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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 20:28
Sans rire !

Publié par Jean-Baptiste sur 15 Décembre 2021, 19:57pm

 

Dernièrement, je discutais par mail avec un "survivantiste" (à ne pas confondre avec le survivalisme 😁), et il me dit : "je vous sens un peu déprimé je me trompe ?" Sans rire !

Je lui ai répondu la chose suivante :

 
"Je vous sens un peu déprimé je me trompe ?"
 
-> La question me fait penser à un sketch, je ne sais plus si c'était un sketch des Inconnus, qui imite Jean-Luc Delarue, dans sa fameuse émission où il a affaire à toutes sortes de drames. Il énumère toute une liste de maux énormes, il dit une chose du genre "Michel vous êtes défiguré, brûlé au 3ème degré, votre femme vous a quitté... est-ce que vous avez... peur du regard des autres ?"
 
Plus sérieusement, j'ai perdu mon frère jumeau, je suis malade depuis l'âge de 20 ans, je suis un paria(1), et si ce n'était pas suffisant, j'ai encore d'autres maux. Le premier est déjà de nature à mettre par terre n'importe qui...
 
Souvent, il faut avoir soi-même souffert pour compatir au malheur des autres. Dieu Lui-même, avant de S'incarner, connaissait certes la souffrance et ses effets (sur l'esprit comme sur le corps) mais ne l'avait jamais expérimentée ; en S'incarnant, Il a réellement expérimenté la souffrance.
 
Quelqu'un qui n'a jamais eu une maladie grave ne peut guère imaginer ce que c'est que de vivre avec, et... de travailler avec ! Nous avons beau vivre en France, pays plus généreux que d'autres, ce n'est pas parce qu'une personne a une maladie grave qu'elle a droit automatiquement à une pension...
 
J'ai 32 ans, et à mon âge, je me sens déjà comme un vieillard qui a trop vécu. Je serai content de rendre mon âme à Dieu, en espérant faire une bonne mort.
 
 
(1) Quand on devient catholique tradi, on doit souvent arrêter de fréquenter tous ses amis ou presque, sachant que les jeunes nés dans la tradition n'ont pas à faire ce sacrifice là, ils sont nés dans nos milieux et ont donc des relations dans nos milieux.
 
 

Je demande a tous mes lecteurs de bien prier la Vierge Marie de soutenir mon ami Jean Baptiste ANDRE. Dieu est infiniment bon, j'en ai eu la preuve. 

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 20:23

Légères pénitences qu'on peut s'imposer pour expier les fautes de la journée.
"En dehors des oraisons jaculatoires le chrétien devrait s’exercer à la mortification chrétienne. Se mortifier, c’est sacrifier pour l’amour de Dieu, ce qui plaît et accepter ce qui déplaît au sens ou à l’amour-propre." Catéchisme st Pie X.
1 Ne pas manger entre les repas.
2 Subir sans se plaindre les incommodités de la saison, et se refuser même quelques-unes de ces précautions extraordinaires que recherche la crainte de souffrir.
3 Examiner dans sa tenue ce qui sent le sans-gêne ou l'amour des aises, et s'en corriger.
4 Faire pendant ses repas une légère privation inaperçue.
5 S'arrêter une minute avant de commencer un repas, pour réprimer l'instinct naturel.
6 Se lever le matin plus promptement qu'à l'ordinaire.
7 Veiller sur les regards, et les tenir bien modestes pendant tel trajet, tel espace de temps.
8 Prendre aux repas le morceau qui se présente, quel qu'il soit.
9 Ne se permettre aucun jeu de main, même très innocent, dans l'intention de se mortifier.
10 Réciter une partie de sa prière sans s'appuyer.
11 Parler un peu moins en récréation.
12 Aller exprès auprès d'une compagne avec qui on ne sympathise pas.
13 S'appliquer d'une manière toute particulière à bien faire le devoir écrit.
14 S'imposer rigoureusement le silence pendant telle étude, tel trajet.
15 Se priver d'un regard qui n'aurait pour but que le plaisir quoique innocent... Se priver,
par exemple, de regarder un tableau, un livre simplement curieux.
16 S'obliger à répondre doucement à tout ce qui nous sera dit.
17 Pratiquer, depuis telle heure jusqu'à telle autre, une grande obéissance, s'engageant devant Dieu à ne pas raisonner et à ne pas examiner.
18 Réciter, en montant au dortoir, une ou deux dizaines de chapelet.
19 Faire une aumône prise sur l'argent destiné à une fantaisie ou à une gourmandise.
20 Chercher l'occasion de rendre service à une compagne. — Ces occasions se trouvent toujours quand on les cherche de bonne foi.
21 Donner un bon conseil ou au moins empêcher une médisance ou un murmure.
22 Faire un peu à ses dépens l'éloge d'une compagne. — Faire au moins tout ce qu'on pourra pour qu'elle brille plus que nous.
23 Employer bien exactement son temps pendant telle étude.
24 S'appliquer courageusement et en esprit d'expiation à la partie des études et à l'ouvrage manuel qu'on aime moins.
25 Etre remplie de bonté et de complaisance pour les plus petites compagnes.
26 S'interdire toute dispute, toute contestation pendant la récréation.
27 Demander de balayer la chapelle ou au moins s'offrir à aider celles qui sont chargées d'accomplir cet acte de religion.
28 Éviter dans ses vêtements ce qui pourrait sentir la vanité, et ne pas mettre, tel jour, tel ornement qui n'est pas défendu, mais dont on se pare ordinairement avec complaisance.
29 Mettre toutes ses affaires de classe en bon ordre.
30 Donner, par esprit de pénitence et de détachement, quelques-unes de ces futilités auxquelles on ne s'attache que par vanité, et dont la privation ne doit être sensible qu'à notre égoïsme." Livre de piété de la jeune fille au Pensionnat.
Et les plus courageux : "L’austère austérité consiste à mettre un frein à la nature par les liens d’une mortification rigoureuse, à l’enchaîner comme une criminelle ; contrarie-la en tout : si tu veux manger, bois ; si tu veux boire, mange ; si tu veux parler, tais-toi ; si tu veux te taire, parle… Quand tu te trouves en doute entre deux choses à faire, ne sachant à quoi te résoudre, regarde de quel côté il y a plus de mortification ; parce que là où il y a plus de mortification, il y a plus de perfection." Jésus à Sr Bénigna.
"Que tous les hommes sachent que la grâce arrive après la peine, qu’ils sachent que sans avoir porté le fardeau des afflictions, ils ne peuvent atteindre les hauteurs de la Grâce, qu’ils apprennent que les dons de la Grâce augmentent au fur et à mesure que le fardeau s’alourdit. Que les hommes ne se trompent pas, il n’y a qu’une voie pour rejoindre le Paradis, et la Croix est la seule route pour y accéder." Jésus à Ste Rose de Lima.

Suggestion de petits sacrifices reçu en commentaire de (Loiseau)

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 19:54

introduction

Ces chapitres ont été écrits dans un but parti­culier, avec une méthode spéciale et un esprit bien déterminé. Leur dessein est d'apporter aux cœurs la consolation, le soulagement et l'espérance, aux âmes la vérité et la lumière, aux volontés le bien, la force et la fermeté. La méthode consiste à appliquer des principes éternels de morale et de spiritualité aux problèmes fondamentaux de la vie contemporaine de l'individu et de la société. L'esprit de ce livre est l'esprit de charité : amour de Dieu et amour du prochain.

Quant à cette préface, elle se propose d'exposer les postulats de base sur lesquels se fonde cet ouvrage :

1° Le fait qu'on accorde de nos jours une place exces­sive à la politique indique qu'au lieu de gouverner, le peuple est gouverné. La complexité de notre civilisation nous contraint à nous incorporer dans des ensembles de plus en plus vastes ; nous sommes devenus si anxieux de diriger ce qui nous est extérieur que nous négligeons de diriger nos propres personnes. Pourtant, la clef du progrès social, on la trouve toujours dans l'amélioration de l'individu. Refaites l'homme et vous referez son univers. Nous avons terriblement besoin de restaurer la dignité de l'homme, de lui rendre le sens de l'honneur. Cela le préservera de s'aplatir lâchement devant ceux qui menacent de le réduire en esclavage, lui donnera le courage de défendre ce qui est juste, seul, s'il le faut, seul contre le reste du monde, si c'est le reste du monde qui a tort.

2° De même que la société est façonnée par l'homme, de même, de son côté, l'homme est façonné par ses pen­sées, par ses décisions, par ses choix. Rien n'arrive jamais dans ce monde qui n'ait déjà pris naissance dans le cerveau d'un homme : les matériaux du gratte-ciel ne font que parachever le rêve de l'architecte. Même la matière dont est faite notre personne physique est asser­vie à nos pensées : les psychologues reconnaissent que notre corps peut éprouver de la fatigue simplement parce que notre esprit est fatigué. Les soucis, l'anxiété, la peur, la lassitude, tout cela se ressent physiquement, la fatigue de l'esprit nous apparaît comme une fatigue corporelle.

Une des raisons fondamentales de la lassitude de l’esprit est ce conflit que l'on constate chez chacun de nous entre notre idéal et notre réalité, entre ce que nous devrions être et ce que nous sommes, entre nos aspira­tions et ce que nous possédons, entre notre capacité de compréhension et les mystères incompréhensibles de l’univers. Une maison qui est divisée contre elle-même ne peut subsister ; cette perpétuelle tension que l'on constate chez l'homme ne peut être acceptée et rendue supportable que si l'on s'abandonne à Dieu. Alors, quoi qu'il puisse arriver, on l'accueille comme un don d’amour : impossible de se sentir frustré puisqu'on n’est plus animé de tumultueux désirs égoïstes.

La société ne peut être sauvée que si l'homme est délivré de ses insupportables conflits, et l'homme ne peut en être débarrassé que si son âme est sauvée. Il n’y a pas très longtemps, les hommes avaient mis tous leurs espoirs de bonheur dans le progrès matériel ; cette lubie d'optimisme superficiel a maintenant pris fin ; le lourd fardeau des soucis et des angoisses que nous inspire l'avenir de la race humaine et des individus a rendu aux hommes la conscience de leur âme.

3° Notre bonheur consiste à satisfaire les aspirations de notre être. Chaque homme sait, et il le sait par expé­rience personnelle, parce qu'il ne parvient pas à apaiser sa propre fringale, qu'il est prédisposé, par sa nature, à désirer trois choses qu'il n'arrive jamais à avoir en quantité suffisante. Il veut vivre, non point pendant les quelques minutes qui suivent, mais toujours, et sans que la vie soit menacée par la vieillesse et la maladie. Il veut aussi accéder à la vérité, mais sans être forcé de faire un choix entre les vérités des mathématiques ou de la géographie, ce qu'il veut, c'est toute la vérité. Enfin, il a besoin d'amour, mais point avec une limite de temps, point un amour accompagné de satiété et de déceptions, il veut un amour qui soit une éternelle extase.

Ces trois choses, on ne les trouve pas ici-bas dans leur intégrité : notre vie terrestre est assombrie par la mort, la vérité se mélange à l'erreur, l'amour à la haine. Mais les hommes savent qu'ils n'aspireraient pas à ces choses dans toute leur pureté s'il n'y avait aucune pos­sibilité de jamais y accéder. Alors, comme ils sont doués de raison, ils recherchent la source d'où découlent ces fragments confus et imparfaits de vie, de vérité et d'amour.

C'est exactement comme si l'on recherchait dans une chambre la source de la lumière : elle ne peut pas venir de dessous une chaise où la lumière est mêlée d'ombres et d'obscurité. Mais elle peut venir du soleil où la lumière est pure, sans ombres ni obscurité pour l'assombrir. Pour rechercher la source de l'amour, de la lumière, de la vérité, il nous faut aller au-delà des limites de ce monde enténébré, jusqu'à une Vérité qui ne soit pas mêlée à son ombre, l'erreur, jusqu'à une Vie qui ne soit pas mêlée à son ombre, la mort, jusqu'à un Amour qui ne soit pas mêlé à son ombre, la haine. Nous devons chercher la Vie Pure, la Vérité Pure, l'Amour Pur, et c'est là la définition même de Dieu.

La Vie de DIEU est suffi­samment personnelle pour qu'il puisse être un Père ; Sa Vérité est assez personnelle et compréhensive pour qu'il soit un Fils ; Son Amour est si profond et si plein de spiritualité qu'il est un Esprit.

Quand il y aura assez d'hommes qui, par ce chemin, auront accédé au bonheur, ils trouveront un autre che­min qui mène à la fraternité. Et la paix sociale sera au rendez-vous.

Extrait de : LE CHEMIN DU BONHEUR (Mgr fulton J. sheen) Elogofioupiou.over-blog.com

 

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 17:55
La mort de l'abbé Epiney

Publié par Jean-Baptiste sur 15 Janvier 2022, 15:32pm

 

Un ami vient de m'apprendre que l'abbé Epiney est mort ce matin. Prions pour le repos de son âme.

L'abbé Epiney croyait à la survie de Paul VI, même s'il lui est arrivé de vaciller à cet égard. Il m'a un jour contacté au téléphone pour me commander mon livre sur le Secret de Fatima et la survie du Saint-Père.

C'est lui qui m'a révélé que Mgr Lefebvre s'était rendu avec lui à Fatima dans l'espoir de voir Paul VI, dans le moment des sacres de 1988.

C'est lui à qui une fidèle de San Damiano a confié la lettre de mandat pour les sacres (attribuée à Paul VI), que l'abbé Epiney a transmise à Mgr Lefebvre, et que ce dernier a conservée dans ses papiers. L'abbé Epiney a refusé de me dire le nom de famille de cette dame, certains de ses proches étant encore en vie.

Comme je l'ai déjà expliqué, nous attribuons une valeur secondaires à ces éléments factuels, car de toute façon, la survie de Paul VI peut être démontrée par des preuves de nature théologique ; or, la certitude théologique emporte certitude factuelle :

 

L'abbé Epiney ne proclamait pas ouvertement sa croyance en la survie du Pape Paul VI, probablement en partie par respect humain mais confort personnel ; toutefois il faut lui reconnaître la sagesse d'avoir compris la vérité ou du moins, de lui avoir ouvert la porte.

Il fait partie des rares prêtres à avoir commandé l'un de mes livres ; ces prêtres se comptent sur les doigts de deux mains.

Espérons qu'il intercède auprès de Dieu pour le retour du Saint-Père.

 

*

*          *

 

EDIT : Mon ami m'a dit une chose qui confirme ce qu'on m'avait déjà rapporté, à savoir que l'abbé Epiney était capable de dire blanc ou noir sur la survie de Paul VI.

À moi, il m'a dit au téléphone qu'il y croyait. À d'autres également.

Et à côté il pouvait dire ceci :

"J'ai parlé plusieurs fois au curé de nos convictions, de ton travail de recherche, mais il semblait

toujours incrédule.  Il disait que cette affirmation devait être vérifiée...."
 
J'ai du mal à comprendre ceux qui changent sans cesse d'opinion...
 

Copié de: Paul VI pape martyr de la fin des temps.. 

elogofioupiou.over-blog.com

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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 20:45

introduction

Ces chapitres ont été écrits dans un but parti­culier, avec une méthode spéciale et un esprit bien déterminé. Leur dessein est d'apporter aux cœurs la consolation, le soulagement et l'espérance, aux âmes la vérité et la lumière, aux volontés le bien, la force et la fermeté. La méthode consiste à appliquer des principes éternels de morale et de spiritualité aux problèmes fondamentaux de la vie contemporaine de l'individu et de la société. L'esprit de ce livre est l'esprit de charité : amour de Dieu et amour du prochain.

Quant à cette préface, elle se propose d'exposer les postulats de base sur lesquels se fonde cet ouvrage :

1° Le fait qu'on accorde de nos jours une place exces­sive à la politique indique qu'au lieu de gouverner, le peuple est gouverné. La complexité de notre civilisation nous contraint à nous incorporer dans des ensembles de plus en plus vastes ; nous sommes devenus si anxieux de diriger ce qui nous est extérieur que nous négligeons de diriger nos propres personnes. Pourtant, la clef du progrès social, on la trouve toujours dans l'amélioration de l'individu. Refaites l'homme et vous referez son univers. Nous avons terriblement besoin de restaurer la dignité de l'homme, de lui rendre le sens de l'honneur. Cela le préservera de s'aplatir lâchement devant ceux qui menacent de le réduire en esclavage, lui donnera le courage de défendre ce qui est juste, seul, s'il le faut, seul contre le reste du monde, si c'est le reste du monde qui a tort.

2° De même que la société est façonnée par l'homme, de même, de son côté, l'homme est façonné par ses pen­sées, par ses décisions, par ses choix. Rien n'arrive jamais dans ce monde qui n'ait déjà pris naissance dans le cerveau d'un homme: les matériaux du gratte-ciel ne font que parachever le rêve de l'architecte. Même la matière dont est faite notre personne physique est asser­vie a nos pensées: les psychologues reconnaissent que notre corps peut éprouver de la fatigue simplement parce que notre esprit est fatigué. Les soucis, l'anxiété, la peur, la lassitude, tout cela se ressent physiquement, la fatigue de l'esprit nous apparaît comme une fatigue corporelle.

Une des raisons fondamentales de la lassitude de l’esprit est ce conflit que l'on constate chez chacun de nous entre notre idéal et notre réalité, entre ce que nous devrions être et ce que nous sommes, entre nos aspira­tions et ce que nous possédons, entre notre capacité de compréhension et les mystères incompréhensibles de l’univers. Une maison qui est divisée contre elle-même ne peut subsister; cette perpétuelle tension que l'on constate chez l'homme ne peut être acceptée et rendue supportable que si l'on s'abandonne à Dieu. Alors, quoi qu'il puisse arriver, on l'accueille comme un don d’amour: impossible de se sentir frustré puisqu'on n’est plus animé de tumultueux désirs égoïstes.

La société ne peut être sauvée que si l'homme est délivré de ses insupportables conflits, et l'homme ne peut en être débarrassé que si son âme est sauvée. Il n’y a pas très longtemps, les hommes avaient mis tous leurs espoirs de bonheur dans le progrès matériel; cette lubie d'optimisme superficiel a maintenant pris fin; le lourd fardeau des soucis et des angoisses que nous inspire l'avenir de la race humaine et des individus a rendu aux hommes la conscience de leur âme.

3° Notre bonheur consiste à satisfaire les aspirations de notre être. Chaque homme sait, et il le sait par expé­rience personnelle, parce qu'il ne parvient pas à apaiser sa propre fringale, qu'il est prédisposé, par sa nature, à désirer trois choses qu'il n'arrive jamais à avoir en quantité suffisante. Il veut vivre, non point pendant les quelques minutes qui suivent, mais toujours, et sans que la vie soit menacée par la vieillesse et la maladie. Il veut aussi accéder à la vérité, mais sans être forcé de faire un choix entre les vérités des mathématiques ou de la géographie, ce qu'il veut, c'est toute la vérité. Enfin, il a besoin d'amour, mais point avec une limite de temps, point un amour accompagné de satiété et de déceptions, il veut un amour qui soit une éternelle extase.

Ces trois choses, on ne les trouve pas ici-bas dans leur intégrité: notre vie terrestre est assombrie par la mort, la vérité se mélange à l'erreur, l'amour à la haine. Mais les hommes savent qu'ils n'aspireraient pas à ces choses dans toute leur pureté s'il n'y avait aucune pos­sibilité de jamais y accéder. Alors, comme ils sont doués de raison, ils recherchent la source d'où découlent ces fragments confus et imparfaits de vie, de vérité et d'amour.

C'est exactement comme si l'on recherchait dans une chambre la source de la lumière : elle ne peut pas venir de dessous une chaise où la lumière est mêlée d'ombres et d'obscurité. Mais elle peut venir du soleil où la lumière est pure, sans ombres ni obscurité pour l'assombrir. Pour rechercher la source de l'amour, de la lumière, de la vérité, il nous faut aller au-delà des limites de ce monde enténébré, jusqu'à une Vérité qui ne soit pas mêlée à son ombre, l'erreur, jusqu'à une Vie qui ne soit pas mêlée à son ombre, la mort, jusqu'à un Amour qui ne soit pas mêlé à son ombre, la haine. Nous devons chercher la Vie Pure, la Vérité Pure, l'Amour Pur, et c'est là la définition même de Dieu.

La Vie  de DIEU est suffi­samment personnelle pour qu'il puisse être un Père; Sa Vérité est assez personnelle et compréhensive pour qu'il soit un Fils ; Son Amour est si profond et si plein de spiritualité qu'il est un Esprit.

Quand il y aura assez d'hommes qui, par ce chemin, auront accédé au bonheur, ils trouveront un autre che­min qui mène à la fraternité. Et la paix sociale  sera au rendez-vous.

Extrait de : LE CHEMIN DU BONHEUR  (Mgr fulton J. sheen)

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31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 18:48

ESPRIT DE LA CRÈCHE... ESPRIT DU MONDE

Arrivés à ce dernier jour de l'année, examinons sérieusement où nous en sommes, quel esprit nous a dirigés tout le long de cette an­née ?

Me voici devant vous, ô mon Dieu ! me, voici ! avec mes fautes, mes regrets, mes faiblesses.

Me voici, les mains vides, avec mon repentir, avec ma bonne volonté si fragile, si impressionnable ; me voici, pauvre à l'excès devant vous. Pardon, ô mon Dieu !

Mais, en remontant le cours de cette année, je retrouve toutes les grâces dont vous m'avez comblé : Grâces de lumière, de force, toutes secourables au moment voulu. L'aveu des biens que vous m'avez donnés rend ma confusion plus grande encore et c'est avec une douleur plus vive que je vous redis au fond de mon cœur contrit et humilié : Pardon, mon Dieu ! Merci, mon Dieu !

N'est-ce pas toute l'histoire de ma vie et n'aurai-je, au dernier jour, que ces deux mots à prononcer devant mon souverain Juge ?

Ayez pitié, Seigneur, ayez pitié de ma fai­blesse, de mon ignorance, des complications d'un cœur qui veut et ne veut pas, car il va au-devant de ce qu'il a résolu de fuir. Ayez pitié aujourd'hui encore, ayez pitié de mes résolutions que je crois sincères, de ma volonté que je crois ferme et bonne, ayez pitié de moi quand je vous dis :

 « Me voici pour vous ser­vir.  Je suis la servante du Seigneur... »

Pendant ce dernier jour, au moins, dans une pensée de réparation, de reconnaissance et d'a­mour, je veux vous servir de tout mon cœur, ô mon Dieu.

Je veux que tout ce qui exprimera la vie en moi soit comme autant d'actes d'amour, de re­pentir et de soumission à votre volonté.

Je veux agir sous votre regard et ne chercher que vous seul, ô mon Dieu !

Inspiré de: Dix minutes a Dieu, de Y. d'Isne (1959)

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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 12:08

LE SACRIFICE ET L'IRE (LE COURROUX)

Deux anges ont passé dans le ciel. Pareils aux éclairs qui déchirent la nue et semblent vouloir la mettre en pièces, ils allaient, portant la foudre. Annonciateurs de tempêtes, exterminateurs terribles qui marchez au rythme de cette Victoire-Volonté, qui êtes-vous ?

L'un m'a dit, ­­ j'aurais pu le dire moi-même à voir ses yeux tour à tour étincelants et sombres, suivant les rafales alternées de la joie et de la souffrance — : Je suis le Sacrifice.

. Et l'autre, dont le vêtement rutilait comme la flamme épanouie d'une torche : Je suis le Courroux, l'Ire du Seigneur.

O Sacrifice ! Pour ton élan que l'obstacle avive, pour ton ardeur que la croix aimante, ô Sacrifice ! je tremble à ton aspect et je t'ad­mire et je t'envie.

Mais toi, ô Courroux, je t'aime ! N'es-tu pas, divin vendangeur ivre de justice et de sainteté, le frère jumeau de ma Furie ?

N'incarnes-tu pas cette puissance de l'Irascible chargée avec le Sacrifice d'abattre les entraves de la Volonté ? Et calme en sa fureur le terrible Justicier répondait :

  • J'ai regardé autour de moi, personne pour m'aider !
  • J'ai cherché un allié, il n'y en avait point !
  • C'est la force de mon bras qui a été ma Victoire !
    « C'est ma colère elle-même qui m'a prêté main-forte ! »

(ISAÏE, 63.)

 

Une image contenant nature, pluie, jour

Description générée automatiquement« Plus vite ! » criait la Volonté, là, vers la lumière. Ouvrez la voie, faites le libre espace... A tire d'aile vers l'Infini !

...Elle dominait ces deux fils de la foudre avec la douceur magnétique d'une charmeuse, puisant dans la force même qu'elle infusait et sa tranquillité et la liberté de son essor.

De ses bras étendus, elle les enflammait et les contenait tour à tour. Ils frémissaient, vibraient, palpitaient et l'on sentait tout ce que coûtait l'envol de cette Victoire.

On perdait de vue la mer symbolique où Raphaël la voyait glisser pour évoquer je ne sais quelle forêt titanique où travaillaient le glaive et la torche. Comme aux prises avec une flore une faune de férocité inconnue, ces défricheurs célestes défendaient leur reine contre la ruée meurtrière.

Et Ils s'en allaient les deux anges, à tire d'aile vers l'infini, cherchant à travers l'espace où mettre le fer et le feu, dans les lianes pour trancher, dans les ronces pour consumer.

Alors mon Guide parla en réponse à la question que je n'osais formuler, tant elle me poignait d'épouvante jusqu'en la moelle de mes os :

— Oui, péchés du monde, épaisse forêt, lourde d'arômes vénéneux et noire d'ombre meurtrière, où, dans les bourbiers, grouillent des monstres ! Voilà ce que l'homme a fait du premier, Eden et qu'il faut détruire.

Le péché originel a suscité la germination des désirs désordonnés et depuis, comme dans l'humus des forêts vierges, les mauvaises semences ont tiré de la pourriture végétale un surcroît de sève et de fécondité. Les éclosions se sont multipliées et peu à peu s’est dressée, cette brousse monstrueuse pleine de sortilèges et de guet-apens.

L'appel de la beauté résonne encore mais assourdi et lointain comme le chant du cor. La volonté cherche à s'élancer, mais com­ment s'arracher à cette jungle sans ces deux défricheurs ? Qu'ils brisent l'orgueil des futaies, qu'ils débusquent et chassent devant, eux tout ce qui rampe, rôde et gronde autour de l'Amour...

Plus vous dévore cet amour de la vie, plus implacable doit être la mor­tification.

Ne craignez pas : elle ne ravage que la mort. Elle ne mutile pas votre être, elle le guérit et l'assainit.

— Au prix de quelle souffrance, Raphaël !...

-- Cette souffrance est une largesse divine, c'est le pont de miséricorde sur l'abîme de la malédiction pour réconcilier le fini avec l’infini.

— Je le sais, ô Mon Guide. Nul ne devait moins désirer la chute originelle que le Sacrificateur de son propre Fils, mais pourquoi permettre une faute qui entraînait tant de malheurs ?

  • Pour vous relever plus grands qu'Il ne vous avait créés.
  • O douloureuse résurrection !
  • O grandeur de l'offense, puisque tous les supplices des hommes depuis le commencement des temps jusqu'à la fin des siècles ne pouvaient suffire à votre rançon et qu'il fallut, à la stupeur émer­veillée des anges, laver la terre avec le sang d'un Dieu.

Les peuples antiques n'avaient-ils pas l'obscur sentiment de ce crime ? Ne vois-tu pas dans cette sourde attente de quatre mille ans un mystérieux tourment de rédemption ?... Quel gouffre de malédiction Decius cherche-t-il à combler ? Pourquoi faut-il que e couteau s'appesantisse sur le cou blanc des vierges, que le visage des enfants se crispe d'horreur devant l'insatiable Moloch ?

Pourquoi réaliser avant le temps la prophétique parole : Sine tan guinis efiusione non fit remissio ? Pourquoi ce ruissellement de sang sur tous les autels des faux dieux ? Que veulent donc apaiser ces victimes imparfaites ? Ne dirait-on pas qu'elles cherchent à gravir la montagne du calvaire sans pouvoir en atteindre le sommet ?

  • Et pourtant, Raphaël, je ne trouve nul vestige de ces sacri­fices chez les païens modernes. Ils n'ont même plus le sens de l'expiation. Cette réparation que les plus déchus ont demandée au sang des boucs et que les protestants rejettent au moins sur l'auguste Victime, ces païens n'en ont même plus l'intelligence !
  • Aussi, regarde leur monde... En dehors d'une milice seule vivante au milieu des morts, tu ne verras que ravages. L'égoïsme décompose les âmes, les familles, les sociétés et dresse nation contre nation. La Foi seule était une reine assez puissante pour imposer aux hommes l'indispensable antidote du renoncement, ce nerf de toute vie morale et sociale. Et la foi disparaît de la terre... non, elle s'est ramassée dans une phalange héroïque où bat le cœur du monde et qui va partout criant : « Pénitence, Pénitence, vous périssez, maison d'Israël ! »

Idées de l'autre monde ! s'écrient les mauvais génies... retournez à la terre. Il n'y a plus d'arbre du bien et du mal. Vous n'aurez de paradis que dans cette Jungle. Tout est vôtre...

 

Extrait de : Les sept colonnes de l’Héroïsme, Jacques d’ARNOUX.  Editions D. F. T.

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26 décembre 2021

 

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