Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 10:15
Baronius rapporte que Julien l’apostat, après son infâme apostasie, conçut une haine si vive contre le Saint Baptême, qu’il cherchait jour et nuit les moyens d’en effacer le caractère sacré.
Il fit, pour cela, préparer un bain de sang de chèvres et se mit dedans, voulant, avec ce sang impur d’une victime consacrée à Vénus, effacer de son âme le caractère sacré du Baptême. Cette conduite vous paraît abominable : mais si Julien avait pu réussir dans son dessein, il est certain qu’il aurait beaucoup moins souffert en enfer.
Pauvres pécheurs, le conseil que je veux vous donner vous paraîtra sans doute étrange; et cependant, à bien y réfléchir, il est au contraire inspiré par une tendre compassion pour vous. Je vous conjure donc à genoux, par le sang de Jésus Christ et par le cœur de Marie, de changer de vie, de vous remettre dans la voie qui conduit au ciel, et de faire tout votre possible pour appartenir au petit nombre des élus.
Si, au lieu de cela, vous voulez continuer à marcher dans la voie qui conduit aux enfers et chercher le moyen d’effacer en vous le baptême. Malheur à vous, si vous emportez en enfer, gravé dans votre âme, le nom sacré de Jésus-Christ et le caractère sacré du chrétien. Votre confusion en sera beaucoup plus grande.
Faites donc ce que je vous conseille : si vous ne voulez pas vous convertir, allez dès aujourd’hui prier votre curé d’effacer votre nom du registre des baptêmes, afin qu’il ne reste plus aucun souvenir que vous ayez jamais été chrétien, suppliez votre ange gardien d’effacer de son livre les grâces, les inspirations et les secours qu’il vous a donnés par l’ordre de Dieu, car malheur à vous s’il se les rappelle. Dites à Notre-Seigneur qu’il reprenne Sa foi, Son baptême, Ses sacrements.
Si vous êtes saisis d’horreur à cette pensée : Jetez-vous donc aux pieds de Jésus-Christ, et dites-Lui, les larmes aux yeux et le cœur contrit : « Seigneur, je confesse que jusqu’ici je n’ai point vécu en chrétien, je ne suis pas digne d’être compté parmi Vos élus, je reconnais que j’ai mérité la damnation, mais Votre miséricorde est si grande : et plein de confiance en Votre grâce, je vous redis que je veux sauver mon âme, dussé-je sacrifier ma fortune, mon honneur, ma vie même, pourvu que je me sauve. Si jusqu’ici j’ai été infidèle, je m’en repens, je déplore, je déteste mon infidélité, je vous en demande humblement pardon. Pardonnez-moi, mon bon Jésus, et fortifiez-moi en même temps, afin que je me sauve. Je ne Vous demande ni les richesses, ni les honneurs, ni la prospérité ; je ne demande qu’une chose, c’est de sauver mon âme ».
Et Vous, ô Jésus ! Qu’en dites-Vous ? Voici la brebis errante qui revient à Vous, ô bon pasteur ; embrassez ce pécheur repentant, bénissez ses larmes et ses soupirs, ou plutôt bénissez ce peuple si bien disposé et qui ne veut plus chercher autre chose que son salut. Prions, mes frères, aux pieds de Notre-Seigneur, disons Lui que nous voulons coûte que coûte, sauver notre âme. Répétons, les larmes aux yeux : « Bon Jésus, je veux sauver mon âme ». O larmes bénies, ô bienheureux soupirs !
Je veux, mes frères, vous renvoyer tous consolés aujourd’hui. Si donc vous me demandez mon sentiment sur le nombre des élus, le voici : Qu’il y ait beaucoup ou peu d’élus, je dis que celui qui veut se sauver se sauve, et que personne ne se perd s’il ne veut se perdre. Et s’il est vrai qu’il en est peu qui se sauvent, c’est qu’il y en a peu qui vivent bien.
Comparez ces deux opinions : la première, qui dit que le plus grand nombre des catholiques sont condamnés; la seconde, qui prétend au contraire que le plus grand nombre des catholiques sont sauvés ; (1) Représentez-vous un ange, envoyé par Dieu pour confirmer la première opinion, vienne vous dire que non seulement la plupart des catholiques sont damnés mais que de toute cette foule ici présente, un seul sera sauvé.
Si vous obéissez aux commandements de Dieu, si vous détestez la corruption de ce siècle, si vous embrassez avec un esprit de pénitence la croix de Jésus-Christ, vous serez ce seul qui se sauvera.
(2) Représentez-vous ensuite que cet ange revienne parmi vous, et que, pour confirmer la seconde opinion, il vous dise que non seulement la plus grande partie des catholiques sont sauvés, mais que de tout cet auditoire une seule personne sera damnée et tous les autres se sauveront. Si vous continuez après cela vos usures, vos vengeances, vos actions criminelles, vos impuretés, vous serez ce seul qui se damnera.
A quoi sert donc de savoir s’il en est peu ou beaucoup qui se sauvent ? « Tâchez de rendre votre élection certaine par vos bonnes œuvres », nous dit saint Pierre. « Si vous voulez, vous vous sauverez », dit saint Thomas d’Aquin à sa sœur, qui lui demandait ce qu’elle devait faire pour aller au ciel. Je vous dis la même chose : et voici comment je prouve mon assertion. Personne ne se damne s’il ne pèche mortellement, c’est de foi ; personne ne pèche mortellement s’il ne le veut, c’est là une proposition théologique incontestable.
Donc, personne ne va en enfer, sauf s’il elle le veut. La conséquence est évidente. Cela ne suffit-il pas pour vous consoler? Pleurez les péchés passés, confessez-vous bien, ne péchez plus à l’avenir, et vous serez tous sauvés.
Pourquoi donc tant se tourmenter, puisqu’il est certain que pour aller en enfer il faut pécher mortellement, que pour pécher mortellement il faut le vouloir, et que par conséquent on ne va en enfer que si on le veut ?
Ce n’est pas là une opinion, mais une vérité incontestable et bien consolante ; que Dieu vous la fasse comprendre et vous bénisse. Amen.
Saint Léonard de Port Maurice (1676-1751)
elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 10:11

Présentés à l'église pour recevoir le saint baptême, on nous a demandé si nous croyions en Dieu, si nous voulions vivre selon les maximes de l'Évangile et si nous renoncions de cœur et d'affection au démon et à ses pompes, au monde et à ses maximes, et ce n'est qu'après une réponse formelle et affirmative qu'on nous a admis au nombre des enfants de Dieu.

 

C'est donc à la face du ciel et de la terre, en présence de Dieu et des anges, que nous avons promis de nous soumet­tre à la loi de Jésus-Christ et de l'observer dans toute son étendue.

 

Nous n'avions pas, il est vrai, l'usage de la rai­son quand nous avons reçu le baptême ; mais c'est pour nous et en notre nom que ces promesses ont été faites ; nous lesavons ratifiées depuis, toutes les fois que nous avons fait profession publique du Christianisme ; nous les ratifions encore tous les jours par le signe de la croix, la récitation de l'oraison dominicale, l'assistance au saint sa­crifice de la messe, la participation aux sacrements. Nous ne sommes donc plus à nous, nous appartenons à Dieu, no­tre âme, notre corps, tout est à lui.

 

Suivre les maximes du monde, rechercher ses vanités, aimer les pompes du dé­mon, rougir de l'Évangile, ce serait renoncer à la qualité de chrétien, violer ses engagements, devenir prévaricateur, fouler aux pieds le sang de Jésus-Christ, outrager l'Esprit saint et le chasser honteusement de son cœur.

 

N'oublions donc jamais que ces promesses sont écrites dans le livre de vie, que Dieu les garde dans le ciel et qu'elles deviendront le sujet du jugement que nous aurons à subir à l'heure de notre mort. Notre salut, notre éternelle destinée dépend de notre fidélité à les remplir. Pour ne pas les oublier, nous devons les renouveler souvent et remercier sans cesse le Seigneur de nous avoir arrachés à la puissance des ténè­bres pour nous appeler au royaume de son Fils.

 

histoire : Nous lisons dans l'histoire de l'Église qu'un saint diacre nommé Murrita, ayant tenu sur les fonds sacrés un jeu­ne homme nommé Elpidophore, eut la douleur de le voir deve­nir apostat et persécuteur des chrétiens. Un jour qu'il exer­çait publiquement la persécution au milieu d'une foule immen­se, le saint diacre parut tout à coup, il avait conservé les vête­ments blancs dont Elpidophore avait été revêtu lorsqu'il fut baptisé, et les lui montrant, il lui adressa ces foudroyantes pa­roles : «Voilà les témoins de ton apostasie ; ces témoins t'ac­cuseront au tribunal du souverain juge. La voilà cette robe blanche dont je t'ai revêtu sur les fonts sacrés: elle demande­ra vengeance contre toi ; elle se changera en un vêtement de feu, de flammes qui te dévoreront pendant l'éternité tout entiè­re. »

 

Ceux qui entendirent ces paroles fondirent en larmes et Elpidophore se retira couvert de confusion.

Histoire de l’Église.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 03:02

Comme le baptême est le premier et le plus nécessaire des sacrements, l'Église, afin de mieux faire connaître quelle en est l'excellence et ce à quoi on s'engage en le re­cevant, veut qu'on l'administre avec un grand nombre de gestes.

 

On fait très souvent le signe de la croix en administrant le baptême pour marquer que ce sacrement tire toute sa valeur de la croix de Jésus-Christ et pour marquer que la vie d'un chrétien est une vie de croix et de souffrances continuelles et qu'il doit marcher sur les traces de Jésus-Christ.

 

On y fait plusieurs onctions tant avec l'huile des catéchumènes qu'avec le saint chrême, pour mar­quer l'onction intérieure de la grâce que le Saint-Esprit ré­pand dans l'âme de celui que l'on baptise ; car, comme l'huile pénètre le corps, le fortifie et guérit ses plaies, ainsi la grâ­ce que l'on reçoit dans le baptême pénètre le cœur et le forti­fie contre les passions.

 

Celui qui doit être baptisé reste d'abord à l'entrée de l'église, pour marquer qu'étant esclave du démon, il n'a aucun droit d'entrer plus avant dans la maison de Dieu, à cause du péché originel dont il est souillé.

 

Là, le prêtre marque l'enfant du signe de la croix sur le front et sur la poitrine ; il fait sur lui des exorcismes pour éloigner de lui le démon ; il lui met du sel dans la bouche pour signifier qu'il va lui communiquer l'esprit de sagesse. Puis ayant de nouveau fait le signe du salut sur le front de l'enfant, avec défense au démon de ne jamais oser violer ce si­gne auguste, il invoque et conjure instamment Dieu, au­teur de toute lumière et de toute vérité, en faveur du nou­veau serviteur qui est présenté à son service. Il intro­duit alors l'enfant dans l'église, et demande au parrain et à la marraine de réciter avec lui le symbole des apôtres, l'o­raison dominicale et la salutation angélique.

 

Il fait encore des exorcismes, touche les oreilles de l'en­fant avec de la salive, en demandant qu'elles soient ouver­tes aux vérités du salut et repousse de nouveau le démon.

 

Les exorcismes ainsi terminés, le prêtre exige une renonciation formelle à Satan, puis il fait à l'enfant l'onction avec l'huile des catéchumènes.

 

Ensuite il lui faut faire une profession de foi en l'inter­rogeant sur les points principaux du symbole. Et enfin, sur son désir formellement exprimé, il lui administre le sa­crement au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et achève sa consécration par l'onction du saint chrême au sommet de la tête, qu'il revêt ensuite d'un vêtement blanc, symbole de l'innocence de l'âme régénérée par l'eau sainte qui vient de couler sur le front.

 

Les parrain et marraine interviennent dans le baptême solennel pour présenter à l'église celui qui doit être baptisé, être témoins de son baptême, répondre pour lui s'il n'a pas l'usage de la raison et lui servir de caution pour la grâce reçue dans ce sacrement.

 

L'obligation des parrains et marraines est d'aimer leurs filleuls comme leurs enfants spirituels et de veiller à leur éducation et à leur conduite pour qu'ils remplissent fidèle­ment les engagements de leur baptême.

 

Ils doivent y veil­ler par leurs prières, par leurs exemples et leurs avis dans les circonstances où ils le peuvent. Ils contractent avec l'enfant et les parents de l'enfant, une alliance spirituelle dont l'Église a fait un empêchement dirimant au mariage.

 

histoire : On faisait des réjouissances à Rome et l'empe­reur Dioclétien s'y était rendu. Le comédien Genès crut ne pouvoir mieux divertir la cour impie qu'en contrefaisant par  dérision les cérémonies du baptême. Il parut couché sur le théâtre comme s'il eût été malade et demanda à être baptisé pour mourir tranquille. On fit paraître deux autres comédiens travestis, l'un en prêtre et l'autre en exorciste. Ils s'approchè­rent du lit et dirent à Genès: « Mon enfant, pourquoi nous faites-vous venir ? » A l'instant le cœur de Genès fut changé et il répondit très sérieusement : «Parce que je veux recevoir la grâce de Jésus-Christ et par la sainte régénération obtenir la délivrance de mes péchés. »  

 

On crut qu'il n'en jouait que mieux son rôle. On accomplit les cérémonies du sacrement et quand on lui eut mis les habits blancs, des soldats le prirent en continuant la farce et le présentèrent à l'empereur pour être in­terrogé comme les martyrs. Genès, profitant de la facilité na­turelle qu'il avait pour la parole, d'un air et d'un ton inspirés, fit ce discours du lieu élevé où il était : « Écoutez, empereur et courtisans, sénateurs, plébéiens ; tous les ordres de la superbe Rome, écoutez-moi. Ci-devant, lorsque j'entendais seulement proférer le nom de Jésus-Christ, j'en frissonnais d'horreur et j'outrageais autant qu'il était en moi ceux qui professaient cet­te croyance. J'ai pris en haine plusieurs même de mes pro­ches et de mes alliés à cause du nom chrétien et j'ai détesté cette religion au point de m'instruire exactement de ses mystè­res, comme vous avez pu le voir, afin d'en faire le jeu public ; mais des  que l'eau du baptême a touché ma chair, mon cœur s'est changé et, à l'interrogation que l'on m'a faite, j'ai répondu sincèrement que je croyais. Je voyais une main s'é­tendre du haut des cieux et des anges étincelants de lumière planer au-dessus de moi. Ils ont lu dans un livre terrible tous tes péchés que j'ai commis dès mon enfance, les ont effacés aussitôt après, puis m'ont remontré le livre plus blanc que la nei­ge. Vous donc, maintenant, grand empereur, et vous, specta­teurs de toute condition que nos jeux sacrilèges ont fait rire de ces divins mystères, croyez avec moi, qui suis plus coupable que vous, croyez que Jésus-Christ est le Seigneur digne de nos adorations et tâchez d'en obtenir aussi miséricorde.»

 

L'empereur Dioclétien, également irrité et surpris, fit d'a­bord frapper Genès àcoups de bâton, puis il le remit au préfet Plautien, afin de le contraindre à sacrifier aux idoles. Le pré­fet employa toutes les tortures en pure perte : Genès répondit constamment : « Il n'est point de maître comparable à celui qui vient de m'apparaître ; je l'adore et le chéris de toute mon âme ; quand j'aurais mille vies à perdre, rien ne me séparera de lui : jamais les tourments ne m'ôteront Jésus-Christ de la bouche et du coeur ; je sens le plus vif regret de tous mes éga­rements passés et de ce que j'ai commencé si tard a le servir. » Dès que l’on s'aperçut que son éloquence faisait impression et on s'em­pressa de lui trancher la tête.

 

On doit cependant remarquer qu'une cérémonie aussi impie dans son principe ne pût être pour saint Genès un baptême de saint que par une grâce toute miraculeuse, par laquelle Dieu excita dans le cœur de ce saint une vraie et sincère douleur de ses fautes.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 00:20

Le baptême étant absolument nécessaire pour le salut, N. S. Jésus-Christ en l'instituant a donné aux hommes toutes les facilités imaginables de le recevoir ; c'est pour ce sujet que quoique ordinairement il n'y ait que les prêtres qui aient droit de baptiser et qu'il faille porter les enfants à l'église pour y recevoir ce sacrement avec les cérémonies ordinaires.

 

Cependant toute personne peut baptiser dans le cas de né­cessité et le baptême est valide, pourvu qu'elle verse de l'eau naturelle sur le baptisé en prononçant ces paroles : Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Pour être véritablement baptisé, il faut que l'eau ait tou­ché le front de la personne à baptiser, autrement il fau­drait considérer le baptême comme douteux et baptiser en­suite l'enfant sous condition.

 

C'est ce qu'on doit faire aussi si l'on a un doute fondé que l'enfant ait réellement été baptisé, ou qu'il l'ait été comme il faut, ainsi que dans d'autres cas extraordinaires.  Alors on doit le baptiser ainsi, en disant lorsqu'on verse l'eau sur le front : Si tu n'es pas baptisé, je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.  

 

Le baptême étant absolument nécessaire à tous les hommes, c'est une obligation pour ceux qui se convertissent à la foi catholique, ayant l'usage de la raison, de recevoir ce sacrement, mais alors on a soin de les disposer à cette grande action par une instruction suffisante et par la pré­paration de leur cœur principalement en les excitant à la contrition de leurs péchés.

 

histoire : Un missionnaire du nouveau monde parcourait les régions les plus éloignées pour gagner des âmes à Jésus-Christ. Il se présenta un jour à lui un sauvage dont les dispo­sitions lui parurent extraordinaires. Dès qu'il fût bien ins­truit des mystères de notre sainte religion et de ce qui regarde les sacrements, il lui administra le baptême et lui donna la sainte Eucha­ristie, qu'il reçut avec les plus vifs transports de la reconnais­sance et de l'amour. Le missionnaire partit pour d'autres excursions apostoliques et revint un an après dans ce lieu où était le sauvage devenu chrétien.

 

Dès que celui-ci eut connaissance de l'arrivée du missionnaire, qu'il regardait com­me son père, il se rendit auprès de lui et le conjura de lui don­ner de nouveau la sainte communion. Oui, mon fils, lui dit-il; mais il faut auparavant que vous confessiez les péchés mortels dont vous avez pu vous rendre coupable : ne craignez rien, je vous aiderai à bien  le faire.

 

Quoi ! Mon père, répondit le sauvage avec étonnement, il y aurait des chrétiens, qui après avoir été baptisés et avoir reçu le corps de Jésus-Christ, seraient assez ingrats pour l'outrager par quelque péché mortel ? Grâce à Dieu, je ne crois pas être coupable d'aucun de ces péchés.  Il fondait en larmes en accusant les fautes les plus légères.

 

Le missionnaire, dans l'admiration, bénissait Dieu, voyant qu'il était servi et glorifié par des âmes fidèles et ferventes jusque parmi les peuples les plus sauvages.    (Lettres édifiantes)

 

Inspiré du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

Informations additionnelles de l’auteur du blog :

 

Pour la validité d'un sacrement, il faut trois conditions :

La matière, c’est l’eau.

La forme ce sont les paroles.

L’intention de faire ce qu'à toujours fait la Sainte Église Catholique. 

 

Il est important de savoir que celui qui baptise doit avoir l’intention d’effacer la tache originelle due aux péchés d’Adam et d’Ève, nos premiers parents.  S’il ne croit plus au péché originel, comment peut-il faire ce que la Sainte Église a toujours fait ? Il manque alors une condition pour la validité du sacrement.  Si on a des doutes on doit baptiser sous condition.  Surtout lorsque cette cérémonie sert, comme une initiation, pour l’entrée d’un nouveau membre dans la communauté chrétienne d’une  paroisse…   Alors soyons bien attentif.

S.V.P. Relire : http://elogofioupiou.over-blog.com/article-validite-du-sacrement-de-bapteme-98486526.html

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 04:10

Nous terminons cette prière en demandant à Dieu de nous délivrer du mal, c'est-à-dire des misères de cette vie, des ennemis de notre salut et de la damnation éternelle.

 

A combien de maux n'est-on pas sujet dans cette vie ! De combien d'amertumes n'est-elle pas remplie ! Les maladies, la douleur, assiègent notre corps ; le trouble, l'inquiétude, le chagrin, attaquent notre âme : c'est bien avec raison que l'Église appelle cette terre où nous vivons une vallée de larmes.

 

Nous ne demandons pas d'être entièrement affranchis de toutes ces misères, ce privilège ne convient point à notre état présent ; ce que nous demandons, c'est d'être délivrés de celle qui seraient pour nous des occasions de péchés, qui nuiraient à notre salut. Il n'y a de véritable mal que ce qui mettrait obstacle à notre justification.

 

Si les infirmités, l'indigence, les calamités, sont appelées des maux, ce ne peut être que parce qu'elles jettent l'âme dans le trouble, qu'elles nous exposent à l'impatience, au murmure, au dé­sespoir, parce que nous n'avons pas assez de vertu pour les supporter sans pécher ; mais les maux que l'on souffre patiemment, loin de nous être préjudiciables, servent a nous purifier et contribuent à notre justification : ce sont plu­tôt des biens que des maux ; quelque pénibles qu'ils soient, ils sont dans l'ordre de la providence, le châtiment du péché et un moyen pour arriver au bonheur éternel. Il  faut, dit l'apôtre, passer par beaucoup de tribulations et de souffrances pour entrer dans le royaume du ciel. Il nous est cependant permis de désirer et de demander d'être délivrés de ces maux, pourvu que nous fassions cette prière avec une entière résignation à la volonté de Dieu et que nous soyons disposés à les souffrir avec soumission, si Dieu les juge nécessaires ou utiles pour notre salut.

 

En priant ainsi et en persévérant dans la prière, nous trouverons un vrai remède à nos maux ; Dieu nous exaucera, soit en nous en délivrant, soit en nous donnant la force de les supporter, ce qui est bien plus avantageux pour nous.

 

Nous demandons d'être délivrés des ennemis de notre salut et en particulier du démon, qui de tous est le plus cruel. Cet esprit de ténèbres, non content d'avoir séduit nos premiers parents et d'avoir attiré sur leur postérité un déluge de maux, ne cesse de nous faire la guerre et de nous tendre des pièges pour nous perdre ; mais Dieu arrê­te sa fureur et lui prescrit des bornes qu'il ne peut fran­chir.

 

Enfin nous demandons à Dieu qu'il nous délivre de la damnation éternelle, qui est le comble de tous les maux, le souverain mal, mal irréparable, mal éternel. Dans cet abîme de maux, dans cette fatale éternité, il ne sera plus possible de demander d'en être délivré ; il faudra porter pour toujours tout le poids de la colère et de la vengeance divine.

 

C'est là qu'il n'y a plus de rédemption à espérer, plus de bonheur à attendre, plus de salut à demander, mais un assemblage de tous les maux à souffrir et à souffrir pendant toute l'é­ternité.

 

Avec quelle ardeur, avec quelle persévérance ne devons-nous pas demander d'être préservés de ce malheur .affreux ! Nous ne devons jamais nous lasser de faire cette prière, tandis que nous pouvons encore en obtenir l'effet !

 

histoire : Le grand saint Basile, archevêque de Césarée, plutôt que de pécher en faisant ce que demandait de lui l'empereur Valens, qui était aérien et qui exécutait  les catholiques, résista constamment à ses volontés.

 

L'empereur chargea le préfet Modeste de menacer le saint de la confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments et de la mort, s'il n'obéissait. Basile dit au préfet : Je suis à couvert de la confiscation! Je n'ai que quelques livres et les haillons que je porte. Où m'exilera-t-on ? C'est le ciel qui est ma patrie. Les tourments que l'on pourrait me faire endurer ne seront pas longs, tant je suis faible, et je regarderai comme un bonheur de tout souffrir pour Jé­sus-Christ. Si l'on croit m'intimider en me menaçant de la mort, qu'on sache que la mort est à mes yeux une faveur. Je  préfère tout perdre, tout souffrir et mourir plutôt que de pécher.

 

Le pré­fet alla rendre compte à l'empereur et lui dit : Prince, nous sommes vaincus ; Basile ne craint qu'une chose, c'est le péché.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 10:43

Ce n'est pas assez que la miséricorde de Dieu nous par­donne les péchés que nous avons déjà commis ; nous avons besoin que sa grâce nous préserve d'en commettre de nou­veaux.

 

Nous y sommes à tout moment exposés à cause des tentations qui nous y sollicitent ; c'est pour cela que nous implorons la protection de Dieu en lui disant : Ne nous abandonnez pas à la tentation. Nous lui demandons qu'ayant égard à notre faiblesse, il détourne de nous la tentation ou qu'il nous donne la grâce de la surmonter.

 

Le monde, le démon, la concupiscence conspirent en­semble pour nous perdre. Le monde nous tente par ses mauvais exemples, par ses discours, par ses maximes ; le démon nous tente en faisant sur nos sens et notre imagi­nation des impressions qui tendent à nous suggérer des mauvaises pensée et de mauvais désirs. Il n'y a point de ruses qu'il ne mette en œuvre pour nous faire tomber : il tourne sans cesse autour de nous, cherchant à nous dévorer. Enfin la concupiscence, c'est-à-dire ce penchant vicieux que nous apportons en naissant et qui nous porte au mal, nous tente : elle nous suit partout ; elle est au dedans de nous comme un ennemi domestique et elle fournit des armes au démon et au monde pour nous attaquer avec plus d'avantage.   

 

Être tenté n'est point un  péché, c'est même souvent une occasion de mérite  par la  résistance qu'on y oppose ; mais c'est un péché de consentir à la ten­tation.   

 

Si par la crainte d'offenser Dieu nous réprimons les premiers mouvements qui s'excitent en nous et si nous refusons constamment de consentir au mal, il n'y a point de péché ; cette résistance est même une action de vertu que Dieu récompensera un jour ;  mais si  l'on  s'y arrête avec complaisance après qu'on s'en est aperçu, alors c'est un péché et l'on devient coupable.   

 

Quoique la tentation ne soit pas un péché par elle-même, elle est toujours dan­gereuse. Cependant nous ne demandons pas à Dieu d'être exempts de toutes tentations ; elles sont inévitables dans cette vie, qui est une guerre, un  combat continuel ; les plus grands saints ont été  tentés. Notre Seigneur lui-même a voulu être tenté, pour nous apprendre la manière de vaincre les tentations et pour nous en mériter la grâce. Ce que nous demandons, c'est que  nous  ne  soyons  pas abandonnés dans la tentation.

 

Nous sommes si faibles, que la moindre tentation est capable de nous renverser : toute notre ressource est dans la grâce de Dieu ; nous recourons donc à lui, nous lui faisons l'humble aveu de notre impuissance, nous lui de­mandons qu'il veuille bien nous épargner ces grandes ten­tations auxquelles nous succomberions et que dans toutes celles par lesquelles il lui plaira dénoua éprouver, il daigne nous soutenir et nous donner la force d'en sortir victorieux.

 

Nous n'avons rien à craindre avec le secours et la protec­tion de Dieu ; il est assez puissant pour nous faire sur­monter toutes nos tentations et mêmes pour nous en faire tirer avantage. Il le fera si nous veillons sur nous-mêmes pour ne pas nous exposer témérairement au danger et si nous lui demandons le secours de sa grâce dans les tenta­tions que nous n'avons pu éviter : alors nous ne combat­tons pas seuls ; Dieu combat lui-même avec nous et la vic­toire nous est assurée.

 

Dieu est fidèle, dit saint Paul, et il ne permettra point que vous soyez tentés au-dessus de vos forces, mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer. Dieu ne peut manquer à sa parole : Il s'est engagé à délivrer ceux qui espèrent en lui et à protéger ceux qui l'invoquent.  Ils seront attaqués, mais rien ne pourra leur nuire tant que Dieu sera leur asile : il les fera sortir du combat avec avantage ; la tentation servira à perfectionner, à affermir leur vertu, afin qu'ils puissent persévérer jusqu'à la fin.

 

histoire : La plaie de votre côté est bien grande, Seigneur, disait saint Philippe de Néri ; mais si vous ne me reteniez, je l'élargirais bien davantage par mes infidélités.

Ne m'abandonnez pas un moment à moi-même, Seigneur, disait un autre saint, sans quoi je vais périr.

Où étiez-vous ? disait sainte Catherine après avoir soutenu les assauts d'une violente tentation, où étiez-vous, Seigneur? Il lui sembla entendre une voix qui lui disait : J'étais au fond de ton cœur pour te soutenir : c'est moi qui te donnais une si grande hor­reur pour le mal que le démon te suggérait.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:23

En cette fin d’année 2013, je demande au Seigneur Jésus et à sa Sainte Mère de nous bénir ainsi que notre Saint Père Paul VI, toujours vivant et en exil, dont le retour ne saurait tarder.

 

En cette fin des temps, il n’est pas facile de reconnaître qu’il y a déjà plus de 2000 ans que cet Enfant Dieu est né miraculeusement.

 

Il a voulu se faire homme,  pour nous permettre de parvenir à la vie éternelle en nous enseignant par son exemple et ses paroles la voie à suivre. Il n’est pas nécessaire d’avoir un gros diplôme, pour constater que ce chemin  est celui qui a le plus d’obstacles, le plus de sacrifices, de souffrances et de renoncements.

 

Son mot d’ordre était : Votre volonté Père et non la mienne. 

 

Faisons nous aussi la volonté de notre Père du Ciel en acceptant les épreuves de cette vie et nous parviendrons au Royaume Céleste qui est notre destiné selon sa promesse.

 

Passez de Joyeuse Fêtes et prenez les moyens en 2014 de conserver votre santé spirituelle, et si vous l’avez perdu, hâtez vous de prendre les moyens de la retrouver.  Vous savez que la vie est si courte, ne prenez pas de chance de manquer ce pourquoi nous sommes sur cette terre.

 

C’est la seule façon de parvenir au Royaume Céleste.

 

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0