Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 13:51

Ai-je la vraie charité chrétienne …

   Grave question, pour la solution de laquelle il est né­cessaire de s'en poser plusieurs autres. Quels sont mes sentiments à l'égard du prochain ? N'ai-je pas des pensées malveillantes, des idées désavan­tageuses relativement à telle ou telle personne ? N'ai-je pas conçu du mépris de telle autre, soit parce qu'elle me paraît peu sensée ou peu instruite, soit parce que sa condition est inférieure à la mienne ? N'y a-t-il pas dans mon cœur une aversion volontaire pour une autre, dont la figure, le langage, les manières me déplaisent ? Ne me suis-je pas dit à son su­jet : « Je ne lui veux point de mal, mais nous ne devons pas avoir de relations ensemble, je ne puis la voir ? » comme si un tel raisonnement n'était pas absolument contraire aux maximes du Sauveur !

   N'ai-je pas peut-être même de la haine pour telle ou telle femme, que je déteste dans mon cœur, que je voudrais hu­milier, dont les succès me tourmentent et les revers me ré­jouissent ? Ne l'ai-je pas considérée et traitée comme une rivale et une ennemie ? N'ai-je pas renoncé à la société de celles qui m'ont fait du mal ou qui ont compromis ma répu­tation, en me disant à moi-même : « Elle s'en souviendra... qu'elle ne me demande jamais aucun service ! Plus rien de commun entre nous ? » Cette rancune n'a-t-elle pas encore été suivie de désirs de vengeance, que j'ai cherché à me dégui­ser sous le spécieux prétexte qu'ils étaient inspirés par l'amour de la justice et que je devais tenir à mes droits ? Hélas ! Où en serais-je si Dieu voulait exercer ses droits à mon égard et me punir pour toutes les fois que j'ai eu tort !

   N'ai-je pas mis en pratique cette infernale maxime, si universellement en vogue parmi les gens du monde : qu'on doit rendre à chacun la monnaie de sa pièce, le bien pour le bien et le mal pour le mal, comme si Nôtre-Seigneur n'avait pas dit et répété, de la manière la plus formelle, que nous de­vons aimer nos ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïs­sent, prier pour ceux qui nous persécutent ?  Si vous n'ai­mez que ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous un jour à attendre ?  …

   Lorsque j'examine ma conscience, ne dois-je pas reconnaître que j'ai  pour le moins à me reprocher des procédés indélicats et désobligeants, des manières peu aimables, des vivacités, des contestations, parfois même de petits manèges et des complots dont le but véritable est de nuire positivement au prochain ?  N'ai-je pas montré quelque dureté à l'égard des pauvres ? Mon nom figure peut-être avec orgueil sur les listes de souscription, mais  lorsqu'un infortuné vient me demander un secours, ne m'arrive-t-il pas de le rebuter par mon ton tranchant, mon air de mauvaise humeur, ma froideur ? Ce pauvre n'est-il pas aussi le membre souffrant de Jésus-Christ ? Ah ! Si j'avais la foi pratique, lorsqu'un de ces amis de Jésus vient frapper à ma porte, je le recevrais comme lui-même !

Je craindrais plutôt de le faire attendre, exposé au vent et à la pluie, que les riches et les grands qui viennent me faire visite. Je courrais à sa rencontre et, par mon visage souriant, par mes affectueuses paroles, par une aumône abondante, je montrerais que je  le considère comme l'un des privilégiés de mon divin Maître !

   C'est bien spécialement dans l'exercice des œuvres de miséricordes que la charité est mal comprise et mal pratiquée. Une personne riche mettra une pièce d'or à une quête, et moment après elle chicanera un pauvre ouvrier pour son salaire ou marchandera avec une insistance ridicule un objet de quelques sous. Une autre se montrera très généreuse pour procurer aux indigents le pain matériel, mais elle refusera un centime pour les institutions destinées à leur procurer le pain d la parole divine ou encore pour la propagande des livres religieux dont le but est de nourrir et de sauver les âmes ; jamais on ne parviendra à lui en faire apprécier l'utilité. Combien l'illusion n'est-elle pas plus grande, lorsqu'il s'agit d'exercer personnellement la charité spirituelle par de bonnes pa­roles, d'amicales exhortations, et tout ce qu'on désigne sous le nom d'industries du zèle ! Il semble à la plupart des chré­tiennes que ce genre de charité doive être l'apanage exclusif du clergé et des personnes pieuses, vouées d'une manière spéciale à l'apostolat au milieu du monde.

   Nombreux donc sont les devoirs que la charité nous im­pose, difficile en est la pratique. Difficile, non pas précisément en elle-même, mais parce que nos habitudes ne sont pas en harmonie avec l’exercice évangélique de cette vertu, et aussi parce que les exemples que nous avons à chaque instant sous les yeux la combattent encore davantage. On ne peut pour ainsi dire faire un pas sans assister à une violation plus ou moins accentuée du divin précepte de la charité chrétienne les personnes que nous fréquentons, les paroles que nous entendons, les lectures que nous faisons déposent en nous des impressions toutes contraires à celles qui devraient caractériser un disciple du Dieu d'amour.

   Les meilleurs publicistes eux-mêmes se permettent trop souvent, pensons-nous, des attaques, des recriminations, qui laissent sur l'âme des lecteurs une trace inévitable. Sans doute, on doit déclarer la guerre aux ennemis de la foi, démasquer leurs projets impies et leurs ruses infer­nales, venger l'Eglise de leurs calomnies et la religion de leurs sophismes ; mais on ne fait pas assez la distinction entre les doctrines et les personnes, d'où il résulte que la vraie no­tion de la charité s'altère.

   Parfois peut-être l'étendue du grand devoir de la charité nous épouvantera ; mais confiance ! Jésus nous viendra eu aide ! N'oublions pas que c'est lui que nous aimons dans la personne de nos frères.

 

On fête le 5 septembre, Saint Laurent Justinien, patriarche.

Laurent aspira dès son enfance à devenir un saint. A dix-neuf ans, il entrevit dans une extase les splendeurs de l'éternelle Sagesse et dès lors, toutes les choses de la terre pâlirent à ses yeux éblouis des ineffables beautés du ciel. Lorsque la céleste vision eut disparu, il s'était fait, au cœur de Laurent, un vide immense que Dieu seul pouvait remplir. Le saint jeune homme refusa une très illustre alliance qui lui était offerte, et s'enfuit secrètement à Venise dans le couvent des chanoines réguliers de saint Georges. Là, il s'appliqua à déraciner toutes les inclinations naturelles qui pouvaient contrarier son union avec Dieu, son unique amour. Dans cet­te lutte incessante qu'il soutenait contre lui-même, Laurent appréciait toutes ses souffrances avec le crucifix, et comparait leur durée avec l'éternité   après   laquelle il soupirait.  Dans la maladie, il supportait sans se plaindre les plus douloureuses opérations.  Devenu  général de son  Ordre, il fortifia et développa son amour de la croix ; évêque et patriarche de Venise, il accomplit, malgré les injures et les calomnies, la réforme de son diocèse. «  En quoi ! dit-il, au début de sa dernière maladie, vous me préparez un lit de plume ? Non, jamais, puisque mon Seigneur s'est étendu sur une croix douloureuse. Couchez-moi sur la paille. » Puis, dans une extase, il s'écria : « Mon bon Jésus me voici, je viens à vous ». Il expira en 1435, à soixante-quatorze ans.

Extrait de : Lectures Méditées (1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 08:38

Méditons  l'excellence et les beautés du pater.

 

C'est Jésus, la sagesse éternelle du Père, qui a composé l'oraison dominicale.  Vous devez donc croire que jamais il n'en sera fait de plus excellente ni de plus parfaite. Elle est en même temps la première prière liturgique et officielle qu'il y ait eu dans l'Église, et jamais elle ne cessera d'être dans la bouche et dans le cœur de ceux qui croiront en moi. Mes apôtres m'ayant demandé de leur enseigner à prier, je (Jésus) leur ai donné cette formule, non pour eux seulement, mais pour tous les enfants de mon Eglise jusqu'à la fin des siècles.

De plus, elle est complète : c'est-à-dire qu'elle renferme sommairement et en abrégé tout ce qu'il est possible et utile de demander à Dieu, car mes apôtres ne voulaient pas une formule quelconque de prière ; ils désiraient que je leur apprisse à rem­plir le devoir de la prière dans toute son étendue, et j'ai répondu à ce désir.

 

Maintenant considérez attentivement les beautés du Pater.

 

Vous commencez par donner à Dieu le titre de père. On peut lui donner des milliers de titres ; on peut l'appeler Seigneur, Maître, Créateur, Tout-Puissant, etc. ; mais le titre de Père est tout à la fois le plus beau, le plus glorieux pour Dieu, le plus propre à toucher son cœur et le plus consolant pour les créatures.

Ce titre est le plus beau ; il est autant supérieur à celui de roi que la qualité de fils l'emporte sur celle de sujet. On honore un roi en disant qu'il est le père de tous ses sujets ; mais on ferait presque injure à un père que l'on représenterait comme un monarque au sein de sa famille.

Le titre de père est le plus glorieux pour Dieu, parce qu'il exprime mieux que tout autre sa bonté, sa miséricorde, la tendresse de son cœur pour ses créatures, perfections ineffables, dont il aime de préférence à se glorifier.

Il est le plus propre à toucher son cœur, parce qu'il l'oblige à regarder les hommes comme des en­fants qui ont droit à tout l'amour dont peut être animé le cœur d'un père infiniment bon.

Par là même ce titre est le plus consolant pour les créatures : car si, en récitant l'Oraison dominicale, elles acceptent de tout cœur la qualité d'enfants de Dieu qui leur est donnée, elles ne peuvent douter que ce Dieu qui consent à être appelé père, ne veuille accueillir avec amour ceux qui lui donnent ce titre et leur accorder ce qu'ils lui demandent. Si les hommes méditaient ces vérités, ils compren­draient aussitôt qu'ils ont tort de ne pas se mettre à l'aise avec Dieu, et de ne pas user de toute la li­berté que le meilleur des pères accorde à des enfants qu'il aime.

 

Vous dites Notre Père, et non pas Mon Père.

 

Cette forme de langage donne à entendre que vous ne priez pas seule. Mais avec qui priez-vous ? Avec moi. Si lors­que vous commencez à réciter l'Oraison dominicale je vous apparaissais a genoux à côté de vous, pro­nonçant les mêmes paroles et vous faisant compren­dre que votre prière et la mienne n'en font qu'une, que ces mots Notre Père signifient dans votre bouche Père de Jésus et le mien, dans la mienne Dieu qui êtes mon Père et celui de tous  les hommes, quels seraient les sentiments d'admiration et d'amour ? Eh bien, cela a toujours lieu, quoique invisiblement. Étant le chef de mon Église, je préside à tout dans cette Église; aucun de ses enfants ne fait le moindre acte surnaturel sans que j'y aie la principale part. Ainsi chaque fois que vous priez, je prie avec vous, j'unis vos sentiments aux miens et je les imprègne de mes mérites. Je prie avec vous lors même que vous dites Pardonnez-nous nos offenses, car je me suis chargé de toutes les iniquités des hommes, qui sont devenues pour moi une dette à laquelle je satisfais au moyen du sacrifice que j'offre tous les jours sur l'autel par le ministère des prêtres. Je prie d'ailleurs au nom de tous ceux qui s'unissent à moi.

Pour tous ces motifs, vous devez entrer dans mes Dispositions quand vous priez, et en pénétrer votre cœur ; vous devez partager mon amour pour mon Père céleste, mon zèle pour les intérêts de sa gloire ; à mon exemple et en union avec moi, vous devez désirer ardemment qu'il soit béni, loué, exalté, aimé par toutes les créatures comme il mérite de l'être ; qu'il règne sur tous les cœurs et que sa volonté sainte, la seule loi véritable, soit accomplie sur la terre avec autant de perfection qu'elle l'est dans le Ciel. Si vous partagez de la sorte mes sentiments à l’égard de mon Père, il vous aimera de l'amour même dont je suis l'objet de sa part, et il vous accordera infailliblement ce que vous lui demandez dans votre intérêt par la dernière partie de l'Oraison Dominicale.

pratique : Réciter le Pater deux ou trois fois dans la journée avec les plus parfaites dispositions.

Ce texte est inspiré de : Le Formulaire de prière. Abbé Richaudeau. (1873)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 09:27

Nous avons tous reçu la vertu de foi au baptême, et cette vertu a grandi en nous avec les années. Pourtant nous n'avons pas vu l'esprit de foi. Cela veut dire que dans les détails de la vie nous ne sommes pas conduits par les grandes vérités de la foi qui devraient toujours briller devant les yeux de notre âme.

Qu'est-ce que l'esprit de foi ?

   Par l'esprit de foi nous entendons une foi vivante, forte, pratique, une foi qui influence toute notre vie, qui nous fait vivre dans la présence de Dieu et dans la conscience pratique des merveilleuses réalités de la vie spirituelle: la grâce, l'habitation de Dieu en nous, notre union avec le Christ et son corps mystique, le ciel, la communion des saints, et autres faveurs divines.

   Nous comprendrons mieux cet esprit de foi en nous arrêtant brièvement pour considérer son grand ennemi, l'esprit naturel. Notre moi, notre esprit naturel, est imprégné de matérialisme, est enclin au pélagianisme qui nous fait ignorer ou sous-estimer l'influence et la nécessité de la grâce. Cela nous donne une vue déformée; cela exagère les avantages, les joies, l'importance de ces choses matérielles et tangibles dont nous jouissons maintenant, alors que les choses spirituelles qui ne sont ni visibles, ni tangibles, ni essentielles pour l'avenir, semblent très nébuleuses et vagues, dans un horizon lointain enveloppé de brouillard. Notre perspective est entièrement faussée.

   Nous pourrions comparer cet esprit à un microscope sous lequel des objets extrêmement petits se voient et paraissent énormes. Mais les objets réellement gros ne peuvent se voir sous ce microscope parce qu'ils sont hors de sa portée. De la même manière l'esprit naturel agrandit les choses insignifiantes de cette vie, mais ne nous fait pas voir les choses qui importent réellement.

   L'esprit de foi remet la vérité à sa place légitime. Il nous montre les choses comme elles sont, dans leur vraie lumière et perspective, en vérité telles que Dieu les voit et les apprécie. Il fait que les réalités spirituelles, choses qui importent pour notre âme, paraissent ce qui est réellement important, alors que les choses visibles et transitoires paraissent insignifiantes, comme elles le sont en fait, et bonnes seulement comme moyens d'une fin. Elles ne sont bonnes que pour autant que nous pouvons nous en servir pour atteindre le ciel. Elles n'ont point de valeur en elles-mêmes et à leur égard nous pouvons dire avec saint Paul: — J'ai souffert la perte de toutes choses et je les compte pour du fumier, afin de gagner le Christ. —

 

Effets de l'esprit de foi.

Nous venons de dire que l'esprit de foi nous montre les choses telles que Dieu lui-même les voit et les estime. Cela veut dire que l'esprit de foi nous fait comprendre de plus en plus pleinement les grandes vérités de la vie spirituelle, nous les fait toucher, nous en imprègne si bien que, lorsque nous en avons besoin, nous nous en souvenons naturellement et vivons selon elles. Ces vérités, qui autrement resteraient théoriques, stériles et sans aucun effet sur notre conduite, deviennent ainsi réelles pour nous et influencent toute notre vie.

   Une comparaison nous aidera à mieux saisir ceci. Le monde où nous vivons nous paraît sombre la nuit, terne, sans couleur, nous pouvons à peine déterminer ce qui nous entoure, nous sommes comme dans un monde d'ombres. Mais le soleil se lève au-dessus de l'horizon, et tout est transformé: ses rayons touchent les choses avec une baguette magique; le monde apparaît dans sa beauté, dans ses couleurs innombrables. Le paysage qui durant les heures d'obscurité ne faisait sur nous aucune impression maintenant nous attire et nous réjouit par son charme.

   La même chose arrive dans la vie spirituelle. Si la lumière de notre foi est faible, les merveilleuses réalités de la vie spirituelle ne nous impressionnent pas. Les choses spirituelles paraissent sans couleur, ternes, peu attrayantes; elles ne nous émeuvent pas, elles nous réjouissent encore moins. Mais quand l'esprit de foi, comme le soleil, a illuminé notre âme, tout paraît changé. Les choses spirituelles nous attirent et nous captivent, elles enflamment dans notre cœur le feu de l'amour divin.

   Quelques exemples peuvent illustrer ceci. La foi nous dit que Dieu est la cause première et réelle de tout ce qui arrive dans ce monde, de tout ce qui arrive dans notre vie dont les moindres détails sont tissés, voulus ou permis par son aimante sagesse. Cependant beaucoup de chrétiens, influencés beaucoup plus par l'esprit naturel que par l'esprit de foi, sont déconcertés même par les plus petites épreuves. Ils voient seulement les causes secondaires, et ne pensent même pas à Dieu qui dispose toutes choses avec un amour infini. Mais si notre foi est forte, la grande vérité que Dieu est la cause première de toutes choses éclairera notre vie. Même au milieu de l'aridité et de la désolation, derrière le voile des causes secondaires, nous apercevrons la volonté très aimante de Dieu, qui en toutes choses poursuit notre bien. Quelque difficulté ou souffrance qui puisse nous visiter, nous ne perdrons pas notre bonne humeur ni notre paix de l'âme.

   On peut dire la même chose d'une autre grande vérité exprimée dans ces paroles fameuses du grand Apôtre: — Pour ceux qui aiment Dieu toutes choses ensemble travaillent au bien. — Toutes choses, saint Paul n'exclut rien, pas même ces choses qui, à première vue, semblent devoir faire mal à notre âme; nos défauts, notre manque de succès dans notre apostolat, nos échecs, nos péchés. Toutes choses aux mains de Dieu peuvent contribuer à notre bien, à notre progrès dans la vie spirituelle. Si à la lumière d'une foi profonde nous comprenons pleinement cette précieuse et bien­faisante vérité, nous garderons notre courage et notre confiance en Dieu, quelles que soient les épreuves et les tribulations que l'aimante sagesse de Dieu puisse envoyer pour nous sanctifier.

   Le complément de cette vérité, c'est que les voies de Dieu ne sont pas toujours nos voies. Comme le ciel est au-dessus de la terre, ainsi la Providence de Dieu est au-dessus de notre perception humaine. Si notre foi est assez vive, nous nous rappellerons souvent ces paroles avec grand profit. Nous les appliquerons, non seulement à notre vie, mais à notre façon de voir les événements du monde. Oui, les voies de Dieu ne sont pas nos voies, et par conséquent elles sont souvent mystérieuses.

   Surtout de nos jours, un grand esprit de foi est requis pour que nous ne soyons pas troublés par les terribles événements qui causent tant d'anxiété chez les hommes. Ces persécutions et souffrances que Nôtre-Seigneur prédisait à ses disciples n'ont peut-être jamais été plus terribles que maintenant. Mais la foi nous rappelle que les voies de Dieu ne sont pas nos voies; elle nous rassure en nous remettant en mémoire les paroles de Jésus : — Les portes de l'enfer ne prévaudront point. En fin de compte Satan ne sera pas vainqueur.

En vérité les voies de Dieu sont mystérieuses pour nous ici sur la terre, mais nous savons et ne devrions jamais oublier qu'au Ciel les anges et les saints sont remplis d'admiration parce qu'ils voient l'accomplisse­ment du plan merveilleux de Dieu. Pour eux l'histoire du monde apparaît comme une magnifique symphonie, et toute leur éternité, ainsi que la nôtre, se passera à admirer, à louer amoureusement les perfections de Dieu, sa sagesse, sa justice, son amour, sa miséricorde infinie.

   Il nous faut penser à la Paternité de Dieu. Il est aussi notre Père. Chaque jour nous le prions sous ce titre: pourtant combien de chrétiens comprennent ce que cela signifie en réalité? Dieu est notre Père, un Père incomparable qui nous donne la vie continuellement de la naissance à la mort. L'amour des pères et mères, les plus aimants et les plus tendres n'est qu'une goutte de l'océan de l'amour infini de Dieu. Le Dieu qui a fait le soleil, la lune, les étoiles, tout cet univers, est réellement, pleinement mon Père très aimant, je suis un fils du grand Roi des rois. Si notre foi nous imprègne de cette grande vérité, n'agirons-nous pas d'autant plus en enfants aimants de Dieu, remplis de confiance en lui? N'éprouverons-nous pas de mépris pour les mesquines choses de ce monde et ne dirons-nous pas comme les saints: — Je suis fait pour des choses plus grandes? —

Enfin, nous pouvons considérer Dieu dans son infinie beauté, son infinie amabilité. Combien rarement nous pensons à cette beauté de Dieu! Elle est si grande que nous ne pourrions la voir ici sur terre sans mourir d'amour. Notre âme serait si énamourée qu'elle briserait les liens de notre corps mortel pour se jeter sur le sein de l'amabilité infinie.

   Beaucoup de saints ont eu un faible aperçu de cette divine beauté, de cette divine amabilité, et elle suffisait à les faire tomber en extase. A la vue d'un pâle rayon des perfections divines tout l'univers semblait s'évanouir devant eux. Si ma foi était plus vive, ne me souviendrais-je pas souvent de ceci pour allumer en mon cœur le feu de l'amour divin?

 

Importance de l'esprit de foi.

   D'après ce que nous venons de voir, il est clair que l'esprit de foi est absolument nécessaire à notre vie spirituelle. Il est comme l'air à notre vie physique. Sans lui nous ne pouvons vivre. Si l'air que nous respi­rons est mauvais ou raréfié, nous dépérissons. De même, sans l'esprit de foi, la vie de notre âme ne peut être que faible et languissante. Nous sommes comme des tuberculeux dans la vie spirituelle.

   L'esprit de foi nous donne la pleine joie de la vie, fait vrai pour tous les chrétiens, mais spécialement pour les prêtres et religieux. Si leur foi est défectueuse, ils ne peuvent être heureux; ils sont comme poissons hors de l'eau. Toutes les sublimes réalités à la base de leur vie, — la vie vécue au nom du Christ, — ont peu de sens pour eux.

   Les prêtres et religieux qui sont animés de l'esprit de foi sont inévitablement heureux. Ils ont constamment conscience qu'ils vivent pour le Christ, qu'ils continuent pour ainsi dire la vie du Christ. Comme Jésus et pour Jésus ils sauvent des âmes, beaucoup d'âmes, même s'ils ont peu de succès apparent. Comment alors ne seraient-ils pas heureux? Ils savent que sauver même une seule âme, c'est une grande chose, qui mérite bien leur vie, et ils sont certains de sauver beaucoup d'âmes. Même au milieu des difficultés et des sacrifices impliqués dans leur apostolat ils peuvent dire avec saint Paul: — « Les souffrances de ce temps ne sont pas dignes d'être comparées avec la gloire à venir. » (Rom., 8, 18).

   En outre, l'esprit de foi leur fait vivre une vie de grande intimité, d'union étroite avec le Christ. A cause de cela, le Christ n'est pas pour eux, comme il l'est pour trop de chrétiens, une idée abstraite sans émoi pour le cœur. Par la foi, le Christ, qui est invisible à nos yeux humains, nous devient plus visible et plus présent. La foi nous révèle ses merveilleuses perfections, le fait apparaître aux yeux de notre âme comme digne de tout notre amour. Comment alors ne serions-nous pas heureux?

 

Mon esprit de foi.

   Est-ce que je vis habituellement par l'esprit de foi, ou bien suis-je dominé par mes impressions naturelles, sentiments et impulsions, par ma raison naturelle et ses calculs? Est-ce que j'accepte tous les événements à la lumière de la foi, me rappelant souvent que Dieu est la cause première de toutes choses, que chaque chose est voulue ou permise par lui pour mon bien?

Est-ce que je vis réellement comme un enfant de Dieu, seigneur de l'univers? Est-ce que j'ai pleine conscience de ma grande dignité? Est-ce que je suis plein de con­fiance en mon Père céleste?

Puis-je dire qu'en dépit de tous mes défauts j'ai l'âme spirituelle, que j'ai le goût des choses élevées et intérieures?

Est-ce que j'emploie les moyens naturels et nécessaires pour augmenter mon esprit de foi?

Ma méditation quotidienne est sûrement un des meilleurs moyens à ma disposition. Il me faut aussi supplier souvent le Saint-Esprit d'accroître en moi ses dons précieux, — ses dons de sagesse, d'intelligence, de savoir, de piété, qui plus que toute autre chose achèvent la vertu de foi et ont aidé les saints à accomplir ces actes héroïques que nous admirons tant dans leur vie.

Extrait de : LA VERTU  D’AMOUR. Paul de Jaegher. S.J. (1957)

Bonne et heureuse année 2019, avec une santé spirituelle au max.

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 14:14

Jésus-Christ a donné un sens à ma vie…               

La vie qui ne serait, sans Notre Seigneur Jésus-Christ que l'en­fantement de la mort, devient, par lui, l'enfan­tement d'une vie plus haute: nous devrions trou­ver en Lui l'exemple de cette transformation, en même temps que sa cause.

 

Le Christ est né, a vécu et est mort; il est en­suite ressuscité; il est parti et il est aussi demeuré; la terre et le ciel sont deux mondes que réunit et anime Sa présence.

 

Quand nous naissons dans ce monde, nous ne sommes rien; c’est seulement  après notre baptême, nous avons droit au Royaume des cieux.  Nous devons grandir dans le « corps spirituel de Jésus-Christ» ; quand nous vi­vons chrétiennement, nous enrichissons notre corps; quand nous mourons, nous le transférons pour notre part en son lieu, celui où l'ascension en a porté la « Tête ».

 

La mort chrétienne prend ainsi son ultime signification. Elle est conformité ; elle est union ; elle est confiance et amour, dans la coïncidence des croix et le mélange des auréoles.

 

Voyez, au cimetière, ce qui surgit des tombes comme un symbole de foi et comme un étendard de victoire. Les morts sont dans la terre; on di­rait que leurs bras sortent pour brandir la croix. Par là où Il a passé, Lui, par là aussi nous passons. De la « douce lumière du ciel », comme disaient les vieux Grecs, nous monterons à la vraie lu­mière, d'une ardeur plus profonde, et dont il nous en a apprit la douceur.

 

Comme les souffrances de N.S. J.-C, n'ont pas aboli nos souffrances, ils en ont changé le signe : ainsi sa mort n'a pas aboli notre mort, mais elle lui a donné un sens de vie, une portée de triomphe.

 

Il a voulu être semblable à nous jusqu'au tré­pas. Lui qui ne devait pas mourir est mort pour que ne meurt pas d'une mort définitive celui qui avait mérité de mourir : c'est bien le moins que nous acceptions de lui être à notre tour sembla­bles. Il a obéi à son Père jusque-là, nous a aimés jusque-là : jusque-là aussi nous voudrons obéir et aimer.

 

La mort a été pour lui un dernier acte: « Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains » : ce dernier acte sanglant de la « comédie », nous en serons aussi les acteurs volon­taires, et c'est unis à lui que nous répéterons ses paroles : « Mon Père, je remets mon esprit en­tre tes mains. »

 

Il n'est plus vrai qu'on meurt seul, quand on a un tel compagnon, un tel introducteur dans le mystérieux royaume. L'épouvantable solitude n'est que du côté de la terre; un ami sûr a pris notre main pour nous conduire au ciel.

 

Oh ! Si nous vivions de la vie du Christ, comme il nous serait facile, et doux, de vivre aussi sa mort! Il y a un moyen bien simple de ne plus redouter le trépas : c'est de nous attacher à Celui qui l'a vaincu et nous en délivre.

 

Tous les désastres de la mort, comme tous ceux de la vie, ne sont jamais que pour celui qui trahit où qui doute.

 

Celui qui croit et qui aime vivra ; il est vi­vant déjà, au milieu de ces fantômes qui usent et voient tomber pièce à pièce, avec une effroyable hâte, ce qu'ils appellent la vie.

 

Inspiré de : RECUEILLEMENT. Œuvre de A. D. Sertillages O.P. (1935) 217-8-9

elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 11:54
Descendez en esprit, dans les ca­chots ténébreux du Purgatoire ; placez-vous en présen­ce d'une personne de votre âge, de votre pays, de votre condition, et demandez-lui pour quelles fautes elle souffre de si cruels tourments.

 Voici à peu près ce qu'elle vous répondra : — « Pour mes distractions pendant mes prières et ma curiosi­té à l'église. Pour mes impatiences, mes immortifications et mes négligences. Pour mes mensonges, mes jugements témé­raires et quelques légères médisances. Pour ma vanité et mon désir de paraître; puis pour beaucoup d'autres fautes plus graves dont je me suis dûment confessée, mais qui n'ont pas été expiées avant ma mort. »

Et vous, que répliquerez-vous à cette pauvre captive du Purgatoire, pour qui il n'est plus temps de se corriger ? Ah ! Vous lui avouerez sans doute que ses fautes ressemblent à celles que vous commettez tous les jours. Mais n'ajouterez-vous pas que vous voulez profiter de son malheur et améliorer votre conduite, pour ne pas par­tager un jour les mêmes supplices ?

Oui, certes, c'est le résultat principal que doit avoir pour nous  la méditation du Purgatoire: nous  obliger à rentrer en nous-mêmes, à nous amender, à embrasser un genre de vie foncièrement conforme à la morale évangélique.

De quel œil en effet les souffrances qu'on endure dans la prison du Purgatoire ne doivent-elles pas nous faire envisa­ger la paresse, la tiédeur, l'amour de nos aises ? Quelles ré­flexions ne nous suggèrent-elles pas sur notre façon d'accom­plir nos dévotions comme par manière d'acquit ou par rou­tine ? Quel changement tout cela ne doit-il pas amener dans notre vie? Quel soin dans nos examens, dans nos confessions, dans les communions, et dans nos prières ? Il semble désor­mais que la grâce des grâces, pour laquelle nous ne devrions pas cesser d'importuner Nôtre-Seigneur, soit de haïr le péché d'une haine semblable à celle dont il le poursuit lui-même.

Ah ! Si le Purgatoire est tant à craindre, et si nous ne pou­vons en toute sécurité compter que sur nous pour en abréger la durée, par les prières et les bonnes œuvres de notre vie, ayons toujours présente à la mémoire la pensée des supplices qu'on endure au fond de ces brasiers ardents; ce sera pour nous un soutien, un aiguillon, en même temps qu'un préservatif des plus salutaires. Pensons au Purgatoire dans la joie, pour nous rappeler que nous expierons plus tard ce qu'elle aurait de désordonné ou de coupable. Pensons-y dans la tristesse, en nous disant que toutes nos douleurs ne sont rien auprès de celles du Purgatoire. Pensons-y le matin, pour nous encourager à passer saintement la journée; pensons-y le soir afin de renou­veler notre propos de mourir plutôt que d'offenser Dieu, afin aussi de prier pour ces millions d'âmes qui n'ont d'autre lit qu'un feu dévorant. Avant chaque action importante, de­mandons-nous si un jour dans le Purgatoire nous serons con­tente de l'avoir faite.

Que de généreuses résolutions nous inspirera ce souvenir, fréquemment renouvelé !

Saint François Xavier allait plus loin. Il suggérait, au su­jet du Purgatoire, une réflexion dont tous les chrétiens de­vraient faire leur profit. « Vous pensez, disait-il, à vos frères qui souffrent dans un autre monde; vous avez la religieuse ambition de les soulager; c'est très bien, mais pensez d'abord à votre salut. Avant d'entreprendre de soustraire des âmes du Purgatoire, commencez par délivrer la vôtre de l'enfer. «Que ce conseil est sage ! Et qu'il importe de le suivre ! Or, pour se préserver de l'enfer, il faut avant tout vivre en état de grâce.

Voilà la première leçon que nous donnent les âmes du Purgatoire. « Si vous voulez éviter nos tourments, et à plus forte raison, ceux des damnés, gardez-vous de commettre le péché. » Du reste, même pour être utile à ces pauvres âmes, pour gagner les indulgences de l'Église, nous devons nous trouver en état de grâce. Mort au péché ! Telle doit être la de­vise de toute chrétienne. 

Lisez la vie de St-Stanislas ; il appartenait à une noble famille de Pologne. Dès son enfance on vit briller en lui une telle innocence qu'on disait qu'étant déjà un ange, il serait plus tard un saint. Si, à la table du comte de Kostka, quelque parole légère ve­nait à être prononcée, Stanislas pâlissait aussitôt, et il tom­bait en faiblesse si la conversation continuait.

A quatorze ans, le saint enfant alla, avec son frère aîné Paul, étudier au col­lège des jésuites à Vienne. La sévérité de sa vie parut à Paul un reproche continuel de ses habitudes trop libres, et malgré sa douceur et son caractère joyeux, Stanislas eut à souffrir de la part de son frère les plus indignes traitements.

Ces sé­vices et les mortifications qu'il s'imposait le firent tomber dan­gereusement malade. Stanislas et son frère logeaient chez un protestant qui n'eût admis la présence d'aucun prêtre catho­lique. Dans cette extrémité, Stanislas se souvint que sainte Barbe, sa patronne, n'avait jamais laissé mourir sans le saint Viatique ceux qui l'imploraient : il l'appela donc dévotement à son aide, et la sainte lui apparut avec deux anges qui lui ont donné la sainte com­munion.

La Sainte Vierge rendit elle-même la santé à Stanislas, et lui ordonna d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Pour échapper à l'opposition de son père, Stanislas dut s'en­fuir de Vienne, et après avoir prouvé la fermeté de sa résolu­tion, il fut reçu au noviciat à Rome où il s'était rendu à pied depuis Vienne. C'est dans ce pieux asile que Stanislas mourut à dix-sept ans, le jour de l'Assomption, comme il l'avait de­mandé à Marie. Né le 28 octobre 1550 à Rostkowo (Pologne) et mort le 15 août 1568 à Rome, était un novice jésuite.

 

LECTURES MÉDITÉES pour chaque jour de l’année  (Décembre 1933)

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 18:39

LE COMBAT D'UNE ÂME COMMENCE À SA PROCRÉATION

"A cet effet, je suis obligé d'insister, une fois de plus, sur le fait que les livres d'Anne-Catherine Emmerich et Marie d'Agréda rendent de très grands services et seraient de grande utilité, si on les lisait.

On y peut juger, surtout dans les livres de Marie d'Agréda, comment les démons se disputent d'un homme, même s'il est encore dans le sein de sa mère, même s'il n'est pas encore né. Tout de suite après la conception commence le combat. Il commence dans la mesure où nous, les démons, nous crions ;

"Cet homme est à nous; il est conçu dans le péché originel !"

Nous devons insister sur cela, une fois de plus. Je répugne à dire cela. Plus les parents ont péché, plus nous avons le droit - pour ainsi dire - sur cet enfant, qui va naître. Pour nous cet homme est du bon butin que nous voulons avoir pour toujours. C'est pourquoi nous incitons la mère à avorter, afin que cet homme n'ait pas droit à la pleine béatitude. C'est surtout une grande perte pour vous, surtout si cet homme est encore bien et serait éventuellement devenu un saint. Nous voulons empêcher cela avec tous les moyens qui sont à notre disposition.

A cet effet, nous devons dire quel grand devoir les anges doivent remplir à ce moment-là. Ils sont obligés de mener, dès le premier moment de la conception, un combat incomparable. Ils com­battent énergiquement pour cette petite créature, qui en effet n'a pas encore l'air d'une créature. Ils le font avec tous les moyens. Si l'enfant est né dans le péché, c'est-à-dire, s'il n'est pas né légitimement et dans l'ordre de Dieu, le combat est alors plus difficile.

J'aimerais mieux ne pas parler. Je suis Belzébul, la contre­partie de l'archange Jehudiel. Je n'ai pas abandonné jusqu'aujourd'hui. Dans la mesure où Lui et tous les autres anges veulent conduire les créatures à la lumière, c'est dans la même mesure que moi et l'enfer voulons les tirer en bas. "

LE COMPORTEMENT DES PARENTS

"Il est d'une très grande importance de savoir comment les parents vivent, quel sentiment ils ont lors de la procréation. Car personne n'imaginerait à quel point nous, les démons, nous nous efforçons d'agir là où il y a quelque chose qui n'est pas en ordre, même si c'est le plus petit milligramme. Nous avons moins de pouvoir et moins de prise sur les enfants dans le sein de la mère dont les parents se sont mariés légalement dans la vraie Eglise catholique que lorsqu’ils vivent dans le concubinage et que le mariage n'as pas été béni dans l'Eglise, de sorte que l'enfant est conçu dans le péché. Mais si l'en­fant est conçu dans le péché et naît dans l'alliance du mariage de l'Eglise, nous avons déjà beaucoup moins de pouvoir, en supposant que les parents continuent courageusement leur chemin, même si cela est un sacrifice pour eux et que le mariage n'est peut-être pas excellent mais il faut qu'ils portent les charges avec patience et dans l'esprit de réparation. Si les parents ne reconnaissent pas que l'alliance de l'Eglise est nécessaire, et qu'ils continuent de pécher, alors nous avons une puissance incompa­rable."

 

L'ENGAGEMENT INCOMPARABLE DES SAINTS ANGES

"Les anges mènent un combat très grand contre nous; personne sur terre ne peut l'imaginer. Ce n'est que dans le ciel que vous verrez comment ils engagent toute leur puissance pour chaque enfant qui est dans le péché, ainsi que pour des enfants non-nés dans un mariage légal, d'autant qu'ils ne sont pas encore baptisés. C'est pourquoi les mères devraient bénir le fœtus qui n'est pas encore né. Il serait bon qu'un prêtre bénisse avec de l'eau bénite et l'étole les enfants pas encore nés. Il pourrait se rendre dans les appartements des femmes en­ceintes. Il ne devrait pas y aller tout seul ; quelqu'un pourrait l'accompagner. Même deux prêtres pourraient y aller, ce qui renforcerait la bénédiction. Alors nous n'avons pas le droit de mener ce combat gigantesque contre les en­fants non-nés et contre les mères. Moins de mères auraient tendance à avorter si elles avaient fait cela et si le mariage était lié dans l'Eglise, et par conséquent ce mariage serait sanctifié dans une grande mesure par la bénédiction du Tout Saint."

 

LES GRANDES TENTATIONS DE NOTRE SEIGNEUR

C'est dans la grandeur de la souffrance de réparation de notre Seigneur que nous voyons la gravité de notre faute et de nos péchés. Nous pouvons simplement imaginer la puissance et l'aide des saints anges, surtout de l'ange Lechitiel, à qui est confié, en particulier, le grand devoir de l'assistance et de l'aide du Père pour son fils bien-aimé. Ce n'est que grâce à nos prières et à notre supplication que l'aide de Lechitiel et de tous les anges pour nous, les prêtres et toute l'Eglise devienne parfait. Dans plusieurs révélations privées nous prenons con­science des grandes souffrances de notre Seigneur  pendant son jeûne de 40 jours et de ses tentations dans le désert par les mauvais esprits.

Le second dans le rang des anges-démons a été contraint par le ciel de parler plusieurs fois de l'époque difficile du jeûne de notre Seigneur et de nous montrer la grande puissance et l'aie des saints anges, afin que nous aussi, nous les implorions dans notre détresse.

 

LE JEÛNE DE 40 JOURS DE NOTRE SEIGNEUR

"Priez et jeûnez, afin que vous ne succombiez pas à la tentationI" Notre Seigneur s'est nourri dans son jeûne de 40 jours que de racines et de l'eau. Il devait faire cela en tant qu'homme, car la Divinité ne lui venait pas en aide. Il jeûnait et priait comme les hommes devraient le faire aussi. Il éprouvait la faim et la faiblesse comme chaque homme, même davantage.

Extrait : Saint Lechitiel, l’ange puissant du Mont des Oliviers –Heinrich Kreuser

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 10:50

Le plaisir de mourir sans peine…

Beaucoup d’impies se plaisent à dire que personne n’est revenu de l’autre vie, pour nous dire ce qui s’y passe. Voici deux apparitions, appuyées sur l’indiscutable autorité de saint Thomas d’Aquin, la gloire de l’Église et de l’esprit humain. Cet illustre docteur de l’Eglise fut toujours pénétré d’un grand zèle pour les pauvres âmes, et il pensait toujours à elles dans ses messes, ses prières et ses mortifications. Étant à Paris, il vit apparaître devant lui l’âme de sa sœur, qui le conjura d’avoir pitié d’elle, parce qu’elle souffrait cruellement dans les flammes de l’autre vie, et avait grand besoin d’être secourue. Le saint s’empressa de prier, de jeûner, et de faire faire les mêmes choses par ses amis. Ayant été envoyé à Rome, sa sœur se montra à lui de nouveau ; mais dans tout l’éclat du triomphe et de la joie. Elle lui dit qu’elle s’envolait au ciel. Saint Thomas lui demanda ce qu’étaient devenus deux de ses frères, morts aussi depuis quelque temps. L’âme répondit que celui qui s’appelait Armand, jouissait dans le ciel d’un haut degré de gloire, pour avoir défendu le Pape, contre l’empereur Frédéric, d’Allemagne, et avoir souffert persécution à cause de cela ; mais que Landolphe était encore au purgatoire, où il attendait qu’on priât pour lui. Elle ajouta : “ Pour vous, mon frère, hâtez-vous de finir vos admirables écrits ; car vous viendrez bientôt nous rejoindre au paradis, où une magnifique récompense vous attend, pour tout ce que vous avez fait pour l’Eglise.

Une autre fois, S. Thomas priait dans l’église Saint-Dominique, de Naples. Il aperçut, tout-à-coup, le père Romain, qu’il avait laissé à Paris. Pensant qu’il vivait encore et qu’il venait le voir, il s’informa de son voyage et de sa santé. Le bon religieux lui dit que sa vie terrestre était finie, qu’il était au ciel et que Dieu l’envoyait pour lui donner un nouveau courage dans ses travaux, pour la gloire divine et celle de l’Eglise. S. Thomas lui demande : “ Suis-je en état de grâce ? — Oui, répond le père Romain, en souriant.— Et vous, demanda Thomas, comment êtes-vous? — Je suis dans la gloire céleste, après avoir été quinze jours dans le purgatoire. ” Et la vision disparut, laissant Saint Thomas dans un très grand désir de monter au ciel, lui aussi, pour jouir de la présence de Dieu.

On voit ici que la mort n’est rien et n’inspire aucune crainte aux vrais serviteurs de Dieu.

Le plaisir de mourir sans peine vaut plus que la peine de vivre sans plaisir.

Ne l’oublions pas. (57e apparitions des âmes du purgatoire)

Extrait de : Livre d’Or des Âmes du Purgatoire. J-S. Benoit, Prêtre. (1925)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0