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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 18:47

Je vous recommande de regarder et de partager ces vidéos.  

M. Jean Jacques Crèvecoeur 

https://www.youtube.com/watch?v=p_4VhVJ5Pto

 

Titre : Trump '' J'ai une chance de briser l'État profond''......

https://www.youtube.com/watch?v=4jDpZkNUj1Q

 

Abbé Drillon

 

https://www.youtube.com/watch?v=C_jMr4Dv9EI

 

Q ANON va nous sauver…

https://www.youtube.com/watch?v=VRn7B-Ze6fk&feature=youtu.be

 

Saint Jeanne d’Arc et la force des démons

https://www.youtube.com/watch?v=GS20BYU8Lps

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 15:19

     Durant les jours qui suivirent sa sortie du tombeau le Christ s'appliqua à fortifier la foi de ses apôtres à ce grand miracle. Dans l'apparition rapportée aujourd'hui, il leur procure la preuve que Thomas l'incrédule réclamera lui-même, l'ostension de ses blessures. Ainsi il les amène à croire :  A sa résurrection, A notre résurrection.

 

1° Résurrection du Christ.

     Il se tient tout à coup au milieu des disciples réunis au Cénacle, portes et fenêtres closes. Est-ce lui, est-ce un fantôme ? Fantôme non, puisqu'il a un corps tangible, puisqu'il mange et boit. Lui, pourtant, puisqu'il parle avec la même voix avec la même expression de visage que naguère.

     Indubitablement il s'est évadé de la matière, il la domine son corps est spiritualisé. Et afin que ses auditeurs émus comprennent bien le mystère de la vie par la mort, il leur répète la leçon donnée hier aux deux pèlerins d'Emmaüs. « Il fallait que le Christ souffrît et qu'il entrât dans la gloire »; on ne va à la gloire que par-là souffrance.

     De son martyre, ils ont la vision en ses cicatrices. Au sujet de celles-ci, saint Thomas écrit : « Il convenait que l'âme du Christ ressuscité, prît son corps blessé : pour la gloire du Christ lui-même ; pour fortifier dans la foi le cœur de ses disciples ; pour qu'en priant pour nous son Père, il lui montrât toujours de quel genre de mort il avait souffert pour l'humanité ; pour que, à ceux qui sont miséricordieusement rachetés par sa mort, il fasse comprendre qu'ils doivent porter les signes de cette mort. »

    Dans notre croyance à la résurrection de notre Maître, nous devons puiser l'énergie de marquer en notre âme, sinon sur notre chair, nos efforts pour le glorifier, le faire aimer, lui conquérir des âmes.

    Seigneur, je suis de ceux dont vous avez dit : « Bienheureux ceux qui ne verront pas et croiront » ; fortifiez ma foi et augmentez ma générosité.

 

2° Notre résurrection.

     Elle trouve son principal argument dans celle de Jésus. C'est l'avis de saint Paul : « Maintenant que le Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui se sont endormis. Car, puisque par un homme est venue la mort, c'est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de mème aussi tous seront vivifiés dans le Christ. » (1 Cor., 15, 20).

     Cette pensée de la résurrection de la chair consolait le saint homme Job : « Je sais que mon Rédempteur est vivant et au dernier jour je ressusciterai de la terre et, dans ma chair, je verrai mon Dieu. » (Job. 19, 25).

     C'est la conclusion de l'intelligence du corps mystique : où est le chef, là sont les membres.

     Peut-être n'y pensons-nous pas suffisamment, et ainsi nous n'y puisons pas ce que nous pourrions y trouver d'encouragement à nos efforts nécessaires d'austérité, de mortification.

     En contemplant Jésus dont la victoire sur la mort est le principe et le modèle de la nôtre, nous saurions mieux apprécier la fausseté des biens d'ici-bas et nous mépriserions plus facilement les appels perfides du sensualisme.

     C'est un devoir d'adapter tout notre être à sa gloire future, et donc, en ce qui concerne le corps, de tendre à le spiritualiser. L'apôtre nous instruit encore : « Semé dans la corruption, le corps ressuscite incorruptible ; semé dans l'ignominie, il ressuscite glorieux ; semé dans la faiblesse, il ressuscite plein de force ; semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. » (1 Cor., 15, 42).

     Quelle folie, dès lors, d'être l'esclave de ses sens ! « Insensé, ce que tu sèmes ne reprend pas vie s'il ne meurt pas avant. » (Ibid., 36).

     La grâce de Pâques nous est un puissant appel à une vie d'idéal, à un travail confiant d'élévation de nos pensées et de nos intentions.

     Seigneur, je vous adore en votre triomphe, et je pense qu'il sera le mien. Mon âme est remplie d'actions de grâces, elle est pleine de joie. Rappelez-moi cet aboutissement de toutes mes peines, afin que ma volonté ne faiblisse Jamais.

 

Extrait des MEDITATIONS QUOTIDIENNES Stella Matutina. (1947)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 14:15

     Dès le soir de Pâques se produit un événement des plus touchants et suggestifs, la rencontre du Christ et de deux disciples se rendant à Emmaüs. Nous y apprenons : Le besoin que nous avons de Jésus, Comment nous le trouvons.

 

1° Besoin que nous avons de Jésus.

     Les deux hommes dont il est question marchaient avec un cœur lourd : « Quelles sont ces paroles que vous échangiez en marchant et pourquoi êtes-vous tristes ? »

     Préoccupés par les événements tragiques des derniers jours, ils ne comprenant rien aux allégations faites, le matin, par les saintes femmes, il leur manquait une lumière. Le Christ la leur apporte, et lui seul pouvait le faire.

     Mystérieuse est l'existence, et elle pose plusieurs problèmes, ne serait-ce que celui de la souffrance, dont la solution est plus que laborieuse. Il en est qui ne la cherchent pas ; ou ils sont indifférents et vivent en automates, ce qui n'est pas vivre, ; ou ils s'étourdissent, ce qui est une folie.

     Les uns et les autres manquent leur voyage et s'exposent au plus grave des dangers.

     Les plus intelligents, cherchent parce qu'il faut savoir pour bien en profiter. Oui mais, ils ne le font toujours pas, comme il faudrait le faire.

     La science, la philosophie, la sagesse humaine, à quoi ils se bornent à recourir, sont fatalement limitées. Pour voir, il est nécessaire d'aller plus loin, et le Maître est là et ne demande qu'à nous éclairer.

     Lui seul, est le besoin des intelligences et des cœurs, parce que lui seul est la pleine clarté et l'amour infini.

     Cherchons-le et rappelons-nous qu'il chemine avec nous : « Jésus s'approcha et fit route avec eux. »

     L'invisible n'est pas l'irréel : « Je suis ressuscité et suis encore avec vous ».

     Personne n'est proche de nous autant que lui. Si notre cœur est lourd, c'est parce que nous l'oublions ou que, nous manquons de foi sans bien le réaliser.

     O bon Maître, l'auteur de l'Imitation me dit : « Que peut vous donner le monde sans Jésus! Être sans Jésus c'est un lourd enfer, et être avec Jésus, un doux paradis. »

     Je l'ai bien expérimenté ; aussi j'ose vous dire : « Seigneur demeurez avec nous car il se fait tard. » (Luc., 24, 29).

 

2° Comment découvrir Jésus.

     Les disciples d'Emmaüs ont entendu le Christ leur expliquer les Écritures ; ils conviennent que, « leur cœur était tout brûlant lorsqu'il leur parlait en chemin ». Toutefois, ils ne le reconnurent pas d'abord, ce n'est qu'à la fraction du pain que leurs yeux s'ouvrirent.

     Écoutons saint Grégoire : « Celui qu'ils n'ont pas connu par l'explication des Écritures, ils l'ont reconnu à la fraction du pain. Entendant les principes de Dieu, ils ne furent pas éclairés ; les observant, ils le furent. N'est-il pas écrit : devant Dieu ce ne sont pas les auditeurs, mais les réalisateurs de la Loi, qui sont justifiés. Que celui, donc, qui veut comprendre ce qu'il entend, le fasse passer en ses actes. Voici que le Seigneur qui n'est pas connu quand on l'écoute, daigne l'être quand on le reçoit. »

     Réflexions suggestives nous indiquant les deux moyens à employer pour découvrir Jésus : méditer les Saintes-Écritures et mettre en pratique ce qu'elles enseignent ; autrement dit, vivre d'oraison et être généreux.

     Il faut d'abord parler au Maître et l'écouter ; c'est ce que fait l'âme fidèle en ses exercices du matin ; elle se plonge ainsi dans un bain de lumière qui, à la longue, la pénétrera elle-même de clarté.

     Puis, ayant écouté, il faut obéir, et, cela amplifiant la lumière reçue, en permet ainsi une perception plus nette. Rien ne précise une pensée, autant que, l'action qu'elle commande.

     En fait, on pressent Jésus à l'oraison, on le rencontre dans l'action. Voilà ce qui doit nous donner une assurance de force et de fécondité.

     Seigneur, je vous ai découvert depuis longtemps. Mais, malheureusement, je suis exposé à vous perdre de vue. Je ne le veux pas, mais, par mes efforts, par ma vie réfléchie et généreuse, je veux arriver à ne plus jamais perdre la conscience que « vous demeurez avec moi ».

 

Inspiré des MEDITATIONS QUOTIDIENNES Stella Matutina. (1947)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 10:01

L’avis d’un vrai prêtre sur le Corona de la peur…

 

L’abbé Rioult connait bien l’ennemis qu’il identifie regardez et écoutez sur youtube ceci :

https://www.youtube.com/results?search_query=abb%C3%A9+olivier+rioult-radio+quebec

 

elogofioupiou.over-blog.com

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 12:09

« Solennité des solennités », c'est la fête par excellence de la vie. Notre participation aux mystères de la mort et de la sépulture a préparé nos âmes à bénéficier de celui de la Résurrection. Là, c'était la voie purgative, ici commence la voie illuminative.  

1° Raisons de communier à la grâce de Pâques.

     On ne meurt pas pour mourir, mais pour revivre. Saint Paul nous en avertit : « Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. » (Rom., 6, 4).

Trois motifs nous imposent cette vie nouvelle.

a)   Le principe de notre vie intérieure, c'est l'âme du Christ, « le Christ est en vous ». Or, cette âme, en son état présent et définitif, est « une âme de ressuscité ». Effectivement, qu'il s'agisse de communion sacramentelle, de communion spirituelle, c'est, selon le mot de M. Olier, au « Christ de gloire » que nous communions, et ce Christ nous inocule un germe de résurrection : « un gage de la gloire future nous est donné. »

b)   La vie présente prépare la vie future. En celle-ci, on vit la résurrection : « Je crois la résurrection de la chair ». La préparation doit s'en ressentir, « notre conversation est dans le ciel. » (Phil., 3, 20).

c)   La vie pleine, c'est la vérité pleine : « la vérité et la vie ». Si la mort introduit dans cette vérité, la résurrection l'affirme ; qu'il s'agisse du corps, qu'il s'agisse de l'esprit, du cœur des personnes, des événements, elle prononce le dernier mot de Dieu et fait triompher son éternelle vérité.

     C'est, donc à une vie toujours plus haute que celle d'ici-bas, que nous devons tendre. Nous avons, pour cela, à transposer toute notre activité morale sur un plan supérieur et transcendant : « Marchons dans une vie nouvelle. » (Rom., 6, 4).

     O Jésus, vous sortez du tombeau vainqueur de la mort ; entraînez-moi dans votre mouvement victorieux. Que je sorte de mes misères, triomphant du démon, fort de votre force.

2° Mode de cette communion.

     La résurrection a opéré dans le Christ de remarquables changements.

     Il n'est plus comme auparavant, constamment avec les siens ; on ne l'y voit que par intermittence, et seulement pour entretenir ses apôtres des secrets de l'éternité.

     Il semble au-dessus des exigences naturelles ; s'il mange et boit c'est dans le but d'affermir la foi à la réalité de son corps ; bien que transformé, il n'est pas un fantôme.

     Il a une attitude toute céleste ; il ne permet pas à Marie-Madeleine de le toucher.

     Tels sont les grands traits à reproduire pour participer à la vie ressuscitée. « Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'en-haut où le Christ demeure assis à la droite de Dieu ; affectionnez-vous aux choses d'en-haut et non à celles de la terre. » (Col., 3, 1).

     Sous l'influence de la grâce de la résurrection, l'âme met plus de divin en sa vie, elle s'élève au-dessus des obscurités d'en-bas vers la lumière des sommets. Elle ne paraît dans le monde que dans la mesure requise pour ne pas se singulariser, ou pour y faire du bien ; elle ne prend des créatures que ce qui est nécessaire à son existence.

     Comme par instinct ses pensées vont vers Dieu. Elle n'est pas à l'abri de l'épreuve des ténèbres, mais elle n'hésite plus dans ses convictions raisonnées, ne fléchit plus dans ses actes de libre volonté. A tout ce qui n'est pas Jésus, elle dit avec une quiétude triomphante : « C'est fait, vous ne me pouvez plus rien : ne me touchez pas. » (Jean., 20, 17).

     O Jésus, cette attitude est évidemment celle qui doit me caractériser. Quelque délicate qu'elle soit, je vous conjure de m'aider à l'acquérir. Elle sera ma joie et ma force.

Extrait des MEDITATIONS QUOTIDIENNES Stella Matutina. (1947)

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 12:17

     Tous les mystères du Christ renferment une grâce spéciale, destinée à aider nos âmes dans leurs efforts vers la perfection.

     Pour atteindre ce sommet, nous parcourons des étapes que nous tracent les différents états par lesquels est passé notre Sauveur. Le tombeau en est l'aboutissement final avant la résurrection, ou la pleine et inamissible vie. Nous devons communier à la grâce de l'ensevelissement.

 

En quoi consiste-t-elle ?

     C'est une grâce d'anéantissement qui nous aide à réaliser le renoncement, condition essentielle de la vie. Ne perdons pas de vue l'absolu de Dieu ; il veut tout ou rien, parce qu'il a droit à tout. L'ascèse chrétienne n'a pas d'autre but que de nous faire arriver au vide de l'humain pour que se fasse le plein du divin. Nous avons suivi Jésus, nous l'avons vu être crucifié, mourir, être enseveli.

     Le crucifiement fut une phase de grandes souffrances, mais bien acceptées, le Fiat ! de Gethsémani les couvrait.

     L'âme doit consentir à la crucifixion que lui imposent l'acquisition et la pratique des vertus.

     La mort met fin à la sensibilité.

     Fixée dans la pratique du bien, l'âme ne se laisse pas émouvoir par la tentation ou par l'épreuve ; elle ne quitte pas la croix : « Vous êtes morts et votre vie est cachée, avec le Christ, en Dieu. » (Col., 3, 3).

     L'ensevelissement efface tout, pour ainsi dire ; on n'aperçoit même plus le cadavre que rien ne peut atteindre.

      L'âme vraiment morte à elle-même arrive à être tant indifférente à tout ce qui n'est pas Dieu, que ses facultés sensibles ne sont plus émues par quoi que ce soit : « Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort. » (Rom., 6, 4).

     C'est alors que s'épanouit la vie divine, que progressivement les inclinations, les sentiments du Christ pénètrent l'être moral, « Nous avons la pensée du Christ (1 Cor., 2, 16), et que la sainteté commence.

     O Mon Dieu, je dois être (devenir) un saint. En m'attirant davantage à vous, vous m'avez certainement doté de privilèges spéciaux, de lumières très grandes, d'assistances efficaces ; à moi de les utiliser pour atteindre cette mort nécessaire à la vie, et qui n'effraie que de loin.

 

2° Comment y correspondre ?

       Il s'agit « d'ensevelir avec le Christ » ce qui s'oppose au règne de Dieu en nous. Or, il n'y a que nous-mêmes qui soyons un obstacle à ce règne ; car les autres créatures n'ont d'importance que dans la mesure où nous tenons à elles, où nous nous trouvons en elles.   

    L'être détaché de lui-même ne tient à rien. Nous sommes amour-propre et volonté propre. Voilà les deux immolations à opérer ; par quoi on correspond à la grâce de l'ensevelissement.

     Pour aboutir à un bon résultat, une double tactique est à observer :

     L'une, négative, consistant à accepter tout ce qui providentiellement contrarie amour et volonté propres.

    L'autre positive, faisant agir généreusement et directement à l'encontre des mouvements instinctifs naturels.

     Comme le Père des cieux veut notre sainteté, il pourvoit à la première par une foule de petits et grands événements, qu'une âme attentive utilise avec soin. C'est difficile mais extrêmement formateur, que de dire oui à toute contrariété.

     Quant à la seconde manière, elle est peut-être plus facile, mais plus délicate, car, en se combattant directement, l'amour propre risque encore de s’y retrouver. Abandonnons-nous donc au Saint-Esprit et, ne perdant pas de vue le but à atteindre, allons devant nous avec simplicité.

     O Jésus, gardez-moi dans l'humilité, dans le silence de votre sépulcre, faites que j'y puise avec vous la semence de ma résurrection.

 

Extrait des MEDITATIONS QUOTIDIENNES Stella Matutina. (1947)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 10:10

     Rien n'est plus grand en Jésus que son sacrifice. Il l'a consommé en ce jour et le renouvellera sans fin. C'est sur la croix que s'est réalisée finalement la prophétie de Siméon, qu'il serait un signe de contradiction. Tout est contradiction dans le Christ : incréé et créé, Dieu et homme, tout et néant, infini et fini, éternel et mortel.

     Le grand drame qui termine sa vie, met en relief, entre autres trois antithèses douloureuses : Douceur et cruauté, et Humilité et orgueil, Amour et haine.

 

1° Douceur et cruauté.

     Il était « doux et humble de cœur », il avait supporté avec une inaltérable patience toutes les oppositions, les persécutions, les grossièretés qui lui venaient de toutes parts. Dès qu'il fut arrêté, par la cohorte aux ordres de Judas, il n'ouvrit pas la bouche pour se plaindre, il ne fit pas un geste d'impatience, il se laissa faire. Cette attitude, loin de toucher ou de déconcerter ses bourreaux, ne fit que les exaspérer, les exciter, et pousser à l'extrême leur brutalité. Il est garrotté, roué de coups, frappé comme une bête de somme.

     On n'évoque pas sans frémir les scènes de la flagellation, du couronnement d'épines, du portement de croix, de l'arrachement de ses habits sur le Calvaire et de la crucifixion.

     Des animaux féroces attaquent leur proie, la tuent et la dévorent ; ils ne la torturent pas. Les bourreaux de Jésus ne se sont pas bornés à le tuer, ils ont pris plaisir auparavant à le faire souffrir.

     O notre doux Sauveur, ils sont cruels pour vous les pécheurs, et vous demeurez pour eux plein de douceur. Je veux travailler à les convertir, afin de diminuer votre martyre.

 

2° Humilité et orgueil.

      Puisqu'il est au fond de tout péché, l'orgueil est l'unique cause de la Passion où il apparaît infernal dans les auteurs du grand drame. Orgueil des pharisiens qui ne veulent pas avoir tort ; orgueil des prêtres qui s'érigent en juges du Prêtre éternel ; orgueil d'Hérode qui veut voir des signes et méprise l'adorable Jésus, orgueil de Pilate qui ose condamner à mort le Maître de la vie.

     En face de ces forcenés, le Sauveur est humilié et il accepte tout, d’une impressionnante façon. Il est souffleté par un valet devant Caïphe ; il est conduit à un roi immonde et se tait en sa présence ; devant toute la foule il est mis sur le même pied qu'un infâme malfaiteur ; on tourne en dérision sa royauté ; finalement condamné à mort, il est crucifié, supplice des esclaves, avec deux bandits.

     Peut-il descendre plus bas dans l'effondrement de tout ce qui est l'honneur, la dignité d'un homme ?  Il en a voulu ainsi, pour expier nos orgueils fous.

     O mon humble Maître, « rendez mon cœur semblable au vôtre ». A vous voir si humilié j'ai honte de mon amour propre, de mes suffisances, de ma sottise. Je vous aime, c’est pourquoi je m'anéantis devant vous.

 

3° Amour et haine.

     Parce qu'il est Dieu, « charité », il a apporté ici-bas l'amour infini.

     Puisqu'il est homme, il aime d'ineffable amour humain ceux qu'il venait sauver.

     Délicat, généreux, bon, même pour ses ennemis, même pour Judas auquel il ne dit que ce mot: Mon ami !... Il n'a adressé, au pauvre Pierre renégat, qu'un regard douloureux.

     Sur la croix, il a promis le paradis au larron pénitent, il a prié pour ses bourreaux. Pour lui, loin de désarmer la haine, son amour la fait monter.

     Plus se déroule la scène terrible, plus se multiplient les blasphèmes, les cris sauvages, les ignobles malédictions. Ce mystère de la haine répondant à l'amour durera jusqu'à la fin des siècles ; il se multiplie, encore de nos jours, par les communions sacrilèges.

     Pourquoi me frappez-vous ?  Murmure, le doux et divin Agneau, au fond d'une âme qui en est coupable. La haine contre amour éternel, ce sera, hélas ! un enfer éternel.

     O mon bon Jésus, je veux vous aimer de tout mon cœur, en esprit de justice, en esprit de réparation ; je travaillerai à exciter en ceux qui m'entourent la foi de saint Jean : « Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous. » (1 Jean., 4, 16).

 

Extrait des MEDITATIONS QUOTIDIENNES Stella Matutina. (1947)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

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