Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 21:08

 

Voici  l’histoire de Saint Narcisse, qui démontre la possibilité que S.S. Paul VI soit toujours vivant… Il a célébré ses 115 ans, en septembre dernier. 

 

 

Saint Narcisse fut sacré évêque de Jérusalem vers l'an 180 de Notre Seigneur.

 

C'était déjà presque un vieillard, et Dieu manifesta la vertu du saint évêque par des prodiges qui sont restés longtemps dans le souvenir des habitants de Jéru­salem. Les vertus mêmes de Narcisse lui attirèrent des enne­mis, et trois hommes sans conscience accusèrent l'évêque devant l'Église d'un crime atroce.

 

Ils confirmèrent leurs témoignages par d'horribles imprécations; l'un d'eux sou­haita d'être brûlé vif, le second d'être atteint de la lèpre, le troisième de perdre la vue si on prouvait la fausseté de leur accusation.

 

Le saint évêque soupirait depuis long­temps après la vie solitaire : il profita de cette occasion pour s'enfuir dans le désert, laissant son église dans une paix profonde.

 

Dieu toutefois parla pour son serviteur qui ne voulait pas se défendre. Le premier de ses accusateurs périt dans l'incendie de sa maison ; le second mourut en effet de la lèpre ; quant au troisième, il confessa et pleura son crime, mais l'excès même de sa douleur lui fit perdre la vue.

 

Lorsque saint Narcisse retourna à Jérusalem, il continua à édifier son troupeau par ses vertus et à le servir par ses prières et ses exemples. Il mourut à l'âge de cent seize ans, plus riche encore de mérites que d'années.

 

Conclusion, c’est Dieu qui décide de la longueur de la vie de chacun, ce n’est pas a nous de décider.  Tout lui est possible.

 

Tant que le Saint Père Paul VI est vivant, tous ceux qui lui ont succédés ne furent que des imposteurs, à la tête d’une fausse église qui répand les hérésies de Vatican  d’eux.

 

Continuons de prier pour hâter son retour d’exil.  Je vous salue Marie…

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:25

 

L’avantage de l'adversité.

 

Il nous est bon d'avoir quelquefois des peines et des traverses, parce que souvent elles rappellent l'homme à son cœur, et lui font sentir qu'il est en exil, et qu'il ne doit mettre son es­pérance en aucune chose du monde.

 

Il nous est bon de souffrir quelque­fois des contradictions, et qu'on pense mal ou peu favorablement de nous, quelques bonnes que soient nos ac­tions et nos intentions. Souvent cela sert à nous rendre humbles et à nous prémunir contre la vaine gloire.

 

Car nous avons plus d'empresse­ment à chercher Dieu, qui voit le fond du cœur, quand les hommes au dehors nous rabaissent et pensent mal de nous.

 

2. C'est pourquoi l'homme devrait s'affermir tellement en Dieu, qu'il n'eût pas besoin de chercher tant de consolations humaines.

Lorsque, avec une volonté droite, l'homme est troublé, tenté affligé de mauvaises pensées, il reconnaît alors combien Dieu lui est nécessaire, et qu'il n'est capable d'aucun bien sans lui.

 

Alors il s'attriste, il gémit, il prie à cause des maux qu'il souffre.

 

Alors il s'ennuie de vivre plus longtemps, et il souhaite que la mort arrive, afin que délivré de ses liens, il soit avec Jésus-Christ.

 

Alors aussi il comprend bien qu'une sécurité parfaite, une pleine paix, ne sont point de ce monde.

 

RÉFLEXION.

 

C'est dans l'adversité que chacun de nous apprend à connaître ce qu'il est réelle­ment.

 

Celui qui n'a, pas été éprouvé, que sait-tu? (EccL. XXXIV, 9).

 

L'homme à qui tout prospère, est exposé à un grand danger!

 

Il est bien à craindre que son âme ne s'assou­pisse d'un sommeil pesant, et qu'à l'heure du réveil on ne lui dise : Souvenez-vous que vous avez reçu vos biens sur la terre. (Luc XVI, 25).

 

Ici-bas les souffrances sont une grâce de prédilection; elles nous exercent à la ver­tu, elles nous fournissent de nouvelles occasions de mérite, et nous rendent conformes au Fils de Dieu, dont il est écrit: II a fallu que le Christ souffrît, et qu'il entrât ainsi dans sa gloire (ACT. XVII, 3).

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 21:16

 

Nous ne pouvons rien sans la grâce de Dieu, ne l'oublions jamais : c'est un article de foi ; c'est Jésus-Christ lui-même qui nous l'a enseigné. L'Église nous dit que la grâce nous est absolument nécessaire, et que sans elle nous ne pouvons ni croire, ni espérer, ni aimer, ni faire pénitence de nos péchés. Saint Paul de son côté nous assure que, de nous-mêmes, nous ne pouvons seulement pas prononcer le nom de Jésus d'une manière méritoire pour le ciel.

 

De même que la terre ne peut rien produire si le soleil ne la féconde, de même nous ne pouvons rien faire de bien sans la grâce du bon Dieu.

 

La grâce est un secours surnaturel qui nous porte au bien ; par exemple, voilà un pécheur qui entre dans une église, il entend une instruction ; le prédicateur parle de l'enfer, des rigueurs du jugement de Dieu ; ce pécheur se sent poussé intérieurement à se convertir ; le mouvement intérieur qui l'y pousse est ce que l'on appelle la grâce.

 

Voyez, c'est le bon Dieu qui prend ce pécheur par la main et qui veut lui apprendre à marcher. Nous sommes comme de petits enfants, nous ne savons pas marcher dans le chemin du ciel, nous chancelons, nous tombons si la main du bon Dieu n'est pas toujours là pour nous soutenir.

 

Oh ! Que Dieu est bon ! Si nous pensions à tout ce qu'il a fait, à tout ce qu'il fait encore chaque jour pour nous, nous ne pourrions pas l'offenser, nous l'aimerions de tout notre cœur ; mais nous n'y pensons pas ; voilà ce qui est déplorable !

 

Rappelez vos souvenirs : les anges pèchent et ils sont préci­pités en enfer. L'homme pèche et Dieu lui promet un libé­rateur. Qu'avions-nous fait pour mériter cette faveur ? Qu'avions-nous fait pour mériter de naître dans la religion catholique, tandis qu'il y a tant d'âmes qui se perdent tous les jours dans les autres religions ?

 

Qu'avons-nous fait pour mériter d'être baptisés, tandis qu'il y a tant de petits enfants, en France, comme en Chine, en Amérique, qui meurent sans le baptême ? Qu'avons-nous fait pour mériter le pardon de tous les péchés que nous commettons depuis l'âge de raison, tandis qu'il y en a tant qui sont prives du sacrement de pénitence ?

 

Tout notre mérite est de coopérer à la grâce. Voyez : une belle fleur, sans le soleil, n'a ni beauté, ni éclat, car pendant la nuit elle est toute flétrie, toute languissante ; le soleil se lève le matin, la voilà qui se redresse tout à coup, et s'épa­nouit ; il en est de même de notre âme, par rapport à Jésus-Christ, le vrai soleil de justice : Elle n'a de beauté intérieure que par la grâce sanctifiante. Pour recevoir cette grâce, notre âme doit se tourner vers le bon Dieu par une vraie conversion ; nous devons lui ouvrir notre cœur par un acte de foi et d'a­mour. De même que le soleil ne peut à lui seul faire épanouir une fleur si elle est déjà morte ; de même la grâce du bon Dieu ne pourra pas nous ramener à la vie, si nous ne voulons pas quitter le péché.

 

Dieu nous parle sans cesse par ses bonnes inspirations ; il nous envoie de bonnes pensées, de bons désirs. Dans la jeunes­se, dans la vieillesse, dans tous les malheurs de la vie, il nous exhorte à recevoir sa grâce ; quel usage faisons-nous de ses avertissements ? En ce moment même, coopérons-nous bien à la grâce ? Ne lui fermons-nous pas les portes de notre cœur ? Songez que le bon Dieu vous en demandera compte un jour. Malheur à vous, si vous étouffez le cri qui s'élève au fond de votre conscience ! Nous sommes dans la prospérité, nous vi­vons au milieu des plaisirs, tout bouffis d'orgueil; notre cœur est de glace pour le bon Dieu. C'est une boule de métal que les eaux de la grâce ne peuvent plus pénétrer ; c'est un arbre qui reçoit la douce rosée et qui ne porte plus de fruits. . .

 

Prenons garde ; faisons attention à ne pas manquer à la grâce. Le bon Dieu nous laisse libres de choisir la vie ou la mort : si nous choisissons la mort, nous serons jetés au feu, et il faudra brûler éternellement avec les démons. Deman­dons pardon à Dieu d'avoir abusé jusqu'à présent des grâces qu'il nous a faites, et prions-le humblement de nous en ac­corder de nouvelles.

 

Mais, direz-vous peut-être, c'est pénible de correspondre à la grâce et de faire toujours ce que Dieu nous prescrit par la voix de la conscience...

 

Quelle erreur ! C'est là raisonner comme les gens du monde, qui disent : « Il est trop difficile de faire son salut. » Faire le bien, éviter le mal, voilà tout ce que Dieu nous demande ; est-ce difficile ?

 

Les bons chrétiens qui travaillent à sauver leur âme sont toujours heureux et contents ; ils jouissent, par avance, du bonheur du ciel ; ils seront heureux pendant toute l'éternité. Tandis que les mauvais chrétiens qui se damnent sont toujours à plaindre ; ils murmurent, ils sont tristes, et ils le seront pendant toute l'éternité.

 

Un bon chrétien fait fort peu de cas des biens de la terre ; il ne pense qu'à embellir son âme, qu'à amasser ce qui doit le contenter toujours, ce qui doit toujours durer.

 

Après tout, que ce soit facile ou difficile, ne s'agit-il pas en effet de gagner l'éternité bienheureuse ? Croyez-moi, faisons seulement autant pour aller un jour rejoindre les saints dans le ciel que nous en faisons  pour les affaires temporelles, et nous serons sûrs de réussir. (Le Saint Curé d'Ars.)

 

FÊTE DU JOUR: Saint Simon et saint Jude, apôtres.

 

Simon était un pauvre Galiléen que Nôtre Seigneur appela à devenir une des colonnes de son Église. Les évangélistes ne nous apprennent rien de son premier genre de vie, ni des circonstances de sa vocation à l'apostolat ; ils ne nous ont conservé aucune de ses paroles, mais en inscrivant son nom parmi ceux des apôtres, ils nous ont dépeint d'un seul mot tout son caractère. Simon fut surnommé dans le collège apos­tolique : le zélé. C'est nous dire avec quelle ardeur il s'engagea dans la lutte contre le paganisme. — L'apôtre saint Jude dont l'Église célèbre la mémoire en ce même jour, était frère  le saint Jacques le Mineur. C'est lui qui, demandant un jour à Notre Seigneur: «D'où vient que vous vous découvrirez à nous et non pas au monde, mérita d'entendre cette belle promesse du Sauveur : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons à lui. » Saint Jude prêcha d'abord l'Évangile en Mésopotamie, tandis que saint Simon parcourait l'Égypte ; ils se rencontrèrent en Perse où tous deux remportèrent la palme du martyre.

 

Extrait de : Lectures Méditées (1933)

 

elogofioupiou.com

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 18:38

Père Céleste, je me place sur la patène avec tout mon être,  je vous offre toute ma personne, mon âme, mon corps, tous les biens que vous avez mis à ma disposition, mon intelligence, ma volonté, mes joies, mes peines d’aujourd’hui, mon travail avec ses fatigues, mes croix avec leur amertume.

 

Je veux aussi placer sur cette patène, toutes les personnes que j’aime, toutes celles qui me font du bien et qui m’en ont fait, toutes celles qui me sont chères, toutes celles qui se sont recommandées à mes prières.

 

Par le Cœur Immaculé de Marie, j’unis tout cela à l’offrande de Jésus en holocauste d’amour pour le salut et la sanctification des âmes religieuses et sacerdotales, et pour ma propre sanctification.

 

Mon Dieu, permettez que je jette dans le Calice, avec la goutte d’eau qui me représente, tous les instants de ma vie humaine depuis le jour de mon baptême jusqu'à ce que je prenne mon envol vers vous, afin que tout soit sanctifié et divinisé par le sang du Christ, et parvienne par Lui à l’adorable Trinité.

 

Permettez que je jette aussi dans le Calice, en vous offrant la vie et les souffrances, de toutes celles qui sont en état de grâce, mais qui ne les offrent pas, afin que toutes ces vies et toutes ces souffrances puissent être unies à celles du Christ, qui a souffert plus qu’aucun homme n’a jamais souffert et qui est mort afin que tous aient la possibilité d’obtenir la vie éternelle et de réaliser ainsi leur prédestination avec le secours de votre sainte grâce.

 

Pour vous adorer et vous remercier, je m’unis à toutes les Véritables Saintes Messes, qui se célèbrent encore aujourd’hui en latin à travers le monde, selon le rite de Saint Pie V, en union avec et pour le Pape Paul VI, (toujours vivant en 2012 et en exil) et aux intentions du Sacré Cœur de Jésus.

 

Je vous supplie de me réserver de ces Saintes Messes, une goutte de votre Précieux Sang, et d’en appliquer les effets en réparation de mes péchés, et aussi en expiation des péchés de chacune des personnes qui me sont chères.

 

Mon Bon Jésus venez réchauffer mon cœur du feu, de votre amour divin. Je vous aime, je vous adore et je vous remercie en mon âme.

 

Divin Cœur de Jésus, donnez au monde de nombreux et saints prêtres pour continuer l’œuvre de votre Rédemption.

 

Ainsi soit-il.

 

elogofioupiou.com

 

 

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 20:06

 

DES MOYENS D'ACQUÉRIR LA PAIX INTÉRIEURE ET DU SOIN D'AVANCER DANS LA VERTU.

 

NOUS pourrions jouir d'une grande paix, si nous voulions ne point nous occuper de ce que disent et de ce que font les autres, et de ce dont nous ne sommes point chargés.

 

Comment peut-il être longtemps en paix, celui qui s'embarrasse de soins étrangers, qui cherche à se répandre au dehors, et ne se recueille que peu ou rarement en lui-même?

Heureux les simples, parce qu'ils posséderont une grande paix !

 

2. Comment quelques Saints se sont-ils élevés à un si haut degré de vertu et de contemplation?

 

C'est qu'ils se sont efforcés de mou­rir à tous les désirs de la terre, et qu'ils ont pu ainsi s'unir à Dieu par le fond le plus intime de leur cœur, et s'occuper librement d'eux-mêmes. Pour nous, nous sommes trop à nos passions; et trop inquiets de ce qui passe. Rarement nous surmontons par­faitement un seul vice; nous n'avons point d'ardeur pour faire chaque jour quelque progrès, et ainsi nous restons tièdes et froids.

 

3. Si nous étions tout à fait morts à nous-mêmes, et moins préoccupés au dedans de nous, alors nous pourrions aussi goûter les choses de Dieu, et ac­quérir quelque expérience de la cé­leste contemplation. Le plus grand, l'unique obstacle, c'est qu'asservis à nos passions et à nos convoitises, nous ne faisons aucun effort pour entrer dans la voie par­faite des Saints. Et s'il arrive que nous éprouvions quelque légère adversité, nous nous laissons aussitôt abattre, et nous recourons aux consolations humaines.

 

4. Si, tels que des soldats généreux, nous demeurions fermes dans le com­bat, nous verrions certainement le secours de Dieu descendre sur nous du ciel.

Car il est toujours prêt à aider ceux qui résistent et qui espèrent en la grâce ; et c'est Lui qui nous donne des occasions de combattre, afin de nous rendre victorieux. Si nous plaçons uniquement le pro­grès de la vie chrétienne dans les ob­servances extérieures, notre dévotion sera de peu de durée. Mettons donc la cognée à la racine de l'arbre, afin que, dégagés de pas­sions, nous possédions notre âme en paix.

 

5. Si nous déracinions chaque an­née un seul vice, bientôt nous serions parfaits.

Mais nous sentons souvent, au con­traire, que nous étions meilleure, et que notre vie était plus pure, lorsque nous quittâmes le siècle, qu'après plu­sieurs années de profession.

Nous devrions croître chaque jour en ferveur et en vertu, et maintenant on compte pour beaucoup d'avoir con­servé une partie de sa ferveur. Si nous nous faisions d'abord un peu de violence, nous pourrions en­suite tout faire aisément et avec joie.

 

6. Il est dur de renoncer à ses ha­bitudes ; mais il est plus dur encore de courber sa propre volonté.

Cependant, si vous ne savez pas vous vaincre en des choses légères, comment remporterez-vous des vic­toires plus difficiles?

Résistez dès le commencement à votre inclination; rompez sans aucun retard toute habitude mauvaise, de peur que peu à peu elle ne vous engage dans de plus grandes difficultés.

Oh! Si vous considériez quelle paix pour vous, quelle joie pour les autres, en vivant comme vous le devez, vous auriez, je crois, plus d'ardeur pour votre avancement spirituel.

 

RÉFLEXION.

 

Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix, non comme le monde la donne (Jean. XIV, 27). Quelle aimable douceur, quel touchant amour dans ces paroles de Jésus-Christ, et en même temps quelle instruction profonde! Tous les hommes souhaitent la paix ; mais il y a deux paix : la paix de Jésus-Christ, et la paix du monde. Le monde dit à l'ambitieux: Le désir des grandeurs te trouble, et t'agite; monte, élève-toi. Il dit à l'avare: L'envie des richesses te dévore: amasse, amasse, sans t'arrêter jamais. Il dit au mondain, tourmenté de ses convoitises: Enivre-toi de tous les plaisirs. Il dit enfin à chaque passion: Jouis, et tu auras la paix. Promesse menteuse! Les soucis, la tristesse, l'inquiétude, le dégoût, les remords, voilà la paix du monde. Jésus dit: Triomphez de vous-même, combattez vos désirs, domptez vos convoitises, brisez vos passions, et l'âme docile à ses commandements repose dans un calme ineffable. Les peines de la vie, les souf­frances, les injustices, les persécutions, rien n'altère sa paix, et cette céleste paix, qui sur­passe tout sentiment (Philipp. IV, 7), l'ac­compagne au dernier passage, et la suit jus­qu'au ciel, où se consommera sa félicité.

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:43

 

QU'IL FAUT  ÉVITER LES  ENTRETIENS INUTILES.

 

Évitez autant que vous pourrez le tumulte du monde; car il y a du danger à s'entretenir des choses du siècle, même avec une intention pure. Bientôt la vanité souille l'âme et la captive.

 

Je voudrais souvent m'être tu et ne l'être pas trouvé avec les hommes. D'où vient que nous aimons tant à parler et à converser, lorsque si rarement il arrive que nous entrions dans silence avec une conscience qui ne soit pas blessée?

C'est que nous cherchons dans ces entretiens une consolation mutuelle, et un soulagement pour notre cœur fatigué de pensées diverses.

Nous, nous plaisons à parler, à occuper notre esprit de ce que nous aimons, de ce que nous souhaitons, de qui contrarie nos désirs.

 

2. Mais souvent, hélas ! bien vainement, car cette consolation extérieure l'est pas un médiocre obstacle à la consolation que Dieu donne intérieurement.

Il faut donc veiller et prier, afin que le temps ne se passe pas sans fruit (Matth. XXVI, 41).

S'il est permis, s'il convient de par­ler, parlez de ce qui peut édifier.

La mauvaise habitude et le peu de soin de notre avancement nous em­pêchent d'observer notre langue.

Cependant de pieuses conférences sur les choses spirituelles, entre les personnes unies selon Dieu et animées d'un même esprit, servent beaucoup au progrès dans la perfection.  

 

RÉFLEXION.

 

Il est écrit que nous rendrons compte, au jour du jugement, même d'une parole oi­seuse (Matth. XII, 36). Ne nous étonnons pas de tant de rigueur ; tout est sérieux dans la vie humaine, dont chaque moment peut avoir de si formidables conséquences. Ce temps, que vous dissipez en des entretiens inutiles, vous était donné pour gagner le ciel. Comparez la fin pour laquelle vous l'avez reçu avec l'usage que vous en faites: et ce­pendant que savez-vous s'il vous sera seule­ment accordé une heure de plus?

 

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 20:00

 

De l'obéissance et du renoncement a son propre sens.

 

C'est quelque chose de bien grand que de vivre sous un supérieur dans l'obéissance, et de ne pas dé­pendre de soi-même.

Il est beaucoup plus sûr d'obéir que de commander.

Quelques-uns obéissent plutôt par nécessité que par amour, et ceux-là, toujours souffrants, sont portés au murmure. Jamais ils ne posséderont la liberté d'esprit, à moins qu'ils ne se soumettent de tout leur cœur, à cause de Dieu.

Allez où vous voudrez, vous ne trou­verez de repos que dans une humble soumission à la conduite d'un supé­rieur. Plusieurs, s'imaginant qu'ils se­raient meilleurs en d'autres lieux, ont été trompés par cette idée de change­ment.

 

2. Il est vrai que chacun aime à suivre son propre sens, et a plus d'in­clination pour ceux qui pensent comme lui.

Mais si Dieu est au milieu de nous, il est quelquefois nécessaire de renoncer à notre sentiment pour le bien de la paix.

Quel est l'homme si éclairé qu'il sache tout parfaitement?

Ne vous fiez donc pas trop à votre sentiment; mais écoutez aussi volon­tiers celui des autres.

Si votre sentiment est bon, et qu'à cause de Dieu vous l'abandonniez pour en suivre un autre, vous en re­tirerez plus d'avantages.

 

3. J'ai souvent ouï dire qu'il est plus sûr d'écouter et de recevoir un conseil que de le donner.

Car il peut arriver que le sentiment de chacun soit bon; mais ne vouloir pas céder aux autres, lorsque l'occa­sion ou la raison le demande, c'est la marque d'un esprit superbe et opini­âtre.

 

RÉFLEXION.

 

Le Christ s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix (Philip. II, 8). Qui oserait après cela refuser d'obéir? Nul ordre dans le monde, nulle vie que par l'obéissance ; elle est le lien des hommes entre eux et avec leur auteur, le fondement de la paix et le principe de l'harmonie universelle. La famille, la cité, l'Église ou la grande so­ciété des intelligences, ne subsistent que par elle, et la perfection la plus haute n'est, pour les créatures, qu'une plus parfaite obéis­sance : elle seule nous garantit de l'erreur et du péché.

 

Qu'est-ce que Terreur? La pensée d'un esprit faillible, qui ne reconnaît point de maître et n'obéit qu'à soi. Qu'est-ce que le péché? L'acte d'une volonté corrompue, qui ne reconnaît point de maître et n'obéit qu'à soi. Mais à qui devons-nous obéir? À un hom­me comme nous? Non, non; l'homme n'a sur l'homme aucun légitime empire; son pouvoir n'est que la force, et quand il commande en son propre nom, il usurpe insolemment un droit qui ne lui appartient en aucune ma­nière.

 

Dieu est l'unique monarque, et toute autorité légitime est un écoulement ; une par­ticipation de sa puissance éternelle, infinie. Ainsi, comme l'enseigne l'Apôtre, le pouvoir vient de Dieu (ROM. XIII, 1), et il est soumis à une règle divine, aussi bien dans l'ordre temporel que dans l'ordre religieux, de sorte qu'en obéissant au pontife, au prince, au père, à quiconque est réellement le ministre de Dieu pour le bien (Ibid. XIII, 4), c'est à Dieu seul qu'on obéit. Heureux celui qui com­prend cette céleste doctrine: délivré de la servitude de l'erreur et des passions, de la servitude de l'homme, il jouit de la vraie li­berté des enfants de Dieu (ROM. VIII, 21).

 

Extrait de la traduction de l’Abbé F. DE LAMENNAIS (1942)

 

elogofioupiou.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0