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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

2 décembre 2022 5 02 /12 /décembre /2022 16:33
La polémique "Père Jacques vs Paul Etienne Pierrecourt"

Publié par Jean-Baptiste sur 2 Décembre 2022, 12:23pm

 

Ces derniers jours, certains d'entre vous ont peut-être entendu parler de la polémique entre le dénommé Père Jacques et Frère Arnaud d'une part, Paul Etienne Pierrecourt d'autre part, suite à la divulgation par ce dernier d'une correspondance où les deux clercs évoquent leurs opinions conclavistes.

En vérité cela n'a rien de si surprenant, car Frère Arnaud avait déjà tenu des propos pouvant être interprétés en ce sens, dans certaines des conférences nébuleuses du Père Jacques, qui parle pendant des heures sans apporter aucune solution à la crise de l'Église.

Suite à la polémique, Adrien Abauzit est intervenu pour les défendre ; or, comme je l'explique dans une vidéo qui va bientôt être publiée, je crois me souvenir que lors de mes discussions sur facebook avec l'intéressé, il a tenu des propos ambigüs pouvant là encore s'entendre dans un sens conclaviste.

 

 

Surtout, Adrien Abauzit ne comprend pas ce qu'est la juridiction ordinaire ; donc à partir de là, il est très facile de tomber dans le conclavisme.

Quelques rappels :

- Selon la doctrine catholique, comme l'a expliqué le Père Goupil dans son commentaire de la Constitution Pastor Aeternus, en période de vacance pontificale l'Eglise travaille à élire le prochain pape, comme témoignage de la perpétuité de la succession apostolique ; si ce n'était pas le cas, la perpétuité ne serait plus manifestée, ce qui est impossible.

- Le conclavisme est donc la suite logique du sédévacantisme : à la fois parce qu'en période de vacance pontificale, on est censé élire un pape ; et parce qu'en niant la hiérarchie catholique ainsi que la permanence de la juridiction ordinaire, les sédévacantistes ouvrent la porte à n'importe quelle élection anarchique, en violation du droit divin - je dis bien le droit divin, non seulement le droit ecclésiastique. De droit divin, un pape ne peut être élu par des "électeurs" dépourvus de juridiction ordinaire.

- Conformément à ce que j'ai écrit plus haut, il est certain que nous avons aujourd'hui un pape en vie, car si le Siège était vacant l'Eglise s'efforcerait d'élire un pontife. Ce pape en vie, c'est le dernier à avoir joui d'une reconnaissance réellement pacifique et universelle, comme je l'ai maintes fois expliqué. Cette doctrine de l'acceptation pacifique constitue la clé pour comprendre la crise de l'Eglise, contrairement aux interprétations personnelles, aux allégations fondées sur sa propre appréciation indépendament du jugement de l'Eglise. A cet égard les lefebvristes et les sédévacantistes font une obsession sur Vatican II, en se livrant à des jugements personnels, ce qui ne mène nulle part. Bien que Vatican II représente un problème, on ne peut pas reléguer toute la crise au Concile ni obtenir une solution théologique en passant son temps à émettre des jugements personnels sur les textes conciliaires. Au sein de nos milieux, bien des vieillards qui critiquent le Concile Vatican II, Jean XXIII et Paul VI, vivaient dans la fornication au moment des débats conciliaires ; ils portent donc, comme les autres catholiques, la responsabilité de ce qui s'est passé. La Sainte Vierge, dans ses différentes apparitions prédisant ou décrivant la crise de l'Eglise, ne s'est pas focalisée sur le Concile, elle a parlé des péchés des chrétiens. Nous avons tous une part de responsabilité, l'évacuer en faisant une obsession sur Vatican II ne mène à rien.

- Quelles que soient les circonstances, les caractères de la Constitution Divine de l'Eglise ne peuvent pas être altérés ; ils sont immuables, contrairement à une erreur qu'on entend à la fois chez des prêtres et chez des fidèles de nos milieux.

- Les sédévacantistes n'ont aucune autorité pour décréter ou comme ils disent "constater" la vacance du Saint-Siège : c'est le cardinal camerlingue, en vertu du droit canon, qui la constate à la mort du Pape.

 

Tout est dans mes livres.

Au lieu de regarder les vidéos d'ignorants tels qu'Adrien Abauzit, qui ne sait même pas que selon la doctrine catholique, la hiérarchie de l'Eglise doit toujours exister (même en période de vacance), je vous invite à lire ce que j'ai écrit...

J'insiste également sur le fait que cette obsession stérile vis-à-vis de Vatican II ne mène nulle part : Mgr Fenton avait bien résumé ce qu'il fallait penser du Concile.

Si vous utilisez votre jugement personnel pour dire "Jean XXIII et Paul VI ne peuvent pas être papes parce qu'ils ont convoqué/approuvé Vatican II", alors selon vous toute la hiérarchie de l'Eglise a sombré étant donné que les évêques ont tous signé les textes. Soit dit en passant, je répète qu'il ne s'agit pas seulement d'indéfectibilité mais d'infaillibilité, contrairement à ce qu'écrit l'abbé Ricossa, qui connaît lui aussi bien mal sa doctrine, en allant jusqu'à prétendre que l'Eglise cesse d'être infaillible en période de vacance pontificale, ce qui est faux : les évêques seuls demeurent infaillibles en tant que corps, ils ne peuvent pas enseigner avec quasi-unanimité l'hérésie, or les évêques de Vatican ont signé à 97% les textes du Concile.

 

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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 14:35

Voir le pdf disponible sur ce blog.

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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 09:21

 

13 janvier 2013

ACCOLADE ENTRE L’ORIENT ET … (SUITE) (PAUL VI)

 Le Pape, l'Église d'Occident, et Athénagoras, l'Église d'Orient, se sont embrassés. Justitia et Pax osculatae sunt !

Cette rencontre exceptionnelle a eu lieu au soir du dimanche 5 janvier sur le mont des Oliviers, à la délégation apostolique; elle s'est renouvelée le lundi 6 janvier au patriarcat gréco orthodoxe, où Paul VI était allé rendre sa visite à Athénagoras.

Toutes les polémiques accumulées en neuf siècles se sont dissoutes à la chaleur de cette accolade, malgré les distinctions de caractère théologique et disciplinaire, qui seront bientôt examinées avec un soin minutieux, au cours du dialogue déjà approuvé, tant par l'Église que par la Conférence panorthodoxe de Rhodes.

Athénagoras   arriva   à   la   délégation   apostolique   vers 21h 30 et fut aussitôt introduit dans la salle d'audience, au rez-de-chaussée. Deux fauteuils identiques étaient préparés, sur le même plan, deux fauteuils recouverts de damas rouge. Au bout de quelques minutes le Pape entra et se dirigea les bras tendus, vers le Patriarche.  Ce fut une accolade chaleureuse et spontanée. En neuf cents ans de séparation entre  chrétiens   orthodoxes   et  chrétiens   catholiques,   des milliards d'hommes ont apparu et disparu sur la terre, des milliers de guerres ont été combattues, la civilisation s'est transformée et la face de la terre a littéralement changé; les individus et les peuples, grâce aux nouveaux moyens de communication  se  sont  rapprochés  :   seuls  les  chrétiens restaient lointains, froidement envieux les uns des autres, en une attitude circonspecte et polémique, parfois même âpre et combative. « On, avait fait plus, en ces cinq dernières années, pour l'unité des chrétiens, qu'on avait fait en cinq siècles » affirmait récemment un prélat qui a de graves responsabilités en ce domaine. Et il ajoutait qu'à la lumière et à la chaleur de ce baiser entre Paul VI et Athénagoras, il parvenait à comprendre une phrase que lui avait dite, quelques semaines plus tôt, un archevêque orthodoxe : « Ce qui nous sépare, ce n'est que neuf siècles de séparation. » Ce n'était pas là un mot suggéré par une courtoisie vide, mais une expression qui renfermait la vérité et reflétait la situation, essentiellement psychologique, à laquelle la séparation est en grande partie liée. « D'abord se connaître, ensuite dialoguer, » disait le pape Jean, qui avait deviné, avec une merveilleuse promptitude, la nécessité de renouer l'unité chrétienne. La première condition s'est réalisée dans la double accolade et dans le baiser de paix échangés entre le Pape et Athénagoras. Et cela est arrivé d'une façon enthousiasmante, supérieure à toute attente. Après ce geste d'affection, Paul VI et le Patriarche conversèrent, sans témoins, pendant vingt-cinq minutes. Ils parlèrent en français. Il n'est évidemment pas possible de savoir ce qu'ils se sont dit, mais on peut supposer qu'ils ont parlé longuement du pape Jean, avec lequel Athénagoras avait entretenu, par lettres et par personnes interposées, des relations amicales et à qui il avait l'habitude d'envoyer des cadeaux à l'occasion des fêtes de Pâques.

Le Souverain Pontife et le Patriarche étaient assis a quelques centimètre l’un de l’autre, fraternellement. Le Pape avait voulu donner la droite à son hôte illustre, et cette délicatesse allait bien au delà de la courtoisie, revêtait une signification de bien plus vaste portée: e  Souverain Pontife entendait manifester ainsi, non seulement son respect envers le Patriarche, mais aussi un sentiment d'égalité. Athénagoras s'adressait au Pape en lui disant « Saint Père », et Paul VI, à son tour, l'appelait « Sainteté ».

 Après l'entretien privé, les personnalités furent admises, et Athénagoras adressa au Pape un discours en grec. Le P. Duprey, sous-secrétaire pour les églises orientales du Secrétariat pour l'union des chrétiens, traduisit en français. Le Patriarche dit, entre autre, qu'il désirait ardemment et priait pour que survînt la rencontre dans le Calice, c'est-à-dire dans la célébration des mystères fondamentaux du christianisme. Et le Pape, lui offrant un splendide calice qu'il avait avec lui, lui répondit que c'était là le symbole de ce désir si élevé.

Personne ne pourra plus oublier ce qui se passa ensuite : le Pape commença le Pater noster en latin, scandé par sa suite, tandis qu'Athénagoras le récitait en grec, avec sa suite de métropolites, d'archevêques et d'archimandrites. Paul VI accompagna le Patriarche jusqu'au seuil, et ce fut, de nouveau, le baiser et la double accolade.

Le lendemain, lundi 6 janvier, quelques heures avant de repartir pour Rome, Paul VI se rendit au siège du Patriarcat orthodoxe, sur le Mont des Oliviers à Jérusalem, pour rendre sa visite à Athénagoras. Le Patriarche l'accueillit dans le jardin de la villa, où ils échangèrent à nouveau le baiser de la paix. A l'intérieur, il fit part au Pape de sa joie et de son émotion et Paul VI manifesta les mêmes sentiments, rappelant qu'Athénagoras avait désiré cette rencontre, depuis le temps de Jean XXIII. Il ajouta que, de part et d'autre, les chemins qui conduisent à l'union des chrétiens peuvent être longs et semés de difficultés, mais qu'ils convergent l'un vers l'autre et, en définitive, rejoignent les sources de l'Évangile.

Un communiqué officiel, sur la rencontre entre Paul VI et le patriarche Athénagoras, déclare qu'elle ne peut être considérée que comme « un geste fraternel, inspiré par la charité du Christ et, qu'après tant de siècles de silence, les deux Pèlerins se sont rencontrés dans le désir de réaliser la volonté du Seigneur et de proclamer l'antique vérité de son Évangile, confiée à l'Église. » La séparation des deux Églises, si l'on excepte l'infructueuse tentative d'union du Concile de Florence (1439), dure depuis plus de neuf siècles, et ne pourra être effacée d'un seul coup.

Mais un extraordinaire pas en avant a déjà été réalisé, avec cet entretien entre les « deux Saintetés », qui aura des effets positifs, à une échéance pas forcément lointaine. L'allusion à la rencontre dans le calice et l'offre d'un calice, constituent probablement, une indication très valable, et non fortuite, sur la possibilité d'une communication in sacris, c'est-à-dire d'une reconnaissance réciproque : déjà les sacrements, le sacerdoce et la hiérarchie des orthodoxes sont pleinement reconnus par l'Église catholique, en ce qu'ils maintiennent la forme et la nature originales, comme avant la séparation des deux Églises. Et même après la séparation, jusqu'au dix-huitième siècle, les prêtres catholiques pouvaient célébrer dans des églises orthodoxes. La communication in sacris pourrait être la première pierre, sur laquelle on construira, grâce à des contacts théologiques qui, du côté catholique, ne conduiront à aucun compromis en matière doctrinale « le patrimoine n'est pas à nous, il est au Christ; nous n'en sommes que les gardiens, les maîtres, les interprètes. »

 Mais il n'en est pas moins évident que, malgré les difficultés, la route de l'unité est désormais dans la réalité du temps. 

Une journée aussi mémorable, une rencontre aussi prometteuse pour l'union du christianisme, ne pouvaient finir que sur un épisode d'une touchante délicatesse, qui incarne parfaitement la sensibilité et la charité de Paul VI.

Le Pape, déjà terriblement fatigué par son voyage, venait de rentrer à la délégation, après l'entrevue avec le patriarche Athénagoras, quand le délégué, Mgr Lino Zanini, s'approcha; il lui dit qu'un enfant paralytique de cinq ans, un petit arabe, avait exprimé le désir de rencontrer le Pape, de lui parler. Il n'avait pu, comme les autres, le saluer, le voir, et l'acclamer dans les rues de Jérusalem et il osait, timidement mais en confiance, demander cette audience exceptionnelle. Il était déjà tard, plus de 23 heures, mais la famille avait conduit le petit infirme à la délégation. Il s'appelle Samir Najjar et déjà, dans sa très courte vie, il a connu la douleur, la souffrance la tristesse de ne pas être comme les autres enfants. 

Paul VI le fit aussitôt amener près de lui. Quand Samir arriva dans les bras de ses parents, il le regarda et lui sourit; le sourire du Pape voulait certainement cacher son angoisse de se trouver devant un petit paralysé. Il s'approcha, tendant les bras, se pencha vers lui et s'agenouilla, pour se mettre au même niveau, en un geste d'une humilité si spontanée qu'il arracha des larmes aux quelques personnes présentes. Le Pape et l'enfant conversèrent longuement, en un langage fait de regards,  de gestes et de caresses plutôt que de paroles. Autour d'eux régnait un silence absolu, mais chacun pensait à Jésus qui si souvent avait dit : « Laissez venir à moi les petits enfants » et aux pages de l'Évangile qui racontent ses contacts avec les infirmes. Puis le Pape l'embrassa, l'éleva dans ses bras, et le rendit à ses parents, émus et troublés, les congédiant avec une bénédiction paternelle, non sans avoir chargé son secrétaire de leur remettre une importante somme d'argent.

A suivre…

Extrait du volume : PAUL VI 

                                G. SCANTAMBURLO

                                Édition; Maison Mame  (1964)

14 janvier 2013

RETOUR A LA SOURCE… PAUL VI suite et FIN

Lorsque Paul VI arriva à la Grotte de la Nativité, dans la Basilique qui l'enferme comme en un écrin, le soleil était déjà haut; les arcs de triomphe, les drapeaux, les manifestes multicolores et les élégants vêtements de fête de cette foule orientale, si généreuse dans l'enthousiasme et si passionnée dans ses manifestations, suscitaient une joyeuse atmosphère.

Bethléem est à environ huit cents mètres au-dessus du niveau de la mer et, en hiver, il y fait très froid. On comprend la neige autour de la crèche, les feux sur les routes, les gens enveloppés de manteaux. Bethléem signifie Ville du Père et constitue, sans aucun doute, la halte la plus touchante en Terre Sainte.

 Voici, selon la tradition, la Grotte de la Nativité; c'est un rectangle long d'un peu plus de douze mètres et large de trois et demi. On peut voir devant l'autel une étoile d'argent, portant l'inscription Hic de Virgine Maria Jésus Christus natus est. La crypte est éclairée par cinquante-trois lampes, dont dix-neuf appartiennent aux catholiques latins. Jusqu'à un passé très récent, les chrétiens se disputaient la propriété de la grotte et des manifestations regrettables avaient lieu, pour une lampe ou un tapis à ajouter ou à retirer. Il semble maintenant que la paix fraternelle soit revenue et qu'elle doive s'affirmer, après la rencontre du Pape avec Athénagoras, Benedictos et l'arménien Derderian.

L'histoire de cette journée, la dernière passée par le Pape en Terre Sainte, est très rapide. Après avoir célébré la Messe, il prononça un discours programme à l'intention de l'Église catholique, des frères séparés et du monde entier : « Nous avons trois simples mots à dire, un au Christ, un à l'Église, le troisième au monde. »

 Après avoir invité l'Église à vivre sa « profonde et visible unité », le Saint Père s'est adressé aux autres chrétiens : « Il est désormais clair pour tous que l'on ne peut éluder le problème de l'unité : cette volonté du Christ apparaît dans toute son urgence à nos esprits ; elle nous oblige à faire, avec sagesse et amour, ce qui est possible que pour tous les chrétiens puissent jouir du bienfait souverain et du souverain honneur de l'unité de l'Église. Nous devons pourtant, même en cette occasion unique, dire qu'un tel résultat ne peut être obtenu au détriment de la vérité et de la foi. Nous ne pouvons manquer de cohérence envers ce patrimoine du Christ; il ne nous appartient pas, il est à lui; Nous n'en sommes que les gardiens, les enseignants, les interprètes. Mais Nous répéterons encore que nous sommes disposés à considérer toute possibilité raisonnable, pour aplanir les chemins de la compréhension, de la révérence, de la charité, vers une future rencontre, que Dieu veuille proche, avec nos frères chrétiens, encore séparés de nous. La porte de la bergerie est ouverte. L'attente de tous est loyale et cordiale. Le désir est fort et patient. La place disponible est vaste et commode. Nous nous abstiendrons de demander des actes qui ne soient pas libres et convaincus. »

En ce qui concerne le monde, le Pape, après avoir précisé que, par le terme monde, il entendait désigner : « Tous ceux qui regardent le christianisme du dehors, qu'ils lui soient étrangers ou qu'ils se sentent tels, » a poursuivi en disant : « Nous ne demandons que la liberté de professer et d'offrir à qui l'accueille librement cette religion... Nous désirons agir pour le bien du monde. Pour son intérêt, pour son salut. Nous pensons qu'il a besoin du salut que Nous lui offrons... Nous considérons le monde avec une immense sympathie. Que l'on sache comment le Christ, qui vit encore aujourd'hui dans son Église, s'annonce au monde à partir de cet endroit, de ce berceau qui marque son arrivée sur cette terre. »

Enfin, le Pape a adressé un salut particulièrement respectueux à ceux qui professent le monothéisme et, comme nous, rendent leur culte religieux au seul vrai Dieu, souverain et vivant, le Dieu d'Abraham...

Ce salut s'adressait évidemment, aux juifs et aux musulmans, qui reconnaissent en Abraham la souche principale, le prophète du seul vrai Dieu. C'est un salut qui a touché, depuis cette terre justement partagée entre juifs, chrétiens et musulmans, plus d'un demi milliard d'hommes.

 Paul VI, après son mémorable discours de la Grotte, d'où le christianisme tira ses origines, alla en visite chez le Patriarche arméno grégorien, rendit la sienne à Benedictos Ier, pour un dernier remerciement, et, de retour à la délégation apostolique, reçut les chefs des communautés chrétiennes locales, syrienne, éthiopienne, anglicane et luthérienne, et le grand muphti musulman.

 Avant de quitter Jérusalem pour rejoindre Ammam et prendre l'avion pour Rome, Paul VI a voulu envoyer 240 messages de paix et de vœux chrétiens aux églises et associations chrétiennes représentées au Concile, aux Chefs d'États et aux organisations internationales, sans aucune exclusion géographique, politique ou idéologique, confirmant ainsi une nouvelle fois les intentions d'unité et de paix de son pèlerinage et son but généreusement œcuménique.

On ne peut nier que le pèlerinage de Paul VI en Terre Sainte ait eu des  résonances  supérieures à toute attente, tant dans les lieux visités que dans la chrétienté et le monde tout entier. Le Souverain Pontife lui-même affirmait, dans sa première audience après son retour, le jeudi 9 janvier : « Jamais le rapport entre Jérusalem et Rome n'est apparu plus direct et plus lié au sort spirituel de l'Église catholique et de sa mission parmi les hommes... Avec un étonnement et une joie immenses, Nous Nous sommes sentis entourés d'un enthousiasme si général,  en tous lieux et en tous moments de Notre voyage, que Nous devons attribuer de tels effets à des causes supérieures aux causes normales; des motifs nouveaux, étrangers, supérieurs ont véritablement influé sur l'heureux succès de Notre voyage ; il a été le coup de charrue qui a retourné un terrain endurci et inerte; il a soulevé la conscience de pensées et de desseins divins, ensevelis, mais non éteints par une expérience historique séculaire, qui semble, maintenant s'ouvrir à des voix prophétiques. »

 Il serait facile de rapporter ici les commentaires de personnalités ou les échos de presse qui, bien que provenant des milieux les plus disparates et les plus éloignés, se rejoignent pour souligner l'importance historique de l'événement. Mais les silences et les voix hostiles n'ont pas manqué non plus. Le  monde protestant  a peu  commenté  la  rencontre  de Paul VI et d'Athénagoras, à laquelle il ne se sentait pas directement intéressé.  Sur le pèlerinage en général, il a considéré comme positif le retour aux sources de l'Église catholique, mais a critiqué un certain apparat de grandeur extérieure et certaines paroles du Pape sur le culte de la Vierge et sur l'unité considérée comme un retour à la bergerie unique. Parmi les Églises orthodoxes mêmes, l'intérêt de l'Église russe pour l'événement s'est révélé plutôt limité; l'Église grecque a manifesté, par des discours, des articles et même des prières, sa désapprobation envers une rencontre considérée comme une manœuvre papiste et une menace contre l'orthodoxie. Cette attitude, en grande partie prévue, n'a pourtant pas été partagée de tous. Nous avons vu des théologiens laïcs d'Athènes et de Thessalonique accompagner le patriarche de Constantinople, ce que fit également le métropolite Kallinikos.

Les milieux gouvernementaux grecs se sont montrés favorables à la rencontre, ainsi que plusieurs journaux laïcs, et même certains membres de la hiérarchie, comme le métropolite de Corfou. Un vif échange d'opinions a eu lieu au cours d'une réunion du Saint Synode, pendant laquelle le primat Chrisostomos aurait déclaré : « Je m'oppose non seulement à l'union des Églises, mais encore à un simple contait avec les catholiques. »

Ces réactions, qui n'ont pas fini d'être repensées, ne diminuent en aucune manière l'importance œcuménique de l'événement de Jérusalem. Il a fait clairement apparaître à quel point l'Église catholique et l'Église orthodoxe se sentent proches, sur la base de la même foi, de la participation aux mêmes sacrements, du lien de la même hiérarchie épiscopale; et cela a permis, d'une façon relativement simple, et sans qu'existent de précédents rapports structurés, une rencontre à un niveau élevé, dans un climat de pure fraternité, après des siècles d'éloignement et d'ignorance réciproques.

Évidemment il ne s'est pas agi d'union et toutes les grandes difficultés subsistent. Mais nous sommes devant un nouveau, peut-être l'un des principaux jusqu'à présent, signe des temps : un coup de charrue qui a retourné le terrain durci du passé; une prémisse de l'union totale, encore lointaine, mais plus proche, qui reste le grand but de l'avenir, comme l'a dit le Pape.

 Au fond, ce qui donne sa valeur à l'événement, c'est qu'il semble destiné à ne pas rester un épisode isolé, mais à être le début d'un chemin nouveau. Paul VI et Athénagoras, en se quittant, se sont dits « Au revoir ».

 « Ce qui m'a profondément frappé, a déclaré Athénagoras, après avoir parlé de la bonté, de la culture, de la sagesse et surtout de l'humilité de Paul VI, c'est que le Saint Père a complètement oublié le triste passé, et a permis à une ère nouvelle de s'ouvrir. » Dans cette ère nouvelle, Paul VT et Athénagoras se sentent pleinement engagés : on a pu en avoir plusieurs preuves tout récemment. Athénagoras a communiqué aux Églises orthodoxes l'expérience de ses entrevues avec Paul VI; il a maintenu les contacts avec Rome, où sont venus, le 16 janvier, deux métropolites orthodoxes, Athénagoras de Thiatira et Maximos de Laodicée; il a parlé à nouveau d'une rencontre au sommet de tous les chefs des Églises.

 Paul VI, à son tour, a rappelé la rencontre à plusieurs reprises, dans des discours, des audiences ou dans ses écrits; il a adressé, le 15 janvier, une lettre à tous les évêques, leur demandant de promouvoir la célébration de l'octavaire de l'unité; il a dit aux fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, le 19 février, qu'il voulait étendre « son désir de pacification universelle aux grandes familles chrétiennes séparées : anglicans, protestants, vieux catholiques, et ainsi de suite. »

 Le coup de charrue a maintenant été donné et le sillon a été ouvert, vers l'union. On pourra dire, demain, que ce pèlerinage a été la préface du cinquième Évangile, l'Évangile de Unum sint et de la paix fraternelle.

Fin de la série

Extrait du volume : PAUL VI 

                                G. SCANTAMBURLO

                                Édition; Maison Mame  (1964)

 

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5 septembre 2022 1 05 /09 /septembre /2022 17:09

« Le péché n'est jamais commis que par la volonté, » écrit saint Augustin ; c'est-à-dire, comme l'explique saint Tho­mas, il est commis par la volonté, qui est le premier moteur de nos facultés et de nos sens. Ainsi, je pèche par passion, quand je donne libre cours à une colère coupable, par ce que je n'ai pas assez de force d'âme pour retenir ma passion, tandis que je le pourrais si je le voulais.

Le coup donné par l'arme d'un meurtrier est un péché, parce que sa volonté criminelle l'a dirigé. Je puis pécher par la volonté, même quand les autres puis­sances se trouvent momentanément im­puissantes, comme lorsque j'entretiens le désir de la vengeance, sans être capable d'ailleurs de passer à l'effet, parce que celui à qui j'en veux n'est pas à ma portée.

De même, la vertu réside dans la vo­lonté. Un soldat qui se bat courageuse­ment dans une guerre juste fait un acte vertueux, autant que sa volonté est com­mandée par le patriotisme. S'il gît im­puissant dans un hôpital, sa volonté de servir la patrie est encore un acte de vertu.

Mais elle n'est pas bonne, la volonté qui ne met pas en mouvement les autres facultés, quand elle pourrait le faire et que leur concours serait opportun. Ainsi, c'est le moment de me lever ; je le sais, je suis bien portant, et je de­meure au lit ; il serait absurde de dire que j'ai la bonne volonté de me lever.

La bonne volonté- est « effective ; » - elle met nos puissances en jeu et leur commande. Dans le cas cité plus haut, je n'ai pas une volonté réelle de me lever, mais seulement ce qu'on appelle une « velléité ».  Je vois la raison de me lever, et voudrais lui obéir, mais je me sentais trop confortable dans mon lit.    (Velim, non volo.)

Mais quand mes autres puissances agissent indépendamment de la volonté, il n'y a pas de péché. Ce n'est pas un péché de me sentir de mauvaise humeur, le matin, quand j'ai été privé de la moi­tié du repos de la nuit. Quand j'ai été très blessé par quelque chose qu'on m'a dit, et que, par suite, toutes sortes de pensées désordonnées s'agitent dans mon esprit, il n'y a pas de péché dans toute cette excitation, aussi longtemps que ma volonté n'y a point de part, ou que je puis dire loyalement : » Je ne veux pas ces pensées, et je désirerais ne pas les avoir ».

Cette doctrine de la bonne volonté doit être une grande consolation pour ceux qui s'efforcent d'être bons. Si je ne puis toujours penser comme je voudrais, ou cesser de sentir des choses auxquelles je désirerais être insensible ; encore moins puis-je commander d'une manière absolue les événements du monde qui m'entoure. Je ne puis assurer le succès ; je puis seulement m'efforcer de l’obte­nir ; quelquefois je l'atteindrai, souvent je ne l'atteindrai pas. Mais les événements de ce monde sont passagers : ils arrivent, et déjà ils ne sont plus ; au contraire, la bonne volonté et la mauvaise volonté sont éternelles.

Sans doute, le mal peut être pardonné par le repentir, et la bonne volonté peut être détruite par le péché. C'est un acte de volonté rem­plaçant l'acte précédent. Mais la bonne et la mauvaise volonté sont éternelles, en ce sens qu'au jour du jugement, quand le cours de l'histoire humaine aura pris fin, quand les succès auront passé pour ne plus revenir, quand les échecs se seront évanouis comme s'ils n'avaient jamais eu lieu, la seule chose qui restera debout et subsistera sera la bonne et la mauvaise volonté de l'humanité. La bonne volonté des élus durera pour leur récompense éternelle, et la mauvaise volonté des réprouvés sera la racine maudite de leur éternel malheur. Nous lisons dans les Révélations .de sainte Gertrude que Notre-Seigneur lui dit un jour « Ma fille, quoi que tu fasses, aie toujours de la bonne volonté : tu gagneras plus par-là, que si tu gagnais l'univers entier ».

Je sais que je ne serai pas toujours heureux dans mes entreprises, mais Seigneur Dieu de l’univers, daigne me faire la grâce de rester toujours un homme, ou une femme, de bonne volonté !  

 Ce texte est extrait  du livre VOUS ÊTES A JÉSUS CHRIST, du R. P. RICKABY, S. J. , qui fût publié en 1911.  

Elogofioupiou.over-blog.com   

                                   

 

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2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 10:48

 mariejuliejardin.gif  

Marie-Julie (Jahenny), stigmatisée portait sur la poitrine une inscription stigmatique écrite par la Sainte Vierge " Délivrance du Saint Père, triomphe de la Sainte Église. "

 

" Priez pour le souverain Pontife ! Malgré la rage des mécréants, malgré tout, il triomphera. Ils n'auront jamais sa vie... " 9 janvier 1874

 

" Au pied de la montagne, dans un rocher, je vois comme une prison solitaire où est enfermé un VIEILLARD à cheveux blancs dont les traits sont resplendissants. Il porte une croix sur la poitrine. Jésus le reçoit et l'embrasse. Il sèche ses larmes et lui dit : Depuis longtemps tu portes la croix, mais bientôt je te rendrai tous tes droits ravis et ta liberté ! " 18 septembre 1877

 

" Les peines, les tortures, le mépris, il recevra tout. On ira jusqu'à le conduire à la pierre du premier Pontife. On lui dira Renie ta foi ! Laisse-nous la liberté ! Mais sa Foi sera ferme et constante. C'est moi qui vous donnerai ce pontife. Priez pour lui qui doit voir sous ses yeux une révolution acharnée ! Jusqu'à la mort, sa main tiendra la Croix et ne la lâchera pas. Priez, je vous en supplie, priez ! Car la Foi et la Religion vont être foulées sous les pieds de ces malfaiteurs. " 9 mars 1878

 

" On attentera fortement à sa vie et, s'il n'est pas martyr par la main des barbares, c'est que Dieu fera pour lui un éclatant miracle. (...) Jamais, jamais tempête n'aura été aussi forte contre aucun autre pontife. Il est déjà martyr avant de subir le martyre; il souffre avant que l'heure n'ait sonné. Mais il offre sa personne et le sang de ses veines pour tous ses bourreaux et pour ceux qui attentent terriblement à sa vie. Que d'exils à souffrir ! " 29 septembre 1878

 

" L'auguste Pontife doit lui aussi souffrir toutes sortes de tourments. Vos voix ne seront-elles pas suppliantes pour celui qui sera dans les fers, entouré d'ennemis ? Ses fers seront bien plus pesants que ceux de l'auguste victime qui vient d'être moissonnée (il s'agit de Pie IX). Ils désireront sa mort puisqu'ils veulent la ruine de l'Église Catholique " 29 septembre 1879

 

" L'Église, dans un soupir voilé, vient faire retentir aux portes de mon âme brisée l'écho de sa voix mourante. Le pontife suprême lance une parole agonisante vers son peuple, vers les enfants dont il est le père. C'est un glaive pour mon âme. (...) Je vois tout cela dans mon Soleil mystique. Oh ! que je souffre ! " 4 novembre 1880

 

" L'Église sera privée de son Chef qui la gouverne maintenant. Les vestiges du saint Pontife présent doivent disparaître. L'empreinte de ses pieds au saint autel sera réduite en cendres par les flammes de l'enfer. Le chef de l'Église sera outrageusement outragé ! " 7 juillet 1880

 

" L'Église n'aura plus sa voix, qui, aujourd'hui encore, parle bien haut. Le lien de la Foi [Le Pape] boira bientôt dans l'exil l'amertume d'un long et douloureux martyre. Son cœur saisi d'angoisse ne vivra, pour ainsi dire, plus dans sa personne; il offrira tout pour ses enfants, pour son troupeau et pour son Église infaillible. " 11 janvier 1881

 

" L'Église aura son siège vacant de longs mois... (...) Il y aura deux anti-papes successifs qui régneront tout ce temps-là sur le Saint-Siège... " 29 septembre 1882

 

http://www.marie-julie-jahenny.fr/

 

elogefioupiou.over blog (2 août 2022, en la fête de St Alphonse de Ligourie)

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 18:47
La pseudo excommunication de l'abbé Jean-Daniel Zorzi par l'antipape Bergoglio

Publié par Jean-Baptiste sur 27 Juillet 2022, 19:12pm

 

 

En début d'année, quelqu'un m'a appris que l'abbé Jean-Daniel Zorzi, que j'ai connu, et qui s'était converti à la tradition depuis déjà presque dix ans, a été "excommunié" par son évêque moderniste : Mgr Benoît Rivière, évêque d'Autun.

Ces derniers jours, j'en ai trouvé confirmation sur internet dans un bulletin paroissial du Jura, "lebulletin.ch" (l'information était jusque-là peu visible car elle bien d'un site peu connu) :

 

 

Évidemment, ce décret, signé par l'antipape Bergoglio, alias "François", est sans aucune valeur : un faux pontife ne peut excommunier personne. De surcroît, comme le disait Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, il y a également des excommunications qui sont nulles devant Dieu même lorsqu'elles sont prononcées par des autorités légitimes (c'est encore une autre situation, par exemple celle des enfants d'Heroldsbach).

Ici je tiens à défendre publiquement l'abbé Jean-Daniel Zorzi, car je l'ai connu et j'aime beaucoup ce prêtre. Mais dans l'Eglise moderniste, il vaut mieux être un avorteur ou un sodomite que d'être un vrai ministre de l'autel, qui visite ses fidèles et dit le chapelet avec eux, comme le faisait l'abbé Zorzi.

Avant de le connaître, j'étais dans la chapelle sédévacantiste juste à côté de chez moi, et pour l'anecdote, la religieuse qui est là-bas m'a dit un jour "Vous ne devinerez jamais ce que nous avons lu dans le journal avec le Père Joseph-M, il y a un prêtre de l'Eglise moderniste qui a des problèmes avec son évêque parce qu'il dit le chapelet chez les gens. C'est un crime de dire le chapelet maintenant."

L'ironie de l'histoire c'est qu'elle ne savait pas qu'un jour, j'allais partir et rencontrer ce prêtre...

Plus tard, quand nous avons été expulsés de la chapelle avec mon frère (parce que nous défendions la survie de Paul VI), j'ai rencontré l'abbé Zorzi. Entre-temps, Simon était parti chez le Père Raffalli, donc la première fois il n'était pas avec moi, j'étais venu avec deux autres fidèles : un de Faverney, et une femme de la chapelle FSSPX de Besançon (où j'allais depuis), qui m'avaient fait connaître ce prêtre, en me disant qu'il s'intéressait à mes livres.

Mais l'abbé Zorzi étant quelqu'un de très discret, qui n'aime pas voir son nom sur internet, j'hésite à en dire plus. Toutefois, certaines informations ayant de toute façon "fuité", et le nom de l'abbé Zorzi étant terni par ces feuilles de chou de l'Eglise moderniste, il me paraît important de restituer la vérité.

Les modernistes, qui ne mentionnent pas les motifs explicites de la pseudo "excommunication", ont manifestement agi pour les raisons suivantes : ils reprochent à l'abbé Zorzi d'avoir intégré les milieux de la "tradition" tout en continuant de recevoir l'argent du diocèse. Sauf que les fidèles envoient des dons pour qu'on leur donne la foi, pas pour qu'on leur enseigne à pratiquer la sodomie ou à avorter...

Au fond, c'était de bonne guerre, il avait raison d'agir ainsi.

Deuxième point important : suite à l'affaire "Ricardo", le dossier en question a affirmé que l'abbé Zorzi croyait à la survie de Paul VI, et qu'il disait l'avoir vu...

Là encore, l'abbé Zorzi ne voulait pas évoquer cela publiquement. Mais j'ai essayé de lui faire comprendre que c'était nécessaire (de toute façon, ça finit toujours par fuiter), qu'il fallait le dire et témoigner publiquement (j'en reste convaincu aujourd'hui, même si je peux me tromper).

C'est ce qui a provoqué mon départ, car il y a des vieilles femmes qui s'en sont mêlées (empoisonnant nos relations), ainsi qu'un individu récemment débarqué, qui pratiquait une forme de médecine charlatanesque, de type énergétique. Aujourd'hui, l'intéressé (entre-temps divorcé) est dans la chapelle FSSPX de Dijon, mais il me semble qu'il navigue entre plusieurs chapelles. C'est principalement à cause de lui que nous sommes partis, mon frère et moi (nous n'avons pas été expulsés, mais l'ambiance était tellement compromise que nous ne pouvions plus rester).

Cela a été une lourde croix, car nous aimions beaucoup l'abbé Zorzi. Dans sa maison, il avait aménagé une très belle chapelle, minuscule mais magnifique, qui portait à la piété et au recueillement.

Depuis ce moment-là, j'ai perdu courage et suis devenu moins zélé spirituellement, bien que je récite mon chapelet tous les jours. C'était également le cas de mon frère.

Mais pour revenir à l'affirmation selon laquelle l'abbé Zorzi croyait à la survie de Paul VI et prétendait l'avoir vu, je dois restituer le contexte...

Comme je l'ai expliqué plus haut, j'ai rencontré ce prêtre à un moment providentiel, juste après notre expulsion de la chapelle sédévacantiste de Faverney, mon frère et moi. L'abbé Zorzi s'intéressait à mes livres et j'étais dans la position de quelqu'un qui lui donnait des informations.

Or, il est arrivé une chose qui m'a surpris...

Nous parlions de la prophétie de Fatima "Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi", je disais qu'elle avait été très mal interprétée, et qu'à mon sens, elle ne pouvait avoir qu'une seule signification présentant un tant soit peu de cohérence : cette prophétie semble signifier que le vrai pape (le gardien du dogme) ne sera plus à Rome mais au Portugal, en exil (d'où la prophétie de Jacinthe sur l'année 1972, date du remplacement de Paul VI par un sosie).

Et à ce moment-là, la secrétaire de l'abbé Zorzi se tourne vers lui et lui demande "Vous lui avez dit ?"

Il répond "Non" avec un sourire, puis se tourne vers moi et me dit "Je l'ai vu, Paul VI".

Cette fois, je ne me sentais plus dans la position de quelqu'un qui donne des informations, mais dans la position de quelqu'un qui en reçoit...

Avant de vous rapporter son témoignage, il faut comprendre que cet événement se situait dans un contexte important : l'abbé Zorzi m'a notamment raconté ce qui lui était arrivé dans l'Eglise moderniste, à savoir qu'on tentait de l'obliger à faire des choses contraires au droit canon, qu'il avait vu beaucoup de sacrilèges, et qu'il avait dû se retirer parce qu'il n'était plus possible de respecter les règles canoniques en paroisse. Son évêque lui-même avait été obligé d'y consentir, suite à un entretien téléphonique avec un canoniste.

De mémoire, un an jour pour jour après cette "mise à la retraite" (qu'il vivait comme une exclusion), il reçut une lettre (en 2007) l'informant qu'un pèlerinage à Fatima lui était offert. Il s'y rendit, et en sortant d'une boutique où il cherchait une statue de Notre-Dame, sa secrétaire vit un vieux prêtre à l'autre bout de la rue, qui se dirigeait droit sur lui, sans se soucier de la circulation ; elle lui dit "Monsieur l'Abbé, ce doit être un prêtre que vous connaissez". Le vieux prêtre arriva à sa hauteur, lui prit la main droite dans ses deux mains, et lui demanda, en bon français mais avec un fort accent italien "Quelle messe dites-vous ?" L'abbé Zorzi fut intérieurement tenté de répondre "La messe de Paul VI", mais il se sentit retenu et répondit "La messe en français". Le vieux prêtre lui répliqua alors "Il faut dire la messe de Saint Pie V, vite, vite !" L'abbé Zorzi se sentit lié comme par un ordre d'une autorité supérieure, en fut bouleversé, et quand il regarda autour de lui pour voir où était passé ce vieux prêtre, il n'y avait plus personne... C'était un phénomène manifeste de bilocation. Plus tard, il reconnut le visage de Paul VI sur la photo d'un missel (n'ayant pas l'habitude de regarder la télévision, ce visage lui était peu familier).

Un jour, j'eus l'idée de lui faire écouter un discours de Paul VI en français (le discours à l'ONU) ; il en fut très marqué car il reconnaissait la voix, sept ans après.

Voilà ce que je peux dire, autant que je me souvienne du récit qui m'en a été fait...

L'abbé Zorzi est un prêtre très sensible, il est dommage qu'il s'isole et se morfonde.

A sa place, j'afficherais ce pseudo "décret d'excommunication" dans mon bureau ou même sur la porte de ma maison, comme les médecins quand ils affichent leur diplôme. Être excommunié par l'antipape Bergoglio, c'est le sceau de Dieu en quelque sorte, surtout dans son cas. Ca devrait être une fierté.

Mgr Lefebvre aussi s'en attristait, quelle bêtise ! Il faut dire qu'il avait une position schizophrène sur la crise de l'Eglise, malgré toutes les qualités qu'il possédait par ailleurs. Mais l'abbé Zorzi y voit plus clair, alors la seule chose dont il puisse s'attrister c'est de ne plus recevoir l'argent du diocèse ; et à ce niveau-là, il avait des fidèles pour l'aider...

 

Pour terminer cet article, je tiens à vous rappeler les considérations suivantes :

 

  • Il n'y a pas que parmi les musulmans que des personnes se convertissent à la religion catholique suite à des révélations ou grâces extraordinaires. Chez nous aussi ça existe, mais les prêtres ne veulent pas en entendre parler car c'est en faveur de la survie de Paul VI.

 

  • Les personnes qui se convertissent à la tradition ne reçoivent jamais une révélation privée leur disant spécifiquement que le sédévacantisme ou la position de la Fraternité Saint Pie X sont la solution à la crise de l'Eglise : soit elles reçoivent une révélation leur faisant comprendre qu'elles doivent intégrer nos milieux (sans leur dire explicitement ce qu'elles doivent tenir comme position théologique), soit elles reçoivent une révélation en faveur de la survie du Pape Paul VI. En d'autres termes : les révélations explicites sont toutes en faveur de la survie de Paul VI (si l'on met de côté une excentrique du Canada qui prétendait avoir reçu des révélations en faveur du sédévacantisme).

 

  • J'ai déjà publié, sur internet, le témoignage d'Eric Faure, et celui d'Alain Boythias. Ils ont reçu révélation de la survie de Paul VI, respectivement lors d'un pèlerinage à la Salette et à San Damiano. On peut également ajouter le témoignage rapporté par l'auteur du fascicule "L'affaire Paul VI" : dans sa jeunesse, lui et l'un de ses meilleurs amis s'intéressaient à l'affaire du sosie, et lorsque les médias annoncèrent la mort du prétendu "Paul VI", il appela son ami au téléphone ; après lui avoir annoncé l'information, il entendit un long "blanc" dans la conversation ; plus tard son ami lui révéla qu'il avait entendu le Christ lui dire "Mon serviteur n'est pas mort". L'abbé Zorzi n'est donc pas le seul à avoir reçu une forme de révélation en la faveur de la survie du Saint-Père.

 

Sans parler des anecdotes sérieuses : je vous en livre une ici, d'un ami prêtre, que je ne vous avais jamais racontée.

La discrétion m'impose de ne pas vous donner tous les détails, en ce qui concerne les noms et les lieux concernés... Vous savez à quel point les prêtres qui croient à la survie de Paul VI sont persécutés : dans nos milieux, un prêtre a souvent plus de problèmes s'il croit à la survie de Paul VI que s'il est pédophile. Certains n'apprécieront pas cette remarque de ma part, mais c'est malheureusement la réalité des faits : des prêtres pédophiles ont quelquefois été mieux traités que des prêtres qui croient à la survie de Paul VI.

Mon ami prêtre, je disais, se trouvait dans une communauté de nos milieux. Il eut une discussion avec un fidèle, travaillant pour une maison d'édition de la tradition (une sorte de second, de mémoire, un peu comme un sous-directeur). L'intéressé, qui n'y croyait pas, tourna l'idée en dérision. Une fois qu'il eut pris congé, il alla prier dans la chapelle de la communauté. Là, une expérience changea complètement son état d'esprit : en revenant, il raconta au prêtre qu'il avait eu une vision d'une éclipse solaire, avec le soleil qui revient une fois l'éclipse terminée.

C'est ce qui nous reste à faire : prier pour obtenir la fin de l'éclipse.

Bravo à Monsieur Jean Baptiste André, tu peux compter sur nos prières. (Les miennes et celles de mes abonnés)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 20:29

Un jour un homme fit la prière suivante  au Bon Dieu

Voici sa première demande.

Que représente pour Vous Seigneur, Vous qui êtes tout puissant, la somme de 25 MILLIONS DE DOLLARS    ?

A peine « UN SOUS », lui répondit le Seigneur Dieu de l’univers.

Suit sa deuxième demande.

Que représente pour Vous Seigneur « UN SIÈCLE » ?

A peine « UNE SECONDE », lui répondit le maître absolu de toutes les choses.

Voici enfin sa dernière demande

Je vous en supplie, mon Dieu, donnez-moi « UN SOUS ».

Devant cette demande qui lui paraissait raisonnable, le Seigneur Jésus répondit à notre homme qu’Il voulait bien lui accorder ce qu’il demandait, cependant il lui demanda s’il pouvait attendre « UNE SECONDE ».

                                             *   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *   *

Et vous mon ami, où serez-vous dans « UNE SECONDE » ?

A quoi serviront vos « SOUS » dans « UNE SECONDE » ?

Êtes-vous certain que la vie finit après la mort ?

Qu’est ce qui vous arrivera après la mort ?

La seule façon de vous donner toutes les chances possibles de mettre la main sur cette belle récompense qu’est le CIEL, c’est de conformer votre vie aux 10 commandements de Dieu, c’est le minimum requis.

Soyez sur qu’il y a un jugement et que vous recevrez la consolation méritée pour les peines endurées avec amour ou la punition qui correspondra à chacun des plaisirs défendus que votre égoïsme aura satisfaits.

Gerry,   2 février 2004

 

 

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