Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

2 juillet 2018 1 02 /07 /juillet /2018 08:31

 

VOS FINS DERNIÈRES

DOM LÉONCE GRENIER PRIEUR DE ST-BENOIT-DU-LAC

Méditations sur ce qui nous attend au sortir de cette vie…

 

 

LE JUGEMENT PARTICULIER

 

Un livre écrit sera apporté,

Dans lequel tout est contenu.

(Séquence des morts)

 

   Toutes les choses du monde étant évanouies à nos yeux, avant même que notre corps soit froid, notre âme sera jugée.

   Pour Dieu tout est présent. Il n'y a pour lui ni passé ni avenir.

   Il voit et verra éternellement tout ce que nous avons fait: nos pensées, paroles et actions les plus secrètes.

   L'âme verra tout cela aussi, dans la lumière de Dieu, aussitôt qu'elle sera séparée du corps, et d'elle-même se précipitera vers le lieu de l'expiation, de la purification ou de la récompense.

   O la terreur de cette pensée: Tout ce que nous avons fait est présent au regard de Dieu !

   Toute notre vie est devant Lui comme les plateaux d'une balance.

   Il y a le plateau du bien et le plateau du mal.

   Le jugement consistera simplement à constater quel est le plus lourd des deux plateaux.

   La Séquence de la messe des morts exprime avec in­tensité l'angoisse de l'âme à cette pensée:

   " Que dirai-je alors, misérable que je suis ?

   " Quel patron invoquerai-je ?

   " Puisque c'est à peine si le juste sera en sécurité ?

   Une seule chose à faire, comme les Saints: mettre dans " le plateau du bien " tout ce que nous pourrons.

   Sainte Marie-Madeleine, S. Augustin et tous les pé­cheurs convertis ont fait cela. Le mal qu'ils ont commis est devant Dieu, éternellement, dans un des plateaux de la balance; mais l'autre plateau, lourd de pénitence, de bonnes œuvres, d'amour de Dieu et du prochain, procla­me leur pardon et leur sainteté.

 

préparons-nous au jugement.

 

— Une âme préparée à la mort est par le fait même préparée au jugement: aussi ajouterons-nous peu de chose à ce que nous avons dit sur la préparation à la mort.

Un point d'importance capitale est de nous juger et de nous condamner nous-mêmes, du fond du cœur, comme le publicain de l'Évangile, et nous serons justifiés comme lui.

   Rappelons-nous également ce principe, qui présidera à notre jugement: Dieu se servira pour nous de la mesure même dont nous nous serons servis pour les autres: « Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés: remettez, et il vous sera remis. Donnez, et il vous sera donné; on versera dans votre sein une bonne mesure, pressée, secouée et débordante, car on se servira, pour vous rendre, de la même mesure avec laquelle vous aurez mesuré.» (S. Luc, VI, 37-38).

   Tout l'Évangile est plein de la même doctrine.

   Confiance, confiance! nous dit-on.

   Oui, mais à condition que nous nous jugions et con­damnions nous-mêmes; à condition que nous soyons indulgents et bons pour les autres, d'une bonté active et efficace; à condition que nous fassions de notre mieux.

 

degrés de rigueur du jugement.

 

— Plus nous aurons reçu de Dieu, plus nous aurons de compte à lui rendre.

Par conséquent, ce sont les puissants qui seront jugés le plus sévèrement, ceux qui auront reçu le plus d'auto­rité, le plus de lumière, le plus de richesses, le plus de secours de toutes sortes.

Ainsi, le Seigneur demandera un compte plus rigou­reux aux rois, aux gouvernants, aux gens instruits, aux riches.

 

C'est la parole de Dieu.

Écoutons ce qu'elle nous dit au livre de la Sagesse:

« Prêtez l'oreille, vous qui dominez sur une multitude,  Qui êtes fiers de commander à une foule de peuples,  Sachez que la force vous a été donnée par le Seigneur,  Et la puissance par le Très Haut,  Qui examinera vos œuvres et sondera vos pensées.  Parce que, étant ministres de sa royauté,

Vous n'avez pas gouverné équitablement, Ni observé la loi de la justice,  Ni marché selon la volonté de Dieu;  Terrible et soudain il fondra sur vous,  Car un jugement sévère s'exerce sur ceux qui com­mandent.

 Aux petits, on pardonne par pitié;  Mais les puissants seront puissamment châtiés.  Le Souverain de tous ne reculera devant personne,  II ne s'arrêtera par respect devant aucune grandeur... » (Sagesse, VI, 2-7)

   Cette pensée du jugement est terrible; mais que de paroles divines l'adoucissent, et réconfortent les âmes de bonne volonté!

   Il n'y a aucune menace pour ces âmes; mais seulement des promesses:

   Heureux les pauvres en esprit, ceux qui sont doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de la justice, ceux qui ont le cœur pur, ceux qui souffrent persécution pour la justice! Heureux les miséricordieux et les pacifiques! A tous ceux-là, les récompenses célestes sont promises.

   Heureux ceux qui pardonnent aux autres, car leur Père céleste leur pardonnera aussi. (S. Mat., VI, 14)

   Heureux ceux qui perdent leur vie pour le Christ, (par exemples, les martyrs, les personnes consacrées à Dieu, les chrétiens qui vivent selon l'Évangile) car ils se sau­veront. (S. Mat., X, 39)

   Heureux les humbles, car ils seront grands dans le ciel. (S. Mat., XVII, 4)

   Enfin, l'Évangile est plein de promesses radieuses pour ceux qui veulent prendre les moyens de salut indiqués par Jésus-Christ, de sorte qu'il n'y a aucune raison, pour ces âmes de bonne volonté, de craindre le jugement de Dieu.

   Comme le dit l'apôtre S. Paul: " II n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ et qui ne marchent plus selon la chair. " (Rom., VIII, 1)

 

A suivre : Après le Jugement particulier, viendra le Purgatoire, le Ciel ou l’Enfer…

C’est a vous seul de faire le bon choix… Notre Seigneur va respecter votre choix.

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 12:27

VOS FINS DERNIÈRES

DOM LÉONCE GRENIER PRIEUR DE ST-BENOIT-DU-LAC

Méditations sur ce qui nous attend au sortir de cette vie…

 

LA MORT

 

Il viendra comme un voleur pendant la nuit.

(1 Thés., V, 2)

 

    Qu'est-ce que la mort?

 

    C'est la séparation de l'âme d'avec le corps.

 

    Par conséquent, l'arrachement à tous les biens de ce monde, à tous les plaisirs corporels.

 

    A quoi bon nous attacher à ce qui passe, à ce qu'il va falloir lâcher dans si peu de temps?

 

    Sur la terre, quelques vivants, au nombre desquels nous sommes pour le moment.

 

    Sous la terre, des millions de milliards de morts, au nombre desquels nous allons être bientôt.

 

 

Certitude de la mort.

Dieu nous la rappelle sans cesse.

L'Église nous l'affirme le jour des Cendres en nous di­sant:

«Souviens-toi que tu es poussière et que tu vas re­tourner en poussière

 

     Chaque seconde qui passe est un pas vers ce terme.

     Chaque battement de notre cœur; chaque oscillation du balancier de l'horloge nous rapproche du moment   fixé par Dieu de toute éternité.

     Ce sera telle année, tel mois, tel jour, telle heure que Dieu connaît...

 

Incertitude du moment.

                                        Nous pouvons faire des conjec­tures raisonnables, d'après notre âge, notre état de santé, notre genre de vie. Seulement, Nôtre-Seigneur nous a affirmé que c'était inutile: " Veillez et priez, car vous ne savez ni le jour ni l'heure ".

     Ceux qui ne l'attendent pas seront surpris; mais heu­reux celui qui vit dans l'attente de cette bienheureuse rencontre : " Heureux le serviteur que son Maître trouvera veillant! "

 

Proximité.

 

                    Quand même nous vivrions cent ans, ce sera comme un songe rapide, comme un nuage qui passe.

     Un fait d'expérience: plus on avance en âge, plus le temps semble précipiter sa course.

 

Préparons notre mort nous-mêmes.

 

                                                            Il n'est pas sage de compter sur les autres. Après quelques prières et quelques larmes plus ou moins sincères, bien vite, ce sera l'oubli.

La vie continuera sans nous; le soleil brillera, chacun vaquera à ses affaires.

Heureux ceux qui se seront préparés, qui seront prêts.

" Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés! (Charles péguy )

 

 

Horreur de la mort.

 

                                  Cauchemar des incroyants, dont elle empoisonne la vie, elle reste terrible pour la plupart des chrétiens.

     Toutefois, elle apparaît à ceux qui vivent de la foi comme un terme heureux. Pour ces fidèles, l'horreur de la mort a été enlevée par Jésus-Christ. Il leur a mérité cette grâce par son agonie.

     Tous les chrétiens devraient envisager la mort avec joie, comme le voyageur qui contemple de loin le port vers lequel il se dirige.

     C'est la porte de l'éternité, la porte du ciel, pour les bons serviteurs de Dieu.

     C'est la réception de la récompense.

     C'est le paiement du salaire gagné dans cette journée de travail qu'est la vie terrestre.

     Ici-bas, nous sommes dans la nuit de la foi: nous ne voyons pas Dieu, ni le monde invisible auquel nous croyons. La mort sera la grande révélation, la grande rencontre où nous tomberons entre les bras, sur le Cœur de notre Père céleste.

    Pour le juste, c'est la fin de toute crainte, de toute ten­tation, de toute souffrance.

Mais quelle pitié d'entendre dire à la mort de quelqu'un dont il y a tout lieu de craindre la damnation:

« Il est bien heureux; il ne souffre plus!»

     Au contraire, la mort est le commencement de la souf­france éternelle pour un grand nombre, dit Nôtre-Sei­gneur.

 

Quand et comment nous préparer?

Tout de suite, car demain ne nous appartient pas.

Serons-nous vivants ce soir?

 

    Seul, l'instant présent est à nous. Le passé ne nous appartient plus. Et la minute qui vient nous trouvera-t-elle vivants?

N'attendons pas le dernier moment, car nous dit Jésus:

" Beaucoup chercheront à entrer (au ciel) et ne pourront pas. " (S. Luc, XIII, 24.)

    Bienheureux le serviteur que son Maître trouvera veil­lant!

    Si nous ne sommes pas prêts aujourd'hui, comment le serons-nous demain?

 

Quelle folie d'attendre la dernière maladie!

   Si une petite fièvre, un léger mal de tête nous empêchent de prier, comment pouvons-nous espérer prier et nous préparer au dernier moment, quand toutes nos forces seront parties?

   La meilleure préparation, c'est une bonne vie. On meurt comme on a vécu.

   Il y en a qui se convertissent au moment de la mort; mais ce sont en général des gens de bonne volonté, qui péchaient surtout par ignorance. Ce ne sont pas des âmes qui ont calculé, et remis leur conversion au dernier mo­ment, afin de jouir des plaisirs défendus de ce monde.

 

Vivre saintement pour mourir saintement.

   Nous serons récompensés selon nos œuvres. Donc, préparons notre mort par la pratique des bonnes œuvres.

   Erreur lamentable des gens qui se rassurent en disant : " Je n'ai jamais fait de mal à personne ". Cela ne suffit pas; il faut faire du bien.

   Que ces gens écoutent leur condamnation de la bouche de Nôtre-Seigneur lui-même:

«Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Et toutes les nations étant rassemblées devant lui, il séparera les uns d'avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d'avec les boucs. Et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche... S'adressant ensuite à ceux qui seront à sa gauche, il dira: Retirez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu  soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; nu, et vous ne m'avez pas vêtu; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. Alors eux aussi lui diront: Seigneur, quand vous avons-nous vu avoir faim ou soif, ou être étranger, ou nu, ou malade ou en prison, et ne vous avons-nous pas assisté? Et il leur répondra: En vérité,  je vous le dis, chaque fois que vous ne l'avez pas fait  à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez  pas fait. Et ceux-ci s'en iront à l'éternel supplice, et  les justes à la vie éternelle ». (S. Mat. XXV, 31)

   On voit par là que les bonnes œuvres sont nécessaires au salut, et le même enseignement nous est donné par la parabole du mauvais riche, qui va en enfer pour n'avoir pas secouru le pauvre Lazare.

   Remarquons toutefois que ce qui compte aux yeux du Seigneur, dans nos bonnes œuvres, c'est la charité, l'a­mour que nous y mettons. S'il est important de secourir les corps, il est encore bien plus important de réchauffer les cœurs. Une aumône donnée comme on jette un os à un chien ne mérite rien pour le ciel. " Au soir de cette vie, nous dit S. Jean de la Croix, on vous interrogera sur l'amour. " Du reste, c'est l'enseignement des Saints Livres.

   Préparons-nous par des prières spéciales. Faisons at­tention à celle que nous adressons si souvent à la Sainte Vierge: Priez pour nous... à l'heure de notre mort.

   La mort sera particulièrement douce à ceux qui auront eu l'habitude d'assister les mourants et de prier pour eux.

   Chaque jour, il meurt environ deux cent mille person­nes. Prions pour elles avec ferveur plusieurs fois par jour. Toutes ces âmes que nous aurons aidées, le sauront, dans la lumière de Dieu, et nous aideront quand notre tour sera venu.

   Prions spécialement la Sainte Vierge, S. Joseph, S. Mi­chel, S. Benoît, protecteurs des mourants.

   Il y a aussi des grâces spéciales, au dernier moment, pour ceux qui méditent souvent sur la passion et la mort de Nôtre-Seigneur.

   Enfin, désirons voir Dieu. Que ce désir, qui est un acte d'amour parfait, aille en grandissant dans notre âme, et celle-ci sera, à la fin, comme un beau fruit mûr, qui se détachera et tombera pour ainsi dire tout seul dans la main du Seigneur.

   Méditons plutôt sur le ciel que sur la mort: c'est bien plus utile.

   Rappelons-nous, enfin, la parole de Nôtre-Seigneur: " En vérité en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. " (S. Jean, VIII, 51)

   C'est absolument vrai, non seulement en ce sens que les âmes fidèles ne connaîtront pas la vraie mort, qui est l'enfer; mais aussi parce que, pour les âmes saintes, l'hor­reur de la mort disparaît, au moins au dernier moment; elles ne la voient pas; elles semblent ne voir que Dieu et le ciel.

   Et quel réconfort dans ces paroles de Jésus à Marthe: " Je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. " (S. Jean, XI, 25).

 

A suivre : Après la mort, viendra le Jugement particulier, votre jugement, y avez-vous pensé aujourd’hui, y pensez vous tous les jours ? Si vous n’y pensez pas tous les jours, vous risquez de ne pas y penser, lorsqu’elle se présentera devant vous.

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 07:36

Le 21 juin, ce sera le 55e anniversaire, de l’élection de PAUL VI comme pape…

Il est toujours notre Saint Père et bientôt nous assisteront a son retour.

Samedi le 30 juin, ce sera le 55e  anniversaire de son Couronnement. Ce fut le dernier pape à être couronné de la Tiare.

Prions pour que son retour ne tarde pas trop.

Y aura-t-il encore la Foi Catholique sur la terre a son retour?

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 13:02

 

jésus est dépouillé de ses vêtements.

Pour l’homme il y a aussi une préparation à la mort…

(CHEMIN   DE  LA  CROIX DIXIÈME   STATION)

 Nous vous ado­rons, ô jésus, et nous vous bénissons ;

 Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte croix.

« Ils se divisèrent ses vêtements en les tirant au sort. »

jésus est dépouillé et abreuvé de fiel ; de nouvelles tortures et de nouveaux outrages ;

Ils servent à pré­parer la victime pour son dernier supplice.

Réflexion

Et moi, qu'ai-je tant besoin des choses de la terre, puisque je suis sur le point de tout quitter ?

Un chrétien atteignant l'âge d'homme ne meurt pas d'un seul coup ;

Il y a pour lui une mort prépara­toire à la mort, c'est le dépouillement.

Méditation :

Mon Sauveur, qu'à cette même place où l'on vous arrache vos habits,  moi, j’accepte de quitter généreusement tout ce qui surcharge mon cœur. J'ai encore des liens à briser, des attaches à rompre, quelques affec­tions à supprimer ou à rectifier, fai­sons-le humblement sans plus tarder.

La nature a pour habitude d'entasser et de com­pliquer ; mon esprit religieux, au con­traire, doit tout simplifier et tout ramener à l'unique nécessaire.

Rendez-moi libre, ô jésus, pour que je puisse livrer plus sûre­ment mon dernier combat.

 

Notre Père, etc.

Je vous salue, Marie, etc.

Gloire au Père, etc.

Ayez pitié de nous, Seigneur.

Ayez pitié de nous.

Que, par la misé­ricorde de Dieu, les âmes des fidèles tré­passés reposent en paix.

Ainsi soit-il.

O sainte Mère, gra­vez profondément dans mon cœur les plaies de jésus cru­cifié.

 

Inspiré de : Le Chemin de la Croix. Extrait de : LE CRUCIFIX par Abbé Chaffanjon. (1925)

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 11:39

La Sainte Vierge d’après St-Mathieu, Évangéliste…

Beaucoup de chrétiens de nos jours professent, au sujet de la personne de Marie, et du culte qui lui est dû, des idées incomplètes ou fausses.

On n'en est plus, il est vrai, au temps où de pré­tendus disciples de Jésus-Christ, engagés dans la fu­neste hérésie de Nestorius, refusaient à la Sainte Vierge le titre de Mère de Dieu.

Mais combien, parmi nos modernes hérétiques, ont renoncé à toutes marques de respect, à toute pratique de dévotion envers Marie !

Combien même n'ont pas craint de dire qu'elle est une femme comme les autres, et que ceux qui l'invo­quent font acte d'idolâtrie !

Ce serait Rome qui, d'après eux, aurait introduit, aux quatrième et cinquième siècles, cette superstition dans l'Eglise.

Mais d'un autre côté, la piété des catholiques en­vers la Mère de Dieu est peut-être plus grande que jamais.

Cependant chez plusieurs, cette piété repose plutôt sur le sentiment ; elle est une habitude heureusement contractée dans l'enfance, et non moins heureusement conservée avec les joies et les consolations si douces qui y sont attachées ; elle ne repose pas suffisamment sur les bases solides de la doctrine et de la foi.

Un exemple fera mieux comprendre cet état d'es­prit qui existe chez plus de catholiques qu'on ne le croit, parmi ceux même qui paraissent le plus dévoués à Marie.

Il n'y a pas un siècle, une jeune fille appartenant à une famille catholique avait renoncé à sa foi, peu de temps avant de contracter alliance avec un parti pro­testant.

Comme bien on peut penser, rien ne fut épargné pour la ramener dans la voie du devoir.

Une personne qu'elle avait jusque là particulière­ment estimée, lui ayant demandé, dans l'espoir d'arriver à toucher plus facilement son cœur, comment elle pourrait abandonner la dévotion à la Sainte Vierge qui lui avait toujours été si chère, en reçut cette réponse : " La dévotion à la Sainte Vierge, il n'en est pas même question dans l'Évangile."

Elle avait évidemment puisé cette erreur dans le nouveau milieu où elle s'était imprudemment engagée ; mais si elle eut mieux connu l'origine et le caractère de la dévotion à Marie, elle ne serait peut-être pas tombée dans un piège aussi grossier.

Il importe donc de savoir sur quels fondements inébranlables l'Esprit Saint a établi le culte de Marie, en l'appuyant sur les paroles mêmes de l'Évangile.

C'est ce que nous entreprenons de démontrer en vue de répandre et défaire fructifier, dans la mesure de nos forces, une si salutaire dévotion, persuadés que nous sommes qu'un vrai serviteur de Marie ne saurait périr. Puisse la Mère de Dieu bénir nos humbles efforts, et les faire contribuer à maintenir dans son amour ses enfants fidèles et à y amener ceux qui ne l'ont jamais priée, ou qui auraient eu le malheur de l'abandonner !

 

CHAPITRE I

Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ. (St-Mathieu 1,16.)

Dès le premier chapitre de l'Évangile, Marie nous est annoncée comme la Mère de Dieu, la Mère du Verbe, fait homme pour notre salut.

L'Esprit Saint ne pouvait enseigner d'une manière plus formelle à tous les chrétiens que la dévotion envers la Sainte Vierge est inséparable du culte infiniment plus grand, du culte d'adoration qu'ils rendent à Jésus-Christ.

Car ce serait évidemment manquer à l'un des pre­miers devoirs envers le Sauveur lui-même, que de re­fuser à sa Mère l'honneur qu'exigé l'amour qu'il lui porte et la haute dignité dont il l'a revêtue.

Il n'est pas de bon fils qui ne se réjouisse de voir honorer sa mère, et Jésus est le meilleur des fils, infi­niment élevé sous ce rapport, comme dans ses autres perfections, au-dessus de tous les enfants des hommes ; il ne saurait ne pas avoir pour souverainement agréables les témoignages de respect, de vénération et d'amour dont sa Mère est l'objet de la part de ses vrais servi­teurs.

" Je vous ai donné l'exemple, nous a-t-il dit, afin que vous fassiez comme j'ai fait. " (Jean XIII, 15.)

Or Jésus a honoré, aimé Marie ; il lui a été sou­mis ; et il lui a demandé, tout Dieu qu'il est, ce qu'un fils demande avec confiance à sa mère, en observant dans la famille l'ordre établi par Dieu lui-même.

Nous devons donc aimer et honorer Marie, nous consacrer à son service et la prier de nous obtenir les grâces et les secours dont nous avons besoin pour nous associer à la vie divine de Jésus-Christ.

Les seules paroles de Saint Mathieu : " Marie est celle de qui est né Jésus appelé le Christ " suffisent ainsi à démontrer la nécessité pour tout chrétien de professer le culte de la Mère de Dieu.

Le pieux lecteur se convaincra de plus en plus de cette vérité, nous en avons la ferme confiance, à mesure qu'il parcourra les divers chapitres de ce modeste travail.

 

CHAPITRE II

«Celui qui est conçu en Marie est le fruit de l'Esprit Saint(St-Mathieu 1,20.)

C'est par ces paroles que l'Ange de Dieu annonça au bienheureux Joseph le grand mystère de l'Incarna­tion du Verbe.

Marie, qui l'avait appris de l'Archange Gabriel (Luc 1, 28.) avait gardé discrètement dans son cœur, au milieu du recueillement et de la prière, la parole de l'envoyé divin.

Joseph suivit l'exemple de sa sainte épouse.

De leur côté, Zacharie et Elizabeth à qui le ciel avait fait pressentir le glorieux événement, observèrent la même loi du silence, puisque Jean-Baptiste déclara au jour où Jésus-Christ vint à lui, pour être baptisé, qu'il ne le connaissait pas. (Jean I, 33)

Ainsi se réalisa la parole de l'Esprit Saint : " Il est bon de ne pas révéler le secret du Roi." (Tobie XII, 7)

Aux yeux du monde, Marie n'était donc que la femme d'un vulgaire ouvrier de Nazareth, tandis que Dieu et les exécuteurs de ses desseins, voyaient en elle ce qu'elle est en réalité, l'épouse de l'Esprit Saint et la mère du Verbe incarné.

Ces deux titres d'où découle toute la grandeur de Marie établissent sur les bases les plus solides la dé­votion que lui portent les chrétiens dignes de ce nom.

En effet, si la mère et l'épouse d'un roi reçoivent après lui la plus grande part des hommages de ses sujets, combien plus celle qui réunit ces deux éminentes dignités, mère de Dieu le Fils, épouse de Dieu le Saint-Esprit, a-t-elle le droit de recevoir tout l'honneur dont puisse être entourée dans le ciel et sur la terre une pure créature !

Et de même que, par l'entremise de la mère et de l'épouse d'un roi, on peut en obtenir les plus grandes faveurs, ainsi et à plus forte raison, l'intercession de la Mère du Fils de Dieu et de l'Épouse de l'Esprit-Saint doit-elle être assez puissante pour faire descendre sur ceux qui la prient, l'abondance des grâces divines.

Il suffit de considérer ces vérités pour être pénétré de la plus grande dévotion envers la Sainte Vierge.

Mère du Verbe fait chair, épouse de l'Esprit-Saint, Marie est en même temps la fille de prédilection du Père céleste, auteur de tout don parfait ; elle est sortie de ses mains, toute pure, pleine de grâces et ornée des plus augustes prérogatives, puisqu'il convenait à la sagesse et à la puissance de Dieu, de rendre digne de ses complaisances, dès sa conception et à jamais, celle qui devait avoir avec lui des rapports à la fois si intimes et si élevés.

 

CHAPITRE III

«Les  Mages... entrant dans  la maison, trouvèrent l'enfant avec sa mère, et se proster­nant, ils l'adorèrent(St-Mathieu, II, 11.)

Déjà les bergers des environs de Bethléem, avertis les anges, étaient venus adorer le Sauveur qu'ils avaient trouvé couché dans une crèche, auprès de Marie et de Joseph. (Luc II 16)

Pour les petits comme pour les grands, devant les peuples et les rois, Jésus se présente, accompagné de sa 1ère, aux adorations de ceux qui le cherchent.

Il eut suffit, ce semble, aux évangélistes, de dire que les bergers et les Mages étaient venus adorer le Seigneur naissant ; mais le riant tableau de l'Enfant Divin dans les bras de sa mère, adoré ainsi par ses pieux serviteurs, devait être pour tous les chrétiens un sujet d'instruction et de sanctification, et l'ornement de leurs autels et de leurs demeures dans toute la suite des siècles.

C'est qu'il ne se trouve pas dans l'Évangile un seul passage qui n'ait été écrit sous l'inspiration de l’Esprit-Saint, et qui ne s'impose par là même à notre foi et à notre piété ; il n'en est pas un dont nous ne devions nous efforcer de pénétrer le sens profond, et de nous appliquer les saints enseignements.

" Vous lisez avec soin les Écritures, disait Jésus-Christ aux Juifs, parce que vous croyez y trouver la vie éternelle et ce sont elles qui rendent témoignage de moi."  (Jean V 39.)

On ne saurait donc douter que Saint Mathieu et avec lui Saint Luc n'aient voulu, en faisant une mention spéciale de Marie dans ces deux scènes de l'Évangile, nous faire voir que, pour trouver Jésus, il faut aller à sa mère, qui nous l'a donné ; c'est bien ce que nous prouve d'ailleurs l'expérience des siècles chrétiens ; car tous les grands serviteurs de Jésus ont toujours professé envers Marie la plus tendre et la plus profonde dévotion, tandis que ceux qui ont abandonné le culte de la mère de Dieu se sont de plus en plus éloignés de son divin Fils. Un grand nombre d'entre eux ont même fini par nier tout à fait la divinité de Jésus-Christ.

Ce sont donc deux grands devoirs de la vie chré­tienne que d'adorer Jésus-Christ, et d'honorer la Sainte Vierge.

On ne saurait, après cela, se faire une trop grande idée de la nécessité de la dévotion envers la Mère de Dieu.

 

CHAPITRE IV

Levez-vous,   prenez   l'enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. (St-Mathieu II, 13.)

Dans tout ce qu'ils ont écrit sur la vie de la Sainte Vierge, les auteurs sacrés ne se sont pas seulement pro­posé de nous instruire à son sujet, mais aussi de nous engager à suivre ses exemples, comme elle-même a suivi avec la plus grande fidélité les exemples de son divin Fils.

En effet, combien plus que Saint Paul, l'auguste Mère de Dieu a-t-elle le droit de dire à tous les chré­tiens : " Soyez mes imitateurs comme je l'ai été moi-même de Jésus-Christ ! " (Cor. XI, 1)

Rien assurément dans le culte que l'on rend à Marie, ne saurait lui être plus agréable, ni la glorifier davantage, que l'imitation de ses vertus ; c'est pourquoi l'Évangile a plus particulièrement insisté sur ce point, dans tout ce qu'il dit de la bienheureuse Vierge.

Jésus-Christ, le soleil de justice, est le premier et le parfait modèle de toute sainteté ; mais la pensée de le former en nous, (Gal. IV, 19) suivant l'expression de Saint Paul, effraie souvent notre faiblesse.

C'est alors une grande consolation, que de pouvoir le considérer dans son miroir le plus parfait et le plus aimable qui est Marie.

L'imitation des saints nous initie de plus en plus à l'imitation de Marie, l'imitation de Marie à celle de Jésus-Christ, et c'est ainsi que, en obéissant à l'attrait de la grâce, nous pouvons être amenés à réaliser de plus en plus en nous la sublime recommandation du Sauveur: «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.» (Math. V, 48)

" Celui qui attend de Dieu son secours, avait déjà dit le prophète David, prépare son cœur aux ascensions", (Ps. 4XXXIII-6) c'est-à-dire aux progrès incessants dans les voies de la sainteté.

Telles étaient les dispositions de la Sainte Vierge ; elles doivent être les nôtres, et c'est en considérant les principaux actes, les phases les plus importantes de sa vie, que nous serons portés à marcher sur ses traces.

Une étude sur l'exil de Marie en Égypte nous sera tout à fait précieuse sous ce rapport.

La descente de la sainte famille dans cette contrée, le long séjour qu'elle y fit, et son retour dans la Galilée font surtout briller en Marie les vertus de foi, de rési­gnation, de patience et de renoncement absolu à elle-même, en vue de Dieu.

C'est au milieu de la nuit, que Joseph, prévenu par un ange, lui annonce qu'il faut partir à l'instant pour l'Égypte avec le divin enfant.

Le chant céleste, " Gloire à Dieu au plus haut des cieux," (Luc II, XIV) entonné à la naissance du Sauveur, venait à peine de résonner à ses oreilles, les rois de l'Orient s'étaient la veille prosternés aux pieds de l'Enfant-Dieu, (Math. II, 11.) et voici que la sainte famille reçoit l'ordre de partir sans tarder pour la terre étrangère, une terre plongée dans les ténèbres du paganisme, et où ne pouvaient l'attendre que les misères et les afflictions de toutes sortes.

Il fallait, pour atteindre cette contrée, passer à travers des déserts inhabités que sillonnaient des troupes de brigands, et elle ne pouvait compter sur aucun secours humain pour une si pénible et si dangereuse entreprise.

En de telles conditions, se condamner à l'exil, sans en connaître la durée, demandait de la part de Marie une foi sans borne et la plus parfaite soumission à la volonté divine.

Mais c'est de foi et d'amour que vivait la pieuse vierge ; elle ne s'informe pas même du motif d'un ordre si subit et si étrange.

Obéissant à la voix de Joseph, elle prend l'enfant dans ses bras, et se met en route, pour se diriger vers le pays qu'il plaît à Dieu de lui assigner.

La tradition rapporte que la sainte famille étant tombée, durant ce périlleux trajet, entre les mains d'une bande de voleurs, l'un d'eux, frappé de l'éclat surhu­main qui rayonnait autour d'elle, et touché par la grâce, la prit sous sa protection, et la fit échapper aux dangers dont elle était menacée : il aurait ainsi mérité d'en­tendre de la bouche du Sauveur mourant ces consolantes paroles : " Vous serez avec moi aujourd'hui dans le paradis." (Luc XXIII, 43.)

C'était le bon larron que l'Eglise a mis au nombre de ses saints, et que nous devons prier pour obtenir d'être à son exemple les serviteurs dévoués de Marie.

CHAPITRE V

Demeurez  (en Égypte) jusqu'à  ce que je vous dise d'en revenir. (St-Mathieu II, 13.)

L'Égypte où la sainte famille, fidèle à la parole de l'ange, passa de cinq à sept années, garde encore de ce séjour plus d'un précieux souvenir.

Non loin du Caire, près de l'emplacement de l'antique Héliopolis, est une fontaine d'eau douce et rafraîchissante que l'on assure avoir surgi, pendant que la sainte famille faisait halte à cet endroit.

En effet, on ne boit d'ordinaire en Égypte que l'eau du Nil ; car celle qui gît à quelque profondeur du sol est saumâtre, toute cette contrée étant presque au niveau de la mer.

Tout préside la fontaine s'élève un grand arbre que l'on suppose être le rejeton de l'un de ceux qui prêtèrent leur ombrage à la sainte famille.

C'est là, depuis un temps immémorial, un lieu de pèlerinage pour les chrétiens ; ils s'y abreuvent avec bonheur, et emportent quelques pieux souvenirs de cet endroit où Jésus, Marie et Joseph firent probablement 1’une de leurs premières étapes, à leur entrée dans le pays des Pharaon.

Les traditions de l'Égypte offrent un caractère particulier d'authenticité ; car la riche vallée du Nil a été constamment visitée, depuis les premiers temps historiques, par les représentants de toutes les nations civilisées.

La sainte famille y a laissé des traces profondes de son passage ; car elle erra longtemps à travers les campagnes et jusque dans le désert ; elle y mena une vie non moins merveilleuse et non moins pénible que celle des anciens Hébreux au temps de Moïse.

Elle portait avec elle le salut du monde qu'avaient attendu les prophètes, et après lequel soupiraient alors les païens eux-mêmes.

Aussi a-t-il été vraiment inspiré, le peintre chré­tien qui nous représente la Sainte-Vierge, assise avec l'enfant Jésus dans ses bras, sur le rocher du Sphinx qui avoisine les grandes pyramides de Ghiseh.

Le Sphinx était pour les Égyptiens une divinité qui gardait les secrets de l'avenir ; en montrant ainsi Jésus et Marie, il semble découvrir au monde le grand mystère, espoir des nations, qui devait bientôt être connu jusqu'aux extrémités de l'univers.

C'est alors que furent déposés dans la terre de l'Égypte les précieux germes du salut ; le divin Enfant y répandit ses plus abondantes bénédictions, et l'on vit bientôt s'y établir une des plus florissantes églises des commencements du Christianisme.

La sainte famille occupa pendant un certain temps un pauvre réduit dans un des carrefours du Caire. Les deux chambres étroites qui le composent se voient encore au sous-sol d'un temple arménien.

Cette demeure du Caire offrit à la sainte famille un gîte non moins humble que celui de la grotte de Bethléem ; par où l'on voit que, sous une forme  ou sous une autre, Jésus a porté sa croix de Bethléem au Golgotha, et que ce n'est pas par pure imagination que certains artistes nous représententent dans   leurs tableaux l'enfant Jésus crucifié.

Il est donc facile de comprendre cette parole de Notre Seigneur : " Que celui qui veut être mon disci­ple prenne sa croix, et qu'il me suive. " (Math. XVI, 24.)

Marie et Joseph portèrent leur croix à la suite de Jésus, et ainsi ont toujours fait ses vrais serviteurs et ses fidèles servantes.

Mais la croix dont furent chargés les membres de la sainte famille, pendant leur séjour en Égypte, fut particulièrement lourde.

Joseph, pauvre ouvrier, qui ne fabriquait que de grossiers instruments de travail, eut sans doute grande peine à fournir la subsistance strictement nécessaire à la famille, sur cette terre ennemie du nom Juif où il ne fit, on doit le présumer, d'autre travail que celui dont les Égyptiens de la classe pauvre elle-même dédaignaient de se charger.

Et lorsque fut arrivé le terme de leur exil, Jésus, sa Mère et St Joseph, ayant reçu du ciel l'ordre de retourner en Galilée, eurent à prendre une route plus longue et plus pénible que celle qu'ils avaient suivie pour sortir de la Palestine ; il leur fallut éviter de passer par la Judée où régnait Archélaus, (Math. II, 22) fils d'Hérode, dont ils avaient à craindre la défiance et la cruauté ; ils côtoyèrent le littéral de la Méditerranée, et ce ne fut qu'après avoir atteint le mont Liban, qu'ils purent se diriger vers Nazareth.

Après tant d'angoisses et de souffrances, Marie entra sans doute avec joie dans le modeste patrimoine de ses ancêtres, où, à la suite de ses épousailles avec Saint Joseph, elle avait fixé sa demeure.

C'est là, que pendant plusieurs années, Marie et son saint époux, goûtèrent le bonheur de vivre en Dieu dans la pratique de toutes les vertus et dans la profes­sion de la sainte virginité, dont ils avaient fait vœu au Seigneur, et qu'ils observaient d'un seul cœur et d'une seule âme dans une joie toute céleste.

C'est ainsi que Dieu se plaît toujours à mêler ses consolations aux épreuves par lesquelles il veut faire passer ses serviteurs pour les conduire au ciel.

Extrait de : La Sainte Vierge d’après l’Évangile

Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Ca­nada, en l'année mil neuf cent dix par l'abbé Louis napoléons, au Ministère de l'Agriculture, à Ottawa.  (1910)

Elogofioupiou.over-blog.com

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 02:03

L'Ascension de Notre Seigneur J.-Christ…

C’est aujourd’hui que nous fêtons cette belle fête. Prions pour S.S. Paul VI

Pendant les quarante jours qui suivirent Sa Résurrection, le divin Sauveur prépara Ses Apôtres à supporter la perte de Sa présence, en leur montrant ce que leur apporterait le Consolateur qui devait venir.

Pendant quarante jours Il leur apparaissait et leur parlait  du Royaume de Dieu. (Actes 1,3.)

Ce n'était pas une période de distribution de dons, c'était celle où II donnait des lois et préparait la structure de Son Corps Mystique, l'Église. Moïse avait jeûné pendant des jours avant de recevoir la Loi; Élie avait jeûné pendant quarante jours avant de rétablir la Loi ; et voici que pendant quarante jours le Sauveur Ressuscité posait les piliers de Son Église en même temps qu'il donnait la nouvelle Loi de l'Évangile. Mais les quarante jours touchaient à leur fin et les Apôtres devaient attendre jusqu’au cinquantième, le jour de jubilé.

Le Christ conduisit les Apôtres jusqu'à Béthanie où devait avoir lieu la scène du dernier adieu. Ce n'est pas en Galilée, mais à Jérusalem, où II avait souffert, que se passerait le retour vers Son Père céleste. Son sacrifice étant achevé, alors qu'il était sur le point de remonter vers Son trône du Ciel, Il éleva Ses mains portant les traces des clous. Ce geste serait avec un autre un des derniers souvenirs que garde­raient les Apôtres. Les mains furent élevées d'abord vers le ciel, puis abaissées vers la terre comme pour attirer les béné­dictions célestes sur les hommes. Des mains transpercées sont plus aptes à distribuer les bénédictions. D'après le Lévitique, la lecture de la promesse prophétique du Messie, devait être suivie de la bénédiction du Grand Prêtre; ainsi, après avoir montré que toutes les prophéties étaient accomplies en Lui, le Christ S'apprêtait à entrer dans le sanctuaire céleste. Les mains qui tenaient le sceptre de l'autorité dans le ciel et sur la terre donnaient maintenant la dernière bénédiction:

Et tandis qu'il les bénissait, II se sépara d'eux et fut enlevé au ciel...  Luc 24, 51.

Et II est assis à la droite de Dieu. Marc 16, 19.

Et eux, L'ayant adoré, retournèrent à Jérusalem avec grande joie, et ils étaient continuellement dans le Temple, louant et bénissant Dieu. Luc 24, 52-53

Si le Christ était resté sur la terre, la vue aurait pris la place de la foi. Au ciel, il n'y aura plus de foi puisque les disciples du Christ Le verront, il n'y aura plus d'espérance, puisqu'ils Le posséderont ; mais il y aura la charité, car la charité doit durer éternellement! Le départ du Sauveur asso­ciait ensemble la Croix et la Couronne qui avaient réglé jus­qu'aux moindres détails de Sa vie. L'Ascension eut lieu sur le mont des Oliviers, au pied duquel se trouvait Béthanie. Jésus conduisit Ses Apôtres par Béthanie, ce qui veut dire qu'ils passèrent par Gethsémani et par l'endroit même où II avait pleuré sur Jérusalem! Ce n'est point du haut d'un trône, mais du haut d'une montagne surplombant le jardin aux oli­viers tordus rougis de Son Sang, qu'il manifesta pour la dernière fois Sa puissance divine! Son Cœur n'avait pas été aigri par Sa Croix, car l'Ascension était la conséquence du Crucifiement. Comme II l'avait dit, il convenait qu'il souf­frît pour entrer dans Sa gloire.

Lors de l'Ascension le Sauveur n'abandonna pas le vête­ment de chair dont II avait été revêtu. Sa nature humaine devait être en effet le modèle de la gloire future de toutes les autres natures humaines qui Lui seraient incorporées en prenant part à Sa propre vie. Profonde et intrinsèque était la relation entre Son Incarnation et Son Ascension. L'Incar­nation ou le fait d'avoir assumé une nature humaine donnait au Fils de Dieu la possibilité de souffrir et de racheter. L'Ascension élevait à la gloire cette même nature humaine qui avait été abaissée dans la mort.

Un Couronnement sur la terre, au lieu d'une Ascension dans le ciel, aurait enfermé les hommes dans des idées ter­restres sur le Messie, tandis que l'Ascension ferait s'élever au-dessus de la terre les esprits et les cœurs. Quant à Lui-même, il convenait que la nature humaine qui Lui avait servi d'instrument pour enseigner, légiférer et sanctifier ait part à la gloire comme elle avait eu part à la honte. Il était difficile de croire que Celui qui était l'Homme des Douleurs, ayant connu l'affliction, était le Fils bien-aimé en qui le Père mettait Ses complaisances. Il était difficile de croire que Celui qui n'était pas descendu d'une Croix pourrait monter au ciel, ou que la gloire qui avait émané de Lui momenta­nément sur la montagne de la Transfiguration était une pro­priété permanente. L'Ascension chassait tous ces doutes en introduisant Sa nature humaine en communion intime et éternelle avec Dieu.

La nature humaine assumée par le Verbe avait été ridicu­lisée en tant que Prophète lorsqu'on avait enveloppé Son visage d'un voile et qu'on Lui avait demandé, après L'avoir frappé, qui était l'auteur du coup. Il avait été ridiculisé en tant que Roi lorsqu'on L'avait revêtu d'un oripeau de couleur royale et Lui avait donné un roseau en guise de sceptre. Finalement, II avait été ridiculisé en tant que Prêtre lors­qu'on L'avait défié de descendre de la Croix sur laquelle II S'offrait Lui-même en Victime. Dans l'Ascension, Sa triple mission de Docteur, de Roi et de Prêtre était hautement pro­clamée. Mais la proclamation serait parachevée lorsqu'il vien­drait pour juger les hommes dans cette nature humaine qu'il avait empruntée aux hommes. Aucun de ceux qui seraient jugés ne pourrait se plaindre, en prétendant que Dieu ne connaît pas les épreuves auxquelles les humains sont soumis. Son aspect même de Fils de l'Homme prouverait qu'il avait combattu les mêmes combats que les hommes et subi les mêmes tentations que ceux qui comparaissaient à Son tribu­nal. Son jugement trouverait tout de suite un écho dans leurs cœurs.

Une autre raison de Son Ascension, c'est que le Christ pourrait plaider auprès de Son Père avec une nature humaine commune à tous les hommes. Il pourrait dorénavant montrer les stigmates de Sa gloire, non seulement comme trophées de victoire, mais aussi comme emblèmes d'intercession. La nuit où II se retira dans le jardin, II pria comme s'il était déjà à la droite de Son Père, dans Sa demeure céleste; II pro­nonça une prière qui était moins celle de quelqu'un qui allait mourir que celle d'un Rédempteur qui s'élève.

« Afin que l'amour dont Vous M'avez aimé soit en eux, et que Moi aussi Je sois en eux. » Jean 17, 26.

Dans le ciel, le Sauveur glorifié ne sera pas seulement un Avocat des hommes auprès du Père, II enverra le Saint-Esprit qui sera aussi, avec Lui, l'Avocat de l'humanité. Le Christ, siégeant à la droite du Père, représentera l'humanité auprès du trône de Dieu ; le Saint-Esprit, habitant parmi les fidèles représentera en eux le Christ remonté vers le Père. Dans Son Ascension, le Sauveur a pris avec Lui tous nos besoins pour les présenter au Père; grâce au Saint-Esprit, le Rédempteur sera introduit dans les cœurs de tous ceux qui croiront en Lui.

L'Ascension donnera au Christ le droit d'intercéder effica­cement pour les mortels :

 « Puisque nous avons en Jésus, le Fils de Dieu, un Grand Prêtre qui a pénétré dans les cieux, demeurons fermes dans notre foi. En Lui nous n'avons pas un Grand Prêtre incapable de compatir à nos faiblesses; au contraire, II est passé par toutes les mêmes épreuves que nous, sauf le péché. » Hébreux 4, 14.

Extrait de : La vie de Jésus, écrite par Mgr Fulton Sheen

Elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 09:25

L'apparition de bactéries résistantes aux médicaments se multiplie de façon alarmante.

Par exemple, le Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies estime qu'au cours des cinq années écoulées, le taux de résistance du streptocoque pneumonique à la pénicilline s'est accru de plus de 300 % et la résistance à la cefotaxime de plus de 1000 %. Parallèlement à l'augmentation des souches de bactéries résistantes

aux médicaments, on a constaté une augmentation de la mortalité et de la morbidité dues aux maladies infectieuses. Aux États-Unis, la mortalité due aux maladies infectieuses a augmenté de 58 % entre 1980 et 1992, malgré l'introduction de nouveaux agents antibiotiques puissants. Cette augmentation est due en partie au phénomène de résistance aux antibiotiques.

Aux États-Unis, [près de] 25 000 tonnes d'antibiotiques sont prescrits chaque année, moitié pour l'homme et l’autre moitié pour l'agriculture et les animaux. Ceci correspond approximativement à [41 grammes] d'antibiotiques [par personne] par année.

Considérer les antibiotiques comme des ''ressources précieuses et limitées'' est un changement d'attitude qui s'impose si l'on veut préserver l'efficacité de ces agents.

Sinon, l'apparition d'organismes tels que Staphylo-coccus aureus, possédant une résistance intermédiaire à la vancomycine, menace de nous renvoyer à l'époque antérieure à la mise au point des antibiotiques.

L'utilisation courante des antibiotiques chez les animaux a récemment été mise en cause, du fait qu'une telle utilisation semble bien favoriser la résistance aux antibiotiques utilisés chez l'homme et pose donc un risque pour sa santé. On a constaté que les organismes résistants peuvent se transmettre des animaux aux humains par contact direct et par l'intermédiaire de produits alimentaires d'origine animale.

Un rapport antérieur (juin 2000) publie par le Ministère Sante américaine 4 dit en substance :

Les hôpitaux sont devenus un environnement fertile pour les pathogènes résistants aux médicaments. Le contact rapproché des malades et l'usage intensif des antimicrobiens obligent les pathogènes à devenir résistants. La résistance microbienne s'est manifestée dès l'introduction de la pénicilline voici près de cinquante ans, avec l'apparition rapide d'infections causées par le staphylocoque doré. Aujourd'hui, les hôpitaux du monde entier se trouvent confrontés à une

crise sans précédent due à l'apparition et à la dissémination rapide d'autres microbes résistants à un ou plusieurs agents microbiens.

En 1992, des statistiques ont montre que plus de 13 000 malades sont morts aux États-Unis suite a des infections provoquées par des souches bactériennes résistantes aux antibiotiques.

De nouvelles études publiées par les CDC 5 indiquent une brutale augmentation des bactéries

résistant aux médicaments. Chaque année, on estime que de 60 000 a 80 000 malades meurent d'infections acquises a l'hôpital, et que plus de 50 % de ces morts sont attribuables aux souches bactériennes résistantes aux antibiotiques. Ajoutez à cela l'apparition soudaine de virus inconnus, telle la récente épidémie de "pneumopathie atypique" qui a fait plus de 800 victimes et contre laquelle la seule arme semblait être la mise en quarantaine ! Et puis la menace d'un "terrorisme bactériologique", dont les enveloppes "empoisonnées" aux bacilles du charbon pourraient représenter un avant-gout !

Le hasard faisant parfois bien les choses, certains chercheurs ont été amènes plus ou moins fortuitement à redécouvrir l'argent colloïdal jeté aux oubliettes dans les années quarante.

Cependant, à l'heure actuelle, la médecine orthodoxe ignore a peu prés tout de son existence ; les laboratoires pharmaceutiques ne s'y intéressent pas (vu qu'il ne peut être breveté) et le perçoivent même comme un dangereux concurrent susceptible de menacer directement leurs intérêts financiers.

En effet, si par une étonnante ironie du sort, c'était cette fois l'argent colloïdal qui devait un jour supplanter les antibiotiques, cela priverait les grandes entreprises pharmaceutiques d'une source de revenus considérable. Plus inquiétant encore, les instances administratives des pays concernes, probablement de connivence avec l'industrie pharmaceutique,tentent par tous les moyens et avec une mauvaise foi évidente de s'opposer a son utilisation et a la diffusion d'informations a son sujet.

Si bien que pour l'instant l'argent colloïdal a rejoint l'arsenal des médecines dites "parallèles", ce qui n'empêche pas certains scientifiques de déclarer : ≪ Avec la montée des bactéries résistantes aux antibiotiques, l'argent va se retrouver dans la position d'un médicament moderne, parce qu'aucun organisme pathogène n'a réussi à acquérir une immunité contre lui ≫6.

Si la lutte contre les microbes et l'infection constitue la fonction principale de l'argent colloïdal, celui-ci a encore bien d'autres cordes à son arc. Voici une liste partielle de ce qu'il peut accomplir:

Grace a ses propriétés anti-inflammatoires et immunosuppressives, il soulage immédiatement brulures, ulcères, allergies, piqures d'insectes, dermatites, hémorroïdes, etc.

Il accélère la cicatrisation des brulures et des blessures.

Il peut être incorpore dans la structure de pansements extrêmement efficaces.

Il favorise la régénération osseuse et tissulaire.

Il stimule le système immunitaire.

Il contribue à la purification de l'eau et de l'air.

Il peut être utilise comme désinfectant des eaux usées et des piscines.

Il peut être utilise sur les plantes et les animaux.

 

Tous ces points feront l'objet de développements dans le cours de ce livre qui inclut aussi une importante sélection de témoignages fournis par les utilisateurs d'argent colloïdal. Ils offrent la preuve concrète de l'efficacité du produit dans des cas les plus divers, y compris de graves maladies déclarées "incurables" par la médecine officielle, comme l'hépatite C, la sclérose en plaques, la maladie de Lime etc

Aussi merveilleux que puisse être un remède, y compris l'argent colloïdal, il faut toutefois se souvenir qu'en dernière analyse le vrai "guérisseur" c'est en fait l'organisme lui-même, avec son système immunitaire et son énergie vitale.

La véritable sante se construit patiemment au moyen d'un mode de vie et d'un régime alimentaire adéquats. Il faut aussi se souvenir que, dans notre monde moderne, de dangereuses toxines sont malheureusement devenues omniprésentes et polluent l'air, l'eau et les aliments que nous consommons ; il est donc indispensable de minimiser leur absorption et de maximiser leur élimination. En soutenant notre système immunitaire, l'argent colloïdal participe également à cette tache essentielle.

Référence :

1 Pour une étude détaillée de cette «crise», voir par exemple l'ouvrage de Jean-Paul Boye, Vie et mort des antibiotiques,

Librairie de Medicis, 2000.

2 Sciences et Avenir, octobre 2002.

3 Combating Antibiotic Resistance [Lutte contre la résistance aux antibiotiques], 2001.

4 National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) [Institut national des allergies et des maladies infectieuses].

5 Centers for Disease Control [Centres pour le controle des maladies].

6 Zhao G., Stevens S.E., Multiple Parameters for the Comprehensive Evaluation of the Susceptibility of Escherichia Coli to the Silver Ion, Bio Metals (11), 28, 1998.

Extrait de:

eBook offert par : http://www.argent-colloide.com 

Ce document date de 2004

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0