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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:52

Du haut de la Croix, Nôtre-Seigneur parla sept fois ; c'est ce qu'on appelle Ses sept dernières Paroles. La sainte Écri­ture ne rappelle les dernières paroles que de trois autres per­sonnages : Israël, Moïse et Étienne. La raison en est sans doute qu'aucune autre n'a été jugée aussi significative et représentative que ces trois-là. Israël était le premier de sa race ; Moïse était le premier de l'ère de la Loi ; Étienne était le premier martyr chrétien. Les dernières paroles de chacun marquaient le début de quelque chose de sublime dans l'his­toire des rapports de Dieu avec les hommes. Même les der­nières paroles de Pierre, ou de Paul, ou de Jean, ne sont pas restées dans l'héritage de l'humanité, car aucun esprit n'a guidé une plume pour révéler les secrets cueillis sur leurs lèvres mourantes. Et pourtant le cœur humain est toujours anxieux de connaître l'état d'esprit de chacun à ce moment même de la mort, qui est commun à tous et reste cependant si mystérieux.

Dans Sa bonté, Nôtre-Seigneur a révélé Ses pensées au moment de Sa mort, car Lui — plus qu'Israël, plus que Moïse, plus qu'Étienne — II représentait toute l'humanité. A ce moment sublime, II rappela tous Ses enfants autour de la chaire de la Croix, et chacun des mots qu'il prononça pour eux devait être publié éternellement et apporter une consolation sans fin. Il n'y a jamais eu de prédicateur comme le Christ mourant; il n'y eut jamais un auditoire comme celui qui s'est assemblé autour de cette chaire de la Croix; il n'y a jamais eu un sermon comparable à celui des sept Paroles du Christ.

LA PREMIÈRE PAROLE

Les bourreaux s'attendaient à ce que Jésus poussa des cris de douleur, comme tous les crucifiés l'avaient fait avant Lui. Sénèque écrit que ces malheureux maudissaient leur nais­sance, leurs bourreaux, leur mère et crachaient même sur ceux qui les regardaient. Cicéron rappelle que parfois il était nécessaire de couper la langue des crucifiés pour mettre fin à leurs terribles imprécations. Les bourreaux s'attendaient bien à des paroles, mais pas du genre de celles qu'ils enten­dirent. Les scribes et les pharisiens guettaient les réactions du Christ, et ils étaient bien sûrs que Celui qui avait prêché : « Aimez vos ennemis » et : « Faites le bien à ceux qui vous haïssent », oublierait cet Évangile, maintenant que Ses mains et Ses pieds étaient transpercés. Ils estimaient que les tor­tures du crucifiement et de l'agonie emporteraient toute réso­lution que Jésus aurait pu prendre de sauver les apparences. Chacun prévoyait un cri, mais personne, sauf les trois qui se tenaient au pied de la Croix, n'attendait celui qu'ils entendirent. Semblable à ces arbres odoriférants qui inondent de leur parfum la hache même qui les entaille, le Grand Cœur de l'Arbre d'Amour tira de ses profondeurs quelque chose qui était moins un cri qu'une prière — la douce, la suave, l'humble prière du pardon et de l'oubli de la faute :

« Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. » (Luc 23, 34.)

Qui pardonner? Pardonner les ennemis? Pardonner le sol­dat qui, au tribunal de Caïphe, L'avait frappé d'une main de fer ? Pilate, le politicien, qui avait condamné Dieu pour conserver l'amitié de César? Hérode, qui avait revêtu la Sagesse de la robe des fous ? Les soldats qui avaient pendu le Roi des Rois !, entre ciel et terre sur l'arbre de la Croix ? Pardonnez-leur ! Pardonnez-leur, pourquoi ? Parce qu'ils savent ce qu'ils font ? Non, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. S'ils l'avaient su, et cependant avaient continué de le faire, ils n'auraient pas pu être sauvés. Ils n'auraient jamais pu être sauvés s'ils avaient su quel crime terrible ils commettaient en condam­nant à mort Celui qui était la Vie, quelle perversion du droit il y avait à préférer Barabbas au Christ, quelle cruauté c'était que de clouer les pieds qui avaient franchi les col­lines éternelles! Ils n'auraient jamais pu être sauvés si, sachant ce qu'ils faisaient, ils avaient continué de le faire sans tenir compte de ce que le Sang qu'ils répandaient était capable de les racheter. Au lieu d'être sauvés, ils eussent plutôt été damnés! C'est l'ignorance seule de leur énorme péché qui leur permit d'entrer dans le groupe des auditeurs de ce cri venu de la Croix. Ce n'est pas la sagesse qui sauve, c'est l'ignorance!

Les condamnés à mort prennent diverses attitudes : les uns proclament leur innocence, d'autres accusent les juges qui les ont condamnés, d'autres enfin demandent pardon pour leurs péchés. Mais Celui qui était l'Innocence Parfaite ne demanda pas pardon; Médiateur entre Dieu et l'homme, c'est Lui qui répandait le pardon. Grand Prêtre qui S'offrait Lui-même en sacrifice, Il intercédait pour les pécheurs. En un certain sens, les paroles de rémission furent prononcées deux fois : une fois au paradis terrestre, lorsque Dieu promit la Rédemption par le « lignage de la femme » qui écraserait le serpent du mal et maintenant que Dieu, sous la forme du Serviteur Souffrant, accomplissait la promesse. Si grand était l'Amour divin, manifesté par cette première Parole descen­due de la Croix, que des échos en ont retenti à travers l'his­toire. C'est ainsi qu'Étienne, le premier martyr, demanda au Seigneur de ne pas imputer le péché à ceux qui le lapi­daient. De son côté Paul a écrit : « Tous m'ont abandonné ! Qu'on le leur pardonne ! » (II Timothée 4, 16.)

Mais les prières d'Étienne et de Paul n'étaient pas comme celle du Christ dans laquelle le pardon et Son sacrifice ne faisaient qu'un. Parce qu'il était à la fois Prêtre et Victime, II était élevé comme Prêtre, mais détruit comme Victime. Ainsi Il intercédait et S'offrait Lui-même pour les coupables. Le sang d'Abel en appelait à la colère de Dieu pour venger le crime de Caïn ; le Sang du nouvel Abel, versé par les frères jaloux de la race de Caïn, s'élevait pour apaiser la colère et intercéder pour le pardon.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 19:38

Pour le chrétien, la mort n'est pas la fin de la vie, mais le passage vers une plus belle vie. Le chrétien meurt comme Jésus-Christ, par obéissance à Dieu cl en offrant sa vie.

1. Le corps et l'âme se séparent.

La mort n'est pas la destruction ni le néant. Elle est simplement la séparation du corps et de l'âme, qui doivent se réunir un jour. 11 ne faut pas croire qu'à la mort tout est fini. Le corps, usé ou blessé, cesse de vivre et il se dissout en poussière ; mais l'âme, qui est un esprit, retourne vers Dieu.

2. La corps va reposer au cimetière.

Le corps du chrétien est saint. Il a été consacré par les onctions du Baptême et de la Confirmation (de l'Ordre pour le prêtre).

Près du corps du chrétien, on place de l'eau bénite et on l'asperge pour marquer qu'il est saint. A l'église, on encense le corps du chrétien pour lui rendre honneur. Au cimetière, on bénit la terre où il va reposer, et on plante au-dessus la croix pour rappeler que celui qui est là, racheté par Jésus-Christ, ressuscitera avec lui.

O Crux Ave, Spes Unica : Salut, ô croix, notre unique espérance.

Cimetière veut dire : lieu où l'on repose avant de se relever.

O Dieu, dont la miséricorde donne aux âmes le repos et la paix, bénissez cette tombe et envoyez votre ange pour la garder...

3. L'âme retourne vers Dieu.

L'âme du chrétien en état de grâce est unie au Bon Dieu et va vers Lui dès qu'elle quitte le corps, comme le papillon va vers la lumière. A la mort de sainte Scholastique, on a vu son âme monter au ciel sous l'apparence d'une colombe ; l'âme de sainte Jeanne de Chantal monta au ciel sous la forme d'un globe de feu.

Près d'un mourant on dit cette prière :

Partez de ce inonde, âme chrétienne, au nom du Père tout puissant qui vous a créée ; au nom de Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui a souffert pour vous ; au nom du Saint-Esprit qui s'est répandu en vous... que saint Joseph, doux patron des mourants, affermisse votre espérance ; que la sainte Vierge Marie vous regarde avec bonté ; que Jésus vous accueille avec douceur et joie et vous place au nombre de ceux qui sont toujours avec lui.

A l'église, on chante cette prière :

« Que les anges te conduisent en paradis ; qu'à ton arrivée les martyrs te reçoivent et t'introduisent dans la cité sainte de Jérusalem. Que le chœur des anges t'accueille, et puisses-tu, comme le pauvre Lazare, entrer dans le repos éternel. »

4. Le plus beau jour de la vie.

Nous avons peur de la mort parce que nous aimons trop la terre et que nous ne connaissons pas le ciel, mais nous devons penser :

— Que notre véritable patrie n'est pas la terre où tout passe, où tout meurt, mais le ciel où nous vivrons éternel­lement ;

— Que nous allons rejoindre Jésus, la sainte Vierge, les saints, les martyrs, nos parents et amis qui sont partis.

Dernière lettre d'un condamné

« Je vous dis adieu pour la dernière fois... Nous ne nous reverrons plus sur la terre, mais dans le ciel, s'il plaît à Dieu, je subirai la mort demain après-midi. Je meurs pour notre sainte religion, plein d'espérance en Dieu. Je regarde le jour de demain, vendredi comme le plus beau jour de ma vie, car j'espère qu'il m’ouvrira les portes du ciel. »

(Joseph HEBBERT, curé de Maillé, guillotiné à La Rochelle, le 5 septembre 1793.)

5. Comment un chrétien se prépare à mourir,

Il ne faut pas craindre la mort. Il faut s'y préparer.

A l'approche de la mort, un chrétien fait placer devant lui l'image du crucifix afin d'offrir ses souffrances avec celle de Jésus. Il fait venir le prêtre pour se faire aider à paraître devant Dieu.

1° Il fera une confession île toute sa vie ;

2° Il recevra l'onction des malades ;

3° Il recevra la communion en viatique : c'est-à-dire que le prêtre lui apportera la communion dans sa chambre à n'importe quelle heure, afin que s'accomplisse la parole Jésus : « En vérité je vous le dis, celui qui mangera ma chair aura la Vie en lui, et je le ressusciterai au dernier jour. »

4° Le prêtre lui accordera l'indulgence plénière.

« Par les fruits de notre très sainte rédemption, que le Dieu tout puissant voua remette les peines que vous devriez souffrir en cette vie et en l'autre, qu'il vous ouvre les portes de Son royaume et vous introduise au séjour des joies éternelles. Amen. »

6. La plus belle mort, est-ce la mort...

...de celui qui meurt subitement sans souffrir ?

...du pauvre qui s'en va sans laisser d'héritage ?

...du riche qui aura un bel enterrement ?

...du jeune soldat tué en défendant son pays ?

...de l'infirmière victime d'une épidémie ?

...de l'homme qui meurt après un bon dîner ?

...du missionnaire qui meurt de fatigue ?

La plus belle mort est celle qui ressemble à la mort de Jésus-Christ. Il a donné sa vie par obéissance à son Père et par amour pour nous. Un chrétien devrait mourir en baisant le crucifix.

Pour bien mourir, il faut être toujours en état de grâce et faire la volonté de Dieu.

Si nous donnons à Dieu tout ce que nous somme et tout ce que nous avons, notre mort sera l'acte le plus méritoire de toute notre vie. Elle sera un sacrifice volontaire nous pourrons offrir pour nos parents et amis, pour l'Eglise pour les prêtres, pour les pécheurs, pour la patrie.

7. Prière pour faire de sa mort un acte d'obéissance à Dieu.

Seigneur, mon Dieu, dès aujourd'hui, j'accepte volontiers et justement, de Votre main, le genre de mort Vous plaira de m'envoyer, avec toutes ses douleurs, toutes ses peines et ses angoisses. Ainsi soit-il.

8. Invocations.

Mon Dieu, ayez pitié de moi selon votre grande bonté.

Mon Dieu, je Vous aime.

Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains, Mon sort est entre Vos mains.

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheur.

Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie.

Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.

Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure en 'votre sainte compagnie.

Extrait de : Le Catéchisme en Image (1954). Bonne Presse-Paris

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 10:06

Un empoisonneur légitime.....? Au secours.... 9 mars 2016

"Nous avons donc un pape qui propage une hérésie ; je ne suis pas juge de son péché, je constate qu’il propage une hérésie."

Ainsi s'exprime avec grande vigueur et clarté Mgr Tissier de Mallerais FSSPX sur MPI, à propos des "options" de B.... pour la religion mondiale.

Commentaire de Senex

http://amdg.over-blog.fr/2016/03/un-empoisonneur-legitime-au-secours.html

J'ai beau me creuser la tête: Je n'arrive pas à comprendre comment on peut dire deux choses contraires dans la même phrase.

"Nous avons un pape " donc nous le reconnaissons comme pape légitime donc envoyé de Dieu pour être le chef visible de l'Église, le lien de la foi, gardien de la foi, pour prendre soin de nos âmes et celles de nos descendants.

"Nous reconnaissons néanmoins que ce médecin est un empoisonneur très dangereux" mais digne néanmoins de notre considération la plus respectueuse. Il peut donc continuer son action d'empoisonnement et garder le titre de Pape.

Un empoisonneur légitime en somme.....garanti par le conseil de l'ordre....

Au secours Messeigneurs! Nous périssons... si vous nous laissez dans le noir...

Vous n'êtes pas sédévacantistes, nous non plus..... Habemus Papam....

Une seule option possible : la thèse survivantiste... mais chut, c'est trop simple...

Vérité et justice envers SS Paul VI ....Quoi qu'il en coûte.....Patience

http://amdg.over-blog.fr/2016/03/un-empoisonneur-legitime-au-secours.html

Assez c’est assez, allez vous vous réveiller enfin! SVP, Méditez bien ce texte de Senex. UDP

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 13:04

VOICI LES AVIS ET EXERCICES REQUIS POUR CON­DUIRE L’ÂME DÈS SON PREMIER DÉSIR DE LA VIE DÉVOTE JUSQU’A UNE ENTIÈRE RÉSOLUTION DE L'EMBRASSER.

CHAPITRE PREMIER

DESCRIPTION DE LA VRAIE DÉVOTION

Vous aspirez à la dévotion, très, chère Amie (Philothée), parce qu'étant chré­tienne, vous savez que c'est une-vertu extrêmement agréable à la divine Majesté : mais, d'autant que-les petites fautes que l'on commet au commencement de quelque affaire s'agrandissent infiniment au progrès et sont presque irréparables à la fin, il faut avant toutes choses que vous sachiez ce que c'est que la vertu de dévotion ; car, d'autant qu'il n'y en a qu'une vraie, et qu'il y en a une grande quantité de fausses et vaines, si vous ne connaissiez quelle est la vraie, vous pourriez vous tromper et vous amuser à suivre quelque dévo­tion qui ne tend pas au vrai but et superstitieuse. Arélius peignait toutes les faces des images qu'il faisait, à l'air et ressem­blance des femmes qu'il aimait, et chacun peint la dévotion selon sa passion et fantaisie.

Celui qui est adonné au jeûne se tiendra pour bien dévot pourvu qu'il jeûne, quoique son cœur soit plein de rancune ; et n'osant point tremper sa langue dans le vin ni même dans l'eau, par sobriété, n’hésitera pas de la plonger dans le sang du prochain par la médi­sance et calomnie.

Un autre s'esti­mera dévot parce qu'il dit une grande multitude d'oraisons tous les jours, quoiqu'après cela, sa langue répande des paroles fâcheuses, arrogantes et injurieuses parmi ses domestiques et voisins.

L'autre tire fort volontiers l'aumône de sa bourse pour la donner aux pauvres, mais il ne peut tirer la douceur de son cœur pour pardonner à ses ennemis ; l'autre pardonnera à ses ennemis, mais jamais il donnera raison à ses créanciers, que par la force de justice. Tous ces gens-là sont vul­gairement tenus pour dévots, et ne le sont pourtant nullement.

Les gens de Saül cherchaient David dans sa maison; Michol ayant mis une statue dans un lit et l'ayant couverte des habits de David, leur fit accroire que c'était David même qui dormait malade. (I Reg., xix, 11-16.) : Ainsi beaucoup de personnes se couvrent de certaines actions extérieures appartenant à la sainte dévotion, et le monde croit que ce sont des gens vraiment dévots et spirituels; mais en vérité, ce ne sont que des statues et fantômes de dévotion.

La vraie et vivante dévotion, présuppose l'amour de Dieu, comme elle n'est autre chose qu'un vrai amour de Dieu ; mais non pas toutefois un amour tel quel : car, en tant que l'amour divin embellit notre âme, il s'appelle grâce, nous rendant agréa­bles à sa divine Majesté ; en tant qu'il nous donne la force de bien faire, il s'appelle charité; mais quand il est parvenu jusqu’au degré de perfection auquel il ne nous fait pas seulement bien faire, comme il nous fait opérer soigneusement, fréquemment et promptement, alors il s'appelle dévotion.

Les autruches ne volent jamais ; les poules volent, pesamment toutefois, vers le bas et rarement ; mais les aigles, les colombes et les hirondelles volent souvent, vitement et hautement. Ainsi les pécheurs ne volent point en Dieu, ils font toutes leurs courses sur la terre et pour la terre ; les gens de bien qui n'ont pas encore atteint la dévotion volent en Dieu par leurs bonnes actions, mais rarement, lentement et pesamment; les personnes dévotes volent en Dieu fréquemment, promptement et hau­tement.

Bref, la dévotion n'est autre chose qu'une agilité et vivacité spirituelle par le moyen de laquelle la charité fait ses actions en nous, ou nous par elle, promptement et affectionnément ; et comme il appartient à la charité de nous faire généralement

et universellement pratiquer tous les commandements de Dieu, il appartient aussi à la dévotion de nous les faire faire promptement et diligemment.

C'est pourquoi celui qui n'observe pas tous les commandements de Dieu, ne peut être estimé ni bon ni dévot, puisque pour être bon il faut avoir la charité, et pour être dévot il faut avoir, outre la charité, une grande vivacité et promptitude aux actions charitables.

Et puisque la dévotion gît en certain degré d'excellente charité, non seulement elle nous rend prompts et actifs et diligents à l'observation de tous les commandements de Dieu ; mais outre cela, elle nous provoque à faire promptement et affectionnément le plus de bonnes œuvres que nous pouvons, encore qu'elles ne soient aucunement commandées, alors seulement conseillées ou inspirées.

Car ainsi qu'un homme qui est nouvellement guéri de quelque mala­die chemine autant qu'il lui est néces­saire, mais lentement et pesamment, de même le pécheur étant guéri de son iniquité, il chemine autant que Dieu lui commande, pesamment néan­moins et lentement aussi longtemps qu'il faut pour parvenir à la dévotion ; alors, comme un homme bien sain, non seulement il chemine, mais il court et saute dans la voie des comman­dements de Dieu. (ps. cxvIIi, 32), et, de plus, il passe et court dans les sentiers des conseils et inspirations célestes.

Enfin, la cha­rité et la dévotion ne sont non plus différentes l'une de l'autre que la flamme l'est du feu, d'autant que la charité étant un feu spirituel, quand elle est fort enflammée elle s'appelle dévotion : alors que la dévotion n'ajoute rien au feu de la charité, sinon la flamme qui rend la charité prompte, active et diligente, non seulement à

l'observation des commandements de Dieu, mais à l'exercice des conseils et inspirations célestes.

Extrait de : Introduction à la VIE DÉVOTE. St-François De Sales. Texte original 1948

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:30

Rappel important,

LE SÉDÉVACANTISTE est-il une hérésie…

http://elogofioupiou.over-blog.com/2016/01/le-sedevacantiste-est-il-une-heresie.html

La Haine contre Paul VI ne se masque même plus dans les milieux sédévacantistes

http://amdg.over-blog.fr/la-haine-tombe-le-masque

Le 3ième Secret de Fatima reconstitué…

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-reconstitution-du-vrai-3e-secret-de-fatima-121512758.html

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:53

Trente-trois ans avant le Calvaire, Marie reconnaît que sa mission est d'apporter son Seigneur au genre humain ; et elle est prise d'une telle impatience sainte, qu'elle commence cette mission avant même que son Fils ait vu le jour. Dans ce voyage, j'aime à voir en elle la première infirmière chrétienne qui en plus des soins qu'elle prodigue vient apporter le Christ dans la vie de ses malades : Salut des infirmes, secours des chrétiens, disons-nous dans ses litanies.

Les paroles exactes que Marie prononça ne nous sont pas rapportées. L'évangéliste dit seulement qu'elle salua Élisabeth. Mais remarquez que dès qu'elle eut salué sa cousine, de nouveaux liens sont aussitôt créés. Élisabeth ne s'adresse plus à elle en tant que cousine. Elle dit : « D'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (S. Luc 1, 43.)

Marie, maintenant, n'est plus une simple parente, ou la mère d'un autre enfant. Elle est appelée la « Mère de Dieu » ! Mais ce n'est pas tout. L'enfant qu'Élisabeth porte en son sein, et qui plus tard devait être appelé « le plus grand parmi les fils de la femme », par l'enfant que Marie porte en son sein, « se met à tressaillir de joie dans le sein de sa mère » ; nous pourrions aller jusqu'à dire que par cette allégresse, il désirait avancer sa nais­sance en hommage au Roi des rois ! Voici deux enfants qui manifestent une sorte de fraternité avant même d'avoir quitté le sein de leur mère.

Remarquez à quel point Notre-Dame est la médiatrice entre le Christ et les hommes. Tout d'abord, ce fut par elle, comme par une porte du Ciel, qu'il vint en ce monde. Ce fut en elle, ainsi qu'en un miroir de justice que pour la première fois il vit, avec des yeux humains, l'image du monde qu'il avait créé. C'est en elle, sorte de ciboire vivant, qu'il est porté à ce premier banc de com­munion qu'est la maison d'Élisabeth, où un enfant qui n'a pas encore vu le jour, salue en lui l'hôte qui va être l'invité du monde. C'est à sa demande qu'à Cana il met sa puissance divine au ser­vice d'un besoin humain. Et c'est enfin à la Croix que Marie, qui avait donné le Christ au monde, le reçoit une seconde fois en nous, qui sommes indignes du grand nom de chrétiens.

A cause de cette intimité, je me demande s'il n'est pas juste de dire que les hommes cessent d'adorer le Christ par le fait même qu'ils cessent de vénérer la mère du Christ. N'est-il pas vrai, dans les relations humaines, que si un soi-disant ami ignore votre mère lorsqu'il est reçu chez vous, tôt ou tard, il vous igno­rera ? Réciproquement, si les hommes viennent frapper à la porte de Marie, ils s'apercevront que c'est Nôtre-Seigneur lui-même qui répondra.

Si jamais auparavant vous n'avez prié Marie, faites-le main­tenant. Ne comprenez-vous pas que si le Christ lui-même a voulu être formé en elle, physiquement durant neuf mois, puis formé par elle spirituellement durant trente années, c'est auprès d'elle qu'il nous faut aller pour que le Christ puisse se former en nous ? Ayant élevé le Christ, elle seule est capable d'élever un chrétien.

Pour développer cette fraternité spirituelle avec Jésus et Marie, le chapelet est des plus efficace. Le mot chapelet signifie « guirlande de rosés » cueillies dans le jardin de la prière. Cha­que dizaine ne demande que deux ou trois minutes, si bien que le chapelet entier ne prend qu'un peu plus de dix minutes.

Si vous ne le dites pas en entier et à genoux, récitez une dizaine en vous levant le matin, une autre en vous rendant à votre travail ; une autre dizaine en balayant la maison ou à midi, au res­taurant en attendant l'addition ; une autre dizaine juste avant de vous coucher ; et la dernière dizaine, récitez-la au lit, juste avant de vous endormir.

Si vous avez moins de vingt-cinq ans, avant de vous endor­mir vous ne pouvez réciter qu'une dizaine, deux si vous avez qua­rante ans ; mais si vous approchez de soixante ans, vous avez bien le temps d'en réciter douze !

Parce que le « Je vous salue, Marie » est récité si souvent tout au long d'un chapelet, ne croyez pas cette répétition stérile, car chaque fois il évoque un tableau ou un cadre différents, lors­que vous méditez par exemple, sur des mystères tels que la Nativité de Nôtre-Seigneur, la Crucifixion ou la Résurrection. Quand vous étiez enfant et que vous disiez à votre maman que vous l'aimiez, vous ne pensiez pas alors que ces mots pourraient avoir le même sens que lorsque vous les lui avez redits plus tard. Parce que l'affection était sur un autre plan, elle s'exprima d'une façon nouvelle. Chaque jour, c'est le même soleil qui se lève, mais il fait un jour nouveau.

Voici certains des avantages du chapelet :

1° Si chaque jour de votre vie, vous récitez le chapelet avec dévotion, et tout ce que cela implique, vous ne perdrez jamais votre âme.

2° Si vous souhaitez la paix dans votre cœur et dans votre famille, et d'abondantes grâces divines pour votre foyer, rassem­blez votre famille chaque soir, et récitez le chapelet.

3° Si vous désirez convertir une âme à la plénitude de l'amour et de la vie en Dieu, apprenez à cette personne à réciter le chapelet : ou bien elle cessera de le réciter ou elle recevra le don de foi.

4° Si un nombre suffisant d'entre nous récitait le chapelet chaque jour, la Sainte Vierge obtiendrait de son divin Fils, main­tenant comme dans le passé, le calme après la tempête actuelle, la défaite des ennemis de la civilisation humaine, la véritable paix du cœur pour ceux qui peinent ou qui s'égarent.

5° Si votre charité s'est refroidie et vous a laissé malheureux et enclin à la médisance, le chapelet, en vous faisant méditer le grand amour de Nôtre-Seigneur pour vous sur la Croix, et l'af­fection de votre Mère pour vous au Calvaire, ranimera votre amour de Dieu et du prochain, et vous rendra cette paix qui dépasse tout entendement.

Ne croyez pas qu'en honorant Notre-Dame par le chapelet vous négligez Nôtre-Seigneur. Avez-vous jamais vu quelqu'un vous ignorer tout en étant bon pour votre mère ? Si Nôtre-Sei­gneur nous a dit : « Voici votre Mère », il convient que nous respections celle qu'il a choisie entre toutes les créatures. De toute manière, que vous le vouliez ou non, sachez qu'il vous faut tou­jours la suivre, car comme l'a dit Francis Thompson :

Il suffit que la céleste Tentatrice se mette à jouer, Pour que tout le genre humain goûte la félicité ; Attirés par vos saintes cajoleries Et la séduction infinie de vos yeux. Faites-nous retrouver le paradis !

Extrait de : DU HAUT DE LA CROIX. Mgr Fulton J. Sheen

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 10:14

Vous est-il parfois arrivé de dire, pour justifier votre égoïsme : « Après tout, il faut bien que je vive ma vie ! »?

La vérité, c'est qu'elle n'est pas réellement votre vie, puisqu'il vous faut la vivre avec tout le monde. Par son étymologie même, la religion n'est pas ce que vous faites dans votre individualité, mais dans vos rapports avec autrui. Vous êtes issu du sein de la société, d'où il découle que l'amour du prochain est inséparable de l'amour de Dieu. « Si quelqu'un dit: « J'aime Dieu », et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; comment celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (I S. Jean iv, 20.)

A mesure que les dangers se multiplient, la solidarité humaine devient plus évidente. Les hommes sont plus rapprochés moralement dans un abri antiaérien, ou dans un trou d'obus, que dans le bureau d'un homme d'affaires ou à une table de bridge. A mesure que les chagrins augmentent, un sentiment d'unité s'intensifie. C'est pourquoi on peut conjecturer que c'est sur le Calvaire, cette cime tragique dans la vie de notre divin Maître et de sa Mère, que se révélerait le mieux le caractère universel de la religion.

Il est particulièrement intéressant de noter que dans son évangile, saint Jean relate, avant la parole dite du haut de la Croix par Nôtre-Seigneur à sa Mère, le récit de la tunique sans couture que notre divin Maître avait portée et que les soldats étaient en train de tirer au sort. « Quand les soldats eurent cru­cifié Jésus, ils prirent ses vêtements, dont ils firent quatre parts, une pour chaque soldat, et aussi sa tunique. Or la tunique était sans couture, toute d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. » (S. Jean xix, 23.)

Pourquoi, parmi tous les détails de la Passion, celui de cette tunique lui revient-il soudain à l'esprit ? C'est parce qu'elle avait été tissée par Marie. Cette tunique était si belle que ces criminels endurcis refusèrent de la déchirer. Selon la coutume, ils avaient droit aux vêtements de ceux qu'ils crucifiaient. Mais cette fois les criminels refusèrent de se partager la dépouille. Ils la jouèrent aux dés, afin que le gagnant eût la tunique entière.

Après avoir cédé ses vêtements à ceux qui les tirent au sort, Jésus sur le Calvaire va céder maintenant celle qui tissa la tunique sans couture. Notre divin Maître jette un regard sur les deux êtres qu'il a le plus aimés sur terre : Marie et Jean. Il s'adresse d'abord à sa Sainte Mère. Il ne l'appelle pas « Mère », mais « Femme ».

Comme saint Bernard le remarque avec dévotion, s'il l'avait appelée « Mère » elle aurait été uniquement sa Mère. Mais pour indiquer qu'elle devient à ce moment la Mère de tous ceux qu'il rachète, il lui donne ce titre de maternité universelle « Femme ». Puis, désignant d'un signe de tête son disciple bien-aimé qui est présent, il ajoute : « Voici ton fils ». Il ne l'appelle pas Jean, car s'il le faisait, Jean ne serait que le fils de Zébédée ; il ne le désigne pas par son nom, afin qu'il puisse représenter toute l'hu­manité.

C'était comme si Nôtre-Seigneur avait dit à sa Mère : « Vous avez déjà un Fils, et ce Fils c'est moi. Vous ne pouvez en avoir d'autre. Tous les autres seront en moi comme les sarments sont sur la vigne. Jean ne fait qu'un avec moi, et moi avec lui. C'est pourquoi je ne dis pas : « Voici un autre fils ! » mais « Me voici en Jean, et voici Jean en moi ».

C'était une sorte de testament. A la dernière Cène, il avait légué son corps et son sang à l'humanité. « Ceci est mon corps ! Ceci est mon sang ! » Maintenant il léguait sa Mère : « Voici ta Mère ». Notre divin Maître établissait, à ce moment, de nou­veaux liens de parenté ; une parenté par laquelle sa propre Mère devenait la mère de tous les hommes, tandis que nous devenions ses enfants.

Ce nouveau lien n'était pas charnel, mais spirituel, car il est d'autres liens que ceux du sang. Si le sang est plus épais que l'eau, l'esprit est plus important que le sang. Tous les hommes sans distinction de couleur, de race, de sang, ne font qu'un dans l'Esprit : « Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est pour moi frère, sœur et mère ». (S. Matthieu xii, 50.)

Dans le Christ, Marie avait vu Dieu ; maintenant son Fils lui demandait de voir ce même Christ dans tous les chrétiens. Il ne lui demandait pas d'aimer un autre que lui, mais il serait désor­mais dans tous ceux qu'il avait rachetés. La veille il avait prié pour que tous ne fassent qu'un en lui, comme il n'y a qu'une même vie pour la vigne et ses sarments. Maintenant il instituait Marie gardienne non seulement de la vigne mais aussi des sar­ments, dans le temps et l'éternité. Elle avait donné le jour au Roi ; et maintenant elle engendrait le royaume.

L'idée même de cette Épouse de l'Esprit devenant la Mère du genre humain nous accable, non pas parce que c'est Dieu qui la pensa, mais bien parce que nous y pensons trop rarement. Nous sommes si accoutumés à voir la Madone avec l'Enfant à Bethléhem, que nous oublions que c'est cette même Madone qui nous soutient, vous et moi, au Calvaire.

A la crèche, le Christ n'était qu'un nouveau-né ; au Calvaire, il est le chef de l'humanité rachetée. A Bethléhem, Marie était la Mère du Christ ; sur le Calvaire elle devient la Mère des chré­tiens. Dans l'étable ce fut sans souffrance qu'elle mit son Fils au monde et devint la Mère de joie ; à la Croix, elle nous enfanta dans la douleur et devint la Reine des martyrs. En aucun cas une femme n'oublie l'enfant de ses entrailles.

Lorsque Marie entendit Nôtre-Seigneur établir cette nouvelle parenté, elle se souvint nettement du début de ces liens spiri­tuels. Comme celle de Jésus, la troisième parole de Marie se rapportait à la parenté. Il y avait bien longtemps de cela.

Quand l'ange lui eut annoncé qu'elle serait la Mère de Dieu, ce qui eut suffi à la lier à tout le genre humain, il ajouta qu'Élisabeth, sa cousine avancée en âge, était alors enceinte : « Et voici qu'Élisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile, car rien ne sera impossible pour Dieu ». Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! » Et l'ange la quitta.

En ces jours-là, Marie partit et s'en alla en hâte vers la montagne, en une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Et elle s'écria à haute voix, disant : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car votre voix, lorsque vous m'avez saluée, n'a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l'enfant a tres­sailli de joie dans mon sein. Heureuse celle qui a cru ! Car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur ! » (S. Luc i, 36-45.)

On admet, à juste titre, que nul mieux qu'une femme qui porte un enfant, ne peut décliner tout service envers autrui. Si l'on ajoute à ceci, noblesse oblige, le fait que cette femme porte en elle le Maître de l'univers, entre toutes les créatures elle aurait le droit de se croire dispensée des obligations sociales et des devoirs envers ses voisins. Les femmes dans cette condition ne vont pas servir, mais se font servir.

Or nous voyons ici la plus grande de toutes les femmes devenir la servante des autres. Sans se targuer de sa dignité en disant : « Je suis la Mère de Dieu », mais comprenant que sa cousine âgée pouvait avoir besoin d'elle, cette Reine enceinte, au lieu d'attendre son heure dans une paisible retraite, comme le font les autres femmes, monte sur un âne, fait un voyage de cinq jours dans la montagne, et a une telle conscience de la fraternité spiri­tuelle que, selon le langage de l'Écriture Sainte, elle le fait « en hâte ». (S. Luc 1, 39.) A suivre.

Extrait de : DU HAUT DE LA CROIX. Mgr Fulton J. Sheen

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