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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 14:27

NOUS recherchons tous le bonheur. Et si nous étions raisonnables, nous prendrions la peine d'étudier les trois lois qui gouvernent le plaisir et qui, si l'on s'y conforme, rendent la conquête du bonheur incomparablement plus facile.

Première loi. — Si vous voulez vous amuser, il vous faut organiser votre existence de telle manière qu'elle ne comporte pas uniquement des amusements. Le plaisir est comme la beauté. Il est conditionné par le contraste. Une femme qui désire mettre en valeur une robe de velours noir, ne la présentera pas, si elle est avisée, devant une tenture noire, mais devant une tenture blanche. Les feux d'artifice ne nous enchanteraient pas si on les faisait jaillir dans l'éclat du soleil de midi : ils ont besoin d'obscurité pour produire tout leur effet. Les nénuphars nous donnent un plaisir esthétique tout particulier parce que leurs pétales émergent, de façon surprenante, des eaux souillées des étangs. Le contraste est nécessaire pour nous aider à découvrir dans chaque chose sa valeur propre.

Selon le même principe, le plaisir est d'autant plus délectable qu'il se présente comme une aubaine contrastant avec des expériences beaucoup moins agréables. Nous commettons une grave erreur si nous essayons de faire des nuits de fête de toutes nos nuits. Jour d'action de grâces, serait sans saveur si nous mangions tous les jours de la dinde. Et nous ne serions pas dans l'allégresse pour le réveillon du jour de l'an si les sirènes retentissaient tous les jours à minuit.

L'amusement dépend d'un contraste. Il en est de même du plaisir que provoque en nous une situation comique. Si la mitre d'un évêque a été placée de travers par un maître des cérémonies négligent, cela nous fait rire, cela ne serait pas drôle du tout si les évêques portaient toujours leur mitre sur l'oreille.

Le plaisir de vivre se trouve singulièrement accru si nous suivons les préceptes spirituels qui nous enjoignent de pratiquer la mortification et le renoncement. Cette pratique nous préserve de la lassitude, elle sauvegarde la joie de vivre.

L’autodiscipline ranime en nous les enthousiasmes de notre enfance, de ce temps où nos plaisirs étaient rationnés, où nous mangions notre dessert à la fin du repas, jamais au début.

Deuxième loi. -- Le plaisir devient plus profond et plus intense lorsqu'il survit à une période d'ennui ou de douleur. Cette loi nous aide à faire durer toute la vie les plaisirs auxquels nous accordons le plus d'importance. Pour y parvenir, il nous faut persévérer dans ce que nous avons entrepris jusqu'à ce que nous ayons trouvé notre deuxième souffle. On jouit beaucoup mieux d'une ascension en montagne après être passé par les premiers moments de fatigue et de découragement. On s'intéresse beaucoup plus à son métier après avoir surmonté l'envie d'y renoncer.

De même, le mariage ne devient stable qu'après les déceptions qui mettent un terme à la lune de miel. Ce qui donne toute leur valeur aux vœux conjugaux, c'est qu'ils préservent l'union du couple au cours de la première querelle, ils lient le mari et la femme pendant la période des premiers ressentiments, jusqu'à ce que les conjoints trouvent leur deuxième souffle et connaissent un bonheur véritable dans leur union. Comme toutes les grandes joies, les joies du mariage s'enfantent, plus ou moins dans la douleur. Il nous faut casser la coquille pour manger la noix, de même, dans la vie spirituelle, la croix doit précéder la couronne.

Troisième loi. -- Le plaisir est un sous-produit e non un but. Le bonheur doit être notre demoiselle d'honneur et non notre épouse. Beaucoup de gens commettent la grave erreur de se préoccuper uniquement du plaisir, ils oublient que le plaisir ne découle que de l'accomplissement d'un devoir ou de l'obéissance à une loi, car l'homme est fait pour obéir aux lois de sa propre nature auxquelles on ne peut plus échapper qu'aux lois de la gravitation. Lorsqu'il mange de la crème glacée, un enfant y trouve du plaisir, car il se conforme à l'un des impératifs de la nature humaine : manger. Mais s'il en mange plus de crème glacée que les lois de son corps n'autorisent, il cesse de trouver le plaisir qu'il recherche et il finit par avoir mal au cœur. Rechercher le plaisir sans se soucier de la loi, c'est le manquer à coup sûr.

Devons-nous commencer par le plaisir ou finir par le plaisir ? Il y a deux réponses à cette question, la chrétienne et la païenne. Le chrétien dit : « Commence par le jeûne et termine par le banquet; alors tu le savoureras vraiment. » Le païen dit : « Commence par le banquet et termine par la gueule de bois... »

Extrait de : Le chemin du bonheur.  Monseigneur Fulton Sheen

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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 08:35

 

Mourir, c'est un mot bien simple : mais quel orateur, fût-il doué de la plus prestigieuse éloquence, pourra jamais faire un parfait tableau de toutes les circons­tances qui précèdent, accompagnent et suivent la mort ?

La mort est une privation universelle : une inévitable et éternelle séparation de tous les biens du corps, de tous les agréments de la nature, de toute richesse, de toute gloire, de toute dignité, de toute puissance : séparation des parents, des époux, des proches, des enfants, des amis, des familiers, de tous les hommes en un mot, et séparation si complète qu'il n'est pas un de ceux à qui vous vous êtes attachée à plaire, pour qui vous vous êtes sacrifiée, qui voulût vous suivre dans ces régions inconnues et mystérieuses qui s'étendent au delà de la vie ! Voilà le terme de toute grandeur humaine.

Un moribond s'écriait en gémissant : « Hélas ! Pourquoi ai-je tant travaillé pour les miens et si peu pour moi ! » Parole vraie, mais alors inutile.

Vous êtes entrée en ce monde pauvre de tout bien ; et pauvre vous en sortirez. Fussiez-vous plus riche que Crésus, il ne vous sera pas donné d'emporter un grain de vos champs, une obole de vos trésors, une toison de vos troupeaux ! Votre corps lui-même, vous devrez l'abandonner à la terre, livide, défiguré, affreux à voir, d'ailleurs destiné à devenir la pâture des vers.

« Qu'elle repose en paix ! » Voilà tout ce qu'on dira de vous, et puis, peut-être ne sera-t-il jamais plus question de vous dans le monde. Que de fois la mémoire des morts s'évanouit avec le dernier tintement des cloches ! Mais dût-on parler beau­coup de vous après votre mort, en seriez-vous plus avancée ? Voyez ces orateurs, ces poètes, ces hommes de guerre, ces diplomates qui ne rêvent que la gloire et ne songent qu'à pas­ser à la postérité : en supposant que leurs vœux soient accom­plis, qu'y gagneront-ils ? Les voilà morts : sauront-ils au moins qu'on rappelle leurs talents et leurs œuvres ? Ils n'en sauront absolument rien et par conséquent leur situation ne sera pas meilleure que celle du dernier paysan qui ignorera, lui, qu'on l'a complètement oublié. O sottise et enfantillage que cette ambition de se survivre !

Mais qu'est-ce encore que mourir ?

Mourir, c'est lutter pour le salut de son âme, dans une étroite arène, seule, faible et sans appui, baignée de sueur, ayant à tenir tête à la puissance des ténèbres, au démon, à un enne­mi rusé et méchant. Épouvantable lutte ! Moment terrible après lequel le Maître suprême vous assignera à son tribunal pour vous juger avec une inflexible rigueur !

Mourir ! C'est s'en aller, sans guide, sans compagnon de voyage, pour une contrée lointaine, pour la demeure de l'éter­nité, où l'on n'a égard qu'à la vertu et à la sainteté ; où toutes les choses périssables du monde sont une monnaie fausse et hors de cours ; où l'âme doit entendre prononcer une sentence sans appel et recevoir une couronne éternelle ou une éternelle réprobation.

O mort ! Ô fatal instant qui embrasse la durée des siècles ! Ô moment suprême dont tous les moments de notre vie devraient être le but et la fin ! Moment d'où dépendent une éternelle félicité ou une éternelle amertume, un règne éternel ou une éternelle captivité, les supplices de l'enfer ou les ravissements du ciel ! Oh ! Oui, cet instant suprême devrait être sans cesse présent à notre souvenir, si nous avions un grain de sagesse et de véritable bon sens !

Examinez-vous vous-même, avant de subir l'examen du Juge souverain, et corrigez sans retard ce qui vous inspire­rait le plus de crainte s'il vous fallait mourir sur-le-champ.

O Jésus crucifié, quelle démence de ma part que d'avoir poursuivi les biens périssables de la terre, parfois même au détriment de ce que je vous devais ! Quelle impiété que d'a­voir si souvent préféré à votre amitié qui pourra seule nous rassurer à l'heure de la mort, l'amitié des hommes qui seront alors dans l'impuissance de m'assister en rien ! Je reviens à vous avec douleur et je vous dis avec une profonde humilité et un sincère repentir : Seigneur Jésus, ayez pitié de moi, ne m'aban­donnez pas dans ce dernier combat dont l'issue décidera de mon bonheur ou de mon malheur éternel !

 

Ce texte, est extrait du volume LECTURES MÉDITÉES imprimé en 1933.

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 08:12

Le parti de Notre Seigneur Jésus-Christ

QUE signifie Cette expression : le Parti de Jésus-Christ ?

En droit, il ne saurait exister de parti de Jésus-Christ, car ce mot est un non-sens, une impossibilité, il n'y a pas de parti là où se trouve l'unanimité, là où tous les suffrages se rallient autour du même drapeau; tout parti suppose plusieurs drapeaux en présence, et des suffrages qui se divisent.

Or, tout appartient à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est le Roi, le Maître ! Roi universel, roi des siècles et de l'espace, roi des peuples et roi des âmes ; son immense royaume embrasse tout: le temps, les lieux, les intelligences, les cœurs.

Mais le droit n'est pas d'accord avec le fait. En droit, monarque universel, Notre-Seigneur ne l'est pas en fait : Ce qui se passe dans l'âme, ce petit monde, se renouvelle dans le grand ; l'âme est un centre où Jésus devrait régner seul et sans partage : et cependant que de fois l'âme est partagée, que de fois elle résiste à Notre-Seigneur ! où l'intelligence se soumet, il arrive que la volonté s'insurge, et les sens ne suivent pas sans frémir la direction de l'âme. Il y a, dans l'âme, le parti de la grâce et le parti de la nature.

Cet antagonisme se retrouve dans le grand monde, en présence des droits de Notre-Seigneur. Il y a un parti pour lui, un parti contre lui. Il y a le parti de ceux qui croient toujours que les droits du Sauveur ne changent pas, que son règne est éternel et que, du haut de son trône immuable, il voit passer devant lui les vicissitudes des régimes qui s'en vont : et il y a le parti de ceux qui répètent le vieux blasphème des Juifs !  « Nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous! »

Nous ne voulons pas que la soumission à Ses mystères humilie notre intelligence ; que le joug de ses préceptes meurtrisse nos épaules, ni que le glaive de la mortification évangélique déchire notre cœur. Non, nous n'en voulons pas ! nous sommes les partisans de la libre pensée et des libres plaisirs : tout dire, tout faire, c'est: notre programme: « Nous ne voulons pas du Christ. »

Et ils l’ont mis hors la loi, hors de l’école, hors les mœurs; et ils ont proscrit son image, son jour, son culte ! (On pourrait dire aujourd’hui, hors de l’église, ou mieux hors la secte de Vatican 2)

Eh bien! quelle sera l'attitude de ceux qui se disent encore du parti de Jésus-Christ ? Des larmes, des doléances, des regrets impuissants en face des désastres qui s'accumulent, des ruines plus grandes qui se préparent, est-ce assez ?

Regarder faire en se croisant les bras, en formant des vœux pour le triomphe de la bonne cause, est-ce assez ?

Oui, s'il s'agissait de combats simulés, de courses à l'Hippodrome ou de régates sur le fleuve voisin ! mais la lutte est sérieuse: tout ce qu'il y a de saint, de sacré, au monde, est en jeu ; c'est notre cause à nous qui se décide, c'est l'âme elle-même, c'est l'Église, c'est le salut de la chrétienté !

Et nous nous contenterions de vœux et de doléances platoniques !  Non, quiconque aspire à être du parti de Jésus-Christ doit se prononcer pour lui, parler, agir, souffrir pour lui; il fait de la cause de Jésus sa cause ; il y met tout ce qu'il a, tout ce qu'il est, tout ce qu'il peut ; il y met son temps, son intelligence, sa fortune ; il y met sa santé, ses forces, sa vie même ; il paye de sa personne, il s'expose aux coups, il succombe s'il le faut ; tant mieux ! ... pourvu que Notre-Seigneur triomphe !

Il n'y a pas d'autre nécessité que celle-là. Il n'est pas nécessaire, entendez-vous, fils du Christ, que vous vous portiez bien, que vous viviez heureux et longtemps, mais il est nécessaire qu'il règne. « Oportet ilium regnare ! »

Que faites-vous pour Jésus, êtes-vous vraiment de son parti ? Voilà la question à vous poser !

R. P. LETIERCE.

Après cette véhémente expression du dévouement cordial et ardent, on ne lira pas sans quelque fruit les réflexions suivantes d'un autre auteur sur la parole de Jésus-Christ :

« Suis-moi ! » sois mon disciple, sois mon défenseur, sois mon soldat ! Enrôle-toi sous ma bannière, prends ta croix à ma suite et marche courageusement sans craindre, ni la fatigue, ni la souffrance ! « Viens et suis-moi ! » telle était la première parole que Jésus adressait à ceux dont il voulait faire ses disciples. Cette parole, ô mon Dieu, vous me l'avez adressée, à moi aussi, au jour de la première communion. Deux routes s'ouvraient sous mes pas, celle du monde qui conduit à l'abîme, celle de la vertu qui conduit au ciel. Et, me prenant doucement par la main, vous m'avez dirigée vers cette dernière en me disant : « Viens et suis-moi ; c'est ton bonheur que je veux, c'est la conservation de ton innocence: tu ne les posséderas qu'à condition de me suivre. »

Cette même parole, vous me l'adressez encore tous les jours. « Viens et suis-moi ! » me dites-vous ; c'est-à-dire Ne reste pas dans un coupable repos ; ne suis pas ta volonté propre ni l'exemple des chrétiens relâchés, ni les séducteurs qui t'attirent vers le monde sous mille vains prétextes. C'est moi seul qu'il faut suivre.

« Viens et suis-moi. » Je ne t'offre ni bien-être, ni récompenses temporelles. A ma suite on se fatigue, on endure des privations, on porte sa croix, car c'est ainsi que je suis monté au Calvaire. On ne fait son salut qu'à ce prix.

Seigneur, vous dirai-je avec une humble assurance, vous m'avez tout donné et vous vous êtes vous-même donné à moi: comment pourrais-je ne pas vous suivre avec un cœur dévoué et généreux ? Vous êtes mon chef, vous êtes mon guide, je n'en veux point d'autres !

FÊTE DU JOUR - Saint Louis, évêque.

SAINT Louis était fils de Charles II, roi de Naples et de Sicile, et de Marie, fille d'Etienne V, roi de Hongrie ; il était aussi neveu de saint Louis. Ce jeune prince ne démentit pas une origine à la fois si illustre et si sainte. Son enfance se passa à la cour du roi son père, sans que son innocence ne perdît rien de sa pureté, sans que sa piété se refroidît un seul instant. A quatorze ans, Louis fut envoyé comme otage en Catalogne à la place de son père vaincu et fait prisonnier par le roi d'Aragon au siège de Messine. Les grandes épreuves mûrirent rapidement les vertus du noble enfant ; son humilité s'accrut avec son amour de la pauvreté dans la compagnie des Franciscains de Barcelone à qui il s'était confié complètement. Atteint, au château de Sura, d'une grave maladie, Louis fit le vœu, s'il guérissait, de renoncer au monde et d'entrer dans l'ordre de saint François. Rendu enfin à la liberté après sept années de captivité à Barcelone, le jeune prince refusa la main de la princesse de Majorque et la couronne de Naples que lui promettait son père. Louis n'avait qu'une pensé, être à Dieu, pour toujours. Son père consentit enfin à son abdication, et le pape Boniface VIII lui conféra la cléricature malgré sa jeunesse et le nomma évêque de Toulouse en 1296. Le jeune évêque, dans les trois années de son épiscopat, se distingua par tant de charité et de vertus, que moins de vingt ans après sa mort et du vivant de son heureuse mère, le pape Jean XXII lui décerna les honneurs de la canonisation.

Extrait de : Lectures méditées (1933)

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 06:03

 

Jésus, Marie je vous aime, sauvez les âmes des agonisants…

 

Jésus, Marie je vous aime, soyez le soutien de Sa Sainteté Paul VI, pape martyr…

 

Jésus, Marie je vous aime, hâtez le retour de Sa Sainteté Paul VI, nous vous en supplions…

 

Jésus, Marie je vous aime, sauvez-nous de ce déluge qui menace votre Sainte Église…

 

Jésus, Marie je vous aime, soyez notre lumière et notre force.

 

Ainsi soit-il.

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 10:18

Paul VI a été victime de la formidable machine luciférienne…                         

L'Ordo de Taizé, rédigé en 1959, sous Pie XII …

DÉBUT DU COMPLOT pour détruire le Saint Sacrifice de la messe…               

Nous prendrons l'exemple central de la subversion de la Messe Catholique.

L'ouvrage de l'Abbé Bonneterre (1) est certes très révélateur sur ce sujet : dès 1925 avec l'œcuméniste Dom L. Beauduin, il y eut un mouvement subversif de plus en plus général dans l'Église amenant à terme la déliquescente « nouvelle messe ». Or, celle-ci est déjà pratiquement enfantée dans les cerveaux des chefs officiels de l'Église DÈS AVANT le Concile Vatican II et l'élection de S.S. Paul VI...

Il est déjà remarquable de constater, comme le fait l'Abbé Bonneterre, que « l'Ordo de Taizé », rédigé en 1959 par des protestants et des catholiques « avancés » est quasi semblable à la nouvelle messe de 1969, dite de Paul VI. Mais nous avons dans nos archives un document combien plus probant ! Qu'on en juge :

En 1956, l'assemblée des cardinaux et archevêques français éditait un « Directoire pour la pastorale de la Messe à l'usage des diocèses de France », document comme on le voit on ne peut plus officiel.

En couverture, photo d'une Messe « modèle ».  Cette photo est un document historique extraordinaire.  On y voit : Un autel face au peuple. Crucifix et autel « à la protestant ». Aucune différence entre les acolytes et le célébrant principal, tous en aube, gommées au maximum (à tel point qu'on se demande s'il ne s'agit pas d'une concélébration !). Magnifique soleil de l'ostensoir négligemment posé sur le pilier, dans l'ombre (rien n'est l'effet du hasard dans cette photo très officielle destinée à tous les presbytères de France). Cette messe ressemble tellement à celle du nouvel ordo de 1969, « dit de Paul VI », que nous avouons avoir regardé à deux fois la date d'édition de ce « Directoire », croyant que nos sens nous trompaient. Mais non, c'est bien en 1956. Huit ans avant le Concile Vatican II, 13 ans avant (!!!) la « nouvelle messe » dite de Paul VI, l'ensemble des cardinaux, archevêques et évêques français avec certainement une bonne partie de leur clergé avaient déjà toute la nouvelle messe dans la tête ! Car ce « Directoire » très officiel était fait pour être diffusé en masse (et l'a sûrement été) dans tous les presbytères de France et de Navarre... « Les mauvais livres abonderont sur la terre », c'est cela aussi...

Le contenu de ce « Directoire », tout en reprenant pharisaïquement l'exposé traditionnel de la Messe, ouvre en même temps par de petites phrases... à tout ce que la photo de couverture représente. On connaît la méthode, style Vatican II. On a reproché la définition hérétique de la Messe dans le « Novus Ordo Missae » de 1969 (Note no 2). Mais elle n'est jamais que la reprise de la définition co-signée par Nosseigneurs les cardinaux et archevêques Français... en 1951, soit 18 ans avant !!! Nos « Princes de l'Église » définissaient ainsi la Messe :

(Note 1) « Le mouvement liturgique », Abbé Bonneterre, 1980.

(Note 2) Rappelons pour les mémoires défaillantes que celui-ci a été concocté par monseigneur  Bugnini et sa clique franc-maçonne, et que Paul VI n'a signé que forcé... ce que reconnaît, entre autres, Jean Madiran dans sa plaquette « La Messe, état de la question », en 1975; il en faisait d'ailleurs une de ses quatre fondamentales raisons du refus du N.O.M. et affirmait, en exergue, que ces quatre arguments développés publiquement depuis 1972 (dont la non-liberté de S.S. Paul VI), « n'ont fait l'objet d'aucune tentative de réfutation »...

 « Elle est l'assemblée solennelle de la communauté chrétienne, le grand moyen de faire vivre le Christ dans la communauté paroissiale et dans les cœurs de chacun de ses membres. » C'est à la page 13 de notre « Directoire » de 1956, lequel, pour cette magistrale définition qui occulte l'aspect essentiel et premier du Saint-Sacrifice de la Messe, fait appel à un autre « Directoire pour la pastorale des sacrements — adopté par l'Assemblée plénière de l'Épiscopat pour les diocèses de France », de 1951.

Dans le même temps et c'est notre deuxième exemple c'est-à-dire en 1952, on construisait des Églises préparant le nouveau culte dit de Paul VI, face au peuple. Un court article, tiré de l’ignoble « Pèlerin du XX siècle », revue démocrato-progressiste à coloration religieuse très pâle, patronnée par la Hiérarchie, qui n'a pas été pour peu dans la dégénérescence de la Foi du peuple chrétien et la subversion de l'ordre social. Dès 1963, « une église retenait l'attention du rédacteur ». Nous aussi, elle retient notre attention, « 25 ans » après, car elle est effectivement historique. Qu'on en juge par la lecture attentive de l'article en question...

... Vraiment, quelle astuce proprement diabolique ! Nous faisons ci-dessous un croquis de cette mignonne église néo-rustique dont il faut reconnaître la belle esthétique extérieure et l'art du meilleur goût... camouflant magnifiquement le venin mortel de l'intérieur... comme avec l'Antéchrist…

On voit tout de suite le piège, consommé en hypocrisie. Cette église a été conçue architecturalement pour l'expérimentation liturgique. Voilà pourquoi le rédacteur du « Pèlerin » qui ne pouvait tout de même pas l'avouer ouvertement voulait « retenir l'attention » de ses lecteurs... Il est bien facile de comprendre qu'une fois le rideau tiré, il y avait une partie des assistants qui avaient la Messe, dos au prêtre, tandis que l'autre l'avait FACE AU PEUPLE. C'est ce que le rédacteur du « Pèlerin » appelle « suivre les offices d'une façon parfaite » ...

D'autre part, il est bien évident que cette église ne fut pas construite « à la sauvage » et que l'architecte avait l'approbation de l'Évêque et du prêtre du lieu : autrement dit, la veule et hypocrite Hiérarchie cautionnait voire promouvait le mouvement liturgique subversif.

Note : Qu'attendre d'autre de fonctionnaires concordataires, de surcroît francs-maçons pour beaucoup d'entre eux : G. Riquier précise que le Cardinal Liénart était Franc-Maçon — ce que tout le monde sait, mais ce qui est beaucoup moins connu c'est la suite — : « il était un des dix-sept évêques francs-maçons français dont Monseigneur Beaussart avait donné la liste à Pie XI en 1938. Ils étaient peut-être plus nombreux : l'un des enquêteurs, Monseigneur Bouteloup avait été assassiné pendant l'enquête. » page 41, « L'avenir du monde ... ».

Et le pli venant de haut, de très haut, il ne pouvait qu'être pris irréversiblement par le peuple, en ces années prémisses du laxisme total qui éclatera dans les années 1960-70, cette « espèce de fausse paix dans le monde » ...

Supposez un moment que S.S. Pie XII, au courant de ces constructions d'églises équivoques, ait donné l'ordre de déplacer le Maître-Autel du milieu pour le mettre au fond : mais c'est que l'église si jolie était construite artistiquement pour un maître-autel AU MILIEU de l'église, « avec ses tribunes circulaires » ... Fallait-il faire casser l'église ? Tout le monde se serait levé à la suite du clergé et de l'Évêque contre une telle mesure !

Cette révolte larvée mais très réelle, soudée du bas jusqu'en haut de la Hiérarchie n'est pas avouée. Et, chers lecteurs, retenez bien que nous sommes en 1952. Ce genre de situations, on ne le sait que trop bien, se généralisera et s'aggravera dans tous les domaines et dans toute l'Église Universelle lorsque le Pape Paul VI accédera en 1963 au Souverain Pontificat, qui n'était plus « souverain » que par la Passion à endurer, le Châtiment Divin à expier sous ce pontificat.

Après ces documents types, que nous venons de donner, on peut voir que la déclaration du Cardinal Guth, loin d'être un prétexte pour blanchir S.S. Paul VI d'avoir signé le N.O.M., n'est rien moins que l'exacte expression de la vérité :

« Nous espérons que, désormais, avec les nouvelles dispositions contenues dans les documents, cette maladie de l'expérimentation va prendre fin. Jusqu'à présent il était permis aux évêques d'autoriser des expériences mais on a parfois franchi les limites de cette autorisation et beaucoup de prêtres ont simplement fait ce qui leur plaisait. Alors, ce qui est arrivé parfois, c'est qu'ils se sont imposés. Ces initiatives prises sans autorisation, on ne pouvait plus, bien souvent, les arrêter, car cela s'était répandu trop loin. Dans sa grande bonté et sagesse — hélas, celle du Roy-martyr Louis XVI... —, le Saint-Père a alors cédé, souvent contre son gré. « Documentation Catholique » no 1551 du 16 novembre 1969, p. 1048)

Nous croira-t-on à présent, quand nous disons que le pauvre Pape Paul VI vient seulement en fin de parcours pour endosser tout le poids du péché, signant la « nouvelle messe » forcé d'ailleurs. « On a eu toutes les peines du monde pour lui arracher cette autorisation ! Et maintenant il (le Pape Paul VI) continue à célébrer avec l'Ordo Missae de Saint Pie V en privé ! »

Comme le rapprochement s'impose avec Louis XVI, cédant toujours un peu plus, « dans sa grande sagesse et bonté », allant jusqu'à revêtir le bonnet phrygien, puis, impuissant, jusqu'à déclarer le « Tiers-État » Assemblée Constituante, jusqu'au couperet fatal !

Oui, après ces exemples majeurs, on peut voir que tout mettre sur le dos du Pape Paul VI est la solution de facilité, une solution SIMPLISTE, à laquelle malheureusement cèdent beaucoup trop de fidèles traditionnels. LA VÉRITÉ, LA VOILÀ : LA RÉVOLUTION ÉTAIT DÉJÀ FAITE DANS L'ÉGLISE AVANT L'INTRONISATION DE S.S. PAUL VI. De même qu'elle était déjà faite dans le corps social français à la fin du règne de Louis XV. Après Louis XV et Jean XXIII, « c'est le déluge », plus exactement le Châtiment divin qui tombe. Inexorablement. Irréversiblement.

L'extraordinaire Prophétie de Daniel consignée dans l'Ancien Testament (VIII, 10 à 12, 17) va ici beaucoup nous éclairer :

« La Bête s'élèvera jusqu'à la puissance du Ciel et elle fit tomber des étoiles [c'est-à-dire les guides spirituels, les pasteurs]; et elle les foula aux pieds. Elle s'éleva jusqu'au Prince de la force [c'est-à-dire le Chef suprême qui décide et commande : le Pape] et enleva PAR LUI le Sacrifice Perpétuel, et le lieu de son sanctuaire fut renversé. Et une armée se livra par infidélité s'opposant au Sacrifice Perpétuel, et jeta à terre la Vérité; et elle réussit dans son entreprise (...). Comprends, fils d'homme, que la vision est pour LE TEMPS DE LA FIN » ...

Le prophète Daniel annonce bien que la Bête s'élèvera jusqu'au Pape et « enlèvera PAR LUI le Sacrifice Perpétuel » (donc Paul VI est bien Pape quand la Bête le circonvient pour l'élimination du St Sacrifice de la Messe codifié par St Pie V). Qui ne voit en effet ici retracé le drame de ces vingt dernières années ?

Mais comprenons bien ce que veut nous dire Daniel : la Bête aura le pouvoir en ces temps d'abomination (peut-être par le moyen de cardinaux francs-maçons adonnés à la magie et à la sorcellerie) d'obscurcir l'intelligence, l'esprit du Pape d'alors, en l'occurrence Paul VI (Exorcisme du 14-08-87 sur la possédée de Suisse.), de le circonvenir, pour arriver PAR LUI à enlever (et non « détruire » : comme les termes sont justes !) le St Sacrifice de la Messe. Mais Daniel ne nous dit pas que le Pape d'alors sera coupable. Non ! Puisqu'il s'agit là avant tout d'un châtiment tombant sur la Papauté et conduisant l'Église à sa Passion. Paul VI s'est alors rendu compte de ses erreurs, de ses déficiences, mais trop tard : « Le lieu de son Sanctuaire [était déjà] renversé... »

Pie XII avait déjà pressenti ces attaques des forces ennemies lorsqu'il reporta l'ouverture du concile, en 1951. Malheureusement, il ne prit pas les mesures nécessaires pour écarter ces infiltrations modernistes et cela allait avoir les plus funestes conséquences pour la sauvegarde de la Foi dans l'Église. Le Frère Michel de la Ste Trinité nous fait le récit de ces heures tragiques dans son volume « Le 3e Secret de Fatima » (pp. 193 à 199). Écoutons sa conclusion :

« Le clan des libéraux, des progressistes ou des semi modernistes venait de remporter sa première victoire. Elle était de taille et de conséquence. En même temps que l'occasion la plus favorable à l'accomplissement du message de Fatima, c'était la grande espérance du pontificat qui s'éteignait. A partir de cette année cruciale de 1950, le déclin allait commencer. Certes, les dernières années du règne de Pie XII, — comme celles du roi Louis XIV après 1689, le parallèle est saisissant —, furent encore des années glorieuses et combien fructueuses pour l'Église ! Mais tandis qu'elles rayonnent encore de l'éclat et des splendeurs de l'apogée, elles sont déjà tristement assombries par les ténébreuses manœuvres de l'adversaire invaincu, qui laissaient présager de redoutables orages... »

Jean XXIII ouvrit donc ce funeste Concile Vatican II et Paul VI arriva dans des circonstances dramatiques pour l'Église n'ayant pas conscience de l'ampleur de tout ce complot diabolique arrivé en 1963 à presque maturation. Et que pouvait-il encore faire devant l'explosion de la subversion dans tous les domaines ? Il le dit lui-même à l'un de ses amis fidèles et sûrs, à la fin d'un entretien privé, le raccompagnant à la porte de son bureau, les larmes aux yeux : « Mon autorité s'arrête à cette porte » (Veillez et Priez, Michel Servant, p. 981).

Certes, par suite de sa formation libérale et utopique, Paul VI a commis au début de son Pontificat des erreurs, mais qu'il a terriblement regrettées et expiées par la suite. Mais il est tout aussi évident qu'il a pris la succession des actes de ses prédécesseurs. Car l'ostpolitik, c'est d'abord Benoît XV, le démocratisme c'est d'abord Pie XI... La non-réalisation de la Consécration demandée à Fatima, c'est d'abord Pie XII... L'ouverture du concile Vatican II, c'est d'abord Jean XXIII...

La véritable histoire du Concile Vatican II est d'ailleurs très révélatrice. L'ampleur de la subversion est telle, la résistance si peu influente, le Pape Paul VI si peu préparé à un tel état de fait, à un tel combat qu'on le voit tout au long de ce concile, débordé, comme Louis XVI, par les événements. S'appuyer sur certains de ses gestes favorisant le mouvement subversif, dont il n'avait pas conscience, pour en déduire une hypothétique appartenance au complot maçonnique, serait faire abstraction d'autres de ses gestes favorables à la Tradition.

L'histoire de la « Nota explicativa praevia » au sujet du texte conciliaire sur la collégialité révèle le vrai Paul VI. Il approuve d'abord un texte modéré mais ambigu et de tendance libérale (dont le complot maçonnique entendait bien se servir pour interpréter la Collégialité dans le sens le plus subversif qui soit). Puis, les observations d'un certain nombre de prélats conservateurs lui parviennent : « tout en présentant apparemment le point de vue libéral modéré, le texte était en fait ambigu et risquait après le concile, d'être interprété selon le point de vue libéral extrême.

« Le Pape eut peine à croire une telle chose, et dans la réponse qu'il adressa au Cardinal dont le nom figurait en tête de la lettre, il réfuta les arguments avancés ». Sur quoi, le Cardinal alla voir Paul VI mais celui-ci ne pouvait pas encore se rendre à l'évidence d'un texte subversif. « L'un des libéraux extrémistes commit alors l'erreur de faire référence par écrit à certains de ces passages ambigus et de préciser comment ils seraient interprétés après le Concile. Le document tomba entre les mains du groupe de cardinaux et supérieurs majeurs dont nous venons de parler, et leur représentant alla le porter au Souverain Pontife. Comprenant enfin qu'il avait été joué, Paul VI s'effondra et pleura.

 « Quel était le remède ? Le texte du schéma ne contenant aucune affirmation qui fût positivement fausse, mais les termes utilisés étant ambigus, la seule solution était de clarifier cette ambiguïté en joignant au texte une explication dont les termes fussent soigneusement pesés. Telle fut l'origine de la « Note explicative préliminaire » publiée en appendice au schéma. Le 10 novembre 1964, Paul VI donna sans délai des instructions à son secrétaire d'État pour qu'il écrivît au Cardinal Ottaviani, etc. » (Le Rhin se jette dans le Tibre, le Concile inconnu » du R.P. Wiltgen. pp. 228 et suivantes).

Que Paul VI se soit mis en travers de certaines décisions subversives du concile, rien ne le montre autant que le fait qui va suivre. « Une autre raison qui rendit le Pape Paul VI impopulaire parmi les libéraux pendant la « semaine noire » fut la mesure qu'il prit in extremis à propos du schéma sur l'œcuménisme (...). La lecture des amendements n'aurait pu être faite à un moment plus inopportun. L'atmosphère du concile était déjà tendue par suite du délai imposé au vote sur la liberté religieuse, et cette nouvelle annonce suscita une fois encore leur colère. Les libéraux virent à juste titre dans les deux mesures prises des victoires remportées par les conservateurs, et ils s'irritèrent de ce que le Souverain Pontife se fût fait leur défenseur. Cette attitude trouva un large écho dans la presse, qui noircit l'image publique du Pape. Néanmoins, le schéma sur l'œcuménisme, tel qu'amendé selon le désir du Souverain Pontife, fut approuvé par 2 054 voix contre 64.

« Le samedi matin 21 novembre 1964, jour de clôture de la troisième session, les Pères conciliaires n'étaient guère de bonne humeur lorsqu'ils prirent place dans l'aula conciliaire. La tension, la frustration, se faisaient dramatiquement sentir, écrivit M. Quinn en première page de la St. Louis Review. Porté sur sa sedia gestatoria, Paul VI remonta la nef de Saint-Pierre entre deux rangées de 2 100 évêques impassibles comme des pierres. Aucun applaudissement. Faisait-il un simple geste de bénédiction, 1 sur 10 d'entre les évêques se signait. Les journalistes présents vérifièrent entre eux l'exactitude de ce qu'ils avaient vu » (Le Rhin se jette dans le Tibre).

Hélas, la subversion était tellement puissante (nous venons de lire 2 100 évêques sur 2 500 qui manifestèrent leur mécontentement au Pape) que la subversion maçonnique, tel un raz de marée préparé par la veulerie des « mous » et des endormis, emporta beaucoup, beaucoup de digues capitales et que le Pape Paul VI, hélas encore inconscient de l'ampleur du drame qui se jouait, fut complètement débordé.

Il faut donc reconnaître que Paul VI a été beaucoup plus victime de la formidable machine luciférienne lancée depuis des siècles que coupable de l'autodestruction de l'Église, et c'est dans ce cadre et ce contexte que s'expliquent et s'éclairent tous les messages qui ont été donnés par de nombreuses âmes privilégiées, concernant le Pape Paul VI. L'on comprend aussi l'insistance des petits voyants de Fatima qui, après avoir reçu le Secret, répétaient souvent : « prions, prions beaucoup pour le Saint-Père ! »...

Or, cette prophétie qu'ils ont reçue en 1917 sur le « Saint-Père qui aura beaucoup à souffrir » (AVANT le triomphe du Cœur Immaculé de Marie) ne trouve pas son accomplissement avec le Pape d'alors, Benoît XV. Et cette annonce laissait présager des souffrances très grandes pour un Pape futur. (C’est bien Sa Sainteté PAUL VI)

Inspiré de : L’Extraordinaire Secret de La Salette. (1988) Éditions D F T.

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 09:56

Le Christ est Roi du ciel et de la terre: Il est le Souverain Seigneur qui a droit sur toute chose. Il est Roi par nature, car Il est Dieu. Mais, Jésus ne s'est pas contenté de cela; Il a mis le sceau à sa royauté, en venant sur la terre, faire la conquête de ses sujets.

Notre Très Sainte Mère, étant Co-Rédemptrice et associée en tout à l'oeuvre de son divin Fils, est aussi notre Reine, par la grâce de Dieu, qui lui a donné par privilège les titres qui revenaient de droit au Christ-Jésus.

Marie, petite Fille de la terre, étant devenue Mère de Dieu, le Christ ne trouve rien de trop beau ni de trop grand pour sa Mère. D'elle, Il fera donc la Co-Rédemptrice et la Mère des hommes, et par conséquent, leur Reine.

Cependant, cette royauté n'est pas suffisante pour la gloire de celle qui L'a porté dans son Sein. Jésus n'est-Il pas le Roi du ciel ? Ne commande-t-Il pas aux anges ? Marie est plus pure que tous les anges et les saints, aussi est-elle leur Reine bien-aimée; et les anges, fidèles serviteurs de Dieu, sont toujours honorés de pouvoir servir Marie, en secourant ses enfants qui combattent sur la terre, et en chantant ses louanges, au pied de son trône.

Notre Mère est donc une Reine toute-puissante. Il, est juste qu'il en soit ainsi, puisque c'est elle qui nous a donné notre Roi, le Christ-Jésus.

Cette royauté nous crée des devoirs. La Très Sainte Vierge a droit à notre respect et à notre soumission, tout comme en qualité de Mère, elle mérite notre amour. Nous devons la servir, et considérer comme un grand honneur de pouvoir faire quelque chose pour elle. Nous devons également reconnaître sa souveraineté, spécialement sur nos coeurs, car son royaume, comme celui de Jésus, n'est pas de ce monde.

L'Immaculée Vierge Marie est Reine du ciel et de la terre, mais elle est avant tout Reine des coeurs; et c'est en nous, dans notre intérieur, qu'elle veut être honorée comme une Reine doit l'être.

En agissant ainsi, nous rendrons gloire à Dieu, puisque nous nous conduirons comme Il l'a fait Lui-même.

Marie sera notre Reine, pour que Jésus soit vraiment notre Roi. Les mamans qui connaissent tellement bien les goûts de leurs enfants sont bien les plus aptes à leur préparer une demeure selon leurs désirs: notre coeur étant le foyer que le Christ convoite, il est bon que sa Mère y soit installée en Reine et qu'elle y ait tous les droits, afin qu'elle use de ce pouvoir pour nous rendre tels que Jésus nous veut.

Le Règne de Marie est un Règne d'amour et de paix aussi n'est-elle pas attirée vers un coeur révolté. Si nous sommes heureux de souffrir parce que Dieu le veut, nous pourrons dire que vraiment, elle est notre Reine.

Son Règne est un Règne de joie: elle n'est pas la Souveraine d'un coeur rongé par la tristesse des regrets stériles.

Son Règne est un Règne de pureté: les coeurs souillés n'attirent pas l'Immaculée. Le Christ ne donne pas sa Mère, la Dame de son Coeur, à ceux qui sont amis de Satan, car pour elle, Il ne veut comme royaume que le coeur des élus.

Le Règne de Marie est un Règne de miséricorde: elle est donc Reine de tous les pécheurs repentants.

Son Règne est un Règne de sainteté: elle est donc la Souveraine de ceux qui recherchent la perfection.

Son Règne est un Règne de tendresse: aussi est-elle tout particulièrement la Reine des coeurs douloureux qui s'offrent à elle.  Le Règne de la Très Sainte Vierge, tel qu'elle le veut, tel que Dieu le veut, c'est le Règne du Christ Lui-même. Il ne donnera en partage à la Reine de son Cœur que ses bons et fidèles sujets.

Notre doux Sauveur lui donne tous ceux qu'Il aime et qui vivent de sa grâce, en lui confiant d'une façon spéciale, tous ceux qui souffrent. Et lorsqu'elle est établie en Maîtresse et en Souveraine dans un coeur, il s'y produit des choses merveilleuses.

Les âmes plus ou moins ferventes qui viennent se mettre sous sa domination éclairée sont transformées peu à peu. Marie les conduit par la main; elle veille sur ces âmes, afin que l'ennemi ne les atteigne pas de sa griffe menaçante; elle les fortifie en leur donnant la grâce de Dieu, leur communique son esprit, qui est tout de sagesse, et puis, les cachant dans son Sein, qui renferma Celui que le monde ne peut contenir, elle les change en copies du Christ.

Si, la Vierge Sainte vous a obtenu la grâce d'être malades … peut-être parce qu'elle est déjà votre Reine et que son Coeur vous veut sur la croix, afin de rendre plus parfaite, votre ressemblance avec Jésus. Il se peut également que la maladie providentielle dont vous souffrez soit l'heure marquée par Marie, pour prendre possession de votre coeur: l'épreuve a souvent raison de bien des hésitations et des retards.

Quoi qu'il en soit, le moment serait bien choisi pour vous donner à votre céleste Mère, et la laisser régner en vous comme une vraie Reine. Vous avez tant besoin d'elle, pour être toujours résignés et devenir des malades chrétiens, selon le désir du Coeur de Jésus.

Marie attend votre consentement pour accomplir en vous la mission qui est sienne, depuis l'Annonciation: donner naissance au Christ. Il est né d'elle, comme homme, dans la nuit de Noël; mais n'a pas cessé, depuis, de renaître dans chacun des membres de son Corps Mystique, de Marie et de L'Esprit-Saint. En vertu de ce décret définitif, Marie sera la Mère et la Souveraine de tous ceux qui ont Dieu pour Père, et Jésus pour Rédempteur.

Qu'est-ce donc que le Règne de Marie dans une âme? C'est l'abandon que cette âme lui fait, de tout ce qu'elle est, et de tout ce qu'elle possède . . . tout comme en ce monde (autrefois il en était ainsi) les biens d'un pays, quoi que ses habitants en aient la jouissance, étaient la propriété du souverain.

C'est reconnaître que la Vierge a tout droit sur nous, et accepter de bon gré qu'elle fasse de nous tout ce qu'elle voudra. C'est lui offrir tous nos biens et nos mérites, comme des choses qui lui sont dues, et sur lesquelles elle a tout pouvoir. C'est vouloir que son Nom soit respecté et aimé partout. C'est avoir le désir de travailler pour elle, afin que son royaume s'agrandisse sans cesse, tant qu'il y aura sur la terre une seule âme qui ne voudra pas accepter sa domination.

Si nous lui donnons tout, Marie nous rendra participants de ses richesses et nous donnera son royaume du ciel en héritage, car l'immaculée ne se laisse pas vaincre en générosité.

Si nous travaillons sous ses ordres, Marie nous conduira à la victoire, car elle est plus forte qu'une armée rangée en bataille, et il n'y a pas d'obstacle qu'elle ne saurait renverser.

Si nous lui ouvrons nos coeurs, Marie leur fera connaître l'amour qui console et guérit.

Si nous lui confions nos âmes, notre douce Mère les transformera bientôt et les rendra semblables au Christ.

Si nous lui abandonnons tout, elle nous rendra le Tout, c'est-à-dire Dieu, dont nos âmes sont assoiffées, même lorsqu'elles ne s'en doutent pas.

Nous avons besoins de la Très Sainte Vierge, car c'est elle qui nous donne Jésus. Quand donc serons-nous décidés de la faire régner ?

O Marie, Reine du ciel et de la terre, venez prendre possession de tout notre être! Nous vous offrons notre vie de malades, pour que votre Règne arrive sur la terre comme au ciel. Acceptez, s'il vous plaît, nos pauvres efforts!

Venez régner en nous, et par nous, dans tous les coeurs! Nous vous donnons tout, pour toujours, dans l'espoir que vous nous ferez l'immense faveur de vous ouvrir, par nos souffrances, la porte d'un autre coeur.

Soyez Notre-Daine, comme vous êtes la Dame du Coeur de Jésus! Soyez la Reine de nos coeurs, pour que votre Divin Fils soit notre Roi!

 

Extrait de :  Le rosaire des malades (1947)  (pages 121 à 124)

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6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 07:21

Aujourd'hui le 6 août, la fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous remarquons que cette date correspond jour pour jour, à la fin du règne du Sosie de Paul VI. 

S.S. Paul VI est toujours vivant, étant le dernier pape couronné de la Tiare.

Le supposé pape François, dit et redit qu'il n'est pas évêque de Rome. Il dit vrai pour une fois, car c'est Paul VI qui est évêque de Rome et par conséquent le Chef de l'Église  et vrai successeur de St-Pierre.

Mgr Bugnini, franc maçon, s'était vanté avoir toute la confiance du pape Paul VI,on voit par la, d'où viennent toutes les hérésies modernes dans l'église de Vatican deux, soit la secte qui a usurpé la place de l'Église fondé par Jésus Rédempteur. 

Réfléchissons bien avant d'accabler le pape Paul VI, d'être le responsable de cette épreuve que nous subissons comme membre de l'Église.  Il a été abusé par des gens mal intentionnés.

Ayons confiance en la Sainte Vierge Marie, mère de la Sainte Église, elle ne nous laissera pas tomber. 

elogofioupiou.over-blog.com

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