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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 11:03

Pour bien goûter la  signification du temps, il faut le survoler, prendre de l’altitude et méditer sur de l'éternel. Alors, le temps lui-même devient une harmonie et participe de l'éternité, comme son « image mobile ».

 

Nous avons en nous ce pouvoir. Le temps, l'éternité même d'une certaine façon, sont homo­gènes à notre esprit, étant au fond esprit, participation de l'Esprit créateur. La durée nous est ouverte en tous ses contours et en tous ses stades. La durée aussi  est  « une sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part », et nous sommes donc constamment au centre. Comme un centre rayonnant possède toute la sphère, dont chaque rayon aboutît à lui : ainsi nous possédons, si nous le voulons, la durée totale.

 

Chaque région de la durée temporelle, quand nous la méditons, fait entendre son bruit dis­cret : les temps guerriers sonnent une vague fan­fare; les temps religieux font une musique de cathédrale; les temps savants ou littéraires pro­noncent en nous des sentences de sages ; les temps d'agitation populaire nous laissent un bruit de foule traversé de clameurs de notre propre vie. Notre passé nous chante sa symphonie ample et diverse; notre présent retentit comme un pas et notre avenir nous envoie déjà sa rumeur con­fuse. En chacun, passé, présent ou avenir, toute destinée, et la nature, et l'humanité, et Dieu peuvent trouver écho.

 

Rien de tout cela ne nous échappe que si l’instant lui-même nous échappe; l'instant, qui est toute l'actualité du temps; qui seul met en synthèse dans l'esprit ses fractions fuyantes; qui est donc le point par où nous pouvons l'aborder et le faire nôtre, au lieu de le laisser s'échapper comme une eau sans réservoir et de nous trouver vides, nous qui ne peuplons notre vie intérieure que de la substance du temps.

 

Là plupart des vies se passent plus ou moins dans l’inconscience et ne sont donc pas des vies, mais des phénomènes dans la vie générale des êtres.

 

Beaucoup d'autres sont à éclipses, des périodes de claire activité faisant place à des trous obscurs. Une vraie vie est une unité consciente, ne forme qu'une seule coulée et ne comporte d'éclipsé que celle de l'ultime sommeil.

 

L'effort à faire est de nous rassembler à toute heure en un présent riche de passé et d'avenir, riche surtout d'éternité attenante aux durées mobiles. On peut vivre, dans le temps, comme au-dessus du temps et en possession de tout le temps.

 

On peut participer à l'écoulement sans en être. L'éclusier ne suit pas le flot; il l'observe, inter­vient et garde la rive. Nous sommes, spirituelle­ment, les éclusiers du temps. Il y a une rive d'où nous pouvons, avec Celui qui y règne, guider notre durée.

 

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 14:45

          

Quel mystère que le temps! Qu'est-il? D'où vient-il? De quel lointain sans bords ou de quel océan d'immobilité dois-je voir surgir sa course?

 

Des philosophes l'ont vu comme une ondulation perpétuelle, un  retour éternel  sans terme assignable en avant ou en arrière : grande pensée que volontiers la raison ferait sienne. Mais les chrétiens voient plus grand encore, en ce que, refusant au temps une pareille ampleur, ils l'ac­croissent de sa source.

 

Le temps est un ruisseau qui s'échappe du glacier éternel. Cette eau vient de ce cristal et le reflète. Sa pureté est troublée, dans sespro­fondeurs, par les scories de la matière; mais en celle-ci réside encore une admirable fécondité.

 

Le temps porte toute vie, et toute activité ici bas est sa sujette. Il porte les humains qui ont vécu, vivent ou vivront, et le Christ, leur aîné, chef de toutes les races, et l'Église, mère commune, qui à des titres divers appartient elle aussi toutes les générations.

 

Par la croix qui le domine, le temps est devenu sacré. Ma petite vie, qui y est prise, participe de sa nature auguste et ressent l'obligation de ne déposer en lui que du sacré.

 

Le temps est un grand don de Dieu. Ce mot est sacré, car il  accorde au divin la première place et un rôle enveloppant par rapport à tout le reste. A ce titre, l'or même, cette boue jaune, comme on l'a appelé, peut revendiquer cette qualification, à son rang, le dernier parmi les choses humaines.

 

Quelle grossièreté, si on le prenait à la lettre, dans ce dicton américain : «Le temps, c'est de l'argent!» Comme boutade, cela s'admet; comme doctrine, cela signifierait que la vie se résume en l'argent, s'engouffre dans l'argent. Disons plutôt : le temps, c'est de la beauté, c'est de la vérité, c'est de la vertu, c'est de l'amour et c'est de l'espérance.

 

Admirer, comprendre, aimer, es­pérer, et bien faire, c'est là durer.

 

Le temps contient ce qu'il y a de plus sublime dans ce qui passe, et il augure ce qui est éternel.  Le temps n'est pas seulement une extension; il a une profondeur du fait de nos attaches immor­telles.

 

Ce ne pourrait être que de notre faute, si se réalisait le mot désenchanté de Leconte de Lisle : Le temps n'a pas tenu ses promesses divines.

 

Le temps ne trahit pas : ne le trahissons pas nous-mêmes. Aimons-le et vénérons-le. Ne soyons pas de ceux qui le profanent en usant mal de lui; de ceux qui le « tuent » en n'en usant point; de ceux qui le gaspillent en l'employant à des riens; de ceux qui le surchargent et s'en font les « bourreaux » ainsi que d'eux-mêmes.

 

Le temps veut la mesure, étant lui déjà une mesure intérieure des choses. Le temps veut le sérieux et la profondeur, étant, de sa nature, une ondulation de surface, dont le dessous est la substance immuable des choses, et dont l'ar­rière-fond est l'Être éternel.

 

Extrait de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935)

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 12:55

Un pacte fut conclu avec Abraham et il y a quelqu'un  qui l’a pris au sérieux. Il y a, au centre du Calvaire, la Sainte Croix. Il y a Dieu le Fils qui y est attaché. Et sous cette croix, il y a une femme debout. Il y a une femme tout droit, debout, qui regarde son fils. Et qui ne cessera pas pendant tous les siècles des siècles de le regarder.

 

Et à l'arrière-plan, comme sur les vieilles gravures, on voit le Saint-Esprit qui descend sur les apôtres, on voit Damas et le Chemin de Damas et saint Paul les jambes en l'air foudroyé par un éclair en zigzag; et encore les apôtres, chacun un bissac sur le dos où il y a de quoi dire la messe, qui se dirige vers la province qui lui est assignée; et dans le ciel, deux anges qui déploient une longue banderole sur laquelle sont écrits ces mots :

 

«Ce n'est pas vous qui M'avez choisi, c'est Moi qui vous ai choisis.»

 

La mer est là aussi, paisible, toute à son rôle décoratif, avec un certain nombre de petits bateaux sur elle qui s'en servent honnêtement.

 

Non, non et trois fois non, il n’est pas vrai, mais pas du tout vrai, que toutes les religions sont vraies. Il y a le vraie et il y a le faux,  il y a le oui et il y a le non, il y a le bien et le mal, il y a le blanc qui est blanc et il y a le noir qui est pas autre chose que tout noir!

 

Tous les esprits éclairés, tous les faux pasteurs de toutes les fausses églises du monde, auront beau me passer en long et en large sur la figure une langue rassurante, ils ne m'empêcheront pas de constater sur le Calvaire le fait sérieux, le fait solennel, le fait redoutable, le fait formidable, le fait irrécusable, de la Croix, de cette Croix au milieu et de ce Bon Larron qui est à droite et de ce Mauvais Larron qui est à gauche!

 

Ces faux pasteurs ne m'empêcheront pas de faire attention à ce Jugement Dernier qui n'a pas cessé de commencer au milieu de nous! Ils ne m'empêcheront pas d'entendre cette Voix qui dit : Venez! Les bien-aimés de Mon Père! Et, mais oui, parfaitement! Allez! Allez, maudits! Allez, maudits, au feu éternel qui a été préparé au démon et à Ses anges!

 

Toutes les religions sont vraies, c'est exactement comme si on disait : toutes les religions sont fausses. Il est possible que la vérité pour l'atteindre soit supérieure à ma capacité de comprendre.

 

Mais je réclame au moins le droit et le moyen de me trom­per. Je réclame le droit de ne pas tout adorer en même temps. Je demande le droit au jugement, le droit au choix et le droit au refus, un choix à mes risques et périls.

 

Je demande le droit de croire à quelque chose de toutes mes forces! Le droit d'espérer quelque chose de toutes mes forces! Le droit de préférer quelque chose de toutes mes forces! Je demande le droit au désir! Je demande le droit à l'horreur! Oui, l'horreur du mal, l'horreur de l'esclavage, l'horreur du péché, l'horreur du pas vrai et l'horreur de l'a moitié vrai!

 

Et ne me dites pas que c'est bien assez pour moi d'un peu de vérité! Je n'en ai que faire de votre un peu de vérité! Elle me dégoûte plus que l'erreur totale!

 

Et d'abord, il n'y a pas un peu de vérité, il n'y a de vérité que la vérité totale. C'est elle que je réclame, c'est elle seule dont j'ai besoin! Et c'est précisément parce qu'elle est entièrement hors de ma prise que je n'ai absolument pas besoin d'autre chose!

 

Ce ne serait pas la Vérité, si ce n'était que ma Vérité! J'ai besoin de quelque chose à ma mesure, hors de toute mesure! Quelque chose pour me faire du bien qui ne m'entre qu'en me faisant mal, quelque chose pour me faire du bien qui me fasse mal tout le temps et partout!

 

Vous pouvez la garder pour vous, votre Vérité humaine!  J'ai besoin de quelque chose que je n'aie pas fait moi-même! J'ai besoin de quelque chose hors de moi comme le soleil, à la mesure de cet œil nouveau en moi qu'est devenu mon cœur!

 

Et d'ailleurs, qu'est-ce que vous voulez dire avec toutes  vos religions? Il y en a tant que ça, des religions? Pour moi, il n'y en a qu'une qui est la religion chrétienne, catholique, apostolique et romaine. Tout le reste n'est qu'œuvre de l'homme. Point de mains en elles qui soient capables de m'étreindre, point de profondeur qui soit capable de rendre et de redemander à mes narines la respiration.

 

Et d'ailleurs, puisque l'homme est lui-même l'œuvre de Dieu, qu'il reste dans toute œuvre de l'homme un peu de Dieu, oui, oui, bien sûr, ça va!

 

Ça va! C'est possible, c'est certain et ça m'est tellement égal! Vous me raconterez tout cela quand j'aurai le temps et pardonnez-moi si je baye un peu!

 

Inspiré du livre: EMMAUS (Paul Claudel)

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 09:32

Tous ces faits inexplicables par la science démontrent que nous touchons à la toute puissance de Dieu.

Sur cette photo miraculeuse les moindres détails ont leur importance. Nous y voyons des choses incroyables. Découvrez les par vous-même.

C’est un témoignage  qui vous remplira de joie. Rendons grâce à cette Grande Dame de Guadeloupe.

 

http://www.youtube.com/watch?v=tgwJ9KjpNXo

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 10:33
Un jeune impie, après avoir fait rire de lui, n’en demanda pas davantage, il saisit furtivement son chapeau et s’en alla, honteux, dit-on, comme un renard qu’une poule aurait pris…
Voici l’histoire. Il y a quelques années, un jeune homme de province fut envoyé à Paris pour achever ses études ; comme tant d’autres, il eut le malheur de rencontrer de mauvaises compagnies. Ses propres passions, d’accord avec les discours impies de ses camarades, lui firent oublier les leçons de sa pieuse mère et mépriser la Religion.
Il en vint au point de désirer et enfin de dire comme l’insensé dont parle le Prophète : « Il n’y a point de Dieu ; Dieu n’est qu’un mot. » Pour le dire en passant, c’est toujours ainsi que l’incrédulité commence ; c’est une plante qui ne prend racine que dans la fange. Après plusieurs années de séjour dans la capitale, ce jeune homme revint dans sa famille. Un jour il fut invité dans une maison honorable, où se trouvait une nombreuse compagnie.
Pendant que tout le monde s’entretenait de nouvelles, de plaisirs et d’affaires, deux petites filles de douze à treize ans lisaient ensemble, assises dans l’embrasure d’une croisée. Ce jeune homme s’approche et leur dit : Quel roman lisez-vous, Mesdemoiselles, avec tant d’attention ? — Monsieur, nous ne lisons pas de romans. — Pas de romans ! Quel livre lisez-vous donc ? — Nous lisons l’histoire du peuple de Dieu. — L’histoire du peuple de Dieu ! Vous croyez donc, vous autres, qu’il y a un Dieu ?
Étonnées d’une pareille question, les deux petites filles se regardent, la rougeur leur monte au visage. Et vous, Monsieur, ne le croyez-vous pas ? Lui dit vivement la plus âgée. — Je le croyais autrefois, mais depuis que j’ai habité Paris, que j’ai étudié la philosophie, les mathématiques, la politique, je me suis convaincu que Dieu n’est qu’un mot. — Pour moi, Monsieur, je n’ai jamais été à Paris, je n’ai jamais étudié la philosophie ni les mathématiques, ni toutes les belles choses que vous savez, je ne connais que mon Catéchisme ; mais puisque vous êtes si savant et que vous dites qu’il n’y a pas de Dieu, me diriez-vous bien d’où vient un oeuf ?
La jeune fille prononça ces paroles avec assez de force pour être entendue d’une partie des personnes présentes. Quelques unes d’abord s’approchèrent pour savoir de quoi il était question, d’autres les suivirent, enfin toute le groupe se réunit autour de la croisée pour assister à la conversation.
— Oui, Monsieur, reprit la jeune personne, puisque vous dites qu’il n’y a point de Dieu, me direz-vous bien d’où vient un œuf ? — Plaisante question ! Un oeuf vient d’une poule. — Et d’où vient une poule ? — Mademoiselle le sait aussi bien que moi, une poule vient d’un oeuf. — Très bien, mais lequel des deux a existé le premier, de l’oeuf ou de la poule ? — Je ne sais vraiment ce que vous voulez dire avec vos oeufs et vos poules ; mais enfin, celle des deux choses qui a existe la première, c’est la poule. — Il y a donc une poule qui n’est pas venue, d’un œuf ? — Ah ! Pardon, Mademoiselle, je ne faisais pas attention, c’est l’oeuf qui a existe le premier. — Il y a donc un oeuf qui n’est pas venu d’une poule ? Répondez, Monsieur. — Ah ! Si… pardon… c’est que…. parce que… voyez-vous…
— Ce que je vois, Monsieur, c’est que vous ignorez si c’est l’oeuf qui a existé avant la poule, ou si c’est la poule qui a existé avant l’oeuf. — Eh bien, je dis que c’est la poule. — Soit, il y a donc une poule qui n’est pas venue d’un œuf ; dites-moi maintenant qui a créé cette première poule, d’où sont venues toutes les poules et tous les oeufs ? —Avec vos poules et vos oeufs, vous avez l’air de me prendre pour une fille de basse-cour. — Pardon, Monsieur, je vous prie seulement de me dire d’où est venue la mère de toutes les poules et de tous les oeufs. — Mais enfin… — Puisque vous ne le savez pas, vous me permettrez de vous l’apprendre. Celui qui a créé la première poule ou le premier oeuf, comme vous aimerez le mieux, est le même qui a créé le monde, et cet Être, nous l’appelons Dieu. Comment, Monsieur, vous ne pouvez, sans Dieu, expliquer l’existence d’un oeuf ou d’une poule, et vous prétendriez, sans Dieu, expliquer l’existence de l’Univers ?
Le jeune impie n’en demanda pas davantage, il saisit furtivement son chapeau et s’en alla, honteux, dit-on, comme un renard qu’une poule aurait pris.
Mgr Gaume – Catéchisme de persévérance (1889)
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 09:28

Le serviteur de Dieu se conforme aux commandements graves de son Seigneur. Il calcule jusqu'où il peut suivre son caprice, pourvu qu'il n'y ait pas de faute mortelle. Il consent à se priver des satisfactions que Dieu défend sous peine de rupture complète entre lui et Dieu. Il se plie aux volontés de Dieu à la façon de l'esclave qui craint d'être châtié ou de l'employé qui a peur de perdre son salaire. Ce genre de service essentiel n'est pas mauvais; il suffit au salut, pourvu qu'il dure. Mais il est indigne d'un fils de Dieu.

 

Bien meilleure est la disposition du serviteur qui ne s'accorde aucun plaisir lorsque Dieu en serait offensé véniellement. Il recherche pourtant encore des satisfactions personnelles, sous prétexte qu'elles ne rompent pas ses relations d'amitié avec son Maî­tre. C'est un bon serviteur, car pour se tenir en un tel état de sou­mission, il est contraint de s'imposer bien des sacrifices.

 

Beaucoup de prêtres et de religieux s'efforcent d'atteindre ce de­gré de perfection qui, s'ils s'y maintenaient habituellement, suffirait à les sanctifier. Mais comme ils ne visent pas plus haut et qu'il y a toujours un décalage entre un bon propos et sa réalisation, il arrive qu'ils se relâchent; ils ont de bonnes périodes de ferveur, mais leur égoïsme les fait déchoir; ils se reprennent, puis retombent au niveau des serviteurs ordinaires de Dieu qui, sur certains points, se recher­chent eux-mêmes jusqu'à admettre des fautes vénielles. L'élève donne un bon coup de collier et se place parmi les premiers de sa classe, mais il se lasse et retombe au rang des élèves ordinaires.

 

Le parfait serviteur est dans la disposition habituelle d'être docile même aux désirs de Dieu. Dieu attend de moi plus que des autres; j'ai reçu dans ma vie plus de faveurs que des millions d'hommes en leur vie entière. Dieu m'a aimé d'un amour spécial; il m'a appelé à vivre près de lui, com­me lui. En ces jours de retraite, il se plante sur mon chemin, pour voir si je pourrai résister encore aux appels qu'il m'adresse depuis tant d'années. J'aurai donc une réponse à lui donner, une attitude à prendre, celle de l'ami intime qui ne refuse rien à celui qu'il aime, qui ne se contente pas d'être son ami, mais qui est prêt à tous les dévouements pour le faire aimer. Cela veut dire travailler à lui procurer une plus grande gloire en moi et dans les autres.

 

Pour l'instant, il suffit de m'établir, par la volonté, dans cette dis­position générale de ne rien refuser au Seigneur. Les preuves con­crètes de mon dévouement et de mon amour se préciseront et se donneront au cours de la retraite.

 

Il convient cependant de prévenir le danger de nous laisser écra­ser par une impression qui peut venir du démon, celle de croire que Dieu va exiger de nous tous les sacrifices, et de nous priver de toute joie terrestre.

 

Pour devenir de vrais amis de Dieu, s'il était requis de pratiquer, et tout de suite, toutes les mortifications des grands saints, accablant le corps de toutes les pénitences et lui refusant tout plaisir, nous perdrions notre temps à faire la retraite; nous saurions d'un coup tout ce qui nous reste à faire. Mais on fait une retraite précisément pour écarter de soi tous les attachements désordonnés, puis, quand on les a écartés, chercher et trouver la volonté divine dans la disposition de sa vie, pour le bien de son âme.

 

A l'homme de bonne volonté, le Saint-Esprit ne manquera de donner sa lumière. En attendant, faisons confiance à Dieu qui ne nous imposera rien au-dessus de nos forces, au-dessus de notre grâce. Il n'a pas confié cinq talents à tous ses serviteurs. Il demandera un meilleur service à ceux qui sont mieux outillés pour travailler à sa gloire (Luc, XII, 48).

 

Peu importe la quantité de besogne abattue, ce qui compte, c'est de mettre tout son coeur, toutes ses forces à servir. Dieu travaille chaque âme en particulier. Les circonstances varient à l'infini. Les tempéraments aussi. Certaines affections peuvent être désordonnées pour les uns et non pour les autres. La sainteté ne détruit pas les tendances de la nature : elle les ordonne au but. Il faut renoncer à tout le créé, bien sûr, mais au créé qui détourne une âme de son service de Dieu. Quand une affection aide à servir Dieu, elle n'est plus désordonnée @

 

Il n'y a pas de cadres tout faits pour devenir un parfait serviteur de Dieu. Chacun doit chercher et trouver ce que Dieu demande lui. En principe, on doit s'attendre à devoir mortifier beaucoup de goûts naturels et à utiliser des moyens pénibles.

 

Que le retraitant se dépose à ne faire aucune réserve aux dons qu'il lui sera demandé d'offrir au Seigneur; qu'il veille et reste aux écoutes afin d'entendre la voix de l'Esprit Saint qui lui révélera ses vues par des appels par­ticuliers. Qu'il fasse tourner ses colloques autour de ce thème de prière :

 

Seigneur, dites-moi ce qu'il me faut arracher de mon coeur et donnez-moi là force de me plier à vos désirs; indiquez-moi ce qu'il me faut y mettre pour vous plaire, et faites-moi la grâce de ne rien refuser.

 

@   Voici  des exemples?

Saint Ignace a sacrifié complètement ses affections de famille; le bien heureux Théophane Vénard n'a pas cessé d'écrire aux siens des lettres très affectueuses.

Alors que saint Bernard ne pouvait souffrir la saleté, l'apôtre sa Jacques ne s'est jamais lavé.

Sainte Thérèse d'Avila ne pouvait souffrir la vermine; saint Benoît Labre la cultivait avec soin sur son corps.

Saint Jean de Brébeuf, plein de forces physiques, passe les trois quarts de ses nuits à genoux, au pied de l'autel; saint Gabriel Lalemant, son compagnon, faible de santé, dort toute la nuit dans son lit.

Sainte Sophie Barat a gardé jusqu'à la mort sa chatte bien aimée dans sa chambre; par ailleurs, sainte Gemma Galgani est pressée par Nôtre Seigneur de se défaire de la relique d'un saint.

Saint François Xavier a beaucoup voyagé dans sa vie; saint Bernardin Realino a passé la sienne, assis, à recevoir les pénitents.

Dieu exige de ses vierges une mortification absolue de tous les appels charnels; sainte Elisabeth de Hongrie s'est sanctifiée tout en aimant bien son mari ; quand il rentrait de voyage, elle accomplissait avec joie ses devoirs d'épouse.

Sainte Rose de Lima se taillade la figure afin que sa beauté n'attire plus les regards; pour plusieurs d'entre nous, s'il fallait taillader, ce devrait être pour être un peu plus présentables.

 

Extrait de : Au Service de  Dieu.   A. Dragon, S.J.

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 09:32

Je vous souhaite de tout cœur de voir de vos yeux, le retour d’exil de SS PAUL VI. C’est lui le véritable chef de l’Église Catholique.  Tous ceux qui lui ont succédés ne sont que des imposteurs.

 

Ce sera pour vous l’occasion de constater que les catholiques ont été bernés depuis plus de 40 ans.  Le Pape Paul VI n’avait-il pas mentionné en 1972, que : « Les fumées de Satan étaient entrés dans l’Église. »  Les gens n’ont pas compris ce que cela voulait dire. Il était privé de son pouvoir de commander, il était prisonnier de l’Ennemi.  Comme le fut Saint Pierre et qui fut libéré miraculeusement.

 

Son retour sera le signal que le Seigneur a choisi pour montrer qu’Il n’a pas abandonné son Église et qu’Il est fidèle à ses promesses.

 

Cette absence de chef visible, aura été une épreuve qui se voulait une occasion de manifester notre foi en ce Dieu très bon et miséricordieux.

 

Prions : Mon Dieu je vous adore, Vous mon premier principe.

Je vous désire, Vous ma fin dernière.

Je vous remercie, Vous mon bienfaiteur perpétuel.

Je vous invoque, Vous mon souverain défenseur, en faveur de notre Saint Père Paul VI, daignez le diriger par votre sagesse,  le contenir par votre justice, le consoler par votre miséricorde et le protéger dans son exil par votre toute puissance.

 

«O heureuse Mère, la douceur qui pénétra votre cœur, lors de l’Annonciation, la joie qui vous fit tressaillir, nul homme ne pourra jamais la redire ni l’éprouver.

 

Aussi toutes les créatures devraient reconnaître avec transport et confesser que vous êtes bénie et exaltée incomparablement au-dessus de tout ce qui fut créé au ciel et sur la terre, et que Béni est le Fruit de vos entrailles, Jésus, qui vivifie, sanctifie et bénit tout dans les siècles des siècles.»

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère :

Priez pour nous, pauvres pécheurs;

Nous vous remercions d’avoir conservé la vie du Saint Père Paul VI, pour   un retour prochain.  

Submergez l’humanité en péril de l’action pleine de  grâce de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.   Ainsi soit-il.

 

Note : Après son retour suivra les événements suivants : http://www.dailymotion.com/video/x17evap_la-survie-de-paul-vi-et-son-sosie-predits-a-la-salette_webcam#.Upb2-zAd378.twitter

 

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