Le baptême étant absolument nécessaire pour le salut, N. S. Jésus-Christ en l'instituant a donné aux hommes toutes les facilités imaginables de le recevoir ; c'est pour ce sujet que quoique ordinairement il n'y ait que les prêtres qui aient droit de baptiser et qu'il faille porter les enfants à l'église pour y recevoir ce sacrement avec les cérémonies ordinaires.
Cependant toute personne peut baptiser dans le cas de nécessité et le baptême est valide, pourvu qu'elle verse de l'eau naturelle sur le baptisé en prononçant ces paroles : Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Pour être véritablement baptisé, il faut que l'eau ait touché le front de la personne à baptiser, autrement il faudrait considérer le baptême comme douteux et baptiser ensuite l'enfant sous condition.
C'est ce qu'on doit faire aussi si l'on a un doute fondé que l'enfant ait réellement été baptisé, ou qu'il l'ait été comme il faut, ainsi que dans d'autres cas extraordinaires. Alors on doit le baptiser ainsi, en disant lorsqu'on verse l'eau sur le front : Si tu n'es pas baptisé, je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Le baptême étant absolument nécessaire à tous les hommes, c'est une obligation pour ceux qui se convertissent à la foi catholique, ayant l'usage de la raison, de recevoir ce sacrement, mais alors on a soin de les disposer à cette grande action par une instruction suffisante et par la préparation de leur cœur principalement en les excitant à la contrition de leurs péchés.
histoire : Un missionnaire du nouveau monde parcourait les régions les plus éloignées pour gagner des âmes à Jésus-Christ. Il se présenta un jour à lui un sauvage dont les dispositions lui parurent extraordinaires. Dès qu'il fût bien instruit des mystères de notre sainte religion et de ce qui regarde les sacrements, il lui administra le baptême et lui donna la sainte Eucharistie, qu'il reçut avec les plus vifs transports de la reconnaissance et de l'amour. Le missionnaire partit pour d'autres excursions apostoliques et revint un an après dans ce lieu où était le sauvage devenu chrétien.
Dès que celui-ci eut connaissance de l'arrivée du missionnaire, qu'il regardait comme son père, il se rendit auprès de lui et le conjura de lui donner de nouveau la sainte communion. Oui, mon fils, lui dit-il; mais il faut auparavant que vous confessiez les péchés mortels dont vous avez pu vous rendre coupable : ne craignez rien, je vous aiderai à bien le faire.
Quoi ! Mon père, répondit le sauvage avec étonnement, il y aurait des chrétiens, qui après avoir été baptisés et avoir reçu le corps de Jésus-Christ, seraient assez ingrats pour l'outrager par quelque péché mortel ? Grâce à Dieu, je ne crois pas être coupable d'aucun de ces péchés. Il fondait en larmes en accusant les fautes les plus légères.
Le missionnaire, dans l'admiration, bénissait Dieu, voyant qu'il était servi et glorifié par des âmes fidèles et ferventes jusque parmi les peuples les plus sauvages. (Lettres édifiantes)
Inspiré du : NOUVEAU TRAITÉ DES DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU. (Édition 1860)
Informations additionnelles de l’auteur du blog :
Pour la validité d'un sacrement, il faut trois conditions :
La matière, c’est l’eau.
La forme ce sont les paroles.
L’intention de faire ce qu'à toujours fait la Sainte Église Catholique.
Il est important de savoir que celui qui baptise doit avoir l’intention d’effacer la tache originelle due aux péchés d’Adam et d’Ève, nos premiers parents. S’il ne croit plus au péché originel, comment peut-il faire ce que la Sainte Église a toujours fait ? Il manque alors une condition pour la validité du sacrement. Si on a des doutes on doit baptiser sous condition. Surtout lorsque cette cérémonie sert, comme une initiation, pour l’entrée d’un nouveau membre dans la communauté chrétienne d’une paroisse… Alors soyons bien attentif.
S.V.P. Relire : http://elogofioupiou.over-blog.com/article-validite-du-sacrement-de-bapteme-98486526.html
elogofioupiou.over-blog.com