Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:42

«O toi mon ami si fidèle, mon très cher frère, mon saint Ange gardien, je te salue mille fois au nom de Jésus ; je remercie Dieu de t'avoir créé si beau, si bon, si puissant» (Prière à l'Ange gardien, de Madeleine de la Croix).

L'homme est la créature de Dieu qui fait le lien entre les réalités spirituelles et les réalités corporelles et matérielles, entre le monde visible et le monde invisible, il en est la charnière ; il les unit d'une certaine manière. En effet, comme l'écrit le cardinal Journet : «L'âme humaine, sans être un pur esprit, est un esprit. Ouverte par en bas à l'action des réalités corporelles, elle est ouverte par en haut à la visite des Anges».

(Introduction à l'ouvrage de Georges Huber 'Mon Ange marchera devant toi (éd. Saint-Paul, Paris, 1973, avec imprimatur, p. 12), dont nous recommandons tout particulièrement la lecture, saine et vivifiante pour l'esprit, le cœur et l'âme.)

Alors, s'éclaire la Pensée divine, qui a fait de l'homme, dans l'Acte créateur, le roi de la Création : «Soumettez la terre, dominez les animaux», dit Dieu, en parlant à l'homme (Gen. 1, 28).

Cette fraternisation entre hommes et Anges va si loin, que certains Pères de l'Église, et non des moindres — ainsi Saint Augustin, Saint Hilaire... ont pensé que «les élus devaient prendre la place laissée vide dans le Ciel par les Anges rebelles». (Dictionnaire de théologie catholique, A. Vacant et E. Mangenot. «Angélologie d'après les Pères», 1.1, col. 1205 (éd. Letouzey et Ane, 15 tomes en 30 volumes, Paris, 1903-1950).

De même, Saint Athanase, quand il écrit, parlant du jeûne: «Il place l'homme dans l'ordre angélique, car les Saints doivent occuper parmi les Anges les places laissées par les démons». (Saint Léon le Grand (+ 461) voyait dans le jeûne liturgique un secours offert à l'armée chrétienne dans son combat contre Satan» (Missel Feder, p. 159).

Oui, mais si l'homme est tout en haut, au sommet du monde des créatures matérielles, il est aussi à la base, tout à fait au bas du monde des créatures spirituelles, après, bien après les purs Esprits - d'une beauté rayonnante - d'une lumière éclatante - bien après le dernier des neuf Chœurs des Anges.

Cette royauté est donnée à l'homme afin qu'il l'utilise «pour la plus grande Gloire de Dieu». C'est donc, qu'au-dessus de cette royauté naturelle, il y a chez l'homme, une royale vocation surnaturelle — qui est un pressant et incessant appel divin : à la sainteté de grâce et de perfection de la Charité ici-bas, et à la sainteté de Gloire un jour.

En parlant des hommes, dire : Sainteté de grâce et de gloire, élévation surnaturelle, filiale adoption divine, c'est dire : Divinisation, mais divinisation appropriée à la nature humaine, à la personne humaine.

La sainteté, c'est donc l'emprise divinisatrice de l'Amour Infini sur un être libre, sur une volonté libre. C'est, finalement, par la grâce de Dieu, le triomphe de la volonté libre, qu'elle soit humaine ou angélique, sur l'orgueil et sur les autres passions. Mais les Anges ne sont pas de chair ; c'est pourquoi, chez eux, le péché est irréparable.

Ainsi, il y a la sainteté angélique ; il y a la sainteté humaine.

Comment ne pas comprendre, dès lors, que Dieu ait voulu donner à l'homme, ce roi de sa création, à chaque personne humaine, - royalement, divinement adoptée par Dieu, «divinisée» — un protecteur angélique, un Ange gardien.

«C'est son Ange» (Actes 12,15), dirent les fidèles réunis en prière, après l'emprisonnement de Pierre par Hérode, à une servante venue leur annoncer la présence soudaine de Pierre, devant le portail de la maison où ils se tenaient. (Ainsi PAUL VI reviendra à L’HEURE DE DIEU. Note du blog.)

«Les fidèles du Nouveau Testament croient que chaque homme a un Ange gardien», écrit A. Vacant, à ce propos, (Dictionnaire, 1.1, col. 1191).

Cette croyance s'enracine dans la Révélation évangélique et s'enracine aussi dans la Révélation de l'Ancien Testament :

«Car, dit le Psalmiste, le Seigneur a donné ordre à ses Anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes le pied contre la pierre» (Ps. 90, 11-12).

Ainsi, dès les débuts, le Seigneur, dans son infinie bonté et prévoyance, a chargé les Anges qui lui sont restés fidèles, de veiller sur l'humanité naissante et future, devenue plus vulnérable par la chute, afin de la protéger.

Nous ne résistons pas au plaisir de citer cette anecdote du P. Lamy (v. p. 20 n. 3 infra) : «Même quand vous étiez seul, les gens vous saluaient : «Bonsoir, un tel, et bonsoir la compagnie»: L'habitude était de vous saluer, mais aussi votre saint ange. C'était il y a un siècle, il est vrai ; on était alors en pays de chrétienté.

Et voici ce que nous dit encore la Parole de Dieu dans le Nouveau Testa­ment, par la voix de Saint Paul : «Est-ce que tous (les Anges) ne sont pas... envoyés en mission — ou : «en service» — pour ceux qui doivent hériter du salut? » (Héb. 1, 14), pour les hommes donc, qu'eux les Anges, sont destinés à servir ; ce que l'Apôtre appelle «un ministère», ministère qui est au service de la Rédemption.

Recueillons maintenant cette parole même du Divin Maître, déclarant solennellement en désignant les enfants : «LEURS Anges dans le Ciel contemplent sans cesse la Face de mon Père qui est dans les cieux» (Matt. 18, 10).

Ce qu'expliquait Pie XII, disant: «Lorsque les enfants deviennent adultes, leurs Anges gardiens les abandonnent-ils ? Certes pas ! ».

L'homme, ce satellite qui tourne autour de Dieu, doit être remis sans cesse sur son orbite. C'est le travail et la mission de l'Ange gardien.

C'est bien ce que l'Église nous enseigne : «Qu'elle est grande, la dignité des âmes, au point que chacune, dès l'instant de sa naissance, reçoit la protection d'un Ange qui lui est assigné». Protection qui établit entre l'Ange et la personne humaine, une sorte de communion : de communion entre les fonctions de l'Ange et les nôtres.

Cette union de l'Ange et de l'homme va si loin que le Concile Vatican II est allé jusqu'à dire : «Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-goût à cette liturgie céleste...; avec toute l'Armée de la Milice céleste, nous chantons au Seigneur l'hymne de gloire». (Encyclique Mediator Dei de Pie XII.)

Extrait de : LES ANGES dans le combat de la Vie. Jean Marty

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0

commentaires