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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 09:52

Bon Maître, que faut-il faire pour entrer dans la vie éternelle? C'est ainsi qu'un adolescent de ton âge aborda un jour le Christ. Jésus venait de bénir des enfants, et le jeune homme, n'y tenant plus, se jeta à ses pieds.

Bon Maître ! C'est la bonté du Christ qui l'a subjugué. C'est elle toujours qui nous attire. Mais quand on veut en parler, la plume hésite. Ne va-t-on pas commettre le même sacrilège que tant de peintres et de sculpteurs, qui ne nous donnent qu'une image caricaturale du Christ? « Mon pauvre Bon Dieu, comme ils t'ont arran­gé », disait un artiste mourant, auquel on présentait un méchant crucifix à baiser.

C'est qu'il n'y a pas d'homme au monde qui ait uni à plus de bonté, plus de majesté, à plus de familiarité, plus d'autorité, à plus de tendresse, plus d'intransi­geance, à plus de dévouement, plus d'exigences. Et c'est ce qui frappe en premier lieu dans la bonté de Jésus : C'est la bonté d'une puissance que l'on sent infinie, c'est la Bonté du Fort.

Rien de puéril, de mièvre, d'efféminé. Rostand l'a singulièrement diminué, notre Christ, dans la « Samaritaine », en mettant sur ses lèvres un tas de fadaises sentimentales.

Et pourtant, de la bonté II possède, tous les visages, toutes les nuances et en particulier la simplicité, 1 a cordialité de l'accueil, cette tendresse enve­loppante qui fait que chacun se sent vraiment adopté par lui, vraiment ami, vraiment frère, vraiment quel­qu'un qui compte.

Jésus est d'une accessibilité telle qu'elle étonne même parfois les Apôtres. Tout le monde peut l'approcher, lui présenter ses requêtes, lui confier ses petites affaires. La foule le harcèle. Les mères viennent lui faire bénir leurs petits; les boiteux, les aveugles, les lépreux, que leurs misères avaient habitués aux rebuffades, lui cla­ment leurs misères, essayent de le toucher, ou bien imaginent des moyens audacieux pour le rejoindre quand la foule est trop dense, témoin ce paralytique qui se fit descendre à ses pieds par une ouverture pra­tiquée dans le toit.

Les pauvres, les mendiants, les publicains, tous ceux que leur misère ou leur situation sociale avait dressés à la méfiance, se placent sur son chemin et quand ils sont trop petits, afin de mieux le voir, ils montent sur un sycomore. Jésus les encourage, leur fait signe, et mange avec eux. Les pécheurs, les larrons, les condam­nés, que leur conduite a mis au ban du peuple, et que leurs fautes ont aigris contre eux-mêmes, tous partagent ce bon accueil. Jésus manifeste même pour eux une sorte de préférence, II se laisse inviter par eux. La Samaritaine, la pécheresse de Magdala, le publicain Zachée, la femme adultère, les bourreaux, le larron... c'est pour ceux-là qu'il est venu!...

Il les comprend! Et c'est un autre signe de la bonté. Comprendre les autres ; se mettre à leur place ; vivre le drame de ceux que l'on rencontre, le faire sien; comprendre même les faiblesses, les fautes; ne pas entrer en connivence avec elles, ni les excuser, mais les expliquer, découvrir même une certaine logique dans les égarements et pénétrer dans l'âme de l'autre de toute sa propre âme pour la guérir, pour pardonner, cela c'est la bonté.

Qui l'a mieux pratiquée que Jésus? Lui qui est si exigeant, il se contente des moindres vouloirs; Lui qui veut la pureté totale, il voit, sans colère, venir à Lui les âmes les plus souillées; Lui qui veut qu'on renonce à tout et qu'on soit doux, il pardonne à un voleur des grands chemins; Lui qui veut qu'on le préfère et qu'on préfère son Père à tout, il ne veut pas qu'on éteigne la mèche qui fume encore. « Il aime les pécheurs, dit le P. Grand-maison, avec cette tendresse insistante et inquiète qu'ont les mères pour des enfants longtemps menacés et qu'elles ont pour ainsi dire enfantés une seconde fois dans les larmes ». Et quand il pardonne, il le fait royalement et avec une promptitude et une discrétion touchantes. « Va en paix » et à l'apôtre qui l'a renié : « Pierre, m'aimes-tu? »

La bonté fait aussi confiance. Elle croit les autres capables d'accomplir de grandes choses. Elle leur donne des responsabilités. Elle les associe à ses travaux.

Ici encore Jésus bat tous les records. Sa mission est unique; il vient révéler aux hommes l'amour caché du Père, il vient leur donner le moyen de redevenir avec Lui et en Lui, les fils bien-aimés. Et c'est à des hommes sans culture qu'il va confier sa doctrine; c'est à des pécheurs ignorants qu'il va remettre l'économie de la grâce. Il va se reposer sur eux pour la conquête du monde.

Enfin, c'est surtout à la grandeur du dévouement, que se mesure la grandeur de la bonté. En Jésus l'un et l'autre sont sans mesure. Aux hommes il n'apporte pas seulement du pain, des guérisons, des discours, il s'apporte Lui-même. Le don qu'il fait de Lui-même dépasse tellement les limites de l'imaginable, que même ses disciples ont failli ne pas y croire. Et tous ceux qui quittent le christianisme pour des raisons dogmatiques, c'est encore et toujours parce qu'ils ne peuvent croire que le Christ ait tant aimé le monde. Un Dieu qui se fait chair, un Dieu qui meurt pour ceux qui l'ont offensé; un Dieu qui se fait Pain, un Dieu qui se livre dans ses profondeurs les plus intimes, de sorte que, par la grâce, sa vie se mêle à notre vie et que nous devenions « un », - voyez les hérésies - c'est tout cela qu'on n'a pu croire. Pauvres hommes, au cœur trop petit, qui créent un Dieu à leur image et ressemblance !

Quant à nous, nous avons cru à l'amour... à la bonté. Je dis « croire », parce qu'elle reste un mystère. La bonté de Dieu nous est apparue éclatante dans la bonté de Jésus : nous la palpons. Mais personne ne saurait en dire le pourquoi. Mystère du Bien !  Le Bien, disent les philosophes, ne demande qu'à se répandre. Et ils croient avoir expliqué quelque chose, alors qu'ils ont fait une simple constatation.

L'amour explique tout, mais qui expliquera l'amour? Personne. Contentons-nous d'adorer et d'imiter.

Extrait de : AU LARGE (Méditations pour Étudiants)  Jean Le Presbytre  (Casterman)

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 13:04

Le faux Pape déclare que Lucifer, Satan est Dieu L'ange qui s'est rebellé contre Dieu n'est pas le malin selon le Pape François. Il invite même les gens à prier pour celui qui a voulu "sauver la race humaine". La vidéo est en latin sous-titrée en anglais, mais si vous avez l'oreille vous n'aurez pas besoin de traductions... Le pape a aussi déclaré que l'enfer n'existe pas et il a fait des gestes attestant de son appartenance à la franc-maçonnerie. Source: Before It's News,  Sept 14, 2015-10-19

Source Nouvel Ordre Mondial

 

Le personnage qui affirme un tel blasphème ne peut pas être pape.  Cela est d’autant vrai que si le bon Dieu a permis  que Paul VI soit encore vivant; il doit nécessairement revenir pour confondre ces ennemis de la vraie Église.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 09:48

Audience générale (du vraie Pape le seule et l’unique PAUL VI) du 13 juillet 1966.

Chers Fils et chères Filles,

Une minute de réflexion. Pourquoi êtes-vous venus? Pour voir le Pape, Nous le savons. Mais pourquoi voulez-vous voir le Pape ? Parce qu'il est le vicaire du Christ et le chef de l'Église. Vous voulez donc voir un certain reflet du Christ et avoir une certaine vision directe de l'Église. C'est une grande aspiration que la vôtre, et elle explique un peu l'affluence à ces audiences générales. Vous voulez voir. La visite est une exploration, une recherche. C'est un regard qui ne s'arrête pas au spectacle sen­sible ici à vos yeux, mais qui veut pénétrer si possible jusqu'aux réalités religieuses qui ici se présentent à votre esprit. Nous pouvons dans ce cas orienter votre légitime curiosité vers le grand thème, vers le mystère de l'Église qui se manifeste ici avec plus d'ampleur. Si donc, en fidèle de bonne foi, vous cher­chez ici quelques notions essentielles sur l'Église, vous vous demandez deux choses: qu'est-ce que l'Église, en définitive? Et si vous avez conscience de posséder déjà une certaine connais­sance de la nature de l'Église, la seconde question succède: que fait l'Église effectivement?

Nature et mission de l'Église: telles sont les deux questions principales que le fidèle se pose et que révèle ici, à l'audience du Pape, son avidité de voir et de com­prendre.

Prenons la seconde question (Nous avons donné à la pre­mière, en d'autres occasions, des éléments de réponse). Que fait l'Église? Pour beaucoup de nos contemporains, cette question revient à celle-ci: à quoi sert l'Église? L'habitude moderne de tout évaluer en fonction de l'utilité pratique et économique fait qu'on est tenté de répondre: elle ne sert à rien, l'Église ne fait rien de ce qui sert à la vie réelle. N'est-il pas malheureusement vrai que beaucoup pensent ainsi ?

Eh bien, pour pénétrer le sens de la mission de l'Église, c'est-à-dire de son efficience, de son insertion dans le tourbillon verti­gineux de l'activité humaine, il suffira de rappeler une simple mais sublime parole de Jésus aux Apôtres, du fondateur de l'Église par conséquent à ceux qui allaient la diriger après lui: Vous êtes la lumière du monde (Math. V, 14).

Supposons que nous nous trouvons dans une pièce obscure où l'on allume subi­tement une lumière: les choses et les personnes présentes dans cette pièce ont-elles changé? Elles sont comme avant. Mais que s'est-il produit ? Avec la lumière, il est arrivé que le milieu a pris forme et mesure, que toute chose a acquis lignes et cou­leurs. Vous souvenez-vous de la poésie de Manzoni sur la Pente­côte ? « Comme la blanche lumière qui ruisselle d'objet en objet et éveille des couleurs variées partout où elle se pose...» Ainsi en est-il, fils très chers, là où arrive l'Église.

Absolument parlant, l'Église ne sert à rien dans l'ordre temporel parce que, justement, son règne n'est pas de ce monde (cf. Jean XVIII, 36); mais elle est la lumière du monde. Cela veut dire qu'elle porte en elle un message de vérité et de sagesse qui donne un sens au déroulement de notre vie terrestre; elle éclaire la conscience de l'homme; elle lui révèle ce qu'il est (car la vieille énigme qu'est l'homme pour lui-même demeure toujours. La réponse au grand précepte de la philosophie: connais-toi toi-même, est toujours ambiguë, partielle, changeante, douloureu­sement incertaine). L'Église donne à l'homme une pleine con­science de lui-même.

De plus, si l'on observe bien, la conscience que l'Église fait naître dans l'humanité n'est pas seulement une sagesse spécu­lative. C'est une conscience pratique; c'est une inquiétude, si vous voulez, un ferment, une vocation, une responsabilité, une fin à atteindre, un homme nouveau à tirer du vieil homme, un royaume à conquérir, une vie nouvelle à commencer ici pour en jouir dans sa plénitude au-delà du temps. Aucun humanisme ne suscite autant d'idées, autant d'énergies, autant d'espérances dans le cœur de l'homme et la mentalité de la société que celui que l'Église annonce et instaure.

Sa mission est d'éduquer l'homme, l'éduquer au sens étymologique et socratique du mot, c'est-à-dire extraire, rendre efficient, conduire à la perfection. Certes, elle sait que l'homme est un être imparfait et de plus radicalement blessé par le péché originel; mais l'Église éprouve une immense estime, une immense confiance, un immense amour pour l'homme et c'est pourquoi, comme dit le Concile, « elle se reconnaît réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire » (Gaudium et spes, 1).

Pour l'instant, chers fils, cela suffira pour vous amener à réfléchir sur la mission de l'Église. Non, celle-ci n'est pas inutile à la vie et à l'histoire du genre humain. Elle est salutaire, elle est providentielle, elle est nécessaire.

Nous voudrions que vous retiriez tous de cette audience une reconnaissance plus grande envers le Christ Nôtre-Seigneur pour avoir institué l'Église et lui avoir donné la mission d'éclairer et d'éduquer l'humanité. Et en même temps, Nous voudrions que s'accroissent en vous la vénération pour la sainte Eglise et la confiance en elle. Avec Notre Bénédiction apostolique.

PAUL VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

Texte italien dans L'Osservatore Romano du  14 juillet 1966 Traduction des Actes Pontificaux.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 12:41

Audience générale du 28 juin 1966.

Chers Fils et chères Filles,

Aujourd'hui, Nous pensons à la fête que nous célébrerons demain, celle des saints apôtres Pierre et Paul. Elle intéresse principalement et énormément l'église de Rome qui vénère en ces deux martyrs ses luminaires, ainsi que l'a écrit saint Ambroise: «Pierre est devenu lumière, et de même Paul» (De Virginitate, 19: P. L. 16, 313). Et saint Léon le Grand, dans son commentaire: « La fête d'aujourd'hui, outre la vénération qu'elle a suscitée dans le monde entier, doit dans notre ville être célébrée avec une vénération spéciale appropriée afin qu'ici, en l'anniversaire de leur martyre, la joie domine là où la mort a glorifié les deux principaux Apôtres » (Serm. 82: P. L. 54, 422). Il serait facile de rassembler une anthologie de textes littéraires et liturgiques qui célèbrent à la fois la dignité de ces Apôtres par excellence, l'autorité du témoi­gnage de leur parole et de leur sang, le fait que Rome a été le lieu de leur ministère, de leur martyre, de leur sépulture; et puis, grâce à l'histoire, leur souvenir, l'église qu'ils ont fondée, l'autorité de la succession pontificale ont fait d'eux « les patrons du monde » comme Prudence (an 405) les appelle (P. L. 60, 257).

Très chers fils qui, en rendant visite au Pape, honorez l'apôtre Pierre dont il est l'humble successeur et l'apôtre Paul dont il a imploré la protection en prenant son nom, Nous vous recom­mandons maintenant avec insistance d'avoir toujours en grande vénération ces éminents et très saints disciples et hérauts du Christ, fondements de l'Église non seulement romaine, mais universelle. La dévotion aux apôtres Pierre et Paul a joué un rôle immense dans la formation de l’esprit catholique et le développement de la spiritualité de l'Église, en particulier de celle de Rome évidemment, dans la détermination des grands faits historiques de même que dans la discipline canonique et économique de la chrétienté médiévale. Cette dévotion prend maintenant une nouvelle importance dans l'ecclésiologie moder­ne, soit à cause de la doctrine théologique sur la constitution unitaire et hiérarchique de l'Église (cf. Denz. Schoen. 942), soit à cause du dialogue œcuménique, spécialement en ce qui a trait à Papostolicité de l'Église, aux pouvoirs conférés à Pierre et

leur transmissibilité, soit à cause des recherches et des discus­sions archéologiques de ces dernières années.

Chers fils qui aimez l'Église du Christ, vous devez, dans votre piété personnelle et le culte liturgique, raviver comme il se doit la dévotion aux Apôtres, spécialement aux saints Pierre et Paul. C'est d'eux que nous est venu, sous sa forme la plus auto­risée et la plus vénérable, le message du Christ. C'est à eux que nous devons tant de pages inoubliables du Nouveau Testament, à cause d'eux que la foi est dite romaine, moins par suite du lieu géographique et historique où elle a enfoncé ses racines et d'où elle a rayonné (cf. Rom. I, 8) que de l'autorité qui la professe et du caractère unitaire qu'elle revêt; romaine, non pas pour qu'on la limite à Rome, mais pour qu'elle puisse mieux être qualifiée de catholique. L'amour pour les apôtres Pierre et Paul nous aidera à mieux comprendre que la fidélité ferme et filiale envers ce saint siège de Rome qui est le leur ne restreint pas les dimen­sions universelles de l'Église du Christ, ne porte pas atteinte à la vitalité et à l'originalité des communautés répandues dans le monde, n'impose pas de lourdes entraves juridiques superflues; mais elle pose au contraire la base ferme et sûre de l'édifice de l'Église, présente indiscutablement le centre digne d'honneur de l'unité catholique et alimente la charité de la famille chré­tienne.

Que la fête d'aujourd'hui (28 juin, transférée au 3 juillet) en l'honneur du grand maître, évêque et martyr, que fut saint Irénée, disciple de Polycarpe de Smyrne puis pasteur et gloire de l'église de Lyon en Gaule, nous facilite la remise en mémoire de ces vérités simples et fondamentales. Relisons son texte célèbre (si apprécié de Duchesne, Églises séparées, p. 119): «... vers cette Église — fondée et constituée à Rome par les deux glorieux apôtres Pierre et Paul — doivent converger, en raison de sa position suréminente, les fidèles de tous les pays, parce qu'en elle la tradition catholique s'est toujours conservée » (Adv. haereses 3, 3, 2: P. G. 7, 848).

C'est également ce que pensait un autre saint, un des Pères de l'Église du IVe siècle qui Nous est très cher, saint Gaudence, disciple de saint Ambroise et évêque de Brescia: « Frères, gardons bien vivant le souvenir des saints apôtres, gardons-le vivant par la foi, l'action, la conduite, la parole...» (Serm. XX, p. 238).

Qu'ainsi vous aident ces apôtres et que par Notre Béné­diction ils vous bénissent.

PAUL VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

Texte italien dans L'Osservatore Romano du 29 juin 1966. Traduction des Actes Pontificaux.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 09:59

Audience générale du 22 juin 1966.

Chers Fils et chères Filles,

Dans ces brefs entretiens hebdomadaires, nous cherchons à comprendre quelque chose de la grande et profonde doctrine que le récent Concile œcuménique a proclamée au sujet de la sainte Église, et qui orientera à l'avenir l'étude, la prière, l'activité de l'Église. Nous Nous contentons alors de citer les noms, les titres, les images par lesquels on désigne l'Église. Et il Nous semble que toutes les appellations que la sainte Écriture et le Concile donnent à l'Église sont comme un trait de lumière, une révélation, une ouverture vers une meilleure intelligence de la grande vérité, ou encore de la grande réalité qu'est notre Église de Dieu, sainte et bénie. « Comme le Seigneur, dit saint Jean Chrysostome, l'Église elle aussi est désignée par de nombreux noms » (Hom. de capto Eutropio: P. G. en latin 28, 402).

Veuillez, aujourd'hui, arrêter un instant votre attention sur un titre merveilleux, lumineux mais dont l'éclat même éblouit, que le Concile a attribué à l'Église. Ce titre est: Lumière des nations, c'est-à-dire phare des nations, lumière des peuples. C'est par cette expression « Lumen gentium » que s'ouvre la constitution dogmatique du IIe Concile œcuménique du Vatican sur l'Église, le document sans aucun doute le plus important qu'ait promulgué le Concile. L'Église est appelée la lumière des nations.

D'où vient ce nom? Ce fut le pape Jean XXIII, de vénérée mémoire, qui l'appliqua à l'Église, précisément parce qu'il la convoquait en concile. Dans le radio message que Notre cher prédécesseur adressait au monde, le 11 septembre 1962, un mois avant l'ouverture du Concile, il appliquait à l'Église l'acclama­tion que la liturgie du samedi saint adresse au cierge de nouveau allumé, symbole du Christ ressuscité, source de clarté et d'espé­rance réconfortantes pour la communauté des fidèles enveloppée des ténèbres de la nuit. Le pape Jean XXIII disait alors: « Évoquer le symbolisme du cierge pascal Nous semble ici heureusement à propos. Au signal de la liturgie, voici que son nom résonne: lumen Christi. De tous les points de la terre l'Église de Jésus répond: Deo grattas, comme pour dire: oui, c'est la lumière du Christ, la lumière de l'Église, la lumière des nations » (Discorsi 1962, pp. 521, 527).

A lui seul, le mot lumière appliqué à la révélation de Dieu, au peuple élu, puis au Verbe incarné, c'est-à-dire au Christ, à propos du salut du monde, mériterait une étude sans fin (cf. Is. XLII, 6; XLIX, 6; LX, 1; Actes XIII, 47; Jean I, 5, etc.). Ce qui nous intéresse c'est le double passage de la lumière du monde, qui est le Christ, d'abord à l'Église, puis de l'Église au monde. Nous nous rappelons tous les sublimes paroles de Jésus: Je suis la lumière du monde: quiconque me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie (Jean VIII, 12) et celles-ci: Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde (Jean IX, 5) et Moi, la lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. (Jean XII, 46).

Le Christ est donc la source de la lumière, il est la lumière.

Mais comment cette lumière parvient-elle jusqu'à nous ?

Le Seigneur a voulu établir un système, constituer un ordre pour que sa lumière nous parvienne par l'intermédiaire d'un dispositif humain, d'un reflet qualifié et autorisé, c'est-à-dire par le magistère et le ministère apostoliques.

Aux Apôtres, en effet, il a dit: Vous êtes la lumière du monde (Matth. V, 14) et ce par une transparence intérieure du Christ, émanant de tout le Corps mystique et visible de l'Église, comme si celle-ci était l'ostensoir du Christ. Si bien qu'on l'appelle « sacrement », c'est-à-dire signe sacré et intermédiaire de l'union de Dieu avec l'humanité (cf. constit. Lumen gentium, 1).

Qui vous écoute, m'écoute, dit Jésus aux disciples promus à des fonctions hiérarchiques, et qui vous méprise, me méprise (Luc X, 16). C'est pourquoi pratiquement nous ne pourrons arriver jusqu'au Christ qu'en le cherchant et en le trouvant dans son Église. Rappelons encore la fameuse ^exhortation de saint Jean Chrysostome: «Ne t'éloigne pas de l'Église! Rien n'est plus fort qu'elle! Ton espérance et ton refuge, c'est 1 Église. Elle est plus haute que le ciel et plus vaste que la terre. Elle ne vieillit jamais, mais elle est toujours pleine de vigueur ». Dans la première moitié du IIle siècle, un autre grand docteur d'Orient, Origène, commentant la Genèse, disait: « Si nous voulons nous aussi être semblables au ciel, nous aurons en nous les luminaires qui peuvent nous éclairer: le Christ et son Église. Le Christ est en effet la lumière du monde qui éclaire aussi l'Église de sa lumière; ... et l'Église, après avoir reçu la lumière du Christ, illumine tous ceux qui se trouvent dans la nuit de l'ignorance » (In Gen. hom. 1, 5: P. G. 12, 150).

D'où cette autre réalité: l'Église reflète la lumière du Christ sur le monde. Le Concile dit que le visage de l'Église est si lumineux que le monde en est éclairé (constit. Lumen gentium, 1). Comment cela se produit-il ? Cela se produit par l'annonce de l'Évangile, on le sait. Mais aussi d'une autre façon, par le rayonnement extérieur de certains caractères, de certaines notes, qui découlent de propriétés essentielles et intrinsèques de l'Église et qui manifestent aux yeux du monde son authenticité. Ce sont les quatre fameuses notes qui sont la caractéristique exclusive de l'Église. Vous les connaissez: l'apostolicité, l'unité, la catho­licité et la sainteté.

Le « Credo » les proclame comme les signes distinctifs de la physionomie de la véritable Église. Celle-ci porte en elle et répand autour d elle sa propre apologie. Celui qui la regarde, celui qui la scrute d'un œil amoureux de la vérité, doit reconnaître que, indépendamment des hommes qui la composent et des modes pratiques sous lesquels elle se présente, elle porte avec elle un message de lumière universelle et unique, libérateur et nécessaire, divin. C'est la découverte laborieuse et victorieuse qu'a faite Newman, pour ne citer qu'un grand exem­ple typique (cf. Denz. Schoenm., 2888).

Sachez, très chers fils, que chacun de nous (fidèles) a le pouvoir et le devoir de mettre en relief ces notes qui font la beauté et l'attrait de l'Église, en montrant par son adhésion et son témoignage que vraiment l'Église du Christ est une, qu'elle est sainte, qu'elle est catholique, qu'elle est apostolique.

Que Notre Bénédiction apostolique vous exhorte et vous rende capables de recevoir et de répandre cette « Lumière des nations ».

PAUL VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

Texte italien dans L'Osservatore Romano du 23 juin 1966. Traduction des Actes Pontificaux.

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 09:33

L'ÉGLISE, MÈRE DES CHRÉTIENS

Audience générale du 15 juin 1966.

Chers Fils et chères Filles,

Désireux d'offrir à ceux qui participent à ces audiences générales une pensée sur l'Église (ainsi jadis  et encore main­tenant peut-être!  ceux qui visitaient des lieux saints célèbres tâchaient d'en emporter un morceau en souvenir de l'endroit et de leur passage), Nous Nous arrêterons une fois de plus aux figures qu'emploie la sainte Écriture pour nous révéler quelque chose de l'Église et nous aider à y penser comme à une réalité chère et connue. Eh bien, aujourd'hui, Nous vous invitons à vous représenter l'Église comme si vous la voyiez à travers le transparent cristal de deux images familières, mais toujours remarquables: l'Église, Épouse mystique du Christ et l'Église, Mère des chrétiens.

Que ces appellations choisies mais mysté­rieuses (surtout la première) vous aident à méditer et à com­prendre quelque chose de la doctrine sur l'Église, si vaste et si profonde, et que Nous ne prétendons certes pas traiter dans ces conversations familières.

Pourquoi l'Église est-elle appelée Épouse?

Épouse du Christ, s'entend. L'usage de cette appellation, appliquée au peuple hébreu, remonte à l'Ancien Testament où le rapport entre Dieu et son peuple est à maintes reprises figuré par l'amour nuptial. Il est bon de rappeler que si, dans l'Ancien Testament, Dieu s'affirme comme créateur transcendant, législateur exi­geant et juge sévère, il se révèle ensuite également amour tou­jours attentif et très tendre, amour prévenant et gratuit, amour fidèle et miséricordieux, amour suave et enivrant, amour qui châtie, qui pardonne et qui sauve. Et ainsi de suite (cf. Cant. ; Jér. II, 2; Osée VI, 6; 1s. XLIX, 15; LIV, 4-10; Ez. XVI, 59-63; etc.).

Dans le Nouveau Testament, le Précurseur applique à Jésus l'image de l'Époux (Jean III, 28-29; et cf. les paraboles: Matth. |XXII, 2-14; Matth. XXV, 1-13).

Jésus se compare lui-même, une fois, à un époux qui rend heureux ses amis (Matth. IX, 14-15). Mais c'est encore saint Paul qui donne à cette image son sens ecclésiologique plus précis dans le célèbre passage de l'Épître aux Éphésiens: . . . Le Christ a aimé l'Église . . . (Éph. V, 21-32), image que l'Apocalypse transporte dans la gloire éternelle, en y faisant entrevoir dans les noces de l'Agneau l'union bienheureuse du Christ avec l'humanité rachetée, décorée du titre et de la dignité de son Épouse mystique (Apoc. XIX, 7-9; cf. Vonier, L'Esprit et l'Épouse, p. 48 — Éd. du Cerf, 1947).

Que nous enseigne cette allégorie qui nous autorise à appeler l'Église Épouse du Christ ?

Elle nous enseigne l'amour au-dessus de tout amour que le Christ a eu pour l'Église, un amour que le mariage humain peut signifier d'une certaine manière bien qu'il ne soit pas si substantiel ni si profond. Les théologiens, les mystiques disent ce qu'est l'union entre le Christ et l'humanité qui dérive de l'Incarnation (union conjugale, écrivait saint Augustin, Verbe et chair: P. L. 36, 495) et du sacrifice de la Rédemption; le Christ s'immola pour l'Église (Éph. V, 25). On a souvent dit que l'Église est un mystère. C'est exact, mais maintenant nous pouvons savoir au moins de quelle nature est ce mystère.

C'est un mystère de charité, mystère de l'amour que Dieu porte, par le Christ, dans l'Esprit-Saint, au monde, à l'humanité, c'est-à-dire à l'Église. L'épigraphe de l'Église peut être: Sic dilexit Deus, c'est ainsi que Dieu a aimé (Jean III, J.6); propter nimiam charitatem, à cause du trop grand amour (Éçh. II, 4), ou bien Christus dilexit nos, le Christ nous a aimés (Eph. V, 2; 2 Thess. II, 15), etc. Cette allégorie nous enseigne donc l'union intime et indissoluble, et en même temps la distinction, entre le Christ et l'Église. Elle nous enseigne que l'Église n'est à elle-même ni son principe ni sa fin. Elle est du Christ. De lui, elle reçoit sa dignité, sa vertu sanctificatrice, son humble et sublime royauté. Elle nous ensei­gne que l'Église n'est pas seulement instrument du salut, mais aussi terme du salut parce qu'en elle s'achèvent le dessein et la charité du Seigneur, en elle se célèbre l'apothéose de l'humanité victorieuse dans le ciel (cf. Hymne de la Dédicace).

Qu'ils pensent à cela ceux qui n'ont pour l'Église que criti­ques et antipathie; qu'ils pensent à cela ceux qui la considèrent comme un diaphragme entre l'homme et Dieu et oublient qu'elle est le point de rencontre de l'amour du Christ pour nous, «la maison des noces, c'est-à-dire la sainte Église». écrivait saint Grégoire le Grand (Hom. 38: P. L. 76, 1287).

Et alors, en pensant au besoin que nous avons de l'Église, la seconde image succède à la première: l'Église est notre Mère et nous lui devons tout. Elle nous a engendrés à la vie nouvelle, celle de la grâce qui fera notre éternel bonheur. Elle nous a donné la foi et, par son magistère, elle nous la conserve identique à elle-même, intacte et féconde. Elle nous a donné la grâce; elle est la dispensatrice des sacrements; elle nous a donné la charité, l'« agapè », la société des frères, elle nous unit, nous éduque à l'amour, au véritable humanisme, à la compréhension et à l'édification d'elle-même; elle nous guide, nous défend, nous met sur le chemin de l'espérance, nous donne le désir eschatologique de la vie future et nous en fait goûter à l'avance la félicité. Par son magistère, par son ministère « chaque fidèle est soutenu d'une manière effective dans le don de soi-même au Christ; ... par le réseau qu'elle tisse, chacun se trouve effectivement relié à ses frères; ... par la voix humaine qui enseigne et qui commande, chacun entend aujourd'hui même la voix de son Seigneur » (cf. de Lubac, Médit., p. 205).

Nous pensons à la phrase de saint Ambroise: « Mater ergo viventium Ecclesia est » (P. L. 15, 1585). La Mère des vivants. Pensons-y, très chers fils. Réjouissons-nous-en. Envions à sainte Catherine mourante les ultimes paroles de sa vie ardente: « En vérité, j'ai consumé et donné ma vie dans l'Église et pour la sainte Église: et ce fut pour moi une grâce toute spéciale » (Joergensen, 518-519).

Qu'il en soit ainsi pour Nous, ainsi pour vous, très chers fils, avec Notre Bénédiction apostolique.

PAUL VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

Texte italien dans L'Osservatore Romano du 16 juin 1966. Traduction des Actes Pontificaux,

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 10:32

Audience générale du 8 juin 1966.

Chers Fils et chères Filles,

Nous ne cessons de répéter à Nos visiteurs, surtout depuis le Concile, et à vous aussi, Nous répétons aujourd'hui, la question: savez-vous ce qu'est l'Église? Aussitôt cent réponses montent aux lèvres. Mais Nous insistons: avez-vous bien compris la signification, non seulement du mot « Église » qui veut dire assemblée, réunion, société, mais la réalité qu'indiqué ce mot: en réalité, qu'est-ce que l'Église ? Nous vous posons cette question parce qu'il Nous semble qu'aucun instant, aucun lieu ne sont plus propices que cet instant et ce lieu pour provoquer pareille question dans l'esprit de tous ceux qui sont présents, et surtout pour lui donner sa véritable, sa pleine réponse.

Qu'est-ce que l'Église?

Disons d'abord qu'il n'a guère d'intuition exacte celui qui n'entrevoit pas immédiatement la difficulté de répondre adéquatement à cette question. Et la difficulté s'accroît — remar­quez-le — au fur et à mesure qu'on connaît mieux l'Église parce qu'on s'aperçoit qu'en ce qui la concerne, nous ne sommes pas à même de tout savoir. Il y a, dans sa réalité profonde, quelque chose qui échappe à notre capacité de comprendre. L'Église, parce qu'elle est l'œuvre de Dieu, parce qu'elle est animée par l'action du Saint-Esprit et parce qu'elle n'est pas une société uniquement composée des hommes de cette terre, mais aussi des âmes des fidèles défunts et des saints du ciel, l'Église est un mystère!

Oui, l'Église est un mystère. Le Concile l'a répété. Mais dans ce cas, pourrons-nous jamais nous en faire une idée, sinon adé­quate, du moins qui corresponde à la réalité vraie, essentielle de l'Église? Si, nous le pourrons, nous le devrons même. Nous savons qu'on donne à l'Église divers noms. Nous en avons déjà rappelé quelques-uns.

Mais quel est le plus employé, celui qui se rapproche le plus de la vérité?

Vous le connaissez déjà sans aucun doute puisqu'on en a tant parlé ces dernières années, après la grande encyclique qu'a publiée le pape Pie XII en 1943. C'est comme un traité sur l’Église et on l'a intitulée l'encyclique sur le Corps mystique. L'Église est le Corps mystique du Christ. Cette définition est de saint Paul qui l'a utilisée plus d'une fois dans ses lettres.

Le corps du Christ, écrit-il, quod est Ecclesia, qui est l'Église (Col. I, 24). Le Christ, disait-il, est caput corporis Ecclesise, est le chef du corps de l'Église (ibid., 18), et il ajoutait: multi unum corpus sumus in Christo, nous qui sommes une multi­tude, nous formons un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5), et ainsi de suite. Nous ne Nous arrêterons pas à commenter cette célèbre et féconde expression, sinon pour poser une autre question. Que voulait dire saint Paul quand il comparait l'Église à un corps, à un être vivant, unique, organisé, ayant le Christ pour chef ?

En scrutant un peu cette question, on arrive à un nouveau titre donné à l'Église, essentiel celui-là et lourd de sens, un titre que nous connaissons et sur lequel, pour le moment, nous nous arrêterons: l'Église est une communion (cf. Hamer).

Que veut dire ici communion ? Nous vous renvoyons au chapitre du catéchisme qui traite de la « sanctorum communionem », de la communion des saints. Église signifie communion des saints. Et communion des saints veut dire une double participation vitale: l'incorporation des chrétiens dans la vie du Christ, et la circula­tion d'une même charité dans tout l'ensemble des fidèles, en ce monde et en l'autre. Union au Christ et dans le Christ, et union entre les chrétiens dans l'Église (cf. Piolanti, II mistero délia com. dei santi, p. 357 ss.).

Doctrine difficile ? Doctrine merveilleuse.

Doctrine spéculative ? Doctrine vivante.

Oui, doctrine vivante, qui devrait être vivante dans le peuple chrétien. Peut-être la compréhension adéquate de cet enseigne­ment capital de l'Église nous fait-elle encore défaut. Y avons-nous jamais vraiment prêté attention ? Nous sommes réellement vivants dans le Christ (c'est pourquoi la participation au mystère eucharistique s'appelle communion) et nous sommes réellement les membres d'un même organisme social et spirituel que nous appelons l'Église. Et peut-être manquons-nous encore d'une pédagogie, d'une formation qui nous habitue à penser et à agir comme des parties, comme des cellules, comme des fils et des frères de cette communion ecclésiale.

Quelle est notre capacité « d'aimer le prochain comme nous-mêmes » ? Quelle est notre aptitude à vivre en paix, à pardonner les offenses, à mettre de côté les jalousies, les litiges, les discri­minations, les égoïsmes de nationalité, de langue, de classe, de race, d'intérêts économiques ? Quel est l'esprit chrétien sinon un esprit de concorde, de paix, de générosité, de charité ? L’Église est un corps; l'Église est une communion.

Fils très chers, que la méditation sur l'Église vous fasse découvrir son exigence intérieure d'unité, de communion. Qu'elle vous donne un avant-goût de l'intime vérité de ce passage bien connu du psaume: Qu'il est bon, qu'il est doux pour des frères d'habiter ensemble (Ps. CXXXII (CXXXIII), 1).

Que Notre Bénédiction apostolique vous l'obtienne.

PAUL VI

Extrait de : Actes Pontificaux. Éditions Bellarmin

Texte italien dans L'Osservatore Romano du 9 juin 1966. Traduction des Actes Pontificaux.

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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