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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 07:16

Le remplacement du Pape PAUL VI, par un sosie, ne s’est pas fait sans complicité et instantanément. On y travaillait depuis plusieurs années.

Au Consistoire du 17 juin 1977, le substitut à la secrétairerie d'État du Vatican, l'archevêque titulaire Mgr ( ?) Benelli, fut nommé cardinal. ? Ceux qui connaissent les circonstances et ses ambitions pour la curie, qui aboutirent finalement à ôter tout pouvoir au Pape Paul VI et à l'emprisonner brutalement, tiennent pour exclu que le Pape Paul VI ait pu nommer Benelli cardinal, lui qui est l'un des principaux responsables de ces événements.

Benelli a-t-il, par hasard, montré un repentir effectif, s’est-il réconcilié avec le Pape, a-t-il jamais promis de réparer l'injustice faite au Pape Paul VI depuis des années et le grave préjudice porté à l'Église ?

Il faudrait alors, tout d'abord, que la totale liberté d'action fut redonnée au Pape Paul VI. Sinon, on ne peut sans doute parler que d'une auto­nomination de Benelli en accord avec ses frères maçons cachés au Vatican, dans laquelle l'acteur agissant comme pape à s'acquitter du cérémonial protocolaire.

Était-ce donc le Pape Paul VI qui convoqua et dirigea le consistoire ? Était-ce le Pape Paul VI qui tint les discours, qui posa la barrette de cardinal sur la tête de Benelli et lui mit l'anneau au doigt ?

Les discours du pape à l'occasion du Consistoire sont publiés dans l'Osservatore Romano (édition hebdomadaire en langue allemande, 7ème année, N-26, du 1er juillet 1977).

Dans le discours pendant la partie secrète du Consistoire, ce qui frappe, ce sont surtout les attaques massives réitérées contre l'ancien archevêque Monseigneur Lefebvre. Jamais pendant tout son pontificat le Pape Paul VI n'avait attaqué et accusé ou compromis en public aucune personne, amie ou ennemie, et moins que quiconque un confrère dans l'épiscopat.

[(J.-B. A.) Comme un Mgr Ghika, il ne répondait pas à la violence par la violence. Son arme était la douceur. C'est ainsi qu'il avait converti des masses d'ouvriers communistes lorsqu'il était archevêque de Milan. Les biographies de Paul VI insistent sur son calme presque légendaire et sur sa grande maîtrise de lui-même. Il ne se mettait presque jamais en colère. Même lors de l'attentat à la bombe, il demeura serein, comme on le voit dans les archives de l’INA.]

Il ne le fit même pas quand une commission cardinalice établie par le pape exigea au nom du pape le retrait de nombreuses erreurs doctrinales du « catéchisme hollandais » et que le cardinal Alfrink déclara en public que le « catéchisme hollandais » ne serait modifié sur aucun point.  [(J.-B. A.) Impudente et vile effronterie. Voici les serviteurs dont disposait notre malheureux pape. ]

Et il ne le fit pas quand ce cardinal avec ses acolytes ruina presque entièrement une province ecclésiastique autrefois florissante par sa désobéissance et son entêtement en face du Pape et de l'Église.

La façon grossière de rabrouer en public les dissidents est en totale contradiction avec la façon délicate et pleine de tact du Pape Paul VI. Ce n'est qu'avec le pape-imposteur qu'elle s'introduisit dans la diplomatie vaticane.

Si cette allocution avait pour but d'éveiller l'impression que c'était le Pape Paul VI qui avait tenu ce discours, cette attaque contre Mgr Lefebvre fut une faute de régie manifeste.

Mais c'est surtout l'allocution dans la salle d'audience pendant la partie publique du Consistoire, le 27 juin 1977, que le Pape Paul VI n'aurait jamais pu tenir. Il ne s'agit dans cette allocution que d'un « seul thème, qui semble être fondamental et spécifique pour cette solennité » : la fidélité. « C'est précisément celui-ci » était-il dit dans l'allocution, « que nous avons voulu souligner cette année par l'annonce d'un Consistoire ».

Les nouveaux cardinaux, cela fut souligné, « se distinguent tous, justement, de façon tout spéciale, par cette vertu : la fidélité absolue. Celle-ci a été vécue par eux... dans un don sans réserve au Christ, à l'Église, au Pape, avec persévérance, inébranlablement et sans faux égards. En remplissant ces difficiles missions, ceux que nous appelons à partir d'aujourd'hui nos fils bien-aimés, ont donné à l'Église tout entière un incomparable témoignage de fidélité. Nous sommes heureux de pouvoir témoigner ici, ouvertement, de cette fidélité : surtout de la vôtre, Cardinal Benelli, qui nous avez été si proche depuis longtemps déjà, en particulier dans les dix dernières années, pendant lesquelles en tant que substitut de la secrétairerie d'état, vous avez mis à exécution toujours consciencieusement nos directives et décisions... ».

Pour saisir toute l'ampleur de l'hypocrisie qui est contenue dans ces termes, il faut avoir quelques faits sous les yeux :

Avec la réforme de la curie (1967), la secrétairerie d'état vint se placer à la tête de toutes les organisations du Saint-Siège. Toutes les relations du pape avec les différentes congrégations vaticanes et les offices de la curie, avec l'épiscopat mondial, avec les représentants du Saint-Siège dans les différents pays, avec les gouvernements, les organisations et les individus passèrent désormais par la secrétairerie d'état, par le secrétaire d'état, le Cardinal Villot et ses deux collaborateurs les plus étroits, le substitut a la secrétairerie d'état, l'archevêque titulaire  Giovanni Benelli (l'archevêque-titulaire Giuseppe Caprio depuis la nomination de Mgr Benelli au cardinalat et comme archevêque de Florence), et le secrétaire du « Conseil pour les affaires publiques de l'Église », l'archevêque-titulaire Monseigneur Agostino Casaroli dont la charge consiste dans l'entretien des relations avec les gouvernements étrangers.

Or, si depuis la réforme de la curie, les contradictions entre les déclarations orales -du Pape Paul VI dans les audiences générales et les autres allocutions officielles d'une part, et les ordonnances écrites du pape d'autre part devinrent de plus en plus grandes et frappantes, la source de ces contradictions ne pouvait se trouver qu'ici, dans la secrétairerie d'état, chez Villot —Benelli —Casaroli.

Nous nous souvenons de ce que la Sainte Vierge a dit à Bayside à ce sujet, le 27 septembre 1975 : «Antonio Casaroli, tu te condamnes toi-même à l'Enfer : Giovanni Benelli, quel chemin as-tu pris ? Tu es sur le chemin de l'Enfer et de la damnation. Villot, conducteur du mal, éloigne-toi de ces traîtres ; tu n'es pas inconnu du Père Éternel ; tu pactises avec la synagogue de Satan, la loge maçonnique! Crois-tu qu'il ne te faudra pas payer pour la destruction des âmes dans la maison de mon Fils ?... ».

« Le plan diabolique de Satan est d'orienter la haine du monde vers le Vicaire, le pape Paul VI, à Rome. Le plan de Satan est d'amasser sur ses épaules toutes les erreurs et tous les méfaits. Mais ceux à qui il a fait confiance, l'ont trompé, ont entièrement mis la main sur sa mission. Il y a actuellement, en langage figuré, trois papes à Rome, sans compter Paul VI. Trois hommes qui sont dirigés par Satan. Actuellement, vous ne pouvez rien accepter de ce qui vient de Rome, car ces bulles pontificales ne viennent pas du Pape Paul VI, et ces directives ne sont pas écrites de la plume du Pape Paul VI. Elles sont écrites de la plume de Benelli et de Villot...

Il me faut maintenant faire savoir que ces changements qui ont produit de mauvais fruits, ne vous ont pas été donnés par le Saint-Esprit et par votre Vicaire le Pape Paul VI. C'est le filet jeté par Satan. Actuellement, beaucoup sont des marionnettes. Les ficelles sont tirées par Benelli, Villot, Casaroli et leurs partisans. »

Le 2 octobre 1975 : «Je vous ai avertis qu'il y a maintenant trois papes dans la ville de Rome. Je le répète, ils ont mis en place un imposteur, car ils ont renversé le Pape Paul VI, votre véritable père. C'est l'imposture du siècle ! ... Il faut que l'imposture soit dévoilée à l'humanité. C'est la seule façon d'empêcher que le trône de Pierre ne capitule et ne tombe entièrement aux mains des puissances de l'Antéchrist 666... »

Le 5 juin 1976 : «Le Saint-Père, le Pape Paul VI, souffre beaucoup, mes enfants. Ceux auxquels il a fait confiance se sont tournés contre lui, ont mangé à sa table, ont joui de sa confiance pour le tromper ensuite ! Oh ! Mes enfants, vous n'écoutez pas. Vous suivez vos voies, le coeur endurci, et vous avez fermé vos oreilles à mes avertissements ! »

Le 21 août 1976 : « Votre Saint-Père, le Pape Paul VI, porte sa croix avec une grande dignité. Sa force s'épuise, il a accepté la vie de martyr. Priez pour lui, mes enfants, il y a beaucoup de traîtres autour de lui. Il n'y en a que très peu qui sont restés fidèles. »

Le 7 septembre 1976 : « Ne disloquez pas l'Église de mon Fils ! Ne vous séparez pas du Saint-Père ! Restez pour le protéger, car il y a beaucoup d'ennemis autour de lui. Vos mass-médias, mes enfants, sont dirigés, de même que les autres moyens de communication. Il faut que vous soyez très prudents dans ce que vous lisez actuellement, car on vous trompe souvent ! Bien des choses qu'on prétend venir du Saint-Père, ne viennent pas de lui, mais de ceux qui l'entourent et qui sont actuellement complètement au pouvoir. »

Voilà donc les faits au sujet de la « fidélité » de Benelli ! Il ne se peut pas que le Pape Paul VI ait jamais tenu ces allocutions ! Ces louanges pour sa nomination au cardinalat, c'est Benelli lui-même qui les a écrites ! Car l'acteur qui paraît en tant que pape n'est qu'un instrument de la troïka Villot —Benelli —Casaroli. Les discours qu'il a à lire sont écrits à la secrétairerie d'état, sous la rédaction de Benelli et de Villot.

Si déjà les discours permettent de voir que le Consistoire du 17 juin 1977 n'était pas sous la, direction du Pape Paul VI, ce fait est nettement éclairci par les photos des cérémonies de la nomination au cardinalat, qui sont parues dans l’Osservatore Romano et beaucoup d'autres journaux et revues.               (À suivre)

Inspiré de : L’IMPOSTURE DU SIÈCLE…        Pages 73-77 http://www.lasurviedupapepaulvi.com/2014/06/l-imposture-du-siecle-theodor-kolberg.html

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 18:03

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 09:01

La Double Fête, la plus Grande victoire… aurait pu être le 25 mars 2016.  Car le 25 mars, c’est la fête de l’Annonciation, la plus belle journée de Marie.  Cet article est un rappel déjà publié...

Le 25 mars, c’est aussi, la fête de la mort du MESSIE, pourquoi ne dirait-on pas du martyr de N.S.-J.C. ? Cette journée fut sans doute la plus éprouvante pour Marie, la mère de notre Sauveur.

Je souhaite que se soit aussi la fête du retour d’exil du vrai pape… et le grand réveil de l’Église !

Réfléchissons ensemble sur ces trois éléments qui ont un lien très important :

L’Annonciation, c’est la victoire de Marie, fille d’Anne et de Joachin. Anne n’était plus en âge de procréer. Il y a eu dans la conception de la petite Marie probablement comme pour Jésus l’intervention Divine. C’est une victoire de Dieu sur Satan.

C’est le mystère de l’Incarnation, le Fils devient l’homme-Dieu, pour nous donner la chance de Lui montrer que nous désirons vivre selon ses lois et ainsi partager la récompense qu’Il a promis a ceux qui lui seront fidèle jusqu'à la fin de notre vie terrestre.

La Vierge Marie est la personne qui doit remplacer ÈVE, qui a dit oui au démon. Marie fut épargnée du péché originel, afin de permettre la venue du Fils de Dieu. Elle a accepté de devenir la Mère de Dieu, en disant OUI à l’Archange Gabriel, le messager de Dieu.

La mort de Jésus sur la croix, c’est le sacrifice du Fils de Dieu à son Père, pour payer la dette des hommes à Dieu pour leurs péchés.

Marie, qui est Co-rédemptrice est au pied de la croix et elle suit son Fils, dans ce sacrifice.

Le premier à en profiter c’est le bon Larron…..

Tous les hommes pourraient profiter de ces mérites infinis, s’ils sont assez humbles pour reconnaître qu’ils sont des pécheurs… et regretter leurs péchés mortels.

Cette double fête du 25 mars, n’est arrivée que 14 fois depuis 1583, date de la Réforme grégorienne du calendrier.

Voici les années ou ces deux fêtes ont eu lieu. Il faut que le dimanche de Pâque tombe le 27 mars :1622-33-44-1701-12-85-96-1842-53-64-1910-21-32-2005 et 2016. Cette double fête ne devrait se reproduire qu’en 2157.

Cette année 2016 est tout-a-faite spéciale, car c’est en 1975 que le Pape Paul VI a été remplacé par un faux pape, c'est-à-dire par un sosie. Ce sosie a joué son rôle jusqu’en 1978. Voir a ce sujet : L’Imposture du Siècle. Théodor Kolberg. https://www.google.ca/search?q=Imposture+du+si%C3%A8cle&ie=utf-8&oe=utf-8&channel=rcs&gws_rd=cr,ssl&ei=CmN1VpXXDsKoe6m5kpAE

Cela aurait été formidable si le 25 mars, nous avions enfin voir nous les Catholiques de traditions, comprendre les jeux de coulisses des ennemis de la véritable Église et se placer derrière PAUL VI, pour affronter l’antéchrist.

Ce souhait, n’est pas une prédiction, c’est plutôt une prière à la Sainte Vierge Marie et a tous les martyrs.

«Sainte Mère de Dieu intercédez pour notre Saint Père Paul VI, pour votre Sainte Église et pour nous pécheurs. Hâtez le retour de SS PAUL VI, nous vous en conjurons

Les événements qui ont été prédits par la Ste-Vierge Marie : ROME perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist

Sans risque de se tromper, on peut dire que Rome a bel et bien perdu la foi depuis 1975-8, surtout lorsque l’on voit le supposé (pape ?) François fréquenter les héritiers de Luther, cet excommunié… fils du diable.

Que dire des autres faux papes J.P. 2 et Ben 16 ?

Après le retour de SS PAUL VI, suivra l’Avertissement de la Vierge Marie, le Grand Miracle, la 3ième Guerre et l’Antéchrist-personne. Attachez vos tuques et apprenez a bien faire votre signe croix, c’est le minimum…

Nous allons y revenir bientôt… Bonne réflexion et UDP

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 11:26

L'ENFER

 

« Retirez-vous de moi, maudits,

allez au feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges...

Et ceux-ci s'en iront à l'éternel supplice. »

(S. Mat., XXV, 41-46)

 

Qu'est-ce que l'enfer ?

Le Catéchisme nous répond:

C'est un lieu de supplice, où ceux qui sont morts en état de péché mortel

sont prives de la vue de Dieu pour toujours,

et souffrent des tourments épouvantables et éternels.

 

C'est l'accumulation de tous les maux, de même que le ciel est la possession de tous les biens.

 

C'est un dogme de foi. Par conséquent, on ne peut le nier sans péché mortel.

L'enfer est une des choses dont Notre-Seigneur parle Je plus dans l'Évangile. Il y revient continuellement et avec la plus grande énergie. Tout son effort est tendu vers ce but: nous arracher à l'enfer, Il nous dit comment nous pouvons l'éviter, et nous montre que cela dépend pratiquement de nous. Nous n'avons qu'à prendre les moyens qui nous sont indiqués.

 

Ce qui est de foi au sujet de l'enfer:

a) il existe,

b) il est éternel.

c) les damnés y souffrent éternellement,

d) le feu de l'enfer est un feu réel (bien qu'on ignore sa nature).

 

 La Sacrée Pénitencerie, par un décret du 30 avril 1890, défend de donner l'absolution à tout pénitent qui s'obstinerait à affirmer que les feux de l'enfer ne sont qu'une comparaison pour désigner les peines intenses des démons et cis damnés.

 

La raison elle-même exige l'éternité de l'enfer.

 

a)       Le ciel est un héritage qui nous est offert et que nous pouvons refuser. Or, quand on refuse un héritage, c'est pour toujours.

On peut refuser de deux manières: soit directement, soit en refusant d'accomplir les conditions posées. Pratiquement, cela revient au même.

 

b)       Les damnés sont fixés dans le mal et dans l'aversion de Dieu au moment de leur mort, comme les élus sont fixés dans le bien et l'amour de Dieu. Tous les enseignements de Jésus sur les fins dernières nous montrent qu'après la mort, il n'est plus temps de se repentir.

Les démons, comme les damnés, sont donc ennemis de Dieu à jamais. S'ils pouvaient un jour sortir de l'enfer, ils braveraient Dieu et triompheraient de lui, ce qui est inadmissible.

 

Peine de la privation de Dieu.

 

C'est la principale peine de l'enfer. Elle consiste dans la séparation d'avec Dieu. Pour la comprendre un peu, il faut se souvenir que nous sommes créés pour connaître Dieu et l'aimer, et uniquement pour cela. Étant créés pour cela, nous ne pouvons trouver de bonheur qu'en cela.

 

S'il nous semble, sur la terre, que l'homme peut très bien se passer de Dieu, c'est que les choses d'ici-bas, pouvant nous procurer un bonheur passager, nous font illusion, nous occupent, et peuvent même nous empêcher totalement de souffrir de l'absence de Dieu. C'est précisément là l'immense malheur des riches et de ceux que l'on appelle les « heureux de ce monde ».

 

La tendance foncière de l'homme vers la possession de Dieu peut s'assouvir, d'une certaine façon dans le plaisir, dans l'amour humain, la possession de l'argent ou du pouvoir, la satisfaction des passions.

 

Comme ces millions de pauvres gens qui trompent leur faim avec des pommes de terre ou d'autres aliments qui les rassasient sans les nourrir !

 

Ainsi, l'homme peut tromper, avec des choses créées qui sont, en réalité, autant d'idoles, sa faim de Dieu.

 

Mais après la mort, plus rien pour tromper cette faim, si l'on est en enfer.

Entre l'homme, dépouillé de tout, seul avec cette tendance de tout son être vers le seul Bonheur, entre l'homme, dis-je, et son Dieu, ce sera comme un mur d'airain, à jamais infranchissable. Ce Dieu dont le désir le dévore, il ne le verra jamais. Cette absence, cet exil, cette séparation, dureront toujours.

 

Malheur éternel pour l'intelligence.

 

Faite pour être comblée par la connaissance de Dieu et de toutes choses, elle sera plongée dans une éternelle ignorance.

 

Elle connaîtra néanmoins tout ce qui peut l'affliger.

 

Elle connaîtra Dieu comme le Souverain Bien qu'elle a perdu pour toujours, comme son bonheur dont elle n'aura pas voulu, comme la Beauté infinie qu'elle ne verra jamais, l'Amour infini dont elle s'est détournée, la Miséricorde qu'elle a repoussée, la Justice infinie qui ne fléchira jamais.

 

Elle comprendra tout ce qu'elle a perdu, et tout ce qu'elle aura à souffrir éternellement.

Malheur éternel pour la volonté.

Rien ne pourra plus la distraire de sa tendance foncière vers Dieu: et comme tout amour déçu se change en haine, elle aura pour Dieu la haine la plus furieuse, la plus totale, mais aussi la plus impuissante, éternellement.

 

Malheur éternel pour la mémoire.

 

C'est probablement là ce que Notre-Seigneur appelle « le ver qui ne meurt point » et qui dévore les damnés.

 

L'âme verra toutes ses fautes, dans toute leur laideur, et tout ce qui peut la faire souffrir.

 

Elle se rappellera toutes les miséricordes divines, toutes les grâces, toutes les bontés de Dieu.

 

Elle verra que le Seigneur l'a poursuivie avec la plus attentive tendresse, et qu'elle l'a repoussé librement.

 

Malheur éternel pour la sensibilité.

 

Elle n'aura pour aliment que la souffrance et l'horreur, et sera punie par où elle a péché.

Malheur éternel pour le corps.

 

Ressuscité à la fin du monde, avec ses infirmités et ses difformités, il sera tourmenté par le feu. Il ne s'agit évidemment pas d'un feu semblable à celui que nous connaissons, d'un feu qui peut s'éteindre et qui a besoin de combustible. Notre-Seigneur l'appelle « le feu qui ne s'éteint pas ».

 

Les appétits corporels des damnés seront déchaînés, mais désormais impossibles à assouvir.

 

Rien que la haine, la souffrance et le désespoir, au milieu des damnés et des démons, et cela pour toujours.

 

C'est la parole de Dieu, il est la Vérité même; il ne peut ni tromper ni nous tromper. Sa parole demeure éternellement et s'accomplira, Jésus nous l'affirme, à la lettre.

Se damne qui veut.

Mais qui veut se damner ?

Ceux qui ne prennent pas les moyens pour se sauver.

 

Quels moyen ?

 

Ceux que Notre-Seigneur nous indique clairement dans l'Évangile. Nous les avons vus dans le chapitre du ciel.

 

Mais encore, qui se damne ?

 

 Parcourons l'Évangile, infaillible parole de Dieu.

 

Comme nous l'avons vu au chapitre de la mort, seront damnés ceux qui ne donnent pas à manger et à boire à leur prochain dans le besoin, ne recueillent pas les étrangers, ne vêtent pas ceux qui sont nus, ne visitent pas les malades et les prisonniers. (S. Mat., XXV, 31-46).

 

Seront damnés ceux qui mènent joyeuse vie pendant que les pauvres meurent de misère, comme on le voit par la parabole du mauvais riche. (S. Luc, XVI, 19-23).

 

Remarquons dans cette parabole la réponse d'Abraham au mauvais riche qui brûlait en enfer; « Mon fils, souviens-toi que tu as reçu des biens pendant ta vie, et Lazare des maux. »

 

Parole terrible, qui devrait épouvanter ceux que l'an appelle « les heureux de ce monde ». Les Pères et les Docteurs de l'Église sont unanimes pour affirmer qu'une vie de plaisir est d'ordinaire un signe de damnation.

 

Du reste, il serait difficile d'aller plus loin

dans cette affirmation que l'apôtre S. Jacques:

 

 « A vous, maintenant, riches ! Pleurez, éclatez en sanglots à la vue des misères qui vont fondre sur vous. Vos richesses sont pourries et vos vêtements sont mangés des vers. Votre or et votre argent se sont rouillés, et leur rouille rendra témoignage contre vous, et comme un feu dévorera vos chairs. Vous avez thésaurisé dans les derniers jours ! Voici qu'il crie contre vous, le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu sur la terre dans les délices et les festins; vous avez été comme la victime qui se repaît le jour où l'on doit l'égorger. » (Épitre V, 1-5l.

 

Par ces paroles: Votre or et votre argent se sont rouillés, et leur rouille rendra témoignage contre vous, l'apôtre S. Jacques veut signifier l'accumulation, l'entassement inutile de l'argent, qu'il eût fallu faire circuler, employer à de bonnes œuvres.

Voici maintenant pour les impurs, qui remplissent la terre et vont prétendant qu'ils ne font de mal à personne, et que Dieu « ne fait pas attention à ces choses-là ».

 

Voici ce que leur dit l'apôtre S. Pierre :

 

« Le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux, et réserver les méchants pour être punis au jour du jugement, mais surtout ceux qui s'abandonnent aux impures convoitises de la chair., semblables à des animaux stupides destinés par leur nature à être pris et à périr, ils se répandent en injures contre ce qu'ils ignorent, et ils périront aussi par leur propre corruption; ce sera le salaire de leur iniquité. Leur félicité est de passer chaque jour dans les délices; ils ne sont que tache et que honte, ils se font un plaisir de vous tromper, en faisant bonne chère avec vous. Ils ont les yeux pleins de la femme adultère, insatiables de péché, ils prennent à leurs amorces les âmes inconstantes; ils ont le cœur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction. Ils ont quitté le droit chemin, et se sont égarés en suivant la voie de Balaam, fils de Bosor, qui aima le salaire de l'iniquité ... Car si ceux qui, par la connaissance de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, s'étaient retirés de la corruption du monde, se laissent vaincre en s'y engageant de nouveau, leur dernier état devient pire que le premier. En effet, mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de retourner en arrière, après l'avoir connue, en abandonnant la loi sainte qui leur avait été enseignée. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe avec beaucoup de vérité: « Le chien est retourné à son propre vomissement » et: « La truie lavée s'est vautrée dans le bourbier. » (II S. Pierre, II, 9-22).

 

Seront damnés ceux qui n'aiment pas leur prochain:

 

« Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque ha it son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui. » (S. Jean, III, 14-15).

 

Dans l'Apocalypse, le même apôtre énumère différentes sortes de péchés qui conduisent en enfer:

 

« Pour les lâches, les incrédules, les abominables les meurtriers, les impudiques, les magiciens, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l'étang ardent de soufre et de feu: c'est la seconde mort. » (Apoc., XXI, 8).

 

Et un peu plus loin, après avoir parlé des splendeurs du ciel et rapporté les paroles de l'ange qui l'instruit, il ajoute: « Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s'y adonne ». (Apoc., XXII; 15).

 

L'apôtre S. Paul dit aussi: « Les affections de la chair, c'est la mort... Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ». Et il parle ici de la damnation.

 

Seront damnés ceux qui repoussent la parole de Dieu, car Notre-Seigneur dit à ses apôtres: « Si l'on refuse de vous recevoir et d'écouter votre parole, sortez de cette maison ou de cette ville en secouant la poussière de vos pieds. Je voie dis, en vérité, il y aura moins de rigueur, au jour du jugement, pour la terre de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville. » (S. Mat., X, 14-15).

 

On peut ajouter ici les malédictions de Notre-Seigneur rapportées par S. Luc (VI, 24-25).

 

« Malheur à vous, riches, car vous avez eu votre consolation!

 

« Malheur à vous, qui êtes rassasiés, car vous aurez faim !

 

« Malheur à vous, qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes. »

 

Seront damnés aussi probablement, les hypocrites, car Notre-Seigneur les a en horreur et leur réserve ses plus terribles malédictions.

 

De même que, dans le Sermon sur la Montagne, il nous apprend à tout faire pour Dieu seul, de même, dans ses invectives aux hypocrites, il maudit ceux qui font toutes leurs actions pour être vus des hommes, qui recherchent les honneurs et les premières places, qui font semblant de prier, semblant d'être meilleurs Que les autres, et font consister la sainteté dans des pratiques de leur invention. (S. Mat., XXIII, 1-36).

 

Dans ces lignes sur l'enfer, plusieurs textes sont particulièrement menaçants pour les riches. Leur salut est certainement très difficile. Notre-Seigneur lui-même le dit: « Je vous le dis en vérité, difficilement un riche entrera dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore une fois, il est plus aisé qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille, qu'il ne l'est à un riche d'entrer dans le royaume des cieux. » (S. Mat., XIX, 23-24).

 

Certains commentateurs ont trouvé d'ingénieuses explications peur affaiblir cette parole; mais ce sont des gens qui se moquent de leurs lecteurs. Ce sont eux que Notre-Seigneur appelle « aveugles, conducteurs d'aveugles ».

 

Mais s'il faut garder à la parole de Dieu toute sa force, il ne faut pas néanmoins y voir, pour les riches, une impossibilité de salut qui n'existe pas et qui est démentie par les faits.

 

Dans l'Évangile même, nous voyons de bons riches: Zachée, Joseph d'Arimathie, les saintes femmes qui suivaient Notre-Seigneur et l'assistaient de leurs biens.

 

Par la suite, bon nombre de riches ont été canonisés.

 

Il reste néanmoins que la pensée de l'enfer, redoutable et utile à tous, est particulièrement nécessaire aux riches et à ceux qui détiennent l'autorité. S. Benoît, dans sa Règle, ne donne pas d'autre contrepoids à l'autorité de l'Abbé, que cette pensée.

 

Le même Saint veut aussi que ses moines aient peur de l'enfer. Et combien il a raison ! L'expérience montre que dans certaines tentations, cette peur est la dernière planche de salut. On sait qu'elle fut son influence décisive dans la vie religieuse de sainte Thérèse d'Avila.

 

De plus en plus aujourd'hui, on rencontre des imbéciles qui vous disent avec un sourire niais: L'enfer ! Personne n'en est jamais revenu pour nous dire s'il existait.

 

Que répondre ?

 

Rien: la meilleure réponse aux niaiseries, c'est le silence.

 

Ces fous, dont le nombre est infini, nous dit la Sainte Écriture, se damneront ou se sauveront comme les autres. Il leur sera demandé, comme à tous, de soumettre leur intelligence à la parole de Dieu, d'admettre, sans les comprendre, toutes les affirmations divines, l'objet de la foi étant précisément tout ce qu'il y a d'obscur et d'incompréhensible dans ces enseignements de Dieu aux hommes.

 

Du reste la parole de Jésus est formelle et vigoureuse: « Celui qui ne croira pas sera condamné ». (S. Marc, XVI, 16).

 

Nota. — On consultera avec profit le « Dictionnaire Apologétique de la foi catholique », au mot ENFER.

 

 

LE JUGEMENT DERNIER

 

Il viendra avec gloire.

Juger les vivants et les morts. (Credo)

 

Le jugement particulier s'accomplit entre l'âme et Dieu; mais cela ne suffit pas: il faut que tous les jugements particuliers soient manifestés au grand jour, devant tous les hommes, afin que la justice de Dieu et sa miséricorde éclatent à tous les yeux.

 

Notre-Seigneur nous dit dans l'Évangile: Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu. (S. Mat., X, 26).

 

D'autre part, il faut que les corps ressuscitent pour prendre part à la récompense ou à la peine des âmes, comme ils ont pris part à leurs bonnes et à leurs mauvaises actions. Du reste, l'homme n'est pas complet sans son corps, et par suite, ni son bonheur ni son malheur ne peuvent être complets sans la résurrection des corps.

 

Les difficultés que l'on soulève contre ce dogme ne sont pas sérieuses. Il est évident que la résurrection sera un miracle de la puissance divine, mais ce miracle n'offre pour Dieu aucune difficulté. Quand même des millions de corps auraient été réduits en cendre et dispersés à tous les vents, la toute-puissance de Dieu n'aura aucune difficulté à les reconstituer en un clin d'œil.

 

Au fond, c'est le même miracle, en plus petit, qui se produit, lorsqu’à Lourdes, les chairs d'un visage rongé par le cancer se reconstituent instantanément.

Jésus viendra lui-même. Il nous le dit solennellement: « Lorsque le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, il s'assiéra sur le trône de sa gloire, et toutes les nations étant rassemblées devant lui, il séparera les uns d'avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d'avec les boucs... (S. Mat., XXV, 31-32).

 

S. Luc mentionne la nuée:

 

Alors on verra le Fils de l'homme venant dans une nuée avec une grande puissance et une grande gloire. (S. Luc, XXI, 27).

 

C'est également ce que les anges annoncent aux apôtres lorsque ceux-ci, le jour de l'Ascension, regardent leur Maître disparaître dans un nuage:

 

« Ce Jésus qui, du milieu de vous, a été enlevé au ciel, en viendra de la même manière que vous l'avez vu monter. » (Act. I, 11).

 

Notre-Seigneur prédit aussi sa venue à la fin du monde, lorsque le grand prêtre l'interroge: « Vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » (S. Mat., XXVI, 64).

 

Cette venue de Notre-Seigneur sera accompagnée de la résurrection des morts:

 

« L'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront la voix du Fils de l'homme. Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation. » (S. Jean, V, 28-29).

 

S. Paul ajoute des détails intéressants: « Au signal donné, à la voix de l'archange, au son de la trompette divine. le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d'abord. Puis, nous, qui vivons, qui sommes restés, nous serons emportés avec eux sur les nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs et ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (I Cor. IV, 16-17).

 

S. Thomas d'Aquin dit que cette trompette sera simplement la voix du Christ, la voix de l'Homme-Dieu qui a, par conséquent, la puissance de se faire entendre de tous les morts et d'opérer ce qu'elle commande. C'est la voix de Celui devant qui tous doivent comparaître.

Les corps des morts seront retournés aux éléments; mais les éléments entendent la voix du Christ (tempête apaisée, etc.)

 

Les ministres du jugement dernier seront les anges: « Le Fils de Dieu enverra ses anges, et ils enlèveront de son royaume tous les scandales, et ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise ardente: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (S. Mat., XIII, 41-42).

 

Qui jugera avec le Christ ?

 

Tous jugeront en ce sens que tous pourront comparer les bons et les méchants. « Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération, et la condamneront, parce qu'ils ont fait pénitence, à la prédication de Jonas: et il y a ici plus que Jonas. » (S. Luc, XI, 32)

 

Tous les élus jugeront en ce sens qu'ils consentiront et applaudiront aux jugements de Dieu: « Ils jugeront les nations et domineront sur les peuples. » (Sagesse, III, 8).

 

Comme assesseurs du Juge principal, les parfaits seuls jugeront. (S. XIX, 28).

 

Ils seront aussi des modèles parfaits d'après lesquels les autres seront examinés par comparaison. Ils seront comme des miroirs dans lesquels les autres liront leur sentence. (Richard de St-Victor).

 

Signes qui, vraisemblablement, précèderont la fin du monde, d'après les Saintes Écritures.

 

a)       Prédication de l'Évangile dans le monde entier. Mais il n'est pas dit que la fin du monde viendra tout de suite après. Il n'est pas dit non plus dans quelle mesure l'Évangile doit être prêché.

 

b)       Conversion des Juifs en masse (Rom. XI). Ce sera un miracle de la grâce divine, et par conséquent quelque chose de subit. Du reste, il n'est pas dit que les Juifs se convertiront absolument tous.

 

c)       Apostasie universelle.

« Que personne ne vous égare d'aucune manière (au sujet de la fin du monde) car auparavant viendra l'apostasie. » (II, Thes., II, 3).

 

« Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (S. Luc, XVIII, 8).

 

« Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine; mais ils se donneront une foule de docteurs, suivant leurs convoitises et avides de ce qui peut chatouiller leurs oreilles, ils les fermeront à la vérité pour les ouvrir à des fables. » (II Tim., IV, 3).

 

d)      L'Antéchrist sera ouvertement manifesté.

« Que personne ne vous égare d'aucune manière; car auparavant viendra l'apostasie, et se manifestera l'homme de péché, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève contre tout ce qui est appelé Dieu. (II Thes., II, 3-4).

 

 « Et alors se découvrira l'impie, que le Seigneur Jésus exterminera par le souffle de sa bouche, et anéantira par l'éclat de son avènement. Dans son apparition, cet impie sera, par la puissance de Satan, accompagné de toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, avec toutes les séductions de l'iniquité, pour ceux qui se perdent, parce qu'ils n'ont pas ouvert leur cœur à l'amour de la vérité qui les eût sauvés. » (II, Thes. II, 8-10).

 

Cet antéchrist, dont l'Apocalypse parle aussi en termes symboliques, sera soit un homme (une espèce d'Hitler ou de Staline), soit une puissance politique, ou une collectivité; en un mot, une puissance ennemie du Christ

 

e)    Obscurcissement du soleil, de la lune et des étoiles, et, sur la terre, l'angoisse des nations. (S. Mat., XXIV, S. Marc, XIII, S. Luc, XXI).

 

f)      Le monde brûlera et sera renouvelé.

 

Cela résulte de l'ensemble des prophéties divines, dont la plus claire est celle de S. Pierre:

 

« Cependant, le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre sera consumée avec les ouvrages qu'elle renferme.

 

« Puis donc que toutes ces choses sont destinées à se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, attendant et hâtant l'avènement du jour de Dieu, auquel les cieux enflammés se dissoudront, et les éléments embrasés se fondront ? »

(II S. Pierre, III, 10-12).

 

g)     Le Christ, précédé du signe de la Croix, viendra au bruit des trompettes; les morts ressusciteront, les bons seront séparés des mauvais.

 

Enfin, ce sera le jugement, la sentence, et la rétribution.

 

Il est impossible (et défendu par le Concile de Latran, session l1e) de prédire le temps PRECIS de la fin du monde, ou de l'Antéchrist ou des maux d'avant la fin, mais on peut les prévoir approximativement.

 

Tous les signes énumérés ci-dessus sont précisément donnés aux fidèles pour cela. « Lorsque vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche. (S. Mat., XXI. 33).

 

Les amis de Dieu seront suffisamment prévenus et préparés: les autres ne le seront pas. Ils se moqueront même des prophètes, disant: « Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, tout continue à subsister comme depuis le commencement de la création. » (II S. Pierre, III, 4).

 

Notre-Seigneur lui-même dit qu'ils seront surpris: « Tels furent les jours de Noé, tel sera l'avènement du Fils de l'homme. Car dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs filles, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche; et ils ne surent rien, jusqu'à ce que le déluge survînt, qui les emporta tous; ainsi en sera-t-il à l'avènement du Fils de l'homme. » (S.-Mat., XXIV, 37-38).

 

Non seulement l'ensemble des hommes n'attendra pas la fin du monde, mais ils la croiront bien éloignée quand elle se produira: « Le jour du Seigneur vient comme un voleur pendant la nuit. Quand les hommes diront: Paix et sécurité ! »

 

« C'est alors qu'une ruine soudaine fondra sur eux comme la douleur sur la femme qui doit enfanter, et ils n'y échapperont point. Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur. » (I Thes, V, 2-4).

 

Aussi, quelle terreur quand viendra la fin! Notre-Seigneur la décrit en quelques mots aux femmes de Jérusalem qui le suivaient sur le chemin du Calvaire: « Alors les hommes commenceront à dire aux montagnes: Tombez sur nous; et aux collines: Couvrez-nous. » (S. Luc, xxiv, 30).

 

« Il y aura alors une si grande détresse, qu'il n'y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde jusqu'ici, et qu'il n'y en aura jamais. » (S. Mat., XXIV, 21)

 

Les nations seront dans l'angoisse et la consternation, au bruit de la mer et des flots, les hommes sécheront de frayeur dans l'attente de ce qui doit arriver à la terre entière; car les puissances des cieux seront ébranlées. »

(S. Luc, XXI, 25-26).

 

« Alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme, et toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande majesté. » (S. Mat., XXIV, 30).

 

Ce sont là les paroles de Dieu même. Elles suffisent. Écoutons cette voix de l'Amour infini qui nous avertit clairement et fortement afin de nous sauver.

 

 

FIN

 

 

(Extrait du Bulletin de S. Benoît)

 

Édition SPÉCIAL du  14 janvier 2021

Gérald Guay.

Elogofioupiou.over-blog.com

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 11:20

LE PURGATOIRE

 

Tu ne sortiras point de là

que tu n'aies payé jusqu'à la dernière obole.

S. Luc. XII, 59

 

C'est la peine des justes qui meurent sans avoir achevé d'expier leurs péchés.

 

La durée du purgatoire, bien que limitée, semble infinie à l'âme séparée de Dieu et privée de toutes les consolations d'ici-bas.

 

Les apparitions des âmes du purgatoire sont relativement fréquentes, et toutes se plaignent des tourments qu'elles endurent et demandent des prières.

 

Il est certain que les peines du purgatoire sont plus terribles que tout ce que l'on pourrait endurer sur la terre.

 

Il faut manquer de foi ou d'intelligence pour se résigner facilement aux expiations du purgatoire.

 

Pourquoi ces peines ?

 

Pour nous purifier de tous les péchés dont nous n'aurons pas fait une pénitence suffisante.

 

Beaucoup se rassurent en se disant qu'ils ont, accompli les œuvres de pénitence reçues au confessionnal et que cela suffit.

 

Le malheur est que cela ne suffit pas.

 

Pourquoi, les prêtres n'imposent-ils pas des pénitences suffisantes pour expier tous les péchés qu'on leur déclare en confession ?

 

Simplement parce qu'elles seraient trouvées trop fortes et que la plupart des gens n'iraient plus se confesser.

 

Autrefois, on donnait aux pécheurs des pénitences suffisantes; mais à cause de la diminution de la foi, il a fallu graduellement adoucir cette rigueur.

 

Sans doute, en vertu de la communion des Saints, les pénitences, les prières et les bonnes œuvres des meilleurs profitent aux moins bons; mais suffisent-elles pour les purifier de tous leurs péchés ? C'est fort douteux.

 

Sans doute aussi, quelqu'un qui, à sa pénitence sacramentelle, ajoutera un vrai changement de vie, se mettra à marcher dans le chemin étroit du devoir chrétien, offrira au Seigneur ses épreuves et ses souffrances pour l'expiation de ses péchés, pourra-t-il espérer être purifié ainsi de ses fautes; mais encore faut-il faire tout cela, et de son mieux.

 

Dans l'Évangile, nous voyons le pauvre Lazare, qui avait bien accepté ses souffrances, porté au ciel par les anges immédiatement après sa mort; il avait fait son purgatoire sur la terre.

 

Nous pensons que de même les pénitences sacramentelles suffiraient à purifier parfaitement quelqu'un qui accepterait les peines de la vie en expiation de ses fautes; mais ceux qui font cela sont relativement rares, et c'est pourquoi la plupart des âmes doivent passer par les terribles souffrances du purgatoire.

 

Rappelons-nous que rien de souillé n'entrera au ciel.

 

Pensons aux affirmations de Celui qui est la Vérité même;

 

« Vous rendrez compte, au jour du jugement,

 de toute parole inutile que vous aurez, dite » 

(S. Mat., XII, 36).

 

Nous n'insistons pas sur la nature des peines du purgatoire, car elles ne sont pas nettement indiquées dans la Sainte Écriture.

 

Au purgatoire, les âmes souffrent surtout d'une sorte de peine du dam, ou séparation d'avec Dieu; mais ce n'est pas la vraie peine du dam, telle qu'elle existe en enfer, car elle est temporaire, et par conséquent accompagnée d'espérance.

 

En outre, les âmes du purgatoire endurent des peines intenses comparables au feu; mais on ignore s'il s'agit d'un feu réel (ce qui est certain pour l'enfer).

 

On admet généralement que la souffrance des âmes du purgatoire diminue progressivement jusqu'à leur délivrance.

 

Conclusion.

 

D'une part, soyons persuadés de notre culpabilité.

 

Dieu nous demande tout:

 

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de toute ta pensée. »

 

Est-ce bien à cela ?

 

Et à quoi employons-nous notre vie ?

 

Que de choses devrons-nous expier, puisque Jésus nous avertit que nous devrons rendre compte même des paroles inutiles !

 

C'est qu'en effet, nous sommes appelés, non à un bonheur quelconque, mais à celui de Dieu-même. Nous sommes destinés à vivre avec Celui qui est la Sainteté l'Être infiniment parfait.

 

Cela suffit à nous faire comprendre que la moindre souillure doit être effacée de notre âme avant notre admission au ciel; et cela nous montre en même temps que notre âme est sûrement souillée par beaucoup de péchés auxquels nous n'avons pas pris garde.

 

D'autre part, réjouissons-nous de pouvoir tout expier ici-bas.

Rappelons-nous l'étonnante parole de Jésus au bon Larron,

qui avait bien accepté son supplice:

 

« Aujourd'hui-même, tu seras avec moi dans le Paradis. »

 

Rappelons-nous le pauvre Lazare, porté au ciel par les anges aussitôt après sa mort, parce qu'il avait souffert avec patience sa misère et ses infirmités.

 

Nous aussi, nous avons le moyen d'échapper au purgatoire.

D'abord, la vertu divine du sacrement de pénitence, quand on s'en approche avec un vrai repentir de ses fautes et un vrai désir de se corriger (désir qui se reconnaît aux moyens que l'on prend).

 

Ensuite, nos épreuves quotidiennes: travail pénible, pauvreté, surmenage, souffrances qui viennent des autres, inquiétudes, contrariétés, humiliations, infirmités, vieillesse, douleurs physiques, peines du cœur.

 

Toutes ces choses, bien acceptées, offertes à Dieu en union avec la Passion de Jésus-Christ, sont d'un grand prix et peuvent suffire à nous purifier entièrement de nos fautes.

 

Du reste, remarquons-le, les souffrances bien acceptées, voulues même, en union avec l'adorable volonté de Dieu, deviennent aussitôt bien supportables.

 

Quel soulagement de savoir que l'on souffre pour quelque chose: pour gagner le ciel et l'obtenir même aux autres !

 

Au contraire, quand nous n'acceptons pas les souffrances et les peines que Dieu nous envoie, nous les avons tout de même, et elles sont bien plus pénibles.

 

Il existe, pour échapper au purgatoire, un autre moyen, qui ne suffirait nullement à lui tout seul, mais qui, ajouté à ceux dont nous venons de parler, est excellent: c'est la charité envers les âmes du purgatoire.

 

Secourons ces âmes, en priant pour elles, en faisant dire des messes ou en assistant à la messe pour elles, en faisant des aumônes pour obtenir leur délivrance. A leur tour, elles intercéderont pour nous plus tard, afin de nous aider à éviter le purgatoire, ou pour nous en délivrer.        

 

                                       

 

LE CIEL

 

L'œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu;

et elles ne sont pas montées au cœur de l'homme

les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment.

(1 Cor., II, 9)

 

Le ciel est un séjour au-delà de ce monde où les bienheureux, séparés des damnés, jouissent de la vie même et du bonheur de Dieu, avec le Christ.

 

Avant la fin du monde, ce sont les âmes seules qui sont au ciel.

 

Après la résurrection générale, les corps seront réunis à leurs âmes pour partager, soit leur bonheur soit leur malheur, de même qu'ils auront été, pour les âmes, les instruments du bien ou du mal.

 

Le principal bonheur du ciel, c'est la vision de Dieu face à face.

 

L'intelligence des élus est comblée par la connaissance parfaite de Dieu et de toutes choses.

 

Notre intelligence est une capacité de connaître. Elle est faite pour connaître tout ce qui existe, et, au sommet de tout, Dieu, le Créateur.

 

Et, notons-le bien, les élus ne connaissent pas Dieu à la manière des philosophes, par les seules lumières de la raison; ils le voient et le contemplent dans le mystère de sa vie, dans sa Trinité.

 

Qu'est-ce qui nous intéresse ici-bas, si ce n'est la vie ?

 

La nôtre, celle des autres, celle des animaux et des plantes, celle des personnages du passé et même des personnages imaginaires que nous offrent les livres,

 

En un mot, rien ne nous intéresse que la vie.

 

 

Au ciel, nous contemplerons Celui qui est la Vie même,

vie infinie et éternelle.

 

C'est pour cela que le bonheur du ciel sera toujours nouveau et ne laissera place à aucun ennui possible.

 

Les bonheurs d'ici-bas cessent à un moment donné. Quand une chose n'est plus nouvelle, elle cesse de nous plaire.

 

Et toute chose cesse bien vite d'être nouvelle ! Nous avons bientôt fait le tour de n'importe quelle chose créée; nous avons bientôt vu tout ce qu'elle pouvait avoir de beau et de bon. Alors, nous nous en détournons: elle n'est plus nouvelle; elle nous est entièrement connue, et par suite, elle ne nous intéresse plus.

 

Au ciel, ce sera toujours nouveau, parce que l'objet qui charmera notre intelligence et notre cœur est infini. C'est la Beauté infinie, la Bonté infinie, un abîme infini de perfections. Et de plus, ce sera la Vie, dont l'essence est d'être toujours nouvelle.

 

Après la vie créée, lointain reflet de la réalité éternelle, nous jouirons de la Vie de Dieu, foyer de toute vie.

 

Non seulement nous verrons Dieu, de toute notre intelligence illuminée par la lumière de gloire; mais nous le posséderons, et notre volonté, toute tendue vers le Souverain Bien, sera comblée par cette possession au point de ne plus pouvoir rien désirer.

 

Après la résurrection.

 

Notre corps, partie essentielle de notre être, instrument de l'âme pour le bien, recevra sa récompense au jugement dernier.

 

Alors, au bonheur surnaturel déjà possédé par l'âme s'ajoutera un bonheur naturel parfait.

 

Après la destruction du monde par le feu, nous dit l'apôtre saint Pierre, il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terra.

 

Les élus jouiront de cet univers renouvelé. La vision de Dieu ne les empêchera nullement de connaître les choses créées. Au contraire. Ils verront tout en Dieu et trouveront Dieu en toutes choses. La vue des êtres créés ne les distraira pas de Dieu.

Joie du cœur, qui sera comblé et rempli de l'amour le plus parfait pour Dieu, pour les Anges et les Saints.

 

Joie de la sensibilité, qui goûtera la merveilleuse harmonie du ciel et la splendeur d'un univers d'où toute laideur et toute souffrance seront bannies.

 

Joie des yeux, qui verront Notre-Seigneur et la Sainte Vierge dans leur incomparable beauté, ainsi que les autres élus, tous beaux, tous resplendissants de gloire. (Les justes brilleront comme des soleils, dit Notre-Seigneur, dans le Royaume de leur Père.)

 

Toutes les puissances corporelles s'exerceront, sauf la vie végétative. En effet, la nutrition sera devenue inutile pour des corps désormais incorruptibles et la génération n'aura plus de raison d'être, puisque le nombre des élus sera accompli.

 

L'apôtre saint Paul énumère les qualités des corps ressuscités.

 

L'incorruptibilité et l'impassibilité.

 

Les élus ne pourront plus souffrir, ni mourir. Aucun danger ne les menacera; rien ne pourra leur nuire. Ils seront à jamais exempts de toute peine, de tout ennui, de toute fatigue, de toute crainte.

 

Subtilité.

 

Cette propriété ne consistera pas en ce que les élus auront un corps raréfié comme l'air (ils auront un vrai corps de chair); mais en ce que leur corps sera parfaitement soumis à l'âme, ce qui aura une foule de conséquences heureuses, comme, par exemple, la faculté de se transporter instantanément d'un lieu à un autre.

 

En effet, les élus ne verront pas tout avec les yeux du corps sans avoir à se déplacer. Ils pourront donc quitter tel ou tel lieu du ciel d'une manière presque instantanée; et ce mouvement ne diminuera pas leur béatitude, car Dieu sera présent partout.

Clarté.

 

Cette propriété consistera dans le rejaillissement, sur le corps, de la gloire de l'âme. Chaque saint aura sa clarté propre, proportionnée à sa sainteté.

La Transfiguration de Notre-Seigneur nous donne une idée de ce que sera la clarté des élus.

 

Compagnie des êtres aimés.

 

Le bonheur du ciel ne serait pas complet, dit le grand théologien saint Thomas d'Aquin, si nous ne retrouvions pas là-haut ceux que nous avons aimés ici-bas.

 

Nous aimerons tous les élus; mais il est sûr que nous aurons des préférences, et spécialement pour ceux que nous aurons aimés sur terre.

 

Une des récompenses des justes sera précisément la compagnie, au ciel, de ceux qu'ils auront aimés, et la joie d'avoir contribué à leur salut.

 

Ce sera le bonheur en commun, les communications de l'amitié, la louange de Dieu célébrée d'un seul cœur.

 

Il arrivera cependant que des êtres aimés manqueront à l'appel, parce qu'ils seront damnés; mais Dieu ne permettra pas que les élus s'attristent de leur sort.

 

Les élus verront les choses comme Dieu lui-même et voudront exactement tout ce qu'il veut. Ils adoreront sa miséricorde, qui a poursuivi jusqu'au bout les pécheurs, et admireront sa justice, que les damnés proclament à jamais. Ils verront nettement que les damnés se sont perdus volontairement et qu'il n'est pas possible de les plaindre une fois qu'ils se sont précipités librement dans l'enfer.

 

Les données qui précèdent sont toutes tirées de la Sainte Écriture, qui est la parole de Dieu. Toutefois, elles ne donnent qu'une très faible idée du bonheur éternel, qui, nous dit le Saint-Esprit, dépasse toute imagination et toute espérance.

 

C'est à dessein que nous n'avons pas parlé des descriptions du ciel que l'on trouve dans l'Apocalypse, aux chapitres IV, V, VII, XI, XIV, XV et XXI; car elles sont purement symboliques.

 

Pour qui le ciel ? Parcourons l'Évangile et nous le verrons.

 

 

Nous trouvons tout d'abord les Béatitudes:

 

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.

Heureux ceux qui sont doux, car ils posséderont la terre !

(Il faut comprendre le ciel, appelé aussi la terre des vivants, ou la nouvelle terre prédite pour les élus par l'apôtre saint Pierre. Il est certain en effet que la terre actuelle n'est pas possédée par les doux; c'est même tout le contraire.)

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

(Dans le ciel, car la vie actuelle est plutôt le triomphe de l'injustice).

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!

Heureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu!

Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux êtes-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on VOUS persécutera, et qu'on dira faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux. (S. Mat., V, 3-12).

On voit par-là que le ciel est promis à ceux qui sont détachés des richesses, à ceux qui sont doux, à ceux qui pleurent leurs péchés, aux affamés de justice, aux miséricordieux, aux chastes, aux pacifiques, à ceux qui sont persécutés pour Jésus-Christ.

Celui qui aura pratiqué les commandements et les aura enseignés sera grand dans le royaume des cieux. (S. Mat., V, 19).

Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. (S. Mat., VI, 14)

Celui qui persévérera jusqu'à la fin dans la fidélité au Christ sera sauvé. (St Mat., X, 22).

Jésus dit encore: « Celui qui m'aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux. » (S. Mat., X. 32).

 

Confesser le Christ devant les hommes, c'est se montrer et s'affirmer chrétien en toute occasion.

 

Seront sauvés aussi ceux qui auront donné leur vie pour Jésus-Christ: « Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera ». (S. Mat., X, 39 et XVI, 25).

 

Les humbles seront sauvés: « Celui oui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux ». (S. Mat., XVIII, 4).

Ceux qui renoncent à tout pour le Christ sont certains de se sauver. (S. Mat., XIX, 28-29).

 

Le ciel sera la récompense des bonnes œuvres: « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès l'origine du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et VOUS m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; nu, et vous m'avez vêtu; malade, et VOUS m'avez visité; en prison, et vous êtes venus à moi.

 

Les justes lui répondront: Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu avoir faim, et nous vous avons donné à manger, avoir soif, et nous vous avons donné à boire ? Quand est-ce que nous vous avons vu étranger, et nous vous avons recueilli; nu, et vous avons-nous vêtu ? Quand est-ce que nous vous avons vu malade ou en prison, et sommes-nous venus à Vous? Et le Roi leur répondra: « En vérité, je vous le dis, toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (S. Mat., XXV, 34-41).

 

La foi est nécessaire pour être sauvé: « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui ne croira pas sera condamné ». (S. Marc, XVI, 17).

 

L'Évangile selon saint Jean nous donne la même doctrine: « En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m'a envoyé à la vie éternelle, et n'encourt point la condamnation, mais il a passé de la mort à la vie ». (S. Jean, VI, 24).

 

« C'est la volonté de mon Père que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (S. Jean, VI, 40).

 

« Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; et quiconque vit et croit en moi ne mourra point pour toujours. » (S. Jean, XI, 25-26).

 

Seront sauvés ceux qui secourent leur prochain pour l'amour de Dieu: « Quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles, et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent te rendre la pareille; car cela te sera rendu à la résurrection des justes ». (S. Luc, XIV, 14).

 

« Donnez, et il vous sera donné; on versera: dans votre sein une bonne mesure, pressée, secouée et débordante, car on se servira pour vous rendre, de la même mesure avec laquelle vous aurez mesuré. » (S. Luc, VI, 38).

 

Seront également sauvés ceux qui acceptent avec soumission les épreuves que Dieu leur envoie, comme le pauvre Lazare et le bon Larron.

 

Les autres ne sauraient être sauvés, puisqu'ils ne peuvent même pas être les disciples du Christ, qui l'affirme avec force dans l'Évangile: « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi ». (S. Mat., X, 38).

 

Pour être sauvé, il faut nécessairement pratiquer les enseignements du Sermon sur la montagne, car à la fin de cette instruction, Notre-Seigneur affirme que ceux qui ne mettent pas cela en pratique bâtissent sur le sable et s'exposent d'une façon certaine à une grande ruine. (S. Mat., VII, 26-27).

 

Et quels sont ces enseignements ?

 

Le pardon sincère au prochain, la pureté du cœur, la sincérité, l'habitude d'agir pour Dieu seul; la fidélité à suivre la voie étroite de la pénitence et du devoir chrétien.

 

Dans tout l'Évangile, Notre-Seigneur suppose que le salut dépend pratiquement de nous, et il ne cesse de nous exhorter à prendre, pour aller au ciel, les moyens qu'il nous indique.

 

Y en a-t-il beaucoup qui vont au ciel ?

 

Écoutons Notre-Seigneur: « Elle est étroite la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et, il en est peu qui la trouvent. » (S. Mat., VII, 14).

 

Le plus sûr moyen d'aller au ciel, c'est de le désirer, d'en commencer ici-bas la vie, toute d'amour, de faire ce que dit saint Jean de la Croix:

 

« Il est de la plus haute importance que l'âme s'exerce beaucoup à l'amour, afin que se consommant rapidement, elle ne s'arrête guère ici-bas, mais parvienne promptement à voir son Dieu face à face. »

A suivre L'ENFER

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 14:02

«LE PETIT LIVRE»

 

 

 

 

PENSE À TES FINS DERNIÈRES

 

 

DOM LÉONCE CREN1ER

 

 

SAINT-BENOÎT-DU-LAC

 

1952

 

 

 

Nihil obstat:

Chan. A. Larouche, ptre, censeur,

Sherbrooke, 28 novembre 1952.

 

 

 

 

Imprimatur:

Georges CABANA,

Archevêque de Sherbrooke.

Sherbrooke, 29 novembre 1952.

 

 

 

 

 

 

 

 

Gravez ces paroles

 

de Dieu

 

dans votre cœur.

                             

 

 

 

« Ah ! toi aussi, dit Jésus dans l'Évangile, si tu savais

en ce jour qui t'est encore donné ce qui pourrait t'apporter la paix. »

 

 (Évangile du 9e dimanche après la Pentecôte)

 

 

 

 

 

Jésus a dit :

 

 

 

Le ciel et la terre passeront,

mais mes paroles,

 ne passeront point.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction

 

 

Demande de Guy, 5 ans après sa mort…

 

Voici le résumé de cette histoire vécu.  En 1979, je travaillais pour une entreprise spécialisée en vérification comptable. Mon patron s’appelait Guy Renaud.

 

Un bon matin, il me fit venir dans son bureau pour me remettre un dossier client, sur lequel il voulait que je travaille. Comme, je venais de découvrir ce que je vais appeler dans la suite de l’histoire « Le petit livre ».  Je pris le dossier du client et je lui ai demandé s’il voulait lire, « Le petit livre » que lui remis. Il le feuilleta rapidement et me le remis. En souriant il me dit : Je ne prendrai pas « Le petit livre », mais toi tu vas prendre mon dossier.  Je lui ai répondu en reprenant « Le petit livre », qu’il était mon patron et qu’il me payait pour travailler ses dossiers.

 

Vous pensez surement que c’est la fin de la petite histoire. Non elle n’est pas finie ce n’était que l’introduction, le meilleur est à venir pour ceux qui auront la patience de la lire jusqu’au bout.

 

CINQ ans après la mort de Guy, survenu en 2013, j’ai rêvé à lui et il voulait avoir le petit livre.  Comme j’ai distribué beaucoup de petits livres dans ma vie, je ne me souvenais pas spécialement de celui qu’il voulait. En racontant mon rêve à mon épouse, elle me rappela que le petit livre c’était : Pense à tes fins dernières.

 

Que faire pour lui, par quels moyens pourrais-je l’aider ? 

 

Au début des années 1980, ce genre de rêve m’était déjà arrivé et pour aider le demandant, j’ai fait célébrer quelques véritables messes en latin, aussi appelé Messe de St-Pie V.  Le résultat ne se fit pas tarder. 

 

Au cours de l’année 2018, j’ai fait célébrer quelques saintes messes dite de St-Pie V, en latin, cela va de soi.

 

Note importante :

Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que le saint sacrifice de la messe, voici ce que c’est : A chaque fois qu’un prêtre offre le saint sacrifice sur un autel, il renouvelle d’une manière non sanglante, le saint sacrifice que Jésus a fait de sa vie sur la Croix.  Par ce sacrement, Jésus descend sur l’autel et deviens présent dans les saintes hosties.  C’est pourquoi nous ne devons pas recevoir ce pain sacré dans nos mains, mais sur la langue et de la main du prêtre.

 

Après avoir fait célébrer des messes pour mon ami Guy, j’étais en attente de sa réaction.

 

Peut-être un mois après, j’ai rêvé de nouveau à lui. Voici la suite et la fin du rêve :

 

Il était avec son épouse, il avait perdu beaucoup de poids, il me semblait être plus jeune. J’ai demandé à son épouse, s’il y avait dans notre ville, deux personnes qui s’appelait Guy R…, en insistant sur le fait, que celui que je connaissais, était décédé il y a quelques années et que j’étais même allé au salon funéraire.    G.G.

 

 

Voici, le Petit Livre que M. Guy Renaud a refusé de lire de son vivant et qu’il m’a demandé, 5 ans après sa mort, dans un rêve matinal.  G.G.

 

 

Que les âmes des fidèles défunts reposent en paix.

 

 AMEN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MORT

 

Il viendra comme un voleur pendant la nuit.

(1 Thes., V. 2)

 

Qu'est-ce que la mort ?

C'est la séparation de l'âme d'avec le corps.

 

Par conséquent, l'arrachement à tous les biens de ce monde, à tous les plaisirs corporels.

 

A quoi bon nous attacher à ce qui passe, à ce qu'il va falloir lâcher dans si peu de temps ?

 

Sur la terre, quelques vivants, au nombre desquels nous sommes pour le moment.

 

Sous la terre, des millions de milliards de morts, au nombre desquels nous allons être bientôt.

 

Certitude de la mort.

 

Dieu nous la rappelle sans cesse. L'Église nous l'affirme le jour des Cendres en nous disant: Souviens-toi que tu es poussière et que tu vas retourner en poussière.

 

Chaque seconde qui passe est un pas vers ce terme.

 

Chaque battement de notre cœur; chaque oscillation du balancier de l'horloge nous rapproche du moment fixé par Dieu de toute éternité.

 

Ce sera telle année, tel mois, tel jour, telle heure que Dieu connaît...

 

Incertitude du moment.

 

Nous pouvons faire des conjectures raisonnables, d'après notre âge, notre état de santé, notre genre de vie. Seulement, Notre-Seigneur nous a affirmé que c'était inutile: « Veillez et priez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure).

Ceux qui ne l'attendent pas seront surpris; mais heureux celui qui vit dans l'attente de cette bienheureuse rencontre: « Heureux le serviteur que son Maître trouvera veillant ! »

 

Proximité.

 

Quand même nous vivrions cent ans, ce sera comme un songe rapide, comme un nuage qui passe.

 

Un fait d'expérience: plus on avance en âge, plus le temps semble précipiter sa course.

 

Préparons notre mort nous-mêmes.

 

Il n'est pas sage de compter sur les autres. Après quelques prières et quelques larmes plus ou moins sincères, bien vite, ce sera l'oubli.

 

La vie continuera sans nous; le soleil brillera, chacun vaquera à ses affaires.

Heureux ceux qui se seront préparés, qui seront prêts. « Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés ! » (Charles Péguy.)

 

Horreur de la mort.

 

Cauchemar des incroyants, dont elle empoisonne la vie, elle reste pour la plupart des chrétiens

 

Toutefois, elle apparaît à ceux qui vivent de la foi comme un terme heureux. Pour ces fidèles, l'horreur de la mort a été enlevée par Jésus-Christ. Il leur a mérité cette grâce par son agonie.

 

Tous les chrétiens devraient envisager la mort avec joie, comme le voyageur qui contemple de loin le port vers lequel il se dirige.

 

C'est la porte de l'éternité, la porte du ciel, pour les bons serviteurs de Dieu.

 

C'est la réception de la récompense.

 

C'est le paiement du salaire gagné dans cette journée de travail qu'est la vie terrestre.

Ici-bas, nous sommes dans la nuit de la foi: nous ne voyons pas Dieu, ni le monde invisible auquel nous croyons. La mort sera la grande révélation, la grande rencontre où nous tomberons entre les bras, sur le Cœur de notre Père céleste.

 

Pour le juste, c'est la fin de toute crainte, de toute tentation, de toute souffrance.

 

Mais quelle pitié d'entendre dire à la mort de quelqu'un dont il y a tout lieu de craindre la damnation: « Il est bien heureux; il ne souffre plus! »

 

Au contraire, la mort est le commencement de la souffrance éternelle pour un grand nombre, dit Notre-Seigneur.

 

Quand et comment nous préparer ?

 

Il faut le faire tout de suite, car demain ne nous appartient pas.

Serons-nous encore vivants ce soir ?

 

         

Seul, l'instant présent est à nous. Le passé ne nous appartient plus. Et la minute qui vient nous trouvera-t-elle vivants ?

 

N'attendons pas le dernier moment, car nous dit Jésus: « Beaucoup chercheront à entrer (au ciel) et ne pourront pas. » (S. Luc, XIII, 24.)

 

Bienheureux le serviteur que son Maître trouvera veillant !

 

Si nous ne sommes pas prêts aujourd'hui, comment le serons-nous demain ?

 

Quelle folie d'attendre la dernière maladie !

 

Si une petite fièvre, un léger mal de tête nous empêchent de prier, comment pouvons-nous espérer prier et nous préparer au dernier moment, quand toutes nos forces seront parties ?

 

La meilleure préparation, c'est une bonne vie. On meurt comme on a vécu.

 

Il y en a qui se convertissent au moment de la mort; mais ce sont en général des gens de bonne volonté, qui péchaient surtout par ignorance.

 

Ce ne sont pas des âmes qui ont calculé, et remis leur conversion au dernier moment, afin de jouir des plaisirs défendus de ce monde.

 

Vivre saintement pour mourir saintement.

 

Nous serons récompensés selon nos œuvres. Donc, préparons notre mort par la pratique des bonnes œuvres.

 

Voici l’erreur lamentable des personnes qui se rassurent en disant:

« Je n'ai jamais fait de mal à personne ».

 

Cela ne suffit pas; il faut faire du bien.

Que ces gens écoutent leur condamnation de la bouche de Notre-Seigneur lui-même:

 

« Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations étant rassemblées devant lui, il séparera les uns d'avec les autres comme le pasteur sépare les brebis d'avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche...

 

S'adressant ensuite à ceux qui seront à sa gauche, il dira: « Retirez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges.

 

Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; nu, et vous ne m'avez pas vêtu; malade ou en prison, et vous ne m'avez pas visité.

 

 Alors eux aussi lui diront: « Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu : avoir faim ou soif, ou être étranger, ou nu, ou malade ou en prison, et ne vous avons-nous pas assisté ? »

 

Et il leur répondra: En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait.

 

 Et ceux-ci s'en iront à l'éternel supplice, et les justes à la vie éternelle. »

 (S. Mat. XXV, 31)

 

On voit par-là que les bonnes œuvres sont nécessaires au salut, et le même enseignement nous est donné par la parabole du mauvais riche, qui va en enfer pour n'avoir pas secouru le pauvre Lazare.

 

Remarquons toutefois que ce qui compte aux yeux du Seigneur, dans nos bonnes œuvres, c'est la charité, l'amour que nous y mettons. S'il est important de secourir les corps, il est encore bien plus important de réchauffer les cœurs.

 

Une aumône donnée comme on jette un os à un chien ne mérite rien pour le ciel. « Au soir de cette vie, nous dit S. Jean de la Croix, on vous interrogera sur l'amour. »

 

Du reste, c'est l'enseignement des Saints Livres.

 

Préparons-nous par des prières spéciales. Faisons attention à celle que nous adressons si souvent à la Sainte Vierge: Priez pour nous… à l'heure de notre mort.  

 

La mort sera particulièrement douce à ceux qui auront eu l'habitude d'assister les mourants et de prier pour eux.

 

Chaque jour, il meurt environ deux cent mille personnes. Prions pour elles avec ferveur plusieurs fois par jour. Toutes ces âmes que nous aurons aidées, le sauront, dans la lumière de Dieu, et nous aideront quand notre tour sera venu.

 

Prions spécialement la Sainte Vierge, S. Joseph, S. Michel, S. Benoît, protecteurs des mourants.

 

Il y a aussi des grâces spéciales, au dernier moment, pour ceux qui méditent souvent sur la passion et la mort de Notre-Seigneur.

 

Enfin, désirons voir Dieu. Que ce désir, qui est un acte d'amour parfait, aille en grandissant dans notre âme, et celle-ci sera, à la fin, comme un beau fruit mûr, qui se détachera et tombera pour ainsi dire tout seul dans la main du Seigneur.

 

Méditons plutôt sur le ciel que sur la mort: c'est bien plus utile.

 

Rappelons-nous, enfin, la parole de Notre-Seigneur: « En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. » (S. Jean, VIII. 51)

 

C'est absolument vrai, non seulement en ce sens que les âmes fidèles ne connaîtront pas la vraie mort, qui est l'enfer; mais aussi parce que, pour les âmes saintes, l'horreur de la mort disparaît, au moins au dernier moment; elles ne la voient pas; elles semblent ne voir que Dieu et le ciel.

 

Et quel réconfort dans ces paroles de Jésus à Marthe: « Je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, fût-il mort; vivra; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. » (S. Jean, XI, 25).

A suivre avec le Jugement particulier

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LE JUGEMENT PARTICULIER

Un livre écrit sera apporté, Dans lequel tout est contenu.

(Séquence des morts)

 

 

Toutes les choses du monde étant évanouies à nos yeux, avant même que notre corps soit froid, notre âme sera jugée.

 

Pour Dieu tout est présent. Il n'y a pour lui ni passé ni avenir.

 

Il voit et verra éternellement tout ce que nous avons fait: nos pensées, paroles et actions les plus secrètes.

 

L'âme verra tout cela aussi, dans la lumière de Dieu, aussitôt qu'elle sera séparée du corps, et d'elle-même se précipitera vers le lieu de l'expiation, de la purification ou de la récompense.

 

O la terreur de cette pensée:

Tout ce que nous avons fait est présent au regard de Dieu !

Toute notre vie est devant lui comme les plateaux d'une balance.

 

Il y a le plateau du bien et le plateau du mal.

Le jugement consistera

simplement à constater

quel est le plus lourd des deux plateaux.

 

La messe des morts exprime l'angoisse de l'âme à cette pensée:

 

Que dirai-je alors, misérable que je suis ?

 

« Quel patron invoquerai-je ?

« Puisque c'est à peine si le juste sera en sécurité ?

 

Une seule chose à faire, comme l’ont fait les Saints:

mettre dans « le plateau du bien » tout ce que nous pourrons.

 

Sainte Marie-Madeleine, S. Augustin et tous les pécheurs convertis ont fait cela. Le mal qu'ils ont commis est devant Dieu, éternellement, dans un des plateaux de la balance; mais l'autre plateau, lourd de pénitence, de bonnes œuvre, d'amour de Dieu et du prochain, proclame leur pardon et leur sainteté.

 

Préparons-nous au jugement.

 

Une âme préparée à la mort est par le fait même préparée au jugement: aussi ajouterons-nous peu de chose à ce que nous avons dit sur la préparation à la mort.

 

Un point d'importance capitale est de nous juger et de nous condamner nous-mêmes, du fond du cœur, comme le publicain de l'Évangile, et nous serons justifiés comme lui.

 

Rappelons-nous également ce principe, qui présidera à notre jugement. Dieu se servira pour nous de la mesure même dont nous nous serons servis pour les autres; « Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; remettez, et il vous sera remis. Donnez, et il vous sera donné; on versera dans votre sein une bonne mesure, pressée, secouée et débordante, car on se servira, pour vous rendre, de la même mesure avec laquelle vous aurez mesuré. » (S. Luc, VI, 37-38).

 

Tout l'Évangile est plein de la même doctrine.

Confiance, confiance ! nous dit-on.

         

Oui, mais à condition que nous nous jugions et condamnions nous-mêmes; à condition que nous soyons indulgents et bons pour les autres, d'une bonté active et efficace; à condition que nous fassions de notre mieux.

 

Degrés de rigueur du jugement.

 

Plus nous aurons reçu de Dieu, plus nous aurons de compte à lui rendre.

 

Par conséquent, ce sont les puissants qui seront jugés le plus sévèrement, ceux qui auront reçu le plus d'autorité, le plus de lumière, le plus de richesses, le plus de secours de toutes sortes.

 

Ainsi, le Seigneur demandera un compte plus rigoureux aux rois, aux gouvernants, aux gens instruits, aux riches.

 

C'est la parole de Dieu.

Écoutons ce qu'elle nous dit

au livre de la Sagesse:

 

« Prêtez l'oreille, vous qui dominez sur une multitude,

« Qui êtes fiers de commander à une foule de peuples,

« Sachez que la force vous a été donnée par le Seigneur,

« Et la puissance par le Très-Haut,

« Qui examinera vos œuvres et sondera vos pensées.

« Parce que, étant ministres de sa royauté,

« Vous n'avez pas gouverné équitablement,

« Ni observé la loi de la justice,

« Ni marché selon la volonté de Dieu;

« Terrible et soudain il fendra sur vous,

« Car un jugement sévère s'exerce sur ceux qui commandent.

« Aux petits, on pardonne par pitié;

« Mais les puissants seront puissamment châtiés.

« Le Souverain de tous ne reculera devant personne.

« Il ne s'arrêtera par respect devant aucune grandeur...)

(Sagesse, VI, 2-7).

 

Cette pensée du jugement est terrible; mais que de paroles divines l'adoucissent, et réconfortent les âmes de bonne volonté !

 

Il n'y a aucune menace pour ces âmes; mais seulement des promesses:

 

Heureux les pauvres en esprit, ceux qui sont doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de la justice, ceux qui ont le cœur pur, ceux qui souffrent persécution pour la justice !

 

Heureux les miséricordieux et les pacifiques ! A tous ceux-là, les récompenses célestes sont promises.

 

Heureux ceux qui pardonnent aux autres, car leur Père céleste leur pardonnera aussi. (S. Mat., VI, 14).

 

Heureux ceux qui perdent leur vie pour le Christ, car ils se sauveront.

(S. Mat., X, 39).

 

(Exemples, les martyrs, les personnes consacrées à Dieu,

les chrétiens qui vivent selon l'Évangile)

Heureux les humbles, car ils seront grands dans le ciel.

(S. Mat. XVII, 4).

Enfin, l'Évangile est plein de promesses radieuses pour ceux qui veulent prendre les moyens de salut indiqués par Jésus-Christ, de sorte qu'il n'y a aucune raison, pour que ces âmes de bonne volonté, de craindre le jugement de Dieu. Comme le dit l'apôtre S. Paul: « Il n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ et qui ne marche plus selon la chair. » (Rom., VIII,1).

A suivre LE PURGATOIRE

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 10:41

« A vous, maintenant, riches ! Pleurez, éclatez en sanglots à la vue des misères qui vont fondre sur vous. Vos richesses sont pourries et vos vêtements sont mangés des vers. Votre or et votre argent se sont rouillés, et leur rouille rendra témoignage contre vous, et comme un feu dévorera vos chairs. Vous avez thésaurisé dans les derniers jours ! Voici qu'il crie contre vous, le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu sur la terre dans les délices et les festins; vous avez été comme la victime qui se repaît le jour où l'on doit l'égorger. » (Epitre V, 1-5l.)

elogofioupiou...

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