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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 04:48

Sermon du Père Gaillard sur Paul VI et la Salette (8 décembre 2011)

" Une chose vraiment renversante et invraisemblable humainement que nous avons lue dans le livre du Secret de la Salette (L. de Bioénergies), c'est la survie de Paul VI.

L'auteur n'a cependant rien inventé : le secret parle du pape une première fois pour lui dire de ne plus sortir de Rome après 1859 - de se méfier de Napoléon - et de se tenir en garde contre les faiseurs de miracle.

Mais ce qui nous intéresse plus directement ce sont deux textes cités plus loin.

Le premier :

"Le vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir parce- que pour un temps l'Eglise sera livrée à de grandes persécutions : ce sera le temps des ténèbres ; l'Eglise aura une crise affreuse ".

Le second, quelques lignes plus loin :

" Le Saint Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir son sacrifice. Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui, ni son successeur (qui ne régnera pas longtemps) ne verront le triomphe de l'Eglise de Dieu."

L'auteur soutient que ce pape c'est Paul VI. En fait, si ce n'est pas lui, c'est un autre. Mais lui, ou un autre, il y en a certainement un puisque la Vierge l'affirme. Et, donc, si l'auteur du livre donne des renseignements valables que ce pape c'est Paul VI, il n'y a pas de raison de ne pas se rallier à son avis, au moins provisoirement, en dépit de l'invraisemblable apparence.

La première difficulté alors à résoudre, c'est que Paul VI soit véritablement pape. Beaucoup ont pensé que Paul VI n'était qu'un mauvais pape, mais pape quand même. Mais d'autres, et cela a donné lieu à de fameuses polémiques, ont pensé qu'il n'était pas pape du tout, ou du moins, que matériellement, puisqu'il occupait, de fait, le siège de Pierre.

En fait, l'auteur ne développe en long et large son argumentation que dans le commentaire d'un autre texte très court :

" Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist. "

Il commence par établir un parallèle entre le roi de France et le pape, entre Louis XVI et Paul VI. Louis XVI a payé, comme victime, la dette accumulée par les rois ses prédécesseurs, depuis Louis XVI, ayant négligé la consécration demandée par le Sacré-Cœur. De même, Paul VI a payé pour les terribles fautes de la papauté. De fait, sa devise même " Flos Forum " des prophéties de Saint Malachie le met au-dessus des autres papes comme martyr pour la papauté et l'Eglise.

Et puis, Jean XXIII en ouvrant imprudemment le concile a permis à la bête de l'Apocalypse de s'emparer des postes- clés de l’Eglise. Aussi lorsque Montini l'a remplacé en 1963, il s'est trouvé dans une situation telle qu'il ne lui restait plus qu'à remplir le rôle de victime pour les péchés de la papauté et de la chrétienté. Il n'était plus le maître du déroulement des évènements, donc, contrairement aux apparences, pas pleinement responsable de tout le mal qui s'est fait dans l'Eglise depuis Vatican II. Il était sans doute de tendance libérale, mais lorsqu'il s'est aperçu du drame, il n'était plus en mesure de réagir efficacement.

Ainsi la nouvelle messe était déjà dans la tête des cardinaux, archevêques et évêques français huit ans avant le concile et treize avant la promulgation de 1969. Le cardinal Guth déclarait alors en effet :

"Nous espérons que désormais ... cette maladie de l'expérimentation prendra fin ... des initiatives ont été prises sans autorisation et on ne pouvait plus les arrêter, car cela s'était répandu trop loin. Dans sa grande bonté et sagesse, le Saint Père a cédé - souvent - contre son gré. "

C'est bien forcé, en effet, que Paul VI a signé la nouvelle messe d'après son principal artisan Bugnini :

" On a eu toutes les peines du monde pour lui arracher cette autorisation ! Et maintenant, il continue à célébrer l'ordo missae de Saint Pie V en privé. "

Et à partir d'une prophétie de Daniel l'auteur montre que la bête a eu le pouvoir d'obscurcir l’intelligence, l'esprit du pape, de le circonvenir pour arriver par lui, non à détruire, mais à enlever le Saint Sacrifice de la messe ... sans dire pour autant qu'il était coupable. Aussi quand Paul VI s'en est rendu compte, il était trop tard :

" Le lieu de son sanctuaire était déjà renversé "

De même, en ce qui concerne le texte de la collégialité, il ne se rendit compte que le texte était subversif qu'à la vue d'un texte d'un extrémiste libéral qui prédisait comment les textes sur la collégialité seraient interprétés après le concile. Comprenant alors qu'il avait été joué, il s'effondra et pleura et la seule chose qu'il put faire alors, ce fut d'ajouter un appendice au texte déjà établi, une note explicative préliminaire.

Même difficulté sur le schéma sur l’œcuménisme. Le jour de clôture de la troisième session, le mécontentement des pères conciliaires fut tel que le pape dut remonter, sur la sedia gestatoria, la nef centrale entre deux rangées de 2 100 évêques impassibles comme des pierres. Aucun applaudissement contrairement à la coutume romaine, et, un seulement sur dix des évêques ne se signait au geste de bénédiction de Paul VI.

Les voyants de Fatima ont eux aussi prophétisé sur le Saint Père qui aura beaucoup à souffrir et jacinthe avant sa mort en 1920, demanda de se préparer à l'année 1972 :

" Où de grandes souffrances s'abattront sur le Saint Père "

Donc, 52 ans à l’avance, Jacinthe prédit les souffrances de Paul VI.

C'est d'ailleurs à ce moment-là - 1972 - que semble avoir commencé à paraître le sosie de Paul VI - en attendant qu'il le supplante complètement.

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-l-imposture-du-siecle-theodor-kolberg-123971884.html

Sur la situation d'alors au Vatican , l'avocat rotal , après une enquête que sa situation à la rote lui permettait de faire , déclare dans une lettre en 1975 que les dossiers sont longtemps bloqués par ce misérable Villot , que le pape est complètement prisonnier au Vatican , que malade , il est soumis à douze piqûres par jour , qu'il est quelques fois drogué , quelques fois bousculé physiquement , qu'il est réduit à la causette religieuse , que des cardinaux sont apeurés et découragés tandis que le pouvoir réel est pratiquement entre les mains des pharisiens : évêques , cardinaux , simples secrétaires . On m'a assuré qu'il maintient toujours sa déclaration.

Je passe énormément de faits assurément pour conclure que depuis 1975 jusqu'à la mort du sosie en 1978, le pape est prisonnier au Vatican. Jean-Paul Ier, élu pour remplacer le sosie, est épouvanté de cette situation quand le sinistre Villot le lui déclare brutalement le soir de son élection. Il refuse d'être le premier pape de Satan inféodé à l'antéchrist et meurt 33 jours plus tard dans d'atroces tortures morales.

On peut évidemment se demander comment l'abominable Villot et ses complices n'ont pas mis à mort Paul VI purement et simplement. Ce serait incompréhensible si le secret de la Salette ne déclarait précisément :

" Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours "

Et, pour terminer, si Paul VI survit toujours, c'est un grand miracle assurément en faveur de sa dignité papale et donc, ni Jean-Paul Ier n'a été, ni Jean-Paul II n'est papes. Évidemment, s'il en est ainsi, on peut être certain que dès qu'il reparaîtra, il reportera ce funeste concile Vatican II et condamnera cette messe nouvelle qui a créé la division dans l’Eglise, signe qu'elle est vraiment mauvaise.

Je vous laisse maintenant à votre surprise. Comme je l'ai affirmé, au départ, si Paul VI n'était pas le pape qui doit tant souffrir, ce serait un autre, mais le jeu des dates et arguments avancés par l’auteur semble bien désigner Paul VI.

Quoiqu'il en soit, rappelez-vous cette annonce du secret :

" Mais ni lui, ni son successeur ne verra le triomphe de l’Eglise. "

La Vierge Marie nous en a avertit. Recourrez donc en toute confiance à sa protection et disposez-vous à passer avec courage ce temps où l'antéchrist doit siéger à Rome sur le siège de Pierre. "

Sermon du Père Gaillard, le 25 septembre 1988 en l'église Saint Pie V à Rennes.

Par Spes unica

Commentaires

A la relecture de ce beau sermon du Père Gaillard (chapelle St Pie V de Rennes), il est heureux de voir que DES prêtres y ont cru et y croient encore. Prions pour qu'ils soient nombreux - les prêtres - à ouvrir les yeux lors du Retour du St Père à la chaire de Pierre. Prions aussi pour la conversion des fidèles de l'Eglise catholique (mais peut-on les appeler "fidèles" ?) qui le calomnient, le jugent... et se permettent de jouer les chantres de la Charité....
Notre Dame du Rosaire, nous déposons à vos pieds toutes ces intentions.... Notre Dame du Rosaire priez pour le Pape Paul VI ; Notre Dame du Rosaire priez pour nous !

Fiat Lux...Pour ma part je suis survivantiste, parce que toutes les autres options sont des impasses. Se rallier a des imposteurs...et son Luther: Impossible et suicidaire Sédévacantisme: Une impasse trop dangereuse.

Dans les choses divines croire au miracle et l'expiation des fautes est une nécessité. Donc la seule voie ouverte est le survivantisme, la seule qui permet d'échapper à la folie tout en paraissant être complètement fou.

J'ai perdu les raisons de douter, disait Lacordaire. Nous aussi, car sans le retour de Paul VI pape légitime, on pourrait dire qu'un pape n'est plus utile à l'Église.

Et ce serait l'impasse totale, l'éclatement de type protestant. Il faut absolument que la bulle papale sur la Sainte Messe qui est prête soit publiée... Elle le sera si nous prions assez pour que cette petite pierre tue le géant impie.

Quant à la question de l'âge, la femme d'Abraham avait bien ri quand on lui annonça quelle allait être mère en son grand âge. Et pourtant, la Sagesse divine se rit des raisons humaines. Elle a ses façons de faire et elle ne prend pas conseil des hommes, mais elle écoute ceux qui l'écoutent... Nous n'avons pas assez prié... Parce Domine

http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-sermon-de-l-abbe-gaillard-sur-paul-vi-et-la-salette-61634902.html

elogofioupiou.over-blog.com

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 03:11

LA SECONDE PAROLE

Le Jugement dernier se trouvait préfiguré au Calvaire; le Juge était au centre et les deux groupes humains de chaque côté de Lui : les justes et les damnés, les brebis et les boucs. Lorsque le Christ reviendra dans Sa gloire pour juger tous les hommes, Il aura Sa Croix avec Lui, mais en signe d'honneur et non plus d'ignominie.

Les deux voleurs crucifiés de chaque côté de Jésus com­mencèrent par maudire et blasphémer. La souffrance ne rend pas nécessairement les hommes meilleurs ; elle peut dessécher et brûler l'âme, à moins que les hommes ne se purifient en reconnaissant sa valeur rédemptrice. La souffrance non sur­naturalisée peut faire dégénérer l'homme. Le voleur qui se trouvait à gauche du Seigneur n'était certainement pas rendu meilleur par la douleur; il ne cherchait pas à s'élever. Mais celui de droite, évidemment ému par la prière d'intercession de Notre Sauveur, demanda à monter. Il reprit son compa­gnon à cause de son blasphème en disant : « Tu ne crains donc pas Dieu, toi qui subis le même sup­plice ? Pour nous, c'est justice car nous recevons ce que méritent nos crimes ; mais Lui, Il n'a fait aucun mal. » (Luc 23, 40-41.)

Puis, s'abandonnant à la Miséricorde divine, il demanda son pardon. « Seigneur, souvenez-Vous de moi quand Vous serez dans Votre Royaume. » (Luc 23, 42.)

Un mourant demandait à un mourant la vie éternelle; un homme dénué de tout demandait un Royaume à un pauvre ; un voleur, aux portes de la mort, demandait à mourir comme un voleur et volait ainsi le Paradis. On aurait pu penser qu'un saint serait la première âme achetée au compte du Calvaire avec la monnaie rouge de la Rédemption, mais selon le plan divin, c'était un voleur qui devait faire escorte au Roi des rois entrant dans le Paradis. Si Nôtre-Seigneur n'était venu que comme un docteur, le voleur n'aurait jamais demandé son pardon. Mais parce que sa requête touchait à la raison de la venue du Sauveur sur la terre, c'est-à-dire au salut des âmes, le voleur entendit immédiatement cette réponse : « Je te le promets, aujourd'hui même tu seras avec Moi en Paradis. » (Luc 23, 43.)

C'était la dernière prière du voleur, c'était peut-être même la première. Il ne frappa qu'une fois, ne chercha qu'une fois, ne demanda qu'une fois, il osa tout, et il trouva tout. Alors que les disciples eux-mêmes étaient dans le doute et qu'un seul d'entre eux était présent à côté de la Croix, le voleur reconnut et confessa le Christ comme Sauveur. Si Barabbas assistait à l'exécution, comme il dut regretter d'avoir été relâché et privé ainsi d'entendre les paroles du Grand Prêtre Jésus.

Pratiquement, tout dans le Corps du Christ était fixé par les clous ou torturé par les blessures des fouets et des épines, excepté Son Cœur et Sa langue et celle-ci annon­çait à ce moment même le pardon. Mais qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu? Et qui peut promettre le Paradis, sinon Celui qui, par nature, est éternel dans le Paradis?

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:52

Du haut de la Croix, Nôtre-Seigneur parla sept fois ; c'est ce qu'on appelle Ses sept dernières Paroles. La sainte Écri­ture ne rappelle les dernières paroles que de trois autres per­sonnages : Israël, Moïse et Étienne. La raison en est sans doute qu'aucune autre n'a été jugée aussi significative et représentative que ces trois-là. Israël était le premier de sa race ; Moïse était le premier de l'ère de la Loi ; Étienne était le premier martyr chrétien. Les dernières paroles de chacun marquaient le début de quelque chose de sublime dans l'his­toire des rapports de Dieu avec les hommes. Même les der­nières paroles de Pierre, ou de Paul, ou de Jean, ne sont pas restées dans l'héritage de l'humanité, car aucun esprit n'a guidé une plume pour révéler les secrets cueillis sur leurs lèvres mourantes. Et pourtant le cœur humain est toujours anxieux de connaître l'état d'esprit de chacun à ce moment même de la mort, qui est commun à tous et reste cependant si mystérieux.

Dans Sa bonté, Nôtre-Seigneur a révélé Ses pensées au moment de Sa mort, car Lui — plus qu'Israël, plus que Moïse, plus qu'Étienne — II représentait toute l'humanité. A ce moment sublime, II rappela tous Ses enfants autour de la chaire de la Croix, et chacun des mots qu'il prononça pour eux devait être publié éternellement et apporter une consolation sans fin. Il n'y a jamais eu de prédicateur comme le Christ mourant; il n'y eut jamais un auditoire comme celui qui s'est assemblé autour de cette chaire de la Croix; il n'y a jamais eu un sermon comparable à celui des sept Paroles du Christ.

LA PREMIÈRE PAROLE

Les bourreaux s'attendaient à ce que Jésus poussa des cris de douleur, comme tous les crucifiés l'avaient fait avant Lui. Sénèque écrit que ces malheureux maudissaient leur nais­sance, leurs bourreaux, leur mère et crachaient même sur ceux qui les regardaient. Cicéron rappelle que parfois il était nécessaire de couper la langue des crucifiés pour mettre fin à leurs terribles imprécations. Les bourreaux s'attendaient bien à des paroles, mais pas du genre de celles qu'ils enten­dirent. Les scribes et les pharisiens guettaient les réactions du Christ, et ils étaient bien sûrs que Celui qui avait prêché : « Aimez vos ennemis » et : « Faites le bien à ceux qui vous haïssent », oublierait cet Évangile, maintenant que Ses mains et Ses pieds étaient transpercés. Ils estimaient que les tor­tures du crucifiement et de l'agonie emporteraient toute réso­lution que Jésus aurait pu prendre de sauver les apparences. Chacun prévoyait un cri, mais personne, sauf les trois qui se tenaient au pied de la Croix, n'attendait celui qu'ils entendirent. Semblable à ces arbres odoriférants qui inondent de leur parfum la hache même qui les entaille, le Grand Cœur de l'Arbre d'Amour tira de ses profondeurs quelque chose qui était moins un cri qu'une prière — la douce, la suave, l'humble prière du pardon et de l'oubli de la faute :

« Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. » (Luc 23, 34.)

Qui pardonner? Pardonner les ennemis? Pardonner le sol­dat qui, au tribunal de Caïphe, L'avait frappé d'une main de fer ? Pilate, le politicien, qui avait condamné Dieu pour conserver l'amitié de César? Hérode, qui avait revêtu la Sagesse de la robe des fous ? Les soldats qui avaient pendu le Roi des Rois !, entre ciel et terre sur l'arbre de la Croix ? Pardonnez-leur ! Pardonnez-leur, pourquoi ? Parce qu'ils savent ce qu'ils font ? Non, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. S'ils l'avaient su, et cependant avaient continué de le faire, ils n'auraient pas pu être sauvés. Ils n'auraient jamais pu être sauvés s'ils avaient su quel crime terrible ils commettaient en condam­nant à mort Celui qui était la Vie, quelle perversion du droit il y avait à préférer Barabbas au Christ, quelle cruauté c'était que de clouer les pieds qui avaient franchi les col­lines éternelles! Ils n'auraient jamais pu être sauvés si, sachant ce qu'ils faisaient, ils avaient continué de le faire sans tenir compte de ce que le Sang qu'ils répandaient était capable de les racheter. Au lieu d'être sauvés, ils eussent plutôt été damnés! C'est l'ignorance seule de leur énorme péché qui leur permit d'entrer dans le groupe des auditeurs de ce cri venu de la Croix. Ce n'est pas la sagesse qui sauve, c'est l'ignorance!

Les condamnés à mort prennent diverses attitudes : les uns proclament leur innocence, d'autres accusent les juges qui les ont condamnés, d'autres enfin demandent pardon pour leurs péchés. Mais Celui qui était l'Innocence Parfaite ne demanda pas pardon; Médiateur entre Dieu et l'homme, c'est Lui qui répandait le pardon. Grand Prêtre qui S'offrait Lui-même en sacrifice, Il intercédait pour les pécheurs. En un certain sens, les paroles de rémission furent prononcées deux fois : une fois au paradis terrestre, lorsque Dieu promit la Rédemption par le « lignage de la femme » qui écraserait le serpent du mal et maintenant que Dieu, sous la forme du Serviteur Souffrant, accomplissait la promesse. Si grand était l'Amour divin, manifesté par cette première Parole descen­due de la Croix, que des échos en ont retenti à travers l'his­toire. C'est ainsi qu'Étienne, le premier martyr, demanda au Seigneur de ne pas imputer le péché à ceux qui le lapi­daient. De son côté Paul a écrit : « Tous m'ont abandonné ! Qu'on le leur pardonne ! » (II Timothée 4, 16.)

Mais les prières d'Étienne et de Paul n'étaient pas comme celle du Christ dans laquelle le pardon et Son sacrifice ne faisaient qu'un. Parce qu'il était à la fois Prêtre et Victime, II était élevé comme Prêtre, mais détruit comme Victime. Ainsi Il intercédait et S'offrait Lui-même pour les coupables. Le sang d'Abel en appelait à la colère de Dieu pour venger le crime de Caïn ; le Sang du nouvel Abel, versé par les frères jaloux de la race de Caïn, s'élevait pour apaiser la colère et intercéder pour le pardon.

Extrait de : LA VIE DE JÉSUS. Mgr Fulton J. Sheen (1960)

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 19:38

Pour le chrétien, la mort n'est pas la fin de la vie, mais le passage vers une plus belle vie. Le chrétien meurt comme Jésus-Christ, par obéissance à Dieu cl en offrant sa vie.

1. Le corps et l'âme se séparent.

La mort n'est pas la destruction ni le néant. Elle est simplement la séparation du corps et de l'âme, qui doivent se réunir un jour. 11 ne faut pas croire qu'à la mort tout est fini. Le corps, usé ou blessé, cesse de vivre et il se dissout en poussière ; mais l'âme, qui est un esprit, retourne vers Dieu.

2. La corps va reposer au cimetière.

Le corps du chrétien est saint. Il a été consacré par les onctions du Baptême et de la Confirmation (de l'Ordre pour le prêtre).

Près du corps du chrétien, on place de l'eau bénite et on l'asperge pour marquer qu'il est saint. A l'église, on encense le corps du chrétien pour lui rendre honneur. Au cimetière, on bénit la terre où il va reposer, et on plante au-dessus la croix pour rappeler que celui qui est là, racheté par Jésus-Christ, ressuscitera avec lui.

O Crux Ave, Spes Unica : Salut, ô croix, notre unique espérance.

Cimetière veut dire : lieu où l'on repose avant de se relever.

O Dieu, dont la miséricorde donne aux âmes le repos et la paix, bénissez cette tombe et envoyez votre ange pour la garder...

3. L'âme retourne vers Dieu.

L'âme du chrétien en état de grâce est unie au Bon Dieu et va vers Lui dès qu'elle quitte le corps, comme le papillon va vers la lumière. A la mort de sainte Scholastique, on a vu son âme monter au ciel sous l'apparence d'une colombe ; l'âme de sainte Jeanne de Chantal monta au ciel sous la forme d'un globe de feu.

Près d'un mourant on dit cette prière :

Partez de ce inonde, âme chrétienne, au nom du Père tout puissant qui vous a créée ; au nom de Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui a souffert pour vous ; au nom du Saint-Esprit qui s'est répandu en vous... que saint Joseph, doux patron des mourants, affermisse votre espérance ; que la sainte Vierge Marie vous regarde avec bonté ; que Jésus vous accueille avec douceur et joie et vous place au nombre de ceux qui sont toujours avec lui.

A l'église, on chante cette prière :

« Que les anges te conduisent en paradis ; qu'à ton arrivée les martyrs te reçoivent et t'introduisent dans la cité sainte de Jérusalem. Que le chœur des anges t'accueille, et puisses-tu, comme le pauvre Lazare, entrer dans le repos éternel. »

4. Le plus beau jour de la vie.

Nous avons peur de la mort parce que nous aimons trop la terre et que nous ne connaissons pas le ciel, mais nous devons penser :

— Que notre véritable patrie n'est pas la terre où tout passe, où tout meurt, mais le ciel où nous vivrons éternel­lement ;

— Que nous allons rejoindre Jésus, la sainte Vierge, les saints, les martyrs, nos parents et amis qui sont partis.

Dernière lettre d'un condamné

« Je vous dis adieu pour la dernière fois... Nous ne nous reverrons plus sur la terre, mais dans le ciel, s'il plaît à Dieu, je subirai la mort demain après-midi. Je meurs pour notre sainte religion, plein d'espérance en Dieu. Je regarde le jour de demain, vendredi comme le plus beau jour de ma vie, car j'espère qu'il m’ouvrira les portes du ciel. »

(Joseph HEBBERT, curé de Maillé, guillotiné à La Rochelle, le 5 septembre 1793.)

5. Comment un chrétien se prépare à mourir,

Il ne faut pas craindre la mort. Il faut s'y préparer.

A l'approche de la mort, un chrétien fait placer devant lui l'image du crucifix afin d'offrir ses souffrances avec celle de Jésus. Il fait venir le prêtre pour se faire aider à paraître devant Dieu.

1° Il fera une confession île toute sa vie ;

2° Il recevra l'onction des malades ;

3° Il recevra la communion en viatique : c'est-à-dire que le prêtre lui apportera la communion dans sa chambre à n'importe quelle heure, afin que s'accomplisse la parole Jésus : « En vérité je vous le dis, celui qui mangera ma chair aura la Vie en lui, et je le ressusciterai au dernier jour. »

4° Le prêtre lui accordera l'indulgence plénière.

« Par les fruits de notre très sainte rédemption, que le Dieu tout puissant voua remette les peines que vous devriez souffrir en cette vie et en l'autre, qu'il vous ouvre les portes de Son royaume et vous introduise au séjour des joies éternelles. Amen. »

6. La plus belle mort, est-ce la mort...

...de celui qui meurt subitement sans souffrir ?

...du pauvre qui s'en va sans laisser d'héritage ?

...du riche qui aura un bel enterrement ?

...du jeune soldat tué en défendant son pays ?

...de l'infirmière victime d'une épidémie ?

...de l'homme qui meurt après un bon dîner ?

...du missionnaire qui meurt de fatigue ?

La plus belle mort est celle qui ressemble à la mort de Jésus-Christ. Il a donné sa vie par obéissance à son Père et par amour pour nous. Un chrétien devrait mourir en baisant le crucifix.

Pour bien mourir, il faut être toujours en état de grâce et faire la volonté de Dieu.

Si nous donnons à Dieu tout ce que nous somme et tout ce que nous avons, notre mort sera l'acte le plus méritoire de toute notre vie. Elle sera un sacrifice volontaire nous pourrons offrir pour nos parents et amis, pour l'Eglise pour les prêtres, pour les pécheurs, pour la patrie.

7. Prière pour faire de sa mort un acte d'obéissance à Dieu.

Seigneur, mon Dieu, dès aujourd'hui, j'accepte volontiers et justement, de Votre main, le genre de mort Vous plaira de m'envoyer, avec toutes ses douleurs, toutes ses peines et ses angoisses. Ainsi soit-il.

8. Invocations.

Mon Dieu, ayez pitié de moi selon votre grande bonté.

Mon Dieu, je Vous aime.

Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains, Mon sort est entre Vos mains.

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheur.

Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie.

Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.

Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure en 'votre sainte compagnie.

Extrait de : Le Catéchisme en Image (1954). Bonne Presse-Paris

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 10:06

Un empoisonneur légitime.....? Au secours.... 9 mars 2016

"Nous avons donc un pape qui propage une hérésie ; je ne suis pas juge de son péché, je constate qu’il propage une hérésie."

Ainsi s'exprime avec grande vigueur et clarté Mgr Tissier de Mallerais FSSPX sur MPI, à propos des "options" de B.... pour la religion mondiale.

Commentaire de Senex

http://amdg.over-blog.fr/2016/03/un-empoisonneur-legitime-au-secours.html

J'ai beau me creuser la tête: Je n'arrive pas à comprendre comment on peut dire deux choses contraires dans la même phrase.

"Nous avons un pape " donc nous le reconnaissons comme pape légitime donc envoyé de Dieu pour être le chef visible de l'Église, le lien de la foi, gardien de la foi, pour prendre soin de nos âmes et celles de nos descendants.

"Nous reconnaissons néanmoins que ce médecin est un empoisonneur très dangereux" mais digne néanmoins de notre considération la plus respectueuse. Il peut donc continuer son action d'empoisonnement et garder le titre de Pape.

Un empoisonneur légitime en somme.....garanti par le conseil de l'ordre....

Au secours Messeigneurs! Nous périssons... si vous nous laissez dans le noir...

Vous n'êtes pas sédévacantistes, nous non plus..... Habemus Papam....

Une seule option possible : la thèse survivantiste... mais chut, c'est trop simple...

Vérité et justice envers SS Paul VI ....Quoi qu'il en coûte.....Patience

http://amdg.over-blog.fr/2016/03/un-empoisonneur-legitime-au-secours.html

Assez c’est assez, allez vous vous réveiller enfin! SVP, Méditez bien ce texte de Senex. UDP

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 13:04

VOICI LES AVIS ET EXERCICES REQUIS POUR CON­DUIRE L’ÂME DÈS SON PREMIER DÉSIR DE LA VIE DÉVOTE JUSQU’A UNE ENTIÈRE RÉSOLUTION DE L'EMBRASSER.

CHAPITRE PREMIER

DESCRIPTION DE LA VRAIE DÉVOTION

Vous aspirez à la dévotion, très, chère Amie (Philothée), parce qu'étant chré­tienne, vous savez que c'est une-vertu extrêmement agréable à la divine Majesté : mais, d'autant que-les petites fautes que l'on commet au commencement de quelque affaire s'agrandissent infiniment au progrès et sont presque irréparables à la fin, il faut avant toutes choses que vous sachiez ce que c'est que la vertu de dévotion ; car, d'autant qu'il n'y en a qu'une vraie, et qu'il y en a une grande quantité de fausses et vaines, si vous ne connaissiez quelle est la vraie, vous pourriez vous tromper et vous amuser à suivre quelque dévo­tion qui ne tend pas au vrai but et superstitieuse. Arélius peignait toutes les faces des images qu'il faisait, à l'air et ressem­blance des femmes qu'il aimait, et chacun peint la dévotion selon sa passion et fantaisie.

Celui qui est adonné au jeûne se tiendra pour bien dévot pourvu qu'il jeûne, quoique son cœur soit plein de rancune ; et n'osant point tremper sa langue dans le vin ni même dans l'eau, par sobriété, n’hésitera pas de la plonger dans le sang du prochain par la médi­sance et calomnie.

Un autre s'esti­mera dévot parce qu'il dit une grande multitude d'oraisons tous les jours, quoiqu'après cela, sa langue répande des paroles fâcheuses, arrogantes et injurieuses parmi ses domestiques et voisins.

L'autre tire fort volontiers l'aumône de sa bourse pour la donner aux pauvres, mais il ne peut tirer la douceur de son cœur pour pardonner à ses ennemis ; l'autre pardonnera à ses ennemis, mais jamais il donnera raison à ses créanciers, que par la force de justice. Tous ces gens-là sont vul­gairement tenus pour dévots, et ne le sont pourtant nullement.

Les gens de Saül cherchaient David dans sa maison; Michol ayant mis une statue dans un lit et l'ayant couverte des habits de David, leur fit accroire que c'était David même qui dormait malade. (I Reg., xix, 11-16.) : Ainsi beaucoup de personnes se couvrent de certaines actions extérieures appartenant à la sainte dévotion, et le monde croit que ce sont des gens vraiment dévots et spirituels; mais en vérité, ce ne sont que des statues et fantômes de dévotion.

La vraie et vivante dévotion, présuppose l'amour de Dieu, comme elle n'est autre chose qu'un vrai amour de Dieu ; mais non pas toutefois un amour tel quel : car, en tant que l'amour divin embellit notre âme, il s'appelle grâce, nous rendant agréa­bles à sa divine Majesté ; en tant qu'il nous donne la force de bien faire, il s'appelle charité; mais quand il est parvenu jusqu’au degré de perfection auquel il ne nous fait pas seulement bien faire, comme il nous fait opérer soigneusement, fréquemment et promptement, alors il s'appelle dévotion.

Les autruches ne volent jamais ; les poules volent, pesamment toutefois, vers le bas et rarement ; mais les aigles, les colombes et les hirondelles volent souvent, vitement et hautement. Ainsi les pécheurs ne volent point en Dieu, ils font toutes leurs courses sur la terre et pour la terre ; les gens de bien qui n'ont pas encore atteint la dévotion volent en Dieu par leurs bonnes actions, mais rarement, lentement et pesamment; les personnes dévotes volent en Dieu fréquemment, promptement et hau­tement.

Bref, la dévotion n'est autre chose qu'une agilité et vivacité spirituelle par le moyen de laquelle la charité fait ses actions en nous, ou nous par elle, promptement et affectionnément ; et comme il appartient à la charité de nous faire généralement

et universellement pratiquer tous les commandements de Dieu, il appartient aussi à la dévotion de nous les faire faire promptement et diligemment.

C'est pourquoi celui qui n'observe pas tous les commandements de Dieu, ne peut être estimé ni bon ni dévot, puisque pour être bon il faut avoir la charité, et pour être dévot il faut avoir, outre la charité, une grande vivacité et promptitude aux actions charitables.

Et puisque la dévotion gît en certain degré d'excellente charité, non seulement elle nous rend prompts et actifs et diligents à l'observation de tous les commandements de Dieu ; mais outre cela, elle nous provoque à faire promptement et affectionnément le plus de bonnes œuvres que nous pouvons, encore qu'elles ne soient aucunement commandées, alors seulement conseillées ou inspirées.

Car ainsi qu'un homme qui est nouvellement guéri de quelque mala­die chemine autant qu'il lui est néces­saire, mais lentement et pesamment, de même le pécheur étant guéri de son iniquité, il chemine autant que Dieu lui commande, pesamment néan­moins et lentement aussi longtemps qu'il faut pour parvenir à la dévotion ; alors, comme un homme bien sain, non seulement il chemine, mais il court et saute dans la voie des comman­dements de Dieu. (ps. cxvIIi, 32), et, de plus, il passe et court dans les sentiers des conseils et inspirations célestes.

Enfin, la cha­rité et la dévotion ne sont non plus différentes l'une de l'autre que la flamme l'est du feu, d'autant que la charité étant un feu spirituel, quand elle est fort enflammée elle s'appelle dévotion : alors que la dévotion n'ajoute rien au feu de la charité, sinon la flamme qui rend la charité prompte, active et diligente, non seulement à

l'observation des commandements de Dieu, mais à l'exercice des conseils et inspirations célestes.

Extrait de : Introduction à la VIE DÉVOTE. St-François De Sales. Texte original 1948

Elogofioupiou.over-blog.com

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:30

Rappel important,

LE SÉDÉVACANTISTE est-il une hérésie…

http://elogofioupiou.over-blog.com/2016/01/le-sedevacantiste-est-il-une-heresie.html

La Haine contre Paul VI ne se masque même plus dans les milieux sédévacantistes

http://amdg.over-blog.fr/la-haine-tombe-le-masque

Le 3ième Secret de Fatima reconstitué…

http://elogofioupiou.over-blog.com/article-reconstitution-du-vrai-3e-secret-de-fatima-121512758.html

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