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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 10:56

 


Pour ceux qui pensent que ce n’est pas possible, que Paul VI soit encore vivant, lisez bien ce qui suit :

 

  ««  FÊTE DU JOUR: (19 février) Saint Simon, martyr.

Simon était le fils de Cléophas, le frère de St Joseph.  Il était le cousin  germain de Notre-Seigneur, le frère de saint Jacques le Mineur et de saint Jude.

 

On croit qu'il fut, aussi bien que sa mère et ses frères, du nombre des disciples de Jésus-Christ, et qu'il reçut le Saint-Esprit au jour de la Pentecôte, uni aux autres disciples, avec lesquels il avait persévéré dans la prière depuis l'Ascension du Sauveur.

 

Élu successeur de saint Jac­ques, il se retira, pendant le siège de Jérusalem, avec ses fidè­les, dans la ville de Pella, au-delà du Jourdain.

 

Après la ruine de la ville, il y revint également avec eux et l'on y vit refleurir l'Église de Jésus-Christ, composée d'un très grand nombre de Juifs qui avaient embrassé la foi.

 

Saint Simon gouverna l'église de Jérusalem jusqu'au temps de l'empe­reur Trajan, sous lequel il fut condamné à être crucifié. Il était âgé de 120 ans.

 

Il eut la gloire, en donnant sa vie pour Jésus-Christ, de mourir par le même supplice que son divin Maître. Son martyre eut lieu en l'an 107. »»

  

   Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

Paul VI, est né en 1897, le jour de la mort de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus. Il aura donc 116 ans le 30 septembre prochain, mais il sera peut-être de retour avant ça, si Dieu le veut…

Continuons notre neuvaine… (« les méchants ne pouvant nuire à ses jours » : La Salette)

 

http://steponestep.free.fr/Vert/Boanerg%E8s%20(de)%20Louis/Points%20de%20rep%E8res%20dans%20la%20crise%20effroyable%20que%20l%27Eglise%20traverse%20actuellement.pdf

 

 

   Le Christ  est  vainqueur !

Le Christ règne !

Le Christ  commande !

 A Paul VI,  souverain  Pontife et pape universel, la paix, le bien et le   salut éternel !

Que viennent des temps meilleurs !

Vienne la paix du Christ !

Que le règne du Christ et de Marie vienne !

 

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 10:55

 

VII.   LES   FILLES  DE   JÉRUSALEM.

 

Saint Luc (XXIII, 27 à 31) nous dit qu'à la montée, du Calvaire Jésus était suivi par une grande masse de peuple et par des femmes qui se lamentaient et pleuraient sur Lui. Jésus se tournant vers elles leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants, parce que vont venir des jours où l'on dira : " Heureuses les femmes stériles, les entrailles qui n'ont pas enfanté et les seins qui n'ont pas allaité ! »

 

C'est alors qu'on se mettra à dire aux montagnes : « Tombez sur nous ! Et aux collines : « Recouvrez-nous ! Car si l'on traite ainsi le bois vert, qu'en sera-t-il du bois sec ? »

 

Cet événement se renouvelle aujourd'hui au cours du calvaire que suit l'Église. En 1970, en un lieu d'apparitions non encore reconnu, Marie nous a dit, par une expression presque identique à celle de son Fils : « Pleurez sur vos enfants et sur vous-mêmes. » De même que son Fils a pro­phétisé en rencontrant les filles de Jérusalem, de même prophétise-t-elle des événements analogues. Bien des catho­liques pensent qu'il s'agit des faits annoncés par saint Jean, dans son Apocalypse, à la rupture du sixième sceau (VI, 15 à 17) :

 

 « Les rois de la terre, les potentats, les capitaines, les riches, les puissants, tous les esclaves et tous les hommes libres allèrent se cacher dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et dérobez-nous à la vue de Celui qui est assis sur le trône et à la colère de l'Agneau, car il est arrivé, le grand jour de leur colère, et qui pour­rait subsister ? »

 

Dans son calvaire, l'Église avance vers le temps où se manifestera la colère divine. Puissent d'ici là ceux qui la composent rester fidèles à la vraie doctrine, cette sève du bois vert, et ne pas en être détachés comme les sarments qui seront jetés au feu. Il ne s'agit pas ici, bien sûr, du feu éternel, mais de ce feu annoncé par saint Grignon de Montfort, tel que nous le verrons plus loin : le feu du Ciel, le feu de la colère, prédit tant de fois dans les écrits de mystiques publiés avec l'approbation de l'Église.

 

(A suivre)

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 10:53

    L’illusion de   beaucoup   de   personnes   qui   souffrent, dit un auteur, consiste à s'imaginer qu'elles souffriraient volontiers les croix qu'elles n'ont pas, mais qu'il leur est impossible de porter celles qu'elles ont.

    On conçoit aisément combien dangereuse est cette erreur, car c'est juste le contre pied de ce que le bon Dieu attend de nous.

S'il nous envoie telle ou telle maladie, c'est évidemment pour que nous nous sanctifiions par cette maladie et non par une autre.

De même que, s'il nous envoie des peines et non des mala­dies, c'est à supporter patiemment nos peines que nous de­vons nous appliquer.

    Donc, si nous souffrons de la tête, ne disons pas : « Si j'avais mal à la jambe ou à l'estomac, passe encore ; mais à la tête, c'est intolérable. » Si nous sommes aveugles, ne disons point : « Encore, si j'étais sourde ! Mais aveugle ! Je ne le prends pas, c’est trop. » Si nous sommes paralysées, ou impotentes, ne disons pas : « Je consentirais à tout pour n'avoir pas ce que j'ai. »

    C'est justement le contraire qu'il faut que nous disions, car c'est notre croix, et non celle des autres, que Notre-Seigneur veut que nous portions : « Si quelqu'un veut venir après moi, dit-il, qu'il se renonce lui-même, qu'il porte sa croix, et qu'il me suive. »

    Quelle que soit notre croix, n'envions donc jamais celle des autres. Telle qui semble faite d'un bois plus léger est taillée de telle sorte qu'elle fait trois fois plus de mal à celui qui la porte.

    Telle autre nous semble douce, parce que nous n'aperce­vons que le côté poli et brillant ; si nous pouvions voir son côté déchirant, nous reculerions d'effroi.

    Il y a des croix de bois, des croix de fer, des croix d'argent, des croix d'or : il y en a qui sont toutes fleuries et qui sem­blent n'être faites que de roses.

    Hélas ! Toutes sont des croix, et les moins douloureuses ne sont pas toujours celles qu'on pourrait croire. Sur sa croix de bois nu, le pauvre regarde avec envie la croix du riche et se dit : « Oh ! Si je n'avais qu'une croix semblable à porter ! » Et il ne pense pas que l'or pèse plus que le bois, et que la croix d'or est écrasante. Les grands du monde, cloués à leur croix d'or ou de rosés, se prennent bien souvent à déplorer leur sort et à dire : « Oh! Que les pauvres sont heureux d'être sans souci ! »

    Ceux qui pleurent croient qu'il est moins dur d'avoir faim ; et ceux qui ont faim sont tentés de regarder comme peu de chose la souffrance qui n'atteint que le cœur. Trêve à toutes ces pensées et à toutes ces rébellions ; chacun à sa croix, portons la nôtre avec patience. Alors nous la porterons avec le bon Dieu qui nous aidera à la porter saintement. N'oublions pas, d'ailleurs, que Notre-Seigneur sait bien ce qu'il nous faut. S'il nous crucifie d'une façon et non d'une autre, n'ayons pas la prétention ridicule de lui faire la leçon et de croire en savoir plus que lui. Soumettons-nous comme l'enfant à son père ou à sa mère, et tout ira bien.

    Voulons-nous un moyen de parvenir aisément à pratiquer cette belle soumission ? C'est de nous pénétrer fortement de cette pensée dans nos souffrances : « Je souffre pour Dieu, parce qu'il le veut et comme il le veut. »

    En agissant ainsi, l'âme abreuvée d'amertume se trouvera soulagée et réconfortée en Dieu. La pensée que les souffrances nous viennent de la main de Dieu leur enlèvera tout ce qui serait de nature à révolter no­tre esprit et nos sens. Il en sera ainsi surtout si nous réfléchissons en même temps que la souffrance est nécessaire pour arriver au ciel. « Il a fal­lu que le Christ souffrît, et c'est ainsi qu'il devait entrer dans la gloire. » Souffrir est une grâce de Dieu, et une grande grâce si nous savons le faire pour l'amour de lui.

    Une personne est atteinte de quelque maladie qui l'empê­che de faire ses oraisons ordinaires, d'assister au service divin, d'entendre la messe, de travailler et de faire ce à quoi son état l'oblige. Elle s'en afflige grandement, parce qu'ayant un dé­sir violent de faire toutes ces choses, elle se voit arrêtée par son mal, et contrecarrée en tout. Or, si en cet état elle pratique fidèlement la patience, si elle se perd et s'anéantit dans le bon plaisir de Dieu, elle profite et avance plus en vertu, en ce peu de temps d'épreuve, qu'en s'adonnant à toute sorte de bonnes œuvres pendant de longues années.

    Il est donc vrai, ô mon Dieu, que la patience à souffrir est la vraie marque des prédestinés et le chemin le plus court pour arriver à la perfection.

 

Voici l’histoire du Bienheureux Conrad  de Plaisance, confesseur.

    Conradétait un riche gentilhomme de Plaisance, en Lombardie. Bon époux, père dévoué, son seul défaut était un amour désordonné de la chasse. Dieu se servit de cette passion pour l'amener à une vie plus chrétienne. Un jour, la bête qu'il chassait se réfugia dans un boisé épais. Conrad ordonna d'y mettre le feu, mais, un vent violent s'étant élevé, il s'en suivit un immense incendie. Conrad épouvanté s'enfuit secrètement, et un pauvre bûcheron fut pris, jugé et condam­né à mort à sa place. A cette nouvelle, Conrad revint en toute hâte, avoua son crime involontaire, et répara autant qu'il put les dommages causés par son imprudence.

    Il vendit tous ses biens en faveur des incendiés, et vécut dès lors avec sa fa­mille dans une humble pauvreté. La vocation à la vie reli­gieuse fut la récompense de son sacrifice. Sa femme prit le voile, et lui-même entra dans le tiers ordre de saint François. Après avoir visité les sanctuaires de Rome, il fixa sa demeure dans une espèce de grotte, près de Nétine, en Sicile, et y passa les quarante dernières années de sa vie, n'ayant pour lit que la terre nue et pour nourriture que du pain et des légumes.

 

Extrait de : LECTURES   MÉDITÉES (1933)

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 17:01

 

VI.  SIMON DE CYRÈNE, PORTE LA CROIX DE NOTRE SAUVEUR…

 

Lorsque Jésus avançait vers le Golgotha, les soldats réqui­sitionnèrent un homme de Cyrène, du nom de Simon, pour l'aider à porter Sa Croix. Ce fait historique est l'image de la l'église souffre la passion part prise par les hommes dans la Rédemption ; c'est l'il­lustration des paroles de saint Paul : « Ce qui manque aux souffrances du Christ, je l'achève en ma chair pour Son Corps qui est l'Église » (Col. I, 24).

 

Comment pouvons-nous aider l'Église à porter Sa Croix ?

 

Cette Croix, nous venons de le voir, c'est surtout S. S. Paul VI qui en est lourdement chargé. Nous pouvons l'aider à la porter de deux façons. Tout d'abord, en prenant sa défense en toutes circonstances contre ses ennemis. Beau­coup, du côté des modernistes, sont contre lui parce qu'il condamne la contraception, l'avortement, le mariage des prêtres, et parce qu'il freine autant qu'il peut l'élan réfor­miste moderne. Beaucoup aussi, du côté des traditiona­listes, sont également contre lui car ils l'estiment ni assez conservateur, ni assez sévère.

 

Écoutons, à ce propos, les mots du Christ à la religieuse du diocèse d'Avezzano : « N'accepte jamais une parole contre le Pape, même de la part de ceux qui te sont chers parce que je l'aime d'un amour très particulier. »

 

Nous pouvons, enfin, aider le Souverain Pontife à porter sa Croix, de façon mystique, en priant pour lui, en faisant des sacrifices et en disant des messes à son intention.

 

Malheureusement, on peut dire que Simon de Cyrène ne court pas les rues. On le rencontre cependant, surtout sur les lieux de pèlerinage où l'on constate que l'amour marial et la fidélité au Pape vont de pair.

 

(A suivre)

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:59

 

La Croix signe du chrétien, signe de victoire, est aussi la terreur des démons, car elle leur rappel­le qu'au Calvaire, il y a deux mille ans, c'est par la Croix que le Christ a écrasé la tête du Serpent in­fernal, en opérant la Rédemption de l'humanité. Pour se venger, Satan cherche à nous arracher la Croix, au moins à la profaner et la détruire ; mais c'est en vain, car Notre-Seigneur a décidé de régner par sa Croix : Regnavit a ligno Deus (Vexilla Régis).

 

Terreur des démons, la Croix, le Crucifix, le Signe de la Croix. Nous en avons la preuve dans la cérémonie de L'Exorcisme, qui chasse les démons et délivre les possédés des démons, dans le Rituel Ro­main, (3 chapitres de la XIe  partie). L'Église pres­crit au célébrant (tout prêtre a reçu, avant la prê­trise, l'Ordre mineur d'Exorciste qui donne le pou­voir de chasser les démons), de faire au cours de cette cérémonie extraordinaire nombre de Signes de Croix sur le possédé ; il doit aussi faire l'Exorcis­me, soit en tenant en main un Crucifix, soit en de­meurant en présence d'une Croix. Cette cérémonie de l'Exorcisme, doit avoir été autorisée par l'Évêque du diocèse ou son délégué, et préparée par des exer­cices de pénitence. On sait par expérience que l'Exorcisme est très puissant pour chasser les dé­mons au Nom du Christ. (Les possédés peuvent être plus ou moins esclaves du dé­mon. Il y a des degrés dans la possession, selon la méchanceté et l'habileté diaboliques de ceux qui persécutent les chrétiens, qui répandent la corruption, l'hérésie, l'impiété, l'esprit [révolution­naire, la drogue, l'homosexualité, la prostitution et tous les fléaux qui causent la perte des âmes, et cherchent à ruiner l'oeuvre ré­demptrice du Christ et à détruire la chrétienté.)

 

Quelles scènes tragiques et grandioses devant les Saints Anges, qui ont vu le Fils de Dieu, sur la terre, aux prises avec les Puissances infernales ! Au début de sa vie publique, au désert de la Quarantai­ne, Jésus s'était laissé tenter et même transporter par Satan, mais celui-ci subit finalement une humi­liante défaite. (Matt. 4, 1-11) Pendant sa vie publi­que, plusieurs fois, Jésus commanda d'autorité pour chasser les démons des corps des malheureux possé­dés.

Pendant sa Passion, le Christ daigna se livrer aux coups des suppôts de l'Enfer (Luc 22, 53), mais c'était pour écraser Satan par sa Croix et sa Résur­rection, victoire qu'il avait annoncée la veille de sa mort, en déclarant : « C'est maintenant que le Prin­ce de ce monde sera jeté dehors » (Jean, 12, 31).

 

En effet, Satan a perdu l'empire du monde, à mesure que le paganisme a été refoulé par le chris­tianisme. Depuis lors, l'action néfaste de Satan sur la terre a été limitée ; elle doit s'intensifier vers la fin des temps (nous en approchons) lorsque les Puis­sances de l'Enfer seront toutes déchaînées pour le dernier combat dans un monde paganisé (Apoca­lypse de S. Jean, 20, 7). (Cf. L'Enfer, par le Chan. G. Panneton, p. 77-8).

 

« Devant la Croix de Jésus, Satan frémit : il discerne dans la Croix le signe de sa défaite. A l'ombre de la Croix naît la joie, et la paix, l'or­dre et la liberté s'épanouissent. Par la Croix, une aurore nouvelle se lèvera sur notre monde enténébré » (L'abbé Réal Bleau, dans L'Action de Québec 19 déc. 1969).

 

« Dans la Croix est le salut, la vie, la protection contre les ennemis. Dans la Croix est la source d'une suavité céleste, l'énergie spirituelle, l'allégres­se de l'âme. Dans la Croix est la perfection des vertus, le couronnement de la sainteté. . . Pas de salut, pas d'espoir de vie éternelle, si ce n'est dans la Croix du Christ. Ce signe de la Croix apparaîtra dans le ciel, lorsque le Seigneur viendra pour juger le monde » (Matt. 24, 30). (Imitation de Jésus Christ, Livre II, chap. 12: La Voie royale de la Croix).

 

Terminons par l'admirable envolée du Cardinal Pie : « Au milieu de nos divisions, nous n'avons qu'un signe de ralliement : l'Étendard de nos an­cêtres, la Croix de Jésus-Christ ! Que tous les fils de la France (ajoutons : de la Nouvelle-France) marchent, comme autrefois, à la suite de ce Signe vénéré ; que la Croix du Christ soit vivante dans leurs coeurs et dans leurs oeuvres, comme elle brille encore sur la poitrine de leurs braves... et bientôt nous aurons retrouvé ici-bas la paix, la liberté, l'hon­neur... Et ce sentier de la gloire sera aussi le che­min du Ciel. » (Péroraison du panégyrique de S. Louis, roi de France, prononcé en 1848. Cf. Oeuvres épiscopales, vol. I, p. 83).

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 15:38

 

V.   JÉSUS  RENCONTRE   SA  MÈRE.

 

La sainte tradition nous a permis de connaître que, sur le chemin du Calvaire, Jésus rencontra Sa Mère. Anne Catherine Emmerich qui eut la vision de cet événement, (Visions d'Anne Catherine Emmerich sur la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Tome III (Publié avec imprimatur)  nous dit que Marie pria Jean de la conduire en un endroit où Il dût passer.

 

De nos jours, dans la voie douloureuse que suit l'Église, Marie qui en est la Mère voit ses souffrances présentes et celles qui demain l'attendent. De même qu'elle se rendit sur le chemin de son Fils portant Sa Croix, de même descend-elle vers sa Fille en de nombreuses appari­tions.

 

Nous venons de voir qu'à La Salette, elle apparut en pleurs. A Fatima, lors de la seconde apparition, son cœur était couronné d'épines, elle-même se montrant, pour la der­nière fois, vêtue de violet, sous le vocable de Notre-Dame des sept douleurs. En ces temps modernes, si troubles et si éprouvants, elle apparaît fréquemment, elle pleure, elle pleure même des larmes de sang sur nous tous qui formons l'Église, sa Fille, et sur les malheurs qui jalonnent sa marche et la nôtre. N'est-il pas douloureux de penser qu'en août 1972, à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, la statue itinérante de Fatima a pleuré jusqu'à trois heures de suite ?

 

(A suivre)

 

Extrait de : MARIE ET LA GRANDE HÉRÉSIE,

                   Guy Le Rumeur (1974)

                   79290 Argenton-L’Église

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 15:36

 

Pour mon église, je rêvais d'un grand Crucifix de Mission. . .

 

Je connaissais un véritable artiste, humble, qui se disait incroyant. La question se po­sa à mon esprit : « Est-ce qu'un incroyant peut sculpter un Christ en Croix ? »

 

Mais cet homme était-il vraiment incroyant ? J'allais visiter souvent son atelier. Il y cherchait le Beau, avec tant de patience, de ferveur et d'inquié­tude, que je pensai qu'un incroyant n'en serait pas arrivé là... Je lui parlai de mon projet. Il pâlit. Oserait-il dire : Oui ? ... Finalement, il me dit : Oui !

 

Et la très belle aventure commença.

 

Dans une poutre de chêne rouge assez vieille, il se mit à tailler. Je lui avais donné l'image du Saint Suaire. Il l'a regardée des milliers de fois. Sa femme disait : « Qu'avez-vous fait ? Mon mari ne vit plus ; il ne mange plus. Il se lève maintenant la nuit pour tailler dans ce bois. . . » En effet, il se le­vait la nuit, quand une idée lui venait, pour tra­duire ce Christ en beauté. Je lui avais dit : « Il me le faut pour telle date » Son front se rembrunit :

 

« Je ne sais pas », dit-il. . . Je compris bientôt ses hésitations. Il fallait qu'il se mette comme en état d'adoration. On ne sculpte pas un Christ sans une espèce de ferveur, qui dépasse même l'inspiration. . . Je lui dis donc, quelque temps après: « Vous le ter­minerez quand vous pourrez, même si cela doit du­rer dix ans. . . »

 

Il me regarda, et je crois qu'il avait envie de pleurer de reconnaissance. Enfin, je lui faisais confiance: il ne travaillerait pas sans que la foi y soit…

 

Deux ans après, c'était fini. Je lui dis : « Je crois que vous avez fait un chef-d'œuvre». «Votre chef-d'oeuvre !» Il me répondit: «Je le crois, moi aussi... » Mais doucement, humblement, en ayant l'air de n'y croire qu'à moitié. Il regardait Son Christ, tandis que moi, je comptais pour bien peu, dans son atelier encombré d'ébauches et de pous­sières…

 

Mais il faut aller jusqu'au bout. Le Vendredi Saint, ce CRUCIFIX entra dans notre église pour l'office du soir. Tous mes paroissiens étaient là : pour leur Christ, dont je leur avais dit que, dans mille ans, il serait encore le Témoin de leur Amour et de leur Foi...

 

Ce fut beau à mourir ! Mon sculp­teur m'avait dit: «Personne n'y touchera; on me l'a­bîmerait. C'est moi qui le porterai et qui le sus­pendrai à ce pilier... » Ce qui fut fait, pendant que la foule des fidèles chantait le Vexilla Régis. Tous, et mon sculpteur aussi, nous pleurions, de cette Joie secrète d'être ainsi réunis sous cette Croix.

 

Cette Croix, elle y est toujours. Elle restera dans mon église, même s'il y a une autre révolution, car aucun homme n'osera le descendre.

 

Cette nuit-là du Vendredi Saint, j'aurais pu prê­cher toute la nuit, il n'en serait resté que bien peu de choses. Ce CRUCIFIX était l'image d'une Ré­demption qui a moins besoin d'orateurs que de saints...

 

Mon sculpteur en a-t-il été converti pour autant ? Mais, voyons ! Il croyait déjà, et il n'ou­bliera plus...

 

Mes paroissiens en devinrent-ils plus pratiquants ? Peut-être que oui, peut-être que non...

 

Seulement, je sais bien qu'ils se souviendront tou­jours de cette heure, dans cette église de campagne, où la Charité de Dieu s'était manifestée et était en­trée, de quelque façon encore secrète, dans nos coeurs.

 

(Condensé  d'un article  de  l'abbé JEAN  MONTAURIER, dans l'Homme  nouveau,  Paris,  4  juillet  1971.)

 

Extrait de : La CROIX, étendard du Christ Roi. Chanoine Georges Panneton

                    Édition LE BIEN PUBLIC  (1972)

                    Trois-Rivières, Canada.

 

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