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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 20:24

 

LE SACRE-CŒUR SUR LE DRAPEAU FRANÇAIS

Décédée le 29 janvier 1972, à l'âge de 75 ans, dans son couvent de Loublande (Deux-Sèvres), Claire Ferchaud est appelée désormais à bien plus parler d'elle que durant son vivant. C'est que cette Sainte âme, qui avait eu lors de la guerre 14-18 des « communica­tions » du Sacré-Cœur, avait osé écrire, le 16 mai 1917, aux 14 généraux de l'Etat Major français, une lettre dont la portée nationale et mondiale ne fait aujourd'hui plus de doute. Vu le contexte de la politique internationale et la crise actuelle de l'Eglise elle-même, la vie et la mort de Claire FERCHAUD débordent largement de la Vendée militaire du Poitou et de l'Anjou, pour atteindre une dimension universelle.

Deux mondes sont aujourd'hui confrontés : celui de l'O.N.U., bâti de main d'homme en vue d'un Gouvernement Mondial sans référence à Dieu, et celui des messagères du Sacré-Cœur, qui rappellent, au prix d'un témoignage héroïque, que rien de durable et de vrai ne peut se construire sans le respect des Dix Commandements. Ou Babel ou Dieu : là est la question, là est le choix. C'est un acte de foi que le monde du divin exige.

Tout a donc commencé au nord de Loublande, aux « Rinfillières », une ferme que les époux FERCHAUD exploitaient en l'absence de leurs deux fils aînés partis à la guerre et d'une fille entrée en religion dans la communauté des Sœurs de la Sagesse. Ne restaient au foyer que Joseph, 11 ans, Alice, 17 ans, Claire, 20 ans. C'est cette dernière que le Christ a choisie pour confier ses messages, comme à Sainte Margue­rite-Marie et comme à Madame Royer. 

Pour se rendre à la messe, Claire empruntait un de ces chemins habituels dans le bocage. A un moment, elle devait franchir un ponceau de bois jeté sur un ruisseau, près d'un chêne. Là, le Sacré-Cœur de Jésus lui apparaît, selon ses propres termes, « brisé par les coups que la France infidèle donne à son cœur », ou encore « broyé par les péchés des hommes ». Elle affirmera aussi qu'une « nouvelle religion tendra peu à peu à se substituer à l'ancienne au point d'en avoir toutes les apparences ». 

Or, nous sommes en pleine guerre. Le pays est saigné à blanc. Ce qui préoccupe alors les Français, c'est la fin du conflit et non pas encore le problème religieux. Cependant, pour Claire, il est visible que les deux sont liés.

Un article du journaliste Paul COURCOURAL, dans « Le Nou­velliste de Bordeaux », attire l'attention sur ces faits surnaturels : «Nul ne te sait, écrit-il, sinon quelques prêtres et, parmi eux, l'abbé AUDEBERT Pasteur de Loublande ». 

Pourtant, dès la fin de 1916, l'évêque de Poitiers, Mgr HUMBRECHT, est mis au courant. La Hiérarchie demeure très prudente, cependant une commission spéciale est nommée « pour interroger cette jeune fille sur les faveurs surnaturelles dont elle aurait été l'objet » (sic). Parallèlement, les « faits » tombent dans le domaine public ; incrédules et croyants commencent à s'affronter. Beaucoup s'inter­rogent. « L'Évêché permet l'exposition et la vénération d'une image nouvelle du Sacré-Cœur de Jésus, image figurant l'Homme Dieu tel qu'il se serait maintes fois révélé à Claire FERCHAUD » (Émile Marsac, le 7 juin 1918). L'auteur rapporte que c'est le 4 février 1917 que cette image est placée dans l'église de Loublande. Les pèlerins affluent. Risquant d'être victime de l'adulation populaire et ne voulant certainement pas que le véritable objet de sa mission fût détourné au profit de sa propre personne, Claire se cache. 

Mais une autre « bombe » éclate. Une autre bombe spirituelle. «Pour obéir à Dieu », le 6 mai 1917, Claire Ferchaud adresse aux généraux en guerre la lettre suivante où le Gouvernement est accusé d'impiété et de trahison, ce qui provoque une censure rigoureuse (les mots entre parenthèses sont ceux qui ont été censurés) :

LA « LETTRE AUX GÉNÉRAUX »

« Mon Général, 

C'est pour obéir à Dieu que j'ai l'honneur de faire connaître Sa volonté à tous les généraux de France. Nôtre Seigneur, qui aime tant les Francs, leur demande d'accomplir un acte de foi vis-à-vis de sa Royauté Divine et de réclamer près du Chef de l'État que l'image du Sacré-Cœur, signe d'espérance et de salut, brille officiellement sur nos couleurs nationales. 

« En récompense de cet hommage rendu à Dieu par ses vaillants défenseurs, le Sacré-Cœur leur promet le salut et la victoire sur tous ses ennemis. C'est aussi pour éviter une catastrophe que Dieu fait avertir nos généraux de la perte que risque notre beau pays de France qui est conduit par un (gouvernement) impie et dont la (Franc-maçonnerie) dirige la France à sa perte par d'affreuses trahisons. Qu'on me permette d'exposer l'avertissement que Nôtre Seigneur, dans sa bonté, fait connaître à tous les bons Français. 

« Le Sacré-Cœur de Jésus m'apparaît brisé par les coups que la France infidèle donne à son cœur. Un jour, Il se plaignait vivement, me disant: «La France me tue. Malheur à ceux qui ne se convertiront pas.» Plus tard, je revois Nôtre Seigneur pleurant sur la France ; sa voix devient grave. Il parle fort et dit : « Le peuple de France est à deux doigts de sa perte, le traître vit au cœur de la France. C'est la Franc-maçonnerie) qui, pour obtenir la perte éternelle de ce pays, d'accord avec l'Allemagne, a engendré cette guerre. Les trahisons se poursuivent, et si quelqu'un pouvait pénétrer dans l'intérieur de plu­sieurs Cabinets, il en découvrirait les pièges. Sans moi, la France serait perdue ; mais mon amour, qui veut la vie de cette France, arrête le fil électrique qui communique le secret de la France à l'ennemi. La (Franc-maçonnerie) sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle ; mais je demande aux braves petits soldats de France, jusqu'aux géné­raux qui sont aux Armées, de déployer le drapeau du Sacré-Cœur malgré (les défenses formelles qu'on fera autour d'eux), et que tous, Généraux, Officiers, et simples soldats, aillent de l'avant : je leur promets la vic­toire. La secte (maçonnique) et le (gouvernement) actuel seront châtiés, on découvrira tous leurs engins, et plusieurs seront mis à mort ». Après cette déclaration, Nôtre Seigneur rayonne d'un vif éclat de joie et Il me dit : « Oh ! La France, comme elle sera belle un jour ; non Satan aura beau faire, jamais la France ne lui appartiendra ». 

Une humble fille dévouée à son Dieu et à sa Patrie,

Claire de Jésus Crucifié.

A suivre

Extrait du LE MOYEN DU SALUT, de Claude Mouton et Henri Guillemain. Diffusion de la Pensée Française.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 03:29

     Un conseil difficile à donner, est peut-être plus difficile à accepter et à pratiquer.  Oui, bien difficile; c’est pourquoi ne l'adressons-nous qu'aux âmes d'élite. Il va faire hausser les épaules à bon nom­bre de lecteurs qui n'en comprendront ni ce qu'il a de spirituel, ni ce qu'il a de beau.

Il va faire malicieusement sortir de quel­ques lèvres pincées cette parole presque méchante à l'adresse de celui qui écrit : II parle pour lui.

     Ce conseil est cependant d'un philosophe, assez longtemps à la mode parmi le monde des  lettres, et qui, dit-il humblement, ne fait que le reproduire d'après les vieux sages.  Son nom  est Gustave Droz.

     Le voici dans toute sa crudité :

Veux-tu vivre en paix et heureux ?  Sois un peu bête.

Ne réagissez pas trop vite. Écoutez :

     Être un peu bête, c'est tout d'abord savoir qu'on l'est, affaire de gros bon sens au simple point de vue humain, et chose rare c'est-à-dire comprendre qu'on n'a pas cette sura­bondance d'idées qui sait tout, cette pénétra­tion d'esprit qui décide de tout... mais qu'on a besoin de douter, de demander, de réfléchir.

     Être un peu bête, c'est laisser briller et se pavaner les gens d'esprit qui parlent, parlent, dominent tout, c'est comprendre ce qu'il y a en eux de nullité, de non-sens; en souriant malicieusement et se répéter mentalement: sont-ils creux !

     Être un peu bête, c'est dans un groupe de gens gonflés d'esprit et luttant à qui répétera avec plus d'emphase ce moi qui arrondit si bien les lèvres, regarder tout ce monde avec un air finement béat d'admiration et suppor­ter sans avoir l'air de comprendre, le sourire dédaigneux qu'ils laissent tomber sur vous, parce qu'ils ne vous croient pas à leur niveau, et se répéter mentalement : sont-ils bêtes !

     Être un peu bête, c'est passer pour un bon enfant devant qui on peut tout dire sans se gêner, parce qu'il ne comprend pas les demi - mots, les demi - médisances, les demi - malices, les demi - calomnies.

     Oui, oui, parlez, langues venimeuses; celui de qui vous dites : il est un peu bête, com­plète vos demi - mots en disant mentalement de vous : sont-ils affreusement méchants !

     Il n'est pas de ceux dont Chamfort, disait : il n'est pas assez intelligent pour être un peu bête.  Intelligent, il l'est assez pour comprendre votre nullité, votre sottise, votre méchanceté, votre dureté de cœur !

     Il est de ceux dont un spirituel philosophe disait : II ne fait pas la bête, il ne le pour­rait pas; mais il fait le bête, et certes ce n'est pas la même chose. Il voit, il connaît, apprécie le mal comme vous, mais son esprit délicat et bon le pousse instinctivement vers le bien. Il ne vous méprise pas, vous n'en valez pas la peine ; il vous prend en pitié.

     Si j'étais fée, dit l'auteur de l’art d'être heureux, et que, pour doter mon filleul, j'eusse à choisir entre l'esprit et la bêtise, je dirais sans hésiter :

Qu'il soit bête; pas trop si c'est possible, mais assez pour s'épargner une suite incal­culable de chagrins, de déceptions et souvent de remords.

     Tenons ce piège de bêtise, écrivait Montai­gne ; à celui qui l'aura apprise, elle donnera sûrement plus de calme et de bonheur que ne saurait le faire l'esprit.

     Malheureusement, ajoute Droz, n'est pas bête qui veut. L'étude ne suffit pas, il faut la vocation ; et établirait-on ce piège de bêtise gratuite et obligatoire, on ne parvien­drait pas à bêtifier tout le monde sans excep­tion  et toujours, il y aurait à la queue de la classe, hélas! Quelque pauvre diable d'esprit absolument rebelle.

    Vous croyez que je plaisante, dit-il encore; eh  bien, non ; vous vous trompez. Quand je vois ce que les hommes font de leur intelli­gence en politique, en littérature, en con­duite, quand je vois combien de souffrances secrètes, combien d'inquiétudes et d'agita­tions stériles, cause d'ordinaire le trop d'esprit, cet esprit qui cherche en tout et partout à briller, à parader, à éclipser, à dominer, à attirer tout à lui... en vérité, la bêtise m'apparaît comme un baume.

    L'homme qui a trop d'esprit, qui le sait trop, qui le montre trop, n'est pas l'homme qui dirige, qui redresse, qui fortifie, qui fait du bien.

Il éblouit plus qu'il n'éclaire.

Il humilie et irrite plus qu'il ne corrige.

Il lasse plus qu'il n'intéresse.

Il repousse plus qu'il n'attire.

   Un peu de cette bêtise dont nous parlons et qu'accepte si volontiers l'homme de cœur, ôte à l'esprit les rayons qui brûlent et leur laisse seulement la chaleur qui réjouit et la lumière qui guide.

   Un peu de cette bêtise repose l'esprit et lui ôte ces désirs d'ambition qui sont comme des visiteurs importuns, troublant son repos, le rend content de ce qu'il possède, et lui apprend à en jouir et l'entoure de cette douce jouissance que ressent celui qui, près du feu, l'hiver, entend la brise froide souf­fler au dehors, et se dit : je suis bien !

   Un peu de cette bêtise, à un point de vue plus élevé, permet à celui qui la possède d'être utile autour de lui; ses conseils n'hu­milient pas, sa parole pénètre dans les âmes comme la rosée dans la fleur sans qu'elle s'en aperçoive, et — même devant Dieu — elle peut prendre le nom de cette vertu si appréciée au ciel :    L'humilité.

 

                Extrait de : La paillette d’or. (1904) Page 58.

 

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 03:00

« Adorons dans l’Hostie

 

Le silence du Verbe,

L’obéissance du Roi des rois,

L’humilité de l’Être premier,

L’anéantissement du Tout. »

 

La vie cachée de Jésus dura dix fois plus longtemps que sa vie de prédication active. Sa présence ne fut accessible qu’à un petit nombre.

La vie cachée de Jésus se prolonge dans les siècles de Sa présence Eucharistique. Cette Présence est accessible à tous sans exception et spécialement pour les grands pêcheurs.

Notre Dieu est un « Dieu caché », qui ne se révèle, qu’à ceux qui l’aiment.  C’est tout le mystère de la discrétion divine qui est la marque de Sa Sainteté.

Dieu pourrait se montrer tel qu’Il est. Les hommes en seraient écrasés.

Il pourrait tout faire seul, mais Il veut communiquer ses biens, en faisant participer, coopérer, Sa créature à son propre bonheur en lui donnant de mériter. « Bienheureux ceux qui on cru, sans avoir vu !». Ceux qui m’ont vu petit Me verront grand.

Tout le secret de l’amour est de se faire chercher librement, sans user de la force, ni de la séduction. D’autant qu’il s’agit de la relation d’un être tout Puissant, infini et d’une créature tirée du néant. Le Roi ne veut pas être aimé pour sa puissance, ou pour ses richesse. Il veut être aimé pour Lui-même et par les plus petits, les plus impressionnables, si vite écrasés.

Il est venu guérir la maladie de l’orgueil et ses fléaux par l’humilité ; l’ignorance par la vérité, le péché horrible par la beauté du bien.

Voilà pourquoi Il ne se révèle qu’à ceux qui veulent bien perdre de vue les façons de faire des puissants et des riches de ce monde.

Il veut faire contempler par les pauvres en esprit la profondeur de Sa propre Bonté qui se cache pour mieux se révéler aux esprits qui se tournent vers Lui avec amour et disparaître aux esprits mal tournés.

La vie cachée de Jésus, terrestre et eucharistique est un trésor spirituel et une grande leçon de vie.

C’est le même Sauveur qui est là à notre porte et le monde l’ignore ou détourne la tête.

 

Ce texte d’un grand contemplatif du XVII° siècle servira de guide pour notre émerveillement et notre prière.

1)    Le silence du Verbe

« J’ai donné trente années de Ma vie pour apprendre aux hommes à se taire, demeurant exprès durant tout  ce temps dans un profond silence, Moi qui suis le Verbe et la Parole Éternelle de Dieu Mon Père. »

C’est par le silence que l’on traite avec Dieu, d’esprit à esprit; c’est par les paroles que l’on traite avec les hommes corps à corps.

Fuis, tais-toi, supporte et repose-toi en Dieu. Voilà le secret de la perfection.

Le silence ne s’apprend que par le silence. Vous honorez le saint Silence de Jésus en l’imitant en fuyant les bavardages et les bruits inutiles et bien entendu, nuisibles.

 

2) L’obéissance du Souverain Monarque

« Je ne pouvais pas, dit Jésus, obéir à Dieu Mon Père dans l’éternité, parce que Je ne suis pas Son inférieur selon la naissance qu’il Me donne de Sa propre Substance ; mais Je suis Son Égal en tout.

J’ai donc voulu exprès devenir Son inférieur, selon une autre naissance dans la nature humaine pour être en état de dépendre de Lui et de Lui obéir en tout. Et J’avais une complaisance infinie à être soumis à Marie et Joseph.

Tout au long  de Ma vie, jusqu’à Ma mort, J’ai tout fait par obéissance à Mon Père. Je trouvais une félicité de penser en Moi-même : Voilà qu’un Dieu obéit à Dieu. Jamais cette vertu ne pouvait être plus glorieuse. L’obéissance est le chemin le plus court pour arriver à une grande sainteté. Car l’obéissance est l’amour qui s’unit à l’amour.

 

3) L’humilité de l’Être Premier.

 

Dans l’ordre de l’Être, Dieu est sans égal. Il est le Premier.

« J’ai voulu rester caché, dans la solitude, inconnu et méprisé, voilant par un miracle continuel la gloire de Ma divinité, afin que  les hommes connussent la force et l’excellence de Mon amour, voyant de quoi il M’a dépouillé pour leurs intérêts.

Ma propre vie, c’est la gloire. C’est pour vous sauver que J’ai accepté le mépris. C’est pour vous apprendre l’humilité, l’amour de la vie cachée, le sens de la solitude avec Dieu.

C’est pour réparer l’orgueil qui est le premier de tous les péchés et le plus dangereux de tous. »

4) L’abaissement du Tout

Être Premier, Source de tous les êtres, Dieu, dans Son immensité infinie les embrasse tous. Nul ne peut se dire sa propre origine. Ainsi on peut dire que « tout est en Dieu ». Hors du Tout de Dieu, il n’y a rien.

Et ce Tout S’est abaissé, comme anéanti, jusqu’à prendre la nature humaine et subir la mort pour nous sauver.

On comprend que la terre ait tremblé le Vendredi Saint, car toute la création a tressailli de la mort humaine de Son Auteur ».

 

La Bonté de notre Sauveur ne s’est pas arrêtée là. Ces merveilles  d’humilité au service des hommes pêcheurs  éclatent dans le Sacrement de l’Eucharistie. « Où non seulement la Divinité, mais aussi l’humanité est cachée sous les espèces du Pain et du Vin : Mystère de la Foi, plus profond encore ! »Pour nourrir notre Foi et nous   donner la grâce et le mérite, la Sainteté de Dieu s’est révélée, « parcourant le domaine de l’être d’une extrémité à l’autre, avec la force et la suavité d’un parfum invisible, de l’infini au néant, pour faire participer le néant à l’infini.

« Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur ! ».

 

  Les leçons de la Vie cachée de Jésus   (P. d’Argentan - 1615-1680)

 

amdg   Lundi 16 avril 2012 Merveilles divines...

http://amdg.over-blog.fr/article-merveilles-divines-103492832.html

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 18:36

"Le Saint Père Paul VI est réduit à l'impuissance et ne peut plus paraître devant vous. Les décrets promulgués par le Vatican contre ma sainte Doctrine (...) ne viennent pas de lui. Vous avez été avertis de l'action diabolique des traîtres, qui ont pris sa place et qui détiennent tous les pouvoirs pour mener mon Eglise à sa ruine. (...) "

"Priez pour mon Vicaire, le souverain Pontife Paul VI, martyr de l'Eglise, victime expiatoire pour les péchés des hommes et les sacrilèges de mes consacrés". (25/05/76)

" Le saint Père Paul VI,, prisonnier et infirme, a été éloigné de tous pouvoirs en tant que Chef suprême de la chrétienté, Je vous le répète (...). Cette action diabolique est menée par l'imposteur et mes indignes serviteurs, cardinaux de Rome, hauts placés dans les sociétés secrètes. Ils ont reçu pour mission de détruire ma maison, ma sainte doctrine, et de destituer ceux qui ont refusé de s'associer aux déserteurs de la vraie Foi" (26/07/76)

"Mon Eglise est sur la via dolorosa,(voie de la douleur) elle gravira la montagne du Calvaire jusqu'au Sacrifice de la Croix" (5/11/79)

"Ma Passion ne finira qu'avec l'arrivée de Ma Justice. Alors ce sera la joie de la résurrection de Mon peuple saint et indestructible dans la Vérité éternelle de la foi et l'épanouissement de Ma sainte Doctrine". (12/04/79)

Dieu enverra Sa Justice au moment du Châtiment. Nous sommes entrés dans les temps de tribulations que nombre de prophéties ont annoncé au cours des siècles derniers... les temps sont proches où le saint Père, le Pape Paul VI retrouvera le siège de Pierre.

Ancilla de Bruxelles (1972-1979) Messages publiés avec l'approbation de Mgr l'Archevêque de Niteroi pour l'édition portugaise.

Paul VI, Pape martyr de la Fin des Temps

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 06:30

"Si elle n'est pas en enfer, elle doit avoir bien besoin de mes prières !" Je me mis à prier pour elle. Soudain, elle m'apparut et me dit: "Ne prie pas pour moi, je suis damnée!


Le R. P. Jean-Baptiste, capucin, raconte le fait suivant dans sa petite revue:

Le Propagateur des trois Ave Maria (février 1909, p.40).

Un religieux Rédemptoriste, pieux, zélé, éclairé, nous transmet le récit que nous rappor­tons ici. Il a tous les caractères de la vrais-semblance, et il est de nature a faire réfléchir sérieusement les âmes qui suivent la voie de la perdition. Voici ce fait, avec les commentaires du religieux missionnaire.

"Une excellente chrétienne, mère d'une famille nom­breuse, m'a raconté le fait suivant, dont elle garantit les faits. "J'avais, dit-elle, une amie d'enfance, qui eut le malheur d'épouser un vaurien. Elle s'était dit: "Je le convertirai". Et c'est lui, comme il arrive presque toujours, qui la pervertit et la damna. Déjà, il avait perverti et fait mourir de misère sa première femme. Un jour, j'apprends la mort de mon amie. La nuit, avant de m'endormir, je me dis? "Si elle n'est pas en enfer, elle doit avoir bien besoin de mes prières !" et je me mis à prier pour elle. Soudain, elle m'apparut et me dit: "Ne prie pas pour moi, je suis damnée! C'est l'impureté qui m'a fait mourir et qui m'a damnée!" Et elle dispa­rut.

"Mon Père, ajouta-t-elle, avec un accent con­vaincu, ce n'est pas un rêve, j'étais parfaitement éveillée. Oui, je l'ai vue, de mes yeux, et enten­due de mes deux oreilles, et ce n'est pas à moi qu'il faut dire: "Il n'y a pas d'enfer, personne n'en est revenu"; moi qui ai vu et entendu une damnée me dire: "Ne prie pas pour moi, je suis damnée ! C'est l'impureté qui m'a damné".

L'impureté, ajoute le missionnaire, est la grande porte de l'enfer." Sur cent damnés, dit Saint Alphonse, quatre-vingt-dix-neuf sont en en­fer à cause de l'impureté, et le centième n'y est pas sans l'impureté.


Conclusion, les exemples que nous venons de citer ne doivent décourager personne. Efforçons-nous de bien servir Dieu; évitons soigneusement le péché mortel, ainsi que le péché véniel; rentrons en grâce avec Dieu aussitôt que nous avons eu le malheur de l'offen­ser mortellement;

Honorons fidèlement la très sainte Vierge, et certainement nous éviterons l'enfer. N'oublions pas ces paroles de saint Alphonse de Liguori:" Il est moralement impos­sible qu'un serviteur de Marie se damne, pourvu qu'il la serve fidèlement et qu'il se recommande, à elle."

Doux Coeur de Marie, soyez mon salut.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 06:25

On dit : «Toutes les religions sont bonnes ». Cette objection courante, qui ne semble pas méchante et qui cependant mérite les anathèmes de la raison et de la foi. Nous allons étudier ce mot en apparence inoffensif, et y découvrir une sottise, une impiété, un expédient et un aveu.

1°) Toutes les religions sont bonnes. C’est une sottise.

Car c'est affirmer que le oui et le non, le pour et le contre sont également bons, également vrais. 

Deux historiens qui écrivent, l'un que Napoléon 1er est mort en1821, l'autre qu'il est mort en1823, ne peuvent avoir raison tous eux, vu que Napoléon n'a pu mourir à deux dates différentes. De même à cette question : Jésus-Christ est-Il Dieu ? Oui, dit le catholique, - Peut-être, répond un protestant avancé, - Non, dit un juif, - C'est un prophète comme Mahomet, ajoute un Turc". Ils ne peuvent pas tous avoir raison.

Voyons. Tout homme pourrait en conscience adorer Bouddha avec les Indous, Sérapis avec les Egyptiens, Moloch avec les Carthaginois, Teutatès avec les Gaulois, Jupiter avec les Grecs et les Romains ?... Tout homme pourrait en conscience croire en Dieu ou nier son existence, croire à la divinité de Jésus-Christ ou la rejeter, croire à l'origine divine de l'Eglise ou s'en moquer ? Mais ce serait la plus palpable des contradictions et la plus grossière des énormités !... Le simple bon sens nous dit que nous ne pouvons admettre l'identité du vrai et du faux, - que nous ne pouvons mettre sur le même pied et saluer d'un hommage égal le catholicisme avec ses gloires immaculées, le protestantisme avec ses patriarches orduriers, le mahométisme avec ses harems et son fatalisme abrutissant, le bouddhisme avec ses honteuses superstitions. 

Vous alléguez peut-être qu'entre tant de religions il est difficile de reconnaître la véritable. Qu'est ce que cela fait ? Si, pour me libérer d'une dette, je vous présentais une pièce de 5F en plomb qui n'a pas de valeur, ou une pièce de 5F démonétisée qui ne vaut que 3F75, en vous disant : « Toutes les monnaies sont bonnes », vous trouveriez la plaisanterie mauvaise, et vous me diriez avec raison : « De ce qu'il y a de la fausse monnaie, il ne s'ensuit pas qu'il n'y en a pas de bonne ». Ce serait folie de dire : « Toutes les monnaies sont bonnes ». Or il est également insensé de dire : « Toutes les religions sont bonnes ». Si on le dit par ignorance ou par étourderie, c'est une simple sottise. Et si on le dit par indifférence et par mépris, c'est une sottise doublée d'une impiété. 

2°) Toutes les religions sont bonnes. C'est une impiété.  

Dieu est le Maître. Donc il n'est pas permis de dire que toutes les religions sont bonnes. Il n'y a, il ne peut y avoir de bonne que la religion que Dieu a instituée, c'est-à-dire les dogmes qu'il a révélés et que nous devons croire, la loi qu'il a promulguée et à laquelle nous devons nous conformer, le culte qu'il a établi et qui est pour nous obligatoire. En dehors de cela que reste-t-il ? Des religions de fantaisie que Dieu réprouve et que la conscience n'a pas le droit d'accepter. 

Dieu est juste et sage. Donc il n'est pas permis de dire que toutes les religions sont bonnes. On demandait à Pope comment il s'était fait tant d'amis. Il répondit : « Au moyen de ces deux axiomes : Tout est possible. Tout le monde a raison ». C'est trop. On ne peut pas tout approuver. Or, si toutes les religions étaient bonnes, Dieu approuverait en même temps des vérités et des erreurs. Il aurait le même sourire de bienveillance pour le calviniste qui se moque de la Présence réelle et pour le catholique qui adore l'Eucharistie, pour le paganisme qui autorise la polygamie et le divorce et célèbre des mystères infâmes, et pour le christianisme qui exalte la virginité et prescrit l'unité et l'indissolubilité du mariage. Dieu dirait au juif, au chrétien, à l'indien « païen », au mahométan : « C'est bien, vous avez tous raison ». Un pareil Dieu ne serait ni juste, ni sage, ni saint. Il ne serait pas Dieu.

Dieu est bon. Donc il n'est pas permis de dire que toutes les religions sont bonnes. Dieu, qui est la bonté même, n'a pas pu rendre introuvable et inaccessible à l'homme la vraie religion. Il a dû donner la vraie religion, à la religion catholique, des preuves à l'infini, et des preuves éclatantes, populaires, indéniables. Et c'est ce qu'il a fait. 

Qui est-ce qui peut savoir si c'est précisément la religion catholique qui est la vraie religion ? Qui ? Mais tous peuvent le savoir. Il n'y a qu'à regarder. Le catholicisme, c'est comme St Pierre de Rome. La longueur de St Pierre, y compris les murs, est de 220 mètres. La largeur est de 150 mètres. La hauteur du dôme depuis le pavé jusqu'au sommet de la croix est de 140 mètres. Les tours de Notre-Dame de Paris, si on les transportait dans St Pierre, ne s'élèveraient pas même à la hauteur où commence la courbe de la coupole. Tel est le catholicisme comparé aux autres religions. Il les dépasse toutes. Il les éclipse. Il porte manifestement le caractère du divin. Dire que toutes les religions sont bonnes, c'est un blasphème, c'est une impiété qui outrage la souveraineté, la sagesse et la bonté de Dieu. 

3°) Toutes les religions sont bonnes. C'est un expédient.

C'est un expédient pour se débarrasser de toute religion, et de la religion chrétienne en particulier.

1. Pour se débarrasser de toute religion. Si l'on était sincère en déclarant que toutes les religions sont bonnes, on devrait les respecter toutes et, au moins, en pratiquer une. Ce n'est pas ce qu'on fait. On déclare que toutes les religions sont bonnes, c'est-à-dire facultatives, donc point obligatoires. Et l'on s'abstient. On déclare qu'il est indifférent d'entrer dans la cathédrale ou dans le temple, ou dans la synagogue, ou dans la mosquée. Et l'on reste à la porte. On déclare qu'on a de la religion dans son cœur, qu'on pense à Dieu et qu'on l'aime en regardant la terre et sa verdure, le ciel et les nuages, la mer et ses flots, mais qu'on n'a pas besoin pour aller à Dieu de passer par le prêtre et par le culte. Et l'on se tient à distance de toute religion positive et cultuelle.

En réalité, on vit sans religion. Eh bien, je dirai ici toute ma pensée. A l'homme qui vit sans religion, je préfère l'homme qui professe une fausse religion ; je préfère l'Hindou qui adore Bouddha, le Persan qui adore Mithra, le païen qui adore Jupiter, l'Egyptien qui rend un culte au crocodile et le nègre africain qui rend un culte au tigre et à l'éléphant blanc. A l'homme qui vit sans religion, je préfère le musulman qui fait le pèlerinage de la Mecque et le Chinois qui suit les rites de Confucius. A l'homme qui vit sans religion, je préfère le pauvre sauvage qui se prosterne devant un tronc d'arbre. Tous ces égarés se trompent, sont absurdes. Mais, au moins, ils ne sont pas des impies, et ils restent des hommes. Ils ont une vague lueur, des dogmes faux, mais des dogmes ; une morale mêlée de vices, mais une morale ; un culte abominable, mais un culte. L'homme qui déclare que toutes les religions sont bonnes et qui n'en professe aucune se met en dehors de l'humanité. Son orgueil est pire que l'idolâtrie. Il me scandalise davantage en ne priant pas qu'en priant mal, et j'aimerais mieux le voir adorer des faux dieux que de le voir s'adorer lui-même ! Toutes les religions sont bonnes. C'est un expédient pour se débarrasser de toute religion.

2. Et de la religion chrétienne en particulier.

Si l'on était sincère en déclarant que toutes les religions sont bonnes, on devrait respecter le christianisme, qui est une religion au moins aussi respectable que les autres. Il n'en est rien. Sous prétexte d'amnistier tous les cultes, c'est le culte chrétien qu'on cherche à esquiver. Toutes les religions sont bonnes ? Oui, toutes, excepté le catholicisme. Des autres religions, on s'accom­moderait assez facilement. Mais le catholicisme ! Avec Voltaire on le déclare infâme... et on ne serait pas fâché de l'étouffer dans la boue, de le vouer au mépris et à l'exécration publique. Cette haine est un hommage involontaire rendu à sa divinité.

4°) Toutes les religions sont bonnes. C'est un aveu.

Que le catholicisme seul soit poursuivi avec acharnement, la chose n'est pas niable. Elle saute aux yeux. On laisse bien tranquilles le protestantisme et le judaïsme, on les accable d'éloges même et de cajoleries. Qu'un fonctionnaire soit juif ou protestant et qu'il aille au temple ou à la synagogue, on trouve cela légitime, sinon parfait ; mais qu'un sous-préfet baptisé s'avise d'aller tous les dimanches à la messe de sa paroisse... on trouverait cela intolérable, et, au nom de la liberté, un tel scandale devrait cesser. Un bon catholique voulut faire un jour l'expérience publique de cette intolérance à l'égard de sa religion. Il était à table d'hôte, et il dit tout haut au garçon : « Y a-t-il du porc dans ce pâté ? » « Mais oui, monsieur, du porc et du veau ». « Alors, servez-moi à la place une côtelette de mouton. Je suis juif et ma religion me défend de manger du porc ». Tout le monde écouta respectueusement, et personne n'eut la moindre idée de sourire. A la fin du dîner, le bon catholique se leva et dit d'une voix forte et accentuée : "Messieurs, je ne suis pas juif, mais catholique pratiquant. Avouez que, si c'eut été un vendredi et que j'eusse demandé du maigre, plusieurs auraient chuchoté et ri, traité mes désirs de ridicules et plaisanté. On peut à volonté être juif, on ne peut pas être catholique. Toutes les religions sont respectées, sauf la vraie. C'est tout simplement idiot. Bonsoir, Messieurs".

Il y a là une preuve de la divinité du catholicisme. Un proverbe arabe dit qu'on ne jette la pierre qu'aux arbres à fruits, ainsi en est-il du catholicisme. Les autres religions, on les tolère, on ne s'en occupe pas, on les dédaigne. Le catholicisme est la religion qui fait exception, la religion à part, unique. On l'exclut parce qu'on en a peur, parce qu'elle est le bien, parce qu'elle est vraie, parce qu'elle est la seule bonne ; on lui jette la pierre parce qu'elle est l'arbre que Dieu a planté et qui porte des fruits de vie.

Non, toutes les religions ne sont pas bonnes. Seule, la religion catholique est bonne, bonne pour vivre, bonne pour mourir. Un ouvrier libre penseur, blessé gravement dans un accident, demande un prêtre. «Comment, dit le prêtre, c'est vous qui m'appelez?». «Oui, c'est moi, voyez-vous, l'impiété, si ce n'est pas même bon pour vivre, c'est surtout le diable pour mourir». Et, en 1869, le président du Sénat et premier président de la Cour de cassation, disait dans sa dernière maladie : «Après avoir beaucoup lu, beaucoup étudié et beaucoup vécu, quand approche le moment de la mort, on reconnaît que la seule chose vraie et bonne, c'est la religion catholique". Ainsi Soit-il !

« DES OBJECTIONS CONTEMPORAINES CONTRE LA RELIGION CATHOLIQUE » de M. L'abbé Charles GIBIER, curé de St Paterne à Orléans en 1902 et qui deviendra, plus tard, évêque de Versailles.

Ce texte est tiré du bulletin trimestriel français, INTROIBO No 115, Janv.-Fév.-Mars 2002

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 02:32

 

 

 

Un Dieu à glorifier, Qui t'a créé pour L'aimer ;

Un Jésus à imiter, et Son Précieux Sang à t'appliquer ;

La Vierge Marie à implorer, et tous les Anges à honorer;

Les Saints à invoquer, et une âme à sauver;

Un corps à mortifier, et une conscience à examiner;

Des péchés à expier, et des vertus à demander;

Un Ciel à mériter, et un enfer à éviter;
Une éternité à méditer, et un temps à bien utiliser;

Un prochain à édifier, et un monde à mépriser;

Des démons à appréhender, et des passions à dompter;

Une mort, peut-être, à souffrir, et un jugement à subir, d'un Dieu de Vérité,

pour une éternité : Ou bienheureuse, ô quel bonheur !

                                Ou malheureuse, ô quel malheur !

Dévot lecteur chrétien, profite donc de cette journée pour bien y songer.

 

 

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