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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:23

Le Christ Roi a un représentant légitime en la personne de SS Paul VI, que des  imposteurs  ont condamné à l'exil depuis 1972.

Prions pour lui et supplions le Seigneur de hâter le retour de S.S. Paul VI, afin de dénoncer à la face du monde entier, ces précurseurs de l’antéchrist qui travaillent à la destruction de la véritable Église…  

Canoniser un faux pape, canoniser un imposteur, c’est une faute grave, c’est une abomination. 

Rome va retentir dans une semaine  au son des acclamations de foules aveuglées qui porteront sur les autels un anti-pape, « l'homme des ténèbres ».

C'est un acte démentiel. Ils ne savent pas ce qu'ils font... !

Prions donc encore et encore pour que le miracle du retour de SS Paul VI éclaire les âmes qui s'enfoncent dans un schisme effroyable et dans un mortel reniement.       Parce Domine

 

Réflexion inspiré de :  http://amdg.over-blog.fr/2014/04/pour-qui-ces-rameaux.html

 

Cette canonisation, sera sans doute la goutte d’impiété qui va nous ramener notre Saint Père PAUL VI.  


Remercions la Sainte Vierge Marie de nous avoir conservé notre Saint Père.

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 00:03

L'esprit est toujours supérieur à la lettre. En effet, cette différence d'écart est due seulement au fait que pour décrire une même situation « Hildegarde » passe par la Prophétie Zacharienne, et que Bernard passe par le premier livre des Rois (1 Rois XI, 31 : « Je te donnerai dix tribus » sur douze) relatif au schisme des dix tribus, et à la part qui doit revenir à jéroboam en raison des péchés de Salomon, part annoncée par le prophète AhiasdeSilo.

 

L'idée principale à retenir de ces pronostiques, c'est que le camp des catholiques apostats se plaçant sous l'autorité de l'Antéchrist antipape sera d'une majorité écrasante et ceci notamment en raison du pouvoir de séduction extraordinaire que cet antipape appuyé par les grandes puissances mondiales de son temps, exercera sur les foules (voici quelques titres que lui donne la presse : «Jean-Paul II, superstar»

 

Le Figaro du 2/10/1979, «Jean-Paul II, croisé des droits de l'homme » Figaro du 3/10/79, « l'homme charismatique » Le Monde du 9/10/1979 ; « la dernière vedette» Le Monde du 9/10/1979 ; «au premier rang des leaders du monde» Le Point du 8/10/1979 ; « le leader de l'occident » etc. Cf. Permanences revue mensuelle n°165 déc. 79 spécial J.-P.II). Et ceci est logique dans la mesure où cet antipape est considéré par la Tradition prophétique, comme la troisième personne de la Contre trinité satanique, qui provoquera chez les impies des inspirations et des transports analogues aux charismes qui s'emparaient des fidèles aux premiers temps de l'Église.

 

 Quant au camp des catholiques fidèles, de ceux qui finiront par comprendre ce qu'il est, il sera marginal, extrêmement minoritaire, insignifiant aux yeux du monde.

 

Bernard de Bustis nous dit que à la fin des temps « il se produira un schisme au sein de l'Église de Dieu ». Par l'expression « Église de Dieu », il faut entendre nécessairement les murs de l'église officielle romaine qui même s'ils ont été volés par la fausse église appartiennent de droit à la Véritable Église. Le schisme dont il s'agit est « le schisme affreux et de grande confusion » annoncé notamment par Hildegarde, comme on vient de le voir, c'est à dire un schisme qui emprisonne le clergé romain dans les griffes de l'Antipape de la fin des temps persécutant les membres de la véritable Église Catholique, un schisme qui constitue une rupture entre la véritable église catholique et l'église officielle romaine, c'est le temps où l'église officielle romaine se vide de la véritable papauté et des véritables catholiques pour devenir la Babylone maudite de l'Apocalypse…

 

Souligné par le blog.

 

    Cet article a été rédigé avec des extraits de : LE PAPE MARTYR DE

LA FIN DES TEMPS. Éric Faure. Disponible en PDF :   http://data.over-blog-kiwi.com/0/83/11/58/20140311/ob_d0b37d_papemartyrdelafindestemps-ericfaure.pdf

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 09:13

ALLOCUTION DU PAPE PAUL VI, audience générale du 15 novembre 1972. (Note du blog. Paul VI est encore vivant en 2014. Son retour est proche. Prions)

«Quels sont aujourd'hui les besoins les plus importants de l'Église ? Ne soyez pas étonnés par notre réponse, que vous pourriez trouver simpliste, voire même superstitieuse ou irréelle. L'un de ses plus grands besoins est de se défendre contre ce mal que nous appelons le démon.

 

Avant de préciser notre pensée, nous vous invitons à considérer dans une perspective de foi la vie humaine, dont nous pouvons d'ici découvrir et scruter profondément l'immense panorama. En vérité, ce tableau, dont nous sommes invités à contempler toute la réalité, est très beau. C'est le tableau de la création, de l'oeuvre de Dieu, dont lui-même a admiré la substantielle beauté, reflet extérieur de sa sagesse et de sa puissance.

 

Et puis, c'est avec beaucoup d'intérêt que nous regardons le tableau de l'histoire dramatique de l'humanité, dont émerge l'histoire de la Rédemption, du Christ, de notre salut, avec ses merveilleux trésors de révélation, de prophétie, de sainteté, de vie élevée au plan surnaturel, de promesses éternelles (cf. Eph. 1, 10).

 

Si nous savons bien regarder ce tableau, nous ne pouvons pas ne pas en être émerveillés (cf. S. Augustin, Soliloques) : Tout a un sens, tout a une fin, un ordre; tout laisse entrevoir une présence transcendante, une pensée, une vie, et finalement un amour, de sorte que l'univers, par ce qu'il est et par ce qu'il n'est pas, se présente à nous comme une préparation enthousiasmante et enivrante à quelque chose d'encore plus beau et d'encore plus parfait (cf. 1 Cor. 2, 9 ; 13, 12 ; Rom. 8, 19-23).

 

La vision chrétienne du cosmos et de la vie est donc triomphalement optimiste. Cette vision justifie notre joie et notre reconnaissance de vivre; en célébrant la gloire de Dieu, nous chantons notre bonheur (cf. le Gloria de la Messe).

 

Mais cette vision est-elle complète ? Est-elle exacte? Sommes-nous insensibles aux déficiences qui existent dans le monde, aux choses qui ne vont pas dans notre existence, à la souffrance, à la mort, à la méchanceté, à la cruauté, au péché, bref, au mal? Ne voyons-nous pas tout le mal qui existe dans le monde, spécialement le mal moral, c'est-à-dire celui qui est commis simultanément, bien qu'à des degrés divers, contre l'homme et contre Dieu ? N'est-ce pas là un triste spectacle, un mystère inexplicable ?

 

Et nous, les disciples du Verbe, nous qui exaltons le bien, nous les croyants, ne sommes-nous pas les plus sensibles, les plus troublés par la vue et l'expérience du mal ? Nous le trouvons dans le royaume de la nature, où tant de ses manifestations nous semblent dénoncer un désordre; nous le trouvons parmi les hommes, où nous voyons faiblesse, fragilité, souffrance, mort, et pire encore.

 

Nous sommes en présence de deux lois qui s'opposent: l'une qui voudrait le bien, l'autre qui tend au mal. Saint Paul a mis en relief l'humiliante évidence de ce tourment, pour montrer la nécessité, la chance de la grâce qui nous sauve, c'est-à-dire du salut apporté par le Christ (cf. Rom. 7). Le poète païen Ovide avait déjà annoncé ce conflit dans le coeur de l'homme : «Video meliora proboque, deteriora sequor». Je vois ce qui est bien et je l'approuve, mais je fais ce qui est mal (Mét.7, 19).

 

Nous trouvons le péché, perversion de la liberté humaine et cause profonde de la mort, parce que détaché de Dieu, source de la vie (Rom. 5, 12) ; le péché, occasion et effet de l'intervention en nous et dans notre monde d'un agent obscur et ennemi, le Démon. Le mal n'est plus seulement une déficience, il est le fait d'un être vivant, spirituel, perverti et pervertisseur. Terrible, mystérieuse et redoutable réalité.

 

Ils s'écartent de l'enseignement de la Bible et de l'Église, ceux qui refusent de reconnaître son existence, ou qui en font un principe autonome, n'ayant pas lui aussi, comme toute créature, son origine en Dieu; ou encore, qui l'expliquent comme une pseudo réalité, une invention de l'esprit pour personnifier les causes inconnues de nos maux.

 

Le problème du mal, complexe et absurde pour notre esprit unilatéralement rationnel, devient obsédant. Il constitue la difficulté la plus grande pour notre conception religieuse du cosmos. Saint Augustin le savait bien, lui qui en a souffert pendant des années : «Je cherchais d'où venait le mal et je ne trouvais pas d'explication» (Confessions VII, 5, 7, 11 etc. ; PL 32 ; 736, 739).

 

D'où l'importance de la conscience du mal, pour bien voir le monde, la vie, le salut dans une perspective chrétienne. Qui ne se rappelle, dans l'Évangile, le chapitre, si lourd de sens, de la triple tentation du Christ au début de sa vie publique ; ou bien les si nombreux récits où le Seigneur rencontre le Démon, lequel figure dans ses enseignements (par exemple Matt. 12, 43) ? Et comment oublier que par trois fois le Christ appelle: «Prince de ce monde», le Démon, son adversaire (Jean 12,31 ; 14, 30; 16, 11) ?

 

La réalité de cette présence néfaste est soulignée dans de très nombreux passages du Nouveau Testament. Saint Paul l'appelle «le dieu de ce monde» (2 Cor. 4, 4) ; et il nous avertit que nous, chrétiens, nous avons à lutter contre les ténèbres, en ayant devant nous non pas un tel Démon, mais une redoutable pluralité de démons: «Revêtez l'armure de Dieu, pour être en état de tenir face aux manoeuvres du diable. Ce n'est pas à l'homme que nous sommes affrontés, mais aux Autorités, aux Pouvoirs, aux Dominateurs de ce monde de ténèbres, aux Esprits du mal répandus dans l'air» (Eph. 6,12-13).

 

Divers passages de l'Évangile nous montrent qu'il ne s'agit pas d'un seul, mais de nombreux démons (Luc 11, 21; Marc 5, 9). L'un d'eux, cependant, est le principal, c'est Satan, qui veut devenir l'adversaire, l'ennemi ; et avec lui, il y en a beaucoup d'autres, qui sont tous des créatures de Dieu, mais des créatures déchues, parce que rebelles et damnées (cf. Denz. . Sch. 237, 428). De tout ce monde mystérieux, bouleversé par un drame bien pénible, nous connaissons très peu de choses.

 

Nous connaissons cependant, sur ce monde diabolique, beaucoup de choses qui concernent notre vie et toute l'histoire de l'humanité. Le démon est à l'origine du premier malheur de l'humanité. Il fut le tentateur insidieux et fatal, et l'instigateur du premier péché, le péché originel (Gen. 3 - Sag. 1,24).

 

Depuis la chute d'Adam, le Démon a acquis un certain empire sur l'homme, dont seule la rédemption du Christ peut nous délivrer. Et cette histoire se poursuit toujours. Rappelons-nous les exorcismes du baptême et les fréquentes références de la Sainte Écriture et de la liturgie à l'agressive et opprimante «puissance des ténèbres» (cf. Luc 22,53 - Col. 1, 13). Il est l'ennemi numéro un, le tentateur par excellence.

 

Nous savons ainsi que cet être obscur et troublant existe vraiment et qu'il est toujours à l'oeuvre avec une ruse traîtresse. Il est l'ennemi occulte qui sème l'erreur et le malheur dans l'histoire humaine. N'oublions pas la parabole si éclairante du bon grain et de l'ivraie ; elle résume et explique l'illogisme qui semble présider à nos contradictions : «C'est un ennemi qui a fait cela» (Matt. 13, 28).

 

Le Christ le définit comme celui qui «dès le commencement, s'est attaché à faire mourir l'homme… le père du mensonge» (cf. Jean. 8,44-45). Il menace insidieusement l'équilibre moral de l'homme. Il est le séducteur perfide et rusé qui sait s'insinuer en nous par les sens, l'imagination, la concupiscence, la logique utopique, les contacts sociaux désordonnés; pour introduire dans nos actes des déviations aussi nocives qu'apparemment conformes à nos structures physiques ou psychiques, ou à nos aspirations instinctives et profondes.

 

A propos du démon et de l'influence qu'il peut exercer sur les individus, sur les communautés, sur des sociétés entières ou sur les événements, il faudrait réétudier un chapitre très important de la doctrine catholique auquel on s'intéresse peu aujourd'hui. Certains pensent pouvoir trouver une compensation suffisante dans l'étude de la psychanalyse et de la psychiatrie, dans des expériences de spiritisme qui, aujourd'hui, malheureusement, se répandent tant dans certains pays. On a peur de retomber dans de vieilles théories manichéennes ou dans de funestes divagations, fantaisistes et superstitieuses.

 

Aujourd'hui, on préfère afficher un esprit fort, sans préjugés, positiviste, quitte ensuite à attacher foi gratuitement à tant de lubies magiques ou populaires, ou, pire encore, à livrer son âme - son âme de baptisé, qui tant de fois a reçu la visite de la Présence eucharistique et qui est habitée par l'Esprit Saint - à des expériences sensuelles licencieuses, aux expériences délétères des stupéfiants, ou aux séductions idéologiques des erreurs à la mode. Ce sont là autant de fissures par lesquelles le Malin peut facilement s'insinuer pour altérer l'esprit de l'homme.

 

Certes, tout péché n'est pas directement dû à l'action du diable (cf. C Th l, 104, 3). Mais il n'en est pas moins vrai que celui qui ne veille pas avec une certaine rigueur sur lui-même (cf. Matt. 12,45 - Eph. 6, 11) s'expose à l'influence du «mystère de l'iniquité» dont parle Saint Paul (2 Thess. 2, 3.12) et compromet son salut.

 

Notre doctrine se fait incertaine, obscurcie comme elle l'est par les ténèbres qui entourent le Démon. Mais deux questions sollicitent légitimement notre curiosité, excitée par la certitude de son existence multiple. Y a-t-il des signes, et lesquels, de la présence de l'action du diable ? Quels sont les moyens pour se défendre contre un danger si insidieux ?

 

La réponse à la première question requiert beaucoup de prudence, même si les signes du Malin semblent quelquefois évidents (cf. Tertullien, Apol. 23). Nous pourrions supposer sa sinistre intervention là où l'on nie Dieu d'une façon radicale, subtile et absurde ; là où le mensonge hypocrite s'affirme avec force contre la vérité évidente ; là où l'amour est étouffé par un égoïsme froid et cruel; là où le nom du Christ est l'objet d'une haine consciente et farouche (cf. 1 Cor. 16, 22; 12, 3); là où l'esprit de l'Évangile est dénaturé et démenti par les actes ; là où l'on affirme que le désespoir est la seule perspective, etc.

 

Mais il s'agit là d'un diagnostic trop vaste et trop difficile, que pour le moment nous n'osons pas approfondir et authentifier. Il n'est cependant pas dépourvu de dramatique intérêt pour tous. La littérature moderne lui a, en effet, elle aussi, consacré des pages célèbres (cf. par exemple les oeuvres de Bernanos, étudiées par Ch. Moeller, «Littérature du XXème siècle», I, p. 397 et s. - P. Macchi : Il volto del male in Bernanos. Et aussi «Satan», Etudes carmélitaines, Desclée de Brouwer, 1948). Le problème du mal demeure pour l'esprit humain l'un des plus importants et des plus permanents, même après la victorieuse réponse que lui a donnée Jésus-Christ : «Nous savons, écrit Saint Jean l'évangéliste, que nous sommes (nés) de Dieu, mais le monde tout entier gît sous l'empire du Mauvais» (1 Jean S, 19).

 

L'autre question est : Quelle défense, quel remède opposer à l'action du Démon ? La réponse est plus facile à formuler, même si elle demeure difficile à mettre en pratique. Nous pourrions dire: tout ce qui nous défend du péché nous protège, par le fait même, de l'Ennemi invisible. La grâce est la défense décisive. L'innocence apparaît comme une force. Et chacun se rappelle que l'enseignement apostolique a pris les armes du soldat comme symbole des vertus qui peuvent rendre le chrétien invincible (cf. Rom. 13, 12 ; Eph. 6, Il, 14, 17 ; 1 Thess. S, 8).

 

Le chrétien doit être militant, vigilant et fort (1 Pi. S, 8). Il doit parfois pratiquer une ascèse spéciale pour éloigner certaines attaques du diable. Jésus nous l'enseigne, et il indique comme remède la prière et le jeûne (Marc 9, 29).

 

Et Saint Paul suggère la ligne maîtresse que nous devons suivre : «Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien» (Rom. 12,21 ; et Matt. 13,29).

 

En ayant donc conscience de l'adversité dans laquelle se trouvent aujourd'hui les âmes, l'Église, le monde, nous nous efforcerons de donner sens et efficacité aux paroles de notre principale prière : «Notre Père… délivrez-nous du Mal». »

 

ALLOCUTION DU PAPE PAUL VI lors de l'audience générale du 15 novembre 1972

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 06:58

La souffrance préserve

Dieu voit que tel homme, laissé à lui-même, se laisserait attirer aux lueurs qui trompent et aux flammes qui brûlent. Sa miséricorde se sert de la souffrance qui diminue d'abord l'attraction que les biens sensibles exercent sur l'homme, et qui l'empêche, ensuite, d'aller vers eux et de s'y perdre. La souffrance a pour mission d'empêcher la faute. L'effet ordinaire de la prospérité est de corrompre le cœur et de le porter au mal. Laissez à lui-même le lourd papillon de nuit, et il s'en ira se buter à la flamme de votre lampe et s'y brûler les ailes.

 

La souffrance convertit

On n'en finirait pas de compter les convertis de la douleur. Ils s'en allaient insouciants de leur éternité, cueillant toutes les fleurs empoisonnées aux bords du chemin. Brusquement le mal­heur est venu; comme à la lueur d'un éclair, ils ont vu l'abîme où ils marchaient, et ils sont revenus vers la vérité et vers Dieu. Les châtiments dont vous m'avez affligé m'ont instruit (Jér. XXI, 18).

 

La souffrance perfectionne, affermit dans la vertu

Ceux qui endureront les souffrances de cette vie, Dieu les perfectionnera, les confirmera, les consolidera (I Pierre, V. 10). Peut-il en être autrement, vu que la souffrance détache des créa­tures qui sont le grand obstacle à notre progrès spirituel. Elle est encore la plus probante épreuve du courage. L'amour le plus solide est celui qui sait souffrir.

 

La souffrance enrichit pour le ciel

Les larmes de la terre sont les plus beaux joyaux de notre cou­ronne éternelle. Saint Paul se déclare impuissant à décrire l'éclat de la gloire et la profondeur de la félicité qui couronnent la moindre de nos douleurs supportée avec la grâce divine. Un léger moment de tribulation dans la vie présente nous vaut là-haut une incroyable mesure de gloire éternelle (II Cor. IV, 17).

 

La souffrance est une source de consolation

Heureux ceux qui souffrent ! non pas que la souffrance ait, par elle-même des charmes secrets et comme un bonheur caché, bien au contraire; mais nous affirmons la co-existence de la dou­leur et de la joie dans une âme. Nous disons que l'idée est su­périeure à la sensation, et que c'est par l'idée, dont elles s'accom­pagnent, que nos souffrances nous deviennent soit intolérables, soit tolérables, soit délicieuses. Or, la souffrance réveille en nous l'espérance du ciel dont elle devient l'une des plus fermes ga­ranties. Et cette garantie est pour celui qui souffre un baume à sa douleur, une consolation dans son âme, un avant-goût des joies célestes, avant-goût parfois si délicieux qu'il peut s'écrier avec l'Apôtre : Je surabonde de joie au milieu de toutes mes tri­bulations (II Cor. VII, 4).

 

La souffrance enfin nous donne une ressemblance avec Jésus qui s'est fait homme et qui a voulu tant souffrir pour nous.

Voyez l'artiste en face d'un bloc de marbre; il frappe, il taille jusqu'à ce que de la pierre morte jaillisse superbe, presque vi­vante, la forme idéale de beauté, la vision sublime qui tourmente son âme.

 

Mais autour de lui, que de poussière de marbre, que de mor­ceaux brisés.

 

Nous sommes des statues vivantes qui devons porter plus res­semblante chaque jour, l'image de notre modèle : Jésus.

 

L'artiste, c'est Dieu; la souffrance est le ciseau avec lequel il coupe, il taille jusqu'à ce que se dégage, de notre pauvre boue humaine, une forme sublime de beauté morale que, seule, la foi chrétienne a fait connaître au monde.

 

Ainsi instruits sur la valeur sanctifiante de la souffrance, le mieux, toujours, sera de nous mettre à l'école de Jésus-Christ, pour apprendre à souffrir, sans blasphème, sans envie, sans abat­tement. C'est bien là le secret du sort le plus heureux que nous puissions avoir sur la terre. C'est le sort des saints et leur secret est là.

 

Les saints sont ceux qui promènent sur les chemins de ce monde, « une âme chantante ». Cette âme chantante, ce n'est pas la saturation du bonheur qui la leur donne, c'est la souffran­ce, portée dans la vertu.      Joseph Boutin, prêtre.

 

Extrait de : NOURRITURES  spirituelles.  Tome 1  (1956)

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:36

Une loi de la nature

La souffrance est une loi de la nature; elle est la conséquence nécessaire des actions et réactions des causes secondes les unes sur les autres.

 

Dieu nous a donné la sensibilité; par elle, nous pouvons jouir, c'est un bien; mais les nerfs qui vibrent pour le plaisir sensible, peuvent aussi vibrer pour la douleur sensible. Et ceci est pour nous le grand avertisseur, le sifflet d'alarme de l'organisme.

 

Une loi pénale

La souffrance physique et morale est, en outre, une loi pénale, parce que l'impassibilité que l'homme avait comme don prêter naturel fut enlevée par le péché originel.

 

Sans le péché, l'homme n'eût pas connu la souffrance. Au pa­radis terrestre, il se sentait impassible, immortel, maître de la création matérielle. La justice originelle était le garant de tant de précieuses immunités. Mais le péché commis, Dieu, suivant ses menaces, retire sa loi des garanties, et toute créature semble s'armer contre l'homme. Les éléments de la nature, obéissant fatalement aux lois inflexibles qui les régissent, la perversité hu­maine ou diabolique, deviennent de terribles agents qui courent le monde pour l'arroser de larmes et de sang.

 

Un moyen de salut

Mais cette souffrance, si vaste dans son étendue, si inévi­table dans son action, restera-t-elle une douleur aveugle et brutale ? Sera-t-elle une peine purement afflictive, sans une vertu qui l'élève, sans une beauté qui la fasse aimer, sans une promes­se d'espérance qui la rende acceptable ?

 

La foi nous dit que, si l'homme a un corps soumis aux lois de la nature, il a une âme intelligente, libre, responsable; que sa vie ne finit pas aux quelques jours qu'il passe sur la terre, mais qu'il est un voyageur en marche vers une autre vie qui sera la récompense, ou la  punition de celle-ci. C'est donc dans l'éternité qu'il faut jeter nos regards pour juger définiti­vement les événements qui nous font pleurer ici-bas. Aussi, sous toute épreuve et dans toute affliction, la foi toujours nous fait voir Dieu qui décrète le coup dans un dessein de justice ou de miséricorde. Nos souffrances, Il les veut soit directement, soit indirectement, non certes pour le plaisir de nous voir souffrir; mais pour la joie de nous guérir. Il les veut comme une mère veut les meurtrissures que la chirurgie ouvre dans les chairs de son enfant pour sauver sa santé.

 

La souffrance a donc une mission. Elle entre dans le nouveau plan de la création comme le moyen par excellence de réparation, de sanctification et de salut.

 

Sans doute, par elle-même, la souffrance n'est pas une con­dition sine qua non de la justification. Aussi, on ne peut pas conclure que celui qui n'aura pas souffert sera exclu du ciel, ni même qu'il est inférieur spirituellement à celui qui souffre beau­coup, le degré de vie spirituelle dépendant surtout du degré de charité. Toutefois, bien rares sont ceux à qui ce moyen de sanc­tification ne s'impose pas.

 

Sans doute, par elle-même, la souffrance n'est pas méritoire; comme tout ce qui agit sur les sens, elle peut être l'objet d'actes méritoires ou l'occasion d'actes peccamineux. Mal reçues, en ef­fet, les tribulations engendrent une foule de fautes qui désorga­nisent la vie spirituelle : murmures contre la Providence, par­fois blasphèmes, découragement, désespoir, jalousies. Toutefois, bien utilisées, les épreuves deviennent méritoires par la patience, la résignation avec le concours de la grâce et l'influx de la cha­rité.

 

Et c'est ici qu'apparaît toute la valeur sanctifiante de la souf­france, son rôle utile, son magistère bienfaisant dans la vie chré­tienne.

 

La souffrance expie

Il y a dans la douleur plus que le triste héritage d'une faute primitive. Nous devons la considérer presque toujours comme la punition, la conséquence de nos fautes personnelles, familiales, ancestrales.

 

Qui a fait le mal, doit être puni. Or, parmi les hommes, les saints sont plutôt rares. Il en est peu qui, dans leur route vers l'éternité, ne se souillent de la poussière du chemin. C'est le grand rôle de la souffrance de purifier, de réparer le péché.

 

Dieu préfère pour nous les rigueurs du temps à celles de l'éter­nité et il ne nous éprouve en ce monde que pour nous épargner en l'autre. Quand Dieu aime quelqu'un, il le châtie, et après, il se complaît en lui comme en son enfant (Prov. III, 12). La souf­france est une expiation. Cette vérité est écrite en caractères san­glants sur la chair martyrisée de Jésus, notre Sauveur. Il expie nos fautes par ses inénarrables souffrances. Mais en lavant nos péchés dans son sang, en nous obtenant la rémission de la peine éternelle, le Christ n'a pas soldé toutes les peines temporelles dues pour nos fautes. Il n'a pas voulu nous dispenser de souffrir. Le pécheur doit donc, à son tour, satisfaire à la justice divine, expier, réparer.

Voilà ce que saint Paul appelle accomplir dans notre chair ce qui manque à la Passion du Sauveur, c'est-à-dire, que pour obtenir notre pardon, il nous faut souffrir nous-mêmes en union avec Jésus qui rend satisfactoire toutes nos expiations.                Joseph Boutin, prêtre.

 

Extrait de : NOURRITURES  spirituelles.  Tome 1  (1956)

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:42

Le précieux Sang

Dans la nuit de jeudi à vendredi, il me fut donné de voir mon divin Sauveur crucifié, couvert de plaies et gisant dans son sang. Je vis surtout d'une manière très distincte les pensées cuisantes de son âme divine. J'ai compris que c'était pour mon amour que Jésus, l'Agneau sans tache, endurait de si cruelles souffran­ces ... Et ma douleur devint pour un moment profonde comme la mer. Le péché m'apparaissait dans toute sa malice. De l'oeil de l'intelligence, je voyais Dieu irrité des outrages qu'il reçoit de la part de ses créatures, et déchargeant les coups de sa justice sur la Victime immaculée. Au milieu de ces atroces tortures, la voix gémissante du Bien-Aimé se fit entendre à mon âme. Elle lui disait : Ouvrez-moi votre coeur, -mon épouse, parce que par­tout on me rebute. Mettez-moi à l'abri de mes persécuteurs; étanchez ma soif brûlante, donnez-moi de l'amour, aimez-moi pour ceux qui insultent à mes douleurs, qui se moquent de mon amour, qui foulent aux pieds le Sang que j'ai versé au milieu d'incom­parables douleurs, qui font de leurs âmes que j'ai créées à mon image, que j'ai imprégnées de mon Sang, de véritables repaires de démons... Tout hors de moi-même, en voyant le Dieu fait homme écrasé sous le poids des douleurs et des opprobres, j'ai juré à mon divin Époux que je voulais m'immoler avec Lui et verser jusqu'à la dernière goutte de mon sang, pour lui gagner des âmes... Jésus répétait encore : Je rejetterai ceux qui me rejettent, je me rirai de ceux qui me méprisent, je foudroierai ceux qui se moquent de moi et font peu de cas de la valeur de mon Sang. Mais ceux qui méditent ma Passion et ma mort, qui s'en appliquent souvent les mérites infinis, qui aiment à contempler mes souffrances, qui désirent partager mes angoisses et mes hu­miliations, ceux-là sont mes bien-aimés... Je les porterai dans mon coeur, je les nourrirai de mon Sang.

 

Venez donc, Aurélie, vous désaltérer avec confiance et amour à la source du salut et de la vie. Venez, mes plaies sont ouvertes pour vous recevoir, mon Sang coule pour étancher votre soif insa­tiable et vous vivifier ! Je m'approche avec tremblement du Dieu trois fois saint, j'applique ma bouche sur son divin Coeur et je bois à longs traits le Sang vermeil et chaud qui s'en échappe... Le ciel est dans mon coeur ou plutôt mon coeur est au ciel. Je jouis des promesses de Jésus. Je possède la récompense promise à ceux qui chaque jour boivent le Sang et qui travaillent à le faire connaître et glorifier. Mais bientôt, à cette paix profonde succè­de l'agonie de l'âme ... Je pleure de ne pouvoir assez aimer Celui qui vient de me donner des marques du plus tendre amour. Au sortir de cette union, je me sens dévorée d'un zèle brûlant... Ce fut dans ces dispositions que quelques heures plus tard, je reçus mon Bien-Aimé. Ai-je besoin de vous dire ce qui s'est passé dans l'union eucharistique ? ... L'Époux a donné du Sang à l'épouse, II a guéri ses infirmités, II a communiqué à son âme une fermeté inébranlable, II a dissipé ses doutes, II lui a assuré sa divine pro­tection par ces paroles : Chère épouse rachetée de mon Sang, met­tez-vous à l'œuvre et ne craignez rien ! Je serai près de vous pour vous secourir dans tous vos besoins...

 

La dévotion au Précieux Sang

Une lumière subite éclaira en même temps mon entendement, e vis d'une manière très distincte que j'étais appelée à travailler la fondation d'une arche où viendrait s'abriter une troupe d'éli­te ... Je ne doutais plus des promesses de Jésus-Christ et, dans l'enthousiasme  d'une  reconnaissance sans égale, je m'écriai : Je veux, je crois, j'espère !

 

— Mais, dit Jésus, il ne suffit pas de vouloir, de croire et d'at­tendre; il faut se hâter de faire ma volonté, que je t'ai plus d'une fois manifestée.

— Seigneur, vous voyez mon coeur, vous connaissez l'ardeur de mes désirs. Vos ministres n'ont qu'un mot à dire et je suis à l'Oeuvre.

 

Eh bien ! Mets de côté le sentiment de crainte qui t'arrête et, tout en confessant ton indignité, sollicite vivement de ma part, l'exécution de mes desseins sur toi et sur un grand nombre d'âmes. N'hésite plus à croire que je t'ai choisie pour être l'amante de mon Sang et que par toi, il doit être connu, aimé et glorifié.

 

Au moment où ces paroles sont prononcées, une figure res­plendissante de beauté et de lumière m'apparaît... C'est un hom­me revêtu d'une immortelle jeunesse et qui, en me montrant ses mains, ses pieds et son côté percés d'où s'échappent des rayons lumineux et des torrents de sang, me dit d'une voix forte et douce : Je suis l'Époux des vierges; je suis la vraie Voie, la Vérité souveraine et la véritable Vie.,. Suivez-moi et à votre suite mar­chera cette troupe de vierges que vous voyez. Le regard de mon intelligence fut illuminé et je vis qu'en effet un cortège de vier­ges plus blanches que la neige et plus vermeilles que la rosé s'avançait vers moi... Jésus les aspergeait de son Sang en disant : Soyez bénies, ô vierges, qui avez été jugées dignes de marcher à la suite de l'Agneau immaculé, de partager ses souffrances, ses humiliations, ses abandons... Pour prix de votre généreux dé­vouement, de vos sacrifices, de vos larmes et de vos prières, vous partagerez, dans le ciel, ma félicité. Je ferai jaillir sur vous la gloire que me procurera le salut des pécheurs. En retour des âmes que vous enfanterez à la vie de la grâce, je ceindrai vos fronts d'une auréole particulière dans la cité des élus. Au jour de mes vengeances, vous serez à l'abri des coups de ma justice; vous par­tagerez la gloire des Apôtres, la récompense des Martyrs, le bon­heur des Vierges.

 

Au nom de Jésus crucifié que j'ai vu, que j'aime et que j'ai choisi pour mon unique Époux, je viens vous conjurer, mon Père, de ne pas suspendre plus longtemps l'exécution de la volonté de Dieu. Ne retardez pas mon bonheur; ne laissez pas perdre l'orne­ment de gloire que l'Église recevrait de la pauvreté, de l'humilité, de la pureté et de l'amour des vierges adoratrices du Sang Pré­cieux, filles de Marie Immaculée. Sinon, vous aurez à rendre compte aussi exactement que possible de tout ce qui s'est passé vendredi. Il ne me reste plus qu'à m'anéantir profondément en la présence de Dieu... Je serais prête à perdre mille vies plutôt que de manquer à croire et à soutenir la vérité des paroles et des promesses de mon Époux d'amour... C'est dans ces sentiments qu'humblement prosternée devant l'adorable majesté de Dieu, je le conjure, au nom de la Passion de son Fils, au nom du Sang très précieux, au nom de la Vierge Immaculée, d'avoir pitié de moi, qui n'ai d'autre ambition que d'aimer mon Sauveur crucifié et de procurer la gloire de son Sang. A vous maintenant de peser toutes ces choses et à moi d'exécuter promptement tous vos ordres que je regarderai comme venant de Dieu même. Demandez à Ma­rie qu'elle me fasse part de son humilité et de sa soumission.

Mère Catherine Aurélie du Précieux Sang.

 

Extrait de : NOURRITURES  spirituelles.  Tome 1  (1956)

 

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 12:02

Le Vrai Pape Paul VI a Dieu avec lui et ceci depuis le début. Le  Pape Paul VI a été accueilli par des membres pourris, de la même manière que Loth a été accueilli par les sodomites avant d’être menacé par ces derniers.

 

Le Pape PAUL VI a été élu par ces cardinaux mauvais dans l’ensemble, précisément parce que sa position au lieu d’être fermement attachée à la Tradition de l’Église, était libérale, se plaçait du côté des novateurs désireux d’imposer la révolution dans l’église, par des réformes impies.

 

C’est à la condition «sine qua non» de suivre la politique mauvaise des « novateurs » contre les intérêts de la sainte Église qu’il a pu devenir Pape.

 

En effet, l’église officielle romaine avant de perdre toute autorité apostolique, ou ce qui revient au même, avant de rejeter le Vrai Pape Paul VI pour suivre à la place l’Anti-papauté antéchristique par des anti-papes, (tel que : Le Sosie de Paul VI, J.P. I, J.P. II, Ben 16 et François I), devait être suffisamment affaiblie de l’intérieur par des impies qui se sont glissés sournoisement parmi les fidèles, pour ne pas permettre l’élection d’un pape qui soit ferme dans la défense de la Foi et radicalement hostile à la révolution liturgique antéchristique.

 

Cette élection, quoique faite par un Sacré Collège bien corrompu fut agréé par Dieu pour deux raisons. La première est que cette élection a été légitime, conforme au Droit Canon de la véritable Église et à l’esprit de la sainte Église. La deuxième raison, c’est que Notre Seigneur est déterminé après avoir fait « le Vrai Pape », en se servant des mauvais cardinaux  pour montrer sa puissance, de protéger le Vrai Pape contre lui même (le pape pouvant se nuire à lui même) et pas seulement contre l’ennemi, de le préserver malgré son égarement, de se servir d’un homme aussi faible et misérable que lui pour redresser l’Église, d’accomplir ce miracle qui est de changer un mauvais pape de l’histoire qui se soit trouvé sur le Siège de Pierre, pour en faire le meilleur d’entre les papes conformément à sa promesse : « Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point », c’est donc que la Foi du Pape était sur le point de défaillir, « et toi, quand tu seras converti », c’est donc que le Vrai Pape avant d’être éclairé miraculeusement par le Seigneur, n’avait pas encore une Foi suffisamment affermie, « affermis tes frères », par une vie exemplaire de sacrifice, et par le retour miraculeux du Vrai Pape au milieu des siens, retour témoignant de l’amour infini de Dieu pour la Sainte Papauté, et ceux qui lui sont fidèles (Luc XXII 32).

 

Cette promesse qui doit s’appliquer à saint Pierre Apôtre et à tous ses successeurs dans une certaine mesure, concerne en fait spécialement le Vrai Pape de la fin des temps, dans la mesure où celui-ci aura à affronter, contrairement aux autres papes avant lui, le corps anti- christique à l’état adulte.

 

En effet le Vrai Pape de la fin des temps est celui qui, plus qu’aucun autre pape avant lui, a besoin du secours de Dieu. D’une part, ce pape doit affronter cette bête de l’Apocalypse qu’est « l’Antipape germanique ». Il est cerné de toute part par l’ennemi, et il n’a malheureusement pas un esprit suffisamment vigilant pour déjouer le complot qui se trame contre lui.

 

La puissance de l’ennemi est d’autant plus grande, que ce pape est faible. Ce dernier n’a pas l’âme d’un chef, d’un politicien habile, et bien que Notre Seigneur l’ait choisi pour guide de son peuple, il n’est pas de ceux que l’on peut dire : « Vraiment, il était fait pour être Pape ». Jamais une église en bonne santé ne l’aurait élu. En d’autres temps, il n’aurait sans doute pas accédé à l’épiscopat et encore moins au cardinalat. Toute sa formation est à refaire dans une certaine mesure, et c’est Dieu seul qui veut le forger à sa manière, par le martyr.

 

D’autre part sous son pontificat, ce n’est pas seulement le Vrai Pape qui est en danger, mais à travers lui, toute la sainte papauté qui risque de disparaître définitivement, et a fortiori, c’est toute la Sainte Église qui est menacée dans son existence à un point extrême, comme jamais elle ne l’a été dans le passé. La raison de cela, est que ce pape se trouve à la fin des temps, c’est à dire à une période où la Synagogue de Satan est plus puissante que jamais, sur le point d’imposer par la ruse mondialement l’Antéchrist personne, après avoir imposé l’Antéchrist antipape par la ruse à toute l’église officielle romaine.

 

Cela en est à un tel point que le sort de la papauté repose tout entier sur le Vrai Pape qui se fait usurper sa place par plusieurs imposteurs, dont le plus redoutable est « l’Antéchrist antipape ». On sait que le Vrai Pape est faible au point de chuter au plus bas de l’échelle sociale après avoir été au sommet. On sait qu’il doit être répréhensible du moins au départ de son règne pour avoir été accepté comme pape par l’ensemble des cardinaux, les mêmes qui choisiront de suivre l’Anti-papauté antéchristique.

 

Pour toutes ces raisons, Notre Seigneur est tenu avec ce pape, plus qu’avec un autre pape, de réaliser sa promesse de veiller sur lui (Luc XXII 32).

 

La promesse de Notre Seigneur ne peut que trouver avec ce pape son plein accomplissement. Il en va de la survie même de l’Église.

 

C’est ainsi que derrière l’apparence de la non visibilité du Vrai Pape (ce dernier étant retiré de la vue des siens et du monde), derrière son apparent échec ou son impuissance à sortir seul de son exil forcé, le Vrai Pape doit nécessairement, une fois libéré de son châtiment par le Seigneur, une fois sa peine purgée, retourné vers les siens pour confondre d’autorité l’Anti-papauté antéchristique et renverser ainsi l’église officielle romaine apostate se faisant passer pour l’Église des papes.

 

De part sa sanctification par le martyr, il est invulnérable. Il a Dieu avec lui et ceci depuis le début. Et si Dieu l’a protégé miraculeusement comme cela fut le cas pour Lot, si Dieu l’a gardé en réserve, c’est pour surprendre et humilier ses ennemis, et faire en sorte que la véritable papauté soit victorieusement exaltée aux yeux de tous les sceptiques, pour la conversion de ceux qui ne croient pas à la primauté du Siège apostolique ou qui, désorientés par l’anti-papauté de la fin des temps, n’y croient plus. En fait, l’éclipse du Vrai pape par cette anti-papauté se traduisant par un exil caché n’a de sens que dans la perspective d’une résurrection de sa part, d’un redressement de la situation de l’Église par le Pape. C’est pour donner aux catholiques fidèles également le courage d’affronter le règne de l’Antéchrist personne qui se prépare après celui de l’Antéchrist antipape, que Notre Seigneur va permettre le retour de son Vicaire vers les siens.

 

Ainsi, les catholiques fidèles qui n’ont pas compris ce qui est arrivé à la véritable papauté devront un jour nécessairement revenir sur leur position lorsqu’ils découvriront que le Vrai pape n’était pas mort, mais vivant en exil, bénéficiant d’une assistance du Ciel, extraordinaire, pleinement miraculeuse, infiniment plus grande que celle dont ils ont eux-mêmes bénéficié. Ce jour là, on pourra dire qu’ils ne sont plus orphelins, qu’ils ont retrouvé le Pape, et qu’ils ne font plus qu’un avec lui.

 

    Cet article a été rédigé avec des extraits de : LE PAPE MARTYR DE

LA FIN DES TEMPS. Éric Faure. Disponible en PDF :   http://data.over-blog-kiwi.com/0/83/11/58/20140311/ob_d0b37d_papemartyrdelafindestemps-ericfaure.pdf

 

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