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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 08:57

     Avoir soif est une expression employée par le Maître pour désigner un désir ardent : « Ceux qui ont faim et soif de la justice ». L'âme humaine est remplie de désirs, les uns bons, les autres mauvais ; les premiers -accusent de nobles besoins, les seconds manifestent des appétits répréhensibles. Daniel fut loué par Dieu d'être « un homme de désirs ». Soyons-le, et dans le bon sens. Pour cela, il faut'. 1° Désirer comme le Christ, 2° Désirer le Christ.

1° Désirer comme le Christ. — Le désir joue un grand rôle dans la vie, c'est un phénomène psychologique - moteur ; rien ne soulève la volonté de celui qui en est dépourvu. Aussi, est-il important de lui donner une bonne direction. Le Christ, parce qu'il était homme, avait des désirs, et nous les connaissons. L'éducation des nôtres doit évidemment consister à les adapter aux siens. Or. Il a désiré avant tout la gloire de son Père : « J'honore mon Père... Je ne cherche pas ma propre gloire. » (Jean. 59, 50).

     Cette gloire, il la réalisera par la conquête des âmes, aussi désire-t-il les sauver. Ce salut, il ne l'obtiendra que par son immolation, et finalement, celle-ci, est, pourrait-on dire, sa hantise, et à la veille de son grand sacrifice, il l'avoue à ses apôtres étonnés : « J'ai désiré d'un grand désir manger cette pâque avec vous. »  (Luc.,22, 15).

     La gloire de Dieu, le salut des âmes, un chrétien zélé doit passionnément les désirer, et en faire la dominante de sa vie tout doit se ramifier autour de cet apostolique besoin. Mais, ira-t-il jusqu'à désirer la souffrance rédemptrice, salvatrice ? Chacun sa grâce, « Souffrir et ne pas mourir » « Souffrir et être méprisé pour vous » ô mon Dieu ! voilà des mots d'ordre qui ne peuvent être communs. En tout cas, si l'on n'est pas obligé de désirer la souffrance, on l'est de ne pas la fuir et de ne pas chercher la jouissance.

     Mon Jésus, je suis entre vos mains. Je n'oublie pas que mon amour pour vous m'invite impérieusement à vous suivre dans votre passion. Je m'abandonne à votre sagesse, et ne désirant que vous plaire, je m'efforcerai d'obéir au conseil des saints : « Ne rien demander, ne rien refuser. »

2° Désirer le Christ. — Corrélatif au désir de la gloire de Dieu, celui de notre perfection doit remplir notre cœur ; en définitive, notre sainteté résume tout. C'est le saint qui veut et peut glorifier Dieu, sauver ses frères en leur disant « J'ai tout sacrifié et je me dépense moi-même pour vos âmes. » (2 Cor., 12, 15). Or, notre sainteté, c'est la possession du Christ : « Celui qui me trouve a trouvé la vie. » (Prov., 8,35). Il insinue à la Samaritaine ( Devenue Ste Photine ) qu'elle doit lui demander à boire, à lui : « Une source d'eau jaillissant jusqu'à la vie éternelle. » k. Il crie dans le temple : « Si quelqu'un a soif qu'il vienne à moi. » (Jean., 7, 37), et celui-là qui le possédera sera à son tour une source de vie jaillissante : « une source d'eau vive ».

      Il veut se donner à nous, puisqu'il veut vivre, agir par nous. Si donc nous le désirons, notre désir allant à la rencontre du sien, sera sûr d'être satisfait. Pour tout le reste, même dans l'ordre du bien, nous nous heurtons à des difficultés parfois insurmontables. Là, c'est la certitude d'aboutir, et il n'y a pas de mesure à garder, tout au contraire, on doit désirer sans mesure. Nous sommes parfois importunés, fatigués, par des sollicitations déprimantes, dangereuses ; un- appel fréquent, obstiné, au Christ, élimine ce qui est lourd, sombre, mauvais, et ouvre un horizon lumineux, chaud, fascinant.

     « O Jésus, j'ai faim et soif d'être de plus en plus uni à vous ! » Vous comblez tous les désirs, parce qu'en vous ils sont tous réalisés.

Inspiré de : MEDITATIONS QUOTIDIENNE (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 14:17

     Les pharisiens s'acharnaient après Notre-Seigneur, comme une bande de loups poursuivant un voyageur et épiant le moindre faux-pas pour se jeter sur lui et le dévorer. Jésus se retournant vers eux, ergoteurs de mauvaise foi, leur lance ce superbe défi : « Qui d'entre vous pourra m'accuser de péché », et ainsi, il leur ferme la bouche. Notre vie exemplaire doit être : 1° Un argument de défense. 2° Un moyen de conquête.

 

1° Argument de défense. — Le disciple n'est pas plus que le Maître ; nous en sommes avertis et, nous pouvons le constater assez souvent. Les pharisiens modernes, les incrédules, les mauvais esprits cherchent à nous nuire. Meurtrière, et ils l'emploient, est l'arme de la calomnie, de la médisance exagérée, pour ruiner notre influence, en anéantissant notre prestige.

      Tenons-nous bien : « Montre-toi à tous égards un modèle de bonnes œuvres, afin de confondre nos adversaires qui n'auront aucun mal à dire de nous. » (Tit., 2, 7-8). « Les chiens aboient et la caravane passe ! » La meilleure réponse aux attaques ennemies c'est notre vie réellement et notoirement vertueuse. Qu'on ne se défende pas autrement : le silence, la dignité, le calme, la possession de soi, font taire les menteurs, usent les dents des fauves « Jésus se taisait. » (Marc., 14, 61).

      Discuter, protester, faire de la polémique, attise le feu, excite les passions, nous expose aux investigations sournoises des ennemis voulant à tout prix nous prendre en défaut. « Trop parler nuit », trop écrire, surtout. Ceux qui savent rester muets sont les plus forts, c'est parce qu'ils n'ont rien dit qu'ils ont le dernier mot! Mais, la condition essentielle, absolue, d'une telle attitude, c'est notre vertu réelle : « Dans une vraie charité » (2 Cor., 6, 6) ; s'il y a une fissure, le dard méchant s'y enfoncera et l'édifice courra des dangers. Soyons constants et forts, « en doctrine, en intégrité, en gravité » (Tit., 2, 7), il y va de notre sécurité, de notre capacité d'apostolat, de l'honneur de l'Église.

     O Jésus, les hommes ne savent pas, mais vous savez. Puis-je vous dire à vous : « M’accuserez-vous de péché ? » hélas ! vous connaissez trop mes misères. Que par votre grâce, je sois assez pénitent, généreusement fidèle, pour qu'elles ne ressortent pas et qu'on n'aperçoive en moi que de la lumière.

 

2° Moyen de conquête. — Le vrai disciple de Jésus-Christ est un exemple et un entraîneur, ceci dans la mesure de cela : « Les paroles persuadent, les exemples entraînent ». Le Maître nous l'a recommandé : « Vous êtes la lumière du monde... Que votre lumière brille devant les hommes afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Matt., 5, 14).

     Pour essayer de convaincre, il faut s'y employer ardemment : mais nul argument n'est aussi convaincant que la sainteté. Il y a des chrétiens peu savants, moins qu'éloquents, et qui font un bien immense, auxquels d'instinct vont toutes les âmes. C’est parce qu’ils sont pauvres, désintéressés, détachés, ils donnent tout ce qu'ils ont, ils n'amassent rien ; ils sont charitables, patients, jamais une parole de critique ne tombe de leurs lèvres ; ils sont humbles, se tiennent effacés, n'ont pas ombre d'ambition ; ils sont prudents sans être prudes, réservés sans être froids, bons sans être trop familiers ; ils ne bravent pas l'opinion, ne se ventent pas que leur conscience ne leur reproche rien, pour continuer telle relation qui étonne, malédifie, scandalise.

     Comment des hommes ainsi préservés de l'humain, aptes, par conséquent, à être remplis de divin, ne seraient-ils pas des apôtres conquérants ? Si nous étions « lumière qui brûle et qui luit (Jean., 5, 35), nous aurions une force incalculable. Puisons, du moins, dans la pensée que nous devons l'être, un tonique énergique pour notre volonté de croître en vertu.

     O Jésus, votre divin Cœur est source de vie et de sainteté, je me consacre à lui, puisque vous avez promis qu'à son contact « les tièdes deviendront fervents ; les fervents deviendront parfaits ».

 

Inspiré de : MEDITATIONS QUOTIDIENNE (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 07:48

                                                 LA MORT

Il viendra comme un voleur pendant la nuit. (1 Thés., V, 2)

    Qu'est-ce que la mort ?

    C'est la séparation de l'âme d'avec le corps.

    Par conséquent, l'arrachement à tous les biens de ce monde, à tous les plaisirs corporels.

    A quoi bon nous attacher à ce qui passe, à ce qu'il va falloir lâcher dans si peu de temps ?

    Sur la terre, quelques vivants, au nombre desquels nous sommes pour le moment.

    Sous la terre, des millions de milliards de morts, au nombre desquels nous allons être bientôt.

                                    Certitude de la mort.

Dieu nous la rappelle sans cesse.

L'Église nous l'affirme le jour des Cendres en nous disant:

« Souviens-toi que tu es poussière et que tu vas retournera en poussière. »

   Chaque seconde qui passe est un pas vers ce terme.

   Chaque battement de notre cœur; chaque oscillation du balancier de l'horloge nous rapproche du moment   fixé par Dieu de toute éternité.

   Ce sera telle année, tel mois, tel jour, telle heure que Dieu seul connaît.

Incertitude du moment.

   Nous pouvons faire des conjecturés raisonnables, d'après notre âge, notre état de santé, notre genre de vie. Seulement, Nôtre-Seigneur nous a affirmé que c'était inutile:

" Veillez et priez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure ".

     Ceux qui ne l'attendent pas seront surpris; mais heureux celui qui vit dans l'attente de cette bienheureuse rencontre : " Heureux le serviteur que son Maître trouvera veillant! "

Proximité.

                    Quand bien même, nous vivrions cent ans, ce sera comme un songe rapide, comme un nuage qui passe.

     Un fait d'expérience: plus on avance en âge, plus le temps semble précipiter sa course.

Préparons notre mort nous-mêmes.

 

     Il n'est pas sage de compter sur les autres. Après quelques prières et quelques larmes plus ou moins sincères, bien vite, ce sera l'oubli.

     La vie continuera sans nous; le soleil brillera, chacun vaquera à ses affaires.

Heureux ceux qui se seront préparés, qui seront prêts.

Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés!

(Charles PEGUY)

Horreur de la mort.

      Cauchemar des incroyants, dont elle empoisonne la vie, elle reste terrible pour la plupart des chrétiens.

     Toutefois, elle apparaît à ceux qui vivent de la foi comme un terme heureux. Pour ces fidèles, l'horreur de la mort a été enlevée par Jésus-Christ. Il leur a mérité cette grâce par son agonie.

     Tous les chrétiens devraient envisager la mort avec joie, comme le voyageur qui contemple de loin le port vers lequel il se dirige.

     C'est la porte de l'éternité, la porte du ciel, pour les bons serviteurs de Dieu.

     C'est la réception de la récompense.

     C'est le paiement du salaire gagné dans cette journée de travail qu'est la vie terrestre.

     Ici-bas, nous sommes dans la nuit de la foi: nous ne voyons pas Dieu, ni le monde invisible auquel nous croyons. La mort sera la grande révélation, la grande rencontre où nous tomberons entre les bras, sur le Cœur de notre Père céleste.

    Pour le juste, c'est la fin de toute crainte, de toute tentation, de toute souffrance.

Mais quelle pitié d'entendre dire à la mort de quelqu'un dont il y a tout lieu de craindre la damnation:

« Il est bien heureux; il ne souffre plus! »

     Au contraire, la mort est le commencement de la souffrance éternelle pour un grand nombre, dit Notre-Seigneur.

Quand et comment nous préparer?

Tout de suite, car demain ne nous appartient pas.

Serons-nous vivants ce soir?

    Seul, l'instant présent est à nous. Le passé ne nous appartient plus. Et la minute qui vient nous trouvera-t-elle vivants?

N'attendons pas le dernier moment, car nous dit Jésus:

" Beaucoup chercheront à entrer (au ciel) et ne pourront pas. " (S. Luc, XIII, 24.)

    Bienheureux le serviteur que son Maître trouvera veillant!

    Si nous ne sommes pas prêts aujourd'hui, comment le serons-nous demain?

                 Quelle folie d'attendre la dernière maladie!

   Si une petite fièvre, un léger mal de tête nous empêchent de prier, comment pouvons-nous espérer prier et nous préparer au dernier moment, quand toutes nos forces seront parties?

   La meilleure préparation, c'est une bonne vie. On meurt comme on a vécu.

   Il y en a qui se convertissent au moment de la mort; mais ce sont en général des gens de bonne volonté, qui péchaient surtout par ignorance. Ce ne sont pas des âmes qui ont calculé, et remis leur conversion au dernier moment, afin de jouir des plaisirs défendus de ce monde.

 

Vivre saintement pour mourir saintement.

   Nous serons récompensés selon nos œuvres. Donc, préparons notre mort par la pratique des bonnes œuvres.

   Erreur lamentable des gens qui se rassurent en disant : " Je n'ai jamais fait de mal à personne ". Cela ne suffit pas; il faut faire du bien.

   Que ces gens écoutent leur condamnation de la bouche de Nôtre-Seigneur lui-même:

« Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations étant rassemblées devant lui, il séparera les uns d'avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d'avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche... S'adressant ensuite à ceux qui seront à sa gauche, il dira: Retirez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; nu, et vous ne m'avez pas vêtu; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. Alors eux aussi lui diront: Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim ou soif, ou être étranger, ou nu, ou malade ou en prison, et ne vous avons-nous pas assisté? Et il leur répondra: En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l’avez pas fait. Et ceux-ci s'en iront à l'éternel supplice, et les justes à la vie éternelle ». (S. Mat. XXV, 31)

   On voit par-là que les bonnes œuvres sont nécessaires au salut, et le même enseignement nous est donné par la parabole du mauvais riche, qui va en enfer pour n'avoir pas secouru le pauvre Lazare.

   Remarquons toutefois que ce qui compte aux yeux du Seigneur, dans nos bonnes œuvres, c'est la charité, l'amour que nous y mettons. S'il est important de secourir les corps, il est encore bien plus important de réchauffer les cœurs. Une aumône donnée comme on jette un os à un chien ne mérite rien pour le ciel. " Au soir de cette vie, nous dit S. Jean de la Croix, on vous interrogera sur l'amour. " Du reste, c'est l'enseignement des Saints Livres.

   Préparons-nous par des prières spéciales. Faisons attention à celle que nous adressons si souvent à la Sainte Vierge: Priez pour nous... à l'heure de notre mort.

   La mort sera particulièrement douce à ceux qui auront eu l'habitude d'assister les mourants et de prier pour eux.

   Chaque jour, il meurt environ deux cent mille personnes. Prions pour elles avec ferveur plusieurs fois par jour. Toutes ces âmes que nous aurons aidées, le sauront, dans la lumière de Dieu, et nous aideront quand notre tour sera venu.

   Prions spécialement la Sainte Vierge, S. Joseph, S. Michel, S. Benoît, protecteurs des mourants.

   Il y a aussi des grâces spéciales, au dernier moment, pour ceux qui méditent souvent sur la passion et la mort de Nôtre-Seigneur.

   Enfin, désirons voir Dieu. Que ce désir, qui est un acte d'amour parfait, aille en grandissant dans notre âme, et celle-ci sera, à la fin, comme un beau fruit mûr, qui se détachera et tombera pour ainsi dire tout seul dans la main du Seigneur.

   Méditons plutôt sur le ciel que sur la mort: c'est bien plus utile.

   Rappelons-nous, enfin, la parole de Nôtre-Seigneur: " En vérité en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. " (S. Jean, VIII, 51)

   C'est absolument vrai, non seulement en ce sens que les âmes fidèles ne connaîtront pas la vraie mort, qui est l'enfer; mais aussi parce que, pour les âmes saintes, l'horreur de la mort disparaît, au moins au dernier moment; elles ne la voient pas; elles semblent ne voir que Dieu et le ciel.

   Et quel réconfort dans ces paroles de Jésus à Marthe: " Je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. " (S. Jean, XI, 25).

Nous vous recommandons :

 https://www.youtube.com/watch?v=KaAPQXPk-M0

Après la mort, viendra le Jugement particulier, votre jugement, y avez-vous pensé aujourd’hui, y pensez-vous tous les jours ? Si vous n’y pensez pas tous les jours, vous risquez de ne pas y penser, lorsqu’elle se présentera devant vous.

Elogofioupiou.over-blog.com

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 07:28

     Mourir, c'est un mot fort simple : mais quel orateur, même doué de la plus prestigieuse éloquence, ne pourra jamais faire un parfait tableau de toutes les circonstances qui précèdent, accompagnent et suivent la mort ?

        La mort est une privation universelle : Une inévitable et éternelle séparation de tous les biens du corps, de tous les agréments de la nature, de toute richesse, de toute gloire, de toute dignité, de toute puissance: Séparation des parents, des époux, des proches, des enfants, des amis, des familiers, de tous les hommes en un mot, et séparation si complète qu'il n'est pas un de ceux à qui vous vous êtes attachée à plaire, pour qui vous vous êtes sacrifiée, qui voulût vous suivre, dans ces régions inconnues et mystérieuses qui s'étendent au-delà de la vie ! Voilà le terme de toute grandeur humaine.

      Un moribond s'écriait en gémissant : « Hélas ! Pourquoi ai-je tant travaillé pour les miens et si peu pour moi ! » Parole vraie, mais alors bien inutile.

     Vous êtes entrée en ce monde pauvre de tout bien ; et pauvre vous en sortirez. Fussiez-vous plus riche que Crésus, il ne vous sera pas donné d'emporter un grain de vos champs, une obole de vos trésors ! Votre corps lui-même, vous devrez l'abandonner à la terre, livide, défiguré, affreux à voir, d'ailleurs destiné à devenir la pâture des vers.

     « Qu'il repose en paix ! » voilà tout ce qu'on dira de vous et puis, peut-être ne sera-t-il jamais plus question de vous dans le monde. Que de fois la mémoire des morts s'évanouit avec le dernier tintement des cloches ! Mais dût-on parler beaucoup de vous après votre mort, en seriez-vous plus avancé.  

     Mourir, c'est aussi lutter pour le salut de son âme, dans une étroite arène, seule, faible et sans appui, baignée de sueur, ayant à tenir tête à la puissance des ténèbres, au démon, à un ennemi rusé et méchant.

     Épouvantable lutte ! Moment terrible, après lequel, le Maître suprême vous assignera à son tribunal pour vous juger avec une inflexible rigueur !

     Mourir ! C'est aller, sans guide, sans compagnon de voyage, vers une contrée lointaine, pour notre demeure éternelle, où l'on n'a égard qu'à la vertu et à la sainteté ; où toutes les choses périssables du monde sont de la fausse monnaie et hors de cours ; où l'âme doit entendre prononcer une sentence sans appel et recevoir une couronne éternelle ou une éternelle réprobation.

       O mort! Ô fatal instant qui embrasse la durée des siècles ! Ô moment suprême dont tous les moments de notre vie devraient être le but et la fin !  Moment d'où dépendent une éternelle félicité ou une éternelle amertume, un règne éternel ou une éternelle captivité, les supplices de l'enfer ou les ravissements du ciel ! Oh ! Oui, cet instant suprême devrait être sans cesse présent à notre souvenir, si nous avions un grain de sagesse et de véritable bon sens !

     Examinez-vous vous-même, avant de subir l'examen du Juge souverain, et corrigez sans retard ce qui vous inspirerait le plus de crainte s'il vous fallait mourir sur-le-champ.

     O Jésus crucifié, quelle démence de ma part que d'avoir poursuivi les biens périssables de la terre, parfois même au détriment de ce que je vous devais !

     Quelle impiété que d'avoir si souvent préféré, à votre amitié, qui pourra seule nous rassurer à l'heure de la mort, l'amitié des hommes qui seront alors dans l'impuissance de m'assister en rien !

     Je reviens à vous avec douleur et je vous dis avec une profonde humilité et un sincère   repentir : Jésus, ayez pitié de moi, ne m'abandonnez pas dans ce dernier combat dont l'issue décidera de mon bonheur ou de mon malheur éternel !

     Bonne réflexion et prions ensemble.

     https://www.youtube.com/watch?v=KaAPQXPk-M0

     Elogofioupiou.over-blog.com

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 10:02

     Cette affirmation correspond bien au raisonnement d’un faible d’esprit.

     Dire que, quand on est mort « on ne sait pas qu’on est mort », et que c’est pour les autres que c’est plus difficile.    C’est en partie vrai pour la dernière partie soulignée.

     Cependant, affirmer que, quand on est mort, on ne sait pas qu’on est mort, c’est vraiment être ignorent de la réalité.  

Voici mon raisonnement, pour ceux qui veulent bien réfléchir sur la vérité, réalité :

St-Paul nous dit: « On ne meurt qu’une seule fois. » (Héb, 9. 5) Donc la réincarnation est un mensonge du démon.

     Celui qui est mort, fait face à une réalité :

     Il faut savoir que la personne qui meurt se retrouve, en une fraction de seconde, devant une réalité qu’il ne pourra jamais nier. 

Il constatera donc, qu’il y a :

Un JUGEMENT après la vie,

Il y a le CIEL, ou l’ENFER…!

 

Chacun (doit) devra rendre des comptes à Celui qui nous a prêté la Vie.

 

     Comme il n’y a pas de vrai justice sur la terre, comment pouvez-vous penser que les êtres humains, qui sont supposé être intelligent, en soient arrivé à croire qu’ils ne valent pas plus que des singes.  Vous êtes bien libre de penser que vous descendez du singe, mais moi, je ne fais pas partie de cette lignée.  Par le baptême je suis devenu fils de Dieu et cohéritier du Ciel.

     Le non croyant apprendra trop tard, que pour aller en enfer, il n’est pas nécessaire d’y croire; mais pour lui, il sera trop tard hélas, pour y changer quoi que ce soit…

     Au contraire, pour aller au Ciel, il faut en plus d’y croire, il faut suivre scrupuleusement les DIX Commandements de Dieu.  Ces dix commandements qui résument bien les moyens et le chemin à suivre pour avoir droit à la récompense promise…

     Nous devons tous travailler pour cette victoire finale, cette couronne de gloire éternelle….

     Si vous travaillez seulement pour l’argent, ce crottin de Satan, vous courrez le grand risque d’être terriblement déçu en plus de souffrir éternellement. Ce sont les avertissement de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 08:39

     Vous savez tous déjà, c'est qu'éventuellement nous allons tous mourir. Comme nous ne savons pas, ni le jour, ni l’heure, le plus important consiste à se tenir prêt, pour ce jugement prévu par notre Créateur, au sortir de la vie actuelle.

     Mourir c'est le commencement de la vraie vie, c’est le jour de la paye, la récompense éternelle.

     Si nous voulons gagner le Ciel, nous devons donc y travailler. Il nous faut respecter intégralement les 10 commandements de Dieu.

     Ce virus est le petit, invisible comme l'est le démon. Avec la prière nous pouvons nous immuniser contre le démon, qui est mille fois plus dangereux, que le Con 19.

     Prier, c'est demander du secours à notre Père du Ciel, qui nous a enseigné à demander ce que nous voulons recevoir.

     Pour être en position de réclamer son aide, nous devons, commencer par nous humilier devant Lui, faire comme fit l'enfant prodigue : « Père, j’ai péché contre le Ciel et contre toi ; je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi seulement comme l’un de tes serviteurs. » (Luc. XV, 21)

Ceux qui sont confinés, devraient commencer à réfléchir sur leurs fins dernières.

Les fins dernières, c'est la mort, suivi du jugement particulier et le verdict à savoir le Ciel ou l’enfer.

Avec les systèmes d'éducations, sans référence à un Dieu créateur et père, il devient important, pour nous qui croyons, osions nous servir des moyens de communication actuel, pour essayer de faire réfléchir, les personnes qui nous sont chères, sur le pourquoi nous avons été créés.

Une suggestion de prière pour aujourd'hui

Mon Jésus, mon divin Sauveur ayez pitié de nous et faite en sorte que le monde des croyants voit dans cette épreuve, une occasion  de revenir au père, comme l'enfant prodigue a choisi le retour plutôt que la misère. Ainsi soit-il.

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 12:13

     Le Catéchisme est le plus important des livres à être mis entre les mains des enfants ; c'est celui que l'on doit apprendre par cœur avec le plus de soin ; mais, c'est malheureusement celui que les élèves comprennent le moins ; il n'est pas nécessaire de s'occuper longtemps de l'enseignement religieux dans une école primaire pour se convaincre de cette vérité.

     Il n'y a à cela rien de surprenant : le rôle de l'instituteur ou de l'institutrice se borne presque uniquement à faire apprendre le texte et à le faire réciter pour s'assurer qu'il est fixé dans la mémoire des enfants. Aucun devoir d'application ne vient, comme pour les autres matières du programme, prouver que l'enfant a compris ce qu'il a appris par cœur, et, en fait, le plus souvent, il n'a presque rien saisi du sens de ce qu'il récite.

     Quelque parfaite, en effet, que soit la rédaction du catéchisme, il contient toujours une foule de mots ou d'expressions dont les enfants ne comprennent pas le sens, parce que ces mots ou ces expressions ne sont pas employés ou ne le sont que très rarement dans le langage usuel.

     Si l'on considère de plus, la difficulté qu'il y a pour un enfant de huit à quatorze ans, à saisir et à s'assimiler les idées très abstraites et bien supérieures à la portée et à la culture de son intelligence, on ne sera, pas surpris de constater que dans ces jeunes mémoires le texte est souvent absolument indépendant du sens qu'il renferme.

     Ne serait-il pas opportun pour remédier à cet inconvénient, de faire pour le catéchisme, ce que l’on a fait pour les autres branches de l'enseignement: un livre du maître qui puisse servir de guide aux personnes chargées de faire étudier le catéchisme aux enfants, pour leur donner, en même temps que la leçon à apprendre, une explication littérale et sommaire des mots qu'ils ne comprennent pas.

     Ce serait rendre aux élèves l'étude du catéchisme plus facile et plus profitable et les enfants seraient ainsi mieux préparés à comprendre et à retenir les explications et les développements donnés par les pasteurs dans les catéchismes paroissiaux. C'est le but que je me suis proposé d'atteindre par ce petit livre.

     L'idée n'est pas nouvelle, elle a déjà été réalisée, en particulier par Monsieur l'abbé Gayrard dans l'explication du catéchisme de Paris. J'ai puisé très largement dans cet excellent ouvrage. A vrai dire, je n'ai guère fait autre chose que de l'adapter au texte du catéchisme des provinces de Québec, Montréal, Ottawa et Rimouski. J'y ai bien ajouté quelques explications spéciales, mais ce que j'ai emprunté au travail de Monsieur l'abbé Gayrard forme la plus notable et, sans aucun doute, la meilleure partie du présent ouvrage.

     Ce livre n'est pas un développement de la doctrine catholique ; d'autres en ont fait l'exposé détaillé et complet, et ils l'ont bien fait ; il ne faut donc chercher ici que l'explication nécessaire ou utile à l'intelligence du texte.

     Il est évident que ces explications, quelque élémentaires qu'elles soient, ne s'adressent pas indistinctement à tous les élèves : ce petit ouvrage n'est qu'un guide à l'usage de l'instituteur, à lui de choisir les explications qui conviennent le mieux à l'âge et à la culture intellectuelle de ses élèves ; à lui d'en modifier les termes pour les mettre à leur portée. Ce serait une erreur de chercher dans ce livre un travail tout fait, dispensant le maître de préparer lui-même la leçon ; la préparation personnelle du professeur sera toujours la meilleure et la plus efficace, mais je crois que tel qu'il est, ce petit livre peut rendre service.

     C'est dans cette pensée que je le présente aux instituteurs et aux institutrices des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa et Rimouski. Je serai très heureux, si j'ai le bonheur, de les avoir aidés un peu dans l'instruction chrétienne des chères âmes qui leur sont confiées.

E. LASFARGUES, prêtre S. V.

(REMARQUE SUR LE 1023e MILLE, Cette édition reproduit la lettre du Catéchisme des Provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa et Rimouski selon l'édition officielle publiée depuis 1924.) (1,023 x 1,000 = 1,023,000 exemplaires soit plus d'un million.

La quatrième question de ce catéchisme était : Pourquoi Dieu vous a-t-il créé ?

Dieu nous a créé pour le connaître, l’aimer et le servir en ce monde pour être heureux avec lui dans l’Éternité.

Profitons de l'épreuve actuelle, pour faire confiance en la Divine Providence, et mettons-nous à genoux et récitons la prière que Jésus nous a enseigné : Notre Père qui êtes aux cieux…  Et votre acte de Contrition.

Note de l’auteur du blog : Le catéchisme sert à guider ceux qui veut bien comprendre la Sainte Bible. 

Elogofioupiou.over-blog.com

 

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