Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 17:39

 

Des initiatives prises sans autorisation …

Un bref rappel des événements…

Réponse à catholicapedia.net. 

Voici la citation : «Après le concile Vatican II, Montini-Paul VI a modifié les rites de tous les sacrements. Une réforme aussi générale est pour le moins risquée. En effet, si quelque chose d’essentiel a été modifié, le nouveau rite n’est plus efficace, il ne produit plus la grâce ni l’effet sacramentel, car il n’est plus le rite que le Christ a institué.»   http://catholicapedia.net/pages_html/Rore-Sanctifica_Benoit.html

Comment quelqu’un peut écrire une affirmation aussi injuste et aussi fausse…???

Nous n’avons pas l’intention  de dire que le parcours de Mgr Montini-Paul VI ne fut pas sans erreurs. Il est un être humain comme nous, et s’il a péché, nous aussi nous sommes des pécheurs. Mais l’accuser aussi injustement sans preuve c’est un manque de charité chrétienne.

Vous devez savoir la vérité sur la nouvelle messe, et qu’elle date de plusieurs années avant le faux concile.  Voici quelques points importants: 

En 1956, l'assemblée des cardinaux et archevêques français éditait un…. « Directoire pour la pastorale de la Messe à l'usage des diocèses de France », document, comme on le voit, est des plus officiel.

L'ouvrage de l'Abbé Bonneterre (1) est certes très révélateur sur ce sujet : dès 1925 avec l'œcuméniste Dom L. Beauduin, il y eut un mouvement subversif de plus en plus général dans l'Eglise amenant à terme la déliquescente « nouvelle messe ». Or, celle-ci est déjà pratiquement enfantée dans les cerveaux des chefs officiels de l'Eglise DÈS AVANT le Concile Vatican II et l'élection de S.S. Paul VI...

Il est déjà remarquable de constater, comme le fait l'Abbé Bonneterre, que « l'Ordo de Taizé », rédigé en 1959 par des protestants et des catholiques « avancés » est quasi semblable à la nouvelle messe de 1969, dite de Paul VI. Mais nous avons dans nos archives un document combien plus probant ! Qu'on en juge : En 1956, l'assemblée des cardinaux et archevêques français éditait un « Directoire pour la pastorale de la Messe à l'usage des diocèses de France », document comme on le voit on ne peut plus officiel.

En couverture,  on montrait une photo d'une Messe « modèle ». Cette photo est un document historique extraordinaire.

Autel face au peuple. Crucifix et autel « à la protestant ». Différences entre les acolytes et le célébrant principal, tous en aube, gommées au maximum (à tel point qu'on se demande s'il ne s'agit pas d'une concélébration !). Magnifique soleil de l'ostensoir négligemment posé sur le pilier, dans l'ombre (rien n'est l'effet du hasard dans cette photo très officielle destinée à tous les presbytères de France)…. La (fausse) Messe ressemble tellement au « novus ordo missae » de 1969, dit de Paul VI, que nous avouons avoir regardé à deux fois la date d'édition de ce « Directoire », croyant que nos sens nous trompaient. Mais non, c'est bien cela : 1956. Huit ans avant le Concile Vatican 2, 13 ans avant (!!!) la « nouvelle messe » dite de Paul VI, l'ensemble des cardinaux, archevêques et évêques français avec certainement une bonne partie de leur clergé avaient déjà toute la nouvelle messe dans la tête ! Car ce « Directoire » très officiel était fait pour être diffusé en masse dans tous les presbytères de France et de Navarre... « Les mauvais livres abonderont sur la terre », tel que prédit par Notre  Dame de la Salette...

Le contenu de ce « Directoire », tout en reprenant pharisaïquement l'exposé traditionnel de la Messe, ouvre en même temps par de petites phrases... On connaît la méthode, style Vatican II. On a reproché la définition hérétique de la Messe dans le « Novus Ordo Missae » de 1969 (2). Mais elle n'est jamais que la reprise de la définition cosignée par Nosseigneurs les cardinaux et archevêques Français... en 1951, soit 18 ans avant !!!

    Nos « Princes de l'Eglise » définissaient ainsi la Messe :

« Elle est l'assemblée solennelle de la communauté chrétienne, le grand moyen de faire vivre le Christ dans la communauté paroissiale et dans les cœurs de chacun de ses membres. »

C'est à la page 13 de notre « Directoire » de 1956, lequel, pour cette magistrale définition qui occulte l'aspect essentiel et premier du Saint-Sacrifice de la Messe, fait appel à un autre « Directoire pour la pastorale des sacrements — adopté par l'Assemblée plénière de l'Épiscopat pour les diocèses de France », de 1951.

Dans le même temps (et c'est notre deuxième exemple) c'est-à-dire en 1952, on construisait des Églises préparant le nouveau culte dit de Paul VI, face au peuple… avec le « Pèlerin du XXe s. », revue démocrato-progressiste à coloration religieuse très pâle, patronnée par la Hiérarchie qui n'a pas été pour peu dans la dégénérescence de la Foi du peuple chrétien et la subversion de l'ordre social. Dès 1963, « une église retenait l'attention du rédacteur ». Nous aussi, elle retient notre attention, « 25 ans » après, car elle est effectivement historique. Qu'on en juge par la lecture attentive de l'article en question...

... Vraiment, quelle astuce proprement diabolique ! Nous faisons ci-dessous un croquis de cette mignonne église néo-rustique dont il faut reconnaître la belle esthétique extérieure et l'art du meilleur goût... camouflant magnifiquement le venin mortel de l'intérieur... comme avec l'AntéXst : On voit tout de suite le piège, consommé en hypocrisie. Cette église a été conçue architecturalement pour l'expérimentation liturgique. Voilà pourquoi le rédacteur du « Pèlerin » qui ne pouvait tout de même pas l'avouer ouvertement voulait « retenir l'attention » de ses lecteurs... Il est bien facile de comprendre qu'une fois le rideau tiré, il y avait une partie des assistants qui avaient la Messe dos au prêtre tandis que l'autre l'avait FACE AU PEUPLE. C'est ce que le rédacteur du « Pèlerin » appelle suivre les offices d'une façon parfaite.

D'autre part, il est bien évident que cette église ne s'est pas construite « à la sauvage » et que l'architecte avait l'approbation de l'Évêque et du prêtre du lieu : autrement dit, la veule et hypocrite Hiérarchie cautionnait voire promouvait (3) le mouvement liturgique subversif. Et le pli venant de haut, de très haut, il ne pouvait qu'être pris irréversiblement par le peuple, en ces années prémisses du laxisme total qui éclatera dans les années 1960-70, cette « espèce de fausse paix dans le monde »...

Supposons un moment que S.S. Pie XII, au courant de ces constructions d'églises équivoques, ait donné l'ordre de déplacer le Maître-autel du milieu pour le mettre au fond : mais c'est que l'église si jolie était construite artistiquement pour un maître-autel AU MILIEU de l'église, « avec ses tribunes circulaires »... Fallait-il faire casser l'église ? Tout le monde se serait levé à la suite du clergé et de l'Évêque contre une telle mesure !

Cette révolte larvée mais très réelle, soudée du bas jusqu'en haut de la Hiérarchie n'est pas avouée. Et, chers lecteurs, retenez bien que nous sommes en 1952.

Ce genre de situations se généralisera et s'aggravera dans tous les domaines et dans toute l'Eglise Universelle lorsque le Pape Paul VI accédera en 1963 au Souverain Pontificat, qui n'était plus « souverain » que par la Passion à endurer, le Châtiment Divin à expier sous ce pontificat.

Après ces documents types que nous venons de donner, on peut voir que la déclaration du Cardinal Guth, loin d'être un prétexte pour blanchir S.S. Paul VI d'avoir signé le N.O.M., n'est rien moins que l'exacte expression de la vérité : « Nous espérons que, désormais, avec les nouvelles dispositions contenues dans les documents, cette maladie de l'expérimentation va prendre fin. Jusqu'à présent il était permis aux évêques d'autoriser des expériences mais on a parfois franchi les limites de cette autorisation et beaucoup de prêtres ont simplement fait ce qui leur plaisait. Alors, ce qui est arrivé parfois, c'est qu'ils se sont imposés. Ces initiatives prises sans autorisation, on ne pouvait plus, bien souvent, les arrêter, car cela s'était répandu trop loin. Dans sa grande bonté et sagesse — hélas, celle du Roy-martyr Louis XVI..., le Saint-Père a alors cédé, souvent contre son gré » (4).

Nous croira-t-on à présent, quand nous disons que le pauvre Pape Paul VI vient seulement en fin de parcours pour endosser tout le poids du péché, signant la « nouvelle messe » forcé d'ailleurs [« On a eu toutes les peines du monde pour lui arracher cette autorisation ! Et maintenant il (le Pape) continue à célébrer avec l'Ordo Missae de Saint Pie V en privé ! » (5)] ?

Comme le rapprochement s'impose avec Louis XVI, cédant toujours un peu plus, « dans sa grande sagesse et bonté », allant jusqu'à revêtir le bonnet phrygien, puis, impuissant, jusqu'à déclarer le « Tiers-État » Assemblée Consti­tuante, jusqu'au couperet fatal !

Oui, après ces exemples majeurs, on peut voir que tout mettre sur le dos du Pape Paul VI est la solution de facilité, une solution SIMPLISTE, à laquelle malheureusement cèdent beaucoup trop de fidèles traditionnels.

LA VÉRITÉ, LA VOILÀ: LA RÉVOLUTION ÉTAIT DÉJÀ FAITE DANS L'ÉGLISE AVANT L'INTRONISATION DE S.S. PAUL VI. De même qu'elle était déjà faite dans le corps social français à la fin du règne de Louis XV. Après Louis XV et Jean XXIII, « c'est le déluge », plus exactement le Châtiment divin qui tombe. Inexorablement. Irréversiblement.

 

     (1) « Le mouvement liturgique », Abbé Bonneterre,  1980.

(2) Rappelons pour les mémoires défaillantes que celui-ci a été concocté par Bugnini et sa clique franc-maçonne, et que Paul VI n'a signé que forcé... ce que reconnaît, entre autres, Jean Madiran dans sa plaquette « La Messe, état de la question », en 1975; il en faisait d'ailleurs une de ses quatre fondamentales raisons du refus du N.O.M. et affirmait, en exergue, que ces quatre arguments développés publiquement depuis 1972 (dont la non-liberté de S.S. Paul VI), « n'ont fait l'objet d'aucune tentative de réfutation »...

(3) Qu'attendre d'autre de fonctionnaires concordataires, de surcroît francs-maçons pour beaucoup d'entre eux : G. Riquier précise que le Cardinal Liénart était Franc-maçon — ce que tout le monde sait, mais ce qui est beaucoup moins connu c'est la suite — : « il était un des dix-sept évêques francs-maçons français dont Mgr Beaussart avait donné la liste à Pie XI en 1938. Ils étaient peut-être plus nombreux : l'un des enquêteurs, Mgr Bouteloup avait été assassiné pendant l'enquête. » (p. 41 « L'avenir du monde ... »).

(4) « Documentation Catholique » n" 1551 du 16 novembre 1969, p. 1048.

(5) Déclaration de Mgr Bugnini à un de ses amis en parlant de la signature du Pape Paul VI pour ce N.O.M., cf. « La Messe Catholique est-elle encore permise ? » Père Barrielle, p. 19, plaquette qui apporte beaucoup d'autres faits prouvant la non-liberté du Pape Paul VI.    

Extrait de : L’extraordinaire Secret de La Salette. (1988)  Disponible  aux Editions  D F T.  (Louis de Boanergès)  

Elogofioupiou.overe-blog.com

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 02:53

Prière au Christ Roi…

O CHRIST Jésus, je vous reconnais pour Roi universel. Tout ce qui a été fait, a été créé pour vous. Exercez sur moi tous vos droits. Je re­nouvelle mes promesses du baptême en renonçant à Satan, à ses pompes et à ses œuvres et je promets de vivre en bon chrétien. Et tout particulièrement je m'engage à faire triompher selon mes moyens les droits de Dieu et de votre Eglise.

Divin Cœur de Jésus, je vous offre mes pauvres actions pour obtenir que tous les cœurs reconnaissent votre Royauté sacrée, et qu'ainsi le règne de votre paix s'établisse dans l'univers entier. Ainsi soit-il.

(Une Indulgence plénière une fois chaque jour )

 

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 03:18

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés….

Aimez vos ennemis…                                   

Le devoir du pardon est une des formes de cette obligation de la charité envers le prochain que notre divin Sauveur Jésus a promulguée comme un précepte nouveau, son précepte à lui : Ceci est mon com­mandement, le commandement nouveau que je vous donne :  à savoir: que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés moi-même,  et dont il a pris soin, pour que nous n'en limitions pas l'exercice, de déterminer lui-même l'étendue. Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis ;  faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous calomnient et vous persécutent.  (Matt., V, 44.).

Certes, ainsi formulée, la loi est claire, elle n'admet aucune réserve, aucune limita­tion, et, dès lors, nous n'avons pas besoin d'en savoir davantage ; pénible ou non, la loi est portée, il faut nous soumettre sans prétendre entrer en discussion avec Dieu, car qui es-tu, ô homme, dit saint Paul, pour entrer eh contestation avec Dieu.

Mais, d'ailleurs, Jésus ne nous défend pas de fortifier sa loi de toutes les raisons de conve­nance qui nous apparaissent et qui peuvent aider à la soumission de nos esprits et de nos cœurs.

Vous nous faites donc, ô Jésus, une loi du pardon, et vous y attachez une récompense bien digne de nous tenter, une récompense qui nous est absolument nécessaire, et en cas de violation de la loi, une sanction qui, si nous la comprenons bien, doit nous faire frémir.

Et ce prix que vous mettez à l'amour des enne­mis, au pardon des offenses nous montre assez combien vous y tenez. Mais pourquoi payez-vous de ce prix infini qu'est le ciel, puisque votre pardon à vous, c'est pour chacun de nous l'assurance du ciel, le pardon sincère que nous accordons à nos frères ? Ah ! C'est que ce par­don est, je le comprends, la condition de la paix entre les hommes qui doivent vivre ensemble, qui ne peuvent se fuir, et qui, par la faiblesse et la corruption de la nature, sous la poussée de l'intérêt, de l'ambition, de l'éosine, se heurtent, se blessent, s'opposent les uns aux autres. Il n'y a pas de paix possible dans la famille et dans la société,, si chacun s'arroge le droit de se faire justice lui-même, d'user de représailles ou même d'entretenir en son cœur des sentiments de haine et de rancune; une société où la loi du pardon n'est pas admise, observée, peut bien avoir les apparences de la civilisation ; en fait, ce que cachent ces apparences, c'est la barbarie. A l'opposé, quelle société idéale, parfaite, que celle dont tous les membres s'aimeraient les uns les autres, se supporteraient mutuellement, (Ephese., IV, 2), se pardonneraient réciproque­ment leurs torts ! Cette société idéale a existé ; cet esprit de paix a été la marque distinctive de la première communauté chrétienne, dont tous les membres ne faisaient " qu'un cœur et qu'une âme ", à la grande admiration des païens.

Et la paix sociale sera toujours, à la mesure de l'influence et de l'autorité que garde sur les mœurs publiques votre commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés!

Ainsi, ô Jésus, c'est notre bien que vous pour­suivez par cette loi qui, parfois, nous paraît si rigoureuse, quand c'est nous qui avons à pardon­ner, et que nous savons bien revendiquer dans le cas contraire.

Mais d'ailleurs, que nous demandez-vous, ô Jésus ? Est-ce de nous prouver à nous-mêmes, parfois contre l'évidence, que notre prochain ne nous a pas offensé, ne nous a pas fait tort? Non certes, vous ne nous demandez pas de justifier le prochain, puisque, s'il était innocent, il n'y aurait aucun pardon à lui accorder.

Exigez-vous que nous aimions notre ennemi pour lui-même, que nous lui pardonnions pour lui-même ? Non encore, la personne qui nous offense, si nous la considérons en elle-même, n'a rien qui puisse nous attirer, et vous ne nous demandez pas l'impossible.

Bien au contraire vous nous dites : Pardonnez à celui qui vous a offensé, non parce qu'il le mé­rite, mais parce que je le mérite moi ; aimez-le, non parce qu'il est aimable, mais parce que je le suis, moi, et que je vous ai pardonné bien plus que vous n'aurez jamais à remettre à votre frère, et que je vous ai aimé, d'un amour sans limite, alors que vous étiez mon ennemi et que cepen­dant vous n'étiez, par rapport à moi, qu'un être de néant qu'un souffle de ma colère eût suffi à renverser : oui, moi qui pouvais, en toute jus­tice, te plonger pour toujours dans les supplices de l'enfer, je t'ai pardonné, et pardonné tant de fois, moi, ton Dieu ; n'est-il donc pas souverai­nement juste que tu pardonnes, toi aussi, des offenses infiniment moins graves.

Donc, ô Jésus, le principe de cette loi du pardon, c'est la substitution que vous établissez, par rapport à chacun de nous, du prochain dans tous vos droits.

Saint Paul écrivait à son disciple Philémon, au sujet d'Onésime : «Recevez-le comme moi-même.». S'il vous a déplu, s'il a contracté quelque dette vis-à-vis de vous, impu­tez-la moi, c'est moi qui acquitterai sa dette, et souvenez-vous d'ailleurs que vous aussi êtes mon débiteur.

Ainsi envisagée, ô Jésus, quoi de plus légitime que cette loi que vous promulguez pour notre bien ? Et que ce contrat est avantageux pour nous !

Mais d'ailleurs, vous n'êtes pas seulement pour nous un maître qui ordonne, vous êtes un modèle, vous pratiquez vous-même ce que vous nous commandez pour avoir le droit de nous dire : Je vous ai donné l'exemple, afin que vous fassiez vous-même comme vous me voyez faire.

Regardez toute ma vie et vous verrez que mon Cœur n'a jamais connu l'amer­tume et le ressentiment. J'ai pardonné à tous, j'ai pardonné toujours. J'aurais pardonné à Judas lui-même, si son cœur misérable n'eût désespéré de la bonté et de la miséricorde du mien. Sous la blessure de ce baiser homicide, par lequel il me livrait à ceux qui allaient me crucifier, ai-je eu un mouvement de colère, d'indignation, de répulsion ? Non, je l'ai appelé mon ami, pour essayer d'attendrir son cœur !

Et quand sur la Croix, suspendu par ces plaies affreuses, secoué par toutes les affres d'une agonie terrible, mourant de soif, torturé dans mon corps et dans mon âme, j'entendais les provocations de ceux qui m'avaient conduit là, après m'avoir abreuvé d'outrages, qui comptaient mes souffrances et attendaient avec d'horribles désirs que la der­nière goutte de sang s'échappât de mes veines, qu'ai-je dit ? Ai-je appelé la colère, de mon père sur ce peuple ingrat qui n'avait reçu de moi que des bienfaits et qui me crucifiait ? Non, si je me suis tu, pendant ma Passion, au dernier moment, j'ai ramassé toutes mes forces pour une dernière supplication: «Père, pardonnez-leur, parce qu'il, ne savent ce qu'ils font !»

Oui, c'est bien vrai, ô Jésus, après ce pardon de vous à ces infâmes, le cœur qui ne sait pas pardonner n'est pas un cœur chrétien, il n'est pas vôtre.

Mais regardez encore. Je n'ai pas quitté la terre, je suis encore au milieu de vous, dans l'Eucharistie, et ma Passion n'a pas pris fin au Calvaire. De nouveaux Judas viennent encore m'imposer le baiser de leurs lèvres sacrilèges, de nouveaux bourreaux me crucifient ; est-ce que je les châtie, est-ce que je ne pardonne pas tous les jours, partout, tous les coupables, s'ils ne refusent pas mon pardon ? Est-il une âme, si cou­pable qu'elle fût, qui soit venue devant mon tabernacle, qui ait poussé vers moi un cri de supplication et qui n'ait pas entendu de suite, dans son cœur transfiguré, la réponse du mien ?

Oui, c'est encore vrai, ô Jésus, à vos pieds, vous contemplant, hostie adorable, et si douce, qui donc peut garder de l'amertume dans son cœur ? Celui-là ne croit pas à votre présence d'amour.

Mais vous nous donnez plus que vos exemples, ô bon Jésus, pour triompher de nos natures orgueilleuses et implacables ; vous nous donnez votre propre Cœur. Vous venez en nous, divine nourriture, fortifier tout ce qui est bon, détruire tout ce qui est mauvais ; vous venez combattre directement l'égoïsme, source de toutes les riva­lités, de toutes les contestations, de toutes les antipathies, de toutes les haines, par la puissance de votre amour qui s'empare victorieusement de nos cœurs. Et là, dans ce tête à tête, dans ce cœur à cœur, quelle n'est pas votre puissance de persuasion, de pacification! Vous parlez, ô Jé­sus, et c'est pour dire : Celui que tu hais, celui contre lequel ton cœur se soulève, je l'aime comme je t'aime, toi ; je suis à lui comme je suis à toi; il m'a reçu comme tu m’as reçu toi-même; je me suis emparé de son cœur comme du tien; il est un autre moi-même, il faut l'aimer, si tu m'aimes.

Oh ! La puissance de la communion pour trans­former les cœurs, les retourner, les dompter et leur faire en même temps bénir leur défaite ! Que d'exemples dans l'histoire de l'Eglise! Par exemple, cette coutume du moyen-âge, de scel­ler la réconciliation de deux ennemis par la com­munion reçue l'un à côté de l'autre.

Comme vous avez bien le droit, ô Jésus, de nous dire : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Vous êtes les membres d'un même corps, et ce corps, c'est mon corps mystique; vous êtes les grains de froment qui formez un même pain, et ce pain, c'est l'hostie de Dieu, ce pain, c'est vous et moi, moi en vous, vous en moi. Aimez-vous donc, pardonnez-vous, supportez-vous, servez-vous mutuellement, dé­pensez-vous les uns pour les autres. J'ai le pre­mier donné ma vie pour vous, ayant d'abord donné sans compter mon temps, mes forces, mon labeur, ma parole, ma prière et mes larmes; n'ai-je pas le droit de vous demander de faire pour vos frères qui sont les miens ce que j'ai fait, ce que je continue à faire pour vous ?

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 01:43

Si je ne pardonne pas, que va-t-il m’arriver…                                                      

Pardonnez-moi comme je pardonne…                                          

Je vous redis tous les jours, ô mon Jésus, cette prière que je tiens de vous : Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; je vous la dis en communion avec l'Eglise, avec tous les chrétiens mes frères; c'est sur elle que vous me jugerez.

Si je ne pardonne pas, je vous demande donc de ne pas me pardonner; si je pardonne sans oublier, je vous demande donc de vous ressouvenir de mes crimes sans nombre ; si je pardonne en me proposant de n'avoir plus de rapports avec qui m'a offensé, je vous demande donc de me considérer comme n'existant plus ; si je pardonne, mais en refusant la bonne parole, le secours que je pourrais donner, je vous dis donc équivalemment : privez-moi de tous vos dons, refusez-moi toute faveur, tout secours, tout bien.

Et il en est vraiment ainsi. Quand mon âme s'absorbe dans la rancune et l'aigreur, elle se rend insensible à votre grâce, votre cœur n'a plus d'action sur elle, vous ne visitez pas les âmes superbes et implacables. Et alors, c'est le désert, c'est le souffle glacé qui passe sur mon âme et qui y détruit toutes les fleurs des vertus.

Ne permettez pas, Sauveur Jésus, Coeur infini­ment miséricordieux, que je ferme jamais mon cœur à vos leçons, que j'écoute jamais un autre maître, un maître tyrannique et cruel, mon orgueil excité parle prince de l'orgueil.

Faites de suite que je sentirai le trouble se faire dans mon âme, je vienne à vos pieds implorer votre secours, confesser ma faiblesse, solliciter une grâce puis­sante qui fasse la paix en moi. Vous avez commandé à la tempête et il s'est fait un grand calme. Ainsi ferez-vous en moi si j'ai recours à vous.

O Marie, mère de douleurs, qui avez, le cœur broyé et transpercé, pardonné aux bourreaux de votre divin Fils et qui les avez adoptés, veillez sur mon cœur que je vous confie ; défendez-le contre ses susceptibilités et son orgueil ; appre­nez-moi à m'oublier, à me compter pour rien, à ne me considérer jamais comme offensé, afin qu'au jour des justices, fort de l'observation, fidèle de la loi du pardon, je puisse le revendi­quer avec assurance pour moi-même et recevoir la récompense de celui qui n'a plus aucune dette à expier.

Fin de la cinquième demande du Notre Père.

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 01:32

J'aime mon prochain, mais je ne puis oublier…                      

Point de miséri­corde à celui qui…

Nous devons faire réparation pour ceux qui ne pardonnent pas; d'abord, par un sentiment de charité, de pitié, d'inquiétude pour le malheureux état de leur âme, puisque chaque fois qu'ils ré­pètent l'oraison dominicale, ils prononcent leur propre condamnation; puisque, selon la parole terrible de la sainte Écriture : point de miséri­corde à celui qui n'a pas fait miséricorde.  (Jac., II, 13); nous devons faire réparation pour consoler le Cœur de Jésus qui est si doulou­reusement affecté quand il voit dans des cœurs chrétiens l'esprit d'inimitié et le ressentiment.

Nous le devons aussi par un sentiment de justice, principalement quand nous sommes nous-mêmes l'objet de ce ressentiment, parce que nous ne devons pas croire qu'il est sans objet, mais penser au contraire que, par la fragilité de notre nature, nous avons été la cause du mécon­tentement, de l'aversion de notre frère et que nous devons donc l'aider de nos prières à le surmonter.

Mais, si nous faisons un examen sincère de notre âme, nous trouverons ample matière à réparer pour nous-mêmes, car il n'est peut-être pas de prescription de la loi chrétienne dans l'observation de laquelle l'illusion se glisse plus facilement que dans la loi du pardon des offenses.

Nôtre-Seigneur, sur ce sujet délicat, n'a rien laissé au hasard de nos interprétations; il nous a tracé lui-même le programme que nous devons remplir; méditons-le, et sans distinguer ce qui est de prescription absolument rigoureuse de ce qui n'est que de conseil de perfection, exami­nons-nous sur toutes les manifestations que, selon notre divin éducateur et modèle, doit revêtir notre pardon pour être sincère et parfait, et nous assurer la récompense promise.

Aimez vos ennemis (Matt., v, 44). C'est-à-dire, au minimum, ne vous réjouissez pas de ce qui les afflige. Le propre de l'affection vraie, c'est de rendre communes les joies et les peines; c'est là, dans la matière, un critérium certain : tenez pour assuré que si vous ressentez une joie maligne de voir ou éprouvé, ou humilié celui qui vous déplaît, vous n'avez pas encore commencé à observer le précepte; j'entends, bien entendu, une joie que vous ne combattez pas ; car il n'est question que de sentiments délibérés et acceptés. L'illusion se glisse ici bien facilement. Oh! certes, se dit-on, ce n'est pas par rancune que je me réjouis, mais, au contraire, par un sincère sentiment d'amitié, parce qu'une telle humiliation ne peut être que très utile à un caractère naturellement orgueil­leux, etc. A cela je réponds : Êtes-vous parfait ? Êtes-vous parvenu à ce sommet où l'âme, vivant dans la clarté de Dieu, voit de suite tous ses mo­biles intérieurs, sans pouvoir s'y tromper ? Si oui, vous pouvez peut-être tenir ce raisonne­ment, mais alors, comme instinctivement, vous y joindrez de suite la pitié sympathique et la prière pour que la grâce vienne abondante à celui que l'épreuve visite.

Autre illusion : J'aime sincèrement mon ennemi, donc je pardonne. Mais on ne peut tout de même me demander d'être avec lui, comme auparavant ; il est pour moi mon pro­chain, et rien de plus.

Je réponds que ce prétendu amour est suspect et très probablement illusoire. Sans doute, notre amour pour le prochain comporte des degrés et des préférences légitimes mais ces degrés et préférences tiennent, non point au plus ou moins de satisfaction que nous ressentons des liens avec le prochain, mais de la proximité de ces liens. Vous aimiez hier comme un frère, par exemple, parce qu'il était vraiment votre frère, selon la nature, ou selon la grâce d'une vocation commune celui qui vous a offensé ; si vous ne l'aimez plus aujourd'hui que comme votre pro­chain ordinaire, ne dites pas que vous avez par­donné, vous êtes dans l'illusion, car vous devriez dans ce cas l'aimer, comme si l'offense n'avait pas existé.

J'aime, mais je ne puis oublier. Si vous voulez dire, par là, que la sensibilité reste émue, mais que vous combattez courageusement et loyalement ses retours, ne vous inquiétez pas ; l'heure viendra de l'oubli, et la récompense de votre générosité sera une affection plus profonde qu'auparavant, mais si vous voulez vous per­suader qu'il vous suffit de cette prétendue affec­tion de volonté, sans commander à vos nerfs, à vos yeux, à votre bouche, vous êtes dans l'illu­sion, et vous y resterez.

Dites du bien de ceux et à ceux qui vous disent du mal. (Luc., VI, 28).

La bouche parle de l'abondance du cœur, dit Nôtre-Seigneur lui-même. Voilà donc un moyen de s'assurer de ce que ressent le cœur. Ce que ressent le cœur de votre ennemi n'est que trop manifeste, puisqu'il vous diffame ; si vous faites de même, comment pourriez-vous croire que vous n'avez aucun ressentiment ?  Mais il faut bien que je me défende ? Si je ne réponds du tac au tac, je serai vite perdu de réputation.  Mais la question n'est pas de savoir ce que vous devez faire au jugement du monde, mais ce que Dieu demande de vous ; vous pouvez, à coup sûr, protester contre des allégations fausses, mais rien de plus.

D'ailleurs Nôtre-Seigneur nous demande quel­que chose de plus que de ne pas maudire nous-mêmes, il nous demande de dire du bien de qui dit du mal de nous et surtout de parler douce­ment et avec bonté à qui est mal disposé pour nous. Oh ! La puissance d'une bonne parole pour dénouer les malentendus et apaiser les que­relles !

C'est ce que le Père Faber appelle " les vertus médicinales ", des paroles de bonté. Elles demandent un effort, c'est vrai, parfois un effort qui n'est pas loin de l'héroïsme, mais aussi presque toujours elles emportent la place d'assaut, car un cœur implacable, "un cœur inacces­sible au pardon est un monstre assez rare"; le cœur de notre adversaire n'est pas fait autrement que le nôtre, et nous savons bien qu'une parole de bonté n'est jamais perdue auprès de nous, qu'elle finit par triompher de nos résistances.

Que si nous ne sentons pas l'énergie intérieure pour faire cette avance, même à celui qui, à notre jugement, a eu tous les torts, humilions-nous devant Dieu et implorons son aide; nous avons encore beaucoup à faire pour pouvoir arguer devant Dieu, dans notre propre cause, d'un pardon sincère accordé à notre frère.

Que si, surtout, nous nous retranchons dans notre dignité et attendons que le coupable fasse les premiers pas, nous pouvons bien nous faire illusion, mais la vérité est que nous avons peut-être la sagesse mondaine, mais non certes pas la prudence et la générosité chrétiennes.

Faites du bien à ceux qui vous haïssent. (Matt., V, 44). Ici nous entrons plus avant dans le domaine de la per­fection, mais aussi plus grande est notre sécurité contre l'illusion, car, puisque nous dépassons ce qui est strictement exigé, c'est que nous sommes mus par le désir non seulement de pardonner sincèrement, mais de reconquérir le cœur de notre frère, non seulement pour nous, mais pour Nôtre-Seigneur. Oh! La belle entreprise ! Se dire: Voilà une âme aigrie, une âme dès lors qui ne connaît plus la paix des enfants de Dieu, qui souffre et qui pèche, qui ne sait plus prier; je veux à force de bonté, d'oubli de moi-même, la rendre à Nôtre-Seigneur. Oh! Que les chrétiens seraient puissants dans notre monde si troublé s'ils étaient bien pénétrés, bien enveloppés de la bonté et de la mansuétude du Cœur de Jésus. C'est là l'apostolat par excellence ; celui qui ne laisse après lui aucun insuccès. C'est l'honneur de l'Eglise catholique d'en manifester à tous les âges et à tous les siècles la toute-puissance sur le cœur humain.

Priez pour ceux qui vous persécutent. (Matt., V, 44.)

Tous ne peuvent pas atteindre directement ou par la bonne parole ou par le bienfait ceux qui les haïssent, les diffa­ment, les poursuivent; il y faut certaines condi­tions, mais ce que nous pouvons tous c'est prier, et du fond du cœur et avec ferveur, pour ceux contre lesquels nous sentons en nous des mou­vements de colère et de ressentiment. Oui, prier pour eux et prier pour nous en même temps, confondre aux pieds de Jésus leurs intérêts avec les nôtres, opérer dans le Cœur de Jésus cette fusion que les circonstances extérieures rendent impossible ou imprudente. Oh! Certes, ce faisant, nous accomplissons la loi dans sa plénitude, nous n'avons plus l'illusion à craindre, car enfin, nous sentons bien que nous prions sincèrement et il dépend toujours de nous, de notre volonté de le faire avec persévérance.

Et quels merveilleux résultats n'a pas la prière dans  ces conditions !  Tout  d'abord, elle nous pacifie nous-mêmes ; par un mystère où se sent l'action ineffable du Cœur de Jésus, il se fait peu à peu comme une transformation de nos senti­ments,   l'amertume   disparaît et bientôt c'est l'affection qui revient, l'affection éprouvée, vrai­ment surnaturelle. Et chose plus  merveilleuse encore et qui se vérifie bien souvent, sinon tou­jours, il y a comme une action insensible  de cette prière sur l'âme de .celui auquel nous avons ainsi pardonné ; bien souvent les torts sont réci­proques, eh bien!

Il suffit de  prier pour  un adversaire, pour celui qui nous est hostile, pour que Dieu lui inspire de prier aussi pour nous. Oh! Qu'il sera doux et beau, au dernier jour, de contempler ce monde intérieur de la grâce, d'admirer ses merveilles, de voir quelle récompense Dieu donnait à une prière sincère, quelles répercussions inconnues de nous, elle avait sur d'au­tres cœurs. Oh ! Que nous sommes puissants, sans le savoir et, hélas ! Sans excuse de nous servir de cette puissance !

Humilions-nous aux pieds de Jésus, faisons amende honorable à ce Cœur sacré qui est le lien de nos cœurs; demandons-lui pardon d’être si rebelles à ses ordres, si indifférents à ses exemples, si peu généreux, en sa société à Lui qui l'est tant, et prenons la résolution de ne jamais garder sans lutte d'aigreur contre qui que ce soit. Entre ceux qui se font gloire d'appartenir au Cœur de Jésus, de vivre en commun de Lui, il n'y a qu'un unique sentiment permis, possible : la divine charité.

Extrait du : Pater Médité devant le très Saint Sacrement. Père Albert Bettingger. (Imprimatur 1915)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 19:26

S.S. PAUL VI aura 120 ans le 26 septembre…

Si vous avez encore la foi catholique, pouvez-vous offrir, avec nous quelques prières pour notre saint Vicaire en  exil.

Père céleste, le Vicaire de votre Fils sur la terre, le Pape Paul VI, le guide la barque de l'Église, est aux prises avec de terribles tempêtes.  La haine et la trahison de ses ennemis à l'intérieur comme à l’extérieur, menacent votre Saint Église.  Paul VI est empêché d'exercer son office et son rôle de successeur de Pierre.  
Son appel à l'aide : " Sauvez-nous, Seigneur, nous périssons! "  Bouleverse nos cœurs de la même manière que le cri de l'apôtre Pierre qui toucha le coeur de Jésus-Christ.  

Père miséricordieux, nous Vous supplions par le Coeur Sacré de Jésus et par le Coeur Douloureux et Immaculé de Marie,  de délivrer notre Pape Paul VI de ses entraves et des liens qui l’empêche encore de donner à notre Église la paix et l'ordre.  

Très Sainte trinité, ayez pitié du Pape Paul VI !  

Marie, Mère de l'Église et Divine Pastourelle, et vous les anges et les saints, intercédez pour le Pape Paul VI!  

Saint Pierre et Saint Paul et vous les apôtres, les Pontifes romains qui sont dans les cieux, bénissez, protégez, fortifiez et tenez par la main le Vicaire de Jésus-Christ qui peine sur la terre ! 

Ainsi soit-il !  

O très puissant patriarche, saint Joseph, patron de l'Église universelle, votre Église vous a toujours invoqué dans ses anxiétés et ses tribulations, abaissez donc du trône élevé de votre gloire un regard de compassion sur le monde catholique.

Que votre coeur paternel s'émeuve à la vue de l'épouse mystique et du vicaire de Jésus-Christ brisés par la douleur et persécutés par des ennemis puissants.

Je vous en conjure par les angoisses si amères que vous avez endurées ici-bas, séchez, dans votre bonté, les larmes de notre vénéré Pontife Paul VI ; défendez-le, délivrez-le, et intercédez pour lui près du donateur suprême de la paix et de la charité, afin que toute adversité disparaisse, toute erreur soit dissipée, et que l'Église entière puisse servir Dieu dans une liberté parfaite. Amen.

Puis réciter 1 dizaine de chapelet à cette intention.  

Notre-Dame de Lourdes, soutien de la Sainte Église, protégez Notre Saint Père le Pape Paul VI, remplissez-le toujours des lumières du Saint-Esprit, conservez-le à notre amour filial. Que nous soyons toujours fidèles à sa voix, que ceux qui se sont égarés reviennent au sein de l’Église pour consoler le coeur de notre Pontife bien-aimé.
Oh ! De grâce, notre Avocate, tournez vers nous vos regards pleins de miséricorde. O notre Mère, daignez venir en aide au Pape Paul VI !

Personne n'est plus digne que vous de parler au Coeur de Jésus; Nous ne connaissons pas de miséricorde au-dessus de la vôtre, après celle de Jésus, pour prendre nos intérêts et faire triompher la cause du retour de notre vénéré Pontife sur la chaire de Pierre.  Écoutez favorablement nos prières et daignez les exaucer,  Ô notre bien-aimée Souveraine !

Saint Michel Archange, protecteur de la Sainte Église et notre défenseur dans le combat, intercédez pour nous ! 

Nous vous remercions pour lui.

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 11:51

Notre-Dame de la Merci…

Dans les notes sur la vie de saint Pierre Nolasque et de saint Raymond de Pennafort on peut voir que la Sainte Vierge manifesta d'une manière authentique son désir qu'un Or­dre fût institué pour le rachat des captifs, notamment de ces malheureux chrétiens qui si souvent étaient faits prisonniers par des pirates musulmans et couraient le plus grave danger de perdre la foi et la vie.

Pour conserver le souvenir de cette faveur et en témoigner à Dieu une particulière reconnaissance, le Pape Paul V institua la fête de Notre-Dame de la Merci, ordonnant qu'elle se célébrerait dans l'Ordre de ce nom.

In­nocent XII l'a étendue à toute l'Eglise, et l'a fait insérer au martyrologe romain, en la plaçant au 24 septembre. La très sainte Vierge n'a cessé de protéger l'Ordre qu'elle avait fondé ; il produisit en effet, sous ses auspices, des hommes d'u­ne charité admirable, qui, non contents d'employer les aumô­nes des fidèles au rachat des captifs, se sont souvent donnés eux-mêmes, pour rendre la liberté à ceux dont la foi était en péril au milieu de ces peuples barbares.

Pendant de longs Siècles, Marie s'est montrée, en Afrique, la douce consola­trice des affligés et des exilés.

Extrait des Lectures Méditées (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0