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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 01:56

A l’heure de votre mort, votre dernier recours sera le regret d’avoir offensé Dieu, le Juge Suprême que vous allez inévitablement rencontrer.

 

Vous devez apprendre par cœur cette prière qui sera pour ainsi dire votre mot de passe ultime, votre NIP.

 

Comme il est presque impossible de trouver aujourd’hui un prêtre pour accuser vos péchés et d’en obtenir le pardon, que vous reste-t-il comme alternative ?  

Votre NIP…

 

Il ne sert a rien de faire des aveux à un psychologue, à la radio ou à la TV, ces personnes n’ont pas le pouvoir d’absoudre, qui est le pouvoir de pardonner au nom de Dieu.  Il ne vous reste que votre NIP…

 

Voici donc votre NIP :

« Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît; pardonnez-moi par les mérites de Jésus-Christ, mon Sauveur, je me propose - moyennant votre sainte grâce - de ne plus vous offenser et de faire pénitence.»

 

Récitez le chaque jour, ainsi vous ne l’oublierez jamais.

 

Bonne chance pour cet examen final et que le Seigneur vous aide.

 

https://www.google.ca/?gfe_rd=cr&ei=yFLmU6a7F8yD8Qeh74H4CQ&gws_rd=ssl#q=acte+de+contrition-elogofioupiou

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-neuf-prieres-a-notre-pere-eternel-121846268.html

 

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-l-acte-de-contrition-falsifie-ampute-de-sa-partie-la-plus-importante-124166969.html

 

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 09:42

Le Psaume 71

Ce que Notre Dame de Quito dit du successeur de Paul VI correspond parfaitement au Psaume 71, qui loue la justice de Salomon. Bien sûr, ce Psaume est également messianique, expliquant ainsi pourquoi Notre Dame compare ce successeur du Pape martyr à Son Divin Fils :

 

1.  Pour Salomon.

 

2. O Dieu, donne tes jugements au roi, et ta justice au fils du roi. Qu'il dirige ton peuple avec justice, et tes malheureux avec équité !

 

Le Pontife est un véritable monarque (roi). Il est l'autorité suprême sur Terre, car il est le souverain du pouvoir spirituel, qui par nature surpasse le pouvoir temporel (l'éternité est indépendante du temps). Au lieu du mot « malheureux », on lit suivant les traductions le mot « pauvre » ou « petit ». Ce verset rappelle ainsi les belles paroles de Notre Dame : « [...] comme un autre Christ, il assistera les grands et les petits, sans dédaigner les âmes plus malheureuses qui lui demanderont un peu de lumière et de conseil dans leurs doutes et leurs souffrances. »

 

3. Que les montagnes, ainsi que les collines, apportent la paix au peuple.

 

4. Qu'il fasse droit aux malheureux de son peuple, qu'il assiste les enfants du pauvre, et qu’il écrase l'oppresseur !

Les montagnes et les collines, comme il est possible de le comprendre en lisant des ecclésiastiques tels Saint François de Sales, symbolisent les conducteurs spirituels des catholiques, les cardinaux, évêques et prêtres. En effet, leur autorité et leurs pouvoirs sont si élevés qu'il n'est pas exagéré de les comparer à des montagnes et des collines, ces hauts lieux dominant les plaines. Bien sûr, dans une tout autre interprétation, qui n'a pas cours ici, les hauts lieux désignent l'idolâtrie, car les abominables cultes rendus aux faux Dieu étaient pratiqués dans de tels endroits.

 

Ainsi, le successeur de Paul VI ordonnera aux évêques et prêtres d'apporter la paix au peuple, c'est-à-dire qu'il restaurera l'esprit des prêtres de Dieu exactement comme Notre Dame de Quito l'a prophétisé. En effet, nous avons vu précédemment que le trait le plus flagrant des faux prophètes est de promettre une paix illusoire, tout au plus extérieure, et n'ayant aucun fondement surnaturel. A l'inverse, les vrais prophètes exhortent le peuple à la conversion intégrale du cœur, qui doit leur procurer la paix véritable d'une conscience pure. Comme l'enseigne l'Imitation de Jésus-Christ, à la suite de tous les saints, cette paix augmente à proportion du respect de l'adage: «Heureuse une âme à qui Dieu seul suffit» La méditation de la Passion de Jésus-Christ est donc extrêmement importante, et chacun doit s'en nourrir par la contemplation tout au long de la journée, autant que nos autres devoirs nous le permettent.

 

5. Qu’on te révère, tant que subsistera le soleil, tant que brillera la lune, d'âge en âge !

Le Pape est par excellence l'homme à qui l'on doit de grandes révérences. Il porte la tiare du triple pouvoir, car il nomme les évêques, détient le Magistère et la Juridiction. Jamais l'Église ne sera totalement privée de Pontife durant toute une génération (d'âge en âge; c'est un démenti au sédévacantisme), car le Pape est son fondement perpétuel, qui durera tant que subsistera le soleil, tant que brillera la lune, c'est-à-dire jusqu'au Jugement Dernier.

 

6. Qu’il descende comme la pluie sur le gazon, comme les ondées qui arrosent la terre !

Cette pluie figure les bénédictions du Ciel qui préservent la vie des catholiques, comme les ondées qui arrosent la terre, et permettent ainsi aux ouailles de paître une herbe (gazon) bien verte. Cette image nous rappelle les prières d'Élie : « Élie était un homme soumis aux mêmes misères que nous : il pria instamment qu'il ne tombât point de pluie, et la pluie ne tomba pas sur la terre pendant trois ans et six mois ; il pria de nouveau, et le ciel donna la pluie, et la terre produisit ses fruits. » Paul VI, le nouvel Élie, avait permis par ses prières que les catholiques de bonne volonté, figurés par la veuve de Sarephta (1 Rois 17), soient conservés en vie durant la famine spirituelle de 42 mois (3 ans et demi) symboliques (42 ans).

 

7. Qu'en ses jours le juste fleurisse, avec l'abondance de la paix, jusqu 'à ce qu’il n 'y ait plus de lune.

Le retour de Paul VI, qui nommera son successeur et se choisira douze apôtres, fera fleurir le juste et apportera l'abondance la paix, c'est-à-dire qu'il s'agira d'une nouvelle Pentecôte…

 

Extrait de : LA MISSION DIVINE D'ECONE CONTRE LES ERREURS DE L'ANTÉCHRIST.  Cinquième édition Simon ANDRÉ

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:06

Il est également question du successeur de Paul VI dans les révélations de Notre Dame de Quito. A son égard, les paroles de Notre Saint Mère sont magnifiques… :

 

« A cette époque, le Clergé Séculier abandonnera ses idéaux parce que les prêtres seront négligents dans leurs devoirs sacrés. Ayant perdu la divine boussole, ils s'éloigneront de la voie tracée par Dieu pour le ministère sacerdotal et seront attachés aux biens et aux richesses qu'ils s'efforceront d'acquérir illicitement. Combien l'Église souffrira en cette circonstance la nuit obscure du manque d'un Prélat et Père qui veille sur eux avec un amour paternel, douceur, force, discernement et prudence. Beaucoup de prêtres perdront leur esprit, mettant leurs âmes en grand danger.

 

Priez avec insistance sans vous fatiguer et pleurez des larmes amères dans le secret de votre cœur, implorant notre Père Céleste, pour que, par l'amour du Cœur Eucharistique de mon Très Saint Fils et par son précieux Sang versé avec tant de générosité et par la profonde amertume et souffrance de sa cruelle Passion et Mort, Il Puisse avoir pitié de ses ministres et mettre rapidement fin à ces temps malheureux, envoyant à cette Église le Prélat qui restaurera l'esprit de ses prêtres.

 

Mon Très Saint Fils et Moi aimerons ce fils privilégié d'un amour de prédilection, et nous lui ferons don d'une rare capacité, d'humilité de cœur, de docilité aux divines inspirations, de force pour défendre les droits de l'Église, et d'un cœur tendre et compatissant, de sorte que, comme un autre Christ, il assistera les grands et les petits, sans dédaigner les âmes plus malheureuses qui lui demanderont un peu de lumière et de conseil dans leurs doutes et leurs souffrances. Avec une divine suavité, il guidera les âmes consacrées au service de Dieu dans les cloîtres, allégeant le joug du Seigneur Qui a dit : 'Mon joug est doux et mon fardeau léger'.

 

Les balances du Sanctuaire seront mises dans ses mains, de manière que tout soit pesé avec la due mesure et Dieu sera glorifié.

 

La tiédeur de toutes les âmes consacrées à Dieu dans l'état sacerdotal et religieux, retardera la venue de ce Prélat et Père. »

Certains ont prétendu que ce Prélat et Père était Saint Pie X, mais cela est forcément faux compte tenu de ce qui est dit de cette époque dans les révélations de Quito : « l'Eglise souffrira en cette circonstance la nuit obscure du manque d'un Prélat et Père [...]»

 

… «A cela s'ajouteront les effets d'une éducation séculière qui sera une des raisons de la mort des vocations sacerdotales et religieuses »...

 

Les sédévacantistes ont voulu reconnaître en Pie IX le pape dont Notre Dame disait qu'il serait « comme un prisonnier au Vatican », et ils ont affirmé contre toute évidence que le Prélat restaurant l'esprit des prêtres était Saint Pie X. En vérité, il ne peut s'agir de Saint Pie X, puisqu'il est question d'une époque où les vocations sacerdotales périraient, et l'expression « la nuit obscure » est une référence à l'éclipsé de l'Eglise signalée par la devise de Saint Malachie « De labore solis », qui signifie « éclipse du soleil ».

 

Mon frère Jean-Baptiste a prouvé, à partir des exorcismes suisses, que cette devise correspond à Ratzinger et non à Wojtyla, car Wojtyla et Luciani, qui ont un nom composé, sont regroupés dans la devise de la demi-lune.

 

Ratzinger et Bergoglio sont également groupés dans une même devise car ils régnent ensemble depuis 2005 (contrairement aux apparences). Concernant les vocations sacerdotales, elles n'étaient pas du tout taries à l'époque de Saint Pie X. Au sujet de la nuit obscure de l'absence d'un Prélat et d'un Père (le Pape), il est évident que les sédévacantistes auraient dû mieux admettre que quiconque le fait que cet absence de Chef visible se rapporte à notre époque et non à celle de Pie IX !

 

 

Extrait de : LA MISSION DIVINE D'ECONE CONTRE LES ERREURS DE L'ANTÉCHRIST.  Cinquième édition Simon ANDRÉ

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 02:25

Mon Dieu  je crois en vous, fortifiez ma foi.

J’espère en vous, assurez mon espérance.

Je vous aime, redoublez mon amour.

Je me repens d'avoir péché, augmentez mon repentir.

 

Mon Dieu je vous adore, Vous mon premier principe,

Je vous désire, Vous ma fin dernière,

Je vous remercie, Vous mon bienfaiteur perpétuel,

Je vous invoque, Vous mon souverain défenseur.

 

Je vous invoque pour SS Paul VI.

 

Je vous invoque  pour M. Éric Faure, vaillant défenseur de  la survie  de SS Paul VI.

 

Je vous invoque également pour tous ceux qui travaillent à faire connaître cette vérité, prédite depuis des années, tout comme la venue de N.S.J.-C., avait elle aussi été prédite.

 

Mon Dieu daignez les  diriger par votre sagesse,  les contenir par votre justice, les consoler par votre miséricorde, les protéger par votre toute puissance.

 

Mon Dieu je vous consacre et je vous offre: mes pensées, mes paroles, mes actions et mes souffrances, afin que désormais je ne pense qu'à vous, je ne parle que de vous, je n'agisse que selon vous, je ne souffre que pour vous.

 

Seigneur, je veux ce que vous voulez, parce que vous le voulez, comme vous le voulez, autant que vous le voulez.

 

Seigneur préservez-nous de cet aveuglement général qui affecte la majorité de votre clergé.

 

Amen.

 

http://prophetiesaintmalachie.over-blog.com/2014/06/illustrations-de-l-ouvrage-d-eric-faure.html

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:39

On a écrit : « Peut-être bien que la froideur unie à la générosité est, vis-à-vis de Dieu, la forme normale de l'amour. » Ce propos, qui sem­blerait d'abord un paradoxe mal soutenable, se jus­tifie à la réflexion et paraît bien répondre aux don­nées du problème de notre amour pour Dieu.

 

Évidemment, on est porté à croire que la froideur à l'égard de l'infiniment Aimable est une absurdité et que la seule attitude humaine raisonnable et toute naturelle est l'amour brûlant pour Dieu.

 

Mais il reste que l'Infini est par rapport à nous le Tout Autre et ne peut donc que nous déconcerter et nous intimider. On nous demande d'aimer l'In­visible, ce qui paraît au rebours de toutes nos ten­dances humaines. D'autre part, quand cet Infini et cet Invisible se met à notre portée et à notre niveau, quand il devient un homme, il risque aux regards superficiels de ne plus paraître l'Infini et l'infiniment Aimable et, par conséquent, de les dé­cevoir.

 

Enfin ce Jésus, dont nous confessons rétrospec­tivement de toute notre foi la divinité et l'humanité, ce Jésus qui nous présente l'amabilité divine à travers un cœur humain et nous interdit ainsi la timi­dité autant que l'indifférence, ce Jésus est mainte­nant caché pour nous. « Jésus, que maintenant je contemple voilé,  donnez-moi ce dont mon âme a soif.  »  Il faut bien constater qu'avec Dieu nous restons sur notre faim et notre soif d'amour senti. Mais pourquoi nous étonner de l'austérité d'un amour qui repose essentiellement sur la foi? Pour­quoi nous étonner de l'absence de ce sentimenta­lisme  qui  fait,  en  grande  partie,  la chaleur  des affections humaines? « Dieu est donné absent », a-t-on dit. Et cette formule étrange exprime l'étrangeté  d'une  présence  qui,  sauf cas exceptionnels, n'est pas sensible. Dans la spiritualité de l'Évangile,  trouve-t-on  fréquemment mentionné cet état que les livres de piété nomment consolation ?

 

L'Évangile insiste, au contraire, sur l'aspect de service dévoué et onéreux que comporte notre amour réel pour Dieu. Suivre le Christ, tout laisser pour lui, porter la croix à sa suite, faire sa vo­lonté, telles sont les preuves valables qu'on nous demande, et non point les exclamations soi-disant ferventes : « Seigneur, Seigneur! »

 

A propos de l'amour du prochain le Maître a déclaré : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les païens, eux-mêmes, n'en font-ils pas autant? » (Mt., 5, 46-47). On pourrait transposer ces phrases et dire : « Si vous aimez Dieu quand son amabilité vous est per­ceptible et que vous en sentez la douceur, quand Dieu semble se mettre à votre service, l'aimez-vous vraiment pour lui-même ? » Aimez-vous le Dieu des consolations, demande saint François de Sales, ou seulement les consolations de Dieu ?

 

Mais la fidélité à Dieu dans les nuits obscures et le dépouillement rigoureux est un contrôle qui ne trompe pas. Elle suppose, en effet, une abnéga­tion de soi qui élimine l'égoïsme le plus subtil : « Allons, mon âme, allons tête levée au-dessus de ce qui se passe au-dehors et au-dedans de nous, toujours contents de Dieu, contents de ce qu'il fait de nous et de ce qu'il nous fait faire. Gardons-nous bien de nous engager imprudemment dans cette multitude de réflexions inquiètes qui, comme au­tant de sentiers perdus, s'offrent à notre esprit pour l'égarer et pour lui faire faire à pure perte des pas sans fin. Passons ce labyrinthe de notre amour-propre en sautant par-dessus et non pas en le parcourant par des détours interminables. » Aux heures où Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face disait : « Lorsque je chante le bonheur du ciel, je n'en ressens aucune joie, car je chante, seu­lement, ce que je veux croire », elle pouvait s'assu­rer de son amour réel : c'était bien « la froideur unie à la générosité ».

 

En pareil état on ne saurait craindre la tié­deur : on en est très précisément aux antipodes. Car être tiède c'est, vis-à-vis de Dieu, unir la froi­deur acceptée et la lâcheté volontaire. Si l'on a pu dire avec raison : « La religion n'est pas ce que l'on sent de Dieu, mais ce que l'on donne à Dieu », être tiède c'est généralement, en fait, ne rien sentir de Dieu, mais c'est essentiellement re­fuser à Dieu ce qu'il réclame.

 

La froideur unie à la générosité n'est, certes, point le paradis sur terre. Lorsque sainte Thérèse d'Avila, convertie d'une vie religieuse un peu traî­nante à la vie de ferveur, s'astreignait à faire une heure d'oraison dans un ennui pesant et en résis­tant à l'envie de secouer le sablier pour en finir plus tôt, elle n'était, certes, pas au paradis. Et la paix que souhaite saint Paul aux fidèles, « cette paix qui surpasse toute intelligence », qu'aucun ef­fort de l'esprit humain ne peut produire (Phil., 4, 7), cette paix est d'un ordre supérieur à tout senti­ment humain ; mais il n'est pas dit qu'elle sur­passe ni même égale leur douceur. Elle peut être cette paix, quelquefois sèche et même amère, dont parle un auteur spirituel, mais dont il ajoute que l'âme la préfère à l'ivresse des passions.

 

Comment cet état si peu consolant peut-il appor­ter, cependant, une consolation profonde ? C'est qu'en nous permettant de contrôler la sincérité de notre amour pour Dieu, il nous assure de la réalité de l'amour de Dieu pour nous. « C'est l'amour que Dieu a pour nous qui nous donne tout, rappelle Fénelon, mais le plus grand don qu'il nous puisse faire, c'est de nous donner l'amour que nous de­vons avoir pour lui. » Manifestement notre pau­vre fidélité est un don de Dieu. Comment, sans lui, en l'absence de tout réconfort sensible, pourrions-nous tenir une heure à son service ? Ferions-nous mieux que les Apôtres ? « Vous n'avez pas pu veiller une heure avec moi » (Mt., 26, 40).

 

Cette fidélité doit être la grande préoccupation et la requête essentielle d'une prière vraiment chrétienne. « Donnez-moi votre grâce et votre amour, disait saint Ignace, alors je suis assez riche et ne demande plus rien. » C'est la prière qui nous for­tifiera sur les chemins arides qui mènent à la Terre sainte.

 

C'est elle qui, après les douceurs que Dieu ac­corde parfois, oasis rares et simples campements, nous fera aspirer au royaume promis, c'est-à-dire à la vision rassasiante et éternelle.

 

« Seigneur, disait sainte Thérèse à son lit de mort, Seigneur, il est bien temps de nous voir ! »

 

Extrait de : PLUS PRÈS DE DIEU, du Père Gaston Salet S. J.

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 20:12

Telle est la ques­tion surprenante que Notre-Seigneur pose au paralytique de Bezatha. Oui, question surprenante dans les circonstances rapportées par l'Évangile. Tout malade ne veut-il pas guérir? Au moins s'il consulte un médecin, s'il recherche un guérisseur ou s'il se rend dans quelque pèlerinage ayant une réputation de cures miraculeuses. En tout cas, l'in­firme dont il s'agit donne des preuves manifestes de son désir de guérison : il vient sous les porti­ques de cette piscine, où les malades attendent fié­vreusement que l'eau en bouillonnant devienne sa­lutaire ; il s'y fait transporter jour après jour, de­puis des années.

 

«Veux-tu guérir ? » Il semble que ceux-là seuls ne veulent pas guérir qui n'ont pas conscience d'être malades. Au temps de l'Évangile, ils ont été légion, tous ceux dont les âmes malades, mortelle­ment malades, refusaient tout traitement et désolaient le cœur du Médecin : ceux dont lui-même déclarait : « Ce ne sont pas les bien-portants, mais les mala­des qui ont besoin de médecin » (Mt., g, 12) ; Ceux qui s'imaginant voir clair disaient : « Sommes-nous des aveugles, nous aussi? » et à qui il répli­quait : « Si vous étiez des aveugles, vous seriez sans péché, mais vous dites : Nous voyons. Votre péché demeure » (Jn, 10, 40-41) ; ceux qui provo­quaient ce soupir pathétique du Sauveur : «Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

(Jn,  5, 40).

 

Aucun de ceux-là ne veut et, par conséquent, ne peut guérir. L'homme à le terrible pouvoir de ren­dre inefficaces les remèdes, fussent-ils tout-puis­sants. Il refuse le remède ; et, semblable à ce malade devenu fou furieux, dont parle saint Augus­tin, il va jusqu'à tuer celui qui venait le sauver.

 

« Veux-tu guérir ? » C'est la question cruciale ou, pour mieux dire, la seule question. Car la ques­tion de possibilité est exclue quand le médecin est Dieu. Mais le manque de désir, entraînant le manque de foi, peut arrêter net le geste de la Toute-Puissance. Cette atonie morale, si elle est absolue, est négativement aussi efficace que l'hostilité des pharisiens.

 

Voilà pourquoi Jésus pose au paralytique cette question essentielle. Voulait-il, d'une volonté enten­due au sens fort, sa guérison ? Car celui qui ne croit plus à la guérison possible ou la considère comme purement théorique ou chimérique ne veut pas vrai­ment guérir.

 

« Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine, quand l'eau se met à bouillonner; et le temps que j'y aille, un autre des­cend avant moi » (Jn, 5, 7). Peut-être ne se fait-il porter à Bezatha que par habitude, pour accomplir un des rites quotidiens de la vie, pour passer le temps. Les déceptions renouvelées ont presque tué en lui l'espoir et, par conséquent, le désir. La ques­tion du Christ a pour but de ranimer en lui ce désir, de rallumer cette mèche qui fume encore, mais si faiblement.

 

On arrive à se faire à tout, à se résigner à tout. On peut écouter le conseil que donne une philoso­phie sans espérance : « Puisque nous ne pouvons guérir de nos maux, il faut vivre avec nos maux. »

 

On peut s'installer dans les situations les plus in­confortables ou les plus douloureuses, dans le dénuement et la sous-alimentation, dans la salle d'hôpital. Mais se rési­gner à la prison est plus grave que perdre la li­berté de ses mouvements ; abdiquer le désir de la guérison est plus irrémédiable que perdre la santé. En tout cas, renoncer au désir du bien ou à l'espé­rance du mieux est la déchéance extrême.

 

Et s'il reste difficile de s'installer dans la mala­die ou la réclusion sans aucun geste protestataire, on peut aisément s'installer dans cette maladie et cette situation anormale qu'est le péché.

 

Si l'on ne peut aimer vraiment le mal physique, on peut fort bien aimer la maladie de l'âme. Il est impossible d'aimer la famine ; on peut, cependant, aimer cette famine dont souffrait l'enfant prodigue.

 

C'est que le péché a sa joie et son ivresse, joie frelatée, mais joie sentie, ivresse morbide, source de dégoûts, mais pour le moment enchanteresse. « Source délicieuse, en misères féconde » et que les misères de demain n'empêchent pas d'être aujourd'hui délicieuse.

 

Alors, si Dieu appelle, on se réfu­gie dans les raisons et les prétextes à l'infini : « Je ne peux pas descendre dans la piscine. Je ne peux trouver personne pour m'aider... Je ne peux pas... »

 

Si le prodigue, au lieu de dire : « Je me lèverai », avait gémi lâchement : « Je ne peux pas », il aurait fini par mourir sur la terre lointaine.

 

Ce qui est vrai de la conversion fondamentale du mal au bien est vrai aussi, toutes proportions gardées, de la conversion du bien au mieux, cette conversion quotidienne qui doit être l'occupation quotidienne du chrétien, cette aspiration à la pleine santé qu'est la sainteté. Là encore, le Maître inter­roge : « Veux-tu guérir ? » — « Mais c'est impos­sible, je n'ai personne... »

 

Tu n'as personne. Comment le prétendre? Tu as avec toi le Seigneur. Tu as celui dont la force s'ap­pelle la Toute-Puissance. Tu as celui qui se nomme Jésus, à deux pas de toi, et qui te regarde, sondant ton regard et ton désir.

 

Extrait de : PLUS PRÈS DE DIEU, du Père Gaston Salet S. J.

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 07:46

Les menaces de Dieu s'expriment vigoureusement, entremêlées, d'ailleurs, de louanges et d'encou­ragements,  dans les Lettres aux Anges des sept Églises d'Asie (Apoc., 1-3).

 

«Je connais ta conduite, tes fatigues et ta cons­tance. Mais j'ai contre toi que tu as perdu ton amour d'antan. » « Tu tiens ferme à mon nom. Mais j'ai contre toi quelque grief... Je connais ta conduite : tu parais vivant, mais tu es mort. Réveille-toi, ranime ce qui te reste de vie défaillante... »

 

Nous sommes à nu devant le Christ Juge, devant celui qui tient les sept étoiles, qui possède l'épée effilée, dont les yeux sont comme la flamme ar­dente, nous sommes devant celui qui est le Saint, le Vrai, le Témoin fidèle. Avec lui, aucune dissimu­lation n'est possible. Sous le regard lucide et impi­toyable, moi l'homme du mensonge, je ne peux être que l'homme de la sincérité. De moi, Seigneur, vous connaissez le fort et le faible, la fidélité et la lâcheté, et même les abîmes de lâcheté possible : « Je te le dis, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois » (Me, 14, 72). Mais, à vrai dire, cette clairvoyance redoutable est pour nous la grande consolation.

 

Le jugement des  hommes   est   intransigeant,   leur   sévérité   est moins un amour douloureux de la vertu qu'un ré­flexe  d'amour-propre  blessé;  ils ont vite  fait  de rejeter comme sans valeur quiconque n'est pas en tous points parfait. A l'inverse, Dieu, qui étant la Vérité absolue et la Sainteté éblouissante,  aurait tous les droits à l'intransigeance, sait reconnaître le moindre bien en nous et, si l'on peut dire, nous en être reconnaissant. Et puisqu'il nous voit tels que  nous  sommes, s'il nous aime, il faut  bien croire à cet amour : car seul l'amour, sans illusion au point de départ, peut nous rassurer ; de lui seul nous pouvons être certains qu'il nous sera fidèle. Mais Dieu ne se résigne pas à l'état dans lequel nous végétons. La Sainteté divine ne peut accepter passivement le péché,  le relâchement,  le sommeil de la médiocrité. L'amour de Dieu reprend, stimule, semonce, menace   : « Allons,  rappelle-toi d'où tu es  tombé,   repens-toi,   reprends  ta  conduite   pre­mière. Sinon, je vais venir à toi. » « Allons, rap­pelle-toi de quel cœur tu accueillis la parole ; garde-la et repens-toi. Car si tu ne veilles pas, je vien­drai à toi comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai.  »

 

A tout il y a un remède : aucune maladie n'est inguérissable. Jamais la route vers Dieu n'est bar­rée : car il est lui-même la route. Jamais l'homme ne doit désespérer, car jamais Dieu, sachant la puis­sance de la grâce, ne désespère de l'homme tant qu'il voyage ici-bas.

 

L'essentiel est que tout ressort ne soit pas cassé en l'homme; l'essentiel est qu'il n'ait pas perdu le désir du mieux ou du moins mal, qu'il y ait en lui cette prise imperceptible mais nécessaire pour que la grâce ait prise sur lui.

 

Aussi le cas le plus tragique n'est-il peut-être pas celui du criminel qui se dégoûte lui-même, mais celui qui nous est décrit dans la Lettre à l'Ange de Laodicée : « Je connais ta conduite : tu n'es ni chaud ni froid — que n'es-tu l'un ou l'autre! — ainsi puisque te voilà tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche. Tu t'imagines : me voilà riche... mais tu ne le vois donc pas : c'est toi qui es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu... » (Apoc., 3, 15-18).

 

Tel est bien l'extrême du péril : la perte de toute ferveur et de tout désir de ferveur, la stagnation voulue en ce chrétien dont la loi même est le progrès; l'apparence de la vie sans vie réelle, l'illusion sur soi et sur son état, empêchant de voir le danger que l'on court, empê­chant de pousser vers Dieu l'appel de détresse qui serait le salut. C'est le malade qui s'affirme en parfaite santé, dédaigne les traitements et se rit des médecins.

 

Peut-on sortir de cet état ? Les saints ont, sur ce sujet, des paroles comminatoires. Le Bienheureux de la Colombière écrivait à sa sœur, religieuse visitandine : « J'aimerais mieux convertir un grand pé­cheur qu'une personne religieuse qui s'est laissée tomber dans la tiédeur. Dieu vous préserve, ma Sœur, de tomber dans ce malheur ! J’aimerais mieux que vous fussiez morte ! » Et avec plus d'humour dans la forme, mais non moins de sévérité, saint Clément Hofbauer déclarait : « Je préférerais avoir à confesser toute l'armée autrichienne qu'un cou­vent de religieuses tièdes. »

 

Dans la tiédeur volon­taire ces maîtres spirituels décelaient comme une dérision de Dieu. Or, « on ne se moque pas de Dieu » (Gai., 6, 7).

 

Et cependant nous ne saurions prendre à la let­tre ces déclarations abruptes. Quand elles disent « impossible », il faut comprendre « très malaisé » et peut-être « rare ». Car nous n'avons pas le droit de fixer des rideaux de fer, où devrait s'arrêter la puissance de Dieu.

 

De fait, comme les autres menaces de Dieu, celle même adressée au tiède tourne court et se change en exhortation passionnée. Cela ne suit pas; au­cune logique, sinon une logique inconnue des pau­vres raisonneurs que nous sommes, la logique supérieure de l'amour. « Je vais te vomir de ma bouche... Tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu. Aussi, suis donc mon conseil : achète chez moi de l'or... des habits blancs... un collyre pour tes yeux... Allons un peu d'ardeur et repens-toi! » (Apoc., 3, 18-19).

 

La raison de ce brusque retournement? « Ceux que j'aime, je les semonce et les corrige » (Apoc., 3, 19). Cet être si peu aimable, cet être répugnant jusqu'à provoquer des haut-le-cœur, Dieu l'aime encore.

 

Et c'est justement à ce misérable, à ce tiède qu'est adressée une des paroles les plus tendres, les plus émouvantes de l'Écriture : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe » (Apoc., 3, 20). Oui, quel que soit l'état de la maison, sa pauvreté sor­dide, sa malpropreté ignominieuse, Dieu veut en­trer dans ce taudis.

 

Dieu est debout près de cette porte. Que de fois il en a été chassé! Et malgré tant d'avanies et de rebuffades, il frappe encore à cette porte découra­geante, à notre porte ; il nous attend, il nous espère.

 

Et moi, qu'est-ce que j'attends pour lui ouvrir ?

 


Extrait de : PLUS PRÈS DE DIEU, du Père Gaston Salet S. J.

 

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