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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:14

JEUDI   Voulez-vous  que  nous  allions  arracher l'ivraie ? — Non!

Ardent, le zèle des serviteurs paraît excessif au juge­ment du maître.  Ils voudraient arracher tout de suite ; l'herbe  mauvaise.   « Non,   vous  risqueriez   d'arracher   en •même temps le bon froment. » Dans la réforme du mal, j'emploierai comme vous, ô Jésus,  les moyens suivants :

1° Patience. — Dieu lui-même nous en donne l'exem­ple. Le monde l'offense, et il supporte le monde, parce que, s'il y a des hommes pervers, il en est de bien ver­tueux, II nous a supportés nous-mêmes quand nous l'avons offensé ; il ne nous a point anéantis comme il aurait pu le faire, parce que nous n'aurions pas pu tirer de nos défaillances les fruits d'humilité, de pénitence, de plus grand amour qui en pouvaient sortir. Tous les grands pénitents, de la Madeleine à Augustin, ont pra­tiqué de magnifiques vertus, dont leurs désordres furent l'occasion, et qui auraient été inexistantes si la justice divine les eût frappés sans délai. Un acte de charité donne plus de gloire au Seigneur, que ne lui en enlèvent plusieurs péchés mortels.

Soyons donc patients avec nous-mêmes. Vouloir aller trop vite relève plus d'un subtil orgueil que d'un vérita­ble désir de perfection. Après une défaite, au lieu de nous dépiter, de nous assombrir, reprenons-nous doucement et fortement'; recommençons à marcher ; la vie est un com­bat, elle n'est pas une victoire, c'est-à-dire, qu'elle est une succession de succès et de revers. Prenons-en notre parti ; veillons seulement à toujours croire à la possibilité de la victoire finale, donc à la poursuivre toujours. « Vous posséderez vos âmes dans la patience. » (Luc., 21, 19).

Soyons patients avec les autres. « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » Ce que nous n'obtenons pas aujourd'hui, nous l'aurons demain ou après-demain, ou plus tard. Il ne faut pas facilement croire à la mauvaise volonté des êtres, plutôt faut-il penser à leur faiblesse, et redouter de les heurter, de les décourager. « La patience fait l'œuvre parfaite. » ( Jac., 1, 4). Désirons le bien du prochain avec ardeur, mais avec calme ; ce n'est point contradictoire.

J'adore, ô Jésus, la longanimité avec laquelle vous m'avez supporté. Je vous en remercie de toute mon âme, vous suppliant d'en user ainsi jusqu'à la fin de ma vie, vous promettant de faire tout mon possible pour réparer mes défectuosités et m'améliorer sans cesse.

2° Bonté. — La patience est déjà une forme de la bonté, mais elle n'est pas la seule. Quand on est bon, on ne se borne pas à supporter le mal, on compatit encore  aux défauts d'où  il procède,  et l'on  cherche  à y   remédier. Dieu ne s'irrite pas violemment de nos péchés, il nous les pardonne, et il nous donne des grâces, pour que nous les réparions, pour que nous les remplacions par des vertus. Il n'abandonne pas sur la route le pauvre voyageur demi-mort ;   bon   Samaritain, il panse  ses plaies, il le confie à son Eglise afin qu'elle lui applique sa rédemption. Jésus n'a maudit ni le traître Judas, ni Pierre le renégat, ni ses bourreaux ; il leur a dit des paroles, il a fait pour eux des gestes, qui pouvaient les arracher à leurs erreurs. Prier  pour ceux qui le faisaient mourir, promettre  le paradis à un blasphémateur qui vient à peine de cesser ses insultes.  Voilà de la bonté, voilà des procédés divins, reconnaissons et admirons les.

O Père des cieux, je vous appelle : « le bon Dieu », et,  Jésus m'a dit : « Personne n'est bon que Dieu ». J'ai bénéficié de votre bonté plus que je ne l'imagine. Je vous en rends grâces et je vous supplie de me traiter ainsi jusqu'à la fin de ma vie, que je m'efforcerai de rendre digne de votre miséricorde.

VENDREDI    Ramassez et liez les mauvaises herbes afin de les jeter au feu.

L'heure viendra, ô Jésus, où il faudra mettre de l'or­dre ; le départ sera fait entre le bien et le mal. Contre celui-ci s'exercera la vengeance du feu. Il y aura trois sortes de feu.

1° Le feu présent. — Le feu a toujours été le symbole des châtiments divins, depuis qu'il le fut effectivement pour Sodome et Gomorrhe, et que, sous l'ancienne loi, il dévorait les blasphémateurs et les sacrilèges. Dans sa prédication Jésus en parle, notamment en prêchant l'enfer, puis en condamnant l'arbre infécond : « Tout arbre qui ne fructifie pas sera coupe et jeté au jeu. » (Matt., 13,10). 

Sans attendre l'éternité, il y a dès ici-bas, pour les pauvres êtres qui s'obstinent lâchement dans le mal, un feu terrible. D'abord, celui de leurs passions, qui les enfièvrent, les dévorent, les tourmentent : ambitions déçues, désirs insatisfaits, jalousies impuissantes, colères vaines. Puis, celui des conséquences de leurs pécjiés. Quelque endurci que soit un malheureux, il a des heures terribles de tourments de conscience, de hontes secrètes, de dégoût profond, d'effroi devant la mort inévitable, d'épouvanté à la pensée des inéluctables jugements de l'Eternel. C'est un enfer anticipé ; il conduit parfois au suicide.

O mon Dieu, gardez-moi de ce malheur ; que, par votre miséricorde, je puisse plutôt dire : « Notre gloire, c'est le témoignage de notre conscience. » (2 Cor., 1, 12).

2° Le feu futur. — C'est l'enfer. Il existe. Il n'y a que les fous qui s'en moquent, que les ignorants qui le nient, que les damnés d'avance qui le bravent. Jésus l'a prédit, et « si le monde passe, sa parole demeure éter­nellement. » Aux endurcis jusqu'à la fin de leur péché, il dira : « Allez au feu éternel » ; un feu qui brûle sans consumer, qui torture l'âme aussi bien que le corps. Quand on y réfléchit, on ne peut comprendre que, pour un ins­tant de jouissance brutale et basse, on s'expose à une éternité de tourments atroces.

Y a-t-il des damnés ? Certainement. Et Dieu ne les a pas poussés en enfer ; ce n'est pas lui qui damne, on se damne. Ce feu, c'est encore le purgatoire. Il existe. N'y pas croire serait une hérésie. Et les pauvres âmes qui y sont détenues y souffrent comme les damnés, la peine du dam. sauf, et c'est immense, les affres de l'éternité. Elle ne voient pas Dieu qu'elles désirent ardemment. Elles souffrent la peine des sens ; un feu mystérieux les mar­tyrise.

O Seigneur, où irai-je à l'heure de ma mort ? Angois­sante question à laquelle je puis répondre, puisque « où l'arbre penche, il tombe ». Je vous adresse le cri du dies irae : « Indignes sont mes prières, mais vous, soyez plein

 de bénignité, que je ne sois pas consumé dans le feu  per­pétuel. » !

3° Le feu de la charité. — Pour se préserver du pre­mier, atténuer du second la violence, sinon l'éviter, devra être incandescent le feu de la charité. De celui-là le Christ a dit : « Je suis venu allumer le feu sur la terre, je ne désire rien tant que de le voir s'étendre. » (Luc., 12, 49).

Dans son principe l'amour est un feu : « Feu vivant, charité », dit 1’hymne Veni Creator. Il l'est dans l'âme qui en vit ; « la charité du Christ nous brûle », écrit saint Paul. Aussi consume-t-il les scories, purifie-t-il l'atmosphère.

En réalité, le péché est un refus d'amour, puisqu'il consiste dans la révolte de la volonté, et que la volonté est toute l'âme. L'amour est don de soi à Dieu ; le pécheur ne veut pas se donner. Voilà pourquoi l'amour répare le péché, il compense, même en son extension, selon la teneur du second commandement, semblable au premier : « La charité couvre la multitude des péchés. » (1 Petr., 4, 8). Jetons-nous dans ce feu, l'ivraie de notre vie y sera détruite.

O Jésus, votre Cœur est « fournaise ardente de cha­rité», communiquez-m'en une étincelle et qu'elle m'em­brase.

SAMEDI  Mettez le blé dans mon grenier.

Si l'on doit détruire les  herbes mauvaises,  ô Jésus, on doit surtout conserver avec soin le bel et bon froment.  Aussi, prudent et prévoyant, le père de famille recommande-t-il à ses serviteurs d'y veiller. 1° Quel est le beau  froment, 2° Dans quel grenier le placer ?

1° Le beau froment. — C'est le fruit d'un  labeur généreux. Le  grain  est  lourd, il  possède  des  qualités nutritives   sérieuses.  Aussi,  concourra-t-il  à  la  bonne santé, à la vigueur de l'homme, lui permettant de bien remplir  sa tâche.  Le travail important de l'âme, c'est son application réaliser surnaturellement son devoir. De quoi résulte un double bien : l'affermissement de ses vertus, l'augmen­tation de ses mérites.

Nos vertus sont naturelles ou surnaturelles et infuses. Les secondes s'appuient sur les premières en les utilisant et en les transportant sur un plan supérieur.   Des unes/ et des autres,  l'exercice s'impose sans cesse à celui qui I veut suivre imperturbablement la voie droite. Difficiles à leur début,  les actes nécessités par cet exercice devien­nent   progressivement moins pénibles;  ils arrivent à j être même  aisés, et l'on bénéficie  de  vertus  acquises autorisant vers l'idéal de la sainteté une montée dilatée et épanouie.

Alors apparaît le mérite, c'est-à-dire, un droit concédé par la miséricorde de Dieu à une récompense surnaturelle. Celle-ci peut consister dans des grâces actuelles précieuses, éclairantes, fortifiantes ; elle peut être une augmentation de cet inestimable trésor qu'est la grâce habituelle ; elle peut enfin, atteindre son sommet par l'introduction dans ta gloire.  Il est magnifique le bon froment qui, semé en la terre des âmes, par l'amour de Dieu, en peut sortir abondant et fort,

O mon Dieu, vous l'avez fécondé le champ de mon cœur ; vous y versez constamment des grains riches et abondants. Ne permettez pas que je rende vos faveurs inutiles ; mais faites que je leur fasse produire cent pour lins que je vous glorifie par ma générosité, en m'enri­chissant de vertus et de mérites.

2° Le grenier. — Nous possédons de belles récoltes, mais saint Paul nous donne un grave avertissement : « Nous portons ce trésor dans des vases fragiles, afin qu'il paraisse que cette souveraine puissance vient de Dieu et non pas de nous. » (2 Cor., 4, 7). La négligence peut laisser se perdre nos profits ; les voleurs que sont nos passions leur font courir des risques ; abritons-les sans retard, dans le Sacré-Cœur de Jésus.

Sainte Marguerite-Marie écrit : « Si vous êtes dans un abîme d'infidélité' et d'inconstance, allez vous jeter dans celui de fermeté et de stabilité du Cœur de Jésus, notre vrai et fidèle ami, qui vous apprendra à lui être fidèle et constant,

comme il l'a toujours été à nous aimer. » Excellent conseil, qui n'est qu'un écho des recommandations du Maître lui-même. Nous n'oublions pas sa comparaison du cep et des branches. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. — Demeurez dans mon amour. » (Joan., 15, 5, 19). C'est par une vie d'union profonde au Christ que nous mettons en sécurité dans son âme; nos vertus et nos mérites; Ce qu'il garde est bien gardé. Et c'est dans son Cœur que accumulent nos richesses pour le jour où elles seront définitivement placées dans le ciel. Il nous montrera, alors, qu'il en était le gardien, puisqu'il énumérera lui-même nos mérites. « J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; soif, et vous m'avez donné à boire... ». (Mail., 25, 35).

O Jésus, tous mes biens sont de vous ; je les remets à votre divin Cœur, sûr ainsi, non seulement de ne pas les perdre, mais encore, de les voir s'augmenter jusqu'à l'éternité.

Extrait de STELLA MATUTINA  Mgr A. Gognon (1947)

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:59

MARDI  L'ennemi sema de l'ivraie au milieu du froment.

O mon Dieu, depuis la chute de Lucifer il y eut toujours des ennemis en face de vous. C'est un mystère, vous, amour infini, vous n'avez voulu créer que de l'amour, et la haine est sur la terre, séparant les hommes, en dres­sant beaucoup contre vous ! Les meilleurs parmi nous ont des antagonistes qui cherchent à leur nuire.

1° L'ennemi. — Malheureuse réalité, nous avons toujours un implacable, un irréconciliable ennemi dans le démon. Il nous en veut comme hommes, il nous en veut surtout comme chrétiens, parce que nous pouvons arriver à l'éternelle béatitude dont il est pour jamais privé, banni qu'il est du royaume de Celui auquel il a refusé de se soumettre. Aussi il tâche dé nous nuire par tous les moyens. .

Il en a plusieurs à sa disposition, ne serait-ce que la possibilité que Dieu lui laisse d'atteindre notre sensibilité, notre imagination, notre mémoire. Puis, il a des suppôts à son service qui, par une parole, une attitude, une démar­che, peuvent nous faire beaucoup de mal.

Nous avons fait effort, nous nous sommes établis sur un plan supérieur que nous croyons solide, et, soit par une insinuation perfide, soit par une bourrasque violente, tout est renversé.

Il s'en prend à nous, il s'attaque aussi à nos œuvres, qu'il s'agisse de notre devoir d'état, bien établi, dirigé, qu'il s'agisse de notre part dans l'action catholique.

Nous avons travaillé avec foi, noua nous sommes appli­qués de notre mieux, nous nous sommes dévoués géné­reusement, et tout est contrarié, rien ne réussit, d'où, peuvent nous saisir le doute, le découragement, une lassi­tude paralysante.

Gardons-nous, soyons forts. Les Proverbes nous don­nent un programme auquel ' nous devons nous attacher obstinément : « L'homme sage est fort, docte, solide (24, 5), et la. sagesse, saint Jacques nous a avertis qu'on l'obtient quand on la demande « dans la foi, sans hésitation. »

O Jésus, accordez-moi la vigueur d'âme qui me main­tiendra  invincible  contre  les  assauts  sournois  de  mon ennemi.

2° Il sema de l'ivraie/ — La « zizanie » dont parle le texte est  ainsi nommé parce que ses grains peuvent donner le vertige de l'ivresse. Assez sem­blables à ceux du froment, ils sont en général de couleur noirâtre. Mêlés en partie notable à la nourriture, ils peu­vent causer la mort.

Comparaison expressive ! Il ne fait pas autre chose, l'ennemi, que de semer en notre âme des mensonges qui nous enchantent, nous grisent, nous amènent à perdre pied, et finalement nous jettent à terre. Les raisonnements sur lesquels nous avons appuyé notre orientation ver­tueuse sont ébranlés, -nous semblent exagérés sinon erronés ; la porte est ouverte au relâchement, tout danger nous menace. Voilà pourquoi il est important d'être fidèle à une oraison qui nous garde en contact avec une lumière pleine et limpide, que les nuages n'arrivent pas à obscurcir.

Même tactique en ce qui concerne nos œuvres, nos tra­vaux. L'ennemi s'y insinue, il suscite des difficultés là où nous pensions être aidés, il crée des incompréhensions, il occasionne des blâmes, il nous jette ainsi dans le doute sur la route que nous suivons, le dégoût pour notre dévoue­ment que nous estimons inutile, il s'efforce de nous incliner vers la paresse ou l’égoïsme.

Restons surnaturels, ne regardons que Dieu, ne cher­chons que lui et n'ayant pas peur, allons toujours de l'avant : faisons notre devoir tranquillement, sans nous préoccuper du résultat.

O Jésus, je comprends que je dois être toujours sur le qui-vive. Je vous implore avec confiance, défendez-moi de l'ennemi perfide, ne permettez pas qu'il me trouve jamais endormi:

MERCREDI

Quand grandit la semence, apparut la zizanie.

Seigneur Jésus, si la ressemblance entre l'ivraie et le froment est si grande, au début surtout, qu'il faille attendre la formation de l'épi pour bien se rendre compte de la présence des parasites, il y a donc un danger latent. D'où je conclus que je dois :

1° Me défier. — Nous avons tous fatalement des défauts ; nul ne vient parfait en ce monde : « Je jus conçu dans l'iniquité. » (Ps. 50, 7). Ces défauts dépendent du tempérament et physique, et moral. On ne rencontre jamais une nature pleinement équilibrée ; une faculté se développe presque toujours au détriment d'une autre ; de là des déficiences parfois regrettables.

Ces défauts peuvent venir encore de notre hérédité, de notre éducation, de notre ambiance. Multiples et pro­fondes sont les influences qui émanent de ces sources et qui laissent jusqu'au bout leur frappe sur notre âme. S'il en est de favorables à la vertu, il en est beaucoup d'autres qui lui sont contraires.

Enfin, une troisième cause de mal, c'est le démon qui, astucieux, habile, exploite les deux premières et nous poursuit obstinément par les mêmes tentations.

Il arrive alors que les mauvaises herbes poussent plus vite que les bonnes. Nos imperfections ne sont pas détrô­nées par nos vertus ; elles nous suivent toute notre vie. et parce que, en vieillissant, à moins qu'on ait l'habitude d'une sévère discipline, on se surveille moins, elles appa­raissent dans un relief malheureux. Ne voit-on pas des personnes de piété, pas très jeunes, médisantes, critiques, ou violentes, irascibles, ou avares, regardantes, ou immor­tifiées, sensuelles... D'où pour quelques-uns, une sorte de scandale auquel il faut prendre garde. A mesure que s'avancent les années, nous devrions progresser. Ceux avec lesquels nous vivons sont en. droit de nous demander une édification qu'il serait désastreux de ne point leur donner. Ne laissons pas l'ivraie grandir avec le bon grain.

O mon Dieu, maintenez ardente ma volonté d'être un de ne tolérer en moi nul laisser-aller, d'être docile à saint Paul qui recommande de « ne donner nul étonnement à personne, pour ne point faire mésestimer la reli­gion. » (2 Cor., 6, 8).

2° M'y opposer. — Convaincus de nos misères, tra­vaillons dès le début à les débusquer, à les combattre.

Débusquer. Cela exige une sérieuse attention sur soi, une introspection assidue, l'habitude des examens cons­ciencieux. Il est précieux le « Connais-toi toi-même » de l'antique sagesse. Qui s'ignore, ne voit pas son mal, n'en suit pas le développement, est bien incapable d'y remédier.

Nous devons, évidemment, pratiquer toutes les vertus, mais il en est qui, plus que d'autres, nous préoccuperont, parce qu'elles sont l'antithèse de nos défauts. On n'en fait pas le discernement avec légèreté.

Combattre. Connaissant l'ennemi, nous emploierons contre lui une énergie farouche et tenace, ne nous décou­rageant jamais de nos défaites inévitables, qui doivent plu­tôt stimuler notre activité, si nous nous en relevons plus humbles qu'humiliés, plus défiants de nous-mêmes, mais plus confiants en la grâce de Dieu.

Enfin, soit de la surveillance à exercer, soit de l'effort à produire, nous ne nous départirons jamais ; nulle trêve dans cette lutte ; nous mourrons avec notre tempé­rament, il exigera jusqu'au bout l'attitude qui nous en fera tirer parti selon le plan providentiel.

O Jésus, lumière et force de mon âme, remplissez-la de votre clarté, de votre charité divine, afin qu'elle réalise sa perfection telle que vous l'attendez d'elle.

Extrait de STELLA MATUTINA  Mgr A. Gognon (1947)

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 10:35

DIMANCHE     Un homme sema de bonne semence en son champ.

La comparaison du semeur revient plusieurs fois sur vos lèvres, ô Jésus. Elle convenait à vos auditeurs et elle est aussi intelligible pour nous tous.

1° Le semeur. — C'est Dieu, ce ne peut être que Dieu car, de tous les dons, quels qu'ils soient, il est l'auteur. ' Tout est une forme de la vie, quelque chose de l'être, et nous savons ce qu'il a dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. » Hors de lui, il n'y a rien et il ne peut rien y avoir. Dans Fange, dans l'homme, dans l'animal, dans la plante, dans la pierre, dans tous les ordres de créatures, se trouve de l'être, donc, son œuvre. Nul autre que lui ne peut créer. « 11 a créé dans le ciel les anges, sur la terre les ver­misseaux, dit saint Augustin, il n'est pas plus petit en ceux-ci, plus grand en ceux-là ». L'univers que nous aper­cevons, renferme des merveilles que nous ne connaîtrons jamais, et il n'est pas le seul ; il y en a peut-être d'autres plus magnifiques, que lui.

Au-dessus de tout plane le grand Semeur. Il a, pour ainsi dire, lancé la vie, et; dès qu'il a commencé, il ne cesse plus de le faire, car, s'il s'arrêtait de créer, ce serait l'anéan­tissement, ce serait le néant. Grave et splendide pensée : « En lui, nous vivons, nous nous mouvons, nous sommes. » (Act., 17, 28). Nous sommes l'effet d'une cause qui est Dieu ; tout en nous vient de lui, et notre corps avec ses, organes, et notre âme avec ses facultés. Dans nos travaux, nous ne faisons qu'utiliser le labeur même de Dieu, même si nous réalisions un chef-d'œuvre où apparaîtrait du génie.

Nous devrions être en adoration constante ; tous les battements de notre cœur nous redisent le mot d'Isaïe : « Dieu, le Seigneur éternel qui a créé les frontières de la terre, qui ne se fatigue, ni ne se lasse. » (40, 28). Puis, être attentifs à tout rapporter à Dieu ; tout en nous étant de lui est à lui. Une pensée, un sentiment, une action contraire» à sa volonté, c'est une injustice, c'est la mort, car ce n'est pas de lui, de la semence qu'il profuse à pleines mains.

O mon Dieu, tenez-moi bien ; imposez-vous à ma raison, à mon cœur, que je sois moi-même bonne semence.

2° La semence. — C'est l'être, mais, plus exactement, l'être pour la vie. Distinguons, en effet, l'existence de la vie en son sens profond. Celle-ci, saint Jean nous la définit : « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes. » (I, Joan., 4).

Tout ce qui n'est pas esprit existe mais ne vit pas positivement. L'animal, la plante vont au néant. L'âme humaine remonte à sa source, elle est immortelle. Aussi bien, dans la création, tout se ramifie autour d'elle. « Tout est à vous, écrit saint Paul, vous au Christ, le Christ à Dieu. » (I Cor., 3, 23). La terre et tous les règnes de la création n'existent qu'à cause de l'homme, et ainsi, entrent dans l'ordre de la vie que l'homme possède, par quoi il a quelque chose de Dieu, auquel il communie pour toujours au terme de son existence.

Cependant, à ce moment, bien que son âme ne cesse pas d'être, elle risquerait de ne pas jouir de la vraie vie qui est lumière, amour, dans le cas où elle se serait soustraite volontairement, obstinément à la bonne semence de cette lumière et de cet amour que nous communique la grâce. Elle conserverait l'existence, mais plus la vie : épouvantable malheur, la mort éternelle.

Recevons avec un soin extrême cette bonne semence de la grâce ; le divin Semeur ne nous la ménage pas, car il veut notre vie ; sans cela, il ne nous aurait pas créés.

O Jésus, je vous en prie, dilatez mon cœur, répandez-y largement votre bonne semence et qu'elle y prenne  de profon­de  racines.

LUNDI     Alors que les hommes dormaient.

O Jésus, vous avez dit : « Celui qui agit mal, fuit la lumière ». Les mauvais coups se font la nuit. Ce n'est pas quand les hommes sont éveillés que s'approche le malfaiteur. Il y a donc à se défier, à prendre des précau­tions suivantes :  

1° Sommeil permis. — II faut bien qu'on dorme, c'est dans l'ordre de la nature, pour se reposer et reprendre des forces. C'est vrai du point de vue physique ; ce l'est moins du point de vue moral. Et cependant, on peut admettre que, soit dans le labeur qu'imposé la poursuite des vertus, soit dans celui que réclame le dévouement surnaturel, il y ait des heures de relâche, ou, plus exac­tement, de moins grande activité. Saint Jean se récréait en caressant une colombe.

Tendre la volonté constamment, c'est la tendre outre mesure. Il y a une grande différence entre tension et atten­tion. Une âme doit toujours faire attention pour se maintenir sur la voie montante, mais elle n'a pas à ré­aliser sans trêve ni merci la tension de ses puissances. Il y a des résultats acquis qui permettent de respirer et de repartir plus vigoureusement. Un essoufflement, de quelque ordre qu'il soit, n'est jamais bon.

Toutefois, ces phases plus modérées, plus calmes, ne signifient pas qu'on lâche la partie, ni qu'on se départisse d'une vigilance que tout impose. Il y a telle attitude sereine qui n'empêche pas qu'on interroge toujours la conscience. Ainsi ne court-on aucun risque et l'on peut en un certain sens, dormir.

Mon Dieu, je veux toujours faire effort, donner plus, donner mieux, et si je me sens un peu las, c'est en vous que je me reprendrai, et certes, sans danger, tout au contraire : «Dans là paix, et sur son Cœur, je m'endormirai et me reposerai. » (Ps., 4, 9).

2° Sommeil défendu. — Dormir, c'est s'arrêter de travailler, fermer les yeux, perdre conscience de ce qui se passe au-dedans et au-dehors. Lorsque, dans le domaine moral, cette perte de conscience s'appelle négligence, indifférence, laisser-aller, désintéressement, le sommeil est coupable, il peut même l'être gravement, car il constitue un danger.

Nous ne devons pas oublier, en effet, que notre ennemi mortel ne dort jamais, il est toujours à l'écoute, il est toujours à l'affût, et ne laisse passer aucune occasion favorable à ses desseins infernaux de porter atteinte à nos .résultats acquis, finalement de nous perdre.

Qu'on mette de côté systématiquement les moyens de dompter ses passions, de pratiquer la vertu ; qu'on soit moins vigilant sur soi-même, qu'on veille avec moins de soin sur. la route qu'on doit suivre, et une tentation arrivera, lus insidieuse ou plus violente, qui nous fera tomber, u moins rétrograder, et un coup de vent soufflera plus perfide ou plus' brutal, qui dispersera ou affaiblira les profits de longs mois d'un labeur intelligent et généreux.

Ne nous endormons donc jamais, en ce sens répréhensible. Le « veillez et priez » du Maître est le mot d'ordre nécessaire de l'âme soucieuse de sa perfection. Nous connaissons le mot de saint Augustin : « Qui dit, une fois, cela suffit, périt». On ne prend pas suffisamment au sérieux le proverbe banal : « Qui n'avance pas, recule. »

O Jésus, tenez-moi toujours en éveil ; ne permettez pas que je ferme les yeux à la lumière. Si je me repose que ce soit dans votre amour. En lui, les nuits sont lumi­neuses.

Extrait de STELLA MATUTINA  Mgr A. Gognon (1947)

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 13:24

 nature de l'ame.

On connaît la valeur d'un objet à sa nature. « Qu'est-ce qu'une âme », une âme en état de grâce surtout ?

C'est un esprit infiniment plus précieux que toutes les créatures privées de raison, car pour elle « ont été créés le ciel, la terre et tout ce qu'ils renferment ».

C'est un esprit immortel « comme Dieu » : toutes les créatures matérielles se dissoudront en poussière, l'âme leur survivra.

C'est « un esprit capable de connaître les beautés et toutes les perfections de Dieu » : les êtres sans raison, si ravissants qu'ils soient, ne peuvent s'élever jusqu'à celui qui les a faits.

C'est un esprit libre : l'âme est maîtresse de ses actions « elle peut donner son amour à qui bon lui semble », et si elle le donne à Dieu, il exauce tous ses désirs.

C'est un abîme dont rien de créé ne peut combler les profondeurs. « Présentez-lui toutes les richesses et tous les trésors du monde, rien de cela ne la contentera. Dieu l'a faite pour lui, il n'y a que lui qui soit capable de remplir ses vastes désirs. En lui, elle a tous les biens et les plaisirs qu'elle peut souhaiter sur la terre et dans le ciel. »

C'est « un esprit que Dieu a créé à son image et ressemblance, afin de se sentir plus porté à l'aimer et qu'en la contemplant il se contemplât lui-même. Aussi lui donne-t-il les noms les plus tendres : il l'appelle son enfant, sa sœur, sa bien-aimée, son épouse, son unique, sa colombe ».

« L'occupation de l'âme ici-bas est la même que celle des anges dans le Ciel : servir et glorifier Dieu dans chacune de ses actions. »

Une âme en état de grâce « est l'objet des complaisances des trois Personnes divines ».

Elle sera un jour « lumineuse du bonheur de Dieu même », elle le verra face à face et « chantera ses louanges pendant des siècles sans fin ».

« Notre, âme est si noble » et si grande « que le bon Dieu n'a voulu la confier qu'à un prince de sa cour céleste ».

« Elle est si précieuse que, dans toute sa sagesse, le Fils de Dieu n'a point trouvé de nourriture qui fût digne d'elle que son corps adorable », point de breuvage qui lui convînt que son sang.

« Dieu l'estime tant, que, eût-elle été seule au monde, Jésus-Christ serait mort pour elle et aurait créé exprès pour elle son paradis. » « Vous m'êtes si agréable, dit un jour Nôtre-Seigneur à sainte Thérèse, que, quand il n'y aurait point de Ciel, j'en créerais un pour vous seule. »

« O mon corps, s'écrie saint Bernard, que vous êtes heureux de loger une âme ornée de si belles qualités ! »

Tel est le prix de l'âme, que « Dieu a pleuré sa perte avant même d'avoir des yeux » et de s'être fait homme : « il a emprunté pour cela les yeux des prophètes ». Voyez : « Amos, fait retentir les rues et les places publiques de ses gémissements », et appelle les pécheurs à la pénitence. Jérémie se coupe les cheveux, il les jette loin de lui en signe de deuil et pousse vers le ciel des cris éplorés, parce que Dieu a abandonné son peuple prévarica­teur (1). Joël pleure la désolation de Jéru­salem comme un jeune homme la mort de son épouse (2). Ces prophètes — et tous ont été de même — ont pleuré au nom de Dieu les péchés de leur peuple et les âmes qui se per­daient. Ne les imiterons-nous pas ?

« On pleure la perte d'un procès, la mort d'un enfant, la privation d'un plaisir. » Qu'est-ce que cela en comparaison de la perte de son âme ?

Si vous sentiez, après votre péché, « l'éten­due de votre malheur », vous seriez incon­solable. « Larmes précieuses, dit saint Ber­nard, mais que vous êtes rares ! »

Oh ! Mettons « tous nos soins à conserver la beauté de notre âme » ; faisons comme «les saints qui ont tant souffert » pour se sauver.                     (1) Jerem., VII, 29.   (2) Joël, 1,8.

ce que notre ame a coûté a jésus-christ.

On connaît la valeur d'un objet à ce qu'il coûte, aux travaux que l'on accomplit, aux dangers auxquels on s'expose pour se le procurer. A ce second signe jugez du prix de votre âme.

Vous étiez les ennemis de Dieu, les esclaves du démon : qu'a fait le Fils de Dieu pour vous racheter ? Il est descendu du Ciel et « a pris un corps semblable au nôtre, il a épousé notre nature et ses infirmités sauf le péché » ; il a reposé à Bethléem, sur un peu de paille, il a fui en Égypte, il a obéi pendant trente ans à deux de ses créatures, il a ré­pandu des larmes de sang au Jardin des Oli­viers. Et maintenant « voyez-le pris, lié, garotté par ses propres enfants ; on l'attache à la colonne » de la flagellation, et les bour­reaux se lassent à le frapper sans pouvoir lasser la patience de leur victime ; on le « couronne d'épines », et leurs pointes en­trent douloureusement dans son front ; on l'oblige à porter le bois de son sacrifice, et chacun de ses pas est marqué d'une chute ; on le dépouille de ses vêtements et il s'étend lui-même sur le bois de sa croix ; on enfonce les clous dans ses pieds et dans ses mains, et il ne profère aucune parole de plainte ni de « murmure ». O mon âme, regarde ce que tu vaux : un Dieu a vécu dans le travail et la pauvreté, il est mort dans d'affreuses tor­tures pour te racheter : tu vaux le sang d'un Dieu.

Et toutefois Jésus ne s'en est pas tenu là. « Pour guérir notre âme quand elle a eu le malheur d'être blessée par le péché, pour la fortifier dans le combat, il a institué les Sacrements ; il s'est exposé lui-même à bien des outrages » en restant avec nous dans l'Eucharistie et en voulant y être notre nourriture. Pour nous guider dans la vérité, il a établi son Église et a chargé ses ministres de veiller sur nous avec une maternelle ten­dresse. Pouvait-il mieux nous montrer la valeur et la beauté de notre âme ?

« Comment se fait-il donc que nous en fassions si peu de cas » et que nous la défi­gurions par le péché ? O âme coupable, toi qui fus le sanctuaire de l'Esprit-Saint et de toutes les vertus, qu'es-tu devenue ? Le repaire du démon et de tous les vices. Oh ! Je conçois que Jésus-Christ ait pleuré sur toi : « Il a pleuré sur ton orgueil, en voyant que tu ne cherchais que les honneurs et l'estime du monde ; il a pleuré sur tes haines et tes vengeances, lui qui est mort pour ses enne­mis ; il a pleuré sur tes impuretés, en voyant combien ce péché te déshonore et te plonge dans la boue. Il a pleuré sur tous tes crimes. »

Pleurons  avec   Jésus,   faisons  pénitence, purifions-nous dans les larmes de la contri­tion. Animés par les souffrances de Jésus-Christ, les martyrs ont enduré tous les tour­ments plutôt que de perdre leur âme : ils en  comprenaient le prix, ils savaient combien  Dieu l'aimait, quelle récompense il lui réservait pour l'éternité. Regardons la croix, nous aussi : elle nous dira ce que nous valons, et ni les biens, ni les plaisirs, ni la mort ne seront  capables  de  nous  faire  vendre  au démon une âme qui a tant coûté à Jésus-Christ.

3°   CE QUE LE DÉMON FAIT POUR LA PERDRE.

Le démon, en effet, convoite notre âme, et c'est le troisième signe auquel nous en pouvons connaître le prix. Quand un objet excite universellement la jalousie, que tout le monde le désire ou s'efforce de l'acquérir, c'est une preuve évidente de sa valeur.

Or, que ne fait pas le démon pour s'em­parer de notre âme ? Il la tente continuelle­ment. Il nous tente par lui-même, par les mauvais exemples, par l'attrait des plaisirs, par les passions qu'il excite en nous : il met tout en œuvre pour nous faire tomber ; il fait sans relâche le siège de notre âme, et les soldats qu'il emploie pour y pénétrer sont l'orgueil, la vanité, la jalousie, la vengeance, l'impureté, le dégoût de la prière, le monde avec ses fausses maximes et ses voluptés mensongères. Que de mauvaises pensées il suggère, que de désirs honteux il fomente dans certains cœurs ! Repoussé, il revient à la charge et ne se décourage jamais. Il nous a attaqués tout seul et a essuyé une défaite : il attendra le moment opportun et fondra sur nous avec de nombreux ren­forts. Il n'épargne personne, « et les plus grands saints sont ceux qui ont été le plus tentés ».

'Pourquoi tous ces efforts ? Ah ! Il sait « la beauté et la valeur d'une âme, et il consen­tirait à souffrir deux enfers s'il le fallait, pourvu qu'à ce prix il réussît à l'entraîner avec lui. Si, après quatre mille ans de ten­tations, il nous gagnait, dit saint Augustin, il compterait pour rien toute sa peine. Il dit lui-même par la bouche d'un possédé, que, tant qu'il y aurait un homme sur la terre, il le tenterait, parce que, ajouta-t-il, je ne sup­porte pas que des chrétiens, après tant de péchés, puissent encore espérer le Ciel que j'ai perdu par une seule désobéissance ».

N'est-ce pas .une honte que le démon fasse plus pour perdre notre âme que nous ne faisons pour la sauver ? Et en effet, quelle estime pratique en avons-nous ? « Quand nos animaux sont dans l'écurie, nous leur donnons à manger ; nous avons soin de fer­mer les portes de crainte que les voleurs ne nous les prennent ; s'ils sont malades, nous allons chercher le médecin pour les soulager ; nous sommes touchés quelquefois jusqu'au cœur en les voyant souffrir. » Le faisons-nous pour notre  âme ?  Avons-nous  soin  de la nourrir par la grâce, par la fréquentation des sacrements ? Avons-nous soin d'en bien fermer les portes, de crainte que les voleurs ne lui ravissent la grâce ? Hélas ! Disons-le à notre confusion : nous la laissons périr de misère ; nous la laissons déchirer par nos ennemis, qui sont nos passions ; nous laissons toutes les portes ouvertes ; le démon de l'or­gueil ou de la sensualité vient, il entre, il salit,  il pourrit cette pauvre  âme.   « Ah ! Pauvre âme, nous dit saint Augustin, que l'on t'estime peu de chose ! Un orgueilleux te vend pour une pensée d'orgueil ; un avare pour une pièce de terre ; un ivrogne pour un verre de vin ; un vindicatif pour une pensée de vengeance ! »

« Nous venons de voir combien notre âme est quelque chose de grand, combien Dieu l'aime, combien il a souffert pour la sauver, les biens qu'il lui prépare dans l'autre monde, toutes les ruses, tous les pièges que le démon lui tend afin de la perdre ! Veillons donc sur nous » de peur d'être surpris ; « prions pour connaître nos tentations », et avoir la force d'y résister ; combattons les tenta­tions d'orgueil « en nous humiliant et en nous abaissant devant Dieu », les tentations contre la sainte vertu « en tâchant de morti­fier notre corps et tous nos sens », les tenta­tions de dégoût dans nos prières en en faisant encore davantage et avec une attention plus soutenue ». Heureux qui aura sauvé son âme : il possédera Dieu toute l'éternité.

Sermon sur le IXe dimanche après Pentecôte. Les larmes de Jésus. (Curé d’ARS)

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:26

Ce qui doit encore être fait maintenant

D = Il aurait dû paraître encore beaucoup plus de ces livres dans le monde, sur les anges, sur ce qui se passe réellement au Vatican et sur cette fin des temps. Mais vous n'en êtes pas responsables. Vos mains sont pour ainsi dire liées. Mais publiez au moins et diffusez votre petit livre sur les Anges : "Les Anges, nos puissants médiateurs", et le petit livret avec les Saints du jour, avec les vrais Saints du jour, comme ils sont et doivent être selon l'ancienne coutume de l'Église, de telle sorte que l'humanité puisse au moins invoquer les saints du jour et si possible faites connaître également les noms des Anges du jour, cela ne vous sera défendu...

D = Publiez ce que vous pouvez, préparez-vous, publiez et diffusez-les au moins et surtout lorsque le grand événement se produira à Rome, car alors ils ne rejetteront plus vos ouvrages. Alors, si vous les diffusez à l'humanité, ils seront peut-être contents de les avoir... Publiez tant que c'est encore possible, et diffusez vos livrets maintenant très vite, si vous le pouvez donnez-les même gratuitement, maintenant le plus tôt possible,... car le temps approche où l'argent n'aura plus de valeur, ni d'importance, suis-je contraint de dire par mission du Très-Haut. Maintenant, le temps vient et il a déjà commencé où l'argent va être supprimé et n'aura plus de valeur... Ainsi dois-je parler moi Belzébuth, aujourd'hui, jour de l'Ange d'Abraham et de Saint Paul Ermite. Je

ne veux pas en dire davantage, je ne veux plus parler!... Adjurations de l'exorciste.

D = Je dois également dire encore qu'il faut publier le journal "L'Église en danger" dans toutes les langues, le plus possible dans le monde. Il faudrait également y ajouter un supplément, disant que l'on doit invoquer et prier les Anges du jour et les Saints du jour avec une grande ferveur, comme jamais, et que les grands événements à Rome (avec une voix grave) apparaîtront bientôt et que... Je ne veux pas parler !... Adjurations de l'exorciste.

D = ...et que le grand Avertissement annoncé à Garabandal viendra ensuite, et que alors le temps de l'Antéchrist sera là dans toute son étendue, qu'il est déjà là mais non encore totalement visible publiquement. Cela devrait pouvoir être ajouté dans vos publications déjà imprimées, dans un petit tract imprimé à part et que vous pourrez insérer dans vos ouvrages ; tract disant ce que je viens de dire sur l'ordre de Ceux d'En-Haut, sur les événements à venir et que l'on doit prier beaucoup, beaucoup. Dites aussi que l'heure de votre délivrance est proche mais qu'avant arrivera le temps de la terreur, des tourments et de l'Antéchrist, etc.. Faites encore cela et vous aurez rendu de grands services à l'humanité, ces services que vous pouvez maintenant encore rendre face à tout cet état de choses. Faire plus, beaucoup plus, vous ne le pouvez pas maintenant...

D = Vos livres n'ont pas été crus et ne sont pas crus. Ce qu'il nous a fallu dire est maintenant à peine cru, ne serait plus cru par la plupart... Mais cela recevra sa valeur et sa crédibilité, deviendra digne de foi, quand Paul VI sera réapparu et que tous ces événements seront arrivés. J'ai dû dire tout cela et en parler aujourd'hui, pour notre frayeur et notre honte, et presque pour notre ruine dois-je dire. J'ai dû le dire, j'ai été contraint de faire ces révélations. Ceux d'En-Haut le voulaient ainsi. Le Ciel m'a forcé dans une effrayante mesure à dire tout cela, pour votre salut et pour le salut de l'humanité... Adjurations de l'exorciste.

C'est pour le salut de l'humanité que les démons durent faire toutes ces déclarations

D = Tout ce qui sert au salut de l'humanité, toutes les choses importantes, beaucoup de choses importantes, nous avons dû les dire par cette possédée, parce qu'Elle, la Très-Haute, nous y a forcés. Elle avait la mission... Je ne veux pas parler !... Adjurations de l'exorciste.

D = C'était votre mission malgré la grande incrédulité qui règne dans ce monde assombri, de faire ressortir la Vérité, la vérité sur votre vrai Chef le Pape Paul VI, qui vit encore, la vérité sur la vraie Église et aussi la vérité sur l'Église apostate et le faux-pape, la vérité aussi sur le sosie de Paul VI, comme nous avons dû dire tout cela. Nous avons dû proclamer toute la vérité, d'une façon forcée pour notre malheur, pour notre désavantage et pour notre honte et ignominie. Nous avons dû dire, aussi la vérité qui sert au salut de l'Église, la vérité qui devait donner la clarté à l'Église et aux hommes même s'il n'y a eu, qu'un si petit nombre à croire...

D = Mais cela fut pourtant semé dans le monde comme une petite graine qui lèvera, un jour et se multipliera par 10, 100, 1000. Le Très-Haut peut tout changer pour le bien, tout changer et rendre différent de ce que croit l'humanité aveuglée..., j'ai fini de parler ! Le Te Deum !

(Fin)

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 10:15

Le déroulement des événements

D = D'abord, éclatera le grand événement à Rome, comme nous avons dû l'annoncer maintes fois. Alors beaucoup pour nous en Enfer : beaucoup trop, comparé à toute l'humanité ce sera peu, mais pourtant un certain nombre reconnaîtront le Pape, le Vrai Chef, Paul VI, et plus tard seulement beaucoup à l'Avertissement, mais beaucoup quand le grand ultimatum sera prononcé à Rome par lui-même, d'une voix claire...

Donc, d'abord viendra le grand événement à Rome, comme nous avons dû le dire. Malheureusement pour nous, c'est la terrible vérité. Ensuite surviendront catastrophe sur catastrophe, tremblement de terre sur tremblement de terre, etc., comme des âmes privilégiées l'on dit. C'est déjà maintenant rendu si loin, que beaucoup de choses sont maintenant déjà arrivées, y compris des malheurs et semblables choses. Ensuite, viendront de pénibles choses sur l'humanité. Mais ceux qui sont dans la vraie Foi et spécialement ceux qui sont attachés à Paul VI et se sont déjà attachés à lui auparavant ne doivent rien craindre, n'ont rien à craindre, car ils appartiennent à la véritable et Sainte Église Catholique. Beaucoup d'autres églises, d'hétérodoxes et même de sectes passeront alors de votre côté à la vue de l'Avertissement qui suivra après le grand événement à Rome comme nous l'avons déjà dit. Beaucoup se convertiront ensuite lors du grand Avertissement. Nous ne sommes pas contraints de dire le temps tout à fait précis qui s'écoulera depuis l'événement à Rome jusqu'alors. Nous le savons. Nous le savons. Nous pourrions certes le dire, mais... Je ne veux pas parler!... Adjurations.

D = Je ne suis pas obligé de le dire, bien que je le sache, bien que le Très-Haut le sache de toute façon. Je ne veux pas dire pourquoi je le sais maintenant !... Adjurations... Savez-vous comment je le sais et nous le savons ? Parce que le Très-Haut nous a accordé ce court laps de temps, comme c'est dit dans la Bible, et ne veut pas nous l'enlever, parce qu'il est la Vérité éternelle et que Sa Parole est vraie. C'est pourquoi le court espace de temps, nous est montré entre ce moment-là et l'Avertissement. Mais ce n'est pas très long. Nous devons ajouter que c'est seulement un temps très court, presque un temps trop court pour les hommes qui oscilleront alors encore... Je ne veux plus parler, je ne veux pas en dire davantage ! Laissez-moi !... Adjurations de l'exorciste.

E = Si le Ciel permet d'exposer, comment doit-on comprendre ce qui est dit de l'Antéchrist dans la Bible, dont le règne dure 1250 jours, comment concilier cela, avec l'Avertissement et le grand Châtiment ? Cela semble être en contradiction. Si c'est pour la gloire de Dieu... Au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de Sa Très Sainte Mère et de tous les Saints... dis la vérité et seulement la vérité si Dieu t'ordonne de parler, sinon tais-toi I Au nom... Adjurations.

D = C'est ainsi. Après l'Avertissement, le Châtiment général, les "trois jours de ténèbres" annoncés par de nombreuses prophéties comme devant purifier et renouveler le monde se fera encore attendre, et entre ces deux événements, il peut y avoir un grand espace de temps. Alors, ce sera l'Antéchrist, dans sa pleine fureur, il agira, se déchaînera, séduira l'humanité et l'entraînera vers le bas, etc.. C'est sa grande époque ! Je ne veux pas parler, je ne veux pas !... Adjurations de l'exorciste.

D = Seulement après la catastrophe le grand Châtiment, seulement après ou pendant ce Châtiment le "Jugement des Nations", il sera renversé et précipité en Enfer, et tout cela viendra comme il est dit dans les révélations, dans la Bible. Je ne veux pas en dire davantage, je ne veux plus parler ! D'ailleurs, vous pouvez bien le lire vous-mêmes, c'est dans la Bible... Adjurations de l'exorciste... C'est sa grande période, sa terrible fureur et la terrible époque. Mais il est déjà là maintenant. Seulement il n'apparaît pas encore publiquement. Nous devons dire qu'il est maintenant déjà en fonction, dans son régime, et qu'il tend tous les fils, toutes les choses et tout ce qu'il doit tendre. Il agit déjà davantage, il fait déjà davantage et se déchaîne déjà plus que vous ne le savez et que l'humanité ne le sait. Tout est très, très bien préparé, et le jour de son apparition est très, très proche. Et alors l'humanité... Miséricorde pour vous !

E = Son nom ….. ? Dis la vérité, au nom... Adjurations.

D = Cela n'a pas d'importance. C'est simplement l'Antéchrist. Nous savons comment il s'appelle, mais nous ne sommes pas absolument obligés de le dire. C'est l'Antéchrist tout simplement... C'est comme l'Enfer lui-même, et c'est comme la fureur, les catastrophes, l'épouvante et le tourment mêmes. Et comme beaucoup d'âmes privilégiées durent le prédire et le dirent, beaucoup de sang coulera et spécialement beaucoup de sang de prêtres. Heureux ceux qui feront alors couler leur sang pour le Très-Haut et uniquement pour Lui ! Heureux ceux qui auront bien choisi et chez qui il ne coulera pas seulement parce qu'ils sont prêtres mais n'eurent pas le courage de confesser le Christ ! Je ne veux pas en dire davantage. Adjurations.

D = Heureux tous les hommes qui sauront alors de quel côté ils appartiennent, qui rassembleront alors tout leur courage en dépit et à la vue de toutes les horreurs qui fondront sur eux, en dépit des tourments presque comme autrefois chez ce terrible Roi Syrien, Antiochus, qui tourmenta tant et tous et chez qui même la mère et les autres fils durent se voir, les uns après les autres, torturés et massacrés par lui. Il en sera ainsi alors. Mais pas pour tous. Les Anges vous protégeront. Comme je l'ai dit, il sera donné des refuges à beaucoup de bons. Le martyre est réservé à ceux à qui il est réservé. Et ils auront une grande couronne. Mais ceux qui doivent continuer à vivre, continueront à vivre certains parmi vous, d'entre vous-Je ne veux pas parler !... Adjurations de l'exorciste.

D = Ceux qui doivent continuer à vivre seront protégés et gardés, même s'ils ont à subir aussi des horreurs, des tortures et certains tourments. Qu'ils les offrent en sacrifice pour la résurrection de la vraie Église Catholique et pour l'humanité qui survivra alors, pour la chrétienté qui continuera alors à vivre, pour tous ceux aussi qui devront laisser leur vie dans le grand bain de sang, le marécage de la terreur et sous cette domination de la terreur. Priez alors également pour les mourants ! Priez pour que ceux qui se seront convertis persistent dans leur conversion jusqu'au bout même s'ils doivent mourir. Je sais combien ils seront torturés par nous, torturés par l'Antéchrist et par l'humanité qui sera de son côté. Offrez alors cela en sacrifice pour ces pauvres hommes qui viendront et devront venir devant le Juge Éternel en ces jours-là. Il en ira mieux pour eux, mieux pourtant que pour des millions d'hommes qui meurent maintenant dans cette Église apostate, dans le modernisme, et qui n'ont plus aucune vraie grâce ni clarté. Il en ira des milliers de fois mieux pour ceux qui renonceront à leur vie terrestre pour la Vérité et le Christ. Cela ira bien aussi pour ceux qui au dernier moment se seront convertis et le pourront, de telle sorte qu'ils ne s'enfonceront pas encore tout à fait dans le bourbier du mal. Cela ira bien pour tous ceux qui se convertiront lors de l'Avertissement ou lors de l'événement à Rome, ou au moins sous le règne de l'Antéchrist. Ils obtiendront seulement le Purgatoire, ceux qui alors ne se seront convertis qu'en dernier lieu. Mais il y en aura un grand nombre qui feront un long purgatoire. Ils peuvent aussi offrir en sacrifice leurs agonies et ainsi expier une grande partie de leurs péchés.

D = Ce sera terrible. Ce sera plus terrible que toutes ces âmes privilégiées l'ont vu d'avance. Priez, priez, priez ! Préparez-vous à ces grands événements qui n'auront qu'un temps ! Votre délivrance est proche ! Invoquez les Anges, les Anges du jour et les Saints du jour. Votre livre que vous avez fait paraître... avec votre livre vous avez pour ainsi dire rempli la mission. Vous l'avez publié. Vous avez fait, pour ainsi dire, ce que vous pouviez faire. Mais publiez et diffusez le "journal" "l'Église en danger", le... Je ne veux pas en dire davantage, je ne veux plus parler !... Adjurations de l'exorciste.

(A suivre)

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 09:44

Lorsque le vrai Pape réapparaîtra sous l'aspect d'un faible vieillard ; peu le suivront au début

D = Mais il y en aura, comparé à ceux qui sont mauvais et qui déjà sont trop voués au modernisme, et qui sont déjà emportés dans la chute, au commencement précisément bien peu, en proportion. Mais ce nombre augmentera. L'Église, ses fondations, se redresseront à nouveau. Paul VI pourra remettre en état très sagement ses fondations, malheureusement pour nous, malheureusement ! (il crie)... Adjurations de l'exorciste.

D = Il sera capable de rétablir le fondement principal et les principes essentiels, grâce aux croyants aussi, aux prêtres et au petit nombre qui le suivront alors encore fidèlement, qui seront restés fidèles, et feront tout pour lui de ce qui est bien, et sera bien pour la véritable Eglise. Je ne veux pas en dire davantage!... Adjurations de l'exorciste et prières.

D = ...c'est le devoir de ceux qui ont la Foi d'en appeler aux Anges, aux Saints, aux Papes et aux Patriarches, afin que le plus possible croient en lui lorsque qu'il réapparaîtra à Rome. C'est une mission très dure pour lui, quand il devra d'abord se montrer, faible, vieux et misérable humainement, comme il est. Il est si frêle. Ce sera pourtant une apparition religieuse très triomphale, glorieuse pourtant, de votre Chef là-bas à Rome, quand les flammes brûleront et déjà jailliront en léchant les fenêtres du Vatican, suis-je contraint de dire. Ce sera alors terrible quand le Très-Haut rendra Son jugement à Rome et au Vatican. Ce sera terrible pour l'humanité, pour Rome, pour le monde, quand le péril jaune viendra, et qui menacera pour ainsi dire d'anéantir l'humanité. Ce sera terrible lorsque l'Antéchrist viendra dans toute sa puissance et apparaîtra. Mais ce sera tout aussi consolant pour vous et la petite troupe des hommes qui ont cru et qui alors croiront, quand votre vrai et grand Chef Paul VI montrera le vrai Chemin pour l'Église. Je ne veux pas parler davantage, je ne veux plus !... Adjurations de l'exorciste.

D = Je dois dire à cet égard : même si le monde entier parlait contre vous, contre cette réapparition du vrai Pape, disant que ce n'est pas vrai, je suis contraint de dire, moi Belzébuth, en ce jour, que c'est la vérité. En ce jour du Saint Ange d'Abraham, lui qui fut aussi éprouvé que vous, sinon plus, qui eut à prendre également sur lui de dures épreuves ou une épreuve semblable. Souvenez-vous lorsque son fils était enfin là et qu'il devait l'offrir en sacrifice, comme ce fut une épreuve terrible, profondément éprouvante pour ce Patriarche et Aïeul...

Dieu n'aurait jamais permis que ces révélations sans cesse repesées fussent des mensonges

D = Ainsi vous pouvez et devez l'invoquer beaucoup, de même que tous les Patriarches, le Ciel entier, pour la réapparition publique de votre vrai Chef. Mais je suis contraint aussi de dire en ce jour : si ce n'était pas la vérité ce que nous avons toujours dû dire au sujet de votre Pape Paul VI, si ce n'était pas la vérité, nous n'aurions jamais pu dire et répéter sans cesse la même chose, des douzaines de fois lors des exorcismes depuis 1975, que le Pape Paul VI, le vrai Pape vit encore. Jamais le Ciel ne l'aurait permis, je dois hélas vous le dire, moi Belzébuth, aujourd'hui devant vous, contraint par Ceux d'En-Haut. Jamais le Ciel n'aurait permis que des hommes qui sont de bonne volonté comme vous l'êtes, des hommes qui voulaient seulement ou de tout leur pouvoir faire ce que le Ciel veut... Je ne veux plus parler!... Adjurations de l'exorciste.

D = Jamais le Très-Haut n'aurait permis que nous dussions redire cela sans cesse, sans que à un moment des contradictions ne surviennent, sans qu'un non ne vint, si ce n'était pas la vérité. C'est la vérité malheureusement pour nous ! Mais un 'plus' pour vous ! Des milliers, des millions de 'plus' pour vous, du positif pour vous et pour la Sainte Église catholique, suis-je contraint de dire aujourd'hui en ce jour du Saint Ange d'Abraham, de votre Aïeul, de Saint Paul ermite, et de Saint Maur, c'est le Très-Haut qui me force à dire, en présence des douze princes apôtres : Le Pape Paul VI vit ! Un jour également, il sera classé dans leurs rangs de sainteté, dans leurs rangs, dans leur grandeur et leur gloire. Je ne veux pas en dire plus !... Je ne veux pas lui accorder cela. Tout l'Enfer désire ne pas accorder à Paul VI ce triomphe, ce triomphe de devoir prochainement réapparaître à Rome quand le Vatican brûlera. Il sera là-bas. Il sera alors là-bas. Il dira ce que le Très-Haut lui ordonnera de dire.

Il dira cela d'une voix telle que c'est encore permis à un vieillard, pour se faire entendre de la foule, et des prêtres, des cardinaux et même des mauvais et des francs-maçons. Ils se mettront à trembler aux paroles d'un vieillard frêle qu'ils auraient préféré mort, mais qu'ils n'ont pas pu tuer. Ces paroles du vrai Pape Paul VI qui vit réellement et qui doit dire au monde ce qu'est la vérité, ce qu'est et doit être clairement et inviolablement l'Église véritable, qui se relèvera ainsi à la vue des mauvais et des bons. En présence du Vatican en flammes, ceci apparaîtra comme le symbole des flammes du Jugement final où le Très-Haut apparaîtra sous le signe de la Croix pour séparer les bons des mauvais. Ainsi, ce sera semblable en miniature alors à Rome quand le Pape Paul VI apparaîtra, devra réapparaître. Et il apparaîtra dans peu de temps, sous peu, comme nous dûmes toujours le dire. Je ne veux rien dire de plus. Je ne veux pas dire ce qui sert au salut de l'Église et à votre salut, ce qui finalement sert au salut et qui ouvrira les yeux à l'humanité. Je ne veux pas parler, je ne veux plus !... Adjurations de l'exorciste... Vous devez récitez trois fois la prière "Saint...", le Très-Haut le veut ainsi ce qui est fait.

Préparation au temps de l'Antéchrist

D = En liaison directe avec cela, je suis contraint de vous dire : Amassez des provisions, amassez des provisions, et soyez vigilants, vous les bons, car le nombre 666 s'approche à pas horribles. Il est même déjà au milieu de vous ! Le temps viendra bientôt où vous ne pourrez plus acheter et où l'argent n'aura plus de valeur. Alors, vos Anges et principalement les Anges du jour, et tous les autres Anges, vous protégeront. Ils vous protégeront et vous porteront. N'ayez aucune crainte à ce sujet ! Ayez plutôt peur de tout mal et du péché ! Ayez plutôt peur de ne pas pouvoir appartenir au groupe de ces élus, ou de ne pas faire partie de ceux qui se tiennent du côté droit ! Ayez plutôt peur de ne pas rassembler tout votre courage, dois-je dire, que de la faim et de la soif, que d'une faim terrestre qui passe et d'une soif humaine qui bientôt disparaît ! Ayez toujours et en tout temps la plus grande peur de l'Enfer et du péché. Le Très-Haut vous fortifiera. Le Très-Haut vous donnera force et grâces, particulièrement à tous ceux qui déjà maintenant L'ont prié et ont prié pour obtenir cette grâce. Je veux parler de la grâce de la dure décision de se tenir alors du côté opposé à l'Antéchrist. Mais même pour ceux qui alors en prendront conscience et se repentiront. Il donnera de grandes grâces. Mais pour ceux qui auparavant ont prié, ce sera alors plus facile. Mais ceux qui n'ont pas prié avant et qui se convertiront alors, remercieront cependant le Très-Haut à genoux et dans les larmes. Je ne veux pas en dire plus, je ne veux pas parler !... Adjurations de l'exorciste.

D = Amassez des provisions, amassez ce que vous pouvez, amassez maintenant, prenez garde, priez et convertissez-vous, car le temps est proche où tout cela viendra, la catastrophe, l'Avertissement, et ces choses avec Rome. D'abord... Je ne veux pas parler !... Adjurations.

(A suivre)

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