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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 20:45

UNE AFFAIRE ESSENTIELLE...    Votre Salut Éternel

« Que   sert a   l'homme   de   gagner   l'univers s'il   vient   à   perdre   son   âme. « Que peut-on bien échanger avec son âme ? NOTRE SEIGNEUR JESUS-CHRIST est cette récompense.


Le but de la vie.

Vous ne pouvez nier ces deux faits.

1° II y  a un certain nombre de semaines, vous n 'existiez pas» 2« Dans un certain nombre de jours vous serez mort.

D'où   deux   questions.

— D'OU VENONS-NOUS ? — De Dieu. — Inutile d'insister. Faut-il prouver qu'un ouvrier a fait cette table ? Un imprimeur celle feuille de journal ?... qu'un chauffeur conduit ce taxi ?—Faut-il prouver qu'il y a eu quelqu’un pour créer ce  ciel  étoilé,  dessiner   les   feuilles  de cette forêt, pour donner ces yeux candides  à ce petit enfant, pour vous donner cette conscience du Bien et du Mal ?

Mais si nous venons de Lui, qui peut dire : Je ne dois rien à personne... Je suis indépendant. Malheureux, pouvez-vous boire un verre d'eau, respirer une bouffée d'air, fumer une cigarette sans Lui ? Et donc... Je suis de Dieu ! Et donc... J'ai des devoirs ! Et donc... La neutralité envers Lui est une monstruosité.

Deuxième question :

— OÙ ALLONS-NOUS, APRÈS LA MORT ?

Qu’arrive-t-il après la  mort  ?...  Peut-on  le  savoir   ?

La raison nous dit que nous ne sommes pas des bêtes... que notre âme a des opérations indé­pendantes de la matière... donc qu'elle est au-dessus de la matière... donc qu'elle ne subit pas la destruction de la matière, qu'elle est immortelle... que le bien doit être récompensé et le mal puni (ce qui n'arrive pas souvent ici-bas)... que nous avons des aspirations à un bonheur suprême que rien ne satisfait ici-bas.

— Mais  pouvons-nous  en   savoir  davantage   sur  l'au-delà   ?...  et avec  certitude?

— Oui, car Dieu a  parlé. Il  nous a révélé le but de la vie et ce qui nous attend après la mort. Il a parlé et Il a confirmé sa parole par des miracles  indéniables. On ne peut hésiter. Notre vie a un but (...c'était à prévoir)

Quel est donc le but de là vie ?

Dieu a parlé par son Fils Jésus-Christ, Notre Seigneur, qui nous a dit :      
Les justes iront à la vie éternelle, et les damnés, au supplice éternel.
(S   Matthieu, XXV).

Il nous en a de plus avertis : Qu’I1 rendra à chacun selon ses œuvres. (S. Matthieu, XVI, 27} 

Le but de la vie — La fin dernière de l'Homme.

Quel but Dieu avait-il en nous créant ? Quelle fin a-t-il assignée à l'homme ? Dieu nous a créés pour sa gloire et notre bonheur éternel.

Dieu n'avait pas besoin de nous, il nous a créés dans une pensée d'amour, pour nous faire partager de son bonheur infini et nous faire vivre de sa vie éternelle.

Saint Augustin dit « Parce que Dieu est bon, nous, nous sommes ».

Ce Bien infini auquel II nous destine, c'est Lui-même.

 

 Le but de la vie : UN BONHEUR INCONCEVABLE.

 

Nous sommes créés pour jouir éternellement de Dieu

Mais Dieu est Esprit.  Dieu est Amour.  II ne peut être possédé que par voie de connaissance et d'amour.  

Et c'est pour cela qu'il nous a doués d'intelligence et de volonté.

Il nous a créés pour le posséder. Lui, le Bien infini, dans une extase ineffable. Nous le verrons face à face, tel qu'il est,  dit S. Jean.

Nous ne pouvons nous faire une idée de ce bonheur sur terre, car rien, ici-bas, ne peut nous donner une idée du Bien Infini.   (Nous n'en avons qu'une idée indirecte, analogique. Et c'est ce qui constitue, ici-bas, le mérite de notre foi. Car quand nous le verrons face à face, nous serons attirés irrésistiblement par ce Bien Infini).

Saint  Paul,  qui avait entrevu  ce bonheur   disait : L'œil de l'homme n'a point vu, l'oreille de l'homme n'a point entendu, l'esprit de l'homme ne peut concevoir ce que Dieu prépare à ceux qui l'aiment.

Telle est notre destinée, toute notre raison d'être

Le But dernier de la vie, notre fin dernière {Dieu nous a fait pour cela) est : La Possession bienheureuse de Dieu dans l'éternité, ou notre Bonheur éternel. (1)

Le but de la vie ou Notre fin prochaine :

— Pourquoi cette vie de quelques années sur la terre   ?

— Ce bonheur éternel, Dieu ne veut pas nous le donner par force. Il veut nous le faire, en quelque sorte, mériter.  (Bien que sans la grâce du Christ nous ne puiserons le mériter en Justice).

Et c'est la raison d'être de notre stage sur cette planète.

Pour jouir au ciel de ce bonheur éternel, il faut, sur terre, y travailler.

L'homme est créé, nous dit Saint Ignace, pour louer, honorer et servir Dieu, et par ce moyen, sauver son âme.

En d'autres termes : Dieu nous a donné une intelligence et une volonté pour le connaître, comme le Créateur Tout-Puissant et Maître Souverain, pour le reconnaître comme notre Maître à nous et notre Père infiniment bon et lui prouver notre amour en obéissant à ses commandements

Et par ce moyen, nous mériterons le Bonheur éternel.

Il est de toute justice que nous lui obéissions puisque nous Lui appartenons.

C'est essentiellement raisonnable, puisqu'il est le Créateur du Monde. N'est-ce-pas au contraire une monstruosité de prétendre rester neutre envers le Père à qui l'on doit tout ?

C'EST TOUT A FAIT CONFORME A NOTRE NATURE que rien ne peut satisfaire ici bas. Tu-nous as fait pour toi, mon Dieu, dit S. Augustin, et notre cœur est inquiet tant qu'il ne se repose en Toi

C'EST AUSSI VOTRE INTÉRËT, malheureux, puisqu'il y va de votre éternité !

En un mot, c'est toute notre raison d'être ici-bas.

Le but de cette vie ?

C'est de connaître, aimer et servir Dieu sur terre pour mériter ainsi de jouir de Lui, le Bien Infini, durant l’éternité.  (2)

Mais... Il y a une terrible alternative :

Le Salut        ou La Damnation ?

Il est nécessaire que je tombe dans l'une ou l'autre éternité, fait remarquer St. Ambroise.  

Ou le Ciel, ou l'Enfer. Ou le Bonheur éternel, ou le supplice éternel.

On ne se moque pas de Dieu, dit S. Paul.

Créé pour Dieu ; si quelqu'un se détourne de Dieu, sa Fin dernière, pour Lui pré­férer quoique ce soit... si un homme, être intelligent et libre, créature d'un jour, ose se mettre au-dessus du Créateur, du Tout-Puissant, de l'Eternel ; qu'il le sache, Dieu nous en a prévenus : il entendra, au jour du Jugement, cette parole terrible et défi­nitive • Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel.

Et ne faisons pas du sentiment en disant que Dieu est trop bon pour nous damner. C'est lui qui nous a avertis. Dieu ne revient pas sur ce qu'il a dit (à moins que l’on se convertisse). Je suis le Seigneur et je n'ai qu'une parole. (Malachie, III, 6).

Voilà pourquoi ce Bonheur éternel, cette vie éternelle bienheureuse, on l'appelle LE SALUT.

 Parce que si nous le perdons, tout est perdu. Si nous y parvenons, nous sommes sauvés de tout mal.

A quoi nous servira d'avoir eu des richesses, des plaisirs, d'avoir été ministre, roi, dictateur, etc... Si après quelques mois nous devons tout perdre et brûler éternellement en enfer ?

Que sert à l'homme de gagner l'univers, répétait Notre Seigneur, s'il vient à perdre son âme?... Et que peut-on bien échanger pour son âme ?

Votre grande affaire : LE SALUT.

Voilà  votre  grande  affaire   :   SAUVER  VOTRE  AME.

On dit : J'ai des affaires... : Le bureau, l'usine, la politique, le commerce, mes études, mon congé, etc... Qu'est-ce que tout cela en comparaison du salut ?

Tout cela, doit nous servir pour faire notre salut... En nous en acquittant comme Dieu veut que nous nous en acquittions.

Mais faire passer cela avant le salut éternel ?...  Il n’en est pas question.

QUELLE FOLIE !...

Travaillez à votre salut, avec crainte et tremblement, écrivait St Paul aux Philippiens (II, 12).

Et à d'autres : Nous vous en supplions, mes frères, occupez-vous de votre affaire.., Cette grande affaire, c'est le salut. Et auprès d'autres, il insiste encore pour qu'ils ne s'attachent pas à ce monde, mais s'occupent de leur salut. Le temps est court, leur dit-il... la figure de ce monde passe (I Cor VII, 37) .Ne faisons pas comme les en­fants qui préfèrent leurs amusements aux choses sérieuses.

Les enfantillages des enfants, dit S. Bernard, on les appelle enfantillages ; les en­fantillages des grands, on les appelle les - affaires.

Regardons les choses à la lumière de l'éternité et nous en aurons une notion plus vraie.

Quelle affaire voudrez-vous avoir réalisée, quand demain, tout s'en ira pour vous en fumée et que vous quitterez ce monde ?

Oui, la grande affaire...l'unique affaire... celle qui prime toutes les autres, c'est de travailler à votre salut.

L'importance du salut.

Votre salut dont vous faites si peu de cas, est chose si importante que Dieu y a pensé de toute éternité.

--Pour votre salut, LA CREATION.

--Pour votre salut, L'INCARNATION

  C'est pour nous, les hommes, et pour notre salut qu'il est descendu du Ciel, chantons-nous au Credo,

--Pour votre salut, LA PASSION SANGLANTE et LA MORT SUR LA CROIX du Fils de Dieu fait homme.

Il a voulu le signifier par son nom : « JESUS >, c'est-à-dire    « SAUVEUR ».

Aujourd'hui vous est né le Sauveur, le Christ, disait l'Ange aux Bergers.

Et Lui-même disait de Lui : Le Fils de l'Homme est venu sauver ce qui était perdu.

Jean-Baptiste est envoyé porter à son peuple la science du Salut.

A l'homme d'affaire qui ne pense qu'à amasser des richesses pour de longues années, il dit : Fou, cette nuit même, on te redemandera ton âme.

Le Salut est la perte précieuse en échange de laquelle on peut se défaire de tout, car rien n'égale son prix.

Avez-vous seulement une idée des prières et des pénitences, que firent les saints pour  leur salut ?

Et vous ne voulez pas vous occuper du votre ?

Où alors, pensez-vous vraiment faire votre salut sans vous en préoccuper ? 

Les moutons de Panurge.

Ce qui vous rassure, c'est que les autres (beaucoup d autres) ne pensent pas à leur salut. Et derrière cette masse qui se rue vers l'Enfer, comme dit S. Augustin, vous préférez suivre, comme un mouton de Panurge, sans plus réfléchir que les autres.

Le nombre des fous est infini, dit la Sainte Ecriture.

Un homme qui réfléchit vaut mieux que mille autres qui n'ont pas réfléchi. Leur grand nombre ne leur donne pas raison.

La terre est désolée de désolation, disait le Prophète Jérémie, parce que personne ne réfléchit au fond de son cœur.

Quel réveil quand « très bientôt », ils quitteront la figure de ce monde qui passe. Alors vous, Monsieur ou Madame pensez-vous à votre âme ?

Occupez-vous de votre salut avec autant de soin et de zelle que vous mettez à vos autres affaires. Ne négligez surtout pas la grande affaire de votre vie :    VOTRE SALUT.

 

Dieu souhaite notre salut, nous n’avons pas a en douter, après tout ce qu’Il a fait pour nous.  C’est un article de Foi que Dieu veut nous sauver tous et que nous pouvons tous nous sauver, si nous le voulons.

Nous voyons la porte du ciel, et si nous ne la voyions pas, Dieu serait déraisonnable de nous commander d’y entrer.  Nous voyons de plus très bien ce qui entre par cette porte et ce qu’il faut faire pour y entrer.  A qui tient-il donc que nous n’y entrions ? A Dieu ou à nous ?

 

1) Voilà pourquoi on dit : «L’homme est crée pour la gloire de Dieu».

La Gloire est une Perfection connue et appréciée. Dieu seul peut se connaître et s'apprécier, s’ai­mer d'une, façon, parfaite dans sa Trinité Sainte. (C'est ce qu'on appelle : Gloire interne). Par une faveur gratuite, il veut bien élever la créature à la possibilité, au bonheur, de jouir de ce Bien Infinie qui ne peut être possédé que par voie de connaissance et d’amour.  Cela n’ajoute rien à Dieu, pas plus que d’aller nous réchauffer aux rayons du soleil n’ajoute rien a son foyer ardent, ou d’aller boire à la source.  Mais c’est en cette jouissance de Dieu que consistera notre Bonheur Éternel.  Rechercher la Gloire de Dieu ou rechercher notre Bonheur Éternel est une seule et même chose.

 

(2) Non seulement il n’y a pas imperfection à rechercher ce bonheur éternel, cette jouissance  éternelle de Dieu (comme le prétendent bien des païens modernes), mais toute la perfection de l'homme est là. Il est créé pour cela. C'est sa fin dernière. S'il ne la recherche pas, il est comme une montre ou une machine qui ne marche pas ; on s'en débarrasse, on la rejette. Il n’a plus sa raison d'être.

 

(Réflexions chrétiennes du Bx Claude de la Colombière)

Cité dans le BOC No 150, Novembre 1990.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 22:22

 Prière pour les prêtres, afin que chacun d’eux ait un cœur réceptif, lors de l’appel que lancera bientôt le Pape Paul VI, à son retour d’exil, pour sauver son Église  qui est au bord du gouffre.

 

 Mon Dieu, par les mérites infinis du Sacré-Cœur de Jésus et par lintercession du Cœur Immaculée de Marie, nous vous demandons les grâces d’état, pour tous vos prêtres qui en ont le plus besoin, afin qu’ils puissent  demeurer fidèle à votre Sainte Église, dans ces jours de la fin des temps.  Nous vous demandons  des lumières spéciales pour que tous vos prêtres égarés, retrouvent le chemin qui les ramènera à Votre Sainte Église Catholique et Apostolique.   Ainsi soit-il.

 

Notre Dame de la Sainte Messe, intercédez en faveur de vos prêtres.  Ainsi soit-il.

 

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 18:53

 

LA PLUS RADICALE DE TOUTES LES ERREURS,

CONSISTE A CROIRE QUE LA VIE DICI-BAS CEST UNIQUEMENT ÇA VIE.

   

     Je dis radicale, parce quelle est la première. Tandis que les autres erreurs ne se produisent quavec lâge, celle-ci tend à semparer de lhomme dès lenfance. Enveloppée dans les sens, comme le corps dans les langes, la raison à moitié éveillée, ne connaît, pendant les premières années, dautre vie que la vie dici-bas. Pour la désabuser, ou, si tu veux, pour léclairer, il faut du temps et beaucoup de soins radicale. A la différence des autres erreurs qui ne portent, en général, que sur quelques points particuliers, ou natteignent que la surface de lâme, celle-ci attaque lhomme dans le plus intime de son être, la notion même de la vie, et, lattaquant ainsi, elle le fascine. Son charme trompeur désoriente la raison, désoriente la volonté, désoriente le cœur, fausse toute lexistence et finit par attirer sa victime dans la gueule de lantique serpent. Lanecdote suivante te fera comprendre ma pensée.

     Jeune écolier, jétais en vacances. Cétait au mois de septembre : les noisettes étaient mûres. Il était connu que les plus belles se trouvaient sur le flanc dune montagne exposée aux rayons du midi. Quelques arbres, beaucoup darbustes, des broussailles et des ronces masquaient le pied de rochers abrupts, dénudés par la pluie et dont les recoins, parfaitement abrités, servaient de repaires à des reptiles plus ou moins dangereux. Un de mes camarades et moi nous nous engageons gaiement dans la montagne, cherchant des yeux, à droite et à gauche, des noisetiers à dévaliser.

A peine avons-nous fait quelques pas, et nous apercevons à la cime dun jeune frêne un pinson qui poussait de petits cris plaintifs, battait des ailes et descendait de branche en branche, sans remarquer notre présence ou sans en être effrayé.

     Nous nousarrêtâmes à regarder ce spectacle, dont la cause nous était inconnue. Cependant loisillon descendait toujours et arrivait presque à la hauteur de nos tètes, lorsque, baissant les yeux, nous vîmes au pied de larbre une vipère dassez forte taille, immobile, la tête haute et les yeux fixés dans ceux de loiseau. Elle le fascinait, et, en le fascinant, lattirait dans sa gueule. Nous comprîmes ; et dun mouvement de bras, coupant le rayon visuel, nous rompîmes le charme.

    Le serpent senfuit, et loiseau délivré prit son essor, non sans nous remercier beaucoup et avec raison ; car un instant plus tard il était perdu. Leffet produit sur loiseau par le regard fascinateur du serpent, lerreur qui consiste à prendre la vie dici-bas pour la vie, le produit sur les malheureux dont elle sempare. Victimes de cette erreur radicale, ils ne voient plus rien au delà de cette vie ; au delà des affaires de cette vie, rien ; au delà des occupations de cette vie, rien ; au delà des biens et des maux, des joies et des peines de cette vie, rien. Pour eux tout est renfermé dans les étroites limites du temps. Quon essaye de leur parler dune autre vie, dautres intérêts, dautres biens, dautres maux : comme loiseau fasciné, ils ne voient rien, ils nentendent rien. Ils vont, ils vont toujours dans la voie le charme trompeur les attire.

     Veux-tu, cher ami, ten convaincre par toi-même ? Regarde-les à l’œuvre, observe leurs habitudes ; connais leurs préoccupations, leurs craintes, leurs ambitions, leurs douleurs. Lis leurs journaux, leurs livres, leurs discours publics ; prête loreille à leurs conversations intimes. Renouvelée dix fois, vingt fois, à toute heure et dans toutes circonstances, lépreuve te rapportera la même réponse : fascination, fascination de la bagatelle, qui les empêche de voir les biens réels, les maux réels, et surtout labîme vers lequel ils marchent. Les infortunés !   Et chaquejour ils y tombent par milliers.

 

Tiré de: LA GRANDE ERREUR DU XIXe SIÈCLE

PAR Mgr GAUME, PROTONOTAIRE APOSTOLIQUE

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 18:52

 

Sosie Paul VI (2)

Si la Révolution (Franc-maçonnerie) tient "Rome", c'est pour lui imposer une succession de phases dialectiques. Donc la phase dialectique actuelle des papes "conciliai­res" est, comme les autres, destinée à céder la place à une autre phase. C'est ainsi qu'avance le diable. N'est-ce pas du reste ce que nous indique étrangement J-P. 2, dès le début de son pontificat, à travers cette notion de "Nouvel Avent de l'Église" issu du concile, débouchant inexorablement sur "l'Église (Nouvelle) du Nouvel Avent". Or, à Église Nouvelle .... Nouvelle configuration de pape pour le moins. Mais, dans l'attente de la défini­tion de cette nouvelle configuration de la papauté, que pourrait-il bien se passer ?   

 Revenons en arrière, dans les années 1830, à l'époque où les organisations maçonniques cherchaient vainement à investir Rome ! Nous y trouverons peut-être la réponse à notre question. En effet, ces organisations visaient déjà la papauté. Nous pouvons peut-être trouver dans leurs aspirations et leurs démarches une réponse à notre question, d'autant que dès 1846 - année des apparitions de la Salette - des documents de la Haute Vente Italienne tombaient entre les mains du pape. Publiés dans le fameux ouvrage de Cretineau - Joly - réédité en 1976 -"L'Église Romaine en face de la Révolution ", ces docu­ments indiquent en particulier :

- que la Haute Vente visait à mettre en œuvre une "révolution en tiare et en chape", marchant avec la "croix et la bannière " aux quatre coins du monde !

- mais que -attention- si un futur pape, investi de l'Autorité légitime, est préparé pour agir selon les vues de la subversion, il ne devait pas pour autant être directe­ment issu du complot, mais façonné et manœuvré par lui.

Pourquoi cette restriction et pourquoi ce pape idéal de la révolution ne peut-il pas être directement un membre du complot ? C'est une question très complexe qui nous transporte immédiatement au sommet du Mystère d'Iniquité. Il y a probablement plusieurs réponses à plusieurs niveaux.

 

En premier lieu, il est logiquement exclu que les membres damnés de la conspiration sortent de l'ombre, qui est leur refuge, et s'exposent à la Lumière. En réalité, ces comploteurs qui haïssent le Christ en ont déjà peur. Ils ne veulent en aucun cas prendre le risque d'une confronta­tion directe avec la Lumière. A ce propos, rappelons ce que Dieu révéla à Sainte Catherine de Sienne :

"Sache donc qu'au dernier jour du jugement, lorsque le Verbe, mon fils, revêtu de ma majesté, viendra condam­ner le monde avec sa puissance divine, il ne viendra pas comme ce pauvret qu'il était lors de sa naissance du sein de la Vierge, dans une étable au milieu des animaux, ou tel qu'il était au milieu des deux larrons. En ce temps-là, ma puissance était cachée en lui, je lui laissais endurer humainement les pires tourments. Non point que ma nature divine fût séparée de la nature humaine, mais je le laissais souffrir comme un homme pour qu'il expiât vos fautes. Non, ce n'est pas ainsi qu'il viendra au moment suprême : il viendra les accuser dans toute la puissance et dans tout l'éclat de sa propre personne. Toute créature tremblera de crainte. A chacun il rendra son dû.

      Pour les misérables damnés, son aspect sera un tel tourment, un si grand objet de terreur, qu'il n'est pas de langue capable de la décrire. Aux justes, il inspirera en même temps qu'une crainte respectueuse, une grande jubilation. "

Pour les Entités supérieures, il convient donc de mettre plutôt en place un prélat de la hiérarchie catholique ayant épousé les thèmes de la Révolution, un pape selon leurs besoins, en terme plus cru, un "naïf utile" à leur service. Car ces âmes damnées, qui savent parfaitement ce qui leur est réservé dans l'autre monde, préfèrent demeu­rer dans les Temps de Miséricorde et différer toute explication sur terre avec le Christ.

En deuxième lieu, Satan lui-même ne recherche pas cette confrontation directe. Voici ce qu'écrivait un théologien célèbre, le Chanoine Brettes qui fut, au début de ce siècle, l'exorciste du diocèse de Paris : "Être comme Dieu, cela ne voulait pas dire qu'il prétendit être égal à Dieu, éternel, immense et créateur comme lui. C'eut été impossible. Car, pour devenir Dieu, il aurait fallu qu'il voulût cesser d'être ange, c'est-à-dire cesser d'exister pour prendre une autre existence ; ce qui est impossible à tout être dont la volonté essentielle est d'être et de rester ce qu'il est".

Être semblable à Dieu. D'une certaine manière Satan sait parfaitement que cette ambition est irréelle. Il se sait donc condamné à jouer une parodie métaphysique et à tenter d'usurper, de ravir au Christ son empire souverain : sur les anges, hier dans le ciel, aujourd'hui sur les hom­mes dont Nôtre-Seigneur est à la fois le Dieu et le Roi, par droit de nature et droit de conquête.

C'est pourquoi, dans l'immédiat, Lucifer est condamné à se contenter de régner sur la cour, le premier cercle d'un pape façonné certes selon son esprit mais resté dans la hiérarchie catholique jusqu'à l'épuisement total de l'Église Catholique au terme du grand œuvre alchimique. Or cette période, contrairement à ce que pourrait accréditer l'histoire récente de l'Église, est pleine de périls pour lui, et il a intérêt à en sortir le plus rapidement possible pour passer à la phase suivante, celle de la liquidation de la papauté, noyée dans le goudron de la religion mondiale. Remontons, pour illustrer notre propos, à 1958 et à l'élection du "bon" Pape Jean XXIII. Contrairement à une idée souvent reçue, Jean (c'est ainsi parait-il que la Rosé Croix le qualifiait au terme de son baptême Johannique !) fut peut-être le mieux préparé et le plus libéral des papes "conciliaires". Son action fut foudroyante : mise au placard de Fatima, réhabilitation du marxisme, du libéra­lisme, du judaïsme, de la maçonnerie, marginalisation de la Curie, convocation du Concile, états généraux de l'Église. Un vrai désastre jusqu'au début 1963, où Jean voulut tout arrêter, et en particulier le Concile, qu'il venait de convoquer ! Effroi chez nos Carbonari, et un trimestre plus tard... exit Jean XXIII !

Son successeur Paul VI, qui semble parfois en contradiction avec ses principes initialement humanitaires et le retour à certaines Traditions, donna à son entourage maçonnique et mal intention­né beaucoup de fil à retordre. Que pouvait-il faire seul contre cette mafia vaticane.  D’où la nécessité de reprendre le contrôle, avant que la machine dérape. C’est ici qu’intervient l'existence plus que probable d'un sosie, etc.

Est-ce parce qu'il voulut se pencher un peu trop sur la réalité de ces anomalies, ou parce qu'il fût mis au courant de la survie du Pape Paul VI ?  Sachant que le véritable Pape était toujours vivant, il savait qu’il ne pouvait être qu’un faux pape, un usurpateur. Il voulut probablement dénoncer cette situation. C’est ainsi que le malheureux Jean-Paul Ier aurait eu son règne écourté ?   Tou­jours est-il que dans un numéro spécial consacré fin 1995 à la chronologie et à la prophétie des Papes, une revue historique grand public n'hésite pas, à son propos, à citer l'hypothèse de l'assassinat. Certes, afin de ne pas inquiéter le lecteur, cette revue met cet assassinat probable sur le dos des financiers et de la mafia, qui auraient une très grosse influence à Rome (tiens, tiens, ...la mafia !!!) et qui n'auraient pas admis que le cardinal Luciani examine de trop près la comptabilité du Vatican !

Avouez, cher lecteur, que tout ceci fait désordre et nous suggère clairement une chose. C'est que les prélats dans l'ensemble modernistes, souvent avides de pouvoirs, qui ont été élus par la subversion ont probablement, quelque part, dans le temps et dans l'espace... rencontré le Christ qu'ils représentaient ! N'auraient-ils pas vu, à un moment donné, Celui qu'ils ont transpercé, lors de cette rencontre fatidique que refusent pour leur part les invisibles qui les manipulent ?  

 Pour la Révolution, l'idéal aurait été que J-P. I, accepte le mandat, le temps de substituer par étapes à l'Église catholique, épouse mys­tique du Christ, la contre-église universaliste de la Judéo-maçonnerie.

A suivre


 

Inspiré de l’ouvrage : MM Alain KÉRIZO et Louis LONG, L’Église à l’Aube du III ième Millénaire. Edition  Ste- Jeanne d’Arc. (8 septembre 1999)

 

          Nous vous recommandons la lecture de : La Vie de Jean-Paul II, Karol Józef Wojtyła

 

                 http://www.scribd.com/doc/70091382/La-Vie-de-Jean-Paul-II-Karol-Jozef-Wojty%C5%82a

 

 

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 21:34

AUJOURD'HUI

La chose la plus précieuse que tu possèdes est "Aujourd'hui".

"Aujourd'hui" est ton sauveur et il est souvent crucifié entre deux voleurs, soit "Hier et Demain"

"Aujourd'hui", tu peux être heureux, pas "Hier", ni "Demain". Vie ton "Aujourd'hui" comme s'il était le rappel de toute ta vie.

La plus grande majorité de nos misères sont des restes d'hier ou des emprunts à demain.

Garde ton "Aujourd'hui" impeccable, car tu en es le seul responsable et tu devras inévitablement rendre compte de ce bien précieux.

"Aujourd'hui" est à toi. C'est à toi que Dieu a donné ce 24 heures. Tous tes "Hier", Dieu les a repris. Tous les "Demain" sont encore entre ses mains.

"Aujourd'hui" est à toi, prends les joies et les peines qui font parti de ce quotidien si précieux.

"Aujourd'hui" est à toi, fais en sorte qu'au terme de ta vie, tu puisses dire, j'ai fait un bon usage de mes "Aujourd'hui"....

"Aujourd'hui", c'est peut-être, ma journée ....ma dernière.... celle qui marquera mon éternité. Elle doit donc être irréprochable.

"Demain" ne m'appartient pas et je ne dois pas y repousser mon "Aujourd'hui", tout comme je ne puis changer de mon "Hier" qui fait déjà partie de mon "Éternité"

Y avez vous déjà pensé, vous êtes un acteur qui jouez votre propre rôle, celui de votre vie. Est-ce que quelqu'un serait fier de le jouer ?

C'est la pièce que nous verrons tous au jour du Jugement Général.

D’un philosophe inconnue

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 21:31

 

   Sosie de Paul VI   (1)

          "Désorientation diabolique" dans l'Église.

           

  "Une voix gutturale, la voix de Satan dans son orgueil, criant au Seigneur : "Je peux détruire ton Église ".

La voix douce du Seigneur : "Tu peux ? Alors fais le donc ". Satan : "Pour cela, j'ai besoin déplus de temps et de pouvoir".

Nôtre-Seigneur : "Combien de temps, combien de pouvoir" ?

Satan : "75 à 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent à mon service ".

Nôtre-Seigneur : "Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux".

Le 13 octobre 1884, Léon XIII, après avoir dit sa messe, était en prière d'action de grâces. Soudain, le visage blanc de lumière, il fut transporté en extase pendant près de dix minutes. Quittant alors sa chapelle, il se rendit à son bureau et composa d'un jet la "prière à saint Michel" et donna l'ordre qu'elle soit dite par tous les prêtres de l'univers à la fin de chaque messe basse.

Lorsqu'on demanda au pape Léon XIII, ce qui était arrivé, il expli­qua, qu’au moment où il s'apprêtait à quitter le pied de l'autel, il entendit soudainement des voix : deux voix, une douce et bonne, l'autre gutturale et dure. Il semblait qu'elles venaient d'à côté du tabernacle. Comme il écoutait, il entendit la conversation que vous venez de lire, au début de cette réflexion.

Cent ans plus tard, en 1984, sous le pontificat ( ?) de J-P. 2, cette vision prophétique semble consommée. Après le concile ( ?) Vatican II, le règne du pape postconciliaire et de celui chargé de préparer l'Église dite du 3eme millénaire, les principales finalités de l'ange déchu semblent atteintes, à savoir :

- Le retrait de l'Église militante de tout le domaine temporel : art, culture, science, enseignement, philo­sophie, histoire, littérature, politique, économie, social, etc.

- Le ralliement concomitant de l'Église au monde et à l'homme, cette nouvelle Église devenant le phare mon­dain de l'Humanité pour le 3eme millénaire !

- Le contournement des dogmes catholiques (aboutis­sant à plus ou moins long terme à leur oubli !), la Révéla­tion divine étant en effet dans la pratique incompatible avec la pensée unique et le nouvel ordre mondial, reflet universel et politique du "Novus Ordo Missae". Lucie de Fatima nous avait prévenus cinquante ans après la vision dont fut gratifié Léon XIII. La chrétienté allait connaître une période de désorientation diabolique. Des continents entiers allaient perdre la foi, c'est-à-dire disparaître. Seul, au Portugal se conserverait toujours le dogme de la Foi ! (Pendant un certain temps ?)

A la veille de la condamnation de l'Église, par les institutions soi-disant représentatives de l'humanité, à sa disparition visiblement programmée pour le temps de la fin. (Disparition, rappelons-le, rendue impossible du fait de la promesse de Nôtre-Seigneur Jésus-Christ à son Épouse.) Une seule et unique question demeure : Comment allons-nous en sortir et comment nous préparer à ce dénouement ? Curiosité bien humaine, bien que futile aux yeux de certaines Autorités.

Futile, peut-être. Néanmoins nous devons y réfléchir dans le respect des limites de prudence qu'il convient de mettre à ce genre de recherches. Nous le devons parce que le "combat inférieur", que mènent actuellement les bons catholiques, et qui est une épreuve, voulue par Dieu.  Elle est de plus en plus épuisante, au point d’en conduire quelques-uns, non pas au désespoir, mais à une certaine lassitude. Or, nous allons bientôt le constater, le dénouement de la crise actuelle n’est probablement pas très loin. Oui, mais, "le combat inférieur" dans lequel nous survivons risque alors de céder la place à l'Ultime affrontement entre Notre Darne et Satan, prédit par Sœur Lucie. Ultime affrontement annonçant un terrible combat frontal, spirituel et matériel entre les deux Cités temporelles ; celle du Bien et celle du Mal !

Et dans ce combat, bien des pièges et des fausses solutions nous seront proposées, desquelles il faudra nous détourner, pour ne suivre, jusqu'au martyre s'il le faut, que la voix de Jésus-Christ et de sa Vérité.

A suivre

 

Inspiré de l’ouvrage : MM Alain KÉRIZO et Louis LONG, L’Église à l’Aube du IIIème Millénaire. Edition Ste- Jeanne d’Arc. (8 septembre 1999)

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 18:46

                       Faites toujours bien ce que vous faites.

      C’est là une maxime d'un philosophe païen ; combien donc ne nous oblige-t-elle pas impérieusement à bien faire toutes nos actions, nous qui sommes des chrétiens, nous à qui s'adresse cette parole du divin Maître à ses disciples : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est par­fait ! »

Mais, sans doute, plusieurs s'effarouchent de cette décla­ration et se disent : Comment puis-je prétendre à la perfec­tion, vivant dans le monde et exposée à commettre tant de fautes ?

   C'est là une regrettable illusion. Il y a des saints dans tous les états. Nous pouvons tous nous sanctifier, et qui plus est, nous le devons, car Dieu dit dans l'Écriture : Soyez saints parce que je suis saint... Que celui qui est déjà saint se sancti­fie encore davantage... »  Mais est-il difficile de devenir saint ?   Nullement.

     Saint Bonaventure avait au nombre de ses religieux un frère convers nommé Gilles, presque dépourvu d'instruction et d'une grande simplicité. Ce bon frère se plaignit un jour en ces termes à son vénérable supérieur : « Ah ! Mon Père, vous êtes bienheureux, vous autres, savants et théologiens, vous pouvez aimer Dieu bien plus que nous et devenir des saints. — Vous êtes dans l'erreur, frère Gilles, répondit dou­cement saint Bonaventure, car, avec le secours de la grâce, tout le monde peut aimer Dieu autant qu'il le veut et parvenir à la perfection. — Quoi ! reprit le frère, les ignorants peuvent-ils aimer Dieu tout aussi bien que ceux qui ont fait de longues études ? Ils peuvent devenir des saints ? — Mais certainement, répondit le grand docteur ; bien plus, une pauvre paysanne peut quelquefois aimer Dieu plus parfaite­ment et s'élever à une vertu plus éminente qu'un savant théologien. » A ces mots, le frère Gilles se sent transporté de joie. Il court au jardin, ouvre la porte qui donne sur la rue et se met à crier de toutes ses forces : « Eh ! Pauvres gens ! eh ! Bonnes femmes qui ne savez ni lire ni écrire, venez ap­prendre une grande merveille : Si vous le voulez, vous pouvez aimer le bon Dieu autant qu'un théologien, autant même que notre Père Bonaventure. Et vous pouvez devenir tous des saints... »

Cet appel de l'humble frère s'adresse à nous tous tant que nous sommes, riches ou pauvres, savants ou ignorants, jeu­nes ou vieux. Tous peuvent devenir  des saints.Mais que faut-il faire pour ce­la ?

       Le voici en trois mots :

       Faire ce que Dieu veut ;  Le faire pour Dieu ;   Le faire comme Dieu le veut.

 

   1. Il s'agit d'abord de faire ce que Dieu veut. Plus de capri­ces, plus de volonté propre ni d'attache à ses idées person­nelles. Mais, dites-vous, comment saurai-je ce que Dieu veut, ce qu'il attend de moi ? Vous le saurez, com­me les soldats savent quels sont les ordres de leur prince sans pourtant l'avoir entendu, par l'intermédiaire de ses officiers. Le bon Dieu vous manifeste également ses volontés par l'or­gane de certaines personnes qui le représentent : ce sont vos parents, vos supérieurs si vous en avez, votre confesseur. Faites exactement tout ce qu'ils vous diront.

    2. Il faut en second lieu le faire pour Dieu. Hélas ! Com­bien de personnes croyantes oublient cette grande règle et perdent ainsi tout le mérite de leurs œuvres ! Cette jeune fille va sou­vent à l'église, mais ce n'est pas pour Dieu qu'elle le fait, c'est par vanité, pour se faire remarquer ; telle autre apporte le plus grand soin à son travail, mais c'est pour ne pas subir les reproches de sa maîtresse. Une troisième s'applique avec un entrain extraordinaire à certains ouvrages peu re­cherchés, mais par goût naturel, parce que ce genre de travail lui convient. Enfin, beaucoup d'autres prennent part chaque jour à quantité d'exercices plus ou moins pénibles, mais elles le font sans aucun motif, par routine, par habitude, par manière d'acquit, pour faire comme tout le monde. Toutes ces œuvres peuvent être excellentes en elles-mêmes, et cependant, elles ne sanctifient pas, elles ne sont pas méritoires. Qu'est-ce qui leur manque ? D'être faites pour le bon Dieu. Oh ! Tâchez de purifier ainsi votre intention, puisque c'est à la fois si im­portant et si facile. Chaque matin, offrez à Dieu toutes les ac­tions de la journée, et de temps en temps, particulièrement avant les principaux exercices, renouvelez cette intention. Demandez-vous à vous-même pourquoi vous allez faire telle ou telle œuvre, et répondez intérieurement : je ne veux pas la faire pour paraître, pour être applaudie, pour mon plaisir et ma satisfaction personnelles : je veux la faire pour plaire à Dieu.

   3. Il faut faire ses actions comme Dieu le veut. Et comment veut-il que vous les fassiez ? Religieusement, ponctuellement, parfaitement. — Religieusement : cela veut dire qu'une personne chrétienne doit agir autrement que les personnes du mon­de ; elle doit sanctifier son travail, en le faisant précéder et suivre d'une courte prière et en élevant quelquefois son cœur à Dieu. Ponctuellement, c'est-à-dire au lieu et temps mar­qués. Parfaitement, en prenant soin des moindres détails, et en évitant les plus légers défauts. Remarquez que ce der­nier point s'applique aux petites actions, aux œuvres les plus communes et les plus ordinaires aussi bien qu'aux plus rele­vées, parce que rien n'est petit aux yeux de Dieu.

Voilà tout le secret de la sainteté. Est-ce difficile à réaliser ? Non. Mettez-vous donc à l'œuvre sans retard. A douze ans, saint Louis de Gonzague était déjà parvenu à un degré de perfection auquel peu de personnes arrivent à la fin de leur vie. Saint Jean Berchmans avait marqué dans son carnet spirituel : « Je veux devenir un saint, un grand saint, et en peu de temps. » Or il le voulait avec une si puissante énergie qu'il le devint en effet, comme chacun le sait. Proposez-vous de les imiter. Vous serez content  l'heure de la mort, d'avoir fidèlement suivi cette généreuse résolution !

 

Tiré  de :  Lectures Méditées 1933  -page 55-56

 

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