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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 06:16

 

 

La trahison de Judas, ne fut-elle pas une des phases principales de la Rédemption ?

 

Toutes nos actions, même nos erreurs, concourent au bien de ceux qui aiment Dieu et à son Église.

 

Si Judas avait demandé pardon au lieu de se suicider, il serait devenu comme Saint Pierre un SAINT.  C’est fou ce que peut faire l’orgueil…

 

Le seul chef légitime de l’Église actuellement est SS PAUL VI. 

 

On aura beau dire qu’il a fait beaucoup d’erreurs…, patati et  patata…

 

Il les a reconnu et les a regretté et puis après… 

 

Saint Pierre a fait la même chose…

 

Tout cela fait partie de l’histoire de l’Église depuis plus de 2000 ans.

 

C’était le plan de Dieu, il fallait toutes ces petites erreurs, pour qu’on arrive ainsi à la fin de temps…  Si on avait prié, cela aurait pu être différent, mais on ne là fait…

 

Nous y sommes bien engagé depuis  le 6 août 1978…

 

http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-avertissements-a-ceux-qui-diffament-le-st-pere-103016834.html

 

http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-devenir-riche-mode-d-emploi-95784633.html

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 06:15

 

Commençons cette réflexion par une comparaison.

 

Le froid, dont l'intensité fait chaque année bien des victimes, est surtout fatal aux voyageurs.

 

Engourdis par la rigueur de la température, les infortunés ne résistent que difficilement à la tentation de s'arrêter sur le bord du chemin. La monotonie des routes en des pays de vas­tes plaines contribue encore à les faire paraître plus longues. Ce sont des voies toutes droites, à perte de vue, bordées d'ar­bres également distancés, et dont aucun accident de terrain ne vient rompre l'uniformité.

 

« Ah ! Se dit le voyageur, j'ai déjà tant marché ! Et le terme est encore si éloigné de moi ! Le vent m'oppresse, mes jambes alourdies refusent tout service. Reprenons un instant haleine, reposons-nous !... »

 

Et il ne sait pas que c'est là une illusion fatale... Il cède ; et tandis qu'il savoure une sensation indéfinissable de bien-être, le sang épaissi se fige dans ses veines. Sa volonté faiblit; le sommeil arrive ; un attrait irrésistible l'enchaîne au pied de cet arbre auquel il vient de demander un appui. Et bien­tôt, c'en est fait ; il est gelé, les passants ne frôlent plus qu'un cadavre.

 

Qui ne croirait que le mal le plus à craindre pour des voya­geurs, c'est la fatigue, et que le remède le plus salutaire est le repos ? Pas du tout : «C'est la marche qui les sauve et c'est l'arrêt qui les perd.»

 

Tant qu'ils poursuivent leur route avec courage, luttant contre les obstacles extérieurs et plus encore contre leur fatale envie de s'asseoir, ils ne courent aucun péril. Dès qu'ils com­mencent à écouter la voix de la nature, effrayés des difficultés de l'entreprise, et à se laisser envahir par la lâcheté, l'ennui, le dégoût, leur perte est certaine.

 

Le danger pour eux, le su­prême danger, c'est le découragement.

 

C'est aussi le principal danger pour bien des personnes dans l'or­dre spirituel.

 

Comment le découragement naît-il en nous ? Le découragement peut avoir plusieurs causes ; toutefois, il  provient  presque toujours,   en   dernière  analyse,  d'une frayeur imaginaire, que le démon réussit à nous inspirer.

 

Tantôt on se dégoûte de ses exercices de piété, parce qu'on les trouve trop uniformes, trop monotones, et que les conso­lations intérieures font défaut.

 

L'esprit malin exagère cette difficulté que l'on éprouve à prier ; il persuade qu'on est in­capable de le bien faire. Qu'arrive-t-il ? On raccourcit ses priè­res, on néglige la visite au Saint-Sacrement ; les goûts mon­dains remplacent l'amour du bon Dieu; survient une occasion fâcheuse à laquelle on succombe : et voilà le découragement.

 

Tantôt on est assaillie par des tentations importunes. On a beau les chasser : elles reviennent à tout moment, et pro­voquent des inquiétudes de conscience, ou plutôt des scru­pules. On s'imagine faussement qu'on ne saurait résister aux attaques du démon, que la vertu est hérissée de diffi­cultés insurmontables, etc. Et voilà le découragement !

 

D'autres fois, c'est le respect humain qui fait peur, on se laisse détourner de ses pratiques pieuses par ceux qui ignorent le pourquoi le Bon Dieu nous a créée : « Il ne faut pas se singulariser ! Le bon Dieu ne demande pas tout cela !  Il suffit de faire comme tout le monde ! »

 

On écoute ces perfides conseils, et le démon en profite pour paralyser la volonté et faire trouver des difficultés nouvelles à l'accomplissement des exercices spiri­tuels qu'on a conservés. On s'attriste, on se chagrine, on se décourage.

 

Enfin, c'est trop souvent une chute soudaine et humiliante, qui inspire un dépit mêlé de désespoir. Rien ne serait compro­mis pourtant, si l'on avait la sagesse de se relever immédiate­ment et de se jeter dans le sein de. La divine miséricorde. Mais non : la honte fait verser plus de larmes que le repentir. Et toujours, on cède à la lâcheté naturelle, on croit à tort que tout est perdu ; on se décourage !

 

Que faire dans la tentation du découragement ?

 

 Lutter, lutter encore, lutter toujours. On n'est jamais vaincu dans ce combat que quand on dit : « Je suis vaincu. »

 

Mais les tentations sont si séduisantes, les occasions. sont si fortes ! L'esprit du mal me pénètre de toutes parts  et il me semble que je l'accueille malgré moi ... !    

 

En avant, quand même… ! Lorsque tout en vous dit oui,répondez encore non. Et continuez avec confiance. Ne vous troublez de rien : Dieu est avec vous.

 

—   Mais je commets tant de fautes ! Il m'arrive si souvent de céder !

 

—   Eh bien, faites comme l'enfant qui se relève après cha­que chute et court à sa mère. Relevez-vous courageusement, promptement.

 

Et puis, souvenez-vous que le voyageur doit recourir fré­quemment à ses provisions de route pour réparer ses forces. Vous devez avoir recours à votre Ange Gardien et à la Sainte Vierge Marie, toujours vierge.  Il faut méditer la Passion de N.S.J.C.  Avez-vous idée de tout ce qu’Il a enduré pour nous ?  Commencez par découvrir cela… ça va vous aider a avancer.

 

Jésus lui-même vous présente le remède ; car c'est main­tenant, et tous les jours, qu'il vous faut avoir recours a Lui, n’a-t-il pas dit :

 

«Venez à moi, vous tous qui souffrez et qui êtes ac­cablés, et je vous rendrai des forces !»

 

Sainte Catherine de Ricci, vierge.

Alexandrine de Ricci était fille d'un noble de Florence.

 

A treize ans elle entra dans le tiers ordre de Saint Domi­nique, au monastère de Prato, et prit en religion le nom de Catherine, en l'honneur de sainte Catherine de Sienne, sa pa­tronne. Son principal attrait était la passion de Notre-Seigneur à laquelle il lui fut donné de participer miraculeuse­ment. Catherine passa pendant douze ans tous les vendredis en extase, elle reçut les sacrés stigmates aux pieds et aux mains, la plaie au côté et la couronne d'épines. Ces faveurs firent de sa vie un continuel martyre et lui inspirèrent une tendre compassion pour les saintes âmes du purgatoire. Elle offrait pour leur soulagement toutes ses prières et toutes ses pénitences ; sa charité pour elles était si bien connue dans toute la Toscane que, de toutes parts, après un deuil de fa­mille, les parents du défunt accouraient à Florence pour le recommander aux prières de Catherine. Elle mourut en 1589.

 

Extrait de : LECTURES   MÉDITÉES.  (1933)

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:52

 

Sa mère le rejoint à Milan et le trouve presque découragé.

« 0 vous, mon espé­rance depuis ma jeunesse» (ps., 70, 5.), où étiez-vous pour moi ? Où vous étiez-vous retiré ? En vérité, n'est-ce pas vous qui m'aviez créé, qui m'aviez distingué des quadru­pèdes et m'aviez fait plus intelligent que les oiseaux du ciel ? Et je cheminais pourtant sur une route ténébreuse et glissante ; je vous cherchais hors de moi et je ne trouvais pas « le Dieu de mon cœur» (ps., 72, 26.) ; « j'étais tombé dans les profondeurs de la mer». (ps. 67, 23.) Je perdais toute confiance et tout espoir de décou­vrir la vérité.

 

Ma mère avait fini par me rejoindre, me suivant, forte de sa piété, sur terre et sur mer et puisant en vous sa sécurité au milieu de tous les périls. Aux moments critiques de la traversée, elle donnait du cœur aux matelots eux-mêmes qui pourtant d'habitude remontent le courage des passagers novices quand ils s'affolent de peur. Elle leur promettait qu'ils arriveraient au port sain et sauf, car vous le lui aviez promis vous-même au cours d'une vision.

 

Elle me trouva vraiment en grand péril, sans aucun espoir d'atteindre à la vérité. Pourtant quand je lui eus révélé que, sans être catholique, je n'étais plus manichéen, elle ne bondit pas de joie, comme à une nouvelle inattendue. Elle se trouvait désormais tranquillisée, cependant, sur ce point de ma misère qui la faisait pleurer sur moi comme sur un mort, mais un mort que vous deviez ressusciter. Elle me présentait à vous, en pensée, sur un brancard, pour que vous disiez au fils de la veuve : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi» (Luc, VII, 12.) et que ce fils se mît à revivre, recommençât à parler et fût rendu par vous à sa mère. Son cœur ne tressaillit donc pas d'une joie tumultueuse, quand elle apprit que j'étais d'ores et déjà devenu pour une si large part ce qu'elle vous demandait chaque jour avec des larmes de me faire devenir. Je n'avais pas encore atteint la vérité, mais je m'étais désormais arraché à l'erreur. Bien plus, sûre que vous donneriez ce qui manquait à ma conversion, puisque vous la lui aviez promise entière, elle me répondit d'un ton très placide et le cœur plein de confiance que sa foi dans le Christ lui donnait la certitude de ne pas quitter cette vie avant de me voir catholique pratiquant. Oui, ce sont bien là ses paroles. Mais, à vous, source de miséricorde, elle portait des prières et des larmes plus abondantes, pour que vous vous hâtiez de me secourir et d'illuminer mes ténèbres. Elle accourut plus assidue que jamais à l'église, se suspendre aux lèvres d'Ambroise et puiser « à l'a source d'eau vive qui jaillit pour la vie éternelle ». (jean, IV, 14.) Au fait, elle le chérissait comme un ange de Dieu, car elle avait appris entre temps qu'il m'avait déjà amené à ces fluctuations du doute par où, elle en était certaine d'avance, je passerais de la maladie à la santé, après une période où le danger se fait plus menaçant, sous la forme d'un accès que les médecins appellent critique.

 

Or, un jour qu'elle apportait aux tombeaux des saints, comme c'était son habitude en Afrique, des gâteaux de riz, du pain et du vin pur, le portier lui interdit de faire son offrande.  Dès qu'elle sut que cette interdiction venait de l'évêque, elle mit tant d'empressement et de piété à s'y sou­mettre que je fus moi-même en admiration devant la facilité avec laquelle, elle condamna son habitude plutôt  que de  discuter la  défense  épiscopale.  Ce n'est  pas que l'intempérance assiégeât son esprit ni que l'amour du vin la poussât à la haine de la vérité,   comme   il   advient   chez   un   bon  nombre d'hommes et de femmes qui, devant une chanson sur la sobriété, éprouvent les mêmes nausées que les  ivrognes   devant  un  breuvage  étendu  d'eau. Tout au contraire, quand elle apportait sa corbeille garnie des mets traditionnels qu'elle devait goûter la première et distribuer ensuite, elle ne prenait, pour faire honneur aux autres, qu'une petite coupe de vin coupé d'eau dont le dosage se mesurait sur la sobriété de son palais. Et s'il se trouvait plu­sieurs défunts   dont   l'anniversaire   lui paraissait devoir être honoré de la sorte, elle portait à la ronde la même petite coupe et la faisait resservir partout. Aussi est-ce  un vin non seulement très trempé déjà, mais encore tout à fait tiède qu'elle partageait aux  personnes  présentes   et  buvait  avec   elles  à petits coups, cherchant à satisfaire non son plaisir mais sa piété.

 

C'est pourquoi, dès qu'elle eut appris que- ce prédicateur illustre, ce maître, de la piété avait interdit ces usages, même à ceux qui les prati­quaient avec sobriété, pour ne pas fournir aux intempérants une occasion de faire bombance et parce que ces simili parentales copiaient de trop près les rites superstitieux des païens, elle y renonça de grand cœur. Au lieu d'une corbeille remplie des fruits de la terre, elle avait appris à porter aux tombeaux des martyrs un cœur rempli d'of­frandes plus pures. Elle donnait aux indigents ce qu'elle pouvait, marquant hautement par là son union intime avec le corps du Seigneur dont la passion, imitée pur les martyrs, leur a valu d'être immolés et couronnés.

 

J'ai pourtant l'impression, Seigneur mon Dieu, et sur ce point « je découvre mon cœur à votre regard», (ps., 68, 21)  que ma mère ne se serait peut-être pas prêtée facilement à la suppression de cet usage, s'il avait été interdit par un personnage, moins aimé d'elle, qu'Ambroise. A cause de mon salut, elle avait pour lui une très vive affection ; et il la lui rendait bien, à cause de sa piété exemplaire qui la faisait si assidue à l'église et allumait dans son cœur « un amour si ardent pour les bonnes œuvres». (Rom. XII, 11.) Aussi quand il me voyait, éclatait-il en éloges sur son compte, me félicitant d'avoir une telle mère. Mais il ne savait pas quel fils elle avait en moi, un fils qui doutait de tout et croyait absolument qu'il était impossible de trouver « la voie de la vie». (ps., 15. 11.)

 

 

Extrait de : Les Confessions de Saint Augustin. (Livre Sixième)

 

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 12:50

 

 

Saint Paul, parlant des derniers temps, fait le portrait des hommes. Ils seront « rebelles » à leurs parents » (II Tim., III, 2). D'autre part, nous lisons dans l'Ancien Testament : « Voici que je vais vous envoyer Elie le prophète avant que n'arrive mon Jour, grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d'anathème » (Mal., III 23, 24) et celles-ci tirées de l'Ecclésiastique (XLVIII.10, 11) : « Toi (Elie) qui fus désigné dans les menaces futures... pour ramener le cœur des pères vers les fils. »

 

Mais on ne doit pas oublier, non plus, que s'il est des jeunes qui, aujourd'hui, s'égarent par la faute initiale de parents et d'une société sans autorité qui n'a su leur donner aucun idéal, il en est d'autres qui réagissent, qui s'attachent aux vertus, qui savent donner un sens à la vie, qui vont vers une plus grande recherche de Dieu et du bien. Il en est même parmi eux que Dieu prédestine pour être les Apôtres des derniers temps.

 

Les divisions chez les jeunes catholiques prennent aussi d'autres aspects. Les uns restent traditionalistes, d'autres se

laissent entraîner vers des messes par petits groupes, parfois à la recherche du nouveau, parfois à la recherche de charismes. La division s'étend à d'autres domaines comme celui I du scoutisme où le pluralisme n'est pas reconnu.

 

Quoi qu'il en soit, nous vivons au cœur d'une époque où les larmes des mères sont abondantes. Que de souffrances offertes à Dieu par celles qui croient ; que de désespoirs chez celles, incroyantes, dont la souffrance semble vaine.

 

Tout ce qui précède se situe sur le plan local et sur le plan français. Si nous nous élevons au plan de l'Église, elle apparaîtra sous un aspect profondément douloureux. Représentons-nous l'Église universelle comme un grand arbre dont les grosses branches figureraient les Églises des divers pays. ! On constate que quelques-unes de ces branches pendent, les feuilles déjà un peu flétries, presque séparées du tronc où elles restent seulement rattachées par une lame d'écorce et d'aubier dont la cassure entraînerait le schisme.

 

Il n'en demeure pas moins que l'Église reste une et sainte. C'est là un mystère, un mystère dont on parle peu. Cela ne veut pas dire que ceux qui vivent dans l'erreur doctri­nale et le péché s'en soient détachés à leur insu ? Un clerc franc-maçon ou communiste fait encore spirituellement partie du Corps mystique ?

 

II. l'autorité.

 

L'actuelle division que l'on semble vouloir accepter en avançant le « pluralisme » ou la formule « diversité dans l'unité » montre que si l'Église, par un mystère, reste une, elle n'apparaît plus ainsi. Elle est indiscutablement divisée, d'une division qui atteint tous les domaines, parfois dans l'essentiel, parfois dans les plus petites choses, d'une division qui atteint les esprits et les cœurs. Cela est dû, en partie, au manque d'autorité qui a donné libre cours à l'esprit de désobéissance.

 

Il y a trois sortes de disciplines : celle qui est librement consentie par amour, celle qui est pratiquée par devoir et celle que l'on obtient par la crainte. Jusqu'au Concile Vatican II, tout semblait marcher en ordre dans l'Église, tant l'obéissance et la soumission étaient grandes et natu­relles, au point que les militaires eux-mêmes éprouvaient de l'admiration en face de la vie des religieux. La discipline des couvents, obtenue pour l'amour de Dieu, leur semblait plus belle que celle qui régnait dans leur entourage. Mais le Corps mystique du Christ est en partie composé de pécheurs et d'êtres imparfaits qui forment une société ayant besoin de lois, de règles et pour lesquels il est nécessaire de prévoir des sanctions et de les appliquer. Leur application demande des aptitudes spéciales et surtout l'autorité, ce qui n'est pas toujours le cas de ceux qui ont reçu la plénitude du sacre­ment de l'Ordre. Elle exige un climat favorable. Ce climat existait avant le Concile, et l'Église, à l'aide de moyens humains convenables mais parfois excessifs, savait mettre un frein aux trop grandes libertés des clercs et des fidèles.

 

Pendant Vatican II et après, le climat changea du fait de l'optimisme de S. S. Jean XXIII. Dans son discours d'ou­verture, au sujet des erreurs, il souligna que l'Église les avait souvent condamnées et très sévèrement, « mais aujour­d'hui, dit-il, l'Épouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité. Elle estime que plutôt que de condamner, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davan­tage en valeur les richesses de la doctrine » (11 octobre "1962).

 

Il est certain que S. S. Jean XXIII ne se trompait pas, sur un certain point, la doctrine est suffisante, en soi, pour l'épanouissement du christianisme, comme elle l'avait été au temps des premiers chrétiens. Mais en ce temps-là, Satan était lié, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

 

De ce discours naquit l'état d'esprit de ne pas condamner, non seulement les erreurs, mais les hommes. Il se créa chez les clercs et chez des laïcs, comme une atmosphère de libération qui fut à l'origine d'aspirations à plus de libertés et à de moindres dépendances vis-à-vis de la doctrine et de l'autorité.

 

Aujourd'hui, au nom de la liberté, n'importe qui écrit, dit ou fait n'importe quoi de préjudiciable à l'Église, impunément. L'autorité semble être mise en réserve. Cependant on la voit parfois se manifester comme moyen de coercition contre les ecclésiastiques qui refusent de se mettre au rang de l'armée de prêtres en recherche qui tournent le dos au passé.

 

L'obéissance contient en elle-même la richesse des autres vertus, nous dit sainte Mechtilde, et si l'Église est ce qu'elle est devenue, c'est que trop de ses membres et surtout de ses clercs ne veulent plus obéir. Selon l'expression de sainte Catherine de Sienne, « c'est la désobéissance qui a fermé la porte du Ciel » et c'est le Christ qui par son obéissance, l'a rouverte. Adam a désobéi. Le nouvel Adam a obéi. 

 

En 1908, saint Pie X avait parlé des modernistes con­tempteurs de toute autorité. Quels termes eût-il employé en cette orgueilleuse période d'insoumission généralisée ? Sans doute cette période est-elle celle que prophétisait Anne Catherine Emmerich, celle du « régime de la liberté, de la charité et de la tolérance », la charité ayant de toute évi­dence le sens du service rendu, de l'entraide, des secours, et non pas celui qui se trouve dans ces paroles de Dieu à sainte Catherine de Sienne : « La charité, t'ai-je dit, donne vie a toutes les vertus parce qu'aucune vertu ne peut être sans la charité. »

 

Et l'obéissance est la vertu la plus grande. Mais si elle s'affadit ou s'efface, il faut bien que l'autorité la stimule ou la provoque. Autrefois on obéissait pour l'amour de Dieu. Mais si l'amour de Dieu s'amenuise à la base, que ceux du sommet montrent leur autorité, pour l'amour de Dieu et de ceux-là même qui n'obéissent plus qu'à leurs propres idées et a leurs inspirations.

 

L'insoumission des uns, due souvent à la fugacité de leur esprit de renoncement, les difficultés réelles actuelles pour faire régner l'union harmonieuse entre la tête et la base, la quasi-impuissance des grands en face d'un esprit de contes­tation ou de rébellion, voire peut-être une sorte d'abdication, n'ont pu que favoriser la propagation du néo-modernisme et conduire l'Église à vivre la parabole du bon grain et de l'ivraie, qui semble bien, aujourd'hui seulement, avoir trouvé son actualité.

 

L'Église a toujours semé le bon grain, mais elle s'efforçait d'arracher l'ivraie semée par Satan. Elle l'a fait efficacement durant des siècles en sanctionnant, en condamnant, en refusant des permis d'imprimer, gardant ainsi chez les fidèles la foi dont elle a le dépôt. Mais depuis le Concile, elle ne condamne guère, elle ne sanctionne plus et les erreurs se répandent. Elles croissent librement. L'ivraie est envahis­sante.

 

Combien la face du monde catholique, et par répercussion celle du monde entier serait changée, si tous ceux qui, à la base, ambitionnent de servir Dieu, avaient l'esprit d'humilité et de soumission de leur Mère commune qui nous a laissé ces paroles : « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre volonté », et si tous ceux du sommet, ani­més de la même ambition, faisaient leurs ces paroles de Marie : « Faites tout ce qu'il vous dira. »

 

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE.

                       Guy Le Rumeur (1974)

                       79290 Argenton-L’Église

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:17

 

 

«Vous tous, qui furent tués  dans le ventre de votre mère et qui furent baptisés au cours des 40 dernières années, intercédez pour notre Saint Père Paul VI en exil et pour les âmes expiatrices.  Ainsi soit-il.»

 

Pour connaître la manière de les baptiser voir :  http://elogofioupiou.over-blog.com/article-comment-secourir-les- enfants-victimes-d-avortement-93534350.html

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:16

 

I.   LA  DESUNION.  (Écrit en 1974)

Si par des lectures, des conversations et une observation constante on essaie d'avoir une vue d'ensemble sur les aspects extérieurs de l'Église, on garde d'abord l'impression puis la certitude qu'elle n'est plus « une ». Ici et là on rejette des rites et des coutumes pour en adopter d'autres, exac­tement comme si, en faisant peau neuve, on parvenait à plaire à ceux qui, croyants ou encore incroyants, voudraient une Église à leur goût. Chez certains, prêtres et laïcs, on découvre un véritable acharnement à bannir tout ce qui peut rappeler l'Église d'avant le Concile. Des déviations nom­breuses, dues à des initiatives particulières prises le plus souvent en l'absence de toute autorité et de tout bon sens chrétien, mises en parallèle avec ce qui est resté stable en maintes paroisses, jettent le trouble chez la plupart des catholiques qui ne savent plus où est la vérité, laissant indif­férents les endormis qui s'habituent à tout.

 

La désunion existe à tous les échelons. Sans parler d'évêques publiquement en désaccord, comme cela s'est produit à propos du sacerdoce, citons simplement le triste et remarquable exemple qui nous est donné par l'affaire dite de la « communion de Boquen ». Ce désaccord est double. Il y eut d'abord un différend entre l'ancien prieur conventuel de l'abbaye de Boquen, de l'Ordre cistercien, située dans le diocèse de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) et le groupe des évêques de Bretagne. Celui-ci, avec une modération réflé­chie, fit connaître les distances qu'il devait tenir par rapport au style de recherche de la communion de Boquen (dont l'animateur faisait parler de lui depuis 1968) et déclara qu'il ne pouvait laisser croire qu'il approuvait une réunion organisée à Rennes, par ladite communion, au printemps 1972. Ainsi prenait corps une division latente depuis quelques années.

 

La seconde naquit aussitôt la publication de la note annonçant la position épiscopale, non du fait que la réunion ou plus exactement le « rassemblement des chrétiens en recherche et des communautés de base » eut lieu malgré les évêques, mais parce qu'une quinzaine d'associations et de mouvements catholiques s'élevèrent, protestèrent contre cette atteinte à la recherche collective. Sans doute y en eut-il d'autres qui ne s'exprimèrent point, puisqu'un an plus tard, un mouvement d'action catholique féminine, dont l'un des périodiques tire à un million d'exemplaires, consacra 25 lignes d'une colonne, en publicité pour des journées et cessions de ladite communion de Boquen, dont le respon­sable avait fait fi de l'avertissement de la hiérarchie, et déclaré sa détermination sereine à poursuivre sa recherche. Laissons ce cas important et typique et descendons dans le rang.

 

Telle paroisse est restée saine, telle autre s'est entièrement contaminée, tandis qu'ailleurs c'est la division en deux clans, cette division pouvant exister entre parents et enfants.

 

Dans tel village, le prêtre ne croit plus à la présence réelle, pas du tout, plus loin on y croit encore durant la messe mais, Dieu merci, il est encore des couvents où l'on reste en ado­ration devant le Saint-Sacrement.

 

Ici, la paroisse prie, animée par son curé ; à la ville voi­sine les laïcs ont dû réaliser un groupe de prières pendant qu'ailleurs on se désintéresse de ce que l'on considère comme du « rabâchage », lorsqu'on ne conteste pas son utilité ou qu'on ne nie pas une efficacité incompatible avec le progrès temporel.

 

Certains croient aux miracles et participent aux pèlerina­ges, d'autres n'acceptent pas les premiers et voient dans les mouvements vers Lourdes, La Salette et autres lieux saints, des manifestations d'un autre âge réservées aux vieilles bigotes. De ci, de là, on conteste à propos de l'enfer, des anges, de la virginité de Marie, du baptême, de la résur­rection du Christ.

 

La plus grande partie du clergé prêche encore la morale évangélique, sinon dans sa totalité, du moins dans son intégrité, mais d'autres, dans la ligne du nouvel enseignement, voient une grâce dans le fait que « l'étreinte du moralisme

s'est desserrée » et en oublient plusieurs Commandements. Des prêtres ne croient plus guère au péché, certains croient seulement au péché social, pendant que parmi les autres il s'en trouve pour provoquer des examens de conscience orien­tés et collectifs, donnant une large absolution à l'ensemble des participants et une pénitence préfabriquée.

 

En quelques milieux on croit encore à la doctrine sociale de l'Église et on considère le socialisme comme contraire au christianisme, tandis qu'ailleurs on voudrait faire rimer évangélisation et socialisation.

 

Maints hommes de Dieu à qui la foi éclairée permet de voir dans les riches et les pauvres (comme dans les Blancs et les hommes de couleur), des âmes à conduire au Ciel, se donnent entièrement à tous, alors que d'autres choisissent, se donnant aux uns et négligeant les autres, sous prétexte de ne point se compromettre auprès des riches et des patrons. L'esprit démagogue accroît les divisions sociales que le seul christianisme peut effacer.

 

On a les yeux rivés sur tout ce qui est injustice sociale ou qui semble tel (car on confond souvent l'inégalité et l'injus­tice), oubliant que la pire des injustices est de ne point rendre à Dieu ce qui lui est dû : amour, honneurs, louanges.

 

Ici, des foules féminines têtes nues, assistent à la messe ; près d'elles, fidèles à l'Église et à saint Paul, d'autres se refusent à abandonner la coutume traditionnelle. Dans la rue on voit des prêtres en soutane et d'autres que l'on identifie à ce « je ne sais quoi » dont il leur est difficile de se départir. Chez les religieuses, où tant de sœurs ont lutté pour ;     conserver une tenue qu'elles savent plaire à Dieu, une tenue qui les protège et engendre le respect, on rencontre des personnes en qui on voit seulement la femme, la femme élégante et soignée.

 

Mentionnons simplement pour mémoire que des pays communient traditionnellement, tandis que dans les pays voisins ceux qui le désirent reçoivent le Corps vivant du Christ dans la main, que dans une même église les uns font d'une manière, les autres de l'autre, qu'en divers endroits des laïcs donnent la communion malgré la présence des prêtres inactifs, qu'en telle paroisse on communie sous les deux espèces, qu'en telle autre le prêtre donne aux fidèles l'hostie trempée dans le sang. Les célébrants consacrent comme le veut l'Église, mais il en est qui fractionnent d'abord l'hostie, tendent les deux fractions vers les assistants (Il le donna à ses disciples), puis consa­crent. Parfois un bol tient lieu de calice, une soucoupe rem­place la patène (cela fait plus pauvre).

 

Ici le latin survit, là il est totalement abandonné.

Pendant que des séminaires agonisent, des prêtres réunis­sent des jeunes en communautés pour les orienter vers le même sacerdoce que le leur tandis que Mgr Lefebvre qui a créé un séminaire en Suisse ne peut accueillir toutes les vocations qui se présentent…

 

A la suite de tels conditionnements, la jeunesse, avec acuité, prend conscience qu'elle existe et forme un tout, par­fois en désaccord avec ses aînés, n'ayant déjà plus la même religion, la même morale surtout. Un bel optimisme peut per­mettre de penser à des crises de croissance, mais pour celui qui sait que nous vivons à la fin des temps et qui, d'autre part, a lu la Bible, ces faits peuvent être causes d'inquiétude. Sans être oiseau de mauvais augure, on peut rester pensif devant certaines paroles de l'Écriture.

(A suivre)

 

 

     Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE.

                       Guy Le Rumeur (1974)

                       79290 Argenton-L’Église

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:12

 

C’est une maxime d'un philosophe païen ; combien donc ne nous oblige-t-elle pas impérieusement à bien faire toutes nos actions, nous qui sommes des chrétien­s, nous à qui s'adresse cette parole du divin Maître à ses disciples : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est par­fait ! »

Mais, sans doute, plusieurs s'effarouchent de cette décla­ration et se disent : Comment puis-je prétendre à la perfec­tion, vivant dans le monde et exposée à commettre tant de fautes ?

C'est là une regrettable illusion. Il y a des saints dans tous les états. Nous pouvons toutes nous sanctifier, et qui plus est, nous le devons, car Dieu dit dans l'Écriture : «Soyez saints parce que je suis saint... Que celui qui est déjà saint se sancti­fie encore davantage... » Mais est-il difficile de devenir saint ? Nullement.

Saint Bonaventure avait au nombre de ses religieux un frère convers nommé Gilles, presque dépourvu d'instruction et d'une grande simplicité. Ce bon frère se plaignit un jour en ces termes à son vénérable supérieur : « Ah ! Mon Père, vous êtes bienheureux, vous autres, savants et théologiens, vous pouvez aimer Dieu bien plus que nous et devenir des saints. — Vous êtes dans l'erreur, frère Gilles, répondit dou­cement saint Bonaventure, car, avec le secours de la grâce, tout le monde peut aimer Dieu autant qu'il le veut et parvenir à la perfection. — Quoi ! reprit le frère, les ignorants peuvent-ils aimer Dieu tout aussi bien que ceux qui ont fait de longues études ? Ils peuvent devenir des saints ? — Mais certainement, répondit le grand docteur ; bien plus, une pauvre paysanne peut quelquefois aimer Dieu plus parfaite­ment et s'élever à une vertu plus éminente qu'un savant théologien. » A ces mots, le frère Gilles se sent transporté de joie. Il court au jardin, ouvre la porte qui donne sur la rue et se met à crier de toutes ses forces : « Eh ! Pauvres gens ! Eh ! Bonnes femmes qui ne savez ni lire ni écrire, venez ap­prendre une grande merveille : si vous le voulez, vous pouvez aimer le bon Dieu autant qu'un théologien, autant même que notre Père Bonaventure, et vous pouvez devenir tous des saints... »

Cet appel de l'humble frère s'adresse à nous toutes tant que nous sommes, riches ou pauvres, savantes ou ignorantes, jeu­nes ou vieilles. Une femme du monde, une jeune fille peut devenir une sainte, absolument comme une religieuse vouée aux plus effrayantes austérités. Mais que faut-il faire pour ce­la ?

Le voici en trois mots :

Faire ce que Dieu veut ;

Le faire pour Dieu ;

Le faire comme Dieu le veut.

 

1. Il s'agit d'abord de faire ce que Dieu veut. Plus de capri­ces, plus de volonté propre ni d'attache à ses idées person­nelles. Mais, dites-vous, comment saurai-je ce que Dieu veut, ce qu'il attend de moi ? Vous le saurez, com­me les soldats savent quels sont les ordres de leur prince sans pourtant l'avoir entendu, par l'intermédiaire de ses officiers. Le bon Dieu vous manifeste également ses volontés par l'or­gane de certaines personnes qui le représentent : ce sont vos parents, vos supérieurs si vous en avez, votre confesseur. Faites exactement tout ce qu'ils vous diront.

2. Il faut en second lieu le faire pour Dieu. Hélas ! Com­bien de chrétiens oublient cette grande règle et perdent ainsi tout le mérite de leurs œuvres ! Cette jeune fille va sou­vent à l'église, mais ce n'est pas pour Dieu qu'elle le fait, c'est par vanité, pour se faire remarquer ; telle autre apporte le plus grand soin à son travail, mais c'est pour ne pas encou­rir les reproches de sa maîtresse. Une troisième s'applique avec un entrain extraordinaire à certains ouvrages peu re­cherchés, mais par goût naturel, parce que ce genre de travail lui convient. Enfin, beaucoup d'autres prennent part chaque jour à quantité d'exercices plus ou moins pénibles, mais elles le font sans aucun motif, par   routine, par   habitude, par manière d'acquit, pour faire comme tout le monde. Toutes ces œuvres sont excellentes en elles-mêmes, et cependant, elles ne sanctifient pas, elles ne sont pas méritoires.

Qu'est-ce qui leur manque ? D’être faites pour le bon Dieu. Oh ! Tâchez de purifier ainsi votre intention, puisque c'est à la fois si im­portant et si facile. Chaque matin, offrez à Dieu toutes les ac­tions de la journée, et de temps en temps, particulièrement avant les principaux exercices, renouvelez  cette intention. Demandez-vous à vous-même pourquoi vous allez faire telle ou telle œuvre, et répondez intérieurement : je ne veux pas la faire pour paraître, pour être applaudie, pour mon plaisir et ma satisfaction personnelles : je veux la faire pour plaire à Dieu.

3. Il faut faire ses actions comme Dieu le veut. Et comment veut-il que vous les fassiez ? Religieusement, ponctuellement, parfaitement.   Cela veut dire qu’on doit agir autrement que les personnes du mon­de des incroyants ; on doit sanctifier son travail, en le faisant précéder et suivre d'une courte prière et en élevant quelquefois son cœur à Dieu. Ponctuellement, c'est-à-dire au lieu et temps mar­qués. Parfaitement, en prenant soin des moindres détails, et en évitant les plus légers défauts. Remarquez que ce der­nier point s'applique aux petites actions, aux œuvres les plus communes et les plus ordinaires aussi bien qu'aux plus rele­vées, parce que rien n'est petit devant Dieu.

Voilà tout le secret de la sainteté. Est-ce difficile à réaliser ? Non. Mettez-vous donc à l'œuvre sans retard. A douze ans, saint Louis de Gonzague était déjà parvenu à un degré de perfection auquel peu de personnes arrivent à la fin de leur vie. Saint Jean Berchmans avait marqué dans son carnet spirituel : « Je veux devenir un saint, un grand saint, et en peu de temps. » Or il le voulait avec une si puissante énergie qu'il le devint en effet, comme chacun le sait. Proposez-vous de les imiter.  Vous serez content, à l'heure de votre mort, d'avoir fidèlement suivi cette généreuse résolution !

 

FÊTE DU JOUR: (17 février) Saint Anastase, martyr.

en 614, Chosroês, roi des Perses, s'empara de Jérusalem et en emporta la vraie Croix. Anastase, un de ses soldats, entendant parler de cette précieuse relique, se fit dire l'his­toire de Celui qui y avait été suspendu.

Le récit de la passion sacrée du Sauveur toucha tellement son âme qu'il quitta l'armée et se rendit en Syrie, pour se faire instruire davan­tage de la foi chrétienne. Les images des martyrs dans le tem­ple d'Hiérapolis achevèrent sa conversion ; il fut baptisé à Jérusalem et entra dans un monastère situé près de cette ville. Les superstitions de sa vie passée étaient sans cesse présentes à sa pensée pour le troubler, mais son cœur brûlait d'un ardent désir de mourir pour Jésus-Christ.

Après sept années de vie religieuse, on l'envoya en pèlerinage près des saintes reliques de la Palestine. A Césarée, il blâma hardiment deux devins persans, et fut jeté en prison.

Rien ne fut épar­gné pour l'amener à renier Jésus-Christ. On lui offrit la li­berté et une haute dignité à la Cour ; on le frappa avec des bâtons noueux, on le suspendit par une main ; sa chair fut déchirée jusqu'aux os à grands coups de lanières. Anastase resta inébranlable. Enfin il fut étranglé et son corps aban­donné aux chiens.

 

Extrait de : LECTURES   MÉDITÉES (1933)

 

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