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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 02:26

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (24)

Il arrive fréquemment que ceux qui entre­prennent de combattre la Religion catholique s'abstiennent de parler contre le christia­nisme, et même parfois manifestent un res­pect affecté pour le catholicisme, se servant habilement de ce moyen pour diriger leurs coups plus sûrement et plus fortement.

 

Ils savent bien que sans chef de l'Église, il n'y a pas de catholicisme, et pour cette raison ils s'attachent à discréditer la Papauté, en représentant la suprématie du Saint-Siège comme une chose nullement nécessaire, comme une usurpation sur l'autorité des autres évêques. A cause de cela, il importe de ne pas perdre de vue quelques réflexions à l'aide desquelles on peut répondre à cette classe d'ennemis de l'Église.

 

L'idée du souverain Pontificat, qui décon­certe si fort les protestants et les incrédules, comme si c'était celle d'une institution mon­strueuse, est cependant la plus simple, la plus conforme à la raison qui se puisse ima­giner.

 

Nous catholiques disons que le Pape est le chef visible de l'Église, c'est-à-dire, qu'il est chargé de gouverner tout le troupeau de Jésus-Christ sur la terre, en lui donnant la pâture salutaire de la bonne doc­trine, et en le dirigeant dans le chemin du salut éternel.

 

Nous disons que l'autorité du Pape est supérieure à celle des évêques, et que ceux-ci doivent le respecter et lui obéir, puisqu'il a été placé au-dessus d'eux par Jésus-Christ lui-même. Laissant de côté les preuves nombreuses qu'on peut tirer de l'Écriture et de la Tradition en faveur de ces vérités, nous nous bornerons à quelques réflexions qui sont à la portée de tout le monde.

 

C'est un fait constant qu'aucune société grande ou petite ne peut subsister sans un chef qui la préside et la gouverne. Dans la famille il y a l’autorité du père; les vil­lages, les bourgs, les villes, les provinces ont leurs gouverneurs, leurs chefs politiques, leurs capitaines généraux; les nations ont un roi, quand elles suivent la forme monarchique, ou bien un président, un consul, si elles vivent en république, c'est-à-dire, un chef, sous un nom ou sous un autre.

 

L'Église catholique étant une so­ciété répandue par toute la terre, avec ses doctrines, ses coutumes, ses lois, serait-il donc possible qu'elle fût sans un chef ?

 

Pour­rait-on concevoir que Jésus-Christ eût orga­nisé son Église de telle façon, qu'il ne lui eût pas donné une autorité pour la gouverner?

 

Jésus-Christ aurait-il eu moins de pré­voyance et de bonne volonté que tous les autres législateurs, qui après avoir donné leurs lois à un peuple n'ont jamais oublié d'instituer une autorité qui veillât sur leur observation ?

 

On dira peut-être que les évêques sont là pour cela; mais il faut considérer que l’autorité de chaque évêque est limitée à son diocèse, et par conséquent dans les matières qui concernent toute l'Église, si nous n'a­vions que l'autorité des évêques, nous nous trouverions sans autorité compétente. On répliquera que pour cela sont les Conciles généraux, auxquels prennent part ou du moins sont appelés les évêques de toute l'Église.

 

Nous, nous ajouterons que le Concile, par là même qu'il est une assemblée, a besoin d'une tête, et que cette tête n'existe pas sans le souverain Pontife.

 

Nous abstenant de beaucoup d'au­tres réflexions qu'on pourrait faire sur ce point, nous nous contenterons de la sui­vante qui anéantira d'un seul coup toute la difficulté, en démontrant jusqu'à l'évidence la nécessité du souverain Pontificat, et en prouvant que sans lui, les Conciles généraux ne suffiraient pas pour le gouvernement de l'Église.

 

L'Église n'est pas une société qui existe seulement à certaines époques, mais qui dure toujours : donc l'autorité qui doit la diriger et gouverner, ne peut être une auto­rité intermittente ; les Conciles ne peuvent se réunir que par intervalles, et même assez longs : donc ils ne sont point aptes à gou­verner par eux seuls l'Église.

 

A chaque jour surgissent des dis­putes sur la foi et sur les mœurs, à chaque instant se présentent des difficultés sur des points très graves de discipline : à qui donc pourrait recourir le peuple fidèle, si Jésus-Christ n'avait pas laissé sur la terre son vi­caire, en la personne du Pontife romain ?

 

Les considérations que nous venons de présenter sont si naturelles, si simples et si pleines d'à propos, qu'il faut beaucoup d'ob­stination pour ne pas céder à leur évidence.

 

Que tout catholique se garde de prêter l'oreille à ceux qui cherchent à le persua­der que la suprématie du Pape n'est d'au­cune nécessité; qu'il comprenne qu'il ne s'agit de rien de moins que d'un dogme de foi, reconnu comme tel par toute l'Église, et qu'il sache que le jour où il cesserait de reconnaître que le Pape est le Pasteur su­prême de l'Église, ce jour-là il cesserait d'être catholique.

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

Que dire de ceux qui prétendent que N. S. J.-C. pourrait avoir abandonné son Église depuis plus de 55 ans ? Sont-ils vraiment encore catholiques ?

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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