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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:22

La TOB  (Traduction oecuménique de la Bible)

Quiconque a lu, dans la revue parisienne Itinéraires, les articles d'Antoine Barrois (n. 218, déc. 1977; n. 220, févr. 1978; n. 239, janv. 1980; n. 243, mai 1980) et les quelques pages d'un prêtre russe orthodoxe (n. 238, déc. 1979) incline à penser qu'on ne devrait même pas discuter, entre « fidèles », l'inconvenance pour ne pas dire la nocivité d'une bible « oecuménique » , surtout dans l’atmosphère de brouillard doctrinal dont se plaignent actuellement les esprits.

Principes

L'oecuménisme contemporain, dont la mémoire écourtée ne retient que des extraits ambigus du dernier concile, rompt imprudemment avec la tradition théologique de Rome sur le sujet de l'unité religieuse.

1. On parle aujourd'hui de retour à l'unité comme si l'Église du Christ avait perdu la sienne après le schisme oriental du Xle siècle (Michel Cérulaire) et l'apostasie occidentale du XVIe siècle (Luther, Calvin, Henri VIII). Or, l'Église n'a jamais perdu, ne pourra jamais perdre son unité, qui est la première « note » ou caractéristique de son existence visible. Nous l'affirmons au credo de la messe dominicale, lorsque le rite de celle-ci n'est pas mutilé: et unam, sanctam, etc.

 

    2. Quant à l'unité des chrétiens, déchirée à l'Est et à l'Ouest, il est absolument contre-indiqué d'en rêver la restauration au moyen de concessions qui ébranleraient l'unité de l'Église. Divinement établie par l'unique Sauveur Jésus, l'Église a, de fait comme de droit, la même unité que son Fondateur, grâce à l'aveu d'une foi dont la formulation et l'intelligence possèdent, dans les définitions solennelles et la continuité « prophétique », le privilège de l'immutabilité. « Le ciel et la terre passeront; mes paroles ne passeront point. » (Mt 24: 25.) « Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28: 20.) On le comprend mieux après avoir lu l'encyclique Mortalium animas que promulgua le pape Pie XI le 6 janvier 1928.

3. Jusqu'à présent, de toutes les rencontres, discussions, céré­monies « interconfessionnelles » et autres initiatives « oecuméni­ques », il n'a résulté aucun accord vrai. A preuve, la déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la foi (cf. la Documentation catholique du 16 mai 1982, n. 1830, pp. 508-512). L'équivoque et la méfiance règnent partout, à tel point que la moindre expression officielle d'une doctrine traditionnellement catholique suscite révolte chez les toqués d'oecuménisme et chari­vari dans les salles de rédaction où bourdonnent les manipulateurs de l'opinion.

4. Il faut connaître les tracts et articles qu'a publiés Michael Davies, anglican converti, professeur magistralement informé des positions protestantes et catholiques; sans négliger, certes, les textes des faux « accords » conclus entre les membres « catholi­ques » et non catholiques des diverses « commissions » chargées d'étudier le problème oecuménique. Par le titre même d'un opuscule traduit en français il y a sept ou huit ans, l'Oecuménisme, levier de la protestantisation de l'Église, un théologien allemand, George May (de Mayence), résume bien son sentiment et celui des obser­vateurs les mieux renseignés. Un sentiment contraire étonnerait, puisque l'agitation « oecuménique » de notre temps déroge sans vergogne à l'enseignement et aux directives très fermes de l'ency­clique Mortalium animas.

 

A SUIVRE

      Par : Antoine Derome (Pseudonyme du Père Marie-Joseph D’Anjou S.J.)

 

 

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