépassait notre courte vue. Vous apportiez déjà la réponse au défi qui allait être lancé. Vous saviez que ce défi était dans l'obscure intention et sur les lèvres du Blasphémateur, c'est pourquoi, dans votre Mansuétude, avant même qu'il n'ait ouvert la bouche, Vous avez parlé, averti les hommes, montré le chemin, réaffirmé le Salut de la Croix et promis, quoi qu'il arrive, la victoire éclatante du Saint Sacrifice. Et comme tout ce que vous faites, Vous, mon Dieu, est toujours sans égal, sans mesure et hors de proportion pour notre faible entendement, nous ne pouvons savoir de quelle magnificence Vous allez consolider, enrichir et développer, dans l'unité parfaite, Votre Sacrifice célébré à la gloire de la Sainte Trinité.



Quand les Juifs, sous votre conduite, traversèrent la Mer Rouge, Vous avez consommé la défaite de Satan d'une manière si totale que pas un Égyptien ni même une monture ne survécut. Et comme cela ne suffisait pas à l'intégralité de Votre Justice, Vous avez ordonné aux flots de rejeter sur la rive les casques, les glaives, les boucliers, le butin complet de cette armée exterminée, afin que lé Peuple élu s'en enrichisse.

Ainsi, que restera-t-il de l'assaut de Satan quand Vous l'aurez réduit à néant ? Toutes ses intentions mauvaises enrichiront l'expérience des hommes comme des dépouilles rendues par la mer. Plus il voulut détruire, combien plus notre Dieu bâtira !

Mais, pour l'heure, nous franchissons, comme un long passage, le désert. Fidèles et accrochés à l'Arche de la Nouvelle Alliance, malgré tous les démons qui rôdent en empoisonnant les puits, nous marchons vers la terre promise. La colonne de nuée, c'est le Christ en Croix. La manne qui tombe, c'est Jésus Hostie. Le rocher qui se fend, c'est le Sacré-Coeur dans la Grâce de l'Amour.

Dans nos âmes déjà résident le désir et la certitude absolus de la victoire de Dieu par l'unique Sacrifice de la messe perpétuelle.

O Croix, c'est Toi Seule qui nous sauveras !

A suivre

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:49

1° C'est une nécessité de nature : Allez où vous vou­drez, dit l'Imitation; cherchez en haut, cherchez en bas ; cherchez à droite, cherchez à gauche : partout vous trouve­rez la croix ; vous ne pouvez y échapper (II Imitation, XII, 3 et 4).

Croix dans votre corps par l'infirmité, croix dans votre âme par l'inquié­tude, la tristesse, le dégoût qui vous rend à charge à vous-même, sans pouvoir vous en rendre compte ; croix dans la contrariété don caractères, des volontés, des in­térêts, des idée de ceux avec qui l'on vit; croix dans la possession, par la crainte de perdre et l'embarras de gérer; croix dans la privation, par la détresse qui en est la suite; croix dans le travail, par la fatigue; croix dans l'oisiveté, par l'ennui de soi-même; croix dans la perte de ses proches ou de ses amis ; croix dans les revers de fortune; croix dans la contradiction des langues, l'amoin­drissement de la réputation, le qu'en dira-t-on? Enfin le monde entier n'est qu'un grand calvaire, où chacun, bon gré mal gré, est attaché à la croix. Or, les choses humai­nes étant ainsi, n'est-ce pas à l'homme une déraison de ne pas vouloir se soumettre à ce qui est inévitable; de perdre le mérite de ce qui, porté chrétiennement, pour­rait lui être si méritoire pour le ciel, et d'aggraver sa peine en la prenant de mauvaise grâce? Combien plus sage est celui qui fait de nécessité vertu, et porte coura­geusement sa croix !

2° Souffrir est une nécessité de sa­lut. Si nous n'avions que des jouissances ici-bas, nous y attacherions notre cœur, nous prendrions la terre pour notre patrie, nous oublierions le ciel. Malheur ramène à Dieu : ce proverbe est fondé sur l'expérience. Frappé par l'adversité, l'homme se dit à lui-même qu'il n'est donc pas ici-bas dans sa patrie ; qu'au sortir de la vie se trouve un monde meilleur, où justice est rendue à tous, aux vrais chrétiens par une éternelle récompense, aux pécheurs par un éternel châtiment (Matt., XXV, 46.) ; qu'après avoir été malheu­reux en ce monde, il faut prendre ses précautions pour ne pas l'être plus encore dans la vie future. Alors il met ordre à sa conscience et commence sa vie chrétienne. Dieu refusa a Salomon la grâce du malheur, et son salut est au moins très douteux ; il l'accorda à David, et cela lui a valu d'être compté au nombre des saints. La croix, nous dit l'auteur de l'Imitation, est la voie royale du ciel : Jésus-Christ lui-même n'y est arrivé que par là; n'espérons pas y arriver par une autre voie. Pour être glorifié dans le ciel avec Jésus-Christ, il faut souffrir avec lui ici-bas. (Rom., VIII, 17.) Comprenons-nous bien cette vérité? Avons-nous bien pris notre parti de souffrir sans murmure et de bonne grâce toutes les croix de la vie?

SECOND POINT

Souffrir est un bonheur.

Sans doute ces deux mots semblent se repousser l'un l'autre, et en dehors de la religion ils se repoussent réellement. Pour qui n'a dans le coeur ni foi ni amour, la souffrance est un mal qui irrite, qui désole, qui souvent jette dans le désespoir.

Mais pour qui croit et aime, il en est tout autrement ; et les paroles de Jésus-Christ sont vé­ritables : Heureux ceux qui souffrent, heureux ceux qui pleurent ! Venez à moi, vous tous qui avez des peines, et je convertirai vos tristesses en joie (Matt., V, 10, 5, et XI, 28.)

C'est que l'âme qui croit et qui aime voit dans toutes ses peines la main de Dieu qui la frappe; et dans cette main de Dieu, la main d'un père infiniment aimant, qui dispose tout pour son plus grand bien. Dès lors, elle aime et baise avec attendrisse­ment cette main, toujours bonne, même quand elle af­flige. C'est l'amour de mon Dieu qui m'envoie cette croix, se dit-elle; comment pourrais-je ne pas l'aimer, ne pas l'estimer par-dessus tous les trônes? L'âme qui croit et aime se souvient qu'il n'y a aucune proportion entre les peines de cette vie et les joies de la gloire. Pour un mo­ment de privations, une éternité de jouissances; pour une goutte d'amertume, un océan de bonheur; pour chaque minute de souffrances chrétiennement suppor­tées, un accroissement de jouissances ineffables et éter­nelles. A ces pensées, on surabonde de joie, au milieu de toutes les épreuves (II, Cor., VII, 4.). L'âme qui croit et aime regarde le crucifix ; et elle comprend que, Jésus innocent ayant souffert pour elle, il est juste qu'elle, coupable, souffre pour lui. Jalouse de rendra, à mesure égale, amour pour amour, elle voudrait souffrir autant que Jésus a souffert; et si le divin crucifié a souffert beaucoup plus qu'elle, au moins accepte-t-elle de bonne grâce des souffrances moindres. Elle baise alors le crucifix, elle y colle ses lè­vres et son cœur se redit avec délices les paroles de saint Pierre : Réjouissez-vous, quand vous avez part aux souffrances de Jésus-Christ (I Petr., IV, 15.), ou celles de Saint André : 0 bonne croix, soyez la bienvenue. Et ainsi, là où les âmes sans foi et sans amour ne trouvent que malheur et dé­sespoir, elle trouve bonheur, et jouissance. Est-ce ainsi que nous envisageons et recevons la souffrance? Prenons à cet égard des sentiments plus chrétiens que ceux qui nous ont guidés jusqu'à présent.

Extrait de : MÉDITATION, Pour tous les jours de l’année. M. HAMON. Curé de Saint Sulpice. (1921)

«Méditez ces vérités, et nourrissez-en votre âme » ( I Tim., V, 15.)

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:47

La Croix reste dans son essence le seul bonheur de l'huma­nité, il est normal que Satan veuille l'abattre…

 

Depuis que Nôtre Seigneur Jésus-Christ s'est élevé vers le Ciel sur la Croix, le globe terrestre est suspendu à ses pieds, l'humanité a été réconciliée avec Dieu. Le monde qui tournait sur lui-même à la recherche de l'homme et trompé par le Démon qui ne voulait que barbarie, a brusquement changé de direction. Arrêté dans sa course sans issue, il a été aspiré dans le plan divin de la Rédemption. Les hommes ont eu une autre vision, non seulement de l'univers, mais de leur état. La joie a envahi leur cœur, ils ont trouvé merveilleuses les lois qui régissent les constellations, aussi bien que celles qui propulsent le flux dans leurs veines. De l'infiniment grand à l'infiniment petit, ils ont compris et admiré l'ordonnancement parfait des choses, ils ont pleuré de reconnaissance et d'amour, ils n'ont eu de cesse de louer Dieu et d'essayer de Lui plaire.

Dès lors, toutes les lois humaines, les institutions empreintes de charité et de justice, sont apparues comme un idéal toujours perfectible rattaché à la Croix. Les mystiques ont expliqué les mystères d'amour découlant des cinq plaies du Christ, les Chevaliers sans peur et sans reproche ont mis leur bravoure au service de la veuve et de l'orphelin, les rois se sont appelés lieutenants du Christ et ont aimé rendre la justice, les saints ont porté les pierres d'un édifice toujours plus beau, les martyrs par leur sang versé ont réaffirmé que tout bonheur, ici-bas et veilleurs, venait du sang de l'Agneau.

Oui, les hommes renaissaient et s'émerveillaient dans la grâce d'un monde toujours meilleur et toujours nouveau, régénéré sans cesse, car leur Rédempteur n'avait pas voulu les quitter après s'être offert une fois pour toutes sur la Croix, mais était resté au milieu d'eux par la Sainte Messe, renouvelant en un mystère incomparable jusqu'à la fin des temps son Sacrifice.

Allez, baptisez toutes les nations !

Désormais, rien ne peut plus arrêter ce déluge d'amour. Pierre dans les catacombes, Paul sur les mers, André sur la roue d'une Croix, Colomb plantant l'emblème du Seigneur sur des rivages inconnus, missionnaires et soldats à la conquête des terres et des âmes lointaines, François Xavier aux Indes et au Japon, partout, dans la clandestinité, dans la magnificence des cathédrales, dans les chapelles ou dans les cases, les hommes vont se rassembler autour de la Croix, s'agenouiller à la Table Sainte. Le Royaume de Jésus va grandir sur la terre.

Ceux qui ne sont pas encore touchés diront, dès l'origine : « Voyez comme ils s'aiment ! », et cet amour les rafraîchira comme une sorte de pluie fine, si bien que, revivifiés malgré eux, ils bénéficieront des retombées de la Grâce.

Sublimité de la foi, Charles de Foucauld, seul dans le désert, le Sacré-Cœur sur la poitrine, fera descendre le Corps du Christ, montrant avec certitude que, même lorsque les missionnaires échoueraient, la Sainte Messe par elle-même pourrait convertir des continents. Qui dira un jour quel miracle nous a préparé cet acte de foi pur et dépouillé, puisé dans l'exemple du Maître qui, abandonné et déserté, ramènera pourtant tous les hommes ?

C'est parce qu'il croyait à la Messe comme unique bien pour les âmes et pour le monde que l'ermite du Hoggar, dans cette solitude où les pierres semblent inutiles, en faisait la pierre d'angle. Et le sable figurait les millions d'âmes qui, un jour, adoreront le Seigneur.

Mais si la Croix reste dans son essence le seul bonheur de l'huma­nité, il est normal que Satan veuille l'abattre et la déraciner à jamais, lui qui n'aspire qu'au malheur des hommes et qui voit sa proie lui échapper. C'est pourquoi, de tout temps, il a multiplié les assauts et les blasphèmes, les hérésies et les schismes. Il a cherché à ôter la joie du cœur des hommes. Il a décuplé les pièges, les occasions de chute, essayé de séduire et d'empoisonner le plus grand nombre, semé la discorde, la haine, le doute, dressé des écrans de fumés, pollué l'environnement de l'âme, crié : « Qu'ils ne s'aiment plus ! », et assiégé la Croix afin de la confisquer, de l'effacer, de faire du Golgotha un crâne chauve comme l'oubli.

Aujourd'hui, plus que jamais, il organise un suprême assaut. Ayant endormi, tué ou mis dans son camp les sentinelles chargées de veiller, il a rampé jusqu'à l'Autel dont il a aussitôt sapé les marches spirituelles afin que l'homme ne s'écrie plus, fou d'amour : « Introïbo ad altare Dei, ad Deum qui laetificat juventutem meam ».

Il a falsifié les textes sacrés, recréé Babel, employé toutes les roueries pour suggérer que l'homme n'est grand que debout, que la main bonne à tout vaut le respect du cœur, que tout est trop beau pour Dieu, qu'il n'est parmi nous que si nous le voulons et que ce Pain n'est que du pain et ce Vin que du vin. Jésus n'est plus l'Emma­nuel, Dieu parmi nous, ni à plus forte raison pour nous et en nous. L'homme retourne à la désespérance. Le globe n'est plus suspendu aux pieds du Sauveur. Satan veut le replacer sur l'orbite où l'on n'a plus rien à contempler.

Détachés de Dieu que vaut l'univers, que valent les institutions, que vaut ce monde d'où l'Amour est absent ? Les rois rendront-ils la justice ? Les chevaliers seront-ils sans peur et sans reproche ? Que deviendront la veuve et l'orphelin ? Les faibles seront-ils protégés ? Les forts seront-ils charitables ? Le patron sera-t-il bon et l'ouvrier sans jalousie ? L'enfant pourra-t-il naître ? La femme saura-t-elle être mère ? Qui sera le frère de qui ? Vers quel idéal tendre ? Qu'un couple, un jour, se soit détourné de Dieu, ah ! Ce fut un grand malheur, mais quel plus grand malheur encore qu'une humanité se détournant de son Rédempteur ! Que voudrait dire ce second refus, ce terrible affront au Créateur ? Un retour pur et simple à l'immonde barbarie ? NON. Un suicide collectif.

Car on peut se poser la question : « Dieu reviendra-t-il jamais ?... »

Alors, vraiment, il n'y a plus qu'une solution pour vivre et revivre : la Croix !

A suivre

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 06:34

 

 

Un miracle, c’est simplement une suspension temporaire d’une loi naturelle par CELUI qui en est l’auteur.

 

Le miracle n’est pas plus difficile au Créateur que la création même. Il est même plus facile de modifier la nature que de la sortir du néant. Celui qui a voulu la nature a le même privilège de pouvoir vouloir sa modification. L’impossibilité du miracle présuppose l’impossibilité de la création.

 

Le miracle a, comme valeur principale, d’être un SIGNE INDICATEUR de la vraie religion divine.

 

Mon Dieu, je crois à Vos miracle, surtout parce que Vous êtes capable d’en faire et aussi parce que Vous avez le toute-puissance d’en vouloir, parce qu’ils s’accomplissent dès que Vous les voulez.

 

J’y crois aussi, ô mon Dieu, parce que j’en ai été témoin, objet et bénéficiaire. Il y a, ô mon Père, entre Vous et moi, indigne poussière, des choses que nous sommes seuls à connaître.

 

Vous m’avez gratifié d’aides et de faveurs que seuls des miracles de Votre part pouvaient m’apporter. Vous m’avez comblé de secours qu’il était humainement impossible d’obtenir sans Vous, ô Père paternel qui ne m’avez jamais abandonné.

 

Toujours j’ai été indigne de ces secours, bien souvent j’ai été ingrat après tant de faveurs, j’ai usé la patience de Votre compassion par mes chutes et mes faiblesses mais Vous avez toujours trouvé dans la source inépuisable de Votre bonté des raisons de ne pas me délaisser.

 

Comment Vous quitterais-je ô Bonté sublime et patiente, après tout ce que Vous avez fait pour moi, qui ai si peu fait pour Vous ! Je suis tout à Vous, mon Dieu, mon Père, soutenez-moi de Vos miracles si éclatants, sans lesquels je sais que je ne pourrai rien; continuez-les en moi pour l’amour de votre Amour, pour l’indigne amour que je ressens pour vous, ô bon Père que j’aime, que j’adore et que je veux toujours servir.

 

A.A. 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 06:32

Et pourtant, comme l'étincelle imprévue, (Pensons ici au retour miraculeux du Pape Martyr, le Pape Paul VI) qui allumera un incendie et dévoilera tous les ennemis de Dieu. Il arrachera les cœurs à l'em­prise des mauvais bergers ; à sa parole, tous viendront se placer sous son aile.

A nous de guetter l'étincelle, comme les rois mages guettaient l'étoile.

L'Enfant qui mit le feu aux nations n'est pas venu par les coulisses du palais d'Hérode ou de César, mais dans la pauvreté d'une mangeoire où l'amour virginal le déposa. Tout acte de Dieu pour abattre les superbes — et à plus forte raison le règne authentique de son Sacré-Cœur — ne peut que jaillir de rien et connaître les pires difficultés pour s'accomplir. Jeanne en est l'exemple national par excellence. Mais comme la mission d'expiation de Sœur Marie-Claire de Jésus crucifié est encore plus profonde et plus universelle, on peut imaginer que l'élu de Dieu, à l'image du seul vrai roi Jésus-Christ à qui il rendra tout, surgira du néant des néants. Et lui ne reconnaîtra ses troupes qu'à leur effort pour tâcher de mériter le salut. Car la troupe doit être digne du chef pour que la communion soit totale.

— O Claire Ferchaud, Sœur Marie-Claire de Jésus crucifié, obtenez-nous maintenant ce chef et ces soldats du Christ.

Vous qui n'avez vécu que pour notre patrie, qui vous êtes anéantie dans l'obéissance, la souffrance et l'expiation, véritable « petit crucifix de la France », vous qui vous êtes offerte en rançon pour notre malheureux pays et en commutation du drapeau refusé, vous qui avez tant prié Notre-Dame des Rinfillières, nous savons que vous avez payé pour nous.

Car de nous-mêmes nous aurions été et nous sommes encore inca­pables d'un vrai geste d'amour.

Il fallait en oblation à Notre Seigneur une âme pure comme la vôtre, parrainant celles de vos petites sœurs, pour enfin Le décider à accomplir sa promesse.

C'est Lui qui nous a fait don de vous pour sauver notre pays. Votre mission à vous, c'est d'avoir participé aux souffrances de Jésus broyé par les péchés des hommes afin de nous obtenir la résurrection. C'est lui qui vous a élevée et instruite pour cela.

Pour assumer notre rédemption nationale, afin que la France prêche à nouveau la Rédemption des âmes, une fois de plus son don est gratuit. Il ne nous doit rien et nous lui devons tout. Dieu pour sauver le monde n'avait besoin que du « Fiat » de Marie, de même pour réhabiliter la France II n'avait besoin que du « Fiat » d'une humble Française. Ce consentement porte en lui tout le renouveau national et donne un sens surnaturel à la mort de nos soldats, — qu'on a dit être morts pour rien. Il répare l'affront officiel fait au Rédempteur par une série de mauvais chefs, il attire et précipite la miséricorde de Dieu, en même temps qu'il satisfait à sa justice. Il rachète la France coupable et prouve qu'elle n'était pas abandonnée.

Pourquoi Claire Ferchaud et pas une autre ? Demanderont certains.

« Parce qu'il plut, à Dieu de se servir d'une pauvre bergère ». Pourquoi aux Rinfillières et pas ailleurs ?

« Parce que Dieu, sans doute, n'a pas voulu laisser sans récompense les mérite du sang versé par les martyrs vendéens et parce qu'il est juste que le Sacré-Cœur soit resté en veille auprès du tombeau de l'Apôtre précurseur, Saint Grignion de Montfort, qui annonçait son règne par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie ».

Oui, Sœur Claire, vous êtes la Croix que nous n'avons pas su porter, la pénitence que nous ne savons pas faire, le moindre sacrifice qui nous coûte tant, l'acte de foi que nous avons refusé d'accomplir.

Par le Cœur et les Plaies que vous avez vu saigner si abondam­ment, vous êtes notre conversion.

Vous qui avez vécu murée dans l'intolérable silence où même les pierres ne criaient pas, vous qui saviez, vous, écrasée par le mystère d'iniquité, accrochez-nous par le petit bout d'aile de notre faible bonne volonté pour nous élever définitivement vers Dieu.

Évitez-nous tous les pièges et les artifices du démon.

Que Dieu agisse maintenant en nous, par nous ou sans nous !

Que son Amour et sa Justice brisent tous les complots et que son armée s'écrie à la face du monde : « C'est Lui seul notre Sauveur et notre Libérateur ».

(Premier anniversaire de la. mort de Sœur Claire)

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française.

A suivre


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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 06:58

Il tente toujours de diviser et de :

Séparer l’homme de Dieu son créateur,

Séparer la femme de son mari,

Séparer les enfants de leurs parents,

Séparer tous les peuples de la terre,  

alors que le vœu de Dieu est que nous soyons

UN comme Lui et son Fils et le St - Esprit.

 

 

Source, la Souffrance, page 31

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 06:56

Il est des démons qui ne s'exorcisent que par le jeûne et la prière, c'est-à-dire par la pénitence. Ainsi celui de la Révolution.

Voici donc que, depuis deux siècles, les tenants de la Contre révolution s'évertuent à faire face, soit en brandissant leur doctrine de formation et d'action fondée sur l'ordre naturel, soit en se réfugiant dans la prière. Les plus engagés et, disons, les plus parfaits allient au mieux l'apostolat doctrinal et l'oraison. Une multitude de brochures, d'études et de livres pieux ou saints circulent sous l'impulsion de leurs initiatives. Et pourtant, tout se désagrège et le renouveau ne débouche pas.

C'est que l'essentiel, semble-t-il, — à savoir la pénitence authen­tique, source d'humilité — n'a pas été suffisamment prôné et réalisé dans le camp de la Contre révolution. On n'a pas assez pris conscience des outrages infligés au Sacré-Cœur de Jésus. La Très Sainte Vierge, à Lourdes notamment, est venue nous le rappeler d'une manière pres­sante. Comme Saint Jean-Baptiste annonçant le Sauveur et Libérateur, Elle clame dans le désert : «Faites pénitence. Comblez les ravins, aplanissez les montagnes, redressez les chemins tortueux. »

Le sacrifice de la mortification et du jeûne trouve naturellement, pour les âmes d'élite, son prolongement dans ces préceptes prêchés par l'homme vêtu d'une peau de chameau et qui se nourrissait de miel et de sauterelles. Il appelait à la pénitence corporelle, mais surtout à la pénitence intérieure, c'est-à-dire : «Combattez vos tendances mauvaises, convertissez-vous pour accueillir en vous la volonté et le règne de Dieu seul ».

Du Jourdain à Lourdes et de Lourdes à Loublande, il n'y a qu'un pas.


Car, véritablement, la libération ne peut s'obtenir que de cette manière : faire le vide intérieur, essayer de se dépouiller de son moi, reconnaître que nous ne sommes rien et que Dieu est tout, — que lui seul peut nous sauver.


Ici, l'image de Moïse revient devant nos yeux. Voici un homme qui, même se sachant investi d'une mission — Dom de Monléon l'explique fort bien dans son livre « MOÏSE », — a cru un moment qu'il libérerait le peuple hébreu par ses propres forces de l'esclavage de Pharaon.

En effet, à 40 ans, Moïse est au sommet de la gloire humaine, il dirige l'armée égyptienne, il est même l'héritier présomptif du trône. Il lui suffirait d'attendre ou même, de provoquer un coup d'État pour prendre la place du tyran et ouvrir la porte vers la « terre promise ». Mais voilà qu'emporté par sa nature violente, il tue un Égyptien qui battait un Hébreu. Il commet un acte qu'il sent et sait répréhensible aux yeux de Dieu. Tout s'écroule. Son esprit s'ouvre sans doute. A-t-il la prémonition de cette Voix qui va bientôt lui dire : « TU ne tueras point » ? On ne sait. En tout cas, l'homme puissant voit sa petitesse, la méchanceté de sa nature, il mesure ce qu'il vaut, il se sent nu. Alors, il fuit, il fuit dans le désert pour retrouver son Dieu. Car, précise Saint Paul, « Moïse quitta le pays d'Égypte pour obéir a sa FOI, ET NON PARCE QU'IL CRAIGNAIT LA COLÈRE DU PRINCE » (Héb., XI, 27).

Et cela dura encore 40 ans.

En effet il ne suffit pas d'être au désert pour rencontrer Dieu, il faut, écrit Dom de Monléon, faire le désert en soi-même, alors là « on rencontre Dieu infailliblement ». Et c'est ce qui se produit finalement pour le chef Moïse. Il a pleuré ses péchés, anéanti son moi, ôté de son cœur ce mensonge qui consistait à dire : « Moi, je libérerai mon peuple ». Car c'est Dieu seul qui va libérer le peuple hébreu et non pas Moïse. Cet homme violent va combattre ses tendances, se faire doux, d'une parfaite docilité sous la main divine. Dieu s'en servira comme d'un instrument inutile. Mais en même temps la gloire impérissable de Dieu va rejaillir sur son élu, dont aucun être humain ne pourra plus supporter l'éclat du visage. Moïse, à ce titre, est vraiment le symbole du chef : Dieu combat, et il ne fait plus que la volonté de Dieu.

Ainsi donc, notre propre libération de l'empire pharaonique actuel, c'est-à-dire des puissances déclarées ou occultes de la Révolution ou du Gouvernement mondial luciférien, ne peut pas être le fruit des urnes, d'un coup d'état ni d'un complot. Notre libération sera le fruit de la pénitence et de la prière. Dans le chaos qui s'annonce, beaucoup se déclareront chefs et la "Franc-maçonnerie ne manquera pas de nous proposer encore son ou ses « hommes providentiels », connus ou préparés dans l'ombre, aussi faudra-t-il essayer d'avoir le courage de les discerner et de les dénoncer tous pour déblayer le terrain.

On peut désormais affirmer ceci, sans crainte de se tromper : les Français reconnaîtront leur Chef à son esprit de pénitence et d'humi­lité. Il viendra non pas par la publicité ou par l'intrigue, mais comme un inconnu que Dieu seul connaît. Il n'aura rien pour lui, mais tout contre lui. On parlera des autres, mais jamais de lui.

A suivre

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française.

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