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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 23:30

«  Un Jour qu’elle était particulièrement désolée qu’il y eût dans le monde tant de scandales et de fausses religions, Notre–Seigneur dit à Sœur de la Nativité : « Tu voudrais,  Ma fille, que J’abolisse tous les scandales, tous les faux cultes et toutes les sectes qui portent ombrage à Mon Église et qui font injure au seul culte que J’ai établi. Autant vaudrait que Je fisse cesser le péché qui est la source de tous ces désordres…. !

Sache qu’en fait de religion, comme en affaire de mœurs, l’homme doit être libre de choisir entre le bien et le mal. Sans cela Je ne pourrais exercer ni Ma Bonté, ni Ma Justice. Si l’homme n’était pas libre dans ses actions, il ne pourrait ni mériter, ni démériter ; il n’aurait ni récompense à espérer, ni châtiment à craindre. Un instrument purement passif ne peut Me rendre un hommage qui M’honore.

S’il n’y avait qu’une seule religion dans le monde, quel mérite y aurait-il à la suivre, quand il n’y aurait point de choix et qu’on ne pût se comporter autrement ? Si les hommes n’étaient pas libres de pêcher, que mériteraient-ils de s’en abstenir ? Exempts de désirs et de tentations, leur état serait celui des saints dans le Ciel : l’état de justice et non celui d’épreuve.

Et encore cet état de justice serait aussi peu méritoire qu’inadmissible. On ne peut abolir le péché et le mal sur la terre sans abolir en même temps la liberté de l’homme. Cela répugne à MES ATTRIBUTS COMME AUX INTÉRÊTS de Ma créature. L’homme,  maître de soi-même, doit être tenté et éprouvé*** pendant un temps. Ce n’est qu’à cette condition que Je Me tiens honoré des mouvements de son cœur, et de ses actions. Je l’ai fait maître de choisir et de se déterminer LIBREMENT en tout. »

                                                   *** Note : On voit là combien la détestable traduction*** du Notre Père « Ne nous soumets pas à la tentation.. » est contraire à l’enseignement divin. Il faut supplier Dieu de ne pas nous «  laisser succomber » à l’épreuve, c'est-à-dire de nous donner, comme le pain quotidien, la force de tenir pour Sa gloire dans l’épreuve quotidienne avec ses tentations charnelles et /ou spirituelles. Dieu ne peut exaucer une prière faussée aussi gravement, qui ne peut que Lui déplaire.

 

Voir les désastres châtiments de Lourdes où le clergé « moderne » s’acharne à faire réciter des « rosaires » ainsi falsifiés , introduit des danses profanatoires dans le sanctuaire….et idolâtre W…dont la « canonisation » fera "descendre la foudre du Ciel et trembler la terre".…Tout se tient…. ! Tout se paye ! Parce Domine 

Pourquoi tant de désordres…suite

« Il est essentiel à la vérité d'être combattue. Elle révèle ainsi son invincibilité."
« Il est essentiel à l'amour d'être mis à l'épreuve. Il révèle ainsi sa Vérité."

«  Cette situation d’épreuve, où l’homme se trouve, est l’ouvrage de Ma Justice. (La justice rend à chacun ce qui lui est dû). Il suffit à Ma bonté de  lui avoir fourni le moyen d’éviter le mal et de pratiquer le bien. Le grand Jour de Ma manifestation justifiera Ma Providence : on verra qu’aucun ne se sera perdu que par sa faute. On verra qu’à tous J’ai accordé plus que Je ne devais, et que J’ai consulté plus Ma Bonté que Ma Justice. On ne pourra sans blasphème, M’accuser d’indifférence, moins encore d’injustice et de cruauté.

Si cela se trouve vrai à l’égard des peuples infidèles, et même barbares, que sera-ce donc à l’égard des chrétiens, et surtout des enfants de Mon Église ? Que pourraient-ils alléguer pour se plaindre de Moi … surtout après les grâces que Je leur ai accordées ?

 Je les détourne du péché par la crainte du châtiment ; Je les porte à la vertu par l’espoir de la récompense. J’amortis en eux le feu de la sensualité ; Je ne leur laisse de difficultés à surmonter que ce qu’il en faut pour qu’ils puissent vaincre. Je ne souffre jamais qu’ils soient tentés au dessus de leurs forces, et Je sais tirer parti de leurs tentations, et même de leurs chutes pour les leur faire réparer avec avantage. Tu dis, Ma fille, que, s’il n’y avait qu’une seule religion, les impies ne triompheraient pas et ne prendraient pas occasion de la pluralité des cultes pour blasphémer Mon Saint Nom. C’est vrai, Ma fille : s’il n’y avait dans le monde qu’une seule religion et que des gens de bien, il n’y aurait plus d’erreurs, plus d’impies, mais la Vérité ne serait pas combattue comme il lui est essentiel de l’être. Les gens de bien ne seraient plus persécutés…

Ma cause ne triompherait plus, or elle doit toujours triompher. Mes fidèles enfants jouiraient d’une paix inaltérable… Mais ce n’est pas compatible avec l’état présent des choses. Mon Église militante ne peut être sans combattre : il lui faut des combats pour qu’elle puisse remporter la victoire. Il faut souffrir cela pour être récompensé ; il n’y a de vertu que là où il y a des tentations et des épreuves. Il vaut mieux qu’il y ait de l’ivraie dans le champ, plutôt que de n’y trouver ni ivraie ni bon grain.

Ce n’est pas Moi qui ai semé l’ivraie ; mais il entre dans Mon plan de tirer parti de ce qu’a fait Mon ennemi sans Mon consentement. Le mieux est de tout souffrir jusqu’au temps de la moisson. Si tout était clair dans la Religion, s’il n’y avait point de mystères, où serait le mérite de la foi ? Donc, Ma fille, il n’est pas difficile de comprendre, jusqu’à un certain point, pourquoi les méchants prospèrent si souvent dans le monde, et pourquoi les justes sont si souvent opprimés. Autrement on pourrait conclure qu’il n’y a point d’autre vie après la mort. Dieu serait supposé s’être acquitté envers tous dès la vie d’ici-bas, et chacun, déjà, y aurait reçu ce qui lui revient. »

Il est essentiel à la vérité d'être combattue. Elle révèle ainsi son invincibilité."
Il est essentiel à l'amour d'être mis à l'épreuve. Il révèle ainsi sa Vérité."

« Voici la raison pourquoi Dieu permet que le juste souffre et que le méchant triomphe pour un temps.

Il n’est point d’homme, si juste soit ou si saint soit-il, qui n’ait encore, ou qui n’ait eu bien des défauts. De même, il n’est point d’homme si méchant qui n’ait encore du bon à certains égards. Or Dieu, qui est juste et bon envers tous, ne peut laisser sans punition les infidélités et les imperfections des justes ; de même, il ne peut priver les méchants de la récompense des vertus morales qu’ils ont pratiquées. Que fait-il donc ? Il récompense les méchants pendant cette vie, afin de ne rien leur devoir à la mort ; il punit les justes pendant leur vie afin qu’ils s’acquittent par la pénitence, de sorte qu’à leur mort il n’ait plus aucune expiation à leur demander.

Ainsi, ces prétendus désordres contre les quels les esprits forts ont tant argumente, prouvent l’ordre le plus parfait. Ils établissent la nécessité d’une autre vie, aussi bien que de l’immortalité de l’âme et de l’existence nécessaire de la Justice Divine.

Pour en revenir à Ma Religion Sainte, sachez, Ma fille qu’on sera toujours libre de l’embrasser ou de la rejeter….On ne la prêche point à main armée. C’est par la persuasion et non par la force que la vérité entre dans les cœurs. Elle respecte le libre arbitre ; mais, à ceux qui veulent se tourner vers elle, Je ne refuserai jamais le moyen de la trouver. Ceux qui s’obstinent à lui tourner le dos, Je les laisserai courir à l’erreur. Je veux qu’on agisse sans contrainte ; Je veux à MON SERVICE DES ENFANTS ET NON DES ESCLAVES ; Je veux être servi librement et non par une crainte servile qui Me déshonore.

Vous gémissez, Ma fille, de voir Ma religion persécutée, et vous ne remarquez pas que J’en tire une gloire infinie. Le Miracle le plus éclatant de l’univers, n’est-ce pas le fait que cette Religion subsiste , et subsistera jusqu’à la fin du monde, sans cesser d’être persécutée, souvent même par ceux de ses enfants qui ont le plus d’intérêt à la protéger et à la défendre. »

  Domine,  Omnia in Sapientia  fecisti… !

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 23:11
 À l’époque qui nous occupe (à la fin du VIIe siècle), il avait paru sur la terre, depuis bientôt deux siècles, un fils de Bélial, à qui il était réservé de tenir en haleine la chrétienté tout entière durant une période de plus de mille ans.
L’islamisme, «religion monstrueuse» dit Bossuet dans son beau panégyrique de saint Pierre Nolasque, «religion qui se dément elle-même, qui a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes», et j’ajouterai, pour tout attrait ses excitations voluptueuses et ses promesses immorales, l’islamisme avait déjà envahi d’immenses contrées.
Que le schisme, que l’hérésie tombassent sous ses coups, c’était un grand malheur sans doute : toutefois c’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps.
Mais voici que la chrétienté n’est plus seulement atteinte dans ces races dégénérées qui ont décomposé en elles le principe de la vie par l’altération du principe de l’unité et de la vérité : c’est l’Europe dans ses parties les plus vitales, c’est le cœur même des races catholiques qui est menacé ; c’est le boulevard de l’orthodoxie, c’est le royaume très chrétien, c’est la France, et, derrière le rempart de la France, c’est la métropole du christianisme, c’est le monde entier qui aura tout à redouter de ces nouveaux et implacables barbares.
Ils ont franchi les Pyrénées, ils se sont rués sur nos belles provinces du midi, ils ont étanché la soif de leur glaive dans le sang de nos frères orthodoxes, ils s’avancent jusque dans la Bourgogne; leurs traces sont marquées par le feu et par le sang, mais surtout par la profanation et l’impiété. Nul bras n’ose entreprendre de les arrêter…
Homélie du Cardinal Pie, le 8.11.1859, dans la cathédrale de Nantes

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2012/12/13/lislamisme-punition-des-peuples-pervers/

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 23:25

 

Dans un numéro publié aussitôt après la béatification de Maria Goretti, (morte martyre le 6 juillet 1906), un journal protestant d'Amérique, fameux pour ses invectives haineuses contre l'Église, attaquait à fond le culte catholique. L'article éditorial s'appliquait à ridiculiser l'exaltation d'une jeune fille qui, selon l'auteur, n'a rien fait d'autre que ce qu'auraient fait tant d'autres jeunes filles jalouses de leur propre pu­deur, sans, pour cela, avoir droit aux honneurs des autels.

 

Ce critique si superficiel aurait mieux fait de se taire que de montrer une telle incompétence en la matière.

 

Nul ne doute que bien des jeunes filles et des adultes soient prêtes, pour défendre leur pudeur, à affronter n'importe quelle peine et même la mort. Que d'autres, non seulement par pudeur naturelle, mais aussi et surtout pour un motif surnaturel, soient disposées à défendre leur propre vertu jusqu'au sacrifice de leur vie, cela est également indubitable. Sa Sainteté Pie XII disait avec raison, dans son discours, déjà cité, sur Maria Goretti, que  « celles-là sont sans doute nombreuses et elles le seraient encore davantage, s'il y avait plus de circonspection et d'affectueuse bonté de la part des parents et plus de confiante docilité de la part des enfants ».

 

D'où l'on conclut que, pour pouvoir être envisage à la lumière d'un vrai martyre, il ne suffit pas à l'acte héroïque d'avoir une fin purement hu­maine quoique très juste, mais il est nécessaire qu'il soit inspiré par l'amour de Dieu, et la crainte de l'offenser ; autrement dit, il doit tendre à procurer la gloire du Créateur. Rappelons-nous les paroles de l'Évangile : " Celui qui perdra sa vie pour mon amour, la retrouvera " (Matt., 10, 39).

 

Le martyre est, selon les théologiens, « consiste dans l'acceptation vou­lue de la mort ou d'un tourment mortel, pour la foi du Christ ou pour une vertu chrétienne » : Et le Docteur angélique, Saint Thomas, nous dit : « La cause suffisante pour le martyre n'est pas seulement la confession de la foi, mais de n'im­porte quelle autre vertu, non civique mais infuse (c'est-à-dire, non pas naturelle mais surnaturelle) qui ait le Christ pour fin. On peut, en effet, par n'importe quel acte de vertu, rendre témoignage au Christ, d'autant plus que les œuvres qu'il produit en nous sont autant de témoignages de sa bonté. C'est ainsi que des vierges perdirent la vie, parce qu'elles voulaient garder intacte leur virginité, comme on le dit de sainte Agnès et de quelques autres dont l'Église célèbre le martyre ».

 

Notre Maria Goretti fut-elle vraiment une martyre de Jésus-Christ ? Fut-elle héroïne comme sainte Agnès qui, pour ne pas offenser son Dieu par le péché, préféra aller au-devant de la mort ?

 

Écoutons le Saint Pontife Pie XII, dans le discours déjà cité : «La figure et l'histoire de Maria Goretti ont immédiatement rappelé, à l'esprit de tous, une autre histoire et une autre figure : Agnès. Le vi­sage de la martyre romaine et celui de l'enfant de Corinaldo resplendissent du même charme : leur cœur répand le même parfum ». En outre « la grâce et la si délicate candeur de ces deux adoles­centes furent fermement unies à la force d'âme, comme à l'une de leurs vertus caractéristiques... force de la vierge, force de la martyre, que la jeu­nesse place dans une lumière plus vive et radieuse. Force qui est, à un certain moment, tutelle et fruit de la virginité... Telle fut Maria Goretti ».

 

Et, parlant encore d'elle, le Pontife ajoute : « N'est-elle donc qu'une ingénue, une innocente, instinctivement effrayée de la seule menace du pé­ché, comme de la vue d'un serpent ? (Eccl., 21, 2). Est-elle comme l'hermine qui (selon une anti­que légende) se laisse tuer plutôt que d'effleurer du pied la fange du chemin ? Est-elle uniquement soutenue par un sentiment naturel de pudeur ? Non, encore petite, elle laisse déjà entrevoir  l’intensité et la profondeur de son amour envers le Divin Rédempteur... Elle souffrit une mort sanglante pour observer le commandement de Dieu : à peine âgée de douze ans, elle témoignait déjà d'une vertu chrétienne, mûre et forte, prête à mêler son sang au sang de l’Agneau ».

 

Les éloquentes affirmations du Souverain Pontife sont amplement corroborées par le résultat des procès canoniques de la sainte.

 

Le martyre, dans son caractère matériel, consiste dans la mort violente et volontaire (ou en d'autres actes de violence capables en soi d'occa­sionner la mort) d'un innocent, de la part d'un persécuteur. Les sujets qui le constituent sont donc au moins deux : celui qui, sciemment, persécute et tue, et celui qui est persécuté et tué.

 

En ce qui concerne Maria Goretti, nous savons déjà qu'une mort violente lui fut sciemment infligée par Alessandro Serenelli. Lui-même, d'ailleurs, a avoué, sans réserve, avoir commis ce crime en pleine possession de ses facultés, sachant bien qu'il exécutait un acte brutal, auquel il s'était méticuleusement préparé. Il ne s'agit donc pas d'un acte impulsif et involontaire ni d'un simple accident. Alessandro a déposé : « Je savais que j'accom­plissais une action condamnée par Dieu. Le jour du délit j'étais pleinement conscient ». La grave peine qui lui fut infligée par le pouvoir judiciaire confirme cette sérieuse et entière responsabilité. On peut se demander, ici, si Serenelli avait vraiment eu l'intention formelle de faire de Maria Goretti une martyre, en la contraignant à offenser Dieu ; on peut de même se demander si Maria Goretti avait eu l'intention de résister jusqu'à la mort, aux actes violents par lesquels on voulait la contraindre à des actes offensants pour le Seigneur.

 

A la première question, on peut répondre par les paroles mêmes de 1'assassin. « A ce moment-là, je comprenais bien que je voulais accomplir une action contre la loi de Dieu et que je voulais indui­re Maria à entrer dans mes desseins et c'est préci­sément parce qu'elle s'y opposa, que je la tuai ».

 

Quand à la seconde réponse, elle nous a été déjà donnée par la victime elle-même, sur son lit de mort. « Alessandro voulait me faire commettre le mal, mais je n'ai pas voulu ». C'est pourquoi l'hé­roïne avait dit à son brutal oppresseur : « Que fais-tu ?... Tu vas en enfer !...» Le meurtrier le re­connaît encore lorsqu'il déclare : « Elle était vrai­ment innocente... et pour sauvegarder sa pureté, elle préféra plutôt tomber sous la main d'un assassin ».

 

Les relations du procès permettent de conclure que la lutte dut être violente : la timide vierge de Ferriere était devenue une lionne invincible ; revê­tue de la cuirasse du Roi des vierges, elle put sortir triomphante du rude combat, c'est-à-dire vierge et martyre : vierge sans souillure, martyre illustre, environnée de gloire parmi les palmes et les lis. Sur ce double titre de vierge et de martyre, la Sacrée Congrégation des Rites apposait son sceau, par son décret du 25 mars 1945.

 

Le vingtième siècle a ainsi revu, dans la passion de la vierge et martyre Maria Goretti la glorieuse passion de l'adolescente romaine, sainte Agnès, sacrifiée pour la défense de sa virginité, au troisième siècle de notre ère.

 

Comme sainte Agnès, Maria Goretti était, en effet, douée d'une dévotion supérieure à son âge et d'une vertu qui surpassait la nature. Comme elle aussi, à un âge si tendre, elle était mûre pour remporter une victoire sublime.

 

De même que la noble Agnès, jetée dans un lieu de perdition, se préoccupait de dérober ses chastes membres au regard sacrilège de ses tyrans, ainsi la douce petite paysanne de Ferriere, sous la véhémence des coups de poignard, au lieu de tâcher de détourner la main qui la frappait, s'em­pressait de se serrer dans ses vêtements pour ne pas offenser le regard de son ange gardien ;  pouvait-elle aussi répéter avec Agnès: « J'ai avec moi l'Ange du Seigneur, qui protège la pureté de mon corps ».

 

Une particularité distingue cependant le mar­tyre de Maria Goretti de celui de sainte Agnès. Bien que cette sainte ait été soumise à diverses épreuves, son holocauste se résuma en un seul coup d'épée sur le cou, coup féroce qui horrifia tant le grand saint Ambroise. Sainte Maria Go­retti, au contraire, fut immolée, non par un, mais par quatorze coups d'un fer aiguisé et, vingt heures durant, elle sentit l'acuité des blessures et les spasmes de son coeur transpercé.

 

Un exemple puissamment éloquent de pureté héroïque et de sacrifice était-il nécessaire à toute la jeunesse de notre siècle ? Les phalanges de notre jeunesse féminine d'Action catholique, nos Enfants de Marie avaient-elles besoin de voir confirmer à nouveau et sceller d'un sang très pur, leur programme de vie chrétienne, leur pacte de fidélité à Dieu et à la Vierge Marie ? Si oui, c'est donc pour elles toutes que le Céleste Roi des Vierges, qui se plaît parmi les lis, prépara la future héroïne, en la revêtant dès ses plus tendres années, de l'armure de la foi, du casque du salut, de l'épée de la vérité. Et, vierge selon la chair, vierge selon l'esprit, vierge selon les aspirations intimes du coeur, elle put pour la confusion du monde renégat de Dieu et de sa morale, engager cette bataille qui devait lui réserver une victoire aussi splendide.

 

 

Extrait de : UNE MARTYRE DE LA PURETE

Mgr Jacques Morelli. 1950  Édition du Lévrier. Ottawa.

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 01:36
Notre siècle crie: Tolérance ! Tolérance ! Il est convenu qu’un prêtre doit être tolérant, que la religion doit être tolérante.
Mes Frères, en toutes choses rien n’égale la franchise; et je viens vous dire sans détour qu’il n’existe au monde qu’une seule société qui possède la vérité, et que cette société doit nécessairement être intolérante.
Mais, avant d’entrer en matière, pour nous bien entendre, distinguons les choses, convenons du sens des mots et ne confondons rien. (…)
1. La religion qui vient du ciel est vérité, et elle est intolérante envers les doctrines.
2. La religion qui vient du ciel est charité, et elle est pleine de tolérance envers les personnes. 
Il est de l’essence de toute vérité de ne pas tolérer le principe contradictoire. L’affirmation d’une chose exclut la négation de cette même chose, comme la lumière exclut les ténèbres. Là où rien n’est certain, où rien n’est défini, les sentiments peuvent être partagés, les opinions peuvent varier.
Je comprends et je demande la liberté dans les choses douteuses : In dubiis libertas. Mais dès que la vérité se présente avec les caractères certains qui la distinguent, par cela même qu’elle est vérité, elle est positive, elle est nécessaire, et, par conséquent, elle est une et intoléranteIn necessariis unitas
Condamner la vérité à la tolérance, c’est la forcer au suicide.L’affirmation se tue, si elle doute d’elle-même; et elle doute d’elle-même, si elle laisse indifféremment la négation se poser à côté d’elle. Pour la vérité, l’intolérance c’est le soin de la conservation, c’est l’exercice légitime du droit de propriété. Quand on possède, il faut défendre, sous peine d’être bientôt entièrement dépouillé.
Aussi, mes Frères, par la nécessité même des choses, l’intolérance est partout, parce que partout il y a bien et mal, vrai et faux, ordre et désordre; partout le vrai ne supporte pas le faux, le bien exclut le mal, l’ordre combat le désordre.
Quoi de plus intolérant, par exemple, que cette proposition: 2 et 2 font 4 ? Si vous venez me dire que 2 et 2 font 3, ou que 2 et 2 font 5, je vous réponds que 2 et 2 font 4. Et si vous me dites que vous ne contestez point ma façon de compter, mais que vous gardez la vôtre, et que vous me priez d’être aussi indulgent envers vous que vous l’êtes envers moi; tout en demeurant convaincu que j’ai raison et que vous avez tort, à la rigueur je me tairai peut-être, parce qu’après tout il m’importe assez peu qu’il y ait sur la terre un homme pour lequel 2 et 2 font 3 ou 5.
Sur un certain nombre de questions, où la vérité serait moins absolue, où les conséquences seraient moins graves, je pourrai jusqu’à un certain point composer avec vous. Je serai conciliant, si vous me parlez de littérature, de politique, d’art, de sciences agréables, parce qu’en toutes ces choses il n’y a pas un type unique et déterminé. Là le beau et le vrai sont, plus ou moins, des conventions; et, au surplus, l’hérésie en cette matière n’encourt d’autres anathèmes que ceux du sens commun et du bon goût.
Mais s’il s’agit de la vérité religieuse, enseignée ou révélée par Dieu lui-même; s’il y va de votre avenir éternel et du salut de mon âme, dès lors plus de transaction possible. Vous me trouverez inébranlable, et je devrai l’être.
C’est la condition de toute vérité d’être intolérante; mais la vérité religieuse étant la plus absolue et la plus importante de toutes les vérités, est par conséquent aussi la plus intolérante et la plus exclusive.
Cardinal Pie – Sur l’intolérance doctrinale (1841)

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/01/19/la-verite-est-necessairement-intolerante/

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 08:34

LITANIES DE NOTRE-DAME POUR LE SOUVERAIN PONTIFE ET LA FRANCE

En ce jour, (2juillet) où l’Église célèbre la Visitation de La Sainte Vierge, unissons nos supplications à celles de Marie-Julie du Crucifix en unissant notre intention à la sienne ;(Extrait de Prières litaniques ED. Résiac) Cette fête doit être particulièrement chère aux « survivantistes »

1-.En effet, cette solennité fut instituée pour l’univers entier par SS Urbain VI en 1389 afin d’obtenir la fin du grand schisme d’Occident, (1378-1417) qui prit sa source dans un conflit entre plusieurs prétendants à la papauté. La question de la légitimité se posa de façon particulièrement aiguë. Où est le vrai Pape ? Question d’actualité…

2-La Fête de la Visitation fut élevée à un rang plus élevé dans la liturgie par SS Pie IX, afin de solenniser l’anniversaire de la victoire de l’Église sur la révolution italienne de 1849 qui voulait détruire la papauté. Aux mêmes maux, les mêmes remèdes. La Révolution veut aujourd’hui,  par force et par ruse, de l’extérieur comme de l’intérieur, réaliser son projet antéchrist. Les saints Papes sont nos intercesseurs et tout spécialement SS Pie IX qui a promis de venir au secours de la France catholique qui était venue à son aide. Prions-le tous les jours.

 

Virga Jessé floruit…Magnificat…Deo gratias

       

Extase du 17-8-1874

Ô Marie Immaculée, le Sacré-Cœur dit : La France vous appelle et vous tend les bras, priez pour elle.

Ô Marie Immaculée, la France est souillée, elle a péché, elle demande un nouveau baptême, priez pour elle.

Ô Marie Immaculée, beau lys du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de toutes grâces, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys du parfum du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de grâces mystérieuses, du Ciel et du Sacré-Cœur, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de la fontaine miraculeuse du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour le Souverain Pontife et la France.

Ô Marie Immaculée, beau lys de grâces que vous répandez chaque jour sur le Souverain Pontife, priez pour le Souverain Pontife et la France. »

Ainsi soit-il.

http://amdg.over-blog.fr/magnificat

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 08:04
La foi, c’est ce qui fait que nous croyons du fond de l’âme. Toutes les vérités que la religion nous enseigne, le contenu de la Sainte Écriture par conséquent et tous les enseignements de l’Évangile, tout ce qui nous est proposé par l’Église enfin. Le juste vit vraiment de cette foi (Rm 1,17), car elle remplace pour lui la plupart des sens de la nature. Elle transforme tellement toutes choses qu’à peine les anciens sens peuvent-ils servir à l’âme ; elle ne perçoit par eux que de trompeuses apparences ; la foi lui montre les réalités.
L’œil lui montre un pauvre ; la foi lui montre Jésus (cf. Mt 25,40). L’oreille lui fait entendre des injures et des persécutions ; la foi lui chante : « Réjouissez-vous et jubilez de joie » (cf. Mt 5,12). Le toucher nous fait sentir des coups de pierre reçus ; la foi nous dit : « Soyez dans une grande joie d’avoir été jugés dignes de souffrir quelque chose pour le nom du Christ » (cf. Ac 5,41). Le goût nous fait sentir l’encens ; la foi nous dit que le véritable encens « sont les prières des saints » (Ap 8,4).
Les sens nous séduisent par les beautés créées ; la foi pense à la beauté incréée et prend en pitié toutes les créatures qui sont un néant et une poussière à côté de cette beauté-là.
Les sens ont horreur de la douleur ; la foi la bénit comme la couronne de mariage qui l’unit à son Bien-aimé, comme la marche avec son Époux, la main dans sa main divine. Les sens se révoltent contre l’injure ; la foi la bénit : « Bénissez ceux qui vous maudissent » (Lc 6,28)…; elle la trouve douce car c’est partager le sort de Jésus…
Les sens sont curieux ; la foi ne veut rien connaître : elle a soif de s’ensevelir et voudrait passer toute sa vie immobile au pied du tabernacle.
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara. Retraite faite à Nazareth 1897 (Œuvres, Seuil 1958, p. 521)

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2012/11/18/ta-foi-ta-sauvee/

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:07
Toute faute chez l’homme étant composée de deux éléments, l’égoïsme et la volupté, il faudra que le remède se compose de deux éléments, pour atteindre le vice qui s’attaque à l’esprit et celui qui s’attaque à la chair.
L’esprit a péché en se laissant trop remplir de lui-même : il faudra que l’esprit se répande hors de lui-même. C’est ce qui s’opère au moyen de l’aveu. La confession rétablira peu à peu, dans l’âme, l’équilibre entre le moi et l’humilité.
Le corps a péché en cédant à tous ses penchants : il faudra que le corps se refuse tout entier à lui-même. C’est ce qui aura lieu au moyen de la privation. La pénitence rétablira peu à peu, dans le corps, l’équilibre entre les sens et la volonté.
Il se produit alors un résultat complet. Le corps, rappelé à la privation, se sent délivré des mouvements désordonnés qu’entraînait sa prédominance, et rentre avec satisfaction sous l’hygiénique empire de la vertu. L’âme, se sentant initiée à l’humilité, rentre dans sa propre possession spirituelle, et reprend avec joie les douces résolutions de l’innocence.
Cette révolution opérée tout à coup dans le corps et dans l’âme est l’oeuvre de la douleur. L’homme a-t-il perdu toute force morale ? Est-il tombé au fond de l’inertie et de la corruption ? En un mot, est-il incapable de s’élever au bien par les actes de sa liberté ? Confiez-le à la douleur, elle l’amènera peu à peu vers les niveaux de la vertu.
Quel est donc ce mystérieux agent ? Quoi, la Douleur ! N’est-elle pas l’opposé de l’état éternel ? N’est-elle pas contradictoire à l’être ? La fin absolue étant le bonheur, se pourrait-il que l’être s’y élevât par le moyen de la douleur ?
Cherchons ce que c’est que, la douleur. Mais d’abord, la douleur n’est pas de l’être; on la voit placée à côté du mal pour l’extirper de l’être. Sans le mal, la douleur ne serait pas née, elle ne serait point entrée dans le temps.
Mais, à cette heure, elle trempe l’être dans ses flammes pour le purifier; on voit ainsi le métal en fusion rejeter une écume de sa substance embrasée.
Antoine Blanc de Saint-Bonnet – La douleur (1849)
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