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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 09:24

A Capharnaüm Notre-Seigneur enseigne dans la synagogue. La sympathie confiante de ses auditeurs l'incline à faire un miracle; il délivre un possédé. Sortant de là, il se rend chez Simon, il guérit sa belle-mère, prise d'une forte fièvre. Ces deux prodiges incitèrent tous ceux qui avaient des malades à les lui amener.  Il faut aller à Jésus, et il faut demeurer près de Jésus.

 

1° Aller à Jésus. — Nous nous représentons facilement la scène : « Tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenaient. » (Luc., 4, 40). Sur n'importe quelle affliction de l'esprit ou du corps, il impose les mains, et il rend la santé.

    De multiples maladies ont atteintes nos âmes ; nos péchés passés ont laissé des traces, nos fautes présentes alimentent nos défauts. Il nous est plus qu'utile d'obtenir pleine purification, vigueur de vie, force de progrès.

    Ce n'est que près du Christ que nous trouverons ces biens. Lui, l'offensé, a seul le pouvoir des pardons ; lui, le Sauveur possède seul le trésor de sa rédemption ; lui, l'ami, a seul puissance de vie rayonnante. En pensant à nos misères, nous sommes exposés à nous replier sur nous-mêmes, moins humbles qu'humiliés, plus défiants de la grâce que de notre faiblesse, estimant que nous pourrons la dominer par nos propres efforts. Entendons le Maître nous dire : « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean., 13, 5).

    Allons à lui, confus et repentants, mais pleins de confiance en sa bonté, de foi en sa bienveillance, d'abandon à sa miséricorde. C'est un grand mal pour nos âmes que de les garder sous une impression de crainte, loin de Celui qui, pourtant nous invite à recourir à sa bienfaisance : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau et je vous soulagerai. » (Matt., 11, 28).

    Vivons donc effectivement nos convictions ; nous connaissons le Sacré-Cœur de Jésus, jetons-nous en Lui.

    Seigneur, j'irai à vous comme sainte Marguerite-Marie : « Je vous prends comme le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie... Soyez ma justification envers Dieu votre Père, et détournez de moi les traits de sa juste colère... Je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de votre bonté. »

 

2° Demeurer près de Jésus. — Voyant les merveilles qu'il opérait : « Là foule voulait le retenir pour qu'il ne s'en aille point. » (Luc., 4, 42).

    Guéris de nos misères, craignons d'y retomber ; ce à quoi nous sommes très exposés. Nous conservons, en effet, notre nature, et nous sommes toujours l'objet des astuces du démon.   Restons donc près de Celui qui le met en fuite, et qui est notre réconfort assuré : « Je puis tout en Celui qui me fortifie. » (Phili., 4, 13).

    Restons près de lui par un regard de foi, qui nous mette fréquemment en sa présence : « Je mets le Seigneur constamment sous mes yeux. » (Ps., 15, 8).

    Restons près de lui par un mouvement délicat et généreux du cœur attentif à lui faire plaisir « Je fais toujours ce qui lui plaît. » (Jean., 13, 29).

    Restons près de lui, par un abandon confiant de la volonté, toujours prête à reprendre avec lui, les mêmes efforts. Il n'a pas cédé aux instances des Capharnaïtes, mais pour nous, il désire qu'il n'y ait pas de séparation : « Demeurez dans mon amour ».

    Aux âmes généreuses sont garantis des adjuvants spéciaux pour qu'elles vivent d'intimité avec lui. Travailler dans ce sens, c'est aller au-devant de sa volonté ; nous avons donc l'assurance d'y réussir. Ainsi, nous aurons une belle santé d'âme, ne comportant pas seulement une purification négative, allât-elle s'accentuant, mais encore cette pureté positive qui consiste dans un enrichissement progressif en vertus.

    Mon Jésus, gardez-moi près de vous toujours. Vous êtes lumière et chaleur, éclairez-moi, embrasez-moi. Je veux répondre à votre vœu : « Vous en moi et moi en vous. » (Jean., 19, 20).

 

Extrait de : STELLA MATITUNA. Méditations quotidiennes de Mgr. Gonon. Évêque de Moulins. (1947)

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 07:25

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 07:00

Entre le Christ et les pharisiens les discussions ne cessent jamais ; ceux-ci voudraient tant le trouver en défaut. Les voici, ils lui reprochent, de mépriser la coutume de ne pas manger sans s'être au préalable lavé les mains. Il leur répond victorieusement et, citant une parole d'Isaïe, du moins pour le sens, il les accuse à son tour et leur ferme la bouche.  Minimiser l’importance de l'extérieur, et maximiser l’importance de l'intérieur.

 

1° L'extérieur. — Le Maître débusque l'hypocrisie des Scribes qui se souciaient exagérément du dehors sans se préoccuper de la pureté du cœur.

   Toutes leurs pratiques tarissaient la vie intérieure et étaient plutôt un obstacle à la religion « en esprit et en vérité. » (Jean., 4, 24).

   Ainsi pour la prière, faut-il veiller à ne regarder la forme que comme une discipline utile à la dévotion et à l'expression du sentiment, comme un don réalisant l'oblation de tout l'être, corps et esprit, mais non comme la prière elle-même.

   Au cours d'une journée nous récitons un certain nombre de formules : le matin et le soir, à la messe, les prières usuelles. Sans doute, importe-t-il de nous habituer à une bonne prononciation, au respect de l'intégrité, à une tenue religieuse, mais :

 

   Concentrer sur ces points toute notre attention, sans nous appliquer à penser ce que nous disons, est une pure perte de temps ; le machinal, ou la pose, la mise en scène, n'honorent pas Dieu.    

    Avec Dieu, on ne joue pas la comédie ; lui dire qu'on l'aime et, en fait, ne point lui consacrer toutes les fibres de notre cœur, est une jonglerie irrespectueuse et dangereuse. Prenons-y garde ; il pourrait arriver qu'un bon chrétien récite correctement ses prières, et ne prie jamais.

    Mettons dans nos oraisons vocales le soin qu'on met à avoir un vêtement convenable pour se présenter devant un grand de la terre, mais pas davantage, et n'estimons pas avoir rempli notre devoir s'il n'y a que cela.

   Mon Jésus, je vous fais la demande de vos apôtres : « Enseignez-nous à prier ». (Luc, 11, 1) ; je serai fidèle à dire mes prières en temps voulu, avec une dévotion extérieure attentive, mais surtout pour aider à ma piété intime.

 

2° L'intérieur. — C'est dans l'intérieur qu'est la vie, le souffle animateur ; aussi bien, tout acte religieux pour être vivant et vivifiant doit être un cri du cœur : « Dieu pénètre le cœur. » (1 Reg., 16, 7).

    La formule préparatoire à la récitation de l'office renferme un vœu pour l'extérieur : dignement, deux pour l'intérieur : avec attention et dévotion. (Notons-les avec soin.)

 

Il y a la part de l'intelligence : l'attention ; que l'on réfléchisse en parlant, que l'on sache ce que l'on dit : l'irréflexion est à combattre, les distractions sont à chasser ; mettons-nous vraiment, consciemment, en présence de Dieu.

Il y a la part du cœur : dévotement c'est lui qui prie, car c'est lui qui réalise la pensée, c'est lui qui donne, c'est lui qui aime : Dès lors, qu’il soit pur, dégagé de tout ce qui pourrait l'alourdir, l'enlaidir, ne pas le rendre attirant pour les yeux du Père qui est aux cieux.

    Le grand moyen pour assurer ceci et cela, c'est évidemment de s'unir profondément à Celui qui nous a promis que prier en son nom, c'est assurer le succès de nos supplications.        Voilà pourquoi nous mettrons un soin particulier à dire : « Seigneur, en union à cette divine intention avec laquelle, sur la terre, vous adressiez à Dieu vos louanges, je vais vous adresser cette prière. »

   Mon Dieu, je veux être une âme de prière ; je mettrai ma foi à l'être en vérité, redoutant la sentence prophétique : « Maudit soit celui qui fait mollement l'œuvre du Seigneur. » (Jer., 48, 10). Mon âme est devant vous, Seigneur!

 

Extrait de : STELLA MATITUNA. Méditations quotidiennes de Mgr. Gonon. Évêque de Moulins. (1947)

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 14:28

Dans la page que nous lirons à la messe d'aujourd'hui, Notre-Seigneur nous expose les conditions d'une prière efficace : « Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre, quelque chose qu'ils demandent, ils l'obtiendront de mon Père qui est dans les Cieux. » (Matt., 18, 19). C'est la charité unissant les cœurs, qui attire le sourire d'en-haut ; elle crée l'unité et exige :  La correction fraternelle, et le pardon des injures.

1° Correction fraternelle. — On peut s'unir dans le mal, et parmi les ennemis de l'Église, il n'y en a que trop qui n'ont que ce centre d'unité. Ils s'entendent toujours pour l'attaquer, alors que, par ailleurs, ils s'entre déchirent.

   Les enfants du Père ne fusionnent que dans la vertu, aussi, ont-ils à cœur de la posséder, de la promouvoir, de la défendre. C'est un devoir de reprendre ceux qui s'en écartent. Voir quelqu'un suivre une route mauvaise, dangereuse, et ne point chercher à l'en détourner, dénote une blâmable déficience de bonté.

   Un chrétien qui ne se soucie pas des défauts de son prochain, n'a pas compris : « Dieu donna à chacun une mission à remplir près de son prochain. » (Eccli., 17, 12). Il n'est pas question de se poser en mentor suffisant, mais en ami compréhensif, en fils de Dieu, jaloux de la gloire de la famille et du bien de ses membres.

   Un disciple du Christ, certes, ne remplirait pas son devoir, s'il ne prenait soin d'avertir délicatement, de conseiller opportunément, parfois, de reprendre énergiquement.

   Relativement à ceux qui lui sont confiés, la justice le lui impose gravement. A l'égard de ses amis, c'est l'amour de Dieu qui intervient. Il est arrivé qu'on a laissé tel ou tel se compromettre, parce qu'on n'a rien dit, par timidité, par manque de cœur, ou — n'en faisons pas la supposition — par un sentiment mauvais ; la jalousie est une affreuse conseillère, elle se réjouit de voir quelqu'un s'enferrer, alors qu'on aurait pu lui crier gare au moment voulu.

 

   O Mon Dieu, je veux avoir souci de ma perfection, et aussi de celle des autres. Je n'hésiterai donc pas à donner les avertissements nécessaires, en y mettant les conditions de discrétion, de doigté, de suavité, que me dicte votre Évangile.

 

2° Pardon des injures. — c'est une seconde condition de l'union qui attire Dieu. Nous ne sommes pas parfaits, chacun de nous a ses défauts, et des froissements, des discussions se produisent entre les gens les meilleurs. L'amour-propre entre en jeu, la sensibilité du tempérament apporte un élément d'exagération fatale, et la blessure, qui aurait dû n'être qu'une égratignure insignifiante, s'envenime, s'approfondit, se croit, se dit inguérissable.

    L'un veut s'expliquer, l'autre ne le veut pas ; parfois même, plus on discute, moins on s'entend, et au lieu de combler le fossé, on l'a creusé davantage. Il est bien plus intelligent, d'oublier, de passer l'éponge et d'agir comme si de rien n'était.

    C'est, en tous cas, plus chrétien, et donc, béni par le ciel. Notre-Seigneur n'a pas discuté avec ceux qui l'ont injustement condamné. L'imiter dans ce pardon des torts qu'on a eus à notre égard, est un signe de salut : « De la même mesure dont VOUS aurez mesuré on vous mesurera. » (Matt., 7, 2).

    Pardonnons, encore et toujours « Jusqu'à soixante-dix fois sept fois. » (Matt., 18, 22). Nous garantirons ainsi, pour le moment suprême, un bon accueil du Souverain Juge, et pour l'heure, son bienveillant regard sur notre prière.

   O Jésus, vous m'avez vous-même pardonné trop souvent pour que je raidisse mon cœur devant ceux qui, sciemment ou inconsciemment, ont pu me faire de la peine. Je veux, par amour pour vous, aller plus loin que le pardon et obéir à saint Paul quand il me dit : « Triomphe du mal par le bien. » (Rom., 12, 21) ; je ferai du bien, ne serait-ce qu'en priant pour ceux qui me feront du mal.

 

Extrait de : STELLA MATITUNA. Méditations quotidiennes de Mgr. Gonon. Évêque de Moulins. (1947)

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 09:17

   Jésus fut aux prises avec l'incrédulité et la mauvaise foi de ses contemporains. Avec tous il parlait, il agissait, de telle sorte qu'il les déconcertait et, à la fois, les éclairait.      L'évangile d'aujourd'hui nous le montre au milieu de ses compatriotes jaloux. Deux paroles arrêteront nos méditations : 

 

1° Médecin, guéris-toi toi-même. — Il y a de la jalousie chez les compatriotes du Maître, et aussi du scepticisme. Puisqu'il prétend annoncer le salut, qu'il donne donc des signes évidents de sa mission, qu'il accomplisse des prodiges comme à Capharnaüm, afin de bien montrer que l'Esprit est vraiment sur lui.

   Nous sommes au milieu d'un monde mauvais : « Le monde entier est plongé dans le mal. » (1 Jean., 5, 19). Il se trouve même des croyants peu instruits dont les idées sont singulières. Les uns et les autres ne voient que l'homme dans le bon chrétien et cependant ils ont, à son sujet, de sévères exigences, ils se scandalisent du moindre défaut, et veulent voir une perfection transcendante. Aussi bien, quand ils aperçoivent l'inévitable faiblesse humaine, ils sont prêts à lancer à l'apôtre de la saine morale : « Médecin, guéris-toi toi-même. » (Luc., 4, 23).

   Passons sur l'outrance, souvent déloyale, de ces réclamations ; en principe, elles se justifient ; nous devons être des exemples de vertu : « Jésus commença par agir et enseigna ensuite » : voilà la loi, d'abord faire le bien (Act., 1, 1). Le meilleur commentaire de notre apostolat c'est notre exemple. Si nous nous en dispensions, nous parlerions et agirions en vain. La parole et l'action pour être efficaces doivent traduire une âme. L'âme seule rayonne ; si elle n'est pas pleine de Dieu, « on travaille en vain ». (Ps., 126, 1). On peut jouer la comédie ; cela ne dure pas toujours, et c'est stérile.

   O Jésus, je vous demande la grâce d'accorder ma vie avec mes principes ; que nul ne me trouve en faute, en contradiction avec moi-même ; que je sois docile à l'apôtre qui me demande de travailler « dans la charité non frelatée. » (2 Cor., 6, 6).

 

2° Passant au milieu d'eux, il s'en alla. — Exaspérés, les auditeurs du Christ veulent le tuer. Ils le poussent vers une pente abrupt avec l'intention de le précipiter dans l'abîme. Mais lui, très calme, lentement, passe au milieu d'eux, déconcertés par sa majesté tranquille, qui arrête les mains prêtes à le frapper.

 

   Échapper aux critiques malveillantes, aux morsures de la médisance et de la calomnie, n'est guère possible. Il faut donc se prévenir des coups, dont quelques-uns pourraient être dangereux. Répondre du tic au tac est une mauvaise tactique, ainsi que de se défendre par la parole ou par la plume, réagir ouvertement contre l'injustice, le mensonge, l'imbécillité ou la méchanceté.

   Ne nous mettons pas sur le même plan que ceux qui nous attaquent, ce serait nous abaisser à leur niveau. Appuyés sur l'intégrité de notre existence, la paix de notre conscience, la dignité de notre tenue, ne discutons pas, gardons le silence, sachons attendre : « Bienheureux les doux parce qu'ils posséderont la terre. » (Matt., 5, 4).

   Nous avons devant les yeux le divin modèle : « Or, Jésus se taisait. » (Matt., 26, 63). On n'a jamais le dernier mot avec la mauvaise foi ; les ergoteurs ne veulent pas être convaincus. Mais, devant une vie impeccable, tout finit par se taire et se tasser. On n'a ainsi, au surplus, meurtri personne, on n'a fermé aucune porte, et il faut bien qu'un jour ou l'autre on passe par toutes celles qui donneront accès aux âmes.

   O Jésus, gardez-moi sur la ligne droite, enveloppez-moi de la lumière de votre regard, et que je m'avance sans peur au milieu des hommes, parce que, sans reproches.

 

Extrait de : STELLA MATITUNA. Méditations quotidiennes de Mgr. Gonon. Évêque de Moulins. (1947)

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 16:00

Troisième semaine du carême

Le muet parla…

   Jésus est venu pour vaincre Satan et tous ses démons, il le fait visiblement à plusieurs reprises, c'est une des preuves qu'il donne de sa mission : « Si c'est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, assurément le royaume de Dieu est venu à vous. » Celui dont parle l'évangile d'aujourd'hui est « muet ». L'expression indique plutôt sa malfaisance qu'une infirmité dont il aurait été atteint. Il ferme les lèvres : 1° De la conscience, 2° de l'âme, 3° du cœur.

1° Mutisme de la conscience. — C'est un danger pour nous, d'abord.

   Certains aveux au Tribunal de la Pénitence peuvent être pénibles, certaine mise au point délicate. La tentation survient de se taire, soit par honte, soit par manque de courage.

   Sans se réduire à une dissimulation évidemment coupable, on discute avec sa conscience, on essaie de se rassurer.

   Mauvaise tactique. Nous ne sommes pas nos propres directeurs de conscience, si forts en catéchisme que nous soyons ou que nous nous croyions, la grâce d'état ne nous est point donnée pour nous.

   Pénitents, nous devons passer par le sacerdoce : ouvrons-nous, soumettons nos cas, soyons humbles et dociles, c'est une garantie de paix ; le contraire risque de nous faire frôler le sacrilège.

   Nous n'avons rien à craindre ; le Confesseur est tenu par un triple secret : secret naturel, secret professionnel et — le plus inviolable —secret sacramentel.

   Il est père, juge et médecin. Il doit connaître nos misères pour nous en guérir.

   O Jésus, je vous en conjure, soyez en moi, « chassant le démon... muet »; que dans ma conscience tout soit limpide et clair, parce que loyal et confiant : « La miséricorde et la vérité préparent le bien. » (Prov., 14, 22).

 

2° Mutisme de l'âme. — Ce démon muet empêche de parler à Dieu. Diminution de foi ou déficience de vie intérieure, on arrive insensiblement à ne plus le prier, à ne plus l'interroger. Là encore, désordre et danger. « Il faut toujours prier. » (Luc., 18, 1), a dit le Maître. Dieu connaît nos besoins, mais il en veut la confidence : « Cherchez et vous trouverez. » (Matt., 7, 7). Une âme sans prière est vouée au vide et à la stérilité.

   Parmi ces besoins, le plus pressant que nous ayons est certainement celui de la lumière ; entre elle et la vie, il y a équation ; via, veritas et vita, la voie, la vérité, la vie (Jean., 14, 6). Nous ne la trouverons nulle part qu'en Dieu : « A qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle. » (Jean., 6, 69).

   Celui qui demande conseil au Saint-Esprit en reçoit toujours de précieuses illuminations nécessaires.

   Celui qui ne dit rien, est replié sur lui-même, il n'entend que les suggestions de sa raison fatalement étroite, les conseils d'une prudence humaine sujette à l'erreur, il ne se conduira pas avec sécurité.

« Du fond de l'abîme j'ai crié vers vous, Seigneur ! » J'ai un extrême besoin de vous parler, pour vous entendre : « Seigneur exaucez ma voix. »

 

3° Mutisme du cœur. — Le démon muet arrête la parole du zèle. Nous voulons être apôtres ; nous voulons enseigner la vérité, la science du salut. A quoi bon ! souffle le Muet : travail stérile, inopérant.

Et voilà que blasé ou paresseux parfois l'on ne dit rien : « Malheur à moi si je ne fais pas connaître l'Évangile. » (1 Cor., 9, 16)   Donc, malheur à moi si je me désintéresse du prochain et si je ne défends pas les droits de Dieu.

   Si par ma situation je suis un gardien et un défenseur de la morale, devant certains faits, je dois impérieusement prononcer : « Ce n'est pas permis. »

   C’est inutile, dira le Muet, cela ne changera rien et n'aura pour résultat que de détruire une bonne foi qui sauve, puis de compliquer l'apostolat, si non de le rendre impossible.

   « Malheur à moi parce que je me suis tu. » (Isaïe., 6, 5) ; il est une bonne foi qui ne l'est pas et que, d'ailleurs, il faut détruire, à moins de se constituer complice des désordres qu'elle couvre. Quant aux conséquences d'une affirmation nette du devoir, elles sont entre les mains de la Providence, qui défend les sincères. Au surplus, mieux vaut ne rien faire que de faire du mauvais travail; qu'on cesse la pratique des sacrements, si elle n'est que profanatrice.

   Mon Dieu! Donnez-moi le courage de faire mon devoir, tout mon devoir. Soutenez-moi, assistez-moi ; mais je ne veux avoir qu'une norme de vie : vos droits.

 

Extrait de : STELLA MATITUNA. Méditations quotidiennes de Mgr. Gonon. Évêque de Moulins. (1947)

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 13:03
Mon frère bien aimé, j’étais plongée dans les amertumes de la vie.

La douleur, la maladie, la pauvreté et l’abandon m’accablait. Avec amour, chaque soir, j’ai lu les quinze oraisons, et ma vie s’est miraculeusement transformée, et le Seigneur fidèle m’a comblé de joie, de bien-être, de richesse et de consolations.

Ce que Jésus a fait pour moi, misérable pécheur, il le fera pour toi, mon frère et ma sœur bien aimés.     Lis chaque jour ces oraisons.

                                            Première oraison     
Pater et   Ave Maria

    O Jésus-Christ ! Douceur éternelle pour tous ceux qui vous aiment, Joie qui surpasse toute joie et tout désir, Salut et espoir de tout pécheur, Vous qui avez témoigné n'avoir pas de plus grand contentement que d'être parmi les hommes, jusqu'à prendre la nature humaine en la fin des temps pour l'amour d'eux.

    Souvenez-vous de toutes les souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception, et surtout dans le temps de votre Sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine.

    Souvenez-vous, Seigneur, lorsque faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, Vous leur avez donné votre corps sacré et votre précieux sang, et tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion.

    Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvés en votre âme, comme vous le témoignâtes vous-même, en disant :

" Mon âme est triste jusqu'à la mort."

 

    Souvenez-vous de toutes les craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre corps délicat avant le supplice de la croix, quand après avoir prié trois fois, en répandant une Sueur de Sang, vous fûtes trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevé, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâques.

    Souvenez-vous que vous fûtes dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision; qu'on vous voilà les yeux et la face, qu'on vous donna des soufflets, que vous fûtes couronné d'épines, qu'on vous mit un roseau à la main et qu'attaché à une colonne, vous fûtes déchiré de coups et accablé d'affronts et d'outrages.

    En mémoire de toutes ces peines et douleurs, que vous avez endurés avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant ma mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne satisfaction et la rémission de tous mes péchés. 

    Ainsi soit-il.

Deuxième oraison

Pater et Ave

    O Jésus ! Vraie liberté des Anges, Paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur et de la tristesse que vous endurâtes lorsque vos ennemis, ainsi que des lions furieux vous entourèrent, et par mille injures, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs vous tourmentèrent à l'envi.

    En considération de ces tourments. Je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de tous mes ennemis visibles et invisibles et de me faire arriver sous votre protection à la perfection du salut éternel !            Ainsi soit-il.

 

Troisième oraison

Pater et Ave

     O Jésus !  Créateur du Ciel et de la terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter. Vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance, ressouvenez-vous de la douleur très amère que vous souffrîtes lorsque les Juifs, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la croix, les percèrent d’outre en outre avec de gros clous  émoussés, et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient, pour contenter leur rage, ils agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleurs sur douleurs, et par une cruauté inouïe, vous allongèrent sur la croix, et vous tirèrent de tous côtés en disloquant tous vos membres.

    Je vous conjure ô Jésus, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour !  

    Ainsi soit-il.                     

Quatrième oraison       

Pater et Ave

 

    O Jésus ! Céleste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, en sorte qu'il n'y eut douleur semblable à la vôtre. Depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre corps ne fût sans tourment ; cependant, oubliant toutes vos souffrances, Vous n’avez pas cessé de prier votre Père pour vos ennemis, en lui disant : 

" Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font."

    Par cette grande Miséricorde, et en mémoire de ces douleurs, faites que le souvenir de votre très amère passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés.

    Ainsi soit-il.

Cinquième oraison

Pater et Ave

    O Jésus ! Miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque contemplant dans la lumière de votre Divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre Sainte Passion, vous voyiez en même temps la grande multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. 

Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par votre grande miséricorde envers Dismas, le bon larron, en lui disant :

"En vérité, je te le dis, aujourd'hui même tu seras avec Moi dans le Paradis."

    Je vous supplie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort, vous me fassiez aussi miséricorde !     

    Ainsi soit-il.

Sixième oraison        

Pater et Ave

   O Jésus ! Roi aimable et  tout  désirable, souvenez-vous de la  douleur que vous avez eue, quand nu comme un misérable, Vous étiez élevé et attaché à la croix, ou tous  vos parents et amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée, Marie Madeleine, les saintes femmes et Saint Jean, qui demeurèrent très fidèlement auprès de vous dans votre agonie, c’est à cette occasion que vous recommandâtes votre  fidèle disciple à Marie en disant:

" Femme, voilà votre Fils ! " et à saint Jean : " Voilà votre Mère ! "

   Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre Sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m'assister dans toutes mes épreuves, surtout à l'heure de la mort.

   Ainsi soit-il.

Septième oraison

Pater et Ave

 

   O Jésus ! Fontaine de pitié inépuisable, qui par une profonde affection d’amour, avez dit sur la Croix :                    

" J'ai soif ".

   Oui, la soif du salut du genre humain.  Je vous prie ô mon Sauveur, d'échauffer le désir de nos cœurs pour tendre à la perfection dans toutes nos œuvres et d'éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle ainsi que l'ardeur des appétits mondains.

   Ainsi soit-il.

Huitième oraison      

Pater et Ave

   O Jésus ! Douceur des cœurs, et suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûté sur la Croix, pour l'amour de nous, donnez-nous la sagesse de la croix et accordez-nous, de désirer recevoir spirituellement chaque jour, votre corps et votre sang précieux, pour donner à nos âmes soutien et réconfort pendant notre vie et surtout à l'heure de notre mort.     

   Ainsi soit-il.

Neuvième oraison     

Pater et Ave

 

   O Jésus ! Vertu royale, et joie de l'esprit, ayez souvenance de la douleur que vous avez endurée pour nous, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les Juifs, vous criâtes à hautes voix que vous aviez été abandonné par votre Père en disant :

"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?"

   Par cette angoisse, je vous en conjure ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort.                

   Ainsi soit-il.   

                                             Dixième oraison       

Pater et Ave

   O Jésus ! Qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et facile pour ceux qui vous aiment.

   Ainsi soit-il.

Onzième oraison      

Pater et Ave

 

   O Jésus ! Abîme très profond de Miséricorde, je vous en supplie, en mémoire de vos plaies qui ont passé jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable, submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos plaies, jusqu'à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées.

   Ainsi soit-il.  

Douzième oraison        

Pater et Ave

 

    O Jésus ! Miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l'effusion de votre sang adorable. O grande et universelle douleur que vous avez soufferte, pour l'amour de nous, en votre chair virginale !... Très doux Jésus, qu'avez-vous pu faire pour nous que vous n'ayez fait !... 

    Je vous conjure, O mon Sauveur, de marquer avec votre précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j'y lise sans cesse votre douleur et votre amour.

    Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre amour s’y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à Vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, O très doux Jésus, dans la vie éternelle.

    Ainsi soit-il

Treizième oraison        

Pater et Ave

 

    O Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, pour nous de toutes vos forces, tant du cœur que du corps et à la fin, étant entièrement épuisé, vous inclinâtes la tête et vous dites :    

"Tout est consommé".

    Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi, en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit sera troublé.       

   Ainsi soit-il.  

Quatorzième oraison

Pater et Ave

 

O Jésus ! Fils unique du Père, la Splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l'étroite et humble recommandation que vous fîtes à votre Père en disant :  

"Mon Père, je remets mon Esprit entre vos mains".

   Votre corps étant tout déchiré, votre cœur brisé et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré.

   Par cette précieuse mort, je vous supplie, O Roi des saints ! Confortez-moi, donnez-moi le secours pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde, je ne vive qu’en Vous seule.

   Recevez, je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilé qui retourne vers vous.     

   Ainsi soit-il. 

Quinzième oraison

 Pater et   Ave

 

   O Jésus ! Vraie et féconde vigne. Souvenez-vous de l'abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandu de votre corps sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir.

   De votre côté, transpercé d'un coup de lance par Longin, vous avez répandu du sang et de l'eau en telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte, et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé au haut de la Croix, votre chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est tarie, la moelle de vos os s'est séchée.

   Par cette amère passion et par l'effusion de votre précieux sang, je vous supplie, O doux Jésus, blessez mon cœur afin que mes larmes de pénitence et d'amour, nuit et jour, me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à vous, que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation vous soit agréable, et que la fin de ma vie soit tellement louable, que je mérite votre Paradis pour vous louer et vous bénir à jamais avec tous les saints.

   Ainsi soit-il.

 

     Voici, les 21 Magnifiques promesses qui ont été faites à sainte Brigitte par une image de Notre Seigneur Jésus Christ crucifié, à condition qu'elle dise tous les jours ces Oraisons et elles sont aussi promises à tous ceux qui les diront dévotement chaque jour pendant un an.

     Comme il y avait fort longtemps que Sainte Brigitte désirait savoir le nombre de coups que Notre Seigneur reçut en sa passion, un jour Il lui apparut et lui dit :

     « J'ai reçu en mon corps 5,480 coups, si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz 15 Pater et 15 Ave avec les Oraisons suivantes. Après 365 jours, vous aurez salué chacune de mes plaies. »

       Il ajouta ensuite, que quiconque dirait ces Oraisons pendant un an, Il délivrera :

 1° 15 âmes de sa lignée du Purgatoire.

 2° 15 justes de sa même lignée seront confirmés et conservés en grâce.

 3° 15 pécheurs de sa même lignée seront convertis.

 4°  La personne qui les dira aura les premiers degrés de perfection.

 5° 15 jours avant sa mort je lui donnerai mon précieux corps afin que par ce trésor de grâce, elle soit délivrée de la faim éternelle, je lui donnerai mon précieux sang à boire de peur qu'il n'ait soif éternellement.

  6° 15 jours avant sa mort, elle aura une parfaite connaissance et une amère contrition de tous ses péchés.

  7° Je mettrai le signe de ma très victorieuse Croix devant elle pour son secours et défense contre les embûches de ses ennemis.

  8° Avant sa mort, je viendrai avec ma très chère et bien-aimée Mère.

  9° Et recevrai bénignement son âme, et la mènerai aux joies éternelles.

 10° Et l'ayant menée jusque-là, je lui donnerai un singulier trait à boire de la fontaine de ma Déité, ce que je ne ferai pas aux autres n'ayant pas dit mes Oraisons.

 11° Il faut savoir que quiconque aurait vécu pendant 30 ans en péché mortel, et qui dirait dévotement, où qui se serait proposé de dire mes Oraisons, le Seigneur lui pardonnera tous ses péchés.

 12° Le Seigneur le défendra des mauvaises tentations.

 13° Le Seigneur lui conservera et gardera ses cinq sens.

 14° Le Seigneur la préservera de la mort subite.

 15° Le Seigneur délivrera son âme des peines éternelles.

 16° Et il obtiendra tout ce qu'elle demandera à Dieu et à la Très Sainte Vierge.

 17° Si elle avait toujours vécu selon sa propre volonté et qu’elle dût mourir demain, sa vie se prolongera.

18° Toutes les fois, que quelqu'une personne dira ces Oraisons, elle gagnera 100 jours d'indulgences.

19° Elle sera assurée d'être joint au suprême Chœur des Anges.

20° Quiconque les enseignera à une autre, sa joie et son mérite ne manqueront jamais, ils seront stables et dureront éternellement.

 21° Là où sont et où seront dites ces Oraisons, Dieu y est présent avec sa grâce.

 

Sainte Brigitte avait beaucoup d'attrait pour les exercices de piété.  Dès l'âge de dix ans, elle fut singulièrement touchée par un sermon qu'elle entendit sur la passion du Sauveur.  La nuit suivante, elle crut voir Notre Seigneur Jésus Christ attaché à la croix, tout couvert de plaies et de sang. Il lui sembla en même temps qu'une voix lui disait : " Regardez-moi, ma fille".  Elle lui demanda : « Qui vous traite si cruellement ? ». « Ce sont ceux qui me méprisent et sont insensibles à mon amour pour eux. »

   L'impression que fit sur elle ce songe mystérieux ne s'effaça jamais, et depuis lors, les souffrances de J.-C. devinrent le sujet continuel de ses méditations et faisaient sans cesse couler ses larmes.

Voici un témoignage d'efficacité.

                                                                             Castillon, le l0 août 1908 

 

Mon Cher Ami,

    Vous vous souvenez peut-être que, pendant la campagne de 1870, quand nous étions au camp de Cloyes, vous avez eu la bonté de copier sur mon carnet les quinze Oraisons de sainte Brigitte de Suède, pendant qu'elle priait dans l'église Saint-Paul, à Rome.

    Je viens vous dire que je les ai confiées à mon épouse chérie, qui les a dites très exactement et dévotement jusqu'à sa mort, qui est venue me la ravir depuis bientôt deux mois.

   Elle nous a dit qu'elle mourait heureuse et contente et que ces Oraisons étaient la vérité. Avant de mourir, elle nous avoua que la Sainte Vierge lui était apparue.

   Elle me fit promettre de les faire réciter à notre enfant plus tard. Il était âgé seulement de quatre ans à ce moment-là.                                                                               Signé : Joseph Lupiac.

Transcrit en janvier 2000 ; revue le 26 février 2020.

elogofioupiou.over-blog.com

 

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