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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:08

 

C'est Notre Seigneur lui-même qui nous a enseigné ce  que nous devons demander à Dieu et l'ordre dans lequel il faut le demander. Il a bien voulu lui-même dresser la re­quête que nous devons présenter en son nom au Père éter­nel  et  nous  laisser  une   excellente   formule  de  prière, que l'on appelle pour cette raison la prière du Seigneur, ou l'Oraison Dominicale.

 

Saint Cyprien dit, entre autres avis et préceptes salutaires, que Jésus-Christ a prescrit à son peuple pour le conduire au salut, une formule de prière, afin que nous fussions plus facilement exaucés par le Père, lorsque nous lui adresserions la même prière que son propre  Fils nous a apprise.    

 

Prions donc, ajoute ce saint docteur, comme notre maître et notre Dieu nous l'a enseigné ; c'est une prière bien agréable à Dieu que celle qui vient de lui-même, que celle qui frappe ses oreilles par les paroles de Jésus-Christ : que le Père reconnaisse les paroles de son Fils quand nous le prions.   

 

Puisque c'est Jésus-Christ qui est notre avocat  auprès du Père, servons-nous des propres paroles de notre intercesseur ; il nous assure que le Père nous accordera tout ce que nous lui demanderons en son nom ;   combien plus nous accordera-t-il,  si nous  demandons  non seulement en son nom, mais par ses paroles !    

 

Aussi l'Église fait-elle un usage continuel de cette divine prière ;   c'est par elle qu'elle commence et qu'elle finit tous ses offices ; elle la rappelle en particulier au saint sacrifice de la messe. Les vrais fidèles ne manquent jamais de la réciter tous les jours, au moins le matin et le soir.

 

L’oraison dominicale est composée d'une courte préface, et de sept demandes, dont les trois premières se rapportent à Dieu et les quatre autres nous regardent nous-mêmes : elle renferme tout ce que nous pouvons désirer et demander à Dieu ; elle est la règle sur laquelle nous devons former nos sentiments et nos désirs.    

 

Nous pouvons bien nous servir d'autres paroles dans nos prières, mais nous ne pou­vons demander autre chose que ce qui y est enfermé ; tou­te demande qu'on ne peut y rapporter est indigne d'un chrétien et ne saurait être agréable à Dieu.   

 

La préface consiste dans ces mots : Notre Père qui êtes dans les cieux. Jésus-Christ a réuni dans ce peu de mots tout ce qu'il y a de plus capable d'engager Dieu à nous exaucer et de nous inspirer à nous-mêmes des sentiments de respect,  d'amour et de confiance.

 

Nous appelons Dieu notre père, c'est Jésus-Christ qui nous l'ordonne.    Dieu est en effet notre père par la  créa­tion, puisqu'il nous a donné la vie et qu'il nous  a formés à son image ; il l'est encore plus par la grâce de la régénéra­tion puisque dans le baptême il nous a adoptés en Jésus-Christ pour ses enfants. Considère dit l'apôtre saint Jean, quel amour le père a eu pour nous, de vouloir que nous soyons appelés et que nous soyons  en effet les enfants de Dieu !  Parce que vous êtes enfants, ajoute  saint Paul, Dieu a envoyé dans vos cœurs l'esprit de son Fils, qui crie : Mon père, mon père !"   

 

O nom plein   de douceur et de charmes ! Quel amour, quelle reconnaissance, quelle confiance ne doit-il pas exciter dans notre cœur ! S'il est vrai, que Dieu est votre père,  pouvez-vous craindre que votre prière soit rejetée lorsque vous lui rappelez un nom qu'il prend à notre égard avec tant de complaisance ? Que n'accorde-t-il pas à un enfant qui le prie, après qu'il l'a reçu au nombre de ses enfants par une grâce qui a pré­venu ses prières et ses désirs !  

 

Ne craignez que de vous rendre indigne par votre désobéissance d'être appelé l'en­fant de Dieu ; rien autre chose ne peut arrêter le cours de ses grâces et l'effet de vos prières.

 

Chacun de nous, en parlant à Dieu, dit : Notre Pèreet non pas Mon Père, parce qu'ayant tous le même père et espérant de lui le même héritage, nous ne devons pas seulement le prier pour nous, mais encore pour tous les fidèles, qui sont nos frères. Par là nous comprenons que ce n'est pas en notre propre nom que nous prions, mais au nom de Jésus-Christ et en union avec tout le corps de son Église, dont nous sommes les membres.

 

Nous ajoutons : Qui êtes dans les cieux, car quoique Dieu soit en tous lieux par son immensité, nous considérons néanmoins le ciel comme le trône de sa gloire : c'est dans le ciel qu'il fait éclater sa magnificence et qu'il se montre à ses élus à découvert et sans nuage. C'est au ciel que nous sommes appelés nous-mêmes ; le ciel est notre patrie et l'héritage que notre père nous destine.

 

Lors donc que nous nous mettons en prière, élevons nos pensées et nos désirs vers le ciel ; unissons-nous à la société des esprits bienheureux, excitons dans nos cœurs le désir et l'espérance de posséder Dieu.

 

histoires : C'est maintenant, disait saint François d'Assise, après avoir été déshérité par son père à cause de ses grandes libéralités envers les pauvres, c'est maintenant que je pourrai dire: Notre père qui êtes aux cieux.

 

Oh ! Quelle est la noblesse d'un chrétien ! Dieu est son Père. Un jeune berger avait pria l'habitude de prier en paissant son troupeau. Interrogé s'il n'éprouvait pas souvent de l'ennui à rester si souvent seul dans la campagne, il répondit que son Pater lui suffisait pour abréger ses journées et les rendre agréables, parce qu'il y trouvait une source toujours nouvelle de pensées consolantes et de bons sentiments, en sorte qu'il lui fallait quelquefois toute une semaine pour le méditer en entier. (Le bon catéchiste, par M. de la palme.)

 

Saint Hugues, évêque de Grenoble, étant toujours malade, ne fit presque autre chose pendant toute une nuit que de réciter l'oraison dominicale. Le domestique qui le gardait lui repré­senta que la récitation de cette prière, si souvent répétée, serait certainement nuisible à sa santé. Il lui répondit : « Détrompez- vous : la récitation de cette prière si belle ne peut me faire aucun mal, je sens même qu’elle une fait un grand bien.»  (labausse)

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 09:33

 

  

Les grands avantages de la prière sont attachés à la manière dont on s'acquitte de ce devoir.    Pour bien prier, il faut d'abord que ce soit au nom et par les mérites de Jé­sus-Christ ; il n'a promis de nous accorder que ce que nous demanderions en son nom : c'est pour cela que l'Église ter­mine toutes ses prières par ces paroles : Nous Vous en pri­ons par Jésus-Christ Nôtre Seigneur.

 

Secondement, il faut prier avec attention, c'est-à-dire penser à Dieu et à ce qu'on lui demande. Dieu écoute bien plus les paroles du cœur que celles de la bouche. La prière est une élévation de notre âme vers Dieu ; ce n'est donc pas prier que de penser à toute autre chose qu'à Dieu quand on lui parle. Il est vrai que les distractions, quand elles sont involontaires, ne rendent pas la prière mauvaise ; mais Dieu est offensé par celles auxquelles on a donné oc­casion par sa faute ou qu'on ne rejette point après qu'on s'en est aperçu. On mérite alors ce reproche que Dieu fai­sait autrefois aux Juifs : " Ce peuple m'honore des lèvres,   mais son cœur est loin de moi."

 

Troisièmement, il faut prier avec confiance. Notre Sei­gneur, en nous promettant d'exaucer nos prières, y met toujours cette condition : pourvu qu'elles soient faites avec foi. Il disait ordinairement à ceux qui s'adressaient à lui pour obtenir leur guérison : Qu'il vous soit fait selon votre foi. Notre confiance ne saurait être trop ferme, puisqu'elle est appuyée sur la puissance de Dieu qui peut faire infiniment plus que nous ne lui demandons ; sur sa miséricorde, qui n'a point de bornes, et sur les mérites infinis de Jésus-Christ, au nom duquel nous prions.  

 

Eh quoi ! Nous nous adresserions avec confiance, dans nos besoins temporels, à  un ami riche, puissant et éprouvé, et nous en manquerions en nous adressant à Dieu pour les besoins même spirituels, quoiqu'il nous commande et  qu'il nous invite  lui-même à recourir a lui comme à un bon père !

 

Une telle défiance ne serait-elle pas injurieuse à sa tendresse ? Qu'est-ce donc que la bonté des hommes comparée à celle de Dieu ?

 

Enfin,  il faut prier avec persévérance.    Dieu, par une conduite pleine de sagesse et de bonté,  diffère quelquefois de nous accorder ce que nous lui demandons ; ce délai n'est pas un refus, mais une épreuve.   

 

Il veut par là nous faire connaître le prix de ses dons,  augmenter l'ardeur de nos désirs et nous disposera les recevoir avec plus d'abondance. On ne doit pas se décourager ni se lasser de prier : Jésus-Christ nous l'ordonne et pour nous faire sentir la nécessité de la persévérance, il se sert de deux comparaisons : la pre­mière est celle d'une veuve qui, par ses importunités, touche enfin le cœur d'un mauvais juge et le force à lui rendre jus­tice; la seconde est celle d'un homme qui, au milieu  delà nuit, va demander à son ami trois pains à emprunter.    Ce dernier refuse de se lever ; l'autre ne se rebute point, il continue à frapper à la porte et il redouble ses prières : sa persévérance est récompensée et il obtient ce qu'il deman­dait.   

 

Notre Seigneur termine cette parabole par une ex­hortation vive et pressante de prier sans relâche et par une promesse formelle de nous accorder tout ce que nous deman­derons avec persévérance.  Le moment où nous cesserons de prier est peut-être celui que Dieu avait destiné pour nous exaucer. Retenez bien ceci : c'est la prière  qui demande, mais c'est la persévérance qui obtient.

 

histoire : C'était, dit un pieux  auteur, la pratique  d'un jeune enfant de qualité d'offrir son cœur à Dieu tous les matins, avec beaucoup de ferveur, ce qui était comme l'âme de toutes les actions qu'il faisait  pendant  le  jour.   Si  je  manque,  disait-il, à ce devoir  comme il m'est arrivé   quelquefois,   je  suis dissipé tout le reste de la journée. Ce saint enfant, n'ayant pas encore l'âge de douze ans, mourut avec le sentiment d’une rare piété.   Mon Dieu, s’écriait-il de temps en temps, étant près d'expirer, je vous ai fait presque tous  les jours le sacrifice de mon cœur, je vous fais maintenant celui de ma propre vie.

 

Imitons ce pieux enfant et soyons exacts comme lui à offrir tous les matins notre cœur notre cœur a Dieu, afin de mourir, comme lui, dans les sentiments d'une vraie piété. (arnisennet, le bon Ange de l’enfant.)

 

Extrait du : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 08:29

Tout est promis à la prière ; elle obtient tout quand elle il est bien faite. C'est une vérité répétée presque à chaque page de l'Écriture ; la promesse de Jésus-Christ y est for­melle : Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous  trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. Tout ce que  vous demanderez dans la prière, si vous le demandez avec foi, vous l'obtiendrez.

 

Il ne s'est pas même contenté de nous déclarer qu'une prière bien faite est toujours exaucée ; il nous l'a assuré avec serment : En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon père en mon nom, Il vous le donnera.  

 

Enfin, pour dis­siper tous nos doutes, il ajoute cette preuve qui est bien capable de ranimer les esprits les plus découragés : Y a-t-il parmi vous un père qui donne une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? Et s'il lui demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc, tous méchants que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre père céleste donnera-t-il les vrais biens a ceux qui les demandent ?

 

Après une promesse si formelle il faudrait bien avoir per­du la foi pour douter de l'efficacité de la prière. Si l'on compte sur les promesses d'un homme de bien, combien plus doit-on compter sur la promesse et le serment de Jésus-Christ, qui est la vérité même !

 

Faire entrer la défiance dans son cœur, ce serait lui faire injure. Eh ! D'où pourrait donc lui venir cette défiance ! Serait-ce de notre indignité ! Mais la bonté de Dieu pour nous n'est-elle pas; toute gratuite ? Mais l'aveu même de notre indignité n'est-il pas un titre pour avoir accès auprès d'une miséricorde que les plus grands crimes ne peuvent épuiser et qui invite les plus grands pécheurs à s'approcher d'elle avec confiance ?  Mais n'est-ce pas au nom de Jésus-Christ que nous prions et notre indignité n'est-elle pas couverte par ses mérites, infinis ?

 

Non, jamais la prière du pécheur qui s'humilie n'a été rejetée ; elle s'élève jusqu'au trône de Dieu et elle at­tire infailliblement un regard de miséricorde sur celui qui la fait.

 

Est-il quelqu'un, dit le prophète, qui ait été méprisé ? Nos pères ont crié vers le Seigneur et ils ont été délivrés ;  ils ont espéré dans le Seigneur et ils n'ont point été confondus ; quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Cette confiance pleine, entière et sans bornes, honore Dieu ; c'est un hommage rendu à sa puissance, à sa bonté, à sa fidélité dans ses promesses : elle obtient tout, Dieu ne lui refuse rien.

 

Moïse prie sur la montagne et les ennemis du peuple de Dieu sont vaincus; Judith prie et sa patrie est délivrée ; le pieux roi Ezéchias prie, et Dieu ré­voque l'arrêt de mort qu'il avait prononcé contre lui ; le Publicain prie dans le temple, et il en sort justifié ; la fem­me pécheresse prie, et les péchés lui sont remis ; le bon larron prie sur la croix, et quoiqu'il fût chargé des crimes les plus énormes, il en obtint le pardon.

 

Voilà pourquoi saint Jean disait : Ce qui fait notre confiance eu Dieu c'est qu'il nous exauce en tout ce que nous lui demandons qui est conforme à sa volonté : car nous savons qu'il nous exaucera en tout ce que nous lui demanderons et nous le  savons parce que nous avons reçu l'effet des demandes que nous lui avons faites.

 

N'alléguons donc plus notre faiblesse quand on nous exhorte à pratiquer la vertu ; ne disons plus que notre penchant pour le mal nous entraîne, que nous ne pouvons résister à la violence de nos passions.

 

Nous pouvons prier et la prière soutiendra notre faiblesse; nous pouvons prier et la prière nous fortifiera contre nos mauvais penchants ; nous pouvons prier et la prière modérera la violence de nos passions. Nous avons besoin de grâces pour pratiquer la sagesse ; demandons-les et Dieu nous les accordera.

 

Si quelqu'un de vous manque de sagesse, dit l'apôtre saint Jacques, qu'il la demande à Dieu  qui donne à tous libéralement, et la sagesse lui sera don­née.

 

On ne manque donc jamais d'obtenir de Dieu les secours qu'on lui demande comme il faut ; et si nous ne les obtenons pas, c'est toujours notre faute, c'est que nous ne recourons pas à Dieu avec les dispositions suffisantes et surtout avec cette confiance qui obtient tout.

 

histoire. Saint Jean Ghrysostôme ne craint pas d’écrire que la prière est, en quelque sorte, plus puissante que Dieu même, puisqu'elle vient à bout de le fléchir, de lui faire ré­tracter les sentences qu'il a portées contre nous.

 

Voici un exemple.   Les Israélites ayant transgressé les lois du Seigneur et élevé dans le désert un Veau d'or pour l'adorer, Dieu,  tou­jours clément, semble craindre la puissance de l'intercession de  Moïse.  Laisse agir ma colère,  dit-il à son serviteur;   ne t'oppose pas à ce que j'extermine ce peuple infidèle.   Mais, vaincu par les prières de Moïse, il n'exécuta pas, dit l'Écriture, le mal qu'il avait prononcé contre son peuple.

 

Extrait de : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  (Édition 1860)

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 09:59

Les sacrements sont le premier moyen pour obtenir les grâces ; la prière en est le second. La prière est une élévation de notre esprit et de notre cœur vers Dieu, pour lui rendre nos devoirs de remerciement, et de demande pour les choses qui nous sont nécessaires.

 

La prière est un devoir indispensable que l'on ne peut omettre sans péché : Jésus-Christ nous en a fait un comman­dement exprès et ce précepte est souvent répété dans l'Évangile. Veillez, nous dit-il, et priez; et toujours priez et ne point se lasser de le faire. De là ce reproche qu'il fait à ses disciples : "Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en mon nom : demandez, et vous recevrez." Il a pratiqué lui-même ce qu'il nous commande ; il passait souvent les nuits à prier ou, pour mieux dire, toute sa vie a été une prière conti­nuelle.

 

Jésus-Christ n'avait certainement pas besoin de prier pour lui-même ; mais il voulait nous donner l'exem­ple et nous engager par là à nous livrer à ce saint exercice : nous avions besoin qu'il priât pour nous et qu'il nous mon­trât l'obligation où nous sommes de prier.

 

Ce saint exercice est d'une nécessité indispensable et quand même l'Évangile ne nous ferait pas une loi positive de prier et de prier sans cesse, le sentiment de notre misère suffirait seul pour prouver cette nécessité. Les besoins toujours renaissants de notre âme et de notre corps ne nous avertissent-ils pas continuellement de recourir à Celui qui peut seul y remédier? N'est-ce pas le partage des misérables de gémir et de solliciter du secours ?

 

Notre indigence est extrême, les biens qui nous manquent sont d'un prix infini. Dieu est prêt à nous les accorder ; non seulement il nous permet, mais il nous commande de les lui demander. Ce n'est pas qu'il ignore nos besoins ; il les connaît mieux que nous ne les connaissons nous-mêmes; il exige cependant que nous les lui exposions, pour nous faire désirer avec plus d'ardeur les biens qu'il nous prépare et pour nous rendre par ce désir plus capables de les rece­voir.

 

Le désir des biens spirituels s'enflamme par l'exercice de la prière, et plus ce désir est ardent, plus on reçoit de Dieu ; il remplit ceux qui sont affamés et il renvoie vides ceux qui se croient riches et qui s'imaginent n'avoir besoin de rien.

 

Si Dieu nous accorde ses biens sans attendre nos prières, nous serons portés à nous les attribuer ; mais quand, après avoir senti notre misère et notre impuissance, nous recou­rons à lui, nous ne pouvons alors nous dissimuler à nous-mêmes notre dépendance ; nous sommes obligés de recon­naître que nous ne pouvons rien sans lui et que tout ce que nous en recevons est un don de sa pure libéralité : cet hum­ble aveu de notre indigence nous dispose à recevoir ses bienfaits avec abondance.

 

Appliquons-nous donc à ce saint exercice ; ne croyons pas que pour remplir ce devoir essentiel, il suffise d'y em­ployer quelques moments rapides et de passer le reste du temps sans penser à Dieu : il faut avoir souvent re­cours à la prière et y persévérer longtemps.

 

Dieu veut être sollicité, pressé, importuné : il ne se lasse pas de nous écouter ; le trésor de ses grâces est infini et on ne peut rien faire qui lui soit plus agréable que de demander sans cesse à y puiser. Les rois de la terre ne permettent pas à toutes sortes de personnes de leur parler ; c'est une faveur qu'ils n'accordent qu'à leurs favoris et dans certains mo­ments ; mais il n'en est pas ainsi de notre Dieu ; il nous permet de lui parler à toute heure, de lui présenter nos be­soins et de réclamer son secours : il nous ordonne même de le faire en toute liberté et si l'on ne se présente pas devant lui, il s'en offense. Quel honneur pour une vile créature de s'approcher ainsi de son Dieu, de lui communiquer ses pensées, ses inquiétudes, ses désirs avec une sainte liberté, avec une douce confiance !

 

Ne serait-ce pas mépriser sa bonté que de ne pas profiter de la faveur qu'il nous accorde de nous écouter et de s'intéresser à tout ce que nous désirons ?

 

histoires.

La prière est la porte par laquelle  le  Seigneur nous fait passer ses  grâces,  disait  sainte  Thérèse.    Si  cette porte est fermée, qu'allons-nous devenir ? Hélas ! Ajoutait-elle, j'en ai fait l'expérience.    J'eus le malheur d'abandonner la prière mentale et je devenais jours après jours moins chrétienne. Si je n'eusse repris ce saint exercice,   j'étais  perdue. Vie de sainte Thérèse.

 

David, quoique placé sur le trône et occupé des affaires de son royaume, avait coutume de prier sept fois le jour,  ainsi qu'il le dit lui-même ; il se levait la nuit pour prier.    Inspiré de l'esprit de Dieu, il compose ces cantiques sublimes, que l'on appelle les psaumes, qui sont encore chantés dans l'Église.

      

Plusieurs grands princes, tels que Charlemagne, saint Louis et saint Henri, empereur, observaient religieusement la pratique de réciter chaque jour l'office de l'Église et se levaient la nuit pour assister aux prières des matines.

 

Un auteur non suspect et qui a écrit sous  l'influence de la philosophie du dix-huitième siècle, alors dans toute sa nou­veauté comme dans toute la violence de sa haine contre le christianisme, a fait la réflexion suivante : «Chez les Romains,  en se mettant à table, le maître de la maison prenait une  coupe de vin et en versait quelques gouttes à terre: ces libations étaient un hommage qu'ils rendaient à la providence.   De tout temps les chrétiens, avant et après le dîner et le souper, ont fait une prière àDieu pour le remercier du repas  qu'ils allaient prendre ou qu'ils avaient pris. N'est-il pas  bien condamnable et en même temps bien ridicule que  cet acte si naturel de reconnaissance et de religion ait été regardé par les personnes du grand monde comme une petite cérémonie puérile, une vieille mode que le nouveau bel usage doit proscrire? Nos inférieurs, en devenant, à notre exemple, ingrats envers Dieu, s'habituent à l'Être envers nous.»

 

Extrait du volume : NOUVEAU TRAITÉ DES  DEVOIRS DU CHRÉTIEN ENVERS DIEU.  Édition 1860.   Pages 264-5-6

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 09:16

Comment soutenir notre saint Pères PAUL VI en exil et ainsi demander à N.S.J.-C., de ressusciter sa véritable Église, qui est au tombeau depuis près de 40 ans.

Vous pouvez, avec les trois prières suivantes, sur votre chapelet, gagner beaucoup d’indulgence. Si nous soulageons les âmes du purgatoire, en priant pour elles, nous pouvons leur demander de soutenir notre saint Pères PAUL VI.

A chaque dizaine on peut commencer ainsi :

« Par le signe de la croix, ô notre Dieu, délivrez-nous de nos ennemis. » (3 ans)

On enchaîne ensuite avec dix : « Miséricordieux Jésus, donnez aux saintes âmes du purgatoire le repos éternel,  par les mérites de vos  Saintes  Plaies. »   (7 ans)

On termine chaque dizaine avec : «Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons, parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix».   (3 ans)

Ce sera, vous verrez, une bonne façon d’attirer sur nous les bénédictions du Seigneur Jésus et plus vous prendrez l’habitude de dire  ces trois merveilleuses invocations en les méditants, plus vous vous sentirez dans l’action. Vous serez passé, de l’attente passive, en mode participation.

Essayez et vous pourrez, lors du retour de S. S. Paul VI, avoir la joie de vous dire en vous-même, j’ai participé à son retour Alléluia.

Seigneur nous savons, parce que Vous nous avez prévenu par divers moyens et en plusieurs occasions du retour de notre saint Père, que cet événement doit se produire à votre heure. 

En attendant, que pouvons nous faire de mieux que de prier et se sacrifier pour que la sainte volonté de Dieu se réalise au plus tôt.

Comment pourrait-Il ne pas exaucer ces trois belles demandes ? UDP

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 07:54

Publié le 8 Décembre 2013 par Jean-Baptiste André dans Fatima

À Notre-Dame de Fatima, Reine du Rosaire et notre Mère du Ciel,

À Notre-Dame de la Salette, À Theresa Musco,

Au Saint-Père Paul VI en exil, et à tous mes frères qui croient en sa survie et en son retour,

Je dédie cette reconstitution.

Juste avant le « blanc » laissé par le troisième secret, le message de Fatima disait : « Le Saint Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. » Nombreux sont ceux qui ont rapporté cette phrase à Pie XII et aux nations du bloc soviétique, mais ceci ne paraît être qu'une préfiguration du troisième secret, car j'entends démontrer que le pape souffrant est l'objet principal de ce secret, de même qu'à la Salette ; or, ce pape n'est pas Pie XII. La phrase du deuxième message de Fatima est donc avant tout une transition vers le troisième secret, Pie XII n'étant qu'une simple préfiguration du pape souffrant à venir, comme Pie IX à la Salette n'était qu'une préfiguration du pape martyr de la fin des temps.

Le message de Fatima est souvent extrêmement mal présenté sur internet, et donne lieu à confusion. Il est donc important de citer le texte de la manière la plus claire, avant d'entreprendre toute étude de la question :

Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. Si l'on fait ce que Je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et l'on aura la paix. La guerre va finir, mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI commencera une pire encore. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne qu'Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l'Église et le Saint-Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l'on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.

(Ce blanc correspondant à la partie gardée secrète par Jean XXIII, et contenant le troisième secret)

Enfin mon Coeur Immaculé triomphera. La consécration au Coeur Immaculé se fera, la Russie se convertira, et un temps de paix sera donné au monde. »

(Extrait du « Messagero del Coure di Maria », Nos 8-9, août septembre 1961 - Rome)

Je ne comprends absolument pas pourquoi tout le monde place cette phrase en conclusion du deuxième secret, alors qu'elle figure dans la publication romaine ci-dessus en conclusion du troisième secret. Il serait absurde de prétendre le contraire, car la consécration au Cœur Immaculé n'a jamais été pleinement satisfaite, et la Russie ne s'est jamais véritablement convertie. Or, le deuxième message de Fatima concernant une période déjà accomplie aujourd'hui, cette conclusion serait illogique. Aussi, le rajout de la phrase « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi », de la part de Sœur Lucie, ne doit aucunement être placé en introduction du troisième secret. Comment parvenir à une telle idée ? Ce n'est pas l'ordre des paroles de Sœur Lucie ! Tant de personnes ont considéré la phrase sur le Portugal1 comme étant située au début du troisième secret ! J'en fus consterné, comme quelqu'un qui aurait l'impression de rouler à contresens sur une autoroute ; mais je devins convaincu que c'étaient les autres qui roulaient à contresens ! Mon sentiment fut confirmé lorsqu'on me parla d'un article de la Contre Réforme Catholique, qui disait ceci : « « À la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira et il sera donné au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. » Jusqu'à présent, cette finale avait toujours été considérée comme la conclusion du troisième Secret. Nous pouvons aujourd'hui la situer à sa vraie place. » Non ! Ce n'est pas la vraie place ; et c'est un élément de plus qui condamne le faux troisième secret des modernistes. Citons encore cette affirmation très significative de Laurent Morlier, pourtant très averti sur le sujet de Fatima : « Dans son quatrième Mémoire, en dévoilant discrètement la première phrase du troisième Secret (« Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. »), sœur Lucie ne l'a pas située à sa place logique. Elle l'a ajoutée tout à la fin du Secret, alors que sa place réelle est évidemment entre la seconde partie et la conclusion générale. » En réalité, Soeur Lucie l'avait placée au bon endroit ! Je vous expliquerai dans la suite de mon analyse la signification de cette phrase sur le Portugal, c'est très intéressant ; je l'ai découverte quelques jours après avoir achevé ma reconstitution du troisième secret. La question de sa place n'est pas si importante ; mais je me devais d'en parler sinon beaucoup en auraient fait un argument contre ma reconstitution, car on considère que cette phrase introduit le troisième secret, et donc qu'une reconstitution qui ne la mentionnerait pas au début serait fausse !

Ces précisions étant faites, nous allons démontrer que l'objet principal du troisième secret de Fatima est le pape souffrant. Dans une lettre du 2 mars 1945 au Père Aparicio, Sœur Lucie évoquait ces souffrances du Saint-Père comme n'étant pas encore survenues. Jacinthe avait d'ailleurs précisé qu'elles devaient se produire en 1972 (et donc sous Paul VI) ; et non sous Pie XII. C'est parfaitement logique, car le troisième secret de Fatima ne devait être révélé qu'en 1960, donc l'existence du pape souffrant ne pouvait être antérieure à cette date. Mais les catholiques n'ont absolument pas compris que le secret portait sur lui. Frère Michel de la Trinité a choisi ce qui lui plaisait de croire et rejeté le reste : il a accepté la prophétie de Jacinthe quant à la guerre civile de Madrid de 1936, et a méprisé une prophétie beaucoup plus importante, celle de 1972 relative au pape souffrant. Des deux messages de Jacinthe, il n'a retenu que celui qui lui plaisait. Cette attitude est une constante de toute l'histoire de l'Église, et a donné lieu à des drames : tout provient de cette désobéissance humaine consécutive au péché originel. L'homme n'accueille pas les messages de Dieu avec simplicité de cœur. Si le châtiment prédit à Fatima était Vatican II comme le prétendent beaucoup aujourd'hui, l'accomplissement du troisième secret aurait eu lieu seulement deux ans après la date à laquelle il devait être révélé ; par ailleurs il n'y aurait plus aucun lien avec le pape souffrant, puisque selon les sédévacantistes il n'y a plus de pape ! Or, nous allons voir que les experts de Fatima s'entendaient sur le fait que le troisième secret de Fatima concernait le pape.

Laurent Morlier, dans son ouvrage Le troisième secret de Fatima (2001), cita plusieurs témoignages de personnes ayant attesté que ce secret se rapportait à un pape. Le Père Schweigl (1894-1964), jésuite autrichien, le confia à l'un de ses proches suite à un entretien avec Sœur Lucie dans le cadre d'une mission secrète de Pie XII. Lorsque le cardinal Ottaviani, qui avait lu le troisième secret, disait qu'il était « destiné au Saint-Père », il ne voulait pas dire que le texte devait lui être confié à lui, puisqu'il était confié à Mgr Da Silva ; il voulait dire que ce secret concernait le pape. Or, son accomplissement était prévu dans la deuxième moitié du vingtième siècle, et en particulier après 1960. Donc le Saint Siège ne peut être vacant comme l'ont prétendu les sédévacantistes.

Le 2 mars 1945, après l'orage de la Seconde Guerre Mondiale, Sœur Lucie écrivit au Père Aparicio une lettre qui sous-entendait que les souffrances du Saint Père étaient encore à venir : « Là-bas, prie-t-on pour le Saint Père ? Il est nécessaire de ne pas cesser de prier pour Sa Sainteté. De grands jours d'affliction et de tourmente l'attendent encore. » Frère Michel de la Trinité avait très bien compris cela : « Sœur Lucie laisse clairement entendre que les grandes souffrances du Saint Père annoncées par le Secret, et aussi les visions de Jacinthe, concernaient encore le futur. Citons d'ailleurs ce commentaire très éclairant de Laurent Morlier : « Pie XII étant décédé en 1958 sans autres souffrances que celles de la seconde guerre mondiale, c'est donc que le Pape visé à Fatima est l'un des Papes qui lui succède ! » Le troisième secret ne devant s'accomplir qu'après 1960, Pie XII ne pouvait être le pape souffrant objet du troisième secret. De surcroît, Jean XXIII qui avait lu le texte avec le cardinal Ottaviani, déclara le 13 mai 1960 « cela ne concerne pas les années de mon pontificat. » Cette remarque est très intéressante : comment Jean XXIII pouvait-il savoir qu'il n'était pas l'objet du secret ? Nous avons vu que Jacinthe avait transmis à Mère Godinho une vision relative au pape souffrant et à l'année 1972, l'un des deux messages qu'elle avait donnés et qui fut finalement méprisé. Or, si Jean XXIII a pu savoir que le troisième secret ne le concernait pas, n'est-ce pas parce que cette date était inscrite en toutes lettres dans le texte, et qu'il pressentait d'après son âge qu'il n'aurait pas le temps de voir cette année arriver ? C'est visiblement ce qu'ont soutenu les pèlerins de Bayside, même s'il n'ont pas soulevé cet argument relatif à Jean XXIII. Dans tous les cas, ces paroles de Jean XXIII nous interpellent.

Une visite de Sœur Lucie à Jacinthe prouve définitivement que le pape souffrant était au cœur du troisième secret : « Ne vois-tu pas tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens qui meurent de faim et n'ont rien à manger ? [Il s'agit certainement d'une allégorie : le pain de la foi manque, suite à l'hérésie moderniste] Et le Saint-Père dans une église, priant devant le Cœur Immaculé de Marie ? Et tant de monde qui prie avec lui ? » « Quelques jours après, Jacinthe me demanda : « Est-ce que je peux dire que j'ai vu le Saint-Père et tout ce monde ? » « Non ! Ne vois-tu pas que cela fait partie du Secret ? Et qu'ainsi bientôt tout se découvrirait ? » « C'est bien, alors, je ne dirai rien ! » » Sœur Lucie déclara donc explicitement que le pape souffrant faisait partie du troisième secret. Telle est la raison pour laquelle la lettre de Mère Godinho à Pie XII du 25 avril 1954 fut gardée confidentielle jusqu'au début des années 70 ; ce que Frère Michel de la Trinité n'a d'ailleurs pas compris, en contradiction avec lui-même. Cependant, cette lettre aurait dû être révélée plus tôt, en 1960 ; mais le troisième secret n'a pas été publié non plus... Peu importe, toutefois, car nous allons en décrire le contenu. En tout état de cause, ces éléments démontrent que le Saint Siège ne peut être vacant puisque le troisième secret se rapportait au pape souffrant. De surcroît, j'entends vous démontrer qu'il existe d'autres preuves que ce pape était bien au cœur du troisième secret.

En effet, récemment, des milieux sédévacantistes publièrent une reconstitution de ce secret établie par Don Luigi Villa, qui prétendit livrer ainsi la version intégrale. Or, sa publication est incomplète car elle repose sur un sophisme majeur. Il affirme que le cardinal Ottaviani lui a indiqué quels étaient les extraits véritables de la version du troisième secret publié dans la revue Neues Europa, ce qui est possible ; mais précisément, la partie la plus importante du secret n'avait pas été publiée dans cette version : celle qui concernait la papauté. Prétendre donc que la publication de Neues Europa « contenait toutes les phrases du troisième secret » est une erreur majeure! En effet, l'article du 1er novembre 1963 paru dans la revue (p2), était intitulé : « L'objet principal du message de Fatima reste provisoirement secret d'État du Vatican. » Autrement dit, le caractère incomplet de la version publiée apparaissait jusque dans le titre de l'article ; on ne saurait être plus clair. Mieux encore, l'article précisait bien : « La partie la plus importante, la quintessence des révélations de la Mère de Dieu nous y manquait. Il s'agissait en l'occurrence des paroles de la Sainte Vierge prédisant des événements qui auront lieu à Rome et ce qui adviendra du Vatican et de la Papauté à l'aube du jour J, lorsque l'humanité se verra livrée au châtiment divin. Le passage qui y est relatif et qui forme la base et la conclusion du troisième secret de Fatima, en a été intégralement détaché et restera jusqu'à nouvel ordre secret d’État au Vatican. » D'où le fait que le pape souffrant n'ait pas été mentionné, tandis qu'il constituait le cœur du message, comme nous l'avons démontré. Le Père Castelbranco avait bien dit : « On sent qu'en parlant du Saint-Père, les enfants font encore des réticences ! Ce point est probablement un de ceux qui appartiennent encore à la 3ème partie du Secret qui reste à dévoiler. » Il avait parfaitement raison, et c'est ce que nous avons observé quant à la visite de Sœur Lucie à Jacinthe : elle a manifesté l'importance du pape souffrant dans le troisième secret. Or, dans la version donnée par Don Luigi Villa, il n'en est nullement fait mention. La raison en est très simple : dans la publication de Neues Europa, cet élément capital avait été retranché.

Je vais maintenant achever de vous démontrer que le troisième secret de Fatima portait sur le pape souffrant prédit à la Salette. Dans les différentes vidéos que j'ai publiées sur internet, j'ai souvent insisté sur la date de 1972 donnée par la Sainte Vierge à Theresa Musco, stigmatisée italienne. Or, aussi décisif soit-il, cet élément n'était pas le seul aspect important des révélations de Theresa Musco. Dans un message du 20 mai 1951, la Sainte Vierge lui avait dit notamment, quant au troisième secret : « Le pape passera des heures d'agonie ; à la fin je serai là pour le conduire au paradis. Une grande guerre aura lieu. Le nombre de morts sera incalculable (...) ». Ce message prouve que le pape souffrant est au cœur du Secret, comme nous le pensions. Enfin, la Sainte Vierge utilisa une formule semblable à celle de la Salette, quand elle avait dit : « Le Saint-Père souffrira beaucoup, je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir son sacrifice. » Tandis que dans la version de l'abbé Villa, il n'y a aucune harmonie entre le troisième secret de Fatima et la Salette. Aussi, il est nécessaire de corriger cette reconstitution et d'en proposer une autre. Auparavant, quelques précisions sont nécessaires. Contrairement à Franck Adessa, qui a collaboré au document de l'abbé Villa, je ne considère point comme suffisamment sérieuses les données relatives au format de la lettre de Sœur Lucie. En effet, il semble que nous ne sachions même pas si la lettre était rédigée au recto et au verso, ni si elle était pliée, et encore moins la taille de l'écriture de Sœur Lucie. De surcroît, nous ne pouvons pas nous confier entièrement dans les affirmations du Cardinal Ottaviani sur la sélection des phrases à retenir. Vous m'objecterez : « et vous, vous placez toute votre confiance dans les révélations d'une stigmatisée. » En vérité, je les examine à la l'aune de ce que nous connaissons du contenu probable du troisième secret. Toutefois, j'avoue avoir une meilleure estime des paroles d'une telle mystique, que de celles du Cardinal Ottaviani. Par ailleurs, mon but n'est pas nécessairement de reconstituer la composition du troisième secret dans son format exact2 – même si je crois en approcher grandement – mais simplement d'en restituer la substance ; or, ni la reconstitution de l'abbé Villa, ni celle de Frère Michel de la Trinité n'ont satisfait à cet objectif.

Ma méthode pour parvenir à une reconstitution du troisième secret de Fatima fut donc de comparer la publication de Neues Europa, la version de l'abbé Villa, les révélations de Theresa Musco, et la vision de Jacinthe. Car les paroles de la mystique italienne sont, à ma connaissance, l'une des rares sources permettant de reconstituer le troisième secret Fatima ; d'où le fait que la Sainte Vierge lui ait demandé, en 1951, de garder ces messages secrets : à cette époque, ils ne devaient pas encore être révélés. En comparant les différentes versions avec les révélations de Theresa Musco, j'ai pu identifier la partie amputée de la publication de Neues Europa. Une chose est acquise : la phrase relative à l'agonie du pape, qui se télescope avec le secret de la Salette, en fait nécessairement partie, j'ai amplement démontré pourquoi.

Quant à la date de 1972, la question se pose de savoir si elle figure en toutes lettres dans le troisième secret de Fatima. Il me semble que oui, pour quatre raisons au moins : elle est d'une importance capitale, elle figure dans la vision de Jacinthe, elle figure dans le message de Theresa Musco, et enfin, comme nous l'avons vu, Jean XXIII a dit à la lecture du Secret que les années de son pontificat n'étaient pas concernées. À ce propos, je dois vous rapporter une anecdote très significative. Récemment, dans un article consacré aux apparitions d'Akita, le site internet « Avec l'Immaculée » se faisait la même réflexion que moi quant aux paroles de Jean XXIII :

En 1960, juste après la lecture du secret, Jean XXIII a dit : « cela ne concerne pas les années de mon pontificat ». Or le texte contenu dans Neues Europa parle d'une guerre et d'un châtiment qui éclateront dans la deuxième moitié du XXe siècle. C'est la seule date qui y figure. Donc si le texte donné par Ottaviani était vraiment le troisième secret, Jean XXIII ne pouvait pas dire avec certitude que ce texte ne se rapportait pas à son pontificat. S'il a pu le dire avec autant de certitude, c'est qu'il y a dans le vrai secret soit le nom d'un pape qui n'est pas le sien, soit une date précise suffisamment éloignée de 1960. »

Autre commentaire consternant du site internet : « Sur toute l'humanité viendra un grand châtiment, pas encore aujourd'hui ni même demain mais dans la seconde moitié du vingtième siècle. » Il n'est manifestement pas arrivé non plus.

Pourquoi cette anecdote ? Parce que j'avais eu une conversation avec ce site par mail, avant même de lire ces extraits de leur article, et je leur avais expliqué l'importance de la date de 1972, qui faisait partie de la vision de Jacinthe et se trouvait vraisemblablement en toutes lettres dans le troisième secret. Je leur avais expliqué qu'il s'agissait de la date du remplacement de Paul VI par un sosie, suite au discours du 29 juin 1972 sur les fumées de Satan, et que tel était le châtiment prédit pour la deuxième moitié du vingtième siècle : l'usurpation du Saint Siège par des antipapes après ce discours. Or, ils ne cédèrent pas à mes explications. C'est là une parfaite démonstration de l'aveuglement humain et du refus de l'homme à considérer la vérité. Pourtant, ce site internet avait parfaitement compris qu'une date précise devait figurer dans le troisième secret.

Avant de vous faire part de ma reconstitution, je tiens à réaffirmer ceci pour prévenir toute objection relative au format de la lettre de Sœur Lucie : premièrement nous n'avons pas d'informations suffisamment convaincantes sur le sujet, deuxièmement ma recomposition prétend surtout restituer la substance du message, et non forcément son format exact. Si vous estimez cette recomposition trop longue, ne retenez que les phrases en gras. Le rouge indique celles qui sont présentes dans les révélations de Theresa Musco.

Un grand châtiment tombera sur le genre humain, pas aujourd'hui ni même demain, mais dans la seconde moitié du vingtième siècle. Ce que j'ai déjà fait connaître à la Salette par les enfants Mélanie et Maximin, je le répète aujourd'hui devant toi, parce que le genre humain a péché et piétiné le Don qu'elle avait reçu3.Nulle part dans le monde il n'y a d'ordre. Même aux postes les plus élevés, c'est Satan qui gouverne et décide de la marche des affaires. Il réussira effectivement à s'introduire jusqu'au sommet de l'Église.Quand Satan sera arrivé jusque-là, il pensera qu'il sera parvenu à séduire les esprits des grands scientifiques, et c'est à ce moment-là qu'ils interviendront avec des armes très puissantes avec lesquelles il est possible de détruire une grande partie de l'humanité. Il soumettra les puissants des peuples à son emprise et les amènera à fabriquer ces armes en masse. Et si l'humanité ne s'en défend pas, je serai obligée de laisser aller le bras de mon Fils. Si ceux qui sont à la tête du monde et de l'Église ne s'opposent pas à ces agissements c'est moi qui le ferai et je prierai Dieu Mon Père de faire venir sur les hommes sa justice.

Alors tu verras que Dieu punira les hommes avec plus de sévérité qu'Il ne l'a fait avec le déluge, et les grands et les puissants y périront tout autant que les petits et les faibles.

Pour l'Église aussi, viendra le temps de ses plus grandes épreuves. À partir de 1972, on entamera le temps de Satan. Des cardinaux s'opposeront aux cardinaux, et des évêques aux évêques. Satan marchera au milieu de leurs rangs, et à Rome, il y aura des changements. Ce qui est pourri tombera, et ce qui tombera ne se relèvera plus. L'Église sera obscurcie et le monde bouleversé par la terreur. Les chrétiens qui prieront seront peu nombreux. Beaucoup d'âmes marcheront vers l'Enfer. Les femmes perdront la pudeur et la honte. Satan prendra leur forme pour en faire tomber beaucoup. Dans le monde il y aura des crises communes. Le gouvernement tombera. Le pape passera des heures d'agonie ; à la fin je serai là pour le conduire au paradis.

Une grande guerre surviendra. Feu et fumée envelopperont le monde. L'eau des océans deviendra feu et vapeur. L'écume s'élèvera, couvrira l'Europe, et engloutira tout en une lave de feu, et des millions d'hommes et d'enfants périront dans ce feu, et les rares qui en échapperont envieront ceux qui sont morts. Parce que, de quelque côté qu'ils regarderont, ils ne verront que sang, morts et ruines, dans le monde entier.Satan chantera victoire mais sera le moment où tous verront apparaître mon Fils sur les nuages et Il jugera tous ceux qui ont dédaigné son sang innocent et divin.

(Corps du secret)

Alors MON COEUR IMMACULÉ TRIOMPHERA, la consécration au Cœur Immaculé se fera, la Russie se convertira, et un temps de paix sera donné au monde. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi.

(Conclusion du secret, qui n'est pas incluse dans le secret lui-même mais qui lui fait suite)

Les phrases en gras correspondent soit à celles qui sont présentes à la fois dans le texte de l'abbé Villa et les révélations de Theresa Musco, soit à celles qui font indubitablement partie du troisième secret, en raison de l'essence du message (tel est le cas de l'affirmation sur l'agonie du pape). Certains éléments non sélectionnés par Franck Adessa ont au contraire été cités dans les paroles de la Sainte Vierge à Theresa Musco, non seulement l'agonie du pape, mais aussi la référence à la Salette et les affirmations relatives à la prolifération des armes nucléaires. Cependant, si les souffrances du pape figurent nécessairement, en revanche la présence de ces deux derniers éléments dans le troisième secret n'est pas certaine, car ils ne paraissent pas indispensables à la compréhension du Secret, et la Sainte Vierge a pu les évoquer à simple titre « explicatif », sans qu'ils fussent écrits en toutes lettres. Il est d'autres phrases dont je pense qu'elles font partie du Secret, mais que je n'ai pas mises en gras, car là encore elles ne paraissent pas rigoureusement indispensables. Les paroles quant aux chrétiens qui seront peu nombreux à prier, et la suite jusqu'à l'agonie du pape, semblent avoir une certaine importance car elles détaillent la grande apostasie, même si j'ai finalement choisi de ne pas les juger indispensables. En tout état de cause, ma recomposition en restitue la substance du troisième secret.

J'ai considéré que la date de 1972 figure nécessairement dans le secret, car de bonnes raisons nous permettent de le penser, comme je l'ai déjà expliqué. Le site internet « Avec l'Immaculée », qui pourtant ne croit absolument pas à la survie de Paul VI, avait lui-même pressenti qu'une date était inscrite dans le Secret ! Quant à la phrase « le pape passera des heures d'agonie ; à la fin je serai là pour le conduire au paradis », je me suis déjà expliqué également.

Toutefois, une phrase mérite un commentaire : « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi. » Souvenez-vous de la prophétie de la Salette : « Rome perdra la foi et deviendra le Siège de l'Antéchrist. » Ceci s'est en partie accompli après la mort du sosie de Paul VI le 6 août 1978, avec l'avènement des antipapes antéchristiques (en particulier Jean-Paul II, l'homme aux noirs desseins) ; mais l'accomplissement le plus parfait aura lieu lorsque l'Antéchrist personnesiégera à Rome, comme nous le supposons. Or, si Rome était usurpée par l'homme de perdition, le Saint-Siège devrait être déplacé. Où le sera-t-il, sinon précisément au Portugal ? Rome est gardienne du dépôt de la foi, c'est l'un des caractères de l'Église : catholique, apostolique et romaine. La phrase de Soeur Lucie « Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi » signifie donc que la fin des temps verra le basculement de la papauté vers le Portugal. Cette prophétie ne peut vouloir dire autre chose, car aucun autre lieu que Rome ne peut être qualifié de dépositaire de la foi. L'interprétation liée à l'apostasie de Vatican II est ridicule, le Portugal n'y ayant pas plus échappé que le reste de l'Europe ! Si Rome enseigne l'hérésie, les âmes de tous les pays en pâtiront toutes, assez indifféremment suivant le lieu. Même s'il est des contrées dont la foi est plus solide, nous constatons que Vatican II a provoqué de grands dégâts partout. La prophétie de Soeur Lucie ne pouvait donc vouloir dire autre chose que le basculement de la papauté de Rome vers le Portugal à la fin des temps. Rome perdrait ses prérogatives comme Jérusalem châtiée par Dieu. Certains crieront à l'hérésie ; mais je ne souhaite pas changer les caractères de l'Église ! Je ne souhaite pas dire : « l'Église catholique, apostolique et portugaise ! » J’émets simplement une hypothèse cohérente et très sérieuse sur le sort de Rome. Comment cette ville pourrait-elle être à la fois le Siège de Pierre et celui de l'Antéchrist ? Comment « Rome païenne disparaîtra » sans un transport de la papauté ? Vous observerez que ces prophéties, aussi bouleversantes soient-elles pour la foi, n'ont jamais été condamnées par l'Église (contrairement à ce qu'ont prétendu les mensonges modernistes) ; après tout, n'est-ce pas déjà annoncé dans l'Apocalypse ? La phrase de la Salette laisse penser à un châtiment physique. Soeur Lucie a eu raison de dire que la prophétie sur le Portugal révélait le troisième secret : elle permettait de comprendre que selon le Secret, Rome deviendrait le Siège de l'Antéchrist, car le déplacement du dépôt de la foi de Rome vers le Portugal le supposait nécessairement. D'aucuns l'avaient relevé, mais sans mesurer le sens et la portée exactes de cette prophétie : ils ont vu que cela impliquait la grande apostasie, mais sans comprendre que la papauté serait transportée au Portugal. La phrase était bien placée à la fin du troisième secret, et le « etc. » de Soeur Lucie tenait seulement à ce qu'elle avait déjà dit le reste, relatif au « ô mon Jésus » à réciter à la fin du chapelet, comme elle l'a précisé elle-même.

J'ai expliqué ailleurs qu'une prophétie de Bayside prédisait un second exil de Paul VI, postérieur à celui du 12 juillet 1981 relaté par les exorcismes suisses ; ce second exil se déroulera au moment de la Révolution romaine, annoncée par plusieurs prophéties, dont celle de Bayside, ainsi que par la vision de Saint Pie X, la prophétie de Marie-Julie Jahenny, et d'autres. Voyez ma vidéo intitulée « La survie de Paul VI et son sosie, prédits à la Salette. » Il y a bien eu des papes (?) à Avignon, alors mon hypothèse est possible. Ne confondez pas ma position avec celle du « Fatima movement », cette secte hérétique sédévacantiste qui prétend que la Sainte Vierge est Dieu et que l'autorité de Rome a été transférée à Fatima !

Concernant le dernier paragraphe du texte de Neues Europa, il ne semble pas faire partie du « corps » du troisième secret en tant que tel : « Ce sera un temps qu'aucun roi ni empereur, aucun cardinal ni évêque n'attend (...) ».

Maintenant, reprenons ma recomposition et commentons-là morceau par morceau :

Un grand châtiment tombera sur le genre humain, pas aujourd'hui ni même demain, mais dans la seconde moitié du vingtième siècle. Il s'agit du remplacement de Paul VIpar un sosie, annoncé par Jacinthe pour l'année 1972.

Ce que j'ai déjà fait connaître à la Salette par les enfants Mélanie et Maximin, je le répète aujourd'hui devant toi, parce que le genre humain a péché et piétiné le Don qu'elle avait reçu. Nulle part dans le monde il n'y a d'ordre. Même aux postes les plus élevés, c'est Satan qui gouverne et décide de la marche des affaires. Il réussira effectivement à s'introduire jusqu'au sommet de l'Église. Pourquoi la Sainte Vierge dit-Elle qu'Elle a déjà annoncé ce châtiment à la Salette ? Parce que le secret de la Salette, comme me l'a expliqué Éric Faure et comme je l'ai rapporté dans une vidéo, contenait des figures prophétiques annonçant plus d'un siècle à l'avance le remplacement de Paul VI par un sosie, châtiment prédit à Fatima « pour la seconde moitié du vingtième siècle. » Je développerai cette question dans la suite de mon exposé. Le lien entre Fatima et la Salette avait également été fait à Bayside, et il est de toute façon évident. Au moment de l'affaire du sosie de Paul VI, le journal Vers Demainpublia en même temps les deux secrets.

Il réussira effectivement à s'introduire jusqu'au sommet de l'Église. Quand Satan sera arrivé jusque là, il pensera qu'il sera parvenu à séduire les esprits des grands scientifiques, et c'est à ce moment-là qu'ils interviendront avec des armes très puissantes avec lesquelles il est possible de détruire une grande partie de l'humanité. Et si l'humanité ne s'y oppose pas, je serai obligée de laisser aller le bras de mon Fils. Alors tu verras que Dieu punira les hommes avec plus de sévérité qu'Il ne l'a fait avec le déluge. Le remplacement de Paul VI par un sosie a eu lieu à l'époque de la prolifération des armes nucléaires, dans la période exacte de la signature des accords SALT entre 1972 et 1979. Le châtiment pire que le déluge interviendra plus tard, car l'humanité s'est en partie opposée à cette prolifération, justement par les accords SALT. Viendra le temps des temps et la fin de toutes les fins, si l'humanité ne se convertit pas, et si tout devait rester comme à présent, ou pire, devait s'aggraver davantage, les grands et les puissants périront avec les petits et les faibles. Le début de la phrase fait écho à la Salette. Quant à la proposition relative au déluge, je ne la considère pas essentielle mais je note que le site « Avec l'Immaculée » l'a qualifiée d'hérétique, déclarant que le déluge avait été universel et qu'aucun châtiment ne pouvait être pire. Or, ce site fait exactement la même erreur que les pharisiens lorsque le Christ leur déclara que Jérusalem serait plus châtiée que Sodome et Gomorrhe (vision d'Anne Catherine Emmerich) ; ceux-ci firent de vives contestations en demandant ce qui pouvait être pire. Notre-Seigneur leur expliqua alors qu'à Sodome et Gomorrhe, tous les corps étaient tombés dans l'abîme mais non pas toutes les âmes ; nous faisons nôtre cette réponse. Par ailleurs, plusieurs âmes privilégiées ont eu des révélations où le Christ qualifiait l'humanité à notre époque de « pire qu'au déluge » ; aussi, à plus grand crime, plus grand châtiment ! À Bayside, la Sainte Vierge déclara bien que le châtiment serait pire : « « Votre monde voyage sur la même route que les peuples de Sodome et de Gomorrhe ; comme les peuples du temps de Noé ! Quel sort vous attirez-vous, mes enfants ! Votre châtiment sera bien pire que les eaux et les flammes. » Les eaux se rapportent au déluge, et le feu à l'extermination de Sodome et Gomorrhe.

Pour l'Église aussi, viendra le temps de ses plus grandes épreuves. À partir de 1972, on entamera le temps de Satan. Année annoncée par Jacinthe, Theresa Musco, et confirmée au moment de l'accomplissement par les révélations de Bayside4, d'Ancilla de Bruxelles, des exorcismes suisses, et de beaucoup d'autres.Des cardinaux s'opposeront aux cardinaux, et des évêques aux évêques. Satan marchera au milieu de leurs rangs, et à Rome, il y aura des changements.Vatican II. Ce qui est pourri tombera, et ce qui tombera ne se relèvera plus. L'Église sera obscurcie et le monde bouleversé par la terreur. Les phrases sont semblables à celles de la Salette, où il fut déclaré : « l'Église sera éclipsée. » Le pape souffrant de la Salette est donc le même que celui de Fatima.

Les chrétiens qui prieront seront peu nombreux. Beaucoup d'âmes marcheront vers l'Enfer. Les femmes perdront la pudeur et la honte. Les péchés d'impureté prédits par Jacinthe ; la mini-jupe, inspirée par la styliste anglaise Mary Quant en 1962, connut son essor dans les années 70.

Satan prendra leur forme pour en faire tomber beaucoup. Dans le monde il y aura des crises communes. Le gouvernement tombera. La finance internationale remplacera le gouvernement des états5.

Le pape passera des heures d'agonie ; à la fin je serai là pour le conduire au paradis. C'est l'objet principal du troisième secret, amputé de la publication de Neues Europa ; il s'agit du martyr non sanglant de Paul VI (qui se terminera sans doute par le martyr sanglant après son retour).

Une grande guerre surviendra. La date du XXe siècle présente dans la version de Neues Europa est une erreur, qui provient de ce que les rédacteurs du document confondirent le grand châtiment prédit au début du secret et cette fameuse guerre ; or ce sont deux questions distinctes. Le grand châtiment fut le remplacement de Paul VI par un sosie ; la troisième guerre mondiale, elle, n'interviendra qu'après le retour du Saint-Père. J'en suis d'autant plus convaincu que Theresa Musco, lorsqu'elle reçut le message de la Sainte Vierge sur le sujet, ne mentionna pas de date précise. Elle dit simplement : « une grande guerre aura lieu »6. Cependant, une remarque intéressante peut être faite quant à l'analyse du site « Avec L'Immaculée » sur la question. Selon ce site, certains ont rétorqué que la grande guerre pouvait avoir déjà commencé en notre siècle, dans ses germes. Or, cette remarque n'est pas sans fondement, car tel est précisément ce qu'expliqua la Sainte Vierge à Theresa Musco : « Une nouvelle guerre est sur le point de commencer là où est né le Sauveur et elle ne s’arrêtera pas. Il semblera qu’ils fassent la paix, mais cela n’est pas vrai, parce que de là naîtra la grande guerre ; de la vient le châtiment du ciel et de la terre » (13 octobre 1973). C'est aussi ce qui fut expliqué à Bayside, et cela fit même l'objet d'une photographie miraculeuse, prise le jour même du début de la guerre du Kippour et indiquant les chiffres de 1967 et 1973, en référence à la guerre des Six Jours et à la guerre de 1973, ces conflits étant la préfiguration de la troisième guerre mondiale ; d'ailleurs la guerre du Kippour aurait pu dégénérer et prendre une ampleur planétaire :

1Et celle sur le triomphe du Coeur Immaculé.

2Je suis convaincu que ma reconstitution restitue littéralement les phrases, mais certaines de ces phrases peuvent être présentes et d'autres non. C'est ce que j'explique par la suite.

3La Sainte Vierge a bien fait référence à la Salette (et à Lourdes) lorsqu'elle a parlé du troisième secret à Theresa Musco, mais il n'était pas évident, par la formulation, que ce fût dans le secret lui-même.

4Les apparitions de Bayside sont devenues fausses en 1978, mais étaient tout à fait vraies jusque-là, je l'ai démontré ailleurs. J'en profite pour corriger une erreur, lorsque j'ai dit dans plusieurs vidéos qu'elles étaient devenues fausses le jour du pseudo—conclave ayant abouti à l'élection de Jean-Paul II ; en réalité, j'ai confondu le 14 août et le 14 octobre ! Les apparitions étaient donc fausses depuis le mois d'août au moins. Les exorcismes n'ont pas donné la date jour pour jour à partir de laquelle les révélations de Bayside sont devenues fausses ; ils ont juste indiqué « 1978 » ; je pense que c'est à partir du 14 août 1978.

5Je ne mets pas de majuscule à « états » ; c'est l'idolâtrie moderne qui l'écrit en majuscule.

6 J'ai transposé cette phrase traduite de l'italien en utilisant le terme « surviendra », ce qui me paraît plus élégant ; c'est un simple choix personnel.

Nous savons que la troisième guerre mondiale programmée par le plan Pike concerne le conflit entre le judaïsme politique et l'islam, et a donc son centre en Palestine. Toutefois, il est probablement vrai de considérer comme une erreur l'époque relatée dans le texte de Neues Europa, qui comme je l'ai expliqué résulte de la confusion entre le grand châtiment à venir (grande guerre et feu du ciel), et celui qui est déjà venu (le remplacement de Paul VI par un sosie en 1972, suite à son discours du 29 juin sur les fumées de Satan).

Feu et fumée envelopperont le monde. L'eau des océans deviendra feu et vapeur. L'écume s'élèvera, couvrira l'Europe, et engloutira tout en une lave de feu, et des millions d'hommes et d'enfants périront dans ce feu, et les rares qui en échapperont envieront ceux qui sont morts. Parce que, de quelque côté qu'ils regarderont, ils ne verront que sang, morts et ruines, dans le monde entier. Le site internet « Avec l'Immaculée » a considéré cet extrait comme favorisant le désespoir, et donc comme venant vraisemblablement du démon ; or, chacun sait que l'Apocalypse est terrible, et Sœur Lucie disait que ce qu'elle rapportait était finalement déjà écrit dans la Bible (dans l'Apocalypse). C'est aussi ce qui fut expliqué par la Sainte Vierge à Bayside et dans les exorcismes suisses. Le site « Avec l'Immaculée » ne peut certes pas prétendre que l'Apocalypse selon Saint Jean vienne du démon ! Mais Dieu ne refusera pas Sa Miséricorde à ceux qui la demanderont, à genoux et dans les larmes. La grande guerre et le grand châtiment sont distincts : ils constituent deux punitions différentes lors des tribulations, comme l'a expliqué la Sainte Vierge à Bayside, et comme cela transparaît manifestement dans ces lignes. Lors d'une apparition du 15 juin 1974, Notre-Dame déclara à Veronica Lueken : « Le grand avertissement s'abattra sur vous au moment où vous vous y attendez le moins (...). Et après cela, si les hommes ne se repentent pas et ne changent pas leurs manières de vivre, la grande destruction sera envoyée sur l'homme en deux parties : la grande guerre qui enlèvera de votre terre un tiers de l'humanité, puis la Boule de Rédemption, le second tiers. »

Satan chantera victoire mais sera le moment où tous verront apparaître mon Fils sur les nuages et Il jugera tous ceux qui ont dédaigné son sang innocent et divin. Cette phrase, qui pourra vous surprendre, correspond bien aux prophéties de la fin des temps, en particulier celles du Père Constant Louis Marie Pel (1878-1966) :

« Les péchés du monde allant crescendo, de très grands châtiments divins vont fondre sur le monde et aucun continent ne sera épargné par la Colère de Dieu. La France coupable d’Apostasie et reniant sa vocation sera durement châtiée. Elle sera divisée comme une ligne allant de Bordeaux à Lille. A droite de cette ligne tout sera dévasté et brûlé par l’envahissement des peuples venus de l’Est et aussi par de grosses météorites enflammées tombant en pluie de feu sur la terre entière et sur ces régions en particulier. Ce sera la désolation générale : révolution, guerre, épidémies, pestes et autres, gaz toxiques et chimiques, violents tremblements de terre. Les volcans éteints de France se rallumeront, détruisant tout : Auvergne, Alpes, Pyrénées et autres lieux. Tandis que la partie gauche de la ligne sera moins touchée (Vendée, Bretagne, à cause de la Foi enracinée encore dans ces régions), mais néanmoins il faudra s’éloigner grandement des côtes, parfois même jusqu’à 50 km, pour échapper à leur engloutissement au fond des mers, comme Marseille ainsi que la Côte d’Azur qui le seront à cause des péchés commis et des scandales sur les plages de ces régions en particulier. Mais je dois vous dire que les sectaires et les grands ennemis de Dieu qui voudront s’y réfugier, croyant échapper à ce cataclysme mondial, y seront mis à mort par les démons eux-mêmes, quels que soient les endroits où ils puissent se cacher, car la colère du Seigneur est juste et sainte. D’épaisses ténèbres provoquées par la guerre, les incendies gigantesques et la chute des morceaux d’étoiles enflammées qui tomberont pendant trois jours et trois nuits feront disparaître le soleil, et seuls les cierges de la Chandeleur, bénis à cette occasion, pourront donner de la lumière dans les mains des croyants, mais les impies ne verront pas cette lumière miraculeuse car ils ont leurs âmes dans les ténèbres. Ainsi les ¾ de l’humanité seront détruits et par endroit en France, il faudra faire cent kilomètres pour trouver son semblable. On en viendra à manger de la chair humaine pour survivre. Plusieurs nations disparaîtront de la carte du monde. La France sera bien petite, mais elle survivra en partie jusqu’à la fin des temps. Car elle redeviendra, ainsi purifiée, la « Fille aînée de l’Église » rénovée ; car tous les Caïn et les Judas de l’humanité auront disparu dans ce « Jugement des Nations », mais non encore la fin des temps qui devra avoir lieu plus tard. La mer Méditerranée va disparaître totalement, les océans lanceront vers le ciel d’énormes jets de vapeur brûlants et balaieront les continents en un effroyable raz-de-marée anéantissant tout sur son passage, tandis que de nouvelles montagnes surgiront des océans et des terres, pendant que s’effondreront les Alpes et la Vallée du Rhin jusqu’au nord envahies par la mer. Ainsi, la carte du monde sera totalement changée, la terre aura de grandes secousses qui l’empêcheront de tourner sur elle-même normalement. Les saisons n’existeront plus trois années avant que la terre redonne des herbes et de la végétation. Grande famine dans le monde entier. Paris sera détruit par la Révolution et brûlé par des tirs atomiques des Russes depuis Orléans et la région de Provins. Tandis que Marseille et la Côte d’Azur s’écrouleront dans la mer. Plus tard, quand vous verrez que ce temps redouté est proche, alors allez en Bretagne vous retirer, mais vers le centre loin des côtes qui s’écrouleront. Car ce fléau mondial commencera par une froide nuit d’hiver, et un effroyable grondement de tonnerre divin, au son anormal et rempli de cris démoniaques, sera entendu du monde entier ; ce sera la voix du péché que les hommes épouvantés entendront cette nuit-là. »

Les exorcismes suisses avaient également évoqué ce « Jugement des Nations », eux aussi entre guillemets :

« D = C'est ainsi. Après l'Avertissement, le Châtiment général, les « trois jours de ténèbres » annoncés par de nombreuses prophéties comme devant purifier et renouveler le monde se fera encore attendre, et entre ces deux événements, il peut y avoir un grand espace de temps. Alors, ce sera l’Antéchrist, dans sa pleine fureur, il agira, se déchaînera, séduira l'humanité et l'entraînera vers le bas, etc. C'est sa grande époque ! Je ne veux pas parler, je ne veux pas !... Adjurations de l'exorciste.

D = Seulement après la catastrophe le grand Châtiment, seulement après ou pendant ce Châtiment le « Jugement des Nations », il sera renversé et précipité en Enfer, et tout cela viendra comme il est dit dans les révélations, dans la Bible. Je ne veux pas en dire davantage, je ne veux plus parler ! D'ailleurs, vous pouvez bien le lire vous-mêmes, c'est dans la Bible... Adjurations de l'exorciste... C'est sa grande période, sa terrible fureur et la terrible époque. Mais il est déjà là maintenant. Seulement il n'apparaît pas encore publiquement. Nous devons dire qu'il est maintenant déjà en fonction, dans son régime, et qu'il tend tous les fils, toutes les choses et tout ce qu'il doit tendre. Il agit déjà davantage, il fait déjà davantage et se déchaîne déjà plus que vous ne le savez et que l'humanité ne le sait. Tout est très, très bien préparé, et le jour de son apparition est très, très proche. Et alors l'humanité... Miséricorde pour vous ! »

EXORCISME DU 15 JANVIER 1985

En tout état de cause, les objections relatives à la chronologie des phrases ne sont guère pertinentes. J'ai déjà démontré que la prophétie de la Salette, par exemple, avait plusieurs niveaux de sens et de chronologie. L'annonce de la période de châtiments longue de trente-cinq ans est située au début, tandis que son accomplissement se situe après le premier niveau de sens du « Rome perdra la foi et deviendra le Siège de l'Antéchrist. » De même, à Bayside, une prophétie sur l'exil de Paul VI mentionnait deux exils distincts, sans que les paragraphes l'eussent énoncé clairement et fussent dans leur suite logique. Les prophéties sont fréquemment conçues de cette manière, pour que leur interprétation dépende de la foi et du mérite de chacun.

Nous savons l'essentiel quant à la chronologie de la fin des temps : il y aura le retour de Paul VI et son grand ultimatum à Rome, suivi de près par l'Avertissement, enfin le Grand Châtiment viendra dans un délai plus long, afin de laisser aux hommes la possibilité de s'amender.

La conclusion de cet exposé est la suivante : premièrement, le troisième secret de Fatima se rapportait au pape « qui aurait beaucoup à souffrir » ; deuxièmement, l'existence de ce pape contredit la thèse de la vacance du Saint Siège ; troisièmement le concile Vatican II ne constituait pas tant le châtiment en tant que tel que la source du châtiment, à savoir le remplacement de Paul VI par un sosie l'année même prédite par Jacinthe, et annoncée jour pour jour un an à l'avance dans une photographie miraculeuse : le 29 juin 1972, discours de Paul VI sur les fumées de Satan. La photographie renfermait une triple preuve du mois de juin ainsi qu'une double preuve du 29ème jour : pour plus de détails, voyez ma vidéo : La Survie de Paul VI et son sosie, prédits à la Salette.

http://prophetiesaintmalachie.over-blog.com/

Il est recommandé de copier et de bien conserver ce document très important. Il faut également prier pour le saint Père Paul VI.

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 09:05

Les preuves de la religion … (27)

Il ne manque pas de gens qui pensent que l'incrédulité est une preuve d'absence de pré­jugés et de sagesse, et peut-être est-ce là le motif qui en a porté plusieurs jusqu'au point d'en prendre l'extérieur.

 

Lamentable extra­vagance née de la vanité et de l'ignorance ! Préjugé funeste qu'il est nécessaire de com­battre, et contre lequel il faut prémunir le chrétien dès ses premières années. Un livre comme celui-ci n'est pas l'endroit propice pour dissiper une pareille erreur avec toute l'abondance d'érudition et de réflexions à laquelle convie la matière ; cependant il ne sera pas hors de propos de présenter quel­ques considérations et de consigner ici quel­ques faits, qui pourront servir à constater que la foi n'est pas en opposition avec les lumières et avec la sagesse.

 

En premier lieu, la foi s'exerce sur des objets que l'homme ne peut comprendre à la lumière de la raison ; tellement que s'il veut examiner avec les seules forces de son intel­ligence les mystères augustes que la foi lui enseigne, il reste ébloui et dans les ténèbres. Les sciences humaines ont pour objet les choses que notre raison peut atteindre : donc la foi s'exerçant sur des objets autres que ceux qui occupent la science, l'une ne cause ni tort ni embarras à l'autre.

 

La foi et la science, loin de se gêner et de se faire tort l'une à l'autre, se viennent au contraire réciproquement en aide ; car étant l’une aussi bien que l'autre une lumière ac­cordée d'en haut à l'entendement humain, elles sont comme deux sœurs qui peuvent et doivent vivre dans une étroite amitié, en se rendant des services mutuels. L'homme qui croit, en même temps qu'il possède la science, trouve des raisons nombreuses de s'assurer combien sa foi est solidement fon­dée; et quoiqu'il ne lui soit pas possible de placer dans une lumière complète les mys­tères qui forment l'objet de sa croyance, il sait au moins les rendre plausibles, en les présentant sous mille aspects différents, et en faisant voir que s'ils sont supérieurs à la raison, ils ne sont cependant pas contraires à la raison.

 

La science à son tour peut également recueillir beaucoup d'avantages de la foi, et elle les a recueillis en effet, comme on peut le prouver l'histoire à la main. Si l'on com­pare la science des philosophes païens avec celle des philosophes chrétiens, en ce qui concerne les questions les plus élevées, on verra que les premiers étaient de véritables enfants par rapport aux seconds.

 

Et en effet un enfant avec le seul catéchisme chrétien acquiert des connaissances si relevées, que si Socrate, Platon, Aristote, Cicéron, Sénèque, en un mot, tous les grands hommes de l'antiquité, pouvaient sortir du tombeau, ils écouteraient dans la stupeur et l'admiration. Et à bon droit, puisqu'ils entendraient ex­pliquer avec une simplicité sublime les plus hautes questions sur Dieu, sur l'homme, sur la morale, eux qui consumèrent une longue existence à poursuivre une solution tout au plus vraisemblable de ces questions.

 

Ceci n'est point une exagération, c'est une vérité sur laquelle sont d'accord tous les hommes éclairés; et les incrédules eux-mêmes n'ont pu nier les grands progrès dont l'esprit humain est redevable aux enseigne­ments du christianisme. Comment donc se­rait-il possible que la Religion de Jésus-Christ fût en opposition avec la science, et que l'incrédulité fût la preuve d'une intelligence éclairée? Ce qui a contribué si puis­samment à répandre les lumières sur l'humanité, pourrait-il être l'ami des ténèbres ? Ce qui est descendu du sein de la sagesse infinie, de la source de toute lumière, ne peut être ennemi de la lumière.

 

Ceux qui pensent que l'incrédulité est fille des lumières, montrent qu'ils n'ont qu'une connaissance fort bornée de l'histoire du savoir humain. Il suffit d'ouvrir un de ces ou­vrages qui contiennent les vies des hommes illustres, de ceux qui par leurs talents et leur savoir ont honoré l'humanité depuis l'établissement de la Religion chrétienne, et l'on verra que les savants les plus distingués se sont glorifiés du beau titre de fils de l'Église catholique. Qu'on parcoure les listes des hommes qui se sont le plus signalés dans une branche quelconque des connaissances humaines, et il est bien sûr que l'Église catholique pourra toujours nommer un grand nombre de ses fils, qui sans ces­ser de captiver leur entendement sous le joug de la foi, ont brillé comme des flam­beaux étincelants par leurs talents et leur savoir.

 

Mais quoi ! Ne possédons-nous pas d'im­menses bibliothèques, qui sont comme le dépôt des connaissances humaines? D'où est donc venu cet amas de livres, dont la vue seule nous effraie ? Qu'on les visite, et l’on verra que ces livres sont en immense majorité l'œuvre d'auteurs chrétiens dont la majorité sont des ecclésiastiques.

 

Donc c'est une ineptie de dire que la Religion est ennemie du savoir, que l'incrédulité est une preuve de lumières, et que la foi est l'apa­nage des esprits faibles et étroits ; donc se montrer incrédule pour paraître savant, est un signe évident d'ignorance, c'est une va­nité puérile, c'est une frivolité condamnable, dont doit se préserver avec soin tout homme intelligent et judicieux.

 

La force de cette vérité est si grande, que même au milieu de la dissipation et de l'agitation du monde, l'irréligion commence à être vue de mauvais œil, et la mode insensée de se poser en in­crédule arrive à tomber dans le mépris. Entre personnes bien élevées, même parmi celles qui ont peu d'attachement à la Reli­gion, on regarde comme une chose indigne d'un galant homme l'habitude des propos ir­réligieux.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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