UN TOUR PRESTIGIEUX DE LA MAFFIA ! «LE MOT-CLEF»
« LA MESSE DE PAUL VI » N'EST PAS DE PAUL VI, elle a été composée par un groupe de Théologiens protestants, dont le Prieur de Taizé (leur photo et leurs noms sont en première page dans un numéro récent de la Documentation Catholique, et un numéro d'Itinéraires). Invités à collaborer, sous un motif très plausible d'oecuménisme, avec d'autres Théologiens, rabbins, catholiques plus ou moins engagés, etc., sous l'excuse d'application du Concile Vatican II. On a donc essayé de faire passer une Messe Oecuménique qui ne serait plus le Renouvellement du Sacrifice du Christ offert à Dieu d'une manière non sanglante sur nos Autels.
Non seulement la Messe dite de Paul VI n'est pas de Paul VI, mais préfabriquée par le groupe susdit de Luthériens des gens de Taizé, d'un Rabbin et de Théologiens d'avant-garde, et contraire à Vatican II, elle fut repoussée plusieurs fois par S.S. Paul VI.
La Constitution sur la Liturgie de Vatican II avait recommandé le Latin, le Chant Grégorien, la conservation des anciens rites vénérables... que les éventuelles Traductions devraient être soignées et contrôlées soigneusement par le Saint Siège avant d'être autorisées, que rien de nouveau ne devrait être introduit dans les rites liturgiques sans 'l'approbation du Saint Siège, etc. Toutes ces recommandations ont été ouvertement méprisées et foulées aux pieds par la maffia progressiste (elle ne mérite pas d'autre nom) qui prétend se donner comme Réforme Liturgique de Vatican II.
Le Pape voulut que cette Messe nouvelle soit soumise au premier Synode des Évêques, auxquels on l'a soumise sous le titre de «Messe Normative». Le Synode, approuvé par Paul VI, réprouva cette Messe.
Refusée par le Pape Paul VI et par le Synode, contraire à la Constitution sur la Liturgie de Vatican II, cette Messe ne pouvait être acceptée au nom de l'Oecuménisme car non seulement elle coupait (comme l'avait fait Luther) avec la Tradition catholique, mais déplaisait aux Orthodoxes par sa suppression de l'idée du Sacrifice, et de ses belles prières d'Offertoire ; de plus, elle scandalisait tout le monde dans ses traductions, traductions qui sont allées jusqu'à supprimer le mot «Consubstantiel» de Nicée.
La secte ne s'est pas tenue pour battue. On promettait tout au Pape, mais dans les réalisations, on maintenait toutes les exigences de Luther. On se souvient du cri d'angoisse poussé par le Cardinal Ottaviani et le Cardinal Baci, et de leur fameux « Bref examen critique du Nouvel Ordo Missae ». Le Saint Père appela Monseigneur Bunigni et lui dit: «Cette lettre, je la fais mienne. Faites donc toutes les corrections voulues ! » Devant le Pape, on se mettait à plat ventre, faisait toutes les promesses voulues. On faisait quelques corrections apparentes mais on ne faisait pas ce que le Pape demandait. Cinq pas en avant, deux en arrière !... C'est la méthode de la Subversion.
Nous en avons là un exemple typique :
Cette définition de la Messe avait été la définition pure et simple de la Cène Protestante. Cette fois il fallait s'incliner sous peine de manquer tout. Et voici la nouvelle définition corrigée, mais toujours équivoque : « A la messe, ou Cène du Seigneur, le Peuple de Dieu est invité à s'unir sous la Présidence du Prêtre, qui tient la place du Christ, pour célébrer le Mémorial du Seigneur ou Sacrifice Eucharistique. Aussi, pour ce rassemblement (?) local de l'Église sainte vaut éminemment la promesse du Christ, «là où deux ou trois » sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux». (Mt. XVIII, 2Q). En effet, dans la Célébration de la Messe où se perpétue le Sacrifice de la Croix, le Christ est réellement présent dans l'Assemblée même réunie en son nom, dans la personne du ministre, dans sa parole et de façon substantielle et continuelle sous les espèces eucharistiques.»
Ainsi on ne renie pas expressément le caractère de véritable sacrifice, mais non plus on ne l'affirme pas, comme il se devait dans une définition de la Messe. On reste dans l'équivoque. Plus grave encore, pour obéir au Pape, on a introduit le mot «Sacrifice Eucharistique». Ce terme est très dangereux car il signifie et est employé normalement par les protestants de tout bord avec le sens de «Sacrifice d'action de grâce». Il est dans ce contexte très équivoque.
Mais tout de suite on corrige le mode de présence du Christ par la comparaison de la présence du Christ qui n'est là que spirituellement : « ...je serai au milieu de vous », présence qui n'est plus due à la Transsubstantiation des espèces eucharistiques, mais présence morale dans l'assemblée. On voit bien que Taizé et les théologiens Luthériens qui ont coopéré à cet Ordo Missae dit de Paul VI, mais qui contredit tout l'enseignement de Paul VI (dans Mysterium Fidei, dans sa Profession de Foi et dans tous ses discours... ajoutons finalement et dans toute sa vie), n'ont rien voulu céder des préceptes de Luther, tandis que les Théologiens dits catholiques, d'avant-garde, ont cédé.
Vous comprenez maintenant pourquoi les Pasteurs Protestants et le Centre de Taizé qui n'acceptent pas la Messe Catholique, telle que Saint Pie V sur l'Ordre du Concile de Trente en a arrêté les rubriques et tout son Ordo Missae, acceptent de dire la Messe qu'ils appellent faussement «Messe de Paul VI, mais qui n'est pas de Paul VI. Si on voulait lui donner un nom propre qui indique honnêtement ce qu'elle est, il faudrait l'appeler : Messe Catholico-Luthérano-Taizéenne. L'appeler «Messe de Paul VI», ce qui a fait tout de suite son succès, est un mensonge, une réalisation typique de la technique révolutionnaire pour tromper les Masses.
— Mais, direz-vous, le Saint Père l'a signée.
— Nous verrons plus loin quelques manoeuvres imprudentes de la Maffia. Nous ne les connaissons pas toutes. Le Cardinal Gut a dit : « Le Saint Père a souvent cédé, contre son gré, par lassitude à des pressions.» (Documentation Catholique).
On a dû présenter au Saint Père de tant de façons et avec tant d'insistance, et avec tant de promesses merveilleuses : «... que
les Protestants allaient ainsi tous se convertir grâce à quelques petites concessions de rien du tout !...» Nous venons de voir la
réalisation à l'occasion de la Définition de la Messe. Nous verrons plus loin des faux, des truquages, des ajouts habilement ajoutés.
Allez-y voir !... D'ailleurs, dans le texte signé par le Saint Père, le vrai pensons-nous, il s'agissait tout simplement d'une autorisation d'utiliser ce nouvel Ordo Missae. Une fois obtenue cette autorisation — « Le Saint Père a souvent cédé contre son gré...» (Cardinal Gut) — on a essayé de fabriquer une fausse jurisprudence pour faire croire que la Messe catholique, elle, était supprimée par le Nouvel Ordo Missae. Et ceci est un autre coup formidable de la Subversion.
Je voudrais qu'un étudiant en droit prenne un jour comme sujet de Thèse de Doctorat « Commentée Subversion a pu essayer d'introduire une nouvelle Jurisprudence, contraire à la loi Naturelle et au Droit Positif, en substituant progressivement la Légalité au Droit» Nous aurions dans l'affaire du Nouvel Ordo Missae une masse plus que suffisante de documents. Mais les mêmes efforts se rencontrent en Politique ou en Sociologie, Éducation, Planning familial, impôts, etc.
Monseigneur Bunigni dira à un de ses amis, en parlant de la Signature du Pape Paul VI pour ce nouvel Ordo Missae : « On a eu toutes les peines du monde pour lui arracher cette autorisation I Et maintenant il (le Pape) continue à célébrer avec l'Ordo Missae de Saint Pie V en privé ! »
http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-la-reforme-liturgique-58713978.html
(A suivre)
Cette série d’articles est tiré de :
La Messe Catholique est-elle encore permise ?
Auteur: L.M. Barrielle C.P.C.R.-V. (6 Janvier 1974)
elogofioupiou.over-blog.com