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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 09:46

Dieu lui-même, le Tout-Puissant, l'Éternel nous a montré la voie. Limitons-nous à des témoignages caractéristiques, puisés dans l'Ancien et le Nouveau Testament.

A. Dans l'Ancien Testament

1. Aux tout débuts de l'Écriture : «Voilà qu'une échelle était plantée en terre et son sommet touchait le Ciel, et voilà que des Anges de Dieu y montaient et descendaient» (Gen. 28, 12).

2. Pour sauver son peuple au désert, Dieu lui dit, par Moïse : «Voici que j'envoie mon Ange DEVANT toi, pour veiller sur toi en chemin, et TE CONDUIRE dans le pays que je t'ai préparé» (Exode 23, 20). (Cette parole concerne «originellement et dans son sens premier, l'Ange d'un peuple» : le peuple hébreu. Mais «elle peut être appliquée également à tout homme» (card.von Faulhaber)

B. Dans le Nouveau Testament

D'une part, les textes relatifs à Jésus lui-même.

1. Pour déclencher la geste du salut, Dieu envoya l'Archange Gabriel à Marie : «Je te salue, pleine de grâce... Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus... Marie dit alors (après avoir obtenu l'assurance que sa virginité serait préservée) : «Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Luc 1, 28-38 passim).

Ainsi, le Plan du Salut fut inauguré par la Salutation angélique.

2. L'intervention des Anges s'est d'ailleurs manifestée dans TOUTES les grandes étapes de la vie du Christ. Ainsi, interviennent les annonces angéliques :

- de la conception (miraculeuse) de Jésus : à Marie (Luc 1, 26-30) ; à Joseph (Matt. 1,20-21);

- de la naissance de Jésus : Luc 2, 10-12 ;

- du Précurseur de Jésus, Jean le Baptiste : à Zacharie, son père (Luc 1, 11-17) ; à Marie (Luc 1, 13) ;

- de la protection de Jésus Enfant (des fureurs d'Hérode) : à Joseph, son père, en deux étapes : Matt. 2, 13 et 19-20 ;

- du service de Jésus dans la Tentation au désert : «Il était avec les bêtes sauvages et les Anges le servaient» (Marc 1, 13) ;

- du secours à Jésus Agonisant: Étant «en agonie», au mont des Oliviers, «voici que lui apparut, venant du Ciel, un Ange qui le réconfortait» - ou : «qui le fortifiait» (Luc 20, 43) ;

- de la Résurrection du Christ (aux saintes femmes) : Matt. 28, 2-4 ; Jean 20, 11-12; («L'Ange du Seigneur était descendu du Ciel et, s'avançant, avait roulé la pierre, et il était assis dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes... devinrent comme morts». Jean 20, 11-12: «Marie Madeleine se pencha vers le tombeau ; et elle vit deux Anges en blanc, assis où avait été placé le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre aux pieds». Matthieu 28, 2- 4

- du Retour du Christ : Actes 1,11.

3. Sans nul doute, dans la pensée de Jésus, sa promesse testamentaire : «Voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde» (Matt. 28, 20), inclut la présence et l'action, au cœur du monde racheté, des bons Anges. Que de merveilles contient ce testament !

Il contient :

et la présence perpétuelle de l'Esprit-Saint, envoyé par le Père et le Fils, grâce à la puissance du mystère pascal ;

et la présence réelle permanente du Vivant Corps eucharistique ;

et la présence, et la mission, du Corps mystique : la Sainte Église ;

et la présence, et la mission, quotidiennes, des Saints Anges.

D'autre part, les textes relatifs à l'Église.

1. Pour sauver l'Église naissante du péril de mort où elle se trouvait — par suite de l'arrestation de son chef : Pierre, le premier chef de l'Église — Dieu envoya un Ange pour lui ouvrir les portes de sa prison et le délivrer des mains d'Hérode : «Soudain, l'Ange du Seigneur survint, et le cachot fut inondé de lumière. L'Ange frappa Pierre au côté et le fit lever : «Debout ! Vite !», dit-il. Et les chaînes lui tombèrent des mains» (Actes 12, 7 et suiv.).

2. Par ailleurs, la Sainte Église séculaire, Maîtresse de vérité et d'adoration, offre au Père, après la Consécration de la Messe, le Sacrifice du Nouvel Isaac, du Fils Notre Seigneur - Sacrifice qui est aussi celui de toute l'Église, en faisant dire au célébrant : «Nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites porter ces offrandes par les mains de votre saint Ange, sur votre Autel sublime, en présence de votre divine Majesté». (Certains théologiens... ont estimé qu'il ne s'agissait pas en ce lieu d'un Ange, mais du Christ lui-même ; cependant, l'ancienne rédaction du Canon, attestée par Saint Ambroise, portait le pluriel : les Anges» (Dictionnaire de la Foi chrétienne, t. I, p. 42 au mot : Ange - Cerf, Paris, 1968).

Aurions-nous alors la folle prétention de faire mieux que le Seigneur tout-puissant, que le Christ «l'égal du Père» (Jean 10, 30... - Phil. 2, 6), que notre sainte Mère l'Église ?

Alors n'imitons pas l'orgueil démentiel du Rebelle : Non serviam (Jér. 2, I 20) - je refuse d'obéir, de servir2 ; c'est-à-dire, ici, d'agir comme Dieu l'a ( fait, comme le Christ l'a fait, comme l'Église le fait ; et plongeons-nous I dans la vérité, dans l'humilité, à l'imitation de Marie, notre modèle et ( notre Mère - la Reine des Anges - dont le Fiat de l'Annonciation (Luc 1, 38) EST l'étoile de notre fiât quotidien.

Rapportons cet étonnant dialogue, témoignage du Père Lamy (Paul Biver : Apôtre et mystique : le Père Lamy (Congrégation des «Serviteurs de Jésus et de Marie», 60118 Chiry-Ourscamp, 1966, avec imprimatur, p. XII). L'abbé Édouard Lamy (1853-1931), fut un prêtre exceptionnel, confident de la Sainte Vierge, ami des Saints Anges, avec lesquels il s'entretenait couramment. «Un second curé d'Ars» : ainsi le qualifiait le cardinal Amette, archevêque de Paris.,) dont nous pouvons faire notre profit quotidien.

«La Vierge commande à son adversaire...» - «C'est à cause de Vous que je suis tombé», (lui) disait Lucifer avec rage. - «Pourtant, je n'étais pas née» — «Vous m'avez toujours combattu, toujours vaincu». La Sainte Vierge, avec tristesse : «Ce n'est pas sans déchet».

Rejetons la voix du démon. Et écoutons, comme Marie, la voix de l'Ange, messager de Dieu, que nous aimons appeler : «notre frère Ange en amour de Dieu et du prochain».

Le Bonheur ineffable et sans fin est pour l'homme au bout de cette route d'intimité à deux sur terre : de la naissance à la mort, porte de cette Béatitude, dans laquelle nous verrons alors notre compagnon angélique.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:29

Les Anges dans le combat de la vie… (6)

La mission de l'Ange, être personnel, est de travailler à la réalisation du Plan de Dieu sur terre, et dans l'univers, en sa qualité de missionnaire de la Très Sainte Trinité.

Plan divin qui, éternellement conçu au sein de la Très Sainte Trinité, a lancé le Verbe Éternel, le Soleil de justice (de sainteté) et de miséricorde, dans sa course gigantesque: du Sein trinitaire dans le sein de la Vierge Marie ; du sein de Marie dans la crèche ; de la crèche sur la Croix ; de la Croix sur les Autels perpétuels. (Cf. Psaume 18)

La Sainte Trinité a lancé le Verbe dans cette course, pour qu'il prenne à bord de tous ses Mystères, à travers le temps et l'espace, tous les humains que nous sommes, pour nous conduire, avec Lui et en Lui, à Elle : la Très Sainte Trinité, Elle qui est l'Alpha et l'Oméga - le début et la fin - de Sa course gigantesque : de la Trinité à l'Eucharistie, de l'Eucharistie à la Trinité.

O Saints Anges, adorateurs et missionnaires de la Très Sainte Trinité, invisibles adorateurs et missionnaires du Très Saint-Sacrement, soyez pour tous — et pour chacun de nous - nos célestes protecteurs, compagnons et frères de route, en notre gigantesque traversée à bord du «Mystère Christ», lequel ne fait qu'un avec le «Mystère Église». C'est dans le Christ et dans l'Église que nous allons ad Patrem, vers le Père.

(Dieu est le souverain Maître. Ses dons dépendent de sa Libéralité, de son Bon Vouloir, dans les réponses à nos demandes, à nos appels, mêmes angoissés. L'Ange gardien n'intervient pas automatiquement sur notre demande. S'il intervient, c'est en obéissance à Dieu, et pour le bien de notre âme.)

C'est dire combien l'aide angélique nous est indispensable en cette merveilleuse mais périlleuse aventure qu'est notre course terrestre avec Jésus, jusqu'à son Ciel de Dieu - et notre Ciel de Dieu — qu'est la Très Sainte Trinité.

Cette aide angélique est d'autant plus nécessaire, qu'au-delà de la lutte quotidienne contre les tendances de notre pauvre nature humaine — viciée par le Péché originel, et sans cesse entraînée dans le désordre par nos passions — ce n'est pas seulement «contre des êtres de chair et de sang» que nous avons à combattre, mais aussi «contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Souverains de ce monde de ténèbres, contre les Esprits de malice répandus dans les airs». (N'oublions pas que les Puissances du mal, comme tout dans la création, restent toujours, en dernier ressort, sous le contrôle absolu de la Providence divine.)

Car nous sommes immergés dans un monde d'êtres invisibles : les Anges. Les Anges fidèles, d'une part, avec l'Archange Saint Michel à leur tête ; les Anges rebelles, d'autre part - les Démons - avec l'Archange déchu : Lucifer, devenu Satan (Apoc. 12, 9), précipité sur la terre avec les siens, après avoir été vaincu dans le grand combat du ciel entre les Anges (Apoc. 12,7-9). (C'est à la suite de ce «combat», que le Primat angélique, tenu jusque là par Lucifer, fut alors perdu par celui-ci, et acquis par Saint Michel. Cela répond à une simple convenance de justice, et Dieu est la Justice suprême.)

L'homme vit, en ce monde, entouré de Puissances bénéfiques et maléfiques. La Foi, éclairée par la grâce, illuminée par les dons du Saint-Esprit, appuyée sur l'intelligence prudente et sur la volonté droite, comporte et nous apporte aussi «le discernement des Esprits».

Or, cette présence des Esprits angéliques et démoniaques, ce mélange, sont destinés à demeurer jusqu'à la fin du monde, selon le décret du Divin Maître : «Laissez croître ensemble l'un et l'autre («le bon grain» et «l'ivraie»), jusqu'à la moisson» (Matt. 13, 20). («Le bon grain — «le blé» — ce sont les sujets du Royaume ; l'ivraie, ce sont les sujets du Mauvais. L'ennemi qui le sème, c'est le Diable» (Matt. 13, 38-39). On ne saurait être plus clair !)

C'est seulement en ce jour de «la moisson» (du Jugement universel à la fin du monde) que le partage - séparation définitive : pour l'Éternité -sera fait : Par le ministère des Anges. Ils seront bien placés pour cela, puisque chaque Ange reconnaîtra celui qui lui fut confié par Dieu. Le jour de «la moisson», «le Fils de l'homme enverra ses Anges» ; ils lieront en bottes la mauvaise herbe, et recueilleront le blé pour les greniers du Seigneur (cf. Matt. 13, 39-41 et 49).

Alors, ne faisons pas les malins, poussés par notre absurde orgueil, et confions à notre Ange gardien le soin de nous guider pas à pas, dans les tourments, et les tourmentes de la vie. (En agissant ainsi, nous ne faisons qu'imiter servilement celui qui, justement, est «LE Malin». Ainsi le nomme l'Évangile (Marc 14, 15...).

On sait où cela l'a mené : tout droit en enfer.

Il n'est nul besoin d'être chrétien, pour invoquer l'Ange gardien, pour l'appeler à son secours. Essayez donc, ami lecteur, avec confiance et persévérance. Vous n'aurez plus besoin, alors, de nous croire, car vous en aurez acquis personnellement la conviction : par l'expérience.

Et, de l'Ange, créature de Dieu, frère de l'homme, vous remonterez à Dieu, Créateur et Père.

Mais ajoutons aussitôt. Vous remonterez au Père par Jésus, qui est «la Voie, la Vérité et la Vie» (Jean 14, 6). Car c'est «par Lui, avec Lui et en Lui» que les bons Anges nous conduisent à l'adorable Trinité d'Amour.

Oui ! L’Ange gardien nous apprend, au jour le jour, à mettre, comme lui et comme le Père céleste lui-même (Matt. 17, 5), toutes nos complaisances en Jésus.

Oui ! L’Ange gardien, c'est notre maître et frère dans l'art d'aimer Dieu.

L'Amour divin, c'est, pour les bons Anges et pour nous, comme pour le Bon Maître et Seigneur Jésus, «la complaisance» de notre volonté dans la Volonté du Père.

C'est la Volonté divine, aimée et vécue par nous, qui nous conduit à l'union avec Dieu, sur la terre comme au Ciel.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 10:21

Voyons maintenant le point précis de l'influence concrète de l'Esprit angélique sur l'être humain, car, dans cette relation : monde invisible -monde visible, monde angélique - monde humain, monde spirituel - monde sensible, nous sommes en pleine réalité, en pleine vie.

Sur les consacrés d'abord, et, plus précisément, au sommet de la pyramide, sur les évêques. (Tout le Sacerdoce aussi, à un degré moindre. L'Église enseignante, ce sont les évêques, desquels les prêtres tiennent leur mission.) Dans son allocution du 21 septembre 1924, à Einsiedeln (Suisse), en la fête de la «Dédicace des Anges», le cardinal Michael von Faulhaber (+ 1952) disait : «Dans l'Apocalypse, les évêques sont appelés anges (ch. 2, v. 1, 8, etc.), parce que les évêques participent à cette triple mission des Anges : Conduire dans le chemin de la vérité, annoncer la bonne nouvelle du Salut, proclamer le jugement de Dieu». (Friedrich von Lama : Les Anges, «d'après les communications faites par (la mystique et stigmatisée) Mechtilde Thaller, nommée «Ancilla Domini» (+ 1919), ou encore Madeleine de la Croix (éd. Christiana, Stein am Rhein, Suisse, 1973, p. 95 - En dépôt chez Résiac, 53150Montsûrs).

Sur les fidèles ensuite, et, au-delà, sur toutes les créatures humaines sans exception. Voici ce que nous apprend Sainte Françoise Romaine, mère de famille, morte en 1440, laquelle, «par une faveur particulière de Dieu, communiquait fréquemment et conversait familièrement avec son Ange Gardien» (Missel Feder, 1961, p. 1052. Commentaire et prière de la Collecte).

Son Ange gardien --lui reprochait ses moindres fautes (J'enverrai mon Ange, dit le Seigneur. Il ne laissera passer aucune de tes fautes).

Son Ange gardien --lui exprimait les moindres désirs de Dieu, «Soyez saints, parce que je suis saint, moi votre Dieu» (Lév. 19, 2). Devenir saint, cela veut dire devenir de plus en plus semblables à Dieu, de plus en plus «divinisés».

Son Ange gardien --l'avertissait des moindres dangers (J'enverrai mon Ange, dit le Seigneur... Si tu écoutes sa voix... Je me ferai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires) (Exode 23,22).

Nous retrouvons ici, incarnée dans les événements de la vie quotidienne, la définition de la mission de l'Ange gardien par Pie XI : «Un Guide céleste», ce qui nous conduit à chercher la Volonté divine pour orienter et marquer notre vie, en vue du salut de l'âme : avec l'aide permanente de notre Ange gardien.

De là résultent nos devoirs envers notre Ange gardien, que Notre Seigneur résumait ainsi à Marie Lataste (1822-1847) : «Vous lui devez respect, obéissance, amour.

Respect, car c'est un Prince de la Cour céleste, c'est le représentant de Dieu, c'est son ministre auprès de vous. Obéissance, car Dieu l’a établi votre protecteur. Il est aussi votre supérieur. En vous montrant docile à votre Ange gardien, vous montrerez votre docilité vis-à-vis de Dieu.

Amour, car il est votre bienfaiteur ; un bienfait demande la reconnaissance, et la reconnaissance se témoigne par l'amour. Vous lui devez amour parce qu'il vous aime...»

Déjà ici-bas, par notre vie surnaturelle d'intériorité et de grâce, nous sommes greffés sur le Christ, nous possédons la Vie éternelle, une «vie cachée avec le Christ en Dieu» (Col. 3, 3).

Mais ce n'est qu'après notre mort, et dans la Vision béatifique, que, de toute notre âme, nous jouirons de la possession de Dieu et que nous entrerons dans la Joie même de Dieu (cf. Matt. 25, 21 et 23), en attendant de posséder, au dernier jour du monde : Dieu et sa Joie, de tout notre être : «esprit, âme et corps» (1 Thess. 5, 23).

C'est la mission des Anges - «qui voient la Face du Père qui est dans les cieux», rappelons-le - de nous faire découvrir chaque jour davantage Dieu, notre Père, vivant en nous, et de nous préparer ainsi, directement, à la Vie éternelle de Gloire.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:11

« L’Antéchrist germanique usurpera le Pontificat. » - Prophétie de Merlin (XIIème siècle).

Karol est le prénom de Wojtyla, premier antipape antéchristique ‘canonisé??’ en 2014. Ce prénom vient du nom germanique Karl, signifiant ‘homme’ ou ‘mâle’, d’où la prophétie : « La première (bête) était semblable à un lion (paraissait être un vrai Christ, lion de Juda) et avait des ailes d’aigle (nom de Jean repris par Wojtyla). Je contemplais, jusqu’au moment où ses ailes furent arrachées, et où elle fut enlevée de terre, et dressée sur ses pieds, comme un homme, et où un coeur d’homme lui fut donné. » (Dn 7:4).

« Un d'au-delà des monts (L’Antéchrist germanique) deviendra le Vicaire de Dieu. Des religieux et des clercs prendront part à ce changement (...). En dehors de la vraie voie, il n'y aura que peu d'hommes recommandables ; j'en hausse les épaules ; quand la barque de Pierre sera en danger, il n'y a personne pour lui venir en aide... Le schismatique tombera dans le mépris des fidèles Italiens (...). (Prophétie du bienheureux Tomasuccio de Foligno)

Après une douzaine d'années que soit passé le millénaire (soit après 2012 environ), le manteau resplendissant du pouvoir légitime sortira de l'ombre où il était tenu par le schisme. Et au-delà des dommages de celui (l'antipape usurpateur) qui bloque la porte du salut, quand son schisme trompeur aura pris fin. La masse des fidèles s'attachera au digne Pasteur qui retirera chacun de l'erreur, et rendra à l'Église sa beauté. Il la renouvellera. »

Référence : Ces prophéties ont été extraite de : Mission Divine d’Écone par Simon André.

Livre_retour_PaulVI_v10_pdf https://mail-attachment.googleusercontent.com/attachment/u/0/?ui=2&ik=561327ac64&view=att&th=14bac1c9ff312234&attid=0.1&disp=safe&zw&saduie=AG9B_P-L2g2M4X81sk-N7D6oyr4e&sadet=1424533054259&sads=ZJnX9Gw8nZXN3DEbNs-7S74U2H4

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 21:01

Le vénérable Barthélémy Holzauser lui-même, grand commentateur de l'Apocalypse, a affirmé sans ambiguïté l'authenticité de la prophétie de Saint Malachie, qui attribue au Saint Père Paul VI la devise Flos Florum, montrant ainsi qu'il est le Saint Père souffrant de la Tradition Prophétique médiévale, exilé suite à la prise de pouvoir d'une antipapauté préparant le règne de l'Antéchrist.

Il est le « vénérable vieillard qui sera revêtu de tous ses anciens ornements » (Saint Jean de Bosco).

Il est le « manteau resplendissant du pouvoir légitime qui sortira de l'ombre où il était tenu par le schisme » (Bienheureux Tomasuccio de Foligno).

Il est «le pape comme prisonnier au Vatican » (Notre Dame de Quito).

Il est «L’Auguste Pontife qui sera dans les fers entouré d'ennemis » et le « vieillard enfermé à qui Jésus rend tous ses droits et sa liberté » (Marie-Julie Jahenny).

Il est enfin « le Saint Père encore caché pour échapper aux exigences dangereuses » (Anne-Catherine Emmerich).

Je ne sais combien de preuves il faudra apporter pour qu'enfin les catholiques y croient.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 11:27

Chaque personne humaine a ainsi un Ange gardien, que lui a dévolu la Miséricordieuse Providence. Quelles sont donc, dans le Plan divin, les fonctions attribuées aux Anges gardiens ?

C'est au Pape Jean XXIII - qui chérissait son premier prénom de baptême : Angelo - que nous recourons, cette fois, pour avoir la réponse. Le Saint-Père déclarait dans son discours du 26 décembre 1962 :

«L'Ange gardien est un bon conseiller ; il intercède auprès de Dieu en notre faveur ; il nous aide dans nos besoins ; il nous préserve des dangers et des accidents».

Comme nous sommes loin, dans ces affirmations de Jean XXIII, du rôle exigu auquel, trop souvent, les chrétiens limitent les interventions de l'Ange gardien (quand ils y pensent !) : celui de protecteur dans les dangers terrestres. L'Ange gardien est aussi, et d'abord même, selon le Pape : notre conseiller ; puis, notre intercesseur ; ensuite, notre aide ; et enfin, notre défenseur ou protecteur. Il faut se rappeler que l'aide angélique, comme toute grâce de Dieu, est régie par la grande loi providentielle qui mesure la grâce à la prière.

La mission de conseiller de l'Ange est la première, la plus importante : Celle de nous ouvrir l'esprit, à travers les plus petits événements de la vie quotidienne, à l'amour de Dieu et à l'horreur du péché. C'est ainsi que nous lisons dans le message de «Marie, Reine des Anges» à Carmela, du 2 août 1970 : «Invoquez vos Anges quand vous vous sentez incapables de résoudre vos problèmes spirituels et même matériels. Si vous écoutez leurs bonnes inspirations, elles seront comme de véritables conseils auxquels vous pouvez vous fier, sans crainte de vous tromper». (Messages dictés par Notre Seigneur et Notre Dame à Carmela Carabelli, de Milan, née en 1910, mère de onze enfants, veuve. Ces messages, qui ont obtenu, dans le texte original italien, l'imprimatur de Mgr Pietro Santoro, évoque de Termoli, ont été publiés en fascicules, en français, par le Centre Fidelitas de Genève (case postale 157 - 1227 Carouge -Genève, Suisse).

La doctrine des Pères de l'Église sur les fonctions des Anges gardiens est ainsi résumée par le Père (futur cardinal) Jean Daniélou, dans son ouvrage, paru en 1958 : Les Anges et leur mission d'après les Pères de l'Église :

1°. Messagers et instructeurs, ils protègent l'âme contre les troubles extérieurs et intérieurs.

2°. Ils sont chargés de reprendre et de punir, lorsque l'âme se détourne du droit chemin.

3°. Ils assistent le fidèle dans sa prière (Ps. 137, 1), et transmettent ses demandes à Dieu.

Cette mission angélique multiple, Pie XI la résumait ainsi, de façon expressive, saisissante, dans son discours du 10juin 1923 aux scouts catholiques, en leur faisant cette recommandation : «Qu'ils n'oublient pas qu'ils ont UN GUIDE CÉLESTE..! Cette pensée leur donnera courage et confiance».

Nul besoin d'être grand clerc pour comprendre que si chacun de nous, quel qu'il soit, jouit des services d'un tel Guide céleste... il ne dépend que de nous, de recueillir les bénéfices spirituels, et aussi temporels, de sa présence attentive et constante à nos côtés.

Ceci étant, le rôle incomparable des Anges ne doit pas masquer la présence immédiate de Dieu dans son fidèle. Les Anges sont nos frères, plus intelligents, plus puissants que nous, mais simples intercesseurs, sans être médiateurs, car seul le Christ est Médiateur.

Les Anges sont donc nos «guides célestes» POUR QUE nous orientions notre activité vers la vie de Dieu, dite céleste, à travers les Pouvoirs terres­tres : ces Puissances, ces Dominations... dont nous parlons plus loin. Dieu n'a pas besoin de ces êtres pour se communiquer, mais il leur a donné leur place dans le monde qu'il crée et régit.

L'assistance de l'Ange ne se limite pas à son compagnon de route, dont il a la charge providentielle ; elle s'étend bien au-delà, par le bienfait de la prière. C'est ce que Mélanie de la Salette nous révèle, en nous montrant l'unité, dans la prière et dans l'amour, de toute l'Église : militante, souffrante et triomphante.

«L'âme dans le purgatoire voit son Ange gardien ; il ne la quitte point. Elle aime Dieu parfaitement, comme elle est parfaitement résignée et, conforme à la volonté divine, elle adore, elle aime la très juste Justice du Très-Haut. Elle ne prie Dieu ni pour elle, ni (tant qu'elle est encore dans le feu) pour les autres, car elle est dans un état d'humiliation».

Cependant, selon l'abbé Combe, Mélanie lui aurait dit : «Mon Père, avant que cesse sa peine de feu, l'âme du purgatoire n'est pas en état de prier. Mais son Ange gardien prie pour ceux qui la soulagent», on obtiendrait ainsi des grâces par l'in­tercession des âmes les plus délaissées ? -. (L'enfance de Mélanie, écrite par elle-même (éd. Saint-Michel, Saint-Céneré, 1969, p. 113).

Ainsi, toute la Création est solidaire dans l'œuvre de la Rédemption.

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:42

«O toi mon ami si fidèle, mon très cher frère, mon saint Ange gardien, je te salue mille fois au nom de Jésus ; je remercie Dieu de t'avoir créé si beau, si bon, si puissant» (Prière à l'Ange gardien, de Madeleine de la Croix).

L'homme est la créature de Dieu qui fait le lien entre les réalités spirituelles et les réalités corporelles et matérielles, entre le monde visible et le monde invisible, il en est la charnière ; il les unit d'une certaine manière. En effet, comme l'écrit le cardinal Journet : «L'âme humaine, sans être un pur esprit, est un esprit. Ouverte par en bas à l'action des réalités corporelles, elle est ouverte par en haut à la visite des Anges».

(Introduction à l'ouvrage de Georges Huber 'Mon Ange marchera devant toi (éd. Saint-Paul, Paris, 1973, avec imprimatur, p. 12), dont nous recommandons tout particulièrement la lecture, saine et vivifiante pour l'esprit, le cœur et l'âme.)

Alors, s'éclaire la Pensée divine, qui a fait de l'homme, dans l'Acte créateur, le roi de la Création : «Soumettez la terre, dominez les animaux», dit Dieu, en parlant à l'homme (Gen. 1, 28).

Cette fraternisation entre hommes et Anges va si loin, que certains Pères de l'Église, et non des moindres — ainsi Saint Augustin, Saint Hilaire... ont pensé que «les élus devaient prendre la place laissée vide dans le Ciel par les Anges rebelles». (Dictionnaire de théologie catholique, A. Vacant et E. Mangenot. «Angélologie d'après les Pères», 1.1, col. 1205 (éd. Letouzey et Ane, 15 tomes en 30 volumes, Paris, 1903-1950).

De même, Saint Athanase, quand il écrit, parlant du jeûne: «Il place l'homme dans l'ordre angélique, car les Saints doivent occuper parmi les Anges les places laissées par les démons». (Saint Léon le Grand (+ 461) voyait dans le jeûne liturgique un secours offert à l'armée chrétienne dans son combat contre Satan» (Missel Feder, p. 159).

Oui, mais si l'homme est tout en haut, au sommet du monde des créatures matérielles, il est aussi à la base, tout à fait au bas du monde des créatures spirituelles, après, bien après les purs Esprits - d'une beauté rayonnante - d'une lumière éclatante - bien après le dernier des neuf Chœurs des Anges.

Cette royauté est donnée à l'homme afin qu'il l'utilise «pour la plus grande Gloire de Dieu». C'est donc, qu'au-dessus de cette royauté naturelle, il y a chez l'homme, une royale vocation surnaturelle — qui est un pressant et incessant appel divin : à la sainteté de grâce et de perfection de la Charité ici-bas, et à la sainteté de Gloire un jour.

En parlant des hommes, dire : Sainteté de grâce et de gloire, élévation surnaturelle, filiale adoption divine, c'est dire : Divinisation, mais divinisation appropriée à la nature humaine, à la personne humaine.

La sainteté, c'est donc l'emprise divinisatrice de l'Amour Infini sur un être libre, sur une volonté libre. C'est, finalement, par la grâce de Dieu, le triomphe de la volonté libre, qu'elle soit humaine ou angélique, sur l'orgueil et sur les autres passions. Mais les Anges ne sont pas de chair ; c'est pourquoi, chez eux, le péché est irréparable.

Ainsi, il y a la sainteté angélique ; il y a la sainteté humaine.

Comment ne pas comprendre, dès lors, que Dieu ait voulu donner à l'homme, ce roi de sa création, à chaque personne humaine, - royalement, divinement adoptée par Dieu, «divinisée» — un protecteur angélique, un Ange gardien.

«C'est son Ange» (Actes 12,15), dirent les fidèles réunis en prière, après l'emprisonnement de Pierre par Hérode, à une servante venue leur annoncer la présence soudaine de Pierre, devant le portail de la maison où ils se tenaient. (Ainsi PAUL VI reviendra à L’HEURE DE DIEU. Note du blog.)

«Les fidèles du Nouveau Testament croient que chaque homme a un Ange gardien», écrit A. Vacant, à ce propos, (Dictionnaire, 1.1, col. 1191).

Cette croyance s'enracine dans la Révélation évangélique et s'enracine aussi dans la Révélation de l'Ancien Testament :

«Car, dit le Psalmiste, le Seigneur a donné ordre à ses Anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes le pied contre la pierre» (Ps. 90, 11-12).

Ainsi, dès les débuts, le Seigneur, dans son infinie bonté et prévoyance, a chargé les Anges qui lui sont restés fidèles, de veiller sur l'humanité naissante et future, devenue plus vulnérable par la chute, afin de la protéger.

Nous ne résistons pas au plaisir de citer cette anecdote du P. Lamy (v. p. 20 n. 3 infra) : «Même quand vous étiez seul, les gens vous saluaient : «Bonsoir, un tel, et bonsoir la compagnie»: L'habitude était de vous saluer, mais aussi votre saint ange. C'était il y a un siècle, il est vrai ; on était alors en pays de chrétienté.

Et voici ce que nous dit encore la Parole de Dieu dans le Nouveau Testa­ment, par la voix de Saint Paul : «Est-ce que tous (les Anges) ne sont pas... envoyés en mission — ou : «en service» — pour ceux qui doivent hériter du salut? » (Héb. 1, 14), pour les hommes donc, qu'eux les Anges, sont destinés à servir ; ce que l'Apôtre appelle «un ministère», ministère qui est au service de la Rédemption.

Recueillons maintenant cette parole même du Divin Maître, déclarant solennellement en désignant les enfants : «LEURS Anges dans le Ciel contemplent sans cesse la Face de mon Père qui est dans les cieux» (Matt. 18, 10).

Ce qu'expliquait Pie XII, disant: «Lorsque les enfants deviennent adultes, leurs Anges gardiens les abandonnent-ils ? Certes pas ! ».

L'homme, ce satellite qui tourne autour de Dieu, doit être remis sans cesse sur son orbite. C'est le travail et la mission de l'Ange gardien.

C'est bien ce que l'Église nous enseigne : «Qu'elle est grande, la dignité des âmes, au point que chacune, dès l'instant de sa naissance, reçoit la protection d'un Ange qui lui est assigné». Protection qui établit entre l'Ange et la personne humaine, une sorte de communion : de communion entre les fonctions de l'Ange et les nôtres.

Cette union de l'Ange et de l'homme va si loin que le Concile Vatican II est allé jusqu'à dire : «Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste...; avec toute l'Armée de la Milice céleste, nous chantons au Seigneur l'hymne de gloire». (Encyclique Mediator Dei de Pie XII.)

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

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