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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:16

 

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (26)

La défense que fait l'Église de lire les mauvais livres, est un des points sur lesquels ses ennemis ont beaucoup déclamé.

 

 

Ceux-ci ne reconnaissant pas en tout le reste l'auto­rité de l'Église, il n'est pas étonnant qu'ils ne la reconnaissent pas non plus en ce qui concerne la prohibition des mauvais livres, mais ils devraient avouer au moins que l'Église par cette prohibition agit conformé­ment à ses principes, et remplit un devoir que lui impose son institution.

 

 

Un père de famille qui voit introduire dans sa maison un livre contenant des doc­trines perverses, use d'un droit indéniable en défendant à sa famille de le lire; l'auto­rité civile défend avec le même droit la cir­culation des écrits, qui poussent à l'infrac­tion des lois ou à la corruption des mœurs, ou bien encore qui peuvent provoquer des trou­bles et des séditions ; c'est à dire que c'est un droit reconnu de l'autorité paternelle et civile de veiller sur les livres et les écrits : et il ne saurait en être autrement, puisque l'influence considérable qu'un écrit peut exercer en bien ou eu mal est chose géné­ralement reconnue.

 

 

Ces observations préala­blement faites, je demanderai à tout homme judicieux s'il ne trouve pas très naturel, très juste, très raisonnable que l'Église chargée de la garde du dépôt sacré de la saine doc­trine, qui a reçu de Jésus-Christ la mission de conduire les hommes à la sublime desti­née du salut éternel, veille avec un soin assidu sur les livres dangereux qui circulent parmi les fidèles, et défende la lecture de ceux dont elle juge l'influence pernicieuse? Quel plus grand poison qu'un livre qui per­vertit les idées, ou corrompt les mœurs?

 

 

Gomment peut-on disputer à l'Église le droit de défendre à ses membres de donner par une curiosité indiscrète la mort à leurs âmes?

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 09:43

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (25)

C'est une chose digne de larmes que l'ou­bli où sont quelques chrétiens, de l'obliga­tion qu'ils ont de remplir les préceptes de l'Église. Il y a des gens de la bouche des­quels ne sort aucune attaque contre les mystères, et qui se vantent de conserver la foi, mais qui néanmoins en parlant de cer­tains préceptes de l'Église, disent tranquil­lement que cela vient des hommes, qu'eux sont chrétiens, mais non fanatiques ; et qui ainsi ne tiennent aucun compte, par exem­ple, du jeûne, de l'abstinence de la chair, etc.

 

Ce qu'il y a de plus frappant dans une conduite semblable, c'est l'inconséquence : car s'ils sont chrétiens catholiques, ils ne peuvent douter que l'Église a le pouvoir lé­gislatif dans les choses qui sont de sa com­pétence, et partant qu'elle peut imposer aux fidèles les préceptes qu'elle juge convenables pour les diriger dans la voie du salut éter­nel.

 

 Concluons de là qu'on peut les con­vaincre de contradiction par la réflexion suivante : croyez-vous que l'Église ait le pouvoir d'imposer des commandements dans les matières de son ressort?

 

Si vous dites que non, vous n'êtes plus catholiques, vous avez cessé de croire un point de foi catho­lique; si vous dites que oui, comment pou­vez-vous appeler préjugé ou fanatisme, l'ac­complissement de  préceptes,  dont  vous admettez la légitimité, comme émanés d'une autorité  reconnue  par vous-mêmes  pour compétente ?

 

Si l'homme se sent faible pour accomplir les commandements que l'Église lui impose, mieux vaut pour lui confesser sa faiblesse que de se servir pour s'excuser d'expressions dont la signification naturelle est, ou bien que l'on a cessé d'être catholique, ou bien que l’on est inconséquent à un degré incon­cevable.

 

La foi nous enseigne l'obligation qu'ont tous les fidèles d'observer les commande­ments de l'Église ; mais il sera bon de ren­dre évidente cette vérité par la seule lumière de la raison : nous allons le faire en peu de mots.

 

Dans toute société bien ordonnée, des lois sont nécessaires pour son arrangement : donc il est également nécessaire qu'il existe un pouvoir ayant la faculté de les établir.

 

Les membres de toute société sont obligés d'o­béir aux lois qui règnent chez elle, car au­trement inutile serait la loi, illusoire le droit de l'autorité législative, et impossible de plus le bon ordre et même l'existence de la société.

 

L'Église catholique est une société répandue par toute la terre : donc il doit exister chez elle la faculté de faire des lois pour les fidèles ; donc ceux-ci sont obligés de les observer.

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 02:26

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (24)

Il arrive fréquemment que ceux qui entre­prennent de combattre la Religion catholique s'abstiennent de parler contre le christia­nisme, et même parfois manifestent un res­pect affecté pour le catholicisme, se servant habilement de ce moyen pour diriger leurs coups plus sûrement et plus fortement.

 

Ils savent bien que sans chef de l'Église, il n'y a pas de catholicisme, et pour cette raison ils s'attachent à discréditer la Papauté, en représentant la suprématie du Saint-Siège comme une chose nullement nécessaire, comme une usurpation sur l'autorité des autres évêques. A cause de cela, il importe de ne pas perdre de vue quelques réflexions à l'aide desquelles on peut répondre à cette classe d'ennemis de l'Église.

 

L'idée du souverain Pontificat, qui décon­certe si fort les protestants et les incrédules, comme si c'était celle d'une institution mon­strueuse, est cependant la plus simple, la plus conforme à la raison qui se puisse ima­giner.

 

Nous catholiques disons que le Pape est le chef visible de l'Église, c'est-à-dire, qu'il est chargé de gouverner tout le troupeau de Jésus-Christ sur la terre, en lui donnant la pâture salutaire de la bonne doc­trine, et en le dirigeant dans le chemin du salut éternel.

 

Nous disons que l'autorité du Pape est supérieure à celle des évêques, et que ceux-ci doivent le respecter et lui obéir, puisqu'il a été placé au-dessus d'eux par Jésus-Christ lui-même. Laissant de côté les preuves nombreuses qu'on peut tirer de l'Écriture et de la Tradition en faveur de ces vérités, nous nous bornerons à quelques réflexions qui sont à la portée de tout le monde.

 

C'est un fait constant qu'aucune société grande ou petite ne peut subsister sans un chef qui la préside et la gouverne. Dans la famille il y a l’autorité du père; les vil­lages, les bourgs, les villes, les provinces ont leurs gouverneurs, leurs chefs politiques, leurs capitaines généraux; les nations ont un roi, quand elles suivent la forme monarchique, ou bien un président, un consul, si elles vivent en république, c'est-à-dire, un chef, sous un nom ou sous un autre.

 

L'Église catholique étant une so­ciété répandue par toute la terre, avec ses doctrines, ses coutumes, ses lois, serait-il donc possible qu'elle fût sans un chef ?

 

Pour­rait-on concevoir que Jésus-Christ eût orga­nisé son Église de telle façon, qu'il ne lui eût pas donné une autorité pour la gouverner?

 

Jésus-Christ aurait-il eu moins de pré­voyance et de bonne volonté que tous les autres législateurs, qui après avoir donné leurs lois à un peuple n'ont jamais oublié d'instituer une autorité qui veillât sur leur observation ?

 

On dira peut-être que les évêques sont là pour cela; mais il faut considérer que l’autorité de chaque évêque est limitée à son diocèse, et par conséquent dans les matières qui concernent toute l'Église, si nous n'a­vions que l'autorité des évêques, nous nous trouverions sans autorité compétente. On répliquera que pour cela sont les Conciles généraux, auxquels prennent part ou du moins sont appelés les évêques de toute l'Église.

 

Nous, nous ajouterons que le Concile, par là même qu'il est une assemblée, a besoin d'une tête, et que cette tête n'existe pas sans le souverain Pontife.

 

Nous abstenant de beaucoup d'au­tres réflexions qu'on pourrait faire sur ce point, nous nous contenterons de la sui­vante qui anéantira d'un seul coup toute la difficulté, en démontrant jusqu'à l'évidence la nécessité du souverain Pontificat, et en prouvant que sans lui, les Conciles généraux ne suffiraient pas pour le gouvernement de l'Église.

 

L'Église n'est pas une société qui existe seulement à certaines époques, mais qui dure toujours : donc l'autorité qui doit la diriger et gouverner, ne peut être une auto­rité intermittente ; les Conciles ne peuvent se réunir que par intervalles, et même assez longs : donc ils ne sont point aptes à gou­verner par eux seuls l'Église.

 

A chaque jour surgissent des dis­putes sur la foi et sur les mœurs, à chaque instant se présentent des difficultés sur des points très graves de discipline : à qui donc pourrait recourir le peuple fidèle, si Jésus-Christ n'avait pas laissé sur la terre son vi­caire, en la personne du Pontife romain ?

 

Les considérations que nous venons de présenter sont si naturelles, si simples et si pleines d'à propos, qu'il faut beaucoup d'ob­stination pour ne pas céder à leur évidence.

 

Que tout catholique se garde de prêter l'oreille à ceux qui cherchent à le persua­der que la suprématie du Pape n'est d'au­cune nécessité; qu'il comprenne qu'il ne s'agit de rien de moins que d'un dogme de foi, reconnu comme tel par toute l'Église, et qu'il sache que le jour où il cesserait de reconnaître que le Pape est le Pasteur su­prême de l'Église, ce jour-là il cesserait d'être catholique.

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

Que dire de ceux qui prétendent que N. S. J.-C. pourrait avoir abandonné son Église depuis plus de 55 ans ? Sont-ils vraiment encore catholiques ?

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 10:03

Quelques pointsqui devraient intéresser ceux qui se questionnent sur les sédévacantistes. Est-ce une secte ou est-ce bien la bonne voie ?

Il semble bien que l’Église n’a jamais été privé de son véritable chef !  Il est en exil et sous la protection de la Sainte Vierge Marie.

 

La Sainte Vierge n'est pas sédévacantiste - le Pape souffrant de la Salette - Vidéo Dailymotion

 

http://www.dailymotion.com/video/x1700yc_la-sainte-vierge-n-est-pas-sedevacantiste-le-pape-souffrant-de-la-salette_webcam

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 09:53

 

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (23)

L'incrédule dira : comment est-il possible de croire les choses que vous croyez? Trois Personnes et pourtant un seul Dieu; un Dieu fait homme; la substance du pain changée au corps de ce Dieu Homme; et autres choses semblables : voyons, comment m'expliquez-vous ces mystères

 

Le catholique. Aucun catholique ne prétend pouvoir les expliquer ni les comprendre ; nous reconnaissons que ce sont des mys­tères, et par là même nous confessons qu'ils sont incompréhensibles.

 

L'incrédule. Mais comment les croyez-vous alors?

 

Le catholique. C'est très simple : nous les croyons parce que nous sommes certains que Dieu les a révélés.

 

L'incrédule. Mais quel mérite peut-il y avoir devant Dieu à croire des choses qu'on ne comprend pas ?

 

Le catholique. Si ces choses se compre­naient par la seule raison, la foi serait peu méritoire : en les croyant, nous soumettons notre faible intelligence à la sagesse infinie.

 

L'incrédule. Mais je voudrais que vous m'expliquassiez, par exemple, comment il peut y avoir un seul Dieu et trois Personnes?

 

Le catholique. Je ne saurais l'expliquer bien : je répète que pour moi c'est un mys­tère ; je le révère profondément, et je me tiendrais pour coupable si j'avais l'orgueil de vouloir le comprendre.

 

L'incrédule. Allons; cette soumission si aveugle de l'entendement en des choses qu'on ne comprend pas, me paraît insuppor­table.

 

Le catholique. Cette soumission me paraît très supportable à moi, et elle est loin de me paraître aveugle. Si vous me le permet­tez, je vous expliquerai comment je conçois cette soumission de l'intelligence, et à cet effet je prendrai la liberté de vous adresser quelques demandes.

 

L'incrédule. Bien volontiers ; je les écou­terai avec un vrai plaisir.

 

Le catholique. Y a-t-il des choses que no­tre intelligence ne peut comprendre ? Et ne point les comprendre est-ce une raison suf­fisante pour les nier ?

 

L'incrédule. Cette demande est si générale, si vague...

 

Le catholique. Comment si général ! Com­ment si vague ! Au contraire elle est des plus précises. Ne craignez rien. Pour montrer qu'il y a des choses que nous ne pouvons comprendre, je n'aurai besoin ni de m'élever jusqu'au ciel, ni de pénétrer dans les en­trailles de la terre, ni de me renfermer dans des choses générales et vagues ; mais j'ai ici même des faits que vous ne pourrez me con­tester. Ignorez-vous que l'homme ne com­prend presque rien de tout ce qui l'envi­ronne? Nous comprenons-nous par hasard nous-mêmes? Ces yeux avec lesquels nous voyons, l'ouïe, le tact, l'odorat, le goût, tous nos sens dont nous nous servons continuel­lement, savons-nous peut-être en quoi ils consistent? Aucun philosophe en ce monde a-t-il pu l'expliquer jusqu'à présent? Ne sa­vez-vous pas que les savants les plus éminents ne marchent qu'à tâtons, quand ils cherchent à expliquer les phénomènes les plus ordinaires de la nature?

 

L'incrédule. Il en est ainsi effectivement : la nature est pleine de secrets, nous-mêmes à, nos yeux sommes un grand mystère; mais enfin que concluez-vous de cela ?

 

Le catholique. J'en conclus qu'il y a beaucoup de choses que nous ne comprenons point, et que ne pas les comprendre n'est pas une raison pour les nier ; ensuite que pour croire une chose, la difficulté n'est pas de savoir si nous la comprenons ou non, mais bien si nous avons ou si nous n'avons pas un motif pour la croire. Au fond, ce qui vous étonne dans la religion catholique, c’est qu’elle est pratiquée par beaucoup de monde et même tous les jours. Quand on nous raconte qu'en tel pays existe un animal fort extraordinaire, qu'on y trouve une mine très abondante en tel ou tel métal, qu'on y voit une plante rare de telle ou telle nature, qu'il s'y produit des phéno­mènes singuliers que nous ne voyons point parmi nous, pour le croire ou ne pas le croire, nous n'examinons pas si nous com­prenons comment se réalisent ces choses extraordinaires, et par quels moyens, mais nous considérons par qui elles sont rappor­tées, si c'est par une personne digne de foi, soit pour son intelligence, soit pour son ex­périence, soit pour sa véracité ; et nous tien­drions pour ridicule celui qui s'aventurerait à dire, par exemple, qu'il ne croit pas qu'il y ait en tel pays des hommes de telle couleur parce qu'il ne conçoit pas comment la chose peut avoir lieu.

 

Faites-vous même l'application à notre cas. Lorsque nous traitons des mystères dans une religion, ce que nous devons examiner c'est si cette religion a effectivement les ca­ractères d'une œuvre divine ; si elle les a, si nous sommes convaincus qu'elle est venue effectivement de Dieu, qu'importe que nous comprenions les mystères ? Dieu, par hasard, ne saurait-il pas des choses que nous autres ne pouvons savoir? Et pourquoi ne pourrait-il pas nous les révéler ? Et s'il nous donne à connaître que c'est lui-même en réalité qui nous les révèle, qui pourrait nier l'obligation que nous avons de les croire? Nous croyons un homme de bien, même lorsqu'il nous rapporte des choses que nous ne compre­nons pas, et nous ne croirions pas Dieu, qui ne peut se tromper ni nous tromper!

 

Les preuves que notre religion est divine, nous les avons dans les miracles, dans l'accom­plissement des prophéties, et en divers au­tres faits qu'il n'est pas nécessaire d'énumérer maintenant : que voudrions-nous de plus? Et qu'est-ce que notre foi a donc d'étrange?

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 02:52

C’est une des meilleures analyses de la situation de l’Église, en cette fin de l’année 2013. Nous sommes au Samedi Saint de la sainte Église qu’a fondé N. S. Jésus-Christ. Prions et offrons nos souffrances de chaque jour pour le retour d’exil de SS Paul VI.

 

La survie de Paul VI et son sosie, prédits à la Salette - Vidéo Dailymotion

 

http://www.dailymotion.com/video/x17evap_la-survie-de-paul-vi-et-son-sosie-predits-a-la-salette_webcam#.Upb2-zAd378.twitter

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 02:23

 

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (22)

Il arrive souvent que les raisonnements contre la Religion ne s'attaquent ni aux mi­racles, ni aux prophéties, ni à la sainteté de la doctrine, ni à nulle autre des preuves qui manifestent sa divinité, mais que la question se fixe sur quelque mystère contre lequel se dirigent les attaques.

 

Dans de tels cas beaucoup de discrétion est nécessaire, ou bien on courre le danger de rester embarrassé dans la dispute. La raison en est évi­dente : le mystère, par là même qu'il est mystère, ne peut être expliqué de manière à se présenter à notre raison avec une clarté complète, et par suite l'incrédule se préva­lant de l'obscurité qui doit nécessairement accompagner les explications du catholique, déclare faux ce qui ne doit s'appeler qu'in­compréhensible.

 

Cela n'arrivera pas, si le catholique sait placer la question sur son véritable terrain : chose qu'il fera facilement s'il a présentes à l'esprit les réflexions sui­vantes.

 

En premier lieu, le catholique doit se gar­der soigneusement de s'évertuer à rendre clair de telle façon le mystère, qu'il puisse prétendre qu'il n'y reste plus aucune obscu­rité : Cela serait nier au mystère sa qualité de mystère, car si nous pouvions nous autres le comprendre et l'expliquer, il cesserait pour nous d'être mystère.

 

Ainsi en traitant du mystère de la Très Sainte Trinité, de l'Incarnation ou de tout autre, s'il n'y a pas lieu de blâmer celui qui cherche à y voir clair, soit au moyen des comparaisons qu'il a vues dans le catéchisme, soit à l'aide des réflexions qu'il a entendues de personnes sages et pieuses, il faut cependant procéder en cela avec beaucoup de circon­spection, et éviter de donner à ces compa­raisons et à ces réflexions une importance plus grande qu'elles n'ont en réalité, ce qui arriverait si l'on donnait pour une raison solide ce qui n'est qu'une similitude conve­nable ou un éclaircissement plausible.

 

Il sera bon avant tout de témoigner qu'on ne comprend pas le mystère, qu'on ne prétend pas le moins du monde le comprendre, et qu'il en est de même de tous les catholiques précisément parce qu'ils le reconnaissent pour un mystère.

 

Il sera également bon en traitant avec les incrédules, de ne pas s'ar­rêter trop longtemps sur les comparaisons ni les autres raisons de convenance, et peut-être bien souvent sera-t-il plus utile de ne se servir d'aucun de ces moyens, parce que l'in­crédule ou les autres qui écoutent pourraient croire qu'on allègue ces choses comme des preuves ; et d'autre part si l'adversaire est quelque peu habile, il aura soin d'atta­quer le côté faible du raisonnement, et s'il parvient à ébranler la raison de convenance, il se vantera d'avoir fait vaciller le mystère même.

 

Il me paraît que le plus prudent en pareil cas serait d'adopter plus ou moins la méthode prescrite dans le dialogue du prochain chapitre.

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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