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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 12:19

Dans ce cas il s'agissait d'une longue souffrance psychique causée par une grande peine. Une de mes connaissances  la dame Renée L…  depuis 10 ans était en deuil de son unique petite fille morte à l'âge d'à peine dix ans. Rien ne pouvait la consoler. Son état d'âme empirait d'année en année. Sa foi était ébranlée. Pendant la maladie de la fillette elle était allée à la messe chaque jour, tous les jours elle avait reçu la sainte Communion, elle avait beaucoup prié et fait beaucoup de promesses, mais rien n'avait pu retenir sur cette terre la petite fille tant aimée. Marie Rosé une belle enfant d'une exceptionnelle bonté et de sentiments religieux peu communs mourut comme une petite sainte peu avant les six ans accomplis, laissant ses parents dans un deuil indescriptible.

 

Depuis, dix ans avaient passé. Le temps n'avait pas guéri la bles­sure, il semblait au contraire que les souffrances et la grave dépres­sion augmentaient toujours plus. Un jour on conseilla à la dame de se tourner vers le Padre Pio. Malgré son scepticisme, la dame s'accrocha à l'idée que le Padre Pio pourrait l'aider. Quand en août 1953 elle apprit ma très proche visite à San Giovanni Rotondo, elle me demanda de donner au Padre Pio une lettre d'elle et de lui recommander vivement son cas.

 

Au cours de ma visite j'eus l'occasion de donner cette lettre au Padre Pio et quoique il n'y eût pas un temps suffisant pour une recommandation détaillée de vive voix j'eus quand même une réponse. Quand il quitta l'église pour se rendre à la sacristie, pas­sant devant moi, il me dit: « Dis-lui qu'elle fasse quelque chose pour Saint François ! »

 

Je communiquai aussitôt ce conseil du Padre Pio à la Dame Renata. La lettre, expédiée de San Giovanni Rotondo lui arriva jus­tement le jour de son anniversaire et pour cela elle lui fut particuliè­rement agréable. Et agréable aussi le conseil du Padre Pio qu'elle se proposa de suivre.

 

Elle avait encore, intact, le très riche trousseau de la petite Marie Rose. A aucun titre elle n'aurait voulu y toucher et elle le gardait jalousement comme un précieux souvenir. Mais du jour où elle reçut le conseil de Padre Pio, elle commença à se demander s'il ne serait pas plus juste de donner ces choses à qui en avait besoin. Et il ne s'écoula pas grand temps avant qu'elle ne disposât tous ces objets dans une valise et ne la portât à un Orphelinat des Sœurs Francis­caines, nommées « Stigmatines » pour leur dévotion particulière aux stigmates de Saint François. Voyant dans cet orphelinat tant de pau­vres petites orphelines et en quelques façons abandonnées par leurs propres parents, elle eut le désir de faire encore quelque chose pour ces petites dont elle aurait voulu adopter l'une à la place de Marie Rose. Elle voulut cependant connaître d'abord l'avis du Padre Pio. A l'une de mes confessions je demandai donc au Padre Pio qu'il donnât son conseil sur la question. En général, Padre Pio n'est pas partisan de l'adoption ; mais dans ce cas il lui était nettement opposé parce que dans la famille il y avait deux autres fils déjà jeu­nes hommes. Il déconseilla donc l'adoption et au contraire proposa à la dame de prendre sur elle le soin de l'une des plus pauvres orphelines qui manifestait la vocation de devenir religieuse afin que celle-là, grâce à son aide, puisse réaliser son aspiration à la vie religieuse.

 

A peine la dame connut-elle le conseil de Padre Pio, elle alla de nouveau à l'Orphelinat et demanda s'il y avait une orpheline pauvre qui voulût se faire sœur. Elle trouva une fille très pauvre qui avait la vocation à l'Ordre des Stigmatines de Saint François ; elle en prit soin, lui offrant la dot et le trousseau, prenant en charge toutes ses nécessités en sorte que la jeune fille put partir immédiatement pour le noviciat à Florence.

 

Par la suite elle fit encore plus pour Saint François : elle contri­bua généreusement lorsque furent recueillis les dons pour l'église des Pères Capucins qui alors se construisait à Pietrelcina, offrant l'autel de Saint François. Tout cela elle le fit avec joie et ferveur parce que du jour où elle avait porté le trousseau de Marie Rose aux pauvres orphelins de Saint François elle avait été délivrée, comme par enchantement de sa dépression et avait commencé pour elle une nouvelle vie en laquelle elle avait retrouvé aussi le don de la Foi. A la vérité, elle avait tout fait en mémoire de sa fille très aimée, mais alors que précédemment le souvenir de Marie Rose suscitait, en elle seulement des larmes, le deuil et de l'amertume, par contre mainte­nant il lui était devenu un stimulant à des œuvres de bienfaisance qui à leur tour constituaient toute la joie de sa vie. Saint François, le Saint de la joie, qui interdit la tristesse comme un obstacle à la louange et à la reconnaissance dues à Dieu, fut dans son cas le médecin qui convenait !

 

Que Padre Pio ait pu en quelques paroles, simples mais inspirées conduire à ces grâces et à tout le bien qui s'ensuivit ne peut s'expli­quer que par sa mission, vraiment reçue de Dieu d'être pour nous instrument de la Providence et guide sur les chemins de la Foi.

 

Extrait de : LE MESSAGE DE PADRE PIO (Katharina Tangari)

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 09:29

Pour ceux qui trouvent ridicules ceux qui prétendent que Paul VI est toujours bien vivant. Voici quelques statistiques de l’âge du décès des personnes les plus âgées.

«« Des documents peu connus par les magazines de santé et de médecine attestent qu’à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, de nombreux hommes ont atteint des âges aujourd’hui inégalés.

À cet effet, l’Abbé Fulcran Vigouroux (1837-1915) (Dictionnaires de la Bible, 1895, article Longévité) rapporte qu’en Angleterre, le paysan Effingham mourut à 144 ans, un autre paysan Thomas Parre est mort à 152 ans ; le pêcheur Henri Jenkins est mort à 169 ans ; en Norvège, le marin Draakenberg atteignit 146 ans, et Joseph Surrington alla jusqu’à 160 ans. Le Hongrois Bowin mourut à 172 ans, laissant une veuve de 164 ans et un fils de 115 ans ; un Livonien mourut à 168 ans ; la comtesse irlandaise Desmond mourut à 145 ans et un vétéran russe s’éteignit en 1825 à l’âge bien constaté, dit-on, de 202 ans.

Certains de ces cas « éternels » sont repris par le Bénédictin Louis Mayeul Chaudon, Dictionnaire universel, historique, biblique, historiographique, t. XV, 9e édition, 1811.»» FC

Ces cas démontrent que la longévité naturelle n’est pas impossible. (Cf Jeanne Calment 122 ans et demi)

Mais la survie du Pape Paul VI est de plus un fait miraculeux, fruit de protections toutes spéciales de la Providence, afin qu’éclatent plus clairement la Toute Puissance et la Gloire de Dieu. Fiat.

http://amdg.over-blog.fr/2013/12/a-propos-d-une-objection-concernant-ss-paul-vi.html

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 08:58

L'exaucement de nos prières, la « Grâce reçue », est un fait de Foi qui nous émeut toujours en tant qu'il nous montre d'une façon très spéciale l'amoureuse intervention de la Divine Providence dans  les affaires qui nous sont à cœur.

 

Tout exaucement suit sa propre voie, découle de ses saints particuliers, de ses propres pèlerinages et conditions. Les exaucements de nos prières sont des manifestations de la Miséricorde de Dieu. Avant de se produire cependant ils cachent en eux le mystère qui est en toute chose divine. Nous n'en connaissons pas a priori les chemins et les conditions, nous ne savons pas à quel saint a été confiée la médiation, quel sacrifice, quelles prières, quel pèlerinage pourront conduire à la Grâce que nous cherchons.

 

Comment alors pouvons-nous la recevoir ? Moyennant la Foi, moyennant notre essai humble et audacieux tout à la fois pour attirer sur nous la Miséricorde et la Providence de Dieu. Dieu a semé un désir dans notre cœur et nous commençons à prier afin qu'il soit exaucé. Souvent cependant nous voyons que nos prières ne suffisent pas, il nous semble que nous n'avons pas la force d'arriver au Ciel tandis que ce désir d'obtenir la grâce implorée brûle toujours plus en notre cœur. Nous cherchons alors qui pourra nous aider et nous nous tournons vers ceux dont nous savons qu'ils sont plus fervents que nous, qui savent mieux prier et mieux offrir des sacrifices, raison pour laquelle ils sont plus unis au Christ et donc aussi plus profondément enracinés dans la grâce de Dieu. Nous avons confiance dans l'aide de ces fervents et « puissants dans le Christ » qui ressemblent à d'excellents guides de montagne, à la corde de qui nous pouvons nous fier pour arriver heureusement au but fixé. Et comme il y a toujours de nouveaux hommes qui reçoivent de Dieu toutes les qualités pour être de bons guides sur les chemins de montagne, ainsi de même il y a toujours plus de personnes à qui Dieu donne toutes les qualités afin qu'ils puissent nous être de précieux secours dans nos nécessités. Un de ces instruments de Dieu de notre temps est indubitablement Padre Pio.

 

Sa mission appelle d'innombrables âmes à San Giovanni Rotondo. Nous revenons au Padre Pio pour lui demander conseil dans nos difficultés, nous lui écrivons afin qu'il enferme nos peines dans ses prières, nous lui transmettons tout ce qui nous tient à cœur. Et Padre Pio, directement ou indirectement, répond, donne conseils et aide. La plupart du temps, ses réponses sont très brèves et ses conseils de peu de paroles, sa façon de nous aider est enraci­née dans la Providence de Dieu, il nous montre lui-même n'avoir aucune part, aucun mérite dans l'intervention des grâces.

 

Dans les nombreux cas que je recommandai au Padre Pio, durant mes visites ou par lettres, pas une réponse ne ressembla à l'autre. Pour chaque cas il avait un conseil particulier, un remède inattendu. Ses réponses n'ont jamais été arbitraires. Il nous dit ce que la Providence miséricordieuse de Dieu veut nous dire à travers lui, c'est pour cela qu'il est si efficace. Padre Pio est dans le vrai sens du mot un instrument de la Providencepour nous et un guide expérimentédans le chemin de la Foi qui nous élève ensuite jusqu'à être exaucés dans nos prières.

 

Parmi les nombreux exemples que je pourrais citer, je choisis les deux cas suivants, l'un concerne une grave maladie physique et l'autre la libération d'une longue souffrance de l'âme.

 

En décembre 1955 une de mes amies me demanda de recomman­der de façon urgente au Padre Pio son mari frappé d'une grave paralysie. Justement, devant les jours prochains me rendre à San Giovanni Rotondo, je promis à mon amie d'avancer mon voyage et de recommander son cas à Padre Pio.

 

Je partis le 14 décembre et, arrivée à San Giovanni Rotondo, j'écrivis au Padre Pio ces quelques lignes : « Padre Pio, priez pour que Mario N. puisse de nouveau bouger bras et jambes et soit rendu guéri à sa famille. » J'écrivis seulement cela, il n'en fallait pas plus. Chez Padre Pio tout est extrêmement simple et ramené à l'essentiel.

 

Le matin suivant, j'allai à la Sainte Messe de Padre Pio et j'eus ensuite la permission de me rendre chez lui à son confessionnal. Je donnai le billet au Padre Pio et lui demandai de bénir une médaille pour le malade. Padre Pio saisit rapidement mes quelques lignes, bénit la médaille et me dit ensuite : « Dis-lui qu'il aille ensuite à Saint Nicolas pour remercier... ! »

 

Dans cette simple réponse inattendue tout était compris : la guérison du malade et le chemin qui devait conduire à cette grâce. A qui ne connaissait pas Padre Pio cette réponse et son interprétation pourraient paraître étranges. Mais j'étais habituée à sa façon et à ses réponses. Je savais que la réponse était bonne et que mon amie serait exaucée. Mais je ne savais pas toutefois que le même jour je ferais encore un pèlerinage au Sanctuaire de Saint Nicolas à Bari. Par une des coïncidences qui arrivent parfois et par-dessus tout à San Giovanni Rotondo ! Je dus me rendre immédiatement à Bari. Cela n'était certainement pas dans mon programme et je ne sus pas tout de suite me décider, mais, me souvenant de la réponse de Padre Pio, je pensai que d'aller à Bari pourrait servir aussi à une brève visite au Sanctuaire de Saint Nicolas pour ma pauvre amie en peine. Aussi je ne voulus pas renvoyer le devoir qui d'une façon aussi inat­tendue me réclamait à la ville voisine, Bari. Je partis donc immédia­tement. Dans le peu de temps libre je me rendis à la Basilique de Saint Nicolas et là je priai sur la tombe du Saint pour la guérison du malade. Je reçus aussi une petite bouteille de la « Manne de Saint Nicolas » que je portai à l'amie pour son mari.

 

Le soir même de mon retour à Bari, le 15 décembre 1955, mon amie et son mari firent le vœu qu'ils iraient en pèlerinage de remer­ciement au Sanctuaire de Saint Nicolas à Bari si la guérison était obtenue.

 

Et on obtint la guérison ! La prière contenue dans le peu de lignes écrites au Padre Pio fut exaucée à la lettre ! Le 1er septembre 1956 mon amie et son mari s'acquittèrent de leur vœu, en se ren­dant à Bari pour remercier Saint Nicolas et ensuite à San Giovanni Rotondo chez Padre Pio.

 

Extrait de : LE MESSAGE DE PADRE PIO (Katharina Tangari)

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:16

Cherchez où vous voudrez, pénétrez dans les salons du riche ou les palais des rois, parcourez tout l'univers, vous ne trouverez nulle part de meilleure place pour vous reposer avec délices que la petite étable de Bethléem.

 

Ni la nature, ni les œuvres de l'art ne sauraient vous offrir de spectacle plus doux à contempler que l'Enfant Jésus entre  Marie et Joseph.

 

Partout ailleurs, c'est l'agitation, l'inquiétude, le trouble ; ce sont les hommes qui nous tourmentent ou nos propres passions qui nous font souffrir. Mais à peine a-t-on mis le pied dans ce paradis de la terre qu'un apaisement général se produit au fond du cœur. Cet enfant calme toutes les frayeurs, parce qu'il est le maître de l'univers, et lui-même n'inspire aucune crainte à cause de l'état dans lequel il se montre à nous ; ses petits bras s'ouvrent pour nous attirer vers lui ; sa bouche  enfantine veut nous donner le baiser de la réconciliation et de l'amour !

 

Au surplus, un sourire de sa divine Mère, un regard de l'aimable Patriarche saint Joseph ne suffiraient-ils pas à réjouir notre cœur ?

 

Âme chrétienne, venez donc souvent ces jours-ci aux pieds de l'Enfant de Bethléem. « Venez, dit saint François de Sales, lui chanter de doux cantiques, lui faire votre cour. Prenez-lui une de ces chères larmes, rosée du ciel, et mettez-la sur votre cœur, pour que la tristesse en soit bannie. Voyez donc comme il est beau, le tout aimable Enfant Jésus ! J'aime cent fois mieux le voir en sa crèche que tous les rois sur leurs trô­nes. Reposez le plus doucement que vous pourrez près de lui ; il ne laissera pas de vous aimer, malgré l'imperfection de votre cœur ; il écrira votre nom dans le fond du sien, qui palpite sur la paille par amour pour vous. »

 

Maintenant, posez-vous quelques questions : Quelle est la demeure que Jésus Enfant a choisie ? C'est la plus pauvre, n'est-ce pas, la plus misérable ! Il a quitté le palais du ciel et qu'a-t-il pris en échange ? Une cabane aban­donnée, triste, nue, incommode, ouverte à tous les vents. Adam eut pour séjour un jardin délicieux ; le Fils de Dieu, lui, a le plus méprisable des réduits. Salomon habitait un palais superbe ; Jésus préfère une masure en ruines. Com­ment êtes-vous logée !N'est-il pas vrai que vous l'êtes beau­coup mieux que votre souverain Maître et Seigneur ? Réflé­chissez un peu là-dessus et voyez quelle estime vous devez faire de ce qui est humble, bas, vil, rebuté par le monde, puisque c'est là ce qui mérite les préférences de Jésus-Christ.

 

Faites en outre cette réflexion qu'il est bien indifférent, aux yeux de Dieu, qu'on naisse dans une chaumière ou dans un château. Qu'est-ce que Dieu recherche ? Une âme pure, innocente. Ainsi, si vous êtes née dans une pauvre demeure et que votre âme soit pure, elle deviendra le temple de Dieu, il vous aimera, il vous recherchera. Si vous êtes née dans un hôtel splendide et que votre cœur soit souillé par le péché, Jésus détournera ses regards. Le faste, l'orgueil, l'impureté n'entrent point dans l'étable de Bethléem.

 

Oh ! Fille de Jésus, estimez donc ce qu'il estime, aimez ce qu'il aime ! Refoulez toutes les pensées de vanité, les désirs de plaire, de paraître dans le monde, de porter de beaux vê­tements, d'être remarquée et distinguée. Préférez la grotte obscure où réside l'Enfant divin, et vous serez sûre alors de devenir l'objet de ses complaisances.

 

Demandez-vous encore quelle vie mène Jésus Enfant dans l’étable. C'est, d'abord, une vie cachée. Les autres enfants mènent une vie inutile, parce qu'ils n'ont pas la raison. Jésus a la plénitude de l'intelligence. Il est enfant et il est le Verbe éternel du Père. Il repose, mais son cœur veille. Dans le Cœur de Jésus est un autel d'où s'élèvent vers le ciel des parfums de suavité. Sa vie ne paraît pas remarquable aux yeux des hommes, elle est même fort inconnue de presque tous ; mais elle est très sainte aux yeux de Dieu.

 

En second lieu, chaque instant de la vie de Jésus est une prière au Père éternel. « Vivant toujours, dit saint Paul, pour intercéder en notre faveur. » Marie et Joseph, eux aussi, prient ardemment auprès de la crèche. Quelle admirable trinité de suppliants ! Cette prière puissante rend gloire à Dieu, satisfait pour le monde, apaise la divine justice, sauve le gen­re humain. C'est une prière silencieuse, intime, incessante.

 

Et vous, quand vous priez, vous recueillez-vous dans le silence, et persévérez-vous dans vos demandes ? Aimez-vous une vie humble, ignorée, sans bruit, sans éclat, telle que celle de Jésus Enfant ?

 

Avant de quitter la crèche, saluez encore l'Enfant Jésus, et priez-le de vous bénir ; promettez-lui d'imiter les vertus dont il vous a donné l'exemple, de vous tenir intimement unie à son divin cœur, enfin, d'éviter avec le plus grand soin tout ce qui pourrait l'offenser.

 

L'impératrice sainte Hélène passait de longues heures dans l'étable de Bethléem ; aussi les païens et les Juifs l'appe­laient-ils par mépris la Gardienne d'étable. O Hélène, que nous envions votre bonheur ! Oui, nous sommes toutes avec vous gardiennes de cette chère Étable, plus belle que les palais des rois. C'est aux pieds de l'Enfant Dieu, qui a daigné y naître par amour pour nous, que nous voulons vivre et mourir !

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 12:51

À réciter et à méditer chaque jour…

 

Acte d’Adoration.

Mon Dieu, je vous adore et vous reconnais pour mon Créateur, mon souverain Seigneur et pour le maître absolu de toutes choses.

 

Acte de Foi.

Mon Dieu, je crois fermement tout ce que la Sainte  Église Catholique toujours crue et enseignée, parce que c'est Vous  qui l’avez dit, et que vous êtes la Vérité même.

 

Acte d'Espérance.

Mon Dieu, appuyé sur vos promesses et sur les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur, j'espère avec une ferme confiance que vous me ferez la grâce d'ob­server vos commandements en ce monde, et d'obtenir par ce moyen la vie éternelle.

 

Acte d'Amour et de Charité.

Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour, à cause de vos perfections infinies, je vous aime de tout mon coeur, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous.

 

Acte de Contrition.

Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur; je me propose, moyennant votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

 

Acte de Remerciement.

Mon Dieu, je vous remercie de tous les biens que j'ai reçu de vous, principalement de m’avoir crée, racheté par votre Fils et fait enfant de votre Église.

 

Acte d'Offrande.

Mon Dieu, j’ai tout reçu de vous; je vous offre mes pensées, mes paroles, mes actions, ma vie et tout ce que je possède, et je ne veux l’employer qu’à votre service.

 

Acte d'Humilité.

Mon Dieu, je ne suis que cendre et poussière, réprimez les mouvements d'orgueil qui s'élèvent dans mon âme, et apprenez-moi à me mépriser moi-même, vous qui résistez aux superbes et qui donnez votre grâce aux humbles.

 

Acte de Demande.

Mon Dieu, source infinie de tous les biens, donnez-moi tout ce qui m’est nécessaire pour la vie et la santé de mon cœur, mais surtout la grâce de faire en toute choses votre sainte volonté. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.               Ainsi soit-il.

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 09:08
Les trois conditions nécessaires pour commettre un péché mortel: l’advertance, le consentement et la matière grave.
L’advertance, est en général l’attention qu’on fait à une chose. L’advertance dont il s’agit ici a pour objet, non l’action en elle-même, mais sa bonté ou sa malice : ces deux choses sont très différentes. On peut agir d’une manière très réfléchie, sans penser si ce qu’on fait est un bien ou un mal. Exemple, on peut manger très volontairement de la viande un vendredi, sans se rappeler que c’est un jour d’abstinence ; se rappeler très bien que c’est le dimanche, et par oubli manquer l’heure de la messe, et se mettre dans l’impossibilité de l’entendre. Dans l’un et l’autre cas, ce qui excuse est l’oubli, l’inattention, le défaut d’advertance. Pour pécher mortellement, une pleine advertance est nécessaire, et il faut qu’on fasse attention actuellement, d’une manière confuse au moins, à la malice de l’action, ou au danger de pécher, ou à l’obligation de s’enquérir de ce danger, ou du moins qu’on s’en soit aperçu au commencement, quand on a posé la cause de la mauvaise action qui a eu lieu.
Le consentement. Pour commettre un péché mortel, le consentement parfait de la volonté est nécessaire. « Il n’y a pas de péché, dit saint Thomas, qui n’ait la volonté pour principe » Or, la volonté peut agir, relativement à l’objet qui lui est présenté par l’entendement, de trois manières : 1) en consentant positivement au péché ; 2) en y résistant positivement ; 3) en ne consentant ni ne résistant, mais en demeurant neutre. On pèche en consentant, on ne pèche pas en résistant, pourvu que la résistance soit positive et absolue. Quant à celui qui demeure neutre, il est probable qu’il pèche, mais son péché n’est que véniel, si d’ailleurs le danger de consentir n’est pas prochain.
Voilà pourquoi, lorsqu’il s’agit de délectations charnelles, on est obligé, sous peine de péché mortel, de résister positivement, parce que ces mouvements, quand ils sont violents, peuvent facilement entraîner le consentement de la volonté, si elle ne résiste positivement. Le consentement peut exister ou directement en lui-même, quand on adhère actuellement au péché ; ou indirectement dans la cause, c’est-à-dire quand on pose une cause mauvaise en soi, et qu’on s’aperçoit, du moins confusément, des maux qui peuvent en résulter prochainement.
Par exemple, un homme s’enivre, prévoyant, d’après son expérience, que dans l’ivresse il commettra de grands péchés. Il est responsable des péchés qu’il commettra, quoique, au moment où il s’en rendra coupable, il n’ait plus sa raison.
La matière grave. Il faut que le précepte qu’on transgresse soit grave et connu pour tel. On le connaît soit par l’intention du législateur, soit par la gravité des peines réservées à ceux qui le violent, soit par l’enseignement de l’Écriture sainte, de l’Église et de la Tradition. Comme il n’est pas toujours facile d’arriver à cette connaissance, on doit prendre pour règle de conduite d’éviter avec le plus grand soin tout ce qu’on sait être péché.
Conclusion dans le prochain article : Qu’est-ce que Dieu, et quelle est sa puissance?
Extrait de : Mgr Gaume – Catéchisme de persévérance (1889)
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 08:54
Pour connaître, du moins imparfaitement, l’énormité du péché mortel, il faut considérer DIEU, en lui-même, dans ses effets et dans le châtiment.


En lui-même, le péché mortel est une révolte contre Dieu et une ingratitude monstrueuse. Mais qu’est-ce que Dieu, et quelle est sa puissance? Au commencement, rien de ce que nous voyons n’existait, il n’y avait ni Ciel, ni terre, ni montagnes, ni rivières, ni animaux, ni plantes. Dieu dit, et tout cela fut fait. Avec la même facilité qu’il créa l’univers, il le gouverne, et toutes les créatures lui obéissent. Il dit au soleil de se lever tous les jours, et il se lève ; il dit aux astres d’accomplir leurs révolutions dans l’espace, sans jamais s’écarter de la ligne que sa main puissante leur a tracée, et les astres la suivent avec une régularité parfaite.
Il appelle l’aquilon et les tempêtes, et ils accourent des extrémités de la terre, et ils bouleversent l’Océan, et des masses d’eau s’élèvent en mugissant comme de hautes montagnes qui semblent devoir engloutir la terre. Il dit à l’aquilon et aux tempêtes de s’apaiser, et ils s’apaisent ; il dit à la mer en furie de rentrer dans son lit, et la mer, obéissante comme une brebis sous la main du berger, rentre dans ses abîmes. Il dit à la terre de produire des plantes et des fruits de toute espèce, et la terre se couvre de richesses aussi variées que nos besoins et nos désirs. Au moindre signe de sa pensée, les innombrables intelligences des Cieux accourent, et, humblement prosternées au pied de son trône, lui disent : Nous voici. Il parle, et les Chérubins, et les Séraphins, et les Anges et les Archanges exécutent ses volontés avec la rapidité de l’éclair.
Ce grand Dieu commande, et tout s’empresse de lui rendre hommage, tout lui est soumis. Je me trompe, au milieu de ce concert unanime, une voix se fait entendre, qui dit : Je n’obéirai pas. Quel est donc l’être audacieux qui lève contre le Dieu fort, éternel, tout-puissant, l’étendard de la révolte? C’est l’homme ! L’homme, vil amas de boue et de pourriture ; l’homme, être débile, pauvre, misérable, qui ne vit qu’un jour, et encore ne vit-il que d’emprunt : tel est l’être qui ose se mesurer avec le Tout-Puissant.
Voyez avec quelle insolente fierté il prononce contre Dieu ses blasphèmes : Je le sais, vous imposez des lois à toute la nature, et toute la nature vous obéit ; mais moi je ne vous obéirai pas, je me moque de vos lois, de vos promesses et de vos menaces ; je veux penser ce que je voudrai, aimer ce que je voudrai, faire ce que je voudrai, vivre comme je l’entendrai. Tel est le langage que tient le pécheur toutes les fois qu’il commet un péché mortel.
Le péché mortel n’est pas seulement une révolte ouverte contre Dieu, c’est encore une ingratitude monstrueuse. Quel est cet être qui ose dire à Dieu : Je ne vous obéirai pas ? C’est un être courbé sous le poids des bienfaits de Dieu, tout couvert du sang auguste qui l’a sauvé ; c’est l’homme enfin pour qui Dieu a fait le monde et sacrifié son Fils : et, ce qu’il y a de plus criminel, l’homme se sert des bienfaits mêmes de Dieu pour l’outrager. L’air, l’eau, le feu, la lumière, les ténèbres, le vin, les plantes, les animaux, les métaux sont les créatures de Dieu. Cet esprit, ce coeur, cette imagination, cette âme, ces yeux, ces oreilles, cette langue, ces pieds, ces mains, ce corps, il les tient de Dieu, et il s’en sert pour outrager Dieu ! Ingrat, voilà le nom du pécheur. Ingratitude, voilà son crime, crime qui excite dans tous les coeurs l’horreur et l’indignation. Ce que nous venons de dire vous présente une bien faible idée de l’énormité du péché mortel, considéré en lui-même.
Dans ses effets. Le péché mortel prive de l’amitié de Dieu, fait perdre nos mérites passés et ferme le Ciel. Qui pourrait raconter ce qui se passe dans une âme malheureuse au moment où elle tombe dans le péché mortel ? Belle comme un Ange, brillante comme l’aurore, elle devient noire comme un charbon, horrible comme Satan ; sa robe d’innocence lui est enlevée ; l’auguste Trinité sort de son coeur; une troupe hideuse de démons la remplace; son nom est effacé du livre de vie. Qu’elle vienne à mourir en cet état, et la voilà ensevelie pour l’éternité dans un gouffre de feu : tous ses mérites passés sont perdus.
On plaint le laboureur dont le champ a été ravagé par la grêle, le navigateur dont le vaisseau a été englouti par les flots ; quelles plaintes ne mérite pas l’âme infortunée qui vient de perdre ses mérites, son Paradis, son Dieu ! Il est vrai, si elle recourt au Sacrement de Pénitence et qu’elle obtienne le pardon de sa faute, ses mérites revivront ; mais, tant qu’elle reste ennemie de Dieu, ses mérites sont perdus pour elle. Bien plus, elle ne peut en acquérir de nouveaux : tout ce qu’elle fait en état de péché mortel est sans valeur pour le ciel.
Dans ses châtiments. Pour apprécier l’énormité du péché mortel, il suffit d’une réflexion bien simple. Dieu est juste, infiniment juste, il ne peut punir le péché plus qu’il mérite ; Dieu est bon, infiniment bon ; sa miséricorde le porte continuellement à punir le péché moins qu’il mérite. Or, voilà six mille ans que Dieu inonde l’univers de châtiments épouvantables, et tout cela pour punir le péché mortel : ce n’est rien encore. Pour punir le péché, Dieu a creusé l’enfer, l’enfer éternel, où le pécheur sera livré sans relâche à des tourments dont la seule pensée fait frissonner.
Ce qui passe toute imagination, en haine du péché, Dieu a fait mourir son propre Fils sur une croix entre deux scélérats ! Voilà les châtiments du péché mortel : et Dieu est juste, et Dieu est bon, infiniment juste, infiniment bon.
Qu’est-ce donc que le péché mortel ? Et nous n’y pensons pas, et nous le commettons sans peine, et, après l’avoir commis, nous dormons tranquilles ! Nous qui avons versé tant de larmes pour des bagatelles, c’est à peine si nous en avons versé une sur nos péchés !
Que désormais, au moins, on puisse dire de nous ce qu’on disait d’un saint Basile: Cet homme ne craint que le péché. 
Extrait de Mgr Gaume – Catéchisme de persévérance (1889)
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