Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 11:01

     Vous n’avez plus le choix. 

Jésus nous a dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. »

     Si nous refusons Marie, la sainte Mère du Fils de Dieu incarné, nous refusons cette médiatrice qui fut à l’origine de notre rédemption.

C’est son OUI, à l’archange Gabriel, qui est le point de départ. C'est cette fête que l'on célèbre le 25 mars.

     Pour surmonter cette épreuve, que nous traversons, nous devons reconnaître devant DIEU, que nous sommes tous des pécheurs, c’est le premier étape.

     Avec votre prière de regret, (de contrition,) vous retrouverez ce que l’on appelle l’État de Grâce. 

     La seconde étape, doit d’abord être, un humble remerciement pour tout ce que la divine providence vous a donné gratuitement jusqu’à ce jour, ensuite faite votre demande.

     Souvenez-vous de la prière que fit l’enfant prodigue à son père…

« Père je ne suis pas digne d’être appelé votre fils … 

« Traitez-moi comme un de vos serviteurs etc…

 

Connaissez-vous le pouvoir de l’Acte de contrition ?   

Article déjà publié sur le blog : elogofioupiou.over-blog.com.

          

La contrition est l'acte par lequel l'âme se détourne du péché et se retourne vers Dieu pour lui demander pardon et pour implorer en même temps le secours de sa grâce afin de ne plus pécher à l'avenir.  Etc…

 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 08:21

ON appelle vertus chrétiennes, celles que Notre-Seigneur Jésus-Christ a lui-même enseignées et pratiquées.

     Cette simple notion révèle déjà l'importance de ces vertus. Tout ce qui touche à la vie et à la doctrine du divin Maître intéresse les chrétiens et mérite leur attention. Les disciples des anciens philosophes avaient une telle vénération pour les enseignements de leurs maîtres, qu'ils les possédaient jusqu'aux moindres détails, s'en entretenaient du matin au soir et se faisaient un bonheur de les transcrire pour l'instruction d'autrui. Ils imitaient également leurs actions avec une fidélité si scrupuleuse qu'ils reproduisaient les défauts de ces grands hommes en même temps que leurs qualités.

     Les disciples d'Aristote marchaient le dos courbé parce que ce philosophe avait l'habitude de se tenir ainsi. Ceux de Pythagore conformaient invariablement leur manière de voir à la sienne, et ils n'avaient qu'une seule réponse à donner à toutes les objections qu'on pouvait leur faire : « Le maître l'a dit ! »

     Serez-vous moins pieux, lecteur ou lectrice, pour le Fils de Dieu, la Sagesse incarnée, l'auteur de tout bien, le modèle de toute perfection, que ces pauvres païens ne faisaient pour des hommes mortels, sujets aux faiblesses et aux erreurs de leurs semblables ? Ne serez-vous pas enflammée d'ardeur pour connaître les vertus de notre divin Sauveur et pour les pratiquer ?

     Mais, non seulement ces vertus sont le plus digne objet de votre étude ; elles sont encore nécessaires, indispensables. Une personne qui n'en accomplirait jamais les actes, ne saurait être véritablement chrétienne.

     C'est pour ne l'avoir pas compris que tant de jeunes personnes se sont engagées dans la voie mauvaise quelque temps après leur première communion. Elles se fiaient à leur régularité extérieure, au sentiment du devoir gravé dans leur cœur ; elles croyaient n'avoir rien à craindre parce qu'elles portaient le scapulaire et la médaille, et que leur nom était inscrit sur les registres de telle confrérie. Tous ces moyens n'ont pu les prémunir contre les tentations de l'adolescence, ni surtout leur donner la force nécessaire pour y résister.

     Cette force, c'est précisément la vertu qui la communique, aidée de la grâce du bon Dieu. Le mot latin que nous traduisons par vertu, ne signifie pas autre chose que la force de l'âme, l'énergie, le courage de faire le bien. Voilà ce qui vous est nécessaire, nécessaire à tout prix, soit que vous ayez conservé votre innocence, soit que vous ayez eu le malheur de la perdre par l'habitude du péché.

     En premier lieu, si vous êtes-vous encore pure ? Votre âme n'a-t-elle pas été souillée par le vice ou défigurée par les graves défauts qu'on rencontre chez tant de jeunes personnes ? La vertu est le principal et même l'unique moyen de vous conserver dans cet heureux état.

     Croyez-le bien, votre cœur ne saurait rester vide : si vous n'y mettez pas l'amour de Dieu et tous les sentiments généreux qu'il inspire, bientôt le démon y mettra l'amour des plaisirs coupables ou, tout au moins, des vanités et des frivolités mondaines. Votre cœur appartiendra à celui qui s'en sera emparé le premier.

     Voyez les saints : quels n'étaient pas leur innocence, leur éloignement du péché ! Et cependant, se sont-ils contentés de cette répugnance instinctive qu'ils avaient pour le mal ?

     Ont-ils compté sur leurs bonnes dispositions, pour rester fidèles à la loi divine ? Non certes ! car nous voyons dans leur vie que, dès l'âge le plus tendre ou dès leur conversion, ils pratiquaient les vertus chrétiennes à un degré presque héroïque ; ils ne passaient aucun jour sans en multiplier les actes. Si donc, avec un tel amour du bien et avec une si parfaite innocence, ils ont jugé qu'ils ne pouvaient se maintenir dans la bonne voie sans la pratique des vertus, combien ne devez-vous pas la regarder vous-même comme nécessaire ?

     A ces exemples, on pourrait opposer la chute prématurée d'une foule innombrable de jeunes, qui ravissaient d'abord leurs parents par la pureté de leur vie. Ces belles qualités qu'on admirait en elles ressemblaient à l'édifice bâti sur le sable, dont parle l'Évangile : le vent des passions est venu et l'a renversé, parce qu'il lui manquait le fondement solide des vertus chrétiennes.

     En second lieu, si déjà vous avez eu le malheur de perdre votre innocence, la pratique de la vertu est encore le seul moyen d'arracher de votre cœur les mauvaises habitudes qui s'y sont formées.

     Au premier abord, cela vous semblera probablement paradoxal ?

     « Je suis sujette à la colère, dites-vous, et vous exigez que je fasse en toute occasion des actes de douceur : c'est impossible ! N'est-il pas plus naturel de commencer par diminuer le nombre ou la gravité de mes impatiences, par en concevoir de l'horreur, que de vouloir produire des actes de la vertu contraire. »

      Eh bien ! non, et l'expérience le prouve tous les jours ; il faut un contrepoids aux passions ; c'est par l'amour de la douceur que vous parviendrez à détester la colère : c'est en vous faisant violence pour être aimable que vous triompherez de vos brusqueries naturelles, et pas autrement !

     Écoutez plutôt un des plus savants docteurs de l'Église, saint Grégoire le Grand. « Le médecin céleste, nous présente pour chacune de nos maladies spirituelles un remède opposé à la nature du mal. De même que les médecins guérissent les affections produites par le froid en recourant à la chaleur, et celles qui sont occasionnées par la chaleur en y opposant le froid, ainsi Dieu nous guérit de nos péchés en nous faisant recourir aux vertus contraires. Aux personnes mondaines, il prescrit la pureté ; aux avares, la générosité ; aux personnes irascibles, la douceur ; aux orgueilleuses, l'humilité ».

     Appliquez-vous donc à cette belle étude des vertus, et surtout joignez la pratique à la théorie. Si parfois l'acquisition de certaines d'entre elles vous semble difficile, souvenez-vous qu'elles feront votre force et votre bonheur et qu'elles doivent assurer votre salut.

     Triomphez alors courageusement des faiblesses de la nature et mettez tous vos soins, à accomplir chaque jour un grand nombre d'actes de ces vertus si précieuses, qui vous ouvriront la porte du ciel !

 

Inspiré de :  Lectures Méditées (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 08:15

     Vie de Sainte Catherine de Gênes, veuve…

« NON, mon Dieu, je ne veux plus du monde, je ne veux plus du péché ...

     Telles furent les paroles par lesquelles, à vingt-six ans, Catherine se donna irrévocablement à Dieu. D'une illustre naissance, remarquable par sa beauté, Catherine avait résisté dès son enfance aux séductions du monde, et demandé au divin Maître de lui faire partager ses souffrances.

     A treize ans, elle avait sollicité son admission dans un couvent de la stricte observance, mais sa jeunesse l'avait fait refuser. Trois ans plus tard, son père la donna en mariage à un jeune noble de mœurs dissolues, qui la traita avec tant de rudesse que poussée à bout par cinq années de cruels tourments, elle renonça à la sévérité de sa vie pour se mêler à la société mondaine de Gènes.

     Mais la grâce divine l'ayant éclairée sur les dangers de son état, Catherine résolut de se couper à tout jamais avec le monde, et de s'adonner désormais à la prière et à la plus austère pénitence. Une longue et douloureuse maladie acheva de perfectionner l'union de Catherine avec Dieu, jusqu'à ce que, purifiée par la souffrance dans son corps et dans son âme, elle rendit le dernier soupir en l'année 1510.

 

Extrait de :  Lectures Méditées (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 07:55

L’AMOUR, est SOURCE DE TOUTE la VIE CHRÉTIENNE…

     Saint François de Sales n'a rien inventé, mais il a mis si fortement l'accent sur quelques principes de vie chrétienne que cela donne à sa direction une note tout à fait personnelle.

    Pourquoi Dieu a-t-il créé l'homme ?

    A cette question de son catéchisme, le plus humble enfant répond : « Pour l'adorer, l'aimer, le servir et, par ce moyen, acquérir la vie éternelle. »

    L'union à Dieu ici-bas, par la grâce, s'achevant au ciel dans la vision béatifique, telle est notre destinée. Tendre à cette union, aider les autres à y parvenir, voilà, en résumé, le devoir du chrétien.

    Cette idée est absolument centrale et pour ainsi dire unique dans le système salésien, en ce sens que toute la direction s'y ramène, non seulement d'une manière positive par la vie de prière qu'elle impose, mais encore d'une manière négative, en ce qu'elle écarte inlassablement ce qui fait obstacle à cette union : le péché, ce qui va sans dire, mais encore tout ce qui serait capable de se substituer à l'amour de Dieu dans une âme juste, telle la recherche plus ou moins consciente du moi, dans la pratique de l'ascèse, dans l'exercice des vertus, dans celui de l'apostolat, même dans certains désirs de perfection, et en ce qu'elle réduit l'activité de l'âme à ce qui est en effet la vraie preuve de l'amour et sa mesure : faire tout ce qui plaît à l'être aimé.

    Saint François de Sales déclare à Philothée : « Vous aspirez à la dévotion, il n'y en a qu'une vraie et il y en a une grande quantité de fausses et vaines ». « La vraie et vivante dévotion présuppose l'amour de Dieu, ainsi elle n'est autre chose qu'un vrai amour de Dieu. »

     Et à Mme Brûlart qui lui demande ce qu'elle doit faire pour acquérir la dévotion, il répond : « La vertu de dévotion n'est, autre chose qu'une générale inclination et promptitude de l'esprit à faire ce qu'il connaît être agréable à Dieu. »

     En possession de cette vérité fondamentale, le saint, avec un esprit sagement réaliste, interroge l'expérience. C'est dans l'étude même de l'homme, qu'il va placer la psychologie de l'amour divin, car il sait que la vie surnaturelle ne contredit pas la nature, mais l'achève.

     L'amour naît, remarque-t-il, d'un attrait pour quelque bien aperçu, une beauté entrevue, à la suite duquel l'esprit se complaît en la considération de ce bien ou de cette beauté avec le désir de les posséder.

     Si la volonté entretient cette complaisance, l'amour va grandissant. Bientôt la volonté, d'abord maîtresse de l'amour, devient son esclave et entraînant à sa suite toutes les tendances et facultés de l'âme, jusqu'ici dispersées, à la recherche de leur objet propre pour les mettre au seul service de l'amour.

     Pourtant, si esclave qu'elle soit, la volonté peut toujours s'affranchir parce qu'elle est libre, mais d'autant moins aisément qu'elle est plus engagée.

     Qu'est-ce donc en soi que l'amour ? Il n'est autre qu'un effort de rapprochement, une tension perpétuelle, une aspiration vers la possession totale de l'être aimé, mieux : vers une sorte de fusion complète avec lui.

     Quant à la cause qui provoque cette attirance, c'est une certaine convenance entre l'amant et l'objet aimé, telle que, de leur union, puisse résulter un perfectionnement mutuel, chacun trouvant respectivement en l'autre l'achèvement et par suite, la plénitude de son être.

 

Transposons cette analyse sur le plan de l'amour divin.

     François de Sales constate qu'il y a une attirance naturelle de l'âme vers Dieu. « Qu’un accident épouvante notre cœur, soudain il recourt à la divinité. » A certains jours, il sent douloureusement que son indigence de l'infini le tourmente : « Ah ! Je ne serais pas fait uniquement pour ce monde ? Il y aurait donc un souverain bien duquel je dépends et un ouvrier infini ! »

     C'est que, malgré la chute originelle, Dieu a laissé en l'âme humaine, avec la lumière de la raison qui lui permet de le connaître, une inclination naturelle à l'aimer.

     D'autre part, cette convenance qui paraît nécessaire entre l'amant et l'être aimé, où existe-t-elle plus grande qu'entre Dieu et nous ? Ressemblance, d'abord ; notre âme est créée à son image : spirituelle, indivisible, immortelle, intelligente, libre, capable de vouloir, de juger, d'aimer, de connaître. En outre, quelle « correspondance sans pareille » entre Dieu et l'homme ! L'un a « grand besoin et grande capacité de recevoir du bien et l'autre a grande abondance et grande inclination pour en donner ». « Douce et désirable rencontre que celle de l'affluence et l'indigence ! »

     Mais un amour ne saurait grandir sans de fréquentes rencontres entre les amants, sans une réciprocité de tendresse, de bienveillance et de fidélité. Quel est l'amour qui résiste à l'indifférence, à l'absence et à l'oubli ?

     Or, ici, l'un des amants est Dieu lui-même qui, non seulement ne manque jamais à sa créature, mais la poursuit de son amour.

     Et saint François de Sales, dans son Traité de l'Amour de Dieu, invite l'âme à considérer les merveilleuses condescendances du Créateur, envers l'homme constitué d'abord dans l'état de justice originelle, et destiné à l'éternelle vision béatifique ; il lui montre les mystères d'amour d'une Rédemption surabondante qui rend à l'homme déchu, les suprêmes espérances et lui vaut de plus une nouvelle grandeur.

     Et que fera l'âme, pauvre, faible et inconstante, si quelque désir d'aller vers ce Dieu bon naît en elle ? C'est encore Dieu lui-même qui, par le secours d'une grâce qui ne fait jamais défaut, l'incline à correspondre à ce désir, mais hélas et en vain si l'âme, de toute sa volonté, refuse cet appel. De l'acquiescement de notre libre arbitre aux sollicitations de la grâce dépendent nos progrès dans la perfection et dans l'amour.

      Saint François de Sales écrit : « Il existe certains oiseaux nommés apodes, parce qu'ayant les pattes extrêmement courtes et sans force..., si une fois ils prennent terre, ils y demeurent pris sans qu’ils puissent d'eux-mêmes reprendre leur vol et, partant, ils demeurent là, croupissants et y meurent, à moins qu’un vent propice... vienne les saisir et les enlever. » Mais « il ne les portera guère loin s'ils n'étendent leurs ailes et ne coopèrent... volant dans l'air auquel ils ont été lancés... Que si l'apode ainsi enlevé ajoute le mouvement de ses ailes à celui du vent, le même vent qui l'a poussé l'aidera de plus en plus à voler fort aisément ».

     Ainsi fait l'inspiration : elle se colle à notre volonté par quelque délectation, elle émeut l'inclination naturelle qu'elle a au bien. Si notre esprit, ainsi prévenu, contribue tant soit peu à ces mouvements, la même inspiration, mêlant son action à notre consentement, nous conduira d'amour en amour, sans que jamais notre libre arbitre soit forcé. (Traité de l'Amour de Dieu, livre II, chap. IX et XIII.)

     Mais quelle sera la matière de ces inspirations et de ce consentement ? L'Esprit-Saint nous conviera-t-il à des entreprises extraordinaires d'apostolat, à des renoncements héroïques ? Peut-être, mais, d'ordinaire, il veut faire valoir à notre profit toutes nos besognes, pour basses et débiles qu'elles soient.

     « Voyez-vous, Théotime, ce verre d'eau ou ce petit morceau de pain qu'une sainte âme donne au pauvre pour Dieu, c'est peu de fait, certes... Dieu néanmoins le récompense et tout soudain donne pour cela quelque accroissement de charité. »

     Et c'est ainsi que, de correspondances en correspondances à la grâce, employant tous moyens : oraison, pénitence, sacrements, nous avancerons dans la sainteté, c'est-à-dire dans l'union au Saint-Esprit qui doit se parfaire dans le ciel.

     Le progrès dans l'amour est une question de volonté, car il ne s'agit pas ici d'un amour sensible ; saint François de Sales a soin de le rappeler fréquemment. Il écrit dans le Traité de l'Amour de Dieu: « Un grand religieux de notre âge a écrit que la disposition naturelle sert de beaucoup à l'amour contemplatif et que les personnes de complexion affective y sont plus propres... Pour moi, je parle en ce Traité de l'amour surnaturel que Dieu répand en nos cœurs par sa bonté et duquel la résidence est en la suprême pointe de l'esprit, pointe... qui est indépendante de toute complexion naturelle (Ibid., livre XII, chap. I). »

     Qu'est-ce à dire cette suprême pointe de l'esprit ? (Ibid., livre 1, chap. XI et XII.)

     Saint François de Sales, distingue dans l'âme raisonnable, deux parties : l'inférieure, qui se détermine d'après l'expérience des sens, et la supérieure, qui conclut et se détermine d'après des raisonnements, lesquels, selon qu'il s'agit de science ou de foi, empruntent leurs arguments aux vérités naturelles ou aux vérités révélées ; et enfin

      « Outre cela, il y a une certaine éminence et suprême pointe de la raison et faculté spirituelle qui n'est point conduite par la lumière du discours ni de la raison, mais par une simple vue de l'entendement et un simple sentiment de la volonté par lesquels l'esprit acquiesce et se soumet à la vérité e à la volonté de Dieu ». C'est dans ce sanctuaire que l'âme s'unit à Dieu et adhère à sa volonté, adhésion qui ne va pas sans combat, car nous expérimentons chaque jour d'avoir plusieurs volontés.

     Cette distinction est capitale dans le système salésien : « Je désire grandement, écrit le saint à une de ses Filles, que l'on distingue toujours les effets de la partie supérieure et que nous ne nous étonnions jamais des productions de l'inférieure, pour mauvaises qu'elles puissent être... pourvu que nous nous tenions fermes en la partie supérieure pour aller toujours avant en la voie de la perfection. »

     Par conséquent, tant que se fait l'acquiescement de cette volonté supérieure en la suprême pointe de l'esprit, l'âme doit rester en paix parmi les tentations, les obscurités, les dégoûts, les sécheresses qui peuvent affecter la partie inférieure et sensible de l'âme. Qu'on lise à ce sujet les admirables lettres de saint François de Sales à la Mère de Chantal au milieu des pires désolations intérieures et l'on verra que cette description du « château de l'âme » n'était point inutile.

     Telles sont les perspectives ouvertes à l'âme chrétienne ; telle est l'économie du salut. Saint François de Sales n'a rien inventé. Son originalité consiste à dégager avec force les corollaires de cet état de fait, à tirer les dernières conséquences pratiques de ces vérités fondamentales, à s'y tenir fermement, à y accrocher la volonté, à empêcher l'âme de s'égarer en des désirs chimériques qui dispersent les forces ou les usent sans profit. Ici, la logique est la grande maîtresse. Sous le flot des comparaisons fleuries, des images poétiques, la déduction ne dévie pas d'une ligne.

 

Inspiré de : Lettres de directions et Spiritualité de Saint François de Sales.

Note : Ce texte doit être lu et bien médité, pour pouvoir distribuer tous les fruits qu’il contient.

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 10:17

Je ne vous condamnerai pas non plus...

La duplicité, la ruse méchante des pharisiens, la bonté, la dignité de Jésus, telles sont les deux visions que met en relief la scène de la « femme adultère », prise en flagrant délit de crime, et amenée dans un but astucieux aux pieds du Maître. Au dire de saint Augustin, Jésus présenta, La vérité comme docteur, la mansuétude comme libérateur et la justice comme avocat.

 

1° La vérité comme docteur. — Ses interlocuteurs lui allèguent pour une faute évidente, et, certes, abominable, une loi terrible. Il la connaît mieux qu'eux, mais il sait qu'elle est tombée en désuétude ; il sait que leur souci n'est pas de faire observer une règle, dont eux-mêmes redouteraient la rigidité, mais de le mettre en contradiction avec l'Écriture s'il pardonne, avec César s'il condamne. Voilà pourquoi il se tait.

On ne peut jamais dire que le mal soit le bien, que le bien soit le mal. Il est des cas où le meilleur moyen d'être sincère, c'est de garder le silence. Le péché est le péché, nous le jugerons condamnable ; notre attitude douloureuse en face de lui, prouvera amplement la réprobation sous laquelle nous le tenons ; mais nous craindrons d'en augmenter la malfaisance par des blâmes éclatants, des vitupérations blessantes pour ceux qui l'ont commis, Haine à l'erreur, amour aux hommes, c'est la note de lumière sur des ténèbres regrettables et redoutables.

O mon Jésus, faites que je sois toujours lumineux en présence des désordres que j'aurais à guérir. Sincère, loyal, je ne pactiserai pas avec eux, mais j'estimerai comme la meilleure thérapeutique celle qui consiste à faire tomber un rayon de soleil sur la fange. Celle-ci a honte et disparaît ; celui-là reste limpide, brillant et rayonnant.

 

2° La mansuétude comme libérateur. — Il l'a dit, et c'est sa raison d'être : « Le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu. » (Matt. 18. 11).

    Ce n'est ni avec des coups, ni avec des brutalités qu'on attire la brebis perdue, qu'on l'apprivoise, afin qu'elle reste de nouveau fidèle au bercail. On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. Si Dieu nous traitait comme nous le méritons, le monde serait anéanti.  (Thess., 3, 22).

    Nous n'avons pas le droit d'être plus durs que lui ; et nous avons le devoir d'être pour les autres ce que nous voudrions qu'on fût pour nous. N'éteignons pas la mèche encore fumante, n'achevons pas le roseau à demi brisé.

    Cœur de Jésus, patient et tout miséricordieux, je vous demande de me dicter l'attitude que je dois avoir à l'égard des malheureux pécheurs, me souvenant, d'ailleurs, qu'il vaut mieux avoir à rendre compte de trop de miséricorde, que de trop de sévérité.

 

3° La justice comme avocat. — La justice c'est l'équilibre. Peut l'établir celui qui, en pleine possession de la vérité, capable d'apprécier la mesure des responsabilités, l'est aussi de marquer celles des utiles miséricordes. Ainsi en est-il de Jésus, auquel rien n'est caché, et qui scrute les reins et les cœurs. Pour la pauvre femme qui est tremblante devant lui, il remet tout dans l'ordre. « Personne ne vous a condamnée ? Je ne vous condamnerai pas non plus ; allez et ne péchez plus. » Il sait l'indignité des accusateurs, il connaît la contrition de l'accusée, il pardonne avec équité et impose le ferme propos d'éviter une récidive.

    Tout en avant l'horreur du mal, soyons indulgents pour ceux qui le commettent ; ils sont ordinairement plus à plaindre qu'à blâmer.

    O mon Jésus, éclairez-moi dans ma conduite envers le prochain ; appuyé sur le sentiment de votre présence, je tâcherai de faire toujours mon devoir dans la paix et je tacherai de toujours me questionner : Qu’ai-je fait de ma vie, jusqu’à ce jour ?

Qu’ai-fait de votre vie, qui méritera une récompense éternelle ? N’attendez pas la mort, il sera trop tard pour vous…

 

Extrait de : STELLA MATITUNA. Méditations quotidiennes de Mgr. Gonon. Évêque de Moulins. (1947)

Elogofioupiou.overe-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 07:29

Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif…

Elle est magnifique la page qui nous raconte la conversion de la Samaritaine. Une méditation n'en saurait épuiser tous les enseignements. Le plus apparent est celui d'une forme spéciale de l'apostolat du bon Maître. 1° Apostolat généreux, 2° Apostolat délicat, 3° Apostolat magnifique.

 

1° Apostolat généreux. — Théologien de la divinité du Christ, saint Jean ne manque jamais d'affirmer sa réalité humaine: « Fatigué du voyage. » (Jean., 4, 6) ; en Jésus comme en nous la marche produit la fatigue. Ce trait particulier résume et symbolise une immense réalité. Il s'est comme épuisé à la recherche de la brebis perdue. Quels itinéraires immolant il a parcourus, du ciel sur la terre, de la terre au sommet du calvaire. Là, il s'est arrêté parce qu'il ne pouvait aller plus loin : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jean., 15, 13).

A l'instar de saint Paul, suivant l'exemple de notre Maître, nous devrions pouvoir dire, quand nous nous occupons de bonnes œuvres : « Je dépenserai et je me, dépenserai moi-même pour les âmes. » (2 Cor., 12, 15). La fatigue du Sauveur lui ménageait une belle conquête. C'est quand nous n'en pourrons plus, pour ainsi dire, quand nous serons allés au bout du don de nous-mêmes par l'humilité, l'austérité, que nous rencontrerons l'âme à sauver.

O mon Dieu, vous m'avez fait apôtre pour que je vous donne des âmes ; je n'y réussirai qu'à la condition de me donner à elles pour vous jusqu'à extinction de mes forces; je veux qu'il en soit ainsi, et j'adopte comme programme le « Je me sanctifie moi-même pour les sauver. » (Jean., 17, 19).

 

2° Apostolat délicat. — Le cas était difficile, l'âme à gagner bien particulière.

    Jésus l'aborde avec simplicité, par une demande toute naturelle. Il y a une confession ennuyeuse à obtenir ; il la provoque avec un tact parfait, et une fois qu'elle est faite, il n'insiste pas.

    C'est cruel, et parfois malsain, de peser sur certains aveux.

    La conversation rebondit sur un plan qui change totalement et rapidement l'horizon. L'entretien, l'attitude ont une telle tenue que nul ne s'en scandalise : « Les disciples arrivèrent et ils s'étonnèrent de le voir parler avec une femme. Mais aucun ne dit : Que demandez-vous ? Pourquoi parlez-vous avec elle ? » (Jean., 4, 27).

     Certains apostolats peuvent être fort compromettants, et, au fait, ruineux pour l'apostolat lui-même, s'ils ne sont pas accomplis avec discrétion et prudence. En face de tels ou tels êtres, habituellement séducteurs, on ne saurait prendre trop de précautions, avoir une attitude trop grave et distante. On n'est pas moins bon, moins dévoué parce qu'on craint de glisser sur la pente du naturalisme, et de créer de l'étonnement, sinon du scandale.

    O mon Jésus, gardez-moi parmi ceux dont il est dit: « Heureux ceux qui sont irréprochables dans leurs voies. » (Ps., 118, 1). Toucher des plaies purulentes et n'en être point infecté n'est pas aisé. Mais j'ai confiance en votre secours. Je me mets à l'abri sous votre égide.

 

3° Apostolat magnifique. — Étonnante la transformation des idées en ce pauvre être déchu et flétri. D'un coup le Maître dévoile à cette pécheresse les splendeurs de l'adoration « en esprit et en vérité », la sublime mystique de la « Source d'eau jaillissant jusqu'à la vie éternelle. » (Jean., 4, 14). Et elle s'y intéresse, elle s'y passionne : « Donnez-moi de celle eau » et elle devient apôtre : « Venez et voyez cet homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ne serait-il pas le Christ ? » (Ibid., 29). Elle réussit si bien, que ceux qu'elle a conquis la dépassent : « Ce n'est plus à cause de ce que vous nous avez dit que nous croyons : car nous l'avons entendu nous-mêmes et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde. » (Ibid., 42).

    Quand on a donné à une âme la vérité pure, sans alliage, on en fait un foyer rayonnant ; elle a besoin, à son tour, de répandre sa lumière et d'attirer à sa clarté tous ceux qu'elle peut atteindre.

    O mon Jésus, on récolte ce qu'on a semé ; aidez-moi à ne jeter que du surnaturel, de la foi, de la charité divine dans le champ que vous m'avez confié, afin que n'y germe que de la vie.

Qu’ai-je fait de ma vie jusqu’à ce jour ?

Qu’avez-vous fait de votre vie, qui méritera une récompense éternelle ?

Réflexions du blog. elogo

 

Extrait de : STELLA MATITUNA. Méditations quotidiennes de Mgr. Gonon. Évêque de Moulins. (1947)

Elogofioupiou.overe-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 15:05

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Joseph, priez pour nous.

Illustre descendant de David, priez pour nous.

Lumière des Patriarches, priez pour nous.

Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.

Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.

Nourricier du Fils de Dieu, priez pour nous.

Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous.

Chef de la sainte Famille, priez pour nous.

Joseph très juste, priez pour nous.

Joseph très chaste, priez pour nous.

Joseph très prudent, priez pour nous.

Joseph très courageux, priez pour nous.

Joseph très obéissant, priez pour nous.

Joseph très fidèle, priez pour nous.

Miroir de patience, priez pour nous.

Amant de la pauvreté, priez pour nous.

Modèle des travailleurs, priez pour nous.

Gloire de la vie de famille, priez pour nous..

Gardien des vierges, priez pour nous.

Soutien des familles, priez pour nous.

Consolation des malheureux, priez pour nous..

Espérance des malades, priez pour nous.

Patron des mourants, priez pour nous.

Terreur des démons, priez pour nous..

Protecteur de la sainte Église, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Il l'a établi maître de sa maison, et prince sur tous ses biens.

 

ORAISON

Dieu, dont la providence ineffable daigna choisir le bienheureux Joseph pour Époux de votre très sainte Mère, faites que nous ayons pour intercesseur au ciel, celui que nous vénérons ici-bas, comme protecteur. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

(300 jours, une fois par jour.)

 

Extrait de : AUX SOURCES DE LA VIE. Prières et Méditations de Saint Alphonse de Ligouri.  (1961)

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0