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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 14:06

Un prêtre dénonce le Nouvel Ordre Mondial

Regardez et écoutez bien son observation, c’est sur Youtube

https://www.youtube.com/watch?v=D5LNe7JzxTw

elogofioupiou.over-blog.com

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 08:27

LA SAINTE VIERGE, A LA MORT DE SON FILS,

ET ELLE ASSISTE A SES FUNÉRAILLES.

Vous serez remplie du calice de douleur et  d'amertume, et  vous en serez rassasiée en le buvant jusqu'à la lie. (Ezéch., chap 23.)

Il suffit de dire à une mère que son fils est mort, pour exciter tout son amour envers ce fils qu'elle vient de perdre ; les regrets sont quelquefois atté­nués par les chagrins qu'il lui a causés, mais cette triste consolation n'appartenait point à Marie : Jésus fut toujours le plus respectueux, le plus obéissant, le plus aimable de tous les fils. Qui pourrait donc comprendre l'immense douleur de Marie ? «Je   vous présente, ô mon Dieu, dit-elle au Père  éternel, l'âme immaculée de mon Fils et le vôtre, qui vient de vous obéir jusqu'à la mort. Votre justice est entièrement satisfaite, et votre volonté accomplie. Marie contempla le corps de son Fils, et dit : « O plaies causées par l'amour, je vous adore!  C’est par vous que le salut a été accordé au  monde ; vous resterez ouvertes  pour être le refuge de   tous   ceux qui recourront à vous ; oh !  Combien de pécheurs recevront par vous le pardon  de leurs fautes, et s'enflammeront pour le souverain bien ! »

Les   Juifs   voulaient  que  le  corps de Jésus  fût aussitôt enlevé de la croix ; mais comme il n'était pas permis d'en détacher  les   criminels  avant que leur mort fût constatée, les soldats  rompirent les jambes aux   deux   voleurs   qui   avaient  été  crucifiés avec le  Sauveur;  à  cette vue   Marie  frissonna   et   leur dit : « Hélas ! Mon Fils est déjà mort !  Gardez-vous de l'insulter davantage, épargnez-moi ce tourment, à moi  qui suis   sa  Mère ! »  A l'instant un soldat perça d'un coup de lance le cœur de Jésus ;  l'injure de coup de lance fut faite  à  Jésus-Christ, mais la douleur  fut  le  partage    de  la  Mère. Les   saints pères   pensent   que  c'est  là  proprement  le  glaive mentionné dans  les  prédictions  de  saint Siméon à Marie : glaive non de fer mais de douleurs, qui perça  son âme dans le cœur de Jésus, où elle demeurait toujours.

Marie craignant pour son Fils de nouvelles insultes, pria Joseph d'Arimathie d'obtenir de Pilate le  corps de Jésus pour le garder après sa mort et le garantir de tout outrage ; Pilate y consentit, et l'on descendit de la croix le corps du Sauveur. O Vierge Sainte ! Vous avez avec tant d'amour livré au monde votre Fils pour notre salut : le monde vous le rend, en quel état ! Il a perdu toute sa beauté, il est tout défiguré ! Oh ! Combien de glaives, dit saint Bonaventure quand vinrent frapper l'âme de cette divine Mère, quand on lui présenta le corps de son Fils descendu de la croix ! Marie  serre dans ses bras le corps de Jésus, considère ses plaies, et dit : " Ah ! Mon fils, à quel état vous a réduit l'amour que vous avez, eu pour les hommes ! Mais quel mal aviez-vous fait pour qu'ils vous traitassent de la sorte ? Si Marie était encore susceptible de douleurs, que nous dirait-elle ? Quelle peine n'aurait-elle pas, ci: voyant que les hommes, après la mort de son Fils continuent à le déchirer et à le crucifier par leurs péchés !

Quand une mère se trouve présente au supplice et à la mort de son fils, elle ressent et souffre toutes ses peines ; mais quand après sa mort on va l'ense­velir, et que cette mère affligée est sur le point de se séparer de lui, la pensée qu'elle ne le reverra jamais est une douleur qui l'emporte sur toutes les autres : tel était l'état de Marie, quand, après avoir assisté Jésus sur la croix, après l'avoir embrassé lorsqu'il fut mort, elle dut enfin le laisser dans le sépulcre.

« Mon cher Fils, lui dit-elle, toutes vos belles qualités, vos vertus, votre beauté, vos manière aimables, les marques spéciales d'amour que vous m'avez données, les faveurs singulières que j'ai reçues de vous, tout s'est changé en autant de traits de douleur : car plus j'avais été embrasée d'amour pour vous, plus je ressens maintenant la peine de vous avoir perdu ! Ah ! Mon Fils bien-aimé, en vous perdant j'ai tout perdu ! » C'est ainsi que la fait parler saint Bernard.

Marie se consumait de douleur en tenant son Fils entre ses bras ; les disciples craignant que cette pauvre Mère n'expirât, se hâtèrent de le dérober à sa sensibilité pour l'ensevelir ; ils le lui arra­chèrent, et après l'avoir embaumé, ils l'envelop­pèrent dans un linceul où le Seigneur voulu laisser l'impression de son visage, comme on le voit encore à Turin. Les disciples le portent sur leurs épaules, les anges accourent du ciel et se rangent suite, les saintes  femmes l’accompagnent ayant au milieu d'elles la Mère affligée. Quand on fut arrivé près  du  tombeau,   Marie  s'y serait volontiers ensevelie toute vivante avec son Fils ; mais comme la volonté de Dieu n'était  pas   telle, elle suivit le saint corps jusque dans  le sépulcre,  où furent placés, dit Boronius, les clous et la couronne d'épines. Les tourments  de  Marie redoublèrent   quand   elle  dut   en sortir.

On ferma le sépulcre ; mais Marie y avait laissé en cœur enseveli avec Jésus, parce que Jésus était tout son trésor ; avant de s'éloigner du tombeau elle l’avait béni en disant : "O pierre bienheureuse, qui ren­fermes maintenant celui que j'ai porté neuf mois dans mon sein, je te bénis, et j'envie ton sort.  Je te laisse en dépôt ce Fils qui est tout mon bien, tout mon amour ; Père éternel, c'est votre Fils et le mien, je vous le recommande. » Après avoir ainsi donné dernier adieu à son Fils  et au sépulcre, elle s'en retourna si   affligée  qu'elle  faisait  compassion; les disciples pleuraient sur elle  plus  que sur Jésus; les toutes femmes   l'avaient   enveloppée,   comme   une veuve, d'un manteau de deuil qui lui couvrait presque tout le visage.

Marie, en passant devant la croix couverte du sang de Jésus, fut la première à l'adorer : «O croix sainte, s'écria-t-elle, je te baise et t'adore, car tu n'es plus maintenant un bois infâme, mais un tronc  d'amour, et un autel de miséricorde consacré par le sang de  l'Agneau de Dieu, qui vient d'y être sacrifié pour le salut du monde. »  Elle quitte la croix et retourne à son logis ; là, dans son affliction elle retrouve tous les souvenirs de l'admi­rable vie et de la cruelle mort de Jésus ; elle se rappelle les caresses et les soins donnés à son Fils dans l'étable de Bethléem, la réciprocité de son affection, les paroles de vie éternelle sorties de sa bouche divine, les conversations qu'elle avait eues avec lui dans la maison de Nazareth ; elle croit voir encore la scène d'horreur de sa Passion, les clous, les épines, la chair déchirée de son Fils ; elle con­sidère ses plaies profondes, ses os décharnés, sa bouche ouverte, ses yeux fermés et éteints ; ah ! Quelle nuit cruelle ! Marie pleurait sans cesse, et avec elle tous ceux qui étaient présents ; elle persévéra dans cette situation jusqu'à ce qu'elle eût eu le bonheur de revoir son divin Fils ressuscité, glorieux et triom­phant.

exemple.

Ceux qui sont dévots aux douleurs de Marie pendant leur vie, goûtent de grandes douceurs à leur mort.

Le bienheureux Joachim Piccolornini, célèbre par sa tendre dévotion envers Marie, commença dès son enfance à visiter trois fois par jour une image de Notre-Dame des sept douleurs, et le samedi, en son honneur, il ne prenait aucune nourriture ; il se levait à minuit pour méditer sur ses douleurs. La sainte Vierge le récompensa : d'abord elle lui apparat quand il était jeune, et lui dit d'entrer dans l'ordre de ses serviteurs, comme il le fit. Vers la fin de sa vie, elle lui montra deux couronnes, l'une de rubis en récompense de la compassion qu'il avait toujours eue pour ses don leurs, l'autre de perles, pour prix de sa pureté, qu'il lui avait con­sacrée ; enfin, à sa dernière apparition, le bienheureux lui de manda la grâce de mourir le même jour que Jésus-Christ : " Pré­pare-toi, lui dit Marie, parce que demain, vendredi, tu mourra-subitement, comme tu le désires, et dès demain tu seras avec moi en paradis." En effet le lendemain, quand on chantait à l'église de Passion selon saint Jean, à ces mots, Stabat juxta crucem Mater. Joachim s'évanouit, et à cet autre passage, inclinato capite, tradidit spirituam, le bienheureux expira, et l'église fut remplie d'une grande clarté et d'une odeur des plus suaves. (Tiréde sa vie.)

pratique en l'honneur de marie.

(Rapportée par saint Liguori.)

Jésus-Christ a attaché beaucoup de grâces à la dévotion aux douleurs de Marie ; on est fondé à croire que Marie avant de­mandé à son Fils quelque grâce spéciale pour ceux qui honore­raient ses douleurs, Jésus lui en promit pour eux quatre princi­pales :

1. Qu'ils feraient avant leur mort une vraie pénitence de leurs péchés.

2. Qu'il les assisterait dans leurs tribulations et surtout à l'heure de leur mort.

3. Qu'il graverait bien avant dans leur cœur la mémoire de sa Passion, pour les récompenser ensuite dans le ciel.

4. Qu'il les confierait à Marie, afin qu'elle disposât d'eux et leur obtînt toutes les grâces qu'elle voudrait.

PRIÈRE A LA SAINTE VIERGE.

(De saint Liguori, Gloires de Marie.)

O Mère affligée, je ne veux pas vous laisser pleurer seule, je

veux unir mes larmes aux vôtres.  Je  vous demande aujourd'hui

de m'obtenir  un  souvenir  continuel  et  tendre de la Passion de

JÉSUS-Christ et de la vôtre, afin   que  tous les jours qui me restent à vivre soient employés à pleurer sur vos douleurs. Ò ma Mère,

Ô Mère du Rédempteur, faites que ces douleurs me donnent assez

de confiance à l'heure de  ma  mort pour ne point me désespérer

a vue de mes péchés, qu'elles m'obtiennent maintenant la persé- vérance, et enfin le paradis où je serai avec vous, pour chanter

miséricordes infinies de mon Dieu et les vôtres. Ainsi soit-il.

Extrait de : L’ANNUAIRE DE MARIE. M. Abbé Menghi-D’Arville (1833)

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 05:11

LA SAINTE VIERGE   SUR  LE  CALVAIRE…

O mon cher fils, ô mon  cher fils, plût à Dieu qu'il me fût permis de mourir pour vous ! (L. des Rois, chap. 18.)

Aux approches de la Passion de Jésus-Christ, les yeux de Marie étaient toujours pleins de larmes, en pensant au Fils bien-aimé qu'elle était sur le point de perdre en ce monde ; une sueur froide coulait sur tous ses membres, par la crainte qu'elle avait de ce prochain spectacle de douleur. Ce jour étant enfin arrivé, Jésus prit congé de sa mère, pour aller à la mort. Les disciples de Jésus-Christ se rendaient tour à tour auprès de cette mère affligée, pour lui porter des nouvelles de leur maître ; mais ils ne portaient que des nouvelles alarmantes, et Marie ne recevait aucune consolation ; l'un lui annonçait les mauvais traitements que Jésus avait soufferts chez Caïphe, l'autre les mépris qu'il avait essuyés chez Hérode. Saint Jean vint ensuite, et lui apprit que l'inique Pilate avait condamné le Sauveur, dont il avouait l'innocence, à mourir sur la croix. «Ah ! Mère infortunée, lui dit saint Jean, votre fils vient d'être condamné à mort, et déjà il est sorti, en portant lui-même sa croix, pour aller au Calvaire ; hâtez-vous, si vous voulez le voir et lui dire le dernier adieu, sur le chemin où il doit  passer. »

Marie part avec saint Jean, et les traces de sang lui  indiquent  le  chemin qu'a suivi son Fils.  Que de paroles injurieuses elle entend  contre lui ! Que d'insultes contre elle-même ! Mais sa douleur est au comble quand elle voit les clous, les marteaux, les cordes et tous les instruments de la mort la plus ignominieuse : le héraut  qui publiait au son de la trompette la sentence rendue contre Jésus, l'exécuteur de la justice qui le suivait, le peuple accou­rant en foule, tout cet  appareil  déchirait le cœur de Marie.  Elle aperçoit enfin un   homme tout couvert de  sang, et dont le  corps ne présente qu'une plaie depuis les pieds jusqu'à la tête ; il est couronné d'épines, et une lourde croix pèse sur ses épaules ; elle le regarde, et ne le reconnaît presque pas ; les blessures, les meurtrissures, le sang dont il est couvert, le rendent semblable à un lépreux ; son amour seul   peut   lui   faire   retrouver en cette image défigurée et sanglante le plus beau des enfants hommes.   Quels   furent   alors,   dit   saint   Pierre d’Alcantara,   l'amour   et  la   crainte   qu'éprouva   le coeur de Marie ? D'un côté elle désirait bien le voir, l'autre elle n'osait considérer une figure si digne compassion. Jésus écarta de ses   yeux un grumeau de sang qui les  offusquait, il regarda sa Mère, et la Mère regarda son Fils ! Regards  douloureux qui comme  autant   de traits, percèrent ces deux belles âmes si étroitement attachées l'une à l'autre. Lorsque Marguerite, fille de Thomas Morus, rencontra son père que l'on conduisait  à la mort, elle ne lui dire que ces mots : O mon père, mon père ! Et elle s'évanouit à ses pieds.  Marie, à la vue de son Fils qu'on menait sur le Calvaire, ne  s'évanouit point, parce qu'il n'était pas convenable que cette divine Mère perdît l'usage de la raison, dit Suarez ; elle ne mourut point, parce que Dieu, la réservait à une plus grande douleur ; mais, si elle ne mourut point, elle eut une douleur capable de lui donner mille morts.

Marie voulait embrasser Jésus, les soldats la repoussèrent. Vierge sainte ! Où allez-vous ? Au Calvaire ? Aurez-vous la force d'y voir attacher à la croix celui qui est votre vie ? Mais, quoique le spectacle de la mort de Jésus dût causer à sa Mère la plus affreuse des douleurs, Marie ne voulut point l'abandonner ; le Fils précède, et la Mère suit pour être aussi crucifiée avec lui : compatissons à ses douleurs, et tâchons d'accompagner la sainte Vierge et son Fils, en portant avec patience la croix que le Seigneur nous envoie.

Dès que notre divin Sauveur fut arrivé au lieu de son supplice, les bourreaux le dépouillèrent de ses vêtements, et attachèrent à la croix ses pieds et ses mains adorables. Après l'avoir crucifié, ils se retirèrent et l'y laissèrent mourir. Les bourreaux l'abandonnent, mais il n'en est pas ainsi de Marie ; elle s'avance alors plus près de la croix, pour assis­ter à sa mort. Pourquoi, ô ma Reine, lui dit saint Bonaventure, pourquoi aller sur le Calvaire voir mourir ce Fils bien-aimé ? N'auriez-vous pas dû être retenue par la honte, puisque son opprobre était aussi le vôtre ? Voir un Dieu crucifié par ses propres créatures ! L'horreur d'un tel forfait ne devait-elle pas vous arrêter ? Vous oubliez vos propres dou­leurs, pour ne penser qu'à la mort de votre cher Fils, vous voulez y être présente pour compatir à ses maux. Ah ! Véritable Mère, rien, pas même la crainte et les horreurs de la mort, rien n'a pu vous séparer de votre Fils bien-aimé ! Quel spectacle cruel ! Ce Fils si cher à sa Mère, à l'agonie sur la croix ; et sous cette même croix la Mère agonisante qui souffrait les mêmes angoisses que son Fils.

En effet, toutes les peines de Jésus-Christ étaient autant de blessures au cœur de Marie. Il y avait sur le Calvaire, dit saint Jean Chrysostome, deux autels où se consommaient deux grands sacrifices, l'un dans le corps de Jésus-Christ, et l'autre dans le cœur de Marie ; ou plutôt il n'y avait qu'un seul autel, c'est-à-dire la seule croix du Fils, où étaient immolées deux victimes à la fois, le Fils et la Mère.

O Marie! Où êtes-vous donc? Êtes-vous près de la croix ? Ah ! Je dirai avec bien plus de raison que vous êtes sur la croix, pour vous y sacrifier avec votre Fils !

Les mères évitent la présence de leur fils mourant ; mais si jamais une mère est obligée d'assister son fils à ses derniers instants, elle lui fournit tous les soulagements possibles, elle lui offre tout ce qui peut calmer sa douleur ; pour vous, ô la plus affligée de toutes les mères, ô Marie, vous assistez Jésus mourant sans pouvoir même le soulager. Marie entend son Fils indiquer sa soif, et il ne lui est point permis de lui donner un peu d'eau pour l'étancher ! Mon fils, lui dit-elle, je n'ai que l'eau de mes larmes, ainsi que lui fait dire saint Vincent Ferrier.

Elle voyait que, retenu par les clous sur ce lit de dou­leur, son Fils ne pouvait y trouver de repos ; elle aurait voulu l'embrasser, mais elle lui tendait vaine­ment les bras, dit saint Bernard.

La douleur de Marie fut encore augmentée lors­qu'elle entendit Jésus se plaindre sur la croix que le Père éternel même l'avait abandonné ; elle ne pouvait lui offrir aucune consolation, et ses propres tourments ne faisaient qu'ajouter aux souffrances de ce divin Fils. Jésus souffrit plus encore de com­passion pour sa Mère que de toutes ses autres dou­leurs, de sorte que Marie vivait en mourant sans pouvoir mourir.

On s'étonnait qu'il n'échappât à Marie ni paroles ni plaintes. Marie ne parlait point ; mais que d'ex­pression dans son silence ! Son cœur offrait à la divine justice la vie de son Fils pour notre salut : par les mérites de ses douleurs, elle coopéra à nous faire renaître à la vie de la grâce, de sorte que nous sommes les enfants de ses douleurs. Si, dans cette mer de tristesse, il entra dans le cœur de Marie quelque soulagement, ce fut de savoir que par le moyen de ces mêmes douleurs elle procurait notre salut éternel. En effet, ce furent là les der­nières paroles de Jésus, le dernier gage de son amour pour nous ; il nous laissa Marie pour Mère en nous déclarant ses enfants dans la personne ne saint Jean.

Marie commença dès lors à remplir envers nous l'office de Mère ; c'est par ses prières que le bon larron se convertit et se sauva ; depuis cette époque Marie ne cesse et ne cessera jamais de contribuer à notre salut.

EXEMPLE.

La dévotion aux douleurs de Marie est un germe de salut. Un grand seigneur de très mauvaise vie s'était donné au démon, il l’avait servi pendant 60 ans. Aux approches de la mort, Jésus Christ, pour lui faire  miséricorde, ordonna à sainte Brigitte de dire à son confesseur d’aller le visiter et de l’exhorter à se confesser.

Le prêtre y alla, et le malade répondit qu'il n'avait pas besoin de confession. Le confesseur y retourna, et l'esclave du démon con­tinuait à le repousser : le confesseur s'y rendit une troisième fois, lui déclara la révélation faite à la sainte, et lui annonça que le Seigneur voulait lui pardonner. A cette nouvelle le malade s'attendrit et versa des larmes. «Mais, comment puis je être sauvé, s'écria-t-il, moi qui depuis 60 ans ai servi le démon, dont je m'é­tais fait l'esclave, moi qui me suis rendu coupable d'innombra­bles péchés ?

 

Mon fils, lui répondit le prêtre, n'en doutez pas, si vous vous repentez, je vous promets le pardon de la part de Dieu même. Le prince commença alors à prendre confiance, et dit au confesseur : "Mon père, je me croyais damné, et je désespérais de mon salut, mais à présent je sens une douleur de mes péchés qui m'anime à la confiance. Ainsi puisque Dieu ne m'a pas encore abandonné, je veux me confesser.» En effet, ce jour-là même, il se confessa quatre fois avec un grand repentir ; il communia le lendemain, et six jours après il mourut tout content et résigné. Après sa mort, Jésus-Christ déclara à sainte Brigitte que ce pé­cheur était en purgatoire, et qu'il s'était sauvé par l’intercession de Marie sa Mère, parce que, au milieu de ses dérèglements, il avait toujours conservé la dévotion aux douleurs de Marie, et que toutes les fois qu'il y avait pensé il en avait eu compassion. (Œuvres de sainte Brigitte.)

VIIIe PRATIQUE EN L'HONNEUR DE MARIE.

(De saint Bernard.)

Le grand dévot saint Bernard a pratiqué toutes les dévotions envers la sainte Vierge, mais il avait une affection toute particu­lière pour ses douleurs, au souvenir desquelles il ne pouvait rete­nir ses larmes, et c'est cette salutaire pratique qui lui mérita tant de grâces et de faveurs signalées, comme nous le voyons dans sa vie.

PRIÈRE   A  LA   SAINTE   VIERGE.

(De saint Liguori.)

O Mère de douleur ! Reine des martyrs et des souffrances ! Vous avez, tant pleuré votre Fils mort pour mon salut! Mais à quoi me serviront vos larmes, si je viens à me damner? Par les mérites de vos douleurs, obtenez-moi donc un véritable repentir de mes péchés, et un vrai changement de vie, avec une tendre compassion des souffrances de Jésus-Christ et des vôtres, Puisque Jésus et vous, quoique innocents, avez tant souffert pour moi, faites que je souffre aussi quelque chose pour votre amour, moi qui par mes péchés ai mérité l'enfer.

O ma divine Mère, je vous supplie par l'affliction que vous éprouvâtes en voyant votre Fils baisser la tête et expirer sur la croix, de m'obtenir une bonne mort. Ah ! Ne manquez pas d'assister mon âme affligée et combattue à ce grand passage !

Je ne pourrai peut-être pas alors invoquer de ma bouche Jésus et Marie, je les invoque d'avance, et je vous conjure, ô saint objet de mon espérance, de me secourir au dernier moment. Ainsi soit-il.

Extrait de : L’ANNUAIRE DE MARIE. M. Abbé Menghi-D’Arville (1833)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 05:44

LES  SOUFFRANCES  DE   LA SAINTE   VIERGE   PENDANT   LA   PASSION   DE JÉSUS-CHRIST.

Ne me nommez plus Noémie, c'est-à-dire belle, mais appelez-moi Marie, c'est-à-dire affligée, parce que le Tout-Puissant m'a remplie de grandes afflictions. (Ruth, chap. I.)

Quelque douces que fussent la consolation et la joie de la sainte Vierge en voyant les merveilles qu'opérait le Sauveur dans la Galilée et la Judée, la pensée de sa Passion et l'image de la mort qu'il devait endurer pour la rédemption du genre humain étaient continuellement présentes à son esprit, et noyaient son cœur dans une   mer   d'amertumes, comme parlent les saints Pères; plus elle voyait sa sagesse admirée, ses miracles publiés et applaudis ; plus elle apprenait quelle était la réputation de ce Divin Fils dans toute la Syrie, et plus aussi son coeur était affligé, en pensant que ce cher Fils, les délices du Père éternel et les siennes, devait un jour être rassasié d'opprobres, et mourir ignomi­nieusement sur la croix. C'est que, bien instruite de tous les mystères de la Rédemption, elle voyait avec une amère douleur, par avance, le temps déter­miné de ce sanglant sacrifice ; et, comme chaque jour en approchait le terme, son cœur souffrait aussi chaque jour ; chaque jour en présentait à son esprit jusqu'aux moindres circonstances, chaque jour portait à son cœur un nouveau supplice.

Le temps de la Passion de son Fils étant venu, Marie se rendit à Jérusalem presque en même temps que lui, c'est-à-dire, six ou sept jours avant la fête de Pâque ; elle se retira chez Marie, mère de Marthe, sa parente, d'où elle fut témoin de ce triomphe superficiel et passager, avec lequel le Sauveur fut reçu à Jérusalem; la plus triste tragédie devait bientôt suivre l'enthousiasme que le peuple témoi­gnait à l'arrivée de Jésus-Christ. Aussi le cri d'Hosanna dont toute la ville retentissait, augmentait l'Amertume de son cœur, bien loin de l'adoucir ; elle savait qu'il serait bientôt changé en des cris l'exécration.

On peut comprendre quel fut son désespoir, quand elle apprit que Jésus-Christ était arrêté, et qu'on le traînait de tribunal en tribunal avec la dernière infamie ! Jamais mère ne ressentit plus douloureu­sement les traitements cruels qu'on fit éprouver à son Fils bien-aimé : toute l'Eglise convient qu'il n'y eut jamais une mère plus affligée ; tous les saints Pères s'accordent à dire qu'elle seule a plus souffert que tous les martyrs ensemble, ce qui l'en a fait désigner à si juste titre la Reine, Regina Martyrum, et que sans un miracle elle n'eût jamais pu survivre à la douloureuse et ignominieuse Passion de cet adorable Fils. Elle ne fit point de démarches pour réclamer contre cet assemblage inouï d'injustices, de calomnies, d'opprobres et de tourments intentés contre le Sauveur, parce qu'en l'offrant elle-même au Père éternel, en qualité de victime, le jour de sa Présentation, elle avait, pour ainsi dire, consenti à sa mort, pour le salut des hommes, et voilà pour­quoi elle garda un silence absolu durant tout le cours de sa Passion. Elle résolut même, par un courage surnaturel et bien au-dessus de son sexe, de l'accompagner sur le Calvaire et d'assister à sa mort au pied de la croix, selon les desseins impénétrables de la divine Providence. Jugez combien ce sacrifice lui dut coûter. Tout ce que la cruauté des bour­reaux a fait souffrir aux corps des martyrs, a été peu de chose, et doit être même compté pour rien, s'écrie saint Anselme, si on le compare, Vierge sainte, à ce que vous avez souffert à la mort de votre Fils sur le Calvaire. Ceux-là, dit saint Jérôme, ont été martyrs parce qu'ils sont morts pour Jésus-Christ, mais Marie l'a été bien plus douloureusement en mourant avec Jésus-Christ, ou pour mieux dire, en survivant à Jésus-Christ ; parce qu'elle a plus aimé son Fils que tous les autres, continue le même saint Jérôme, elle a aussi ressenti plus de douleur en le voyant souffrir, jusque-là que son âme tout entière en était pénétrée. Dans les autres martyrs, dit saint Bernard, le grand amour qu'ils avaient pour Dieu adoucissait la douleur que leur cau­saient leurs tourments; mais l'amour extrême que la sainte Vierge avait pour son cher Fils faisait son martyre, et la passion douloureuse du Fils a été dans toutes les circonstances la passion douloureuse de la Mère.

La seule vue de Jésus-Christ en  croix faisait la consolation de tous les martyrs; mais à l'égard de la sainte Vierge, ce triste  objet faisait  son plus cruel supplice. Jésus-Christ consolait, comblait même de joie intérieure tous les martyrs au milieu des plus grands tourments, suspendait même souvent en leur faveur, l'activité du feu dans les chaudières de plomb fondu et dans les fournaises ardentes; à l'égard de la sainte Vierge, Jésus-Christ souffrant et mourant ne détourne point de sa Mère le calice d'amertume qu'il lui fait au  contraire partager,  en  lui faisant sentir la vue de ses souf­frances. Il est pour elle, dit saint Bernard, une mer d'amertume, dans laquelle son cœur est noyé.

«Jugez delà grandeur de sa douleur, dit ce saint Docteur, par la grandeur de son amour ! elle seule a plus souffert dans son âme, que  tous les  martyrs  ensemble n'ont souf­fert dans leur corps, et certainement, dit saint Bernardin de Sienne, la douleur de la sainte Vierge, en voyant  expirer son  cher  Fils sur la croix, fut si vive, si extraordinaire, que si elle eût été partagée entre toutes les créatures capables de sentiment, pas  une qui ne fût morte  par la seule portion de celle que  Marie  souffrait  à  elle seule. 

L'amour   tendre   et  compatissant faisait dans l'âme de Marie, dit Arnaud de Chartres, ce que les clous, les  fouets, les  épines  et la  lance luisaient sur le corps adorable du Fils.

Votre Fils, Vierge sainte, à souffert en son corps, et vous en votre âme,  s'écrie saint  Bonaventure ; mais  toutes  ses plaies  divisées en chaque  membre de son  corps, se trouvaient réunies  ensemble dans votre cœur.

Il est donc vrai, bienheureuse Vierge, conclut saint Bernard, que votre âme a été véritablement transpercée de douleur.

Comme c'est pour l'amour du salut des hommes que la sainte Vierge a souffert ce douloureux martyre, auquel on a donné avec raison le nom de Passion, tous les fidèles ont toujours eu une dévotion parti­culière pour honorer cette Passion de la sainte Vierge sous le titre de Notre-Dame de Pitié, ou sous celui de la compassion de la sainte Vierge, ou de Notre-Dame des sept douleurs ; le Saint-Siège en a approuvé l'of­fice et la fête.

Voici l’exemple d’un ssacrifice héroïque d'une mère en faveur de l'assassin de son fils, dans la vue d'honorer les souffrances de Marie.

Une dame qui n'avait qu'un fils, apprit qu'il avait été tué, et que l'assassin s'était réfugié par hasard chez elle, dans son propre palais. Cette mère affligée, se rappelant que Marie avait pardonné aux bourreaux de Jésus, voulut aussi pardonner à ce malheureux,  en mémoire des douleurs de Marie ; et non seulement elle lui pardonna, mais elle le munit d'un cheval, d'argent et d'habits, afin qu'il pût s'échapper plus aisément.

Après ces actes généreux, son fils lui apparat, lui dit qu'il était sauvé, et qu'en considération de la conduite qu'elle avait tenue envers son ennemi, la Mère de Dieu l'avait délivré du purgatoire, où sans cela il aurait dû souf­frir longtemps. (Tiré d'un livre intitulé : Secret pour obtenir toutes sortes de grâces?)

PRATIQUE  EN  L'HONNEUR  DE  MARIE. (De Ste Colette.)

Compatissez à la sainte Vierge dans les douleurs qu'elle a souffertes à la Passion de son Fils ; comment pourrait-il se faire qu'un cœur qui aime Marie ne compatît point à ses douleurs ? La sainte Vierge parlant à sainte Brigitte, se plaignait de ce qu'il y avait si peu de chrétiens qui l'aimassent cordialement, puisque si peu compatissaient à ses douleurs. (Sainte Colette était très fidèle à cette pieuse pratique.)

PRIÈRE A LA  SAINTE VIERGE. (De saint Bernard.)

Vous êtes vraiment, ô Marie, cette femme forte en qui le Sei­gneur a trouvé son repos, et qu'il a faite dépositaire de tous ses trésors. L'univers honore votre chaste sein, comme le véritable temple de Dieu, où le salut du monde a commencé, où s'est faite la réconciliation entre Dieu et l'homme ; vous êtes ce verger où le pécheur n'a pas pu pénétrer pour le dévaster ; vous êtes ce beau jardin où Dieu a mis toutes les fleurs qui ornent son Eglise, entre autres, la violette de votre humilité et la rose de votre  charité.

O Mère de grâce et de bonté ! À qui pourrons-nous vous comparer ? Vous êtes le paradis de Dieu ; de vous sort la fontaine d'eau vive qui arrose la terre ; mais surtout que de bienfaits n'a pas reçus le monde, quand par vos souffrances vous avez mérité sur le Calvaire d'être l'aqueduc salutaire de tout le genre humain !

Faites que nous en éprouvions les heureux effets, afin que, lavés dans ses eaux pures, nous puissions être introduits un jour dans le royaume éternel, où rien de souillé ne peut entrer. Ainsi soit-il.

Extrait de L’ANNUAIRE DE MARIE. Abbé Menghi-D’Arville (1833)

Disponible sur :https://books.google.ca/books

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 08:25

Les divines paroles

Abbé Auguste Saudreau, o.p.

Recueil d'Apparitions de Jésus aux Saints et aux Mystiques

Page 186

62. Combien est agréable à Dieu celui qui accepte amoureusement l'épuisement et l'extrême fatigue Ayant passé une nuit entière sans dormir, sainte Gertrude, très affaiblie, parla ainsi au Seigneur, selon qu'Il le lui enseigna: Par la douceur ineffable avec laquelle de toute éternité vous avez tranquillement reposé dans le sein de Dieu le Père, par le séjour si doux que vous avez fait durant neuf mois dans le sein d'une Vierge, par les délices que vous avez daigné jamais goûter dans une âme aimante, je vous prie, Dieu très miséricordieux, de daigner, non pour ma satisfaction, mais pour votre louange, m'accorder quelque repos, afin que mes membres fatigués puissent reprendre leurs exercices. Notre-Seigneur lui dit : « Viens, mon élue, repose sur mon Cœur, et vois si mon amour, toujours en éveil, te permettra de goûter le repos. » Ainsi posée sur ce Cœur, elle dit : Ô mon très doux amant, que me disent ces battements que je ressens à cette heure ? « Ils disent ceci: Toutes les fois que quelqu'un, se sentant épuisé par la veille et destitué de force, m'adressera cette courte prière que je viens de t'inspirer, afin que je lui accorde du repos pour ma louange et pour réparer ses forces, si je ne l'exauce pas et que néanmoins il supporte sa faiblesse avec patience et humilité, ma douceur, ma bonté divine l'accueilleront avec d'autant plus de joie... Il m'est infiniment plus agréable de voir quelqu'un, dont la maladie et les veilles ont épuisé les forces, m'offrir humblement et patiemment son infirmité, qu'un autre en bonne santé, passer la nuit en oraison, sans être fatigué de veiller. » (Liv, 3, ch. 52.)

63. La croix est un don de l'amour de Jésus L'Enfant Jésus se montra à sainte Véronique Juliani serrant une croix entre ses bras : « Voilà, lui dit-ll, le présent que je te fais, c'est le lit de l'amour ; c'est le lit de repos où se repose le véritable amour. » (Diario, l gennaro 1697.) Une autre fois Jésus lui apparut glorieux et lui présenta la croix en lui disant « Voici le signe de mon amour pour toi ; je veux que tu réveilles l'amour dans le cœur de mes épouses. Cette croix te servira de bouclier pour combattre contre tous tes ennemis, elle te donnera force et vigueur pour tout ce que tu auras à faire par amour pour moi. Dans ce don que je te fais de ma croix, je veux te communiquer mon immense amour. » (27 marzo 1698.) Une autre fois ce fut après la communion que le Seigneur lui montra une grande croix en lui disant : « Voici la croix dont je t'ai dotée; grâce à tes souffrances tu participeras à ce trésor; car c'est ainsi que s'appelle la croix de ceux qui m'aiment. » Et Il me fit comprendre, ajoute la sainte, que tous les vrais trésors qui enrichissent l'âme sont cachés là dans la croix. (3 maggio 1698.)

64. La croix donnée comme récompense

Le 1er novembre 1898, écrit la Mère Marie du Divin Coeur, quand j'eus fait voeu

d'obéissance au confesseur, Notre-Seigneur me dit: «Viens, mon épouse, que je te couronne avec la couronne des souffrances, en attendant que je te couronne avec la couronne de gloire.

Je t'ai dit que je te couronnerais avec la couronne des souffrances pour te récompenser du sacrifice que tu me fais aujourd'hui de toi-même, de ta liberté, de ta volonté, car je sais que tu ne désires rien tant que de souffrir pour mon amour et d'être crucifiée avec moi. » (Vie, ch. 10.)

65. La croix désirée et redoutée

Vers le milieu de février 1571, sainte Thérèse entendit de la bouche de Notre-Seigneur les paroles suivantes : « Tu désires toujours des souffrances, et d'un autre côté tu les refuses. Pour moi je dispose les choses d'après ce que je connais de ta bonne volonté et non d'après ta sensibilité et ta faiblesse. Prends courage, puisque tu vois combien je t'aide ; j'ai voulu te faire gagner cette couronne. » (Relation, 11.)

Anna-Maria Taïgi entendit des paroles semblables : « Rappelle-toi que, si une âme cherche à fuir la croix que je lui ai donnée pour son avantage et pour son bien, alors je la charge d'une autre plus pesante. Quoi, ma fille, tu es si désireuse de souffrir et ensuite tu te laisses ainsi accabler par la tristesse. Mais, tu le sais, tu dois souffrir jusqu'à la fin. » (Vie, par Mgr Luquet, ch. 4.)

66. La folie de la croix est la suprême sagesse

Voici une instruction de Dieu le Père à sainte Marie-Madeleine de Pazzi : « Ma fille, la folie de la croix est une sagesse infinie et l'abnégation de soi-même est une insigne prudence ; mais qui est-ce qui le comprend ? La prudence est une vertu qui en toutes choses considère la fin ; l'on regarde comme une personne prudente celle qui prévoit tout ce qui doit arriver et qui agit en tout avec poids et mesure. C'est donc une grande prudence que de renoncer à soi-même, car celui qui le fait pense à la fin et considère l'avenir. Il sait que personne ne peut venir à moi si ce n'est par la voie étroite... Mes élus et tous ceux qui veulent venir à moi, reconnaissant leur misère, s'abaissent et se rapetissent tellement par  l'abnégation d'eux-mêmes qu'ils n'ont aucune peine à marcher par cette voie étroite à la suite de mon Verbe, qui a voulu leur en donner l'exemple et leur montrer par là qu'elle est la bonne voie. » (4° part., ch. 17.)

67. Le joyau qui vaut mieux que tous les joyaux

Un jour que saint François d'Assise succombait sous le poids de la douleur, on l'entendit s'écrier : Ô mon Dieu ! Jetez les yeux sur votre pauvre petit serviteur, daignez venir à mon secours et accordez-moi la grâce de supporter patiemment toutes ces infirmités. Une voix répondit : « François, peut-on acheter trop cher un joyau qui permet d'acquérir un royaume sans prix ? Or, ce joyau c'est la souffrance, envoyée de Dieu ; sache qu'elle vaut mieux que tous les trésors de la terre et qu'il ne faudrait pas s'en défaire pour le monde entier, quand même toutes les montagnes se changeraient en or pur, toutes les pierres en diamants et toutes les eaux en baume. » Oui, Seigneur, repartit le saint, c'est ainsi que j'apprécie les peines par lesquelles vous me visitez ; elles sont un don de votre amour, qui me châtie en ce monde pour me faire éternellement miséricorde dans l'autre. « Réjouis-toi donc, ajouta la voix, car c'est là le chemin qui mène au Ciel. » François resta animé d'une ferveur nouvelle. (Vie, ch. 18.)

68. Les deux couronnes l'une après l'autre

Sainte Catherine de Sienne souffrait beaucoup d'une horrible calomnie et elle répandait devant Dieu ses prières et ses larmes, lorsque le Sauveur lui apparut, tenant dans sa main droite une couronne d'or enrichie de pierres précieuses, et dans sa main gauche, une couronne d'épines, et lui adressa ces paroles : « Sache bien, ma très chère fille, qu'il te faudra nécessairement recevoir, l'une après l'autre, ces deux couronnes. Choisis ce que tu préfères.

Veux-tu, pendant cette vie, porter la couronne d'épines, je te réserverai l'autre et sa beauté pour la vie éternelle. Veux-tu, au contraire, avoir dès maintenant la couronne de prix et tu recevras après ta mort celle d'épines. » Catherine répondit : Depuis longtemps, Seigneur, j'ai renoncé à ma volonté, préférant faire uniquement la vôtre. Par conséquent il ne m'appartient pas de rien choisir. Mais, puisque vous voulez une réponse, je vous dis donc que je veux avant tout me conformer toujours pendant cette vie à votre bienheureuse passion et mettre ma consolation à souffrir pour vous. Cela dit, dans sa ferveur, elle arrache à deux mains le diadème d'épines de la main du Sauveur et se le met si rudement sur la tête que celle-ci, transpercée de partout par ces épines, garda toujours, depuis cette vision, la douloureuse sensation de leurs piqûres ; c'est Catherine elle-même qui l'a attesté de vive voix.

Le Seigneur lui dit alors: « Toutes choses sont en mon pouvoir; de même que j'ai laissé ce scandale s'élever, ainsi puis-je tout aussi facilement l'étouffer. Pour toi, persévère dans le service que tu as entrepris et ne cède pas au diable, qui voudrait y mettre obstacle. Je te donnerai pleine victoire sur le Malin. Toutes ces machinations contre toi retomberont sur sa tête et tourneront à ta plus grande gloire. » (Vie, par le bienheureux Raymond, 2° part., ch. 4.)

Abbé Auguste Saudreau, o.p.

Recueil d'Apparitions de Jésus aux Saints et aux Mystiques

Édité en 1882 sous le titre : (Dernière édition 1936 avec ajout)

Les Divines Paroles ou ce que le Seigneur a dit à ses disciples dans le cours des siècles chrétiens  PDF

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 04:26

 

L'ÉTAT DE LA QUESTION…

Si vous me demandez de quelle question il s'agit ? Voici ma réponse : Il n'y a qu'une question.

Cette question, de laquelle dépendent tous les hommes, mais qui, elle aussi, dépend en partie des hommes, c'est la question qui se pose quand on confie une semence à la terre :

Que deviendra cette semence?

C'est la ques­tion du grain de sénevé.

Toute chose qui commence, si elle doit devenir grande, commence par être petite, ou, si vous voulez, par paraître petite.

La vérité n'aime pas le fracas.

Quand elle (La VÉRITÉ) s'est faite homme, rappelez-vous ses procédés, et si vous ne vous les rappelez pas bien, regardez ce qui se passe quand une pauvre petite graine est posée dans la terre.

Si faible en apparence, et si menacée, chargée de per­cer la terre et de devenir un grand arbre, obligée de s'enfouir d'abord, de se cacher et de mourir, abandonnée, dit-on, de Dieu et des hommes, pauvre petite, à quoi ressemble-t-elle ?

A  rien, si  ce  n'est au  royaume des  Cieux.   Nous l'avons vu naître  et fleurir,  le   Royaume des Cieux…

Extrait de : L’HOMME, la vie… Ernest HELLO (1936)

«Et vous, voulez vous devenir grand dans le royaume de Dieu dans la vraie vie, la vie éternelle ? Soyez petit en cette vie, car vous n’avez qu’une seule chance et c’est aujourd’hui, car demain ce sera peut-être jamais…  G.G.»

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 08:48

« Comme  des   Tout-Petits»  (Mt. XVIII, 3)

tout-petits,   envers   le   seigneur   jésus,

livrés à Lui, pour :

tout   ce   qu'il   veut,

comme   Il   le   désire,

quand Il Lui plaît,

tant qu'il le voudra,

par amour,  « pour Lui faire plaisir! »

Comme Lui à l'égard de son Père   :

«   J'ACCOMPLIS   TOUJOURS   LE  BON   PLAISIR   DE  MON   PÈRE !   »  (Jn. VIII, 29)

+++

tout-petits, comme Jésus encore,

pour  le   CHER  PROCHAIN,

par une inlassable Bonté, comme celle du Bon Maître

dans nos pensées, bienveillantes comme les siennes,

nos regards, encourageants comme son divin regard,

nos paroles, fermes et douces comme ses paroles,

nos actions, simples, droites avec les siennes,

notre amour des âmes, comme le sien, à en mourir.

En souriant, « faire plaisir au prochain pour faire plaisir à Jésus!»  

 

«   CE  QUE VOUS  AUREZ  FAIT  AUX  PLUS  PETITS...,   C'EST  A  MOI !   »  (Mt. xxv, 40)

+++

tout-petits, enfin, comme Lui,

toujours envers nous-mêmes

par l'oubli total de  soi,

pour que Jésus vive seul et si bien en nous

 qu'en nous voyant, on Le voie, Lui,

qu'en nous écoutanton   L'entende,  Lui,

qu'en nous aimanton  L'aime,  Lui.

Moi, rien : Lui, tout !

« QUE   CE   NE   SOIT   PLUS   MOI,   MAIS   LUI   QUI   VIVE   EN   MOI !    »  (St  Paul, Galat.,  II, 20)

  +++

Comme l'humble « Servante du Seigneur »

La  T.  S.  Vierge  Marie,

Ma   Mère,   et   par  Elle,

Je  veux  être  une  petite  hostie

unie à la divine Hostie de la Crèche, de la Croix, de l'Autel !

 

O Jésus. Roi d'Amour,

 j'ai confiance en votre Miséricordieuse Bonté !

 

Extrait de : La CLEF DU BONHEUR.  R. de la Chevasnerie, s.j. (1938)

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