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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 10:19

Audience générale du 20 juillet 1966.

Chers Fils et chères Filles,

Votre visite Nous trouve en vacances. Elle Nous trouve en effet dans cette résidence d'été des papes où l'excellent climat et la cessation de certaines obligations courantes qui constituent le travail ordinaire du pape Nous font espérer de refaire Nos faibles forces physiques. (Il Nous semble entendre l'aimable invitation que Jésus fit un jour à ses Apôtres: Venez à l'écart, en un lieu solitaire, et reposez-vous un peuMarc VI, 31). Votre visite Nous trouve là où il Nous est loisible de vaquer en même temps, avec plus d'attention et de tranquillité, à deux formes d'activité que comporte Notre charge apostolique: l'étude et la prière.

A la prière spécialement. Quand nous méditons les paroles du Maître nous avertissant que le désir du Père est d'avoir des adorateurs en esprit et en vérité (Jean IV, 24) ; quand nous nous rappelons comment, par son exemple, il a enseigné à prier, comment il a toujours encouragé chez les siens cette activité spirituelle primordiale; quand nous évoquons l'école des Apô­tres qui formaient les nouveaux fidèles à prier sans cesse (saint Paul, par exemple, qui dit aux Thessaloniciens: Priez sans jamais vous arrêter1 Thess. V, 17) ; quand nous cherchons à nous faire une vue d'ensemble du christianisme, de son essence religieuse, de son dessein surnaturel relatif aux rapports entre Dieu et l'homme, de son message en vue de vivifier les âmes, de la vocation au sacerdoce royal qui autorise chaque fidèle à dialoguer avec Dieu et à l'appeler Père (cf. Rom. VIII, 15; Gai. IV, 6); quand, dans l'histoire, nous étudions la vie chré­tienne telle que l'ont manifestée ses expressions les plus élevées et les plus pures; et quand nous observons les besoins les plus réels, les plus profonds, les plus négligés, des hommes de notre temps, nous ne pouvons pas ne pas conclure à la primauté de la prière dans le domaine de l'activité multiforme de l'Église.

L'Église est la société des hommes qui prient. Son but pre­mier est d'enseigner à prier. Si nous voulons savoir ce que fait l'Église, nous devons remarquer qu'elle est une école d'oraison. Elle rappelle aux fidèles l'obligation de la prière; elle éveille en eux l'aptitude à prier, le besoin de la prière. Elle leur enseigne comment et pourquoi il faut prier; elle fait de la prière le « grand moyen » du salut et la proclame en même temps fin suprême et prochaine de la vraie religion. L'Église fait de la prière l'expres­sion élémentaire et sublime de la foi: croire et prier se fondent en un seul acte. Elle en fait aussi l'expression de l'espérance. Se souvenant de l'enseignement de Jésus, elle ne cesse de nous rappeler que, pour obtenir ce que nous désirons, il faut prier; demandez et vous recevrez (Jean XVI, 24; Math. XXI, 22). L'Église enfin proclame l'identité de la prière et de la charité. Bossuet l'affirme: « Il est certain qu'il n'y a que la seule charité qui prie » (Sermons I, 374). Prier c'est aimer (cf. Bremond, Phil. de la prière, 21).

Chacun sait tout ce qui a été dit, écrit, fait à propos de la prière. C'est un sujet d'une fécondité inépuisable. Ce qu'il importe maintenant de noter, si nous voulons connaître la mission de l'Église, c'est l'importance essentielle et suprême qu'elle attribue à la prière, soit en tant qu'activité personnelle jaillissant de l'intime du cœur humain, soit en tant que culte divin, dans lequel se fait entendre la voix de la communauté chrétienne. Contemplation et liturgie sont deux moments obli­gatoires et complémentaires de l'expression religieuse de l'Église, pénétrée par le souffle de l'Esprit-Saint et vivant du Christ dont la vie se poursuit et agit en elle ( Liturgie et con­templation, Desclée de Br.).

Et vous savez tous également que la première déclaration, la première réforme, le premier renouveau que le Concile œcumé­nique a donnés à l'Église a eu pour objet la liturgie, c'est-à-dire la prière officielle et communautaire de l'Église. Qu'on veuille bien se le rappeler.

Que dire de ceux qui distinguent dans l'activité de l'Église le culte et l'apostolat, séparant l'un de l'autre, donnant la préfé­rence au second au détriment du premier ? Et que dire de ceux qui jugent illusoire, ennuyeuse et inutile la vie intérieure, et qui estiment pratiquement comme une perte de temps sans profit la recherche voulue du silence extérieur pour percevoir la voix intime du colloque intérieur ?

Le christianisme pourra-t-il jamais renseigner sur lui-même le monde qui a besoin de vérité vitale, s'il ne se présente pas comme l'art d'explorer les profondeurs de l'esprit, de converser avec Dieu et de former ses adeptes à la prière ? Un christianisme privé d'une vie de prière profondément ressentie et aimée aura-t-il jamais le souffle prophétique qui lui est nécessaire pour imposer aux mille voix qui résonnent dans le monde sa voix qui crie, qui chante, qui inquiète et qui sauve ? Une activité qui prétend témoigner du Christ et mettre dans l'humanité le ferment de la nouveauté régénératrice aura-t-elle jamais les charismes indispensables de l’Esprit-Saint, si elle ne parvient pas, dans l'humilité et la sublimité de la prière, jusqu'au secret de sa certitude et de sa force ?

Nous vous disons ces choses, très chers fils, pour que vous ayez toujours à l'esprit la notion de la nécessité de la prière et pour que vous sachiez répondre à l'invitation solennelle du Concile œcuménique à revenir tous aux eaux pures et vitales de la prière de l'Eglise. Vous savez l'effort que l'Église déploie pour redonner au peuple chrétien le goût et la capacité de prier avec elle et, avec elle, de célébrer et de vivre ses mystères de grâce et de présence divine.

Et cela, Nous vous le disons pour que, pendant cette période des vacances d'été, chacun de vous s'ingénie à trouver des moments de recueillement intérieur, de ferveur spirituelle, de renouvellement religieux. Au délassement des fatigues ordinaires du métier, qu'on ajoute une veille spirituelle: les loisirs doivent aussi servir à cela.

Et puisque votre visite Nous a amené à cette considération et Nous a suggéré cette recommandation, Nous encourageons votre bon désir d'un réveil spirituel par Notre Bénédiction apostolique.

PAUL  VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

(Texte italien dans L'Osservatore Romano du 21 juillet 1966. Traduction des Actes Pontificaux.)

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 10:40

Audience générale du 27 juillet 1966 '.

Chers Fils et chères Filles,

Vous aussi, comme tous ceux qui, membres ou non de l'Église, ont été obligés par le grand événement du Concile œcuménique de réfléchir sur la nature et la mission de l'Église, vous vous êtes certainement demandé: réellement, que fait l'Église? Quelle est sa mission ? Quelle est son activité précise ?

Les réponses à ces questions sont faciles, bien qu'elles ne manquent ni d'importance ni d'intérêt. Il est clair que l'Église vit et œuvre pour continuer et étendre la mission même du Christ. L'idée fondamentale, qui commande toute la doctrine sur l'Église, est celle de la continuation. L'Église est un prolon­gement et un développement de l'Évangile. L'Église apporte le Christ dans le temps, dans les siècles, dans l'histoire; et elle avance vers la rencontre finale, eschatologique, avec le Christ glorieux. Une parole du Seigneur l'assure: Je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin du monde (Math. XXVIII, 20). Mais cette continuité n'est pas purement statique, immobile, conser­vatrice. L'Église n'est pas une institution repliée sur elle-même, simplement préoccupée de se défendre et de se conserver. L'Église est faite pour rendre témoignage. Le Seigneur dit aux Apôtres avant de les quitter: Vous serez mes témoins jusqu'aux extrémités de la terre (Actes I, 8). L'Église est destinée à couvrir la terre, elle a été instituée pour toute l'humanité; elle est uni­verselle, c'est-à-dire catholique.

Il faut bien réfléchir sur cette vocation propre de l'Église et se rappeler comment le Seigneur a voulu que nous nous la repré­sentions comme une semence qui, de sa nature, doit germer, croître et fructifier; ou comme un levain qui pénètre, soulève, gonfle la pâte et lui donne sa saveur.

Cela signifie que l'Église, de par sa nature, est apostolique, c'est-à-dire missionnaire, entendant par là qu'elle est toujours active et tout entière engagée à répandre^ son message de salut, sa conception de la vie et du monde, son Évangile.

Que fait donc l'Église? Cela saute aux yeux: elle parle, elle prêche, elle propose, elle répand, elle proclame la doctrine du Christ. Elle prêche sur les toits ce qui lui a été murmuré à l'oreille (cf. Math. X, 27). L'Église, là où elle vit, là où elle est comprise, là où elle est fidèle au mandat du Christ, exerce une activité principale irremplaçable: elle annonce la Parole de Dieu. La foi, base de tout le système doctrinal et moral du christianisme, exige cette annonce, exige la prédication: La foi naît de la prédication, dit saint Paul, fides ex auditu (Rom. X, 17). La catéchèse — une catéchèse exacte, fidèle, orthodoxe, pas arbitraire, pas changeante — est son premier devoir. La liturgie de la parole précède la liturgie eucharistique. L'Église est l'écho incessant, exact et autorisé, des enseignements du Seigneur. L'Église est un apostolat, elle est une école, elle est une « propa­gation de la foi », elle est un effort qui va jusqu'à l'obstination (vous rappelez-vous ce que disaient les Apôtres ? Nous ne pouvons pas... ne pas parler—Actes IV, 20), et jusqu'au sacrifice (vous souvenez-vous d'Étienne ? Et que sont les martyrs sinon les prédicateurs, les témoins de l'Évangile, par leur sang?).

Nous ne verrions pas la fin de ces simples considérations si Nous voulions montrer, à l'aide de citations des textes conciliaires, comment et combien l'Église, en ce grand acte de réflexion sur elle-même au cours du Ile Concile du Vatican, a confirmé et exprimé cette mission propre, fondamentale, qui est la sienne: être apostolique, être rnissionnaire, se répandre. « Durant son pèlerinage sur terre, l'Église de sa nature est missionnaire » proclame le décret conciliaire Ad génies (n. 2).

Et, vous le savez, ce qui caractérise le récent Concile c'est la reconnaissance de la vocation de tous les fidèles, plus encore, de l'obligation qu'ils ont tous de « répandre la foi et de la défendre, par la parole et les œuvres, comme de véritables témoins du Christ » (Lumen gentium, 11). Et cette reconnaissance se précise dans l'affirmation qui étend aux laïcs catholiques le droit-devoir à l'apostolat (ibid. 33; Apostolicam actuositatem, 2, 3, etc.).

Cette doctrine merveilleuse, nouvelle en un certain sens, indique ce que fait l'Église: elle appelle les hommes, les instruit, les fortifie, les mobilise, les fait participer à sa mission de salut, éveille en eux la conscience d'un messianisme commun et favorise en chacun d'eux le dévouement à la cause du Christ, non par un rêve de conquête et de puissance, mais par une exigence d'amour envers tous les vivants et pour la gloire du royaume de Dieu.

Nous voudrions ici demander à chacun si vous avez fait attention à cette nouvelle vigueur apostolique qui doit au­jourd'hui s'emparer des âmes de tous ceux qui se disent catho­liques et les rendre tous capables de donner sur le Christ un témoignage nouveau et positif. C'est ce que devrait être « l'après-concile », c'est là le renouveau, 1'aggiornamento souhaité par le Concile œcuménique.

A ce propos, vous observerez deux phénomènes différents et divergents. Celui de ces fils de l'Église qu'on dirait fatigués d'être catholiques et qui profitent de cette période de révision et d'adaptation de la vie pratique de l'Église pour tout mettre en question, pour se lancer dans une critique systématique et négative de la discipline ecclésiastique, pour chercher la voie la plus facile pour le christianisme, un christianisme vidé de l'expérience et du développement de sa tradition, un christia­nisme complaisant à l'esprit des autres opinions et aux mœurs du monde, un christianisme non contraignant, non dogmatique, « non clérical », comme ils disent. Est-il possible que du Concile découle logiquement une telle lassitude d'être catholique ?

L'autre phénomène est, au contraire, la découverte qu'on est catholique et la joie de l'être, et avec la joie une nouvelle ferveur dans l'action qui met en tant de cœurs des désirs, des espérances, des résolutions, des audaces en vue d'une nouvelle activité apostolique. Le Concile a suscité une génération d'esprits vigi­lants qui ont entendu l'appel suppliant de l'Église à un plus grand effort apostolique, qui se sont affranchis de l'esprit grégaire, de la passivité, de la routine qui asservit spirituelle­ment tant de personnes en notre monde actuel. Ils se sont imposé des sacrifices — chez certains, un grand sacrifice — pour se mettre au service de l'Église. Certains n'ont pas craint d'offrir leur vie au Christ (le phénomène des vocations d'adultes est d'une magnifique éloquence) ; d'autres, même des laïcs — par­fois mari et femme — sont partis pour les terres de mission; d'autres, sans quitter le lieu de leur travail, ont opté pour un renouveau spirituel profond et pour une plus généreuse activité ecclésiale; ils ont « choisi la sainteté ». Et la sainteté, vous le savez bien, comporte aujourd'hui la charité de l'apostolat.

Fils et filles qui Nous écoutez, êtes-vous de ceux-là ?

Nous l'espérons, Nous le souhaitons en vous accordant Notre Bénédiction apostolique.

Paul VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

(Texte italien dans L'Osservatore Romano du 28 juillet 1966. Traduction des Actes Pontificaux.)

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:07

Audience générale du Pape Paul VI,  3 août 1966

Chers Fils et chères Filles,

Vous savez qu'en cette période postconciliaire Nous consacrons ce bref entretien à de modestes considérations sur l'Église, cherchant ainsi à suggérer des pensées spirituelles simples et bonnes en souvenir de l'audience générale hebdomadaire.

Eh bien, mercredi dernier, à la suite d'une telle audience au cours de laquelle Nous avons dit quelques mots de l'Église militante, Nous avons reçu dans une audience suivante un groupe de petits visiteurs qui Nous ont profondément émus. Il s'agissait d'aveugles et de sourds-muets, pieusement assistés et conduits par de bonnes personnes au cœur d'or. Devant ces pauvres visiteurs, l'idée^ Nous est immédiatement venue: et ceux-ci ne sont-ils pas l'Église ? Leur visage, malgré leur triste condition, était empreint de sérénité, une sérénité alors quelque peu émue de se savoir en présence du Pape, mais confiante aussi, comme s'il s'agissait d'une rencontre avec une vieille connais­sance, avec un père qu'ils semblaient deviner être là pour eux, et même leur devoir une certaine préférence. Pauvres enfants! Quelle pitié! Quelle affectueuse compassion ils ont suscitée dans Notre 'esprit. A un certain moment un filet de voix, un chant timide s'éleva d'une partie du groupe des aveugles, et le chant se fit tout de suite plus sûr et joyeux. Ces pauvres enfants ne pleuraient pas, ne criaient pas. Ils chantaient. Notre cœur était plein de tendresse et d'admiration. Comme Nous aurions voulu consoler, guérir ces pauvres, créatures condamnées pour la vie à une douloureuse existence. Et la question de nouveau se posait à Nous: ne sont-ils pas eux aussi l'Église, enfants de l'Église, symboles de 1 Église, ces êtres souffrants si éprouvés par la malchance, tellement soutenus par la foi, tellement assistés par la charité, tellement consolés par la piété ?

__ Bien sûr! Eux et tant de leurs semblables Nous font voir l'Église souffrante, que l'on peut bien appeler la vraie Église des béatitudes évangéliques, la vraie Église de la réalité vécue, l'Église qui pâtit dans le drame de l'histoire, l'Eglise qui soupire et pleure dans l'attente de la vie promise à ceux qui, avec le Christ, auront porté sa croix.

Nous estimons qu'il est opportun et que c'est notre devoir de réfléchir sur les rapports entre l'Église du Christ et l'humanité souffrante. L'idée d'Église est de sa nature associée à celle d'un bonheur, d'une félicité, d'un royaume plein de lumière et de vie, si bien que nous oublions facilement que la béatitude annoncée, promise et réalisée est, pour le temps de notre vie terrestre, essentiellement spirituelle et jamais totale. C'est la béatitude de la conscience et de l'espérance qui n'atteindra sa plénitude que par delà notre pèlerinage dans le temps. Les béatitudes de l'Évangile projettent dans l'avenir l'achèvement de leurs promesses. Spe enim salvi facti sumus, en effet, dit saint Paul, nous sommes sauvés en espérance (Rom. VIII, 24). Et saint Pierre écrit: Dieu ... nous a régénérés pour une vivante espérance (1 Pierre I, 3).

Cela veut dire que l'Église, c'est-à-dire la religion chrétienne, n'est pas une société d'assurance contre les maux de la vie présente. Plus encore, si on y prête attention, c'est une société où les souffrances humaines trouvent un accueil de préférence. Oui, l'Église est tout entière préoccupée d'alléger les maux de l'homme, en premier lieu le péché, puis la douleur, la misère, la mort. Elle est pleine de pitié pour toutes les déficiences humaines. Et c'est précisément pour cela que circule, entre l'Église et l'homme qui souffre, une profonde sympathie. Aucune philanthropie ne peut, dans l'ordre des principes comme dans celui de l'expérience vécue, rivaliser en sollicitude à l'égard des besoins de l'homme avec la charité qui, elle, ajoute à tous les motifs d'intérêt naturel la valeur surnaturelle de la dignité de tout être humain, reconnu enfant de Dieu et frère dans le Christ. Et de plus, elle fait sentir l'urgente nécessité du suprême pré­cepte évangélique qui ordonne d'aimer ceux qui sont plus petits, plus seuls, plus miséreux, qui souffrent davantage.

Celui qui sait correctement évaluer ce rapport peut com­prendre, chez l'Église, la tendance à se pencher amoureusement sur les pauvres et les malheureux et même à faire d'eux ses enfants privilégiés, à se donner à elle-même le titre, humble et glorieux, d'Église des pauvres; et aussi à se proposer la pauvreté comme un programme. La première béatitude du Sermon sur la montagne résonne sans cesse dans le coeur de l'Église. Nous en avons entendu l'écho devenir plus fort et plus pressant durant le Concile (cf. décret Christus Dominus, n. 13; et Prestyt. ordinis, n. 6).

Et celui qui considère attentivement ces rapports entre l'Église et la souffrance humaine pourra également comprendre quelque chose du mystère d'adversité que cette même Église rencontre et subit. La passion du Seigneur, chef de l'Église, se poursuit dans ses membres, dans son Corps mystique, l'Église (cf. Col. I, 24). Vous le savez, telle est l'histoire de l'Église. Non seulement l'histoire antique mais, dans de nombreuses régions du monde, l'histoire présente. « Le Christ, dit le Concile, a accompli son œuvre rédemptrice dans la pauvreté et la persécu­tion, ainsi l'Église est-elle appelée à prendre la même voie pour communiquer aux hommes les fruits du salut » (Lumen gentium, n. 8). Et il cite saint Augustin: « L'Église va de l'avant, mar­chant parmi les persécutions du monde et les consolations de Dieu: inter persecutiones mundi et consolationes Dei peregrinando procurrit Ecclesia » (De Civ. Dei 18, 51, 2: P. L. 41. 614).

Oui, très chers fils, nous devons nous rendre compte que nous appartenons non pas à une Église triomphante, mais à une Église militante, combattue et souffrante. Voudrions-nous pour cela moins aimer l'Église? Refuserions-nous de participer à sa pauvreté et à sa passion ? Oublierions-nous que l'Église, dans sa souffrance aussi et précisément à cause de cette souffrance, expérimente conjointement les « consolationes Dei » et sura­bonde de joie dans toutes ses tribulations (2 Cor. VII, 4) ? N’aimerons.-nous pas encore davantage notre Mère, la sainte Église, précisément parce qu'elle souffre?

C'est à cela que Nous vous invitons tous en vous donnant Notre Bénédiction apostolique.

Paul VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

(Texte italien dans L'Osservatore Romano du 4 août 1966. Traduction des Actes Pontificaux.)

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 09:47

Une seule fois…

Je ne parcours qu'une seule fois le chemin de la vie;

Je ne vivrai jamais plus les heures d'aujourd'hui.

Il me faut donc y faire tout le bien possible à toutes les âmes que je rencontre, sans négliger ni différer, car ja­mais plus je ne passerai par ce chemin :

Jamais plus, je ne vivrai les heures d'au­jourd'hui.

D’un auteur inconnu  (1904) Publiée avec permission de l’ordinaire.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:04

Si   dans nos cœurs émus, Nous possédons Jésus, C'est par Vous, grâce à Vous,  ô Marie !   Car dans ses plans divins, Tout passe  par  vos mains

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Quand Il  s'est incarné, Fragile  nouveau- né, C'est de Vous qu'il naquit, ô Marie !

Et c'est entre vos bras Qu'il fit ses premiers pas.     

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Et quand Il s'est offert,

Immolé dans sa chair, Sur la Croix, devant Vous, ô Marie !

Mère au cœur déchiré

Vous nous L'avez livré:

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie!

Pour Le remercier Et Le magnifier

C'est par Vous, comme Vous, ô Marie !

Qu'il faut de notre Auteur

Redire la grandeur.

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Et quand au ciel Jésus Accueille ses Élus,

Près de Vous, avec Vous, ô Marie !

C'est encore ce refrain

Qui retentit sans fin:

Rien sans Vous, tout par Vous, ô Marie !

Extrait de : Méditation lors du Dernier Évangile. (1939)  (Ça se chantait sur l’air du  Salve Régina)

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:43

Leurs chants et leur musique de sauvage Me transpercent le Cœur. (suite)

Pourquoi, Seigneur, Vous qui êtes Tout-Puissant, laissez-Vous faire tout cela sans intervenir ?

Réponse du Seigneur. ,

Je veux encore les sauver de la terrible punition qu'ils méritent. J'ai attendu leur repentir, un revirement de l'âme, les appels que Je n'ai cessé de leur adresser, par la voix de Nos instruments, sont restés vains.

Les multiples supplications de Ma Très Sainte Mère se sont heurtées à leur incrédulité, à leurs sarcasmes, envers et contre toutes les preuves qui ont été données sur les Lieux où Elle est présente.

L'heure de Ma Justice se rapproche à grands pas, le temps se fait très court, les impostures seront découvertes et tous ceux qui auront dérogé à Mes lois mourront dans leurs péchés. Ils seront jetés dans la fournaise pour l'éternité.

Que celui qui a des oreilles pour entendre n'y reste pas sourd.  (22.07.75)

Tu es Ma servante et tu dois M'obéir en tout, Je te répète que tu as, pour mis­sion de sauver le plus d'âmes qu'il te sera possible, IL SE FAIT TARD.

Le temps presse, les plateaux de la balance en déséquilibre constant font pencher plus lourdement celui du côté du mal, l'heure de la justice Divine s'avance rapidement.

Ce que tu dois écrire n'est pas à la convenance de tous, en particulier de ceux qui sont concernés par Mes paroles, qui M'ont rejeté pour le monde et ils sont légion.

Ils auraient trop à changer dans cette vie de péché ce qui est incompatible avec leurs complaisances !

Ne te soucie pas des bavardages, des moqueries et des incrédulités, en quoi cela peut-il t'atteindre I Va toujours de l'avant.

C'est Moi qui donne la lumière aux aveugles et rends l'ouïe aux sourds !

Les forces du mal seront contre toi, mais ne crains rien, tu seras écartée de ceux qui veulent te nuire, ils n'ont aucun pouvoir de mettre fin à ton apostolat. Je reste à tes côtés et au milieu de ceux qui t'apportent leur aide.

N'attends rien de ce monde en dehors duquel Je veux que tu sois, reste seule autant que tu le pourras, dans l'ignorance et l'humilité.

Ne garde que des contacts indispensables à ta mission en tant que messagère et qui doivent être très limités tout le temps qu'il le faudra.

Fais prier pour Mon Vicaire le Saint Père PAUL VI, de plus en plus torturé par la désobéissance, la trahison, et l'abandon; Ses souffrances sont au-dessus de ses forces.

Fais aussi prier pour Mon cierge et les communautés religieuses noyées dans les hérésies et les sacrilèges; Tant parmi eux sont au bord du gouffre.

Par leur dérèglement et l'indiscipline ils se perdent, ils ne retrouvent plus leur chemin. Je demande de faire réparation et pénitence pour le rachat de ces âmes égarées. Il y a aussi de leur part trop peu de prières pour l'Eglise crucifiée et l'humanité en péril. (01.08,75)

Extrait de : Répondez à l’appel de nos Cœurs et vous serez sauvés.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 12:41

Nos petites armées de messagers à travers le monde, choisis en dépit de toute opposition, travaillent avec efficacité à combattre les forces des ténèbres pour le rapatriement des âmes touchées par la grâce, vers le chemin de la lumière, de la vérité.

La Justice de Dieu va faire son œuvre et frappera inopinément les cœurs fermés à Son Amour Miséricordieux.

Le Calice sera bu jusqu'à la lie, par tous les tortionnaires du Divin Sacrifice et de la Sainte Eucharistie.

Ils laveront leurs opprobres et leurs crimes dans leur sang au milieu de la débâcle universelle, avant d'être précipitée dans le feu de l'enfer.  (13.07.75)

II y a plus d'orgueil que d'humilité.

Il y a plus d'égoïsme que de charité.

Il y a plus de violence que de bonté et de douceur.

Il y a plus de haine que d'amour.

Il y a plus de plaisir des sens que de prières, de pénitences et de repentir pour les fautes commises. Il y a peu de contrition et de réparation pour les graves offenses. Il y a plus d'indifférence et d'incrédulité en Mes paroles, que de foi et d'espérance.

Il y a beaucoup de souffrances par l'éloignement et l'abandon de Dieu. Il y a plus d'âmes aux bords des abîmes, que devant la porte du Ciel. ?. Il y aura plus de larmes et de grincements de dents que de joie, au dénombrement final des élus qui entreront dans le Royaume. Car peu seront sauvés quand le jour succédera aux ténèbres. (15.07.75)

Je ne veux pas de femmes è l'autel, Je répète pour la dernière fois, que le Prêtre ne peut se décharger de sa mission sacerdotale sur qui que ce soit laïques ou religieuses" dans l'administration des sacrements.

Pendant les Saints Offices la lecture des Saintes Écritures doit être faite par lui, les servants seront de sexe masculin.

Les fidèles ne peuvent communier sous les deux espèces, ce privilège est donné au Prêtre au moment de la consécration de Mon Corps et de Mon Sang. Les fidèles recevront la Sainte Hostie sur la langue de la main du Prêtre, à genoux et avec le plus grand respect, décemment vêtus.

Je veux que cessent les sacrilèges qui ont force de loi dans Mon Eglise, qui n'est plus celle du Christ.

Le plus grand nombre de Mes Prêtres ne Me suit plus, ils M'ont quitté pour le monde et ses plaisirs, ils ont cessé d'être Mes disciples, Mes serviteurs.

Ils ont changé le Saint Sacrifice de la Messe qui n'-est plus le renouvellement de Ma Passion, ils ont abattu Ma Doctrine et Mes lois pour s'égarer dans celles de Satan qui est devenu leur maître, et qui tient les commandes de Mon Eglise.

Mon Vicaire, le Saint Père PAUL VI, n'est plus obéit, Sa haute autorité est anéantie par ceux qui travaillent à la destruction de Mon œuvre. On ne lui laisse plus aucun pouvoir, tout est contre lui. Paul VI (Ndlr: avant d’être remplacé par un sosie en 1975) n'est plus que le prisonnier et la victime des traîtres qui l'entourent et qui prennent toutes les décisions hérétiques malgré ses oppositions. Ce sont les fils des agents des ténèbres qui falsifient les décrets du Souverain Pontife, qui retiennent son courrier et qui le mettent devant les faits accomplis qui sont sans précédent dans la tradition chrétienne, ce dont il ne peut se défendre.

Un consacré qui porte la soutane, s'est intégré dans la légion des bonnes âmes qui défendent la Sainte Doctrine, Il combat le Saint Père par sa virulence verbale, ses écrits diffama­toires, il l'accable de ses accusations mensongères. Méfiez-vous de lui et n'ajoutez aucun crédit à ses allégations.

Sachez que celui qui est contre Mon Vicaire est contre Moi.

Il n'y a plus de dévotion, ni de foi en Ma présence dans la Sainte Eucharistie, sans cesse outragée par ces bourreaux qui ont dévié les uns après les autres sur la voie de la per­dition, profanant les sacrements et les Lieux Saints, qui servent à n'importe quoi.

La Sainte Liturgie Catholique est associé à une kermesse de village dans sa liesse populaire et tonitruante. Ils dansent et ils chantent sur le chemin du Calvaire, au pied de Ma Croix comme les païens, encouragés par les hauts dignitaires de Mon Eglise, valets de Lucifer, âmes damnées. Leurs chants et leur musique de sauvage Me transpercent le Cœur.

A suivre :

Extrait de : Répondez à l’appel de nos Cœurs et vous serez sauvés.

Elogofioupiou.over-blog.com

 

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