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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 11:23

 

Un Dieu si bon, un père si tendre, ne devrait trouver dans ses enfants qu'une docilité parfaite à sa sainte loi et une fidélité constante et inviolable ; mais il s'en faut bien que les hommes aient ces sentiments et tiennent cette conduite à son égard.  

 

Ils l'offensent tous les jours ;  la plu­part l'abandonnent, violent ses commandements dans les points les plus essentiels et l'outragent par les plus grands crimes. Les justes mêmes tombent souvent dans des fautes qui contristent le Saint-Esprit ; ils ne commettent point, à la vérité, de ces crimes qui donnent la mort à l'âme et qui la séparent de Dieu, mais ils font tous les jours des choses qui lui déplaisent.   Il n'y a point d'homme qui si nous disons que nous ne sommes coupables d'aucun péché, nous nous trompons nous-mêmes  et la vérité n'est point en nous.  Ce sont les paroles de l'apôtre saint Jean. Aussi notre divin Sauveur, qui con­naissait la faiblesse de notre nature, nous a fait un devoir de demander tous les jours à Dieu le pardon de nos of­fenses.

 

Il n'a mis cette demande dans la prière qu'il nous a en­seignée, que   parce   qu'il   veut  nous  pardonner ;  il  ne nous l'aurait pas prescrite s'il n'avait pas eu la volonté de nous accorder l'effet de cette demande.

 

Mais il ne faut pas oublier que sans la contrition, aucun péché,  ni  mor­tel ni véniel, ne peut être remis. Dieu ne pardonne qu'à ceux qui ont du regret de l'avoir offensé et qui sont dans la résolution de n'y plus retomber. Il ne faut cependant pas se dispenser de prier sous prétexte qu'on se croit éloigné de cette disposition ; il faut, au contraire, prier pour la demander à Dieu.   

 

En lui disant : Pardonnez-nous nos offenses, nous lui demandons la grâce d'une sincère péni­tence afin d'obtenir par ce moyen le pardon de nos péchés. Quand on est dans cette disposition, on est sûr d'être écouté favorablement et de parvenir à une entière réconciliation avec Dieu.

 

Mais serait-il juste de vouloir que Dieu nous remît nos offenses, tandis que nous ne pardonnons pas à notre pro­chain les fautes qu'il a commises  contre   nous?   

 

Serait-il raisonnable   de   vouloir que  Dieu  usât  d'indulgence à notre égard et qu'il oubliât les injures que nous lui avons faites, si nous voulions nous venger de  celles  que  nous avons reçues ?

 

Nous disons tous les jours à Dieu : Pardon­nez nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.   Le pardon que nous accordons aux autres est donc la mesure de celui que nous demandons à Dieu pour nous-mêmes : si nous pardonnons à notre prochain, Dieu nous pardonnera ; si nous ne voulons pas  lui  par­donner, Dieu ne nous pardonnera pas  non  plus.   

 

Faire cette demande et conserver dans son cœur du ressentiment contre ceux qui nous ont offensés,  ce serait   donc   dire   à Dieu : ne me pardonnez pas, parce que je ne veux pas pardonner à ceux qui m'ont fait de la peine ;   vengez-vous de moi, parce que je veux  me venger d'eux. Ce serait prononcer l'arrêt de sa condamnation, en demandant pour soi-même le traitement que l'on fait aux autres.

 

histoire : Saint Jean l'Aumônier apprenant qu'un seigneur refusait de pardonner à un ennemi, le fit venir et l'engage à assister à la sainte messe qu'il allait célébrer. Comme c'était la coutume que tout le monde récitât l'oraison dominicale, le saint fit signe au servant de se taire à ces paroles : Pardonnez  nous nos offenses comme nous pardonnons...et le seigneur les récita seul. Alors le saint, se tournant vers lui, lui dit avec fermeté : Qu'avez-vous fait ? Vous avez prononcé votre sentence, vous avez dit à Dieu de ne pas vous pardonner, puisque vous ne pardonnez pas! Le seigneur, frappé de ces pa­roles, se prosterna devant l'autel et promit tout ce que le saint voulut : la réconciliation fut parfaite.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 07:34

John Kennedy a été assassiné, en 1963, parce qu’il voulait sauver l’Amérique de la faillite due aux intérêts sur la dette?  Intérêts sur de la fausse monnaie et sur une fausse dette…  depuis 1913.

 

L’assassinat de Kennedy est bien un complot afin de protéger ceux qui s’enrichissent au dépend du monde ordinaire. Découvrez que la constitution des U.S.A. et du Canada, ne permettait pas ce genre d’escroquerie ?

 

Le président Kennedy avait fait imprimer un papier monnaie qui respectait la constitution, des billets de banque émis par le gouvernement, et non des billets émis par une organisation qui n’a aucun fondement légal, qui appartient a une bande de banquier qui n’ont qu’un but s’enrichir illégalement.

 

 

Lisez ceci :

Il est écrit dans la constitution des Etats-Unis que le Congrès a le droit de frapper, d’émettre et de réguler la valeur de la monnaie. Ces principes sont conformes à l’esprit américain, et je les approuve.
Aucun des hommes politiques, qu’il soit démocrate ou républicain, qui siège aujourd’hui sur le trône des puissants, ne croit dans cette partie de la Constitution. Ils ne veulent pas croire dans cette partie de la Constitution. Ils croient que la Federal Reserve a le droit de frapper et de réguler la valeur de la monnaie.
Ce ne sont même pas des Américains, ce sont des soi-disant démocrates et républicains.
Et M. Roosevelt, qui était si loquace en 1933 sur le fait de chasser du temple les changeurs de monnaie, pratique maintenant une autre politique, à savoir priver les travailleurs d’un salaire annuel décent. Aujourd’hui, je voudrais vous dire cela : dans chaque collège électoral de l’Illinois, nous soutiendrons le candidat qui saura se placer au-dessus de son parti et mettre le patriotisme au premier plan.
Qu’il soit démocrate, républicain ou autre, peu importe. Mais nous sommes las de la comédie des politiciens, et nous voulons prendre notre destin en main.
Par conséquent, dans vos collèges électoraux, formez vos bataillons, prenez le bouclier de votre défense, brandissez l’épée de votre vérité, et menez le combat en Illinois pour vaincre le double danger du communisme et du capitalisme moderne.
Père Charles Coughlin (1891 – 1979) – Discours du 6 septembre 1936 (Etats-Unis)

Voir aussi :  http://www.dailymotion.com/video/xcot8j_n-o-m-bankster-la-fed-banque-centra_news

 

http://www.dailymotion.com/video/xa64tv_jack-metcalf-vs-les-bankster-la-fed_news

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 07:32

 

Après les trois premières demandes qui regardent la gloire de Dieu, nous demandons au père céleste ce qui nous est nécessaire chaque jour pour la vie du corps et pour celle de l'âme.

 

Dieu est la source de tous les biens, c'est lui qui pour­voit à tous nos besoins dans l'ordre de la nature et dans celui de la grâce. Nous sommes tous devant lui comme des indigents qui n'ont rien que ce qu'ils reçoivent de sa main bienfaisante. Toutes les créatures, dit le prophète en parlant à Dieu, toutes les créatures attendent de vous la nourriture que vous leur donnez en son temps : vous ouvrez votre main et elles sont rassasiées de vos biens. Les riches eux-mêmes sont obligés de demander chaque jour leur pain, pour reconnaître que tout ce qu'ils possèdent est dans la main de Dieu, qu'ils le tiennent de sa libéralité et qu'ils peuvent le perdre en mille manières s'Il ne leur conserve.

 

Remarquons bien que nous demandons à Dieu non pas des richesses superflues, non pas de quoi satisfaire notre sensualité ou notre orgueil, mais uniquement notre pain, c'est-à-dire ce qui nous est absolument nécessaire pour notre subsistance, selon notre état ; encore ne devons-nous le demander que pour le jour présent, car Notre Seigneur nous défend de nous inquiéter du lendemain, où nous ne sommes pas sûrs d'arriver ; il veut que nous nous repo­sions sur sa providence et que chaque jour nous recourions à lui, bien assurés que nous retrouverons chaque jour un bon père, toujours également disposé à accorder à ses en­fants tout ce qui leur est nécessaire. «Ne vous mettez point en peine, nous dit-il lui-même, d'où vous trouverez de quoi boire et de quoi manger pour le soutien de votre vie, ni d'où vous aurez des vêtements pour couvrir votre corps : votre père qui est dans le ciel sait que vous  avez besoin de toutes ces choses. Ne soyez point inquiets pour le jour qui doit suivre; à chaque jour suffit sa peine.»

 

Cette confiance en la providence ne doit cependant pas être oisive et présomptueuse. Dieu ne veut pas favoriser la paresse ; mais il nous ordonne de faire tout ce qui dé­pend de nous et quand nous l'avons fait, de nous confier en lui et de compter alors sur lestrésors inépuisables de sa bonté. La manne était donnée jour par jour aux Is­raélites dans le désert et pendant quarante ans elle ne manqua pas une seule fois : voilà pour les besoins du corps.

 

Nous avons aussi une âme qui a besoin d'une nourriture spirituelle ; c'est ce pain de l'âme que nous demandons principalement dans cette prière. La nourriture de notre âme, c'est la parole de Dieu, c'est la grâce, c'est la divine eucharistie.

 

La parole de Dieu nourrit notre âme ; elle conserve les justes et les fait avancer dans la justice ; elle guérit les pécheurs et les ramène à la vie de la grâce qu'ils ont per­due ; c'est le moyen ordinaire dont Dieu se sert pour faire entrer et croître dans notre âme la connaissance et l'amour des vérités du salut; Nous ne devons donc jamais négli­ger d'entendre la parole de Dieu; nous devons l'écouter avec respect, avec attention et avec le désir d'en profiter.

 

La grâce est aussi nécessaire pour la vie de l'âme que le pain matériel l'est pour la vie du corps ; c'est la grâce qui soutient l'âme, qui la fortifie, qui la fait agir; nous en avons un besoin continuel ; Dieu veut que nous la de­mandions et que nous fassions instance tous les jours pour l'obtenir.

 

Enfin Jésus-Christ lui-même nous assure que la sainte eucharistie est la nourriture de notre âme : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en vous. Je suis le pain virant descendu du ciel ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement.

 

Les chrétiens des premiers  siècles   recevaient tous  les jours ce pain céleste ; il serait bien à souhaiter que  nous puissions y participer comme eux,  parce  que  notre  âme tombe en défaillance et meurt quand elle néglige de s'en nourrir ; mais comme il faut avoir le cœur pur  pour  recevoir la sainte eucharistie, en priant Dieu de nous donner chaque jour ce pain de vie, nous lui demandons la pureté de cœur qui nous mette en état de le recevoir avec fruit.

 

histoire : Seigneur, disait le roi Salomon, ne me donnez ni la pauvreté ni la richesse ; ne me condamnez pas à une  indi­gence absolue, de peur que la faiblesse, qui m'est naturelle, ne me porte au désespoir ;  ne me donnez pas l'abondance des richesses, de peur que, m'élevant par orgueil, je ne m'imagine follement pouvoir me passer de vous.    Donnez-moi donc seu­lement ce qui m'est nécessaire pour vivre et apprenez-moi que c'est de votre main libérale que je tiens tout ce que je possède, afin que je vous glorifie sans cesse, vous qui êtes le Seigneur mon Dieu.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 13:04

«Les juifs étaient prédestinés à recevoir le Messie et l'ont attendu pendant des siècles. Quand Il est venu, le peuple juif, non seulement ne l'a pas reconnu, mais s'est opposé à Lui, et finalement l'a mis à mort».

Cette phrase provoqua la colère des rabbins et la consternation des progressistes conciliaires qui souhaitaient que non seulement on ne parle plus jamais de peuple "perfide" (infidèle), mais que l'Église cesse à tout jamais de faire prier pour sa conversion.

Comme le dit le rabbin de Rome. «Le peuple juif n'a pas besoin de Sauveur» et n’à nul besoin de vos prières, nul besoin de se convertir étant le peuple élu.

Cette phrase fut prononcée publiquement le Dimanche de la Passion 1965, par SS Paul VI qui maintint l'intention de la prière pour la conversion du Vendredi Saint. Il a tenu bon.  Deo Gracias.

Ce texte est inspiré de :    http://amdg.over-blog.fr/2013/12/qui-a-dit.html

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 12:44

Pour obtenir du père céleste l'héritage qu'Il nous réser­ve et le royaume qu'Il nous destine, il nous faut faire sa volonté…

 

Notre Seigneur nous en avertit lui-même dans l'Évangile: Tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur! N'entreront pas pour cela dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon père.  Il y a un Dieu, une volonté qui est la règle de nos devoirs, par laquelle il nous commande le bien et nous défend le mal ; c'est cette vo­lonté que le prophète désirait exécuter quand il disait : Apprenez-moi à faire votre volonté, faites-moi marcher dans la voie de vos commandements, donnez à mon cœur du goût pour vos saintes ordonnances.

 

Cette volonté divine nous est manifestée dans les commandements de Dieu et de l'Église, dans les avertissements de nos supé­rieurs. Ainsi, en disant à Dieu : Que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel, nous lui demandons la grâce d'observer sa loi, d'obéir à l'Église et à tous ceux qu'elle a chargés de nous conduire : nous désirons que notre obéis­sance soit aussi parfaite que l'est dans le ciel celle des anges et des bienheureux. Dans le ciel tout obéit à Dieu avec promptitude, avec ponctualité, avec ardeur. Est-ce ainsi que nous lui obéissons ? Sommes-nous fidèles à ob­server ses commandements ? Sommes-nous soumis à ceux qui tiennent sa place à notre égard ? Cependant on ne fait sérieusement cette prière que lorsque le cœur est d'accord avec la langue : ce serait mentir à Dieu que de lui deman­des des lèvres-ce que le cœur ne désire pas.

 

Il y a une volonté de Dieu qui est la cause des événe­ments do la vie : tout ce qui arrive dans le monde est ré­glé par la volonté de Dieu ; il ne dépend pas de nous d'en arrêter ou retarder l'effet ; notre devoir à l'égard de cette volonté divine est de l'adorer, de nous y soumettre, d'ac­cepter avec résignation les maux qu'il lui plaît do nous en­voyer, de recevoir, comme de la main d'un père, les coups dont il nous frappe.

 

Dieu permet que ces maux nous ar­rivent, parce qu'il a sur nous des vues de miséricorde. S'il nous envoie des afflictions, c'est parce qu'il veut nous sau­ver ; il veut qu'elles servent à expier nos péchés. Ainsi c'est plutôt par bonté que par justice que Dieu nous punit en cette vie ; ce qui fait dire à l'apôtre que le Seigneur châtie celui qu'il aime et qu'il frappe celui qu'il reçoit au nombre de ses enfants et qu'en cela même il le traite com­me son enfant ; car, ajoute-t-il, quel est l'enfant qui n'est pas châtié par son père ?

 

Ce que nous demandons à Dieu par ces paroles : Que votre volonté soit faite, c'est donc de supporter avec une entière soumission toutes les peines qu'il lui plaira de nous envoyer ; c'est que, quelque chose qui nous arrive, il nous trouve toujours patients, résignés et dans une parfaite conformité de cœur et d'esprit aux desseins de sa providence.

 

On ne fait donc cette prière comme il faut qu'en renon­çant à sa propre volonté ou en s'efforçant d'y renoncer. Rien n'est, en effet, plus avantageux pour nous que de l'assujettir à la volonté de Dieu. L'homme ne s'est perdu que pour avoir préféré sa propre volonté à celle de Dieu et il ne se sauve qu'en préférant la volonté divine à la sienne.

Saint Bernard disait : Ôtez la propre volonté et il n'y aura plus d'enfer.

 

Notre Seigneur a donné l'exemple de cette profonde con­formité à la volonté de Dieu. Je suis venu sur la terre, non pour faire ma volonté, mais  pour faire celle de mon Père, et ailleurs il disait: Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé. En effet, toute la vie de Notre Seigneur n'a été que l'ac­complissement exact des ordres de son père : s'il naît dans une étable, s'il passe sa jeunesse dans une humiliante obs­curité et ses dernières années dans les fonctions d'un pé­nible ministère, c'est parce que son père l'a envoyé et qu'il règle toutes ses démarches sur les ordres qu'il reçus de lui.  Enfin, s'il meurt par le plus ignominieux des suppli­ces, c'est qu'il faut que la volonté de son père s'accomplis­se et non pas la sienne.

 

histoire: Obéissez aux volontés des maîtres du monde, disaient les juges aux martyrs ; obéissez, ou nous vous livre­rons aux flammes, aux bêtes, etc. Nous avons aussi une loi, répondaient ces généreux athlètes, et cette loi est la volonté de Dieu ; elle nous défend d'adorer les idoles et veut que nous demeurions fermes dans la foi et la fidélité de nos devoirs. Vous nous promettez les richesses de ce monde si nous obéissons ; mais nous les méprisons ; celles du ciel sont les seules que nous désirions.

 

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 01:11

 

             

Par ces paroles : Que votre règne arrive, nous ne deman­dons pas que Dieu possède un pouvoir souverain sur toutes les créatures ; cette souveraineté lui appartient souverainement et essentiellement ; nul ne peut se soustraire à son empire.

 

Mais il y a un autre règne, un règne de grâce au­quel nous devons coopérer et que Dieu fait dépendre de notre consentement ; un règne tout spirituel, où l'âme, prévenue et aidée par la grâce, obéit volontairement et li­brement à toutes les inspirations de Dieu, se conforme en toutes choses et sans réserve à son bon plaisir, exécute avec une pleine fidélité tous ses ordres et n'a point d'autre règle de conduite que sa loi et ses divins commandements;un règne où le cœur se donne lui-même à Dieu, afin qu'il le possède tout entier, afin qu'il le gouverne se­lon son gré, pour qu'il le dégage de toute affection terres­tre, de toute attache humaine. Voilà le règne que nous désirons que Dieu établisse en nous dès le présent.

 

Il y a un règne de gloire où Dieu a préparé à ses élus une couronne immortelle, où il se donne à eux pour qu'ils le possèdent à jamais, où il répand sur eux tous ses trésors et ses richesses, où il les enivre de l'abondance des biens de sa maison et d'un torrent de délices, où il les fait régner avec lui dans tous les siècles des siècles. Voilà le règne que nous désirons voir arriver.

 

Ce que nous demandons, c'est donc que Dieu règne dès à présent dans nos cœurs par la grâce et qu'il nous fasse ré­gner un jour avec lui dans sa gloire. En faisant cette demande, nous devons désirer sincèrement que le règne du péché, que le règne des passions soit détruit en nous et que notre esprit, notre cœur et notre corps soient soumis à Dieu, qu'il en soit le maître et l'unique souverain.

 

Si nous sommes dominés par des mauvaises habitudes et assujettis à des vices, il faut que nous gémissions de cette malheureuse servitude, que nous souhaitions de briser nos chaînes et de rentrer dans la liberté des enfants de Dieu ; il faut ensuite que nous élevions nos pensées et nos désirs au-dessus de la terre, qui n'est pour nous qu'un lieu d'exil; que nous soupirions après notre patrie, où plongés dans les délices éternelles, nous régnerons avec Jésus-Christ. Ce doit être là l'objet de nos désirs et de nos espérances, la consolation de nos travaux et de nos peines.

 

La vie de l'homme, si courte dans sa durée, est remplie de beaucoup de misères. Comment pouvons-nous- être at­tachés à cette vie misérable, nous qui sommes destinés à une vie éternelle ?

 

Comment pouvons-nous appréhender la séparation de ce corps mortel et corruptible qui nous em­pêche de voir Dieu, de nous réunir à la société des esprits bienheureux ?

 

Que peut-il nous arriver de plus avantageux que de sortir de cette prison, que de quitter ce monde vi­sible, où nous sommes exposés à tant de dangers, où tout est piège pour nous, où nous courrons risque de périr à chaque instant ?

 

Un bon chrétien a sans cesse devant les yeux la récompense qu'il attend ; il se regarde sur la terre comme un voyageur ; il est déjà citoyen du ciel par la vi­vacité de sa foi et de son espérance ; assis sur les rivages des fleuves de Babylone, il pleure amèrement au souvenir de la Jérusalem céleste, qui est sa véritable patrie ; il lève souvent les yeux vers la montagne sainte, où est le séjour de la paix, où son héritage l'attend, où Jésus-Christ doit le couronner et le rendre éternellement heureux.

 

histoire : Peu importe la perte de mes biens, disait un martyr de la foi : le ciel me reste, c'est là le véritable héritage de mon Père, personne ne pourra me le ravir; dans un moment je vais en prendre possession.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 08:51

 

     

Il est bien juste que notre premier désir et notre première demande aient la gloire de Dieu pour objet. Si nous sommes ses enfants, rien ne doit nous être plus cher que l'hon­neur et la gloire de notre père.

 

Nous commençons donc par demander que son nom soit sanctifié, c'est-à-dire honoré et glorifié. Le nom de Dieu est saint par lui-même et il ne peut acquérir aucun nouveau degré de sainteté ; mais il est souvent déshonoré par le discours et par la conduite des hommes. Ce que nous demandons par ces paroles, c'est que le saint nom de Dieu soit connu, loué et adoré par toutes les créatures ; que toute langue le bénisse ; que tout l'univers lui rende l'hommage qui est dû à la souve­raine Majesté; que sa gloire s'étende dans toutes les con­trées du monde.

 

Il y a encore des nations infidèles, des peuples qui ne connaissent point Dieu : nous le prions de les faire sortir des ténèbres où ils sont ensevelis et de les appeler à la lu­mière admirable de l'Évangile. Il y a des hérétiques qui le connaissent mais qui ne lui rendent pas un culte pur : nous demandons qu'ils renoncent à l'erreur, qu'ils recon­naissent la vérité et qu'ils rentrent dans le sein de la véri­table Église, hors de laquelle il n'y a point de salut.

 

Enfin, il y a de mauvais chrétiens qui ne servent pas Dieu, qui l'outragent même par leurs péchés, qui profanent et blas­phèment son nom redoutable : nous demandons qu'ils se convertissent à Dieu par une sincère pénitence et qu'ils commencent à le glorifier par une conduite édifiante.

 

Nous prions même pour les justes, qui honorent déjà le nom de Dieu par leurs vertus, afin qu'ils croissent et qu'ils persévèrent jusqu'à la fin dans la justice ; mais ce que nous devons surtout désirer, c'est de sanctifier nous-mêmes le nom de Dieu, de consacrer toute notre vie à le glorifier et à le faire glorifier par les autres.

 

On sanctifie le nom de Dieu par ses pensées, en s'humi­liant profondément devant la Majesté divine, en ne pen­sant jamais à Dieu ni aux choses de Dieu qu'avec un pro­fond respect et une vénération religieuse.

 

On sanctifie le nom de Dieu par ses paroles, en ne parlant jamais de Dieu qu'avec un sentiment d'adoration intérieure et un saint tremblement.

 

On le sanctifie par ses actions, en menant une vie exemplaire, qui porte les autres à louer Dieu et à le servir. Nous devons donc, en prononçant cette deman­de : Que votre nom soit sanctifié, avoir un désir sincère de procurer la gloire de Dieu autant qu'il nous est possible ; de porter les autres à l'honorer, de leur inspirer par nos  discours et par notre exemple l'amour de la vertu et le goût de la piété.

 

Sans ce désir, notre cœur démentirait notre bouche et nos paroles déposeraient contre nous-mê­mes, puisque nous ne désirerions pas ce que nous parais­sons demander. Que serait-ce si, en demandant à Dieu que son nom soit sanctifié, nous étions du nombre de ceux qui portent les autres à l'offenser ?

 

histoire : Un enfant bien né ne peut s'empêcher de bénir le nom de son père ; tout son plaisir est de l'entendre louer, son malheur serait de le voir mépriser. C'est ainsi qu'un chrétien doit agir envers Dieu : son cœur est animé du zèle de la gloire de son maître : l'indolence du lâche l'afflige, le blas­phème de l'impie le glace d'effroi.

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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