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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 11:20

LE PURGATOIRE

 

Tu ne sortiras point de là

que tu n'aies payé jusqu'à la dernière obole.

S. Luc. XII, 59

 

C'est la peine des justes qui meurent sans avoir achevé d'expier leurs péchés.

 

La durée du purgatoire, bien que limitée, semble infinie à l'âme séparée de Dieu et privée de toutes les consolations d'ici-bas.

 

Les apparitions des âmes du purgatoire sont relativement fréquentes, et toutes se plaignent des tourments qu'elles endurent et demandent des prières.

 

Il est certain que les peines du purgatoire sont plus terribles que tout ce que l'on pourrait endurer sur la terre.

 

Il faut manquer de foi ou d'intelligence pour se résigner facilement aux expiations du purgatoire.

 

Pourquoi ces peines ?

 

Pour nous purifier de tous les péchés dont nous n'aurons pas fait une pénitence suffisante.

 

Beaucoup se rassurent en se disant qu'ils ont, accompli les œuvres de pénitence reçues au confessionnal et que cela suffit.

 

Le malheur est que cela ne suffit pas.

 

Pourquoi, les prêtres n'imposent-ils pas des pénitences suffisantes pour expier tous les péchés qu'on leur déclare en confession ?

 

Simplement parce qu'elles seraient trouvées trop fortes et que la plupart des gens n'iraient plus se confesser.

 

Autrefois, on donnait aux pécheurs des pénitences suffisantes; mais à cause de la diminution de la foi, il a fallu graduellement adoucir cette rigueur.

 

Sans doute, en vertu de la communion des Saints, les pénitences, les prières et les bonnes œuvres des meilleurs profitent aux moins bons; mais suffisent-elles pour les purifier de tous leurs péchés ? C'est fort douteux.

 

Sans doute aussi, quelqu'un qui, à sa pénitence sacramentelle, ajoutera un vrai changement de vie, se mettra à marcher dans le chemin étroit du devoir chrétien, offrira au Seigneur ses épreuves et ses souffrances pour l'expiation de ses péchés, pourra-t-il espérer être purifié ainsi de ses fautes; mais encore faut-il faire tout cela, et de son mieux.

 

Dans l'Évangile, nous voyons le pauvre Lazare, qui avait bien accepté ses souffrances, porté au ciel par les anges immédiatement après sa mort; il avait fait son purgatoire sur la terre.

 

Nous pensons que de même les pénitences sacramentelles suffiraient à purifier parfaitement quelqu'un qui accepterait les peines de la vie en expiation de ses fautes; mais ceux qui font cela sont relativement rares, et c'est pourquoi la plupart des âmes doivent passer par les terribles souffrances du purgatoire.

 

Rappelons-nous que rien de souillé n'entrera au ciel.

 

Pensons aux affirmations de Celui qui est la Vérité même;

 

« Vous rendrez compte, au jour du jugement,

 de toute parole inutile que vous aurez, dite » 

(S. Mat., XII, 36).

 

Nous n'insistons pas sur la nature des peines du purgatoire, car elles ne sont pas nettement indiquées dans la Sainte Écriture.

 

Au purgatoire, les âmes souffrent surtout d'une sorte de peine du dam, ou séparation d'avec Dieu; mais ce n'est pas la vraie peine du dam, telle qu'elle existe en enfer, car elle est temporaire, et par conséquent accompagnée d'espérance.

 

En outre, les âmes du purgatoire endurent des peines intenses comparables au feu; mais on ignore s'il s'agit d'un feu réel (ce qui est certain pour l'enfer).

 

On admet généralement que la souffrance des âmes du purgatoire diminue progressivement jusqu'à leur délivrance.

 

Conclusion.

 

D'une part, soyons persuadés de notre culpabilité.

 

Dieu nous demande tout:

 

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de toute ta pensée. »

 

Est-ce bien à cela ?

 

Et à quoi employons-nous notre vie ?

 

Que de choses devrons-nous expier, puisque Jésus nous avertit que nous devrons rendre compte même des paroles inutiles !

 

C'est qu'en effet, nous sommes appelés, non à un bonheur quelconque, mais à celui de Dieu-même. Nous sommes destinés à vivre avec Celui qui est la Sainteté l'Être infiniment parfait.

 

Cela suffit à nous faire comprendre que la moindre souillure doit être effacée de notre âme avant notre admission au ciel; et cela nous montre en même temps que notre âme est sûrement souillée par beaucoup de péchés auxquels nous n'avons pas pris garde.

 

D'autre part, réjouissons-nous de pouvoir tout expier ici-bas.

Rappelons-nous l'étonnante parole de Jésus au bon Larron,

qui avait bien accepté son supplice:

 

« Aujourd'hui-même, tu seras avec moi dans le Paradis. »

 

Rappelons-nous le pauvre Lazare, porté au ciel par les anges aussitôt après sa mort, parce qu'il avait souffert avec patience sa misère et ses infirmités.

 

Nous aussi, nous avons le moyen d'échapper au purgatoire.

D'abord, la vertu divine du sacrement de pénitence, quand on s'en approche avec un vrai repentir de ses fautes et un vrai désir de se corriger (désir qui se reconnaît aux moyens que l'on prend).

 

Ensuite, nos épreuves quotidiennes: travail pénible, pauvreté, surmenage, souffrances qui viennent des autres, inquiétudes, contrariétés, humiliations, infirmités, vieillesse, douleurs physiques, peines du cœur.

 

Toutes ces choses, bien acceptées, offertes à Dieu en union avec la Passion de Jésus-Christ, sont d'un grand prix et peuvent suffire à nous purifier entièrement de nos fautes.

 

Du reste, remarquons-le, les souffrances bien acceptées, voulues même, en union avec l'adorable volonté de Dieu, deviennent aussitôt bien supportables.

 

Quel soulagement de savoir que l'on souffre pour quelque chose: pour gagner le ciel et l'obtenir même aux autres !

 

Au contraire, quand nous n'acceptons pas les souffrances et les peines que Dieu nous envoie, nous les avons tout de même, et elles sont bien plus pénibles.

 

Il existe, pour échapper au purgatoire, un autre moyen, qui ne suffirait nullement à lui tout seul, mais qui, ajouté à ceux dont nous venons de parler, est excellent: c'est la charité envers les âmes du purgatoire.

 

Secourons ces âmes, en priant pour elles, en faisant dire des messes ou en assistant à la messe pour elles, en faisant des aumônes pour obtenir leur délivrance. A leur tour, elles intercéderont pour nous plus tard, afin de nous aider à éviter le purgatoire, ou pour nous en délivrer.        

 

                                       

 

LE CIEL

 

L'œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu;

et elles ne sont pas montées au cœur de l'homme

les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment.

(1 Cor., II, 9)

 

Le ciel est un séjour au-delà de ce monde où les bienheureux, séparés des damnés, jouissent de la vie même et du bonheur de Dieu, avec le Christ.

 

Avant la fin du monde, ce sont les âmes seules qui sont au ciel.

 

Après la résurrection générale, les corps seront réunis à leurs âmes pour partager, soit leur bonheur soit leur malheur, de même qu'ils auront été, pour les âmes, les instruments du bien ou du mal.

 

Le principal bonheur du ciel, c'est la vision de Dieu face à face.

 

L'intelligence des élus est comblée par la connaissance parfaite de Dieu et de toutes choses.

 

Notre intelligence est une capacité de connaître. Elle est faite pour connaître tout ce qui existe, et, au sommet de tout, Dieu, le Créateur.

 

Et, notons-le bien, les élus ne connaissent pas Dieu à la manière des philosophes, par les seules lumières de la raison; ils le voient et le contemplent dans le mystère de sa vie, dans sa Trinité.

 

Qu'est-ce qui nous intéresse ici-bas, si ce n'est la vie ?

 

La nôtre, celle des autres, celle des animaux et des plantes, celle des personnages du passé et même des personnages imaginaires que nous offrent les livres,

 

En un mot, rien ne nous intéresse que la vie.

 

 

Au ciel, nous contemplerons Celui qui est la Vie même,

vie infinie et éternelle.

 

C'est pour cela que le bonheur du ciel sera toujours nouveau et ne laissera place à aucun ennui possible.

 

Les bonheurs d'ici-bas cessent à un moment donné. Quand une chose n'est plus nouvelle, elle cesse de nous plaire.

 

Et toute chose cesse bien vite d'être nouvelle ! Nous avons bientôt fait le tour de n'importe quelle chose créée; nous avons bientôt vu tout ce qu'elle pouvait avoir de beau et de bon. Alors, nous nous en détournons: elle n'est plus nouvelle; elle nous est entièrement connue, et par suite, elle ne nous intéresse plus.

 

Au ciel, ce sera toujours nouveau, parce que l'objet qui charmera notre intelligence et notre cœur est infini. C'est la Beauté infinie, la Bonté infinie, un abîme infini de perfections. Et de plus, ce sera la Vie, dont l'essence est d'être toujours nouvelle.

 

Après la vie créée, lointain reflet de la réalité éternelle, nous jouirons de la Vie de Dieu, foyer de toute vie.

 

Non seulement nous verrons Dieu, de toute notre intelligence illuminée par la lumière de gloire; mais nous le posséderons, et notre volonté, toute tendue vers le Souverain Bien, sera comblée par cette possession au point de ne plus pouvoir rien désirer.

 

Après la résurrection.

 

Notre corps, partie essentielle de notre être, instrument de l'âme pour le bien, recevra sa récompense au jugement dernier.

 

Alors, au bonheur surnaturel déjà possédé par l'âme s'ajoutera un bonheur naturel parfait.

 

Après la destruction du monde par le feu, nous dit l'apôtre saint Pierre, il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terra.

 

Les élus jouiront de cet univers renouvelé. La vision de Dieu ne les empêchera nullement de connaître les choses créées. Au contraire. Ils verront tout en Dieu et trouveront Dieu en toutes choses. La vue des êtres créés ne les distraira pas de Dieu.

Joie du cœur, qui sera comblé et rempli de l'amour le plus parfait pour Dieu, pour les Anges et les Saints.

 

Joie de la sensibilité, qui goûtera la merveilleuse harmonie du ciel et la splendeur d'un univers d'où toute laideur et toute souffrance seront bannies.

 

Joie des yeux, qui verront Notre-Seigneur et la Sainte Vierge dans leur incomparable beauté, ainsi que les autres élus, tous beaux, tous resplendissants de gloire. (Les justes brilleront comme des soleils, dit Notre-Seigneur, dans le Royaume de leur Père.)

 

Toutes les puissances corporelles s'exerceront, sauf la vie végétative. En effet, la nutrition sera devenue inutile pour des corps désormais incorruptibles et la génération n'aura plus de raison d'être, puisque le nombre des élus sera accompli.

 

L'apôtre saint Paul énumère les qualités des corps ressuscités.

 

L'incorruptibilité et l'impassibilité.

 

Les élus ne pourront plus souffrir, ni mourir. Aucun danger ne les menacera; rien ne pourra leur nuire. Ils seront à jamais exempts de toute peine, de tout ennui, de toute fatigue, de toute crainte.

 

Subtilité.

 

Cette propriété ne consistera pas en ce que les élus auront un corps raréfié comme l'air (ils auront un vrai corps de chair); mais en ce que leur corps sera parfaitement soumis à l'âme, ce qui aura une foule de conséquences heureuses, comme, par exemple, la faculté de se transporter instantanément d'un lieu à un autre.

 

En effet, les élus ne verront pas tout avec les yeux du corps sans avoir à se déplacer. Ils pourront donc quitter tel ou tel lieu du ciel d'une manière presque instantanée; et ce mouvement ne diminuera pas leur béatitude, car Dieu sera présent partout.

Clarté.

 

Cette propriété consistera dans le rejaillissement, sur le corps, de la gloire de l'âme. Chaque saint aura sa clarté propre, proportionnée à sa sainteté.

La Transfiguration de Notre-Seigneur nous donne une idée de ce que sera la clarté des élus.

 

Compagnie des êtres aimés.

 

Le bonheur du ciel ne serait pas complet, dit le grand théologien saint Thomas d'Aquin, si nous ne retrouvions pas là-haut ceux que nous avons aimés ici-bas.

 

Nous aimerons tous les élus; mais il est sûr que nous aurons des préférences, et spécialement pour ceux que nous aurons aimés sur terre.

 

Une des récompenses des justes sera précisément la compagnie, au ciel, de ceux qu'ils auront aimés, et la joie d'avoir contribué à leur salut.

 

Ce sera le bonheur en commun, les communications de l'amitié, la louange de Dieu célébrée d'un seul cœur.

 

Il arrivera cependant que des êtres aimés manqueront à l'appel, parce qu'ils seront damnés; mais Dieu ne permettra pas que les élus s'attristent de leur sort.

 

Les élus verront les choses comme Dieu lui-même et voudront exactement tout ce qu'il veut. Ils adoreront sa miséricorde, qui a poursuivi jusqu'au bout les pécheurs, et admireront sa justice, que les damnés proclament à jamais. Ils verront nettement que les damnés se sont perdus volontairement et qu'il n'est pas possible de les plaindre une fois qu'ils se sont précipités librement dans l'enfer.

 

Les données qui précèdent sont toutes tirées de la Sainte Écriture, qui est la parole de Dieu. Toutefois, elles ne donnent qu'une très faible idée du bonheur éternel, qui, nous dit le Saint-Esprit, dépasse toute imagination et toute espérance.

 

C'est à dessein que nous n'avons pas parlé des descriptions du ciel que l'on trouve dans l'Apocalypse, aux chapitres IV, V, VII, XI, XIV, XV et XXI; car elles sont purement symboliques.

 

Pour qui le ciel ? Parcourons l'Évangile et nous le verrons.

 

 

Nous trouvons tout d'abord les Béatitudes:

 

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.

Heureux ceux qui sont doux, car ils posséderont la terre !

(Il faut comprendre le ciel, appelé aussi la terre des vivants, ou la nouvelle terre prédite pour les élus par l'apôtre saint Pierre. Il est certain en effet que la terre actuelle n'est pas possédée par les doux; c'est même tout le contraire.)

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

(Dans le ciel, car la vie actuelle est plutôt le triomphe de l'injustice).

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!

Heureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu!

Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux êtes-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on VOUS persécutera, et qu'on dira faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux. (S. Mat., V, 3-12).

On voit par-là que le ciel est promis à ceux qui sont détachés des richesses, à ceux qui sont doux, à ceux qui pleurent leurs péchés, aux affamés de justice, aux miséricordieux, aux chastes, aux pacifiques, à ceux qui sont persécutés pour Jésus-Christ.

Celui qui aura pratiqué les commandements et les aura enseignés sera grand dans le royaume des cieux. (S. Mat., V, 19).

Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. (S. Mat., VI, 14)

Celui qui persévérera jusqu'à la fin dans la fidélité au Christ sera sauvé. (St Mat., X, 22).

Jésus dit encore: « Celui qui m'aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux. » (S. Mat., X. 32).

 

Confesser le Christ devant les hommes, c'est se montrer et s'affirmer chrétien en toute occasion.

 

Seront sauvés aussi ceux qui auront donné leur vie pour Jésus-Christ: « Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera ». (S. Mat., X, 39 et XVI, 25).

 

Les humbles seront sauvés: « Celui oui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux ». (S. Mat., XVIII, 4).

Ceux qui renoncent à tout pour le Christ sont certains de se sauver. (S. Mat., XIX, 28-29).

 

Le ciel sera la récompense des bonnes œuvres: « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès l'origine du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et VOUS m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; nu, et vous m'avez vêtu; malade, et VOUS m'avez visité; en prison, et vous êtes venus à moi.

 

Les justes lui répondront: Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu avoir faim, et nous vous avons donné à manger, avoir soif, et nous vous avons donné à boire ? Quand est-ce que nous vous avons vu étranger, et nous vous avons recueilli; nu, et vous avons-nous vêtu ? Quand est-ce que nous vous avons vu malade ou en prison, et sommes-nous venus à Vous? Et le Roi leur répondra: « En vérité, je vous le dis, toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (S. Mat., XXV, 34-41).

 

La foi est nécessaire pour être sauvé: « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui ne croira pas sera condamné ». (S. Marc, XVI, 17).

 

L'Évangile selon saint Jean nous donne la même doctrine: « En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m'a envoyé à la vie éternelle, et n'encourt point la condamnation, mais il a passé de la mort à la vie ». (S. Jean, VI, 24).

 

« C'est la volonté de mon Père que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (S. Jean, VI, 40).

 

« Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; et quiconque vit et croit en moi ne mourra point pour toujours. » (S. Jean, XI, 25-26).

 

Seront sauvés ceux qui secourent leur prochain pour l'amour de Dieu: « Quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles, et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent te rendre la pareille; car cela te sera rendu à la résurrection des justes ». (S. Luc, XIV, 14).

 

« Donnez, et il vous sera donné; on versera: dans votre sein une bonne mesure, pressée, secouée et débordante, car on se servira pour vous rendre, de la même mesure avec laquelle vous aurez mesuré. » (S. Luc, VI, 38).

 

Seront également sauvés ceux qui acceptent avec soumission les épreuves que Dieu leur envoie, comme le pauvre Lazare et le bon Larron.

 

Les autres ne sauraient être sauvés, puisqu'ils ne peuvent même pas être les disciples du Christ, qui l'affirme avec force dans l'Évangile: « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi ». (S. Mat., X, 38).

 

Pour être sauvé, il faut nécessairement pratiquer les enseignements du Sermon sur la montagne, car à la fin de cette instruction, Notre-Seigneur affirme que ceux qui ne mettent pas cela en pratique bâtissent sur le sable et s'exposent d'une façon certaine à une grande ruine. (S. Mat., VII, 26-27).

 

Et quels sont ces enseignements ?

 

Le pardon sincère au prochain, la pureté du cœur, la sincérité, l'habitude d'agir pour Dieu seul; la fidélité à suivre la voie étroite de la pénitence et du devoir chrétien.

 

Dans tout l'Évangile, Notre-Seigneur suppose que le salut dépend pratiquement de nous, et il ne cesse de nous exhorter à prendre, pour aller au ciel, les moyens qu'il nous indique.

 

Y en a-t-il beaucoup qui vont au ciel ?

 

Écoutons Notre-Seigneur: « Elle est étroite la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et, il en est peu qui la trouvent. » (S. Mat., VII, 14).

 

Le plus sûr moyen d'aller au ciel, c'est de le désirer, d'en commencer ici-bas la vie, toute d'amour, de faire ce que dit saint Jean de la Croix:

 

« Il est de la plus haute importance que l'âme s'exerce beaucoup à l'amour, afin que se consommant rapidement, elle ne s'arrête guère ici-bas, mais parvienne promptement à voir son Dieu face à face. »

A suivre L'ENFER

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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