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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 22:14

MÉTHODE DE RÉFLEXION    

préparation.

Vivre habituellement dans le recueillement.

Lorsque vous agitez l'eau, elle ne reproduit pas l'image de votre visage. L'âme dissipée ne retrace pas l'image de Dieu. La veille, prévoir le sujet sur lequel on doit méditer et le fruit pratique qu'on en retirera. Se mettre en présence de Dieu, lui demander ses lumières, invoquer Marie, saint Joseph, l'ange gardien.

corps de l'oraison.

Première méthode. Sainte Thérèse dans l'oraison était comme un soldat sans armes, quand elle n'avait pas son livre ; elle fit oraison avec un livre pendant dix-sept ans. En lisant, imitez la colombe qui prend une gor­gée d'eau dans son bec, et puis regarde le ciel pour l'avaler : goûtez chaque pensée. Saint Eloi faisait la méditation avec un livre ; mais souvent il interrompait la lecture et arrosait le livre de ses larmes ; le roi avait beau l'appeler, il continuait son oraison, jusqu'à ce que l'heure de la quitter fût venue.

Deuxième méthode. Ne savez-vous pas lire ? Faites comme le mendiant qui étale ses misères et ses infirmités ; exposez à Dieu vos misères du corps et de l'âme, demandant à en être délivrés. Le portefaix de saint Ignace et de ses compagnons, les voyant en oraison, restait à genoux aussi longtemps qu'eux, et quand le Saint lui demanda ce qu'il avait fait pendant ce temps, il répondit : « J'ai dit à Dieu : Mon Dieu, je ne sais rien vous dire, mais je vous offre tout ce que vos serviteurs vous disent. » Faites comme lui.

Troisième méthode. Adorer chacune des plaies du Fils de Dieu crucifié, en demandant pardon des péchés commis par les pieds, les mains, etc., ou parcourir en esprit les stations du Chemin de la Croix, La méditation de la Passion est parti­culièrement agréable à Nôtre Seigneur et salutaire aux âmes.

Quatrième méthode. Parcourir les commandements de Dieu et de l’Eglise, examiner comment on les a observés, et demander pardon de ses fautes.

Cinquième méthode. Réfléchir sur chaque demande du Pater ou d'une autre prière.

Sixième méthode. Réciter plusieurs fois les actes de foi, d'espérance, de charité et de contrition, plus du cœur que des lèvres.

Septième méthode. Prendre le soir, en se couchant, la posi­tion d'un cadavre étendu ; songer qu'un jour on sera dans cet état, et produire des actes de contrition, etc.

Huitième méthode. Regarder le ciel, les arbres, les plantes en s'élevant à Dieu. Sainte Thérèse faisait quelquefois oraison à sa fenêtre, et saint Paul de la Croix donnait un coup de bâton aux fleurs qu'il rencontrait sur son chemin et leur disait en pleurant : « Taisez-vous, vous me reprochez de ne pas aimer assez Dieu qui vous a créées pour moi. »

conclusion. Quelle que soit la méthode que l'on embrasse, l'important est, dans le cours et surtout à la fin de l'oraison, 1" de faire beaucoup d'affections pour Nôtre Seigneur et pour la vertu que l'on veut acquérir ; des actes de charité, répétés fréquemment, sont ce qu'il y a de plus parfait. 2" « II est extrêmement utile dans l'oraison, dit saint Liguori, (et peut-être préférable à toute autre chose,) de faire de fréquentes prières, en demandant à Dieu, avec humilité et confiance, ses grâces, les lumières dont on a besoin, la résignation, la persé­vérance, etc., mais surtout le don du saint amour. » On peut, dans ce but, réciter quelques prières vocales et les répéter souvent, surtout si l'on se sent très aride. 8° « En terminant l'oraison, on doit prendre une résolution particulière, comme d'éviter certaine faute dans laquelle on est tombé plus sou­vent, ou de mieux pratiquer quelque vertu. La même résolu­tion doit se renouveler plusieurs fois, jusqu'à ce qu'on se soit corrigé de ce défaut ou qu'on ait acquis celte vertu. »

A la fin : « On remercie Dieu des lumières reçues; on demande au Père éternel, pour l'amour de Jésus et de Marie, la grâce de lui être fidèle. Ne manquez jamais de recommander à Dieu les âmes du Purgatoire et les pécheurs. Saint François de Sales nous conseille de ne point quitter l'oraison sans y cueillir un bouquet de fleurs pour en savourer la bonne odeur durant le jour, c'est-à-dire sans retenir une ou deux pensées qui ont produit dans notre âme de plus vifs sentiments de dévotion, et qui serviront à nous enflammer le reste de la journée. » Après l'oraison, il faut avoir soin de mettre en pratique ses résolutions dès que l'occasion s'en présente. Heu­reuses les âmes qui s'appliqueront à l'oraison : elles finiront par trouver Dieu et par le goûter.

VII. PRÉSENCE DE DIEU

Voici le moyen le plus efficace pour éviter le péché et deve­nir un saint, et ce moyen est facile. Si vous étiez avec un ami dans une chambre obscure et que vous ne puissiez le voir, auriez-vous de la peine à parler avec lui ? Vous vous entre­tiendriez sans effort de lui, de vous, des autres. Ce n'est pas plus difficile et c'est, plus doux avec Nôtre Seigneur.

 

Extrait de : L’HOMME tel qu’il doit être. (pages 494-5)

 Auteur P.J. Berthier, M. S.  Imprimatur 8 décembre 1895

 

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 23:14

UN AMI

Un ami véritable est un grand privilège.

C'est quelqu'un qui vous aime avec tous vos défauts,

Qui selon les moments, conseille ou bien protège

Et dont la charité n'est jamais en défaut.

C'est quelqu'un qui vous croit quant tout le monde doute ;

Qui comprend, sans un mot, la peine ou le souci ;

Qui pour accompagner change un instant sa route

Sans faire un reproche ou attendre un merci.

C'est quelqu'un dont on sent douloureuse l'absence

Parce qu'il sait très bien, par un geste banal,

Par un simple regard, donner à sa présence

Une valeur très grande, un charme sans égal.

Un ami c'est un don, c'est un bonheur immense,

Que l'on ne peut choisir, mais qu'il faut conserver ;

C'est la douceur, c'est la chaleur, c'est la puissance

D'un cœur qui sait donner, recevoir, partager.

Michel Quoist

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 23:12

Mon Crucifix.

     Le crucifix est le plus beau des livres. Les livres servent à nous instruire ; on en trouve sur toutes les matières. Les arts, les sciences, le monde physique, le monde moral, le ciel, la terre, l'océan, les hommes surtout, font l'objet de ces innombrables ouvrages qui servent à éclairer, à instruire, à récréer et, malheureusement trop souvent aussi, à pervertir l'esprit humain.

     Que de livres de piété I quelle vie serait assez longue pour permettre de les lire tous ? Heureusement, ce n'est point la multiplicité des livres qui sanctifie celui qui les lit.

     On dira peut-être que l'Écriture Sainte est le premier et, littéralement, le plus beau des livres, la source où les principes de toute, science doivent être puisés. Ce livre, en effet, est ins­piré par le Saint-Esprit et porte le cachet de son divin Au­teur. Il renferme tout ce que Dieu nous a révélé de lui-même, de sa majesté, de sa puissance, de sa sagesse, de sa justice et de sa miséricorde infinie. Il nous trace nos devoirs, il nous découvre la récompense du juste.

     L'Écriture Sainte, c'est le Christ promis et annoncé, c'est le Christ prédit dans toutes les circonstances de sa vie et de sa passion, comme aussi dans son triomphe. C'est le Christ figuré dans sa personne et dans son Église. Mais ce livre si divin de l'Écriture Sainte est souvent obscur, et ne saurait être compris du plus grand nombre ; le crucifix, au contraire, l'image sensible de l'amour de Jésus-Christ est accessible à toutes les âmes. C'est le livre où les plus grands saints ont puisé cette sagesse que l'on admire en eux.

     Un jour, saint Thomas d'Aquin interrogea saint Bonaventure, le priant de lui dire dans quels livres il avait puisé toutes les choses admirables qu'il écrivait. Le Saint, pour toute réponse, lui montra son crucifix. Le crucifix est un livre à la portée de tous : le simple et l'ignorant, aussi bien que le savant, peuvent y puiser la sagesse. Nous le savons, il y a des livres si relevés, si profonds, qu'une première lecture ne suffit point pour en découvrir toutes les richesses, toutes les beautés ; que dire de ce livre écrit avec le sang d'un Dieu fait homme ? C'est un livre où chacun lit, avec une facilité extrême, les prodiges de l'amour de Jésus-Christ pour nous !

     Un livre peut être écrit dans une langue qui nous est étran­gère, ou avec des caractères qui nous sont inconnus, et par là même nous devenir inutile. Il n'en est pas ainsi du Crucifix ; pour le comprendre il suffit de le regarder. Mais il faut le re­garder avec foi. Il faut y contempler l'image d'un Dieu qui nous a tant aimés qu'il s'est livré à la mort la plus cruelle pour nous sauver.

     Enfin, il vient un temps où l'on devient incapable de lire des livres ; la nouveauté n'intéresse plus, la vue s'affaiblit, les forces s'en vont avec l'énergie; l'âge et les infirmités lais­sent bientôt l'âme dans un isolement pénible. Consolez-vous, âme chrétienne ! L’image de Jésus crucifié sera pour lors votre livre de prédilection. Vous y trouverez force et courage à tou­tes les époques de votre vie.

     Et quand viendra l'heure où tous vous abandonneront, parce qu'ils ne pourront plus rien pour vous, à cette heure suprême, où vous serez sur le point de passer du temps à l'é­ternité, oui, alors, Jésus, dont vous aurez écouté les leçons pendant la vie, vous apprendra à bien mourir. Que pouvez-vous désirer de plus ?

    « Avez-vous un Crucifix, demandait le Père d'Alzon, et comment vous comportez-vous à son égard ?

    » Quittez-le le moins possible : mettez-le sur votre table quand vous écrivez, sous vos yeux quand vous travaillez, afin de le regarder de temps en temps ; et quand vous vous endormez, laissez-le entre vos mains. » II ne faut pas beaucoup d'efforts pour se laisser aller à penser à ce bon Maître, quand on tient son image entre les mains. On lui dit qu'on l'aime : on lui demande pardon des fautes qu'on a commises ; on est tout à coup frappé de ce pardon qui tombe du haut de la Croix ; on songe au mal que l'on a fait, au temps que l'on a perdu, aux grâces que l'on a reçues. On le remercie de ses bienfaits ; on lui fait des promesses enflammées ; on a honte d'être si mauvaise chrétienne....

     » Si vous suivez ces conseils, il me paraît bien difficile que votre Crucifix ne devienne pas pour vous un ami, un confident. »

 

Tiré de : LECTURES MÉDITÉES,  1933  Pages 100-101

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 19:45

UN ATHÉ C’EST…  un tas de boue.

 

AVANT-PROPOS.

 

L’Eau Bénite et le Signe de la Croix sont des armes défensives et offensives. Sur tous les points du globe, l’Église, depuis dix-huit siècles, les met aux mains de ses enfants. Aujourd’hui elle fait plus. A raison des circonstances si graves où se trouve le monde, l’auguste Chef du combat recommande instamment à tous les chrétiens, l’usage plus fréquent et plus religieux que jamais de ces armes traditionnelles.

 

Aux exhortations se joignent les faveurs. Faisant ce que n’avait fait aucun de ses prédécesseurs, Pie IX vient d’attacher au Signe de la Croix, cinquante jours d’indulgences, applicables aux âmes du Purgatoire, et cent, s’il est fait en prenant de l’Eau Bénite.

 

«Les armes supposent la guerre, nous écrit, à cette occasion, l’excellent jeune homme à qui sont adressées nos lettres sur l’Eau Bénite et sur le Signe de la Croix. Quelle est cette guerre ? Où, quand, comment, contre quoi et contre qui dois je combattre ?»

 

La question est trop grave pour demeurer sans réponse. Elle n’intéresse pas seulement celui qui la propose.

 

Elle est capitale pour vous, pour moi, pour tout homme, pour toute femme qui, suivant le mot de Napoléon Ier, se croit autre chose qu’un tas de boue.

 

«Je pardonne bien des choses, disait-il, mais j’ai horreur de l’athée et du matérialiste. Comment voulez-vous que j’aie quelque chose de commun avec un homme qui ne croit pas à l’existence de l’âme, et qui croit qu’il est un tas de boue, et qui veut que je sois comme lui, un tas de boue ? »

 

Bonne réflexion.

 

Ce texte est de Mgr Gaume, date de l’année 1868. 

Extrait de : La grande erreur du 19ième siècle.

 

G.G.   

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 19:43

ÉMOTION DANS UN VILLAGE DU MIDI: LE CURÉ ET 30 PAROISSIENS AFFIRMENT AVOIR VU APPARAÎTRE LE VISAGE DU CHRIST

« Le petit village de Castelnau-de-Guers (850 habitants), dans l'Hérault, est en ébullition depuis vendredi dernier. Jamais le bourg n'avait connu tant d'affluence qu'en cette fête de Pâques de 1974. La gendarmerie mènerait une enquête discrète. A l'origine de ce remue-ménage, un événement : le curé du lieu et une trentaine de ses paroissiens affirment avoir vu, le Vendredi-Saint au soir, pendant un quart d'heure environ, l'image du Christ nettement dessinée sur le voile immaculé qui recouvrait la réserve d'hosties placée sur un reposoir à gauche du maître-autel (le Vendredi-Saint le tabernacle du maître-autel doit être vide).

« Je venais de me recueillir, avant l'office des présanctifiés, explique l'abbé Caucanas (59 ans), qui, depuis 23 ans, dessert l'église de Castelnau-de-Guers, lorsque me relevant, je vis, sur le fin rideau blanc qui recouvre le ciboire, se dessiner le visage du Seigneur. L'œil droit était fermé, précise-t-il, le gauche ouvert, le nez tuméfié et une expression de douleur était répandue sur le visage.

« Venez voir, cria le prêtre à son desservant, Gérard Lorquet, et aux trente ou quarante fidèles qui étaient dans l'église. Et chacun en témoigne : ils ont tous vu se profiler le visage de Jésus. Certains précisent qu'il avait des larmes sur la face; une femme assure avoir distingué la couronne d'épines.

« Tout au long de la cérémonie, dit un viticulteur, M. Gabriel Pouzollet, j'ai fixé ce visage. Il me rappelait, par son expression de souffrance, celui de ma mère sur son lit de mort. L'image disparut lorsque l'abbé Caucanas vint, au moment de la communion, relever le voile pour prendre, à l'intérieur du ciborium, le ciboire contenant les hosties.

« J'affirme que j'ai vu l'Ecce Homo, assure le curé. Et, avec lui, plusieurs de ses paroissiens se déclarent prêts à confirmer leurs dires devant qui que ce soit.

« L'abbé Caucanas, extrêmement attaché aux formes classiques de la liturgie, voit dans cet événement un rappel au respect des traditions, souvent délaissées de nos jours.

 « L'évêché de Montpellier n'a pas encore été avisé. J'aurais préféré que cela ne se sache pas, dit le curé de Castelnau, qui ajoute : Si j'avais été seul, on aurait dit que je n'avais pas ma tête à moi alors que je l'ai bien solide. Mais il y a plus de trente hommes, femmes ou enfants, qui, comme moi, ont vu le visage du Seigneur devant le Ciboire. »              (Article tiré du journal « Ouest-France » du 18 avril 1974, page S.)

 

LE VISAGE DU CHRIST

APPARAÎT DANS UNE ÉGLISE DE L'HÉRAULT

FIDÈLE AU GRÉGORIEN ET AU LATIN

« C'est un ravissant petit village de 843 habitants, situé à 50 kilomètres de Montpellier et à 3 de Pézenas. Un soleil radieux, des ruelles escarpées montant jusqu'à l'église du XII ème siècle...

« Tout ici respire la tranquillité méridionale, la tradition et le bonheur de la vie simple. Rien, sinon un mistral accentué, n'annonce la moindre agitation.

« Pourtant, depuis le 12 avril dernier, jour du Vendredi-Saint, Castelnau-de-Guers est en émoi, et tous ses paroissiens — comme d'ailleurs la région entière, et peut-être bientôt la France — vivent une extraordinaire aventure, qui a visiblement, et à bien juste titre, ébranlé leurs âmes, presque autant que celle de leur bon curé, l'abbé François Caucanas. Et il y a certes de quoi, car, ce Vendredi-Saint, vers 17 h 45, alors qu'il s'apprêtait à dire la messe des présanctifiés, servie par un jeune laïc, lui-même très pieux, M. Gérard Lorquet, l'abbé Caucanas a vu apparaître le visage du Christ sur son autel.

« Toutes les descriptions concordent. Sur ce petit autel, situé à gauche du maître-autel, était placé un reposoir où se trouvaient les hosties non consacrées; recouvrant le ciboire, un voile de tulle très transparent. C'est entre ce voile et le ciboire que se dessina l'apparition, dont l'abbé Caucanas fut le premier témoin. Il nous explique qu'il distingua tout d'abord deux yeux, dont l'un mi-clos, puis un nez assez tuméfié, et, enfin, un visage entier, qu'il reconnut pour être celui du Sauveur au jour de Sa Passion.

« Si l'abbé Caucanas est sûr de n'être point fou, c'est que les personnes qui l'entouraient elle aussi, dit-il, ont vu quelque chose qui ressemblait à l'image sainte du Christ souffrant et mort. Car il y avait là une quarantaine de fidèles, qui tous, ou presque tous — seuls certains déclarent n'avoir rien aperçu — confirment le fait. Parmi eux, une vieille dame avoue n'avoir point vu la couronne d'épines que certains distinguèrent, mais, très nettement, avoir reconnu la physionomie du Christ comme sur le voile de sainte Véronique.

« M. Lorquet, quant à lui, témoigne avoir discerné, en transparence entre le voile de tulle et le ciboire, et se superposant à ce dernier, la tête de quelqu'un qui souffre, rappelant celle de l'Ecce Homo, placé à quelques mètres du reposoir, aujourd'hui retiré de l'autel dégarni. L'apparition dura environ un quart d'heure.

 « (...) Lors du très émouvant sermon qu'il prononça lors de la messe de 18 heures de ce mercredi 17 avril, devant un nombre à vrai dire plus important de fidèles en prières que de touristes (il n'y en avait pratiquement aucun) ou de journalistes (une demi-douzaine), l'abbé Caucanas n'a pas manqué de souligner qu'il ne souhaitait pas que son église devienne un lieu de pèlerinage, que, à son sens la presse a tendance à exagérer légèrement, et qu'il se gardait bien de se prononcer sur le sens réel de cet événement qui, cependant, de toute évidence, le bouleverse, mais dit-il en pleurant : Mon Dieu, mon Dieu, si vous saviez à quel point je souffre et combien je suis heureux si c'est vrai.

« En tout cas, il ne croit nullement à une supercherie, insistant sur le fait qu'il n'y avait pas de jeux de lumière, rien du tout. Mais, loin de crier d'emblée au miracle, cet homme simple, qui a son franc-parler — il a exercé son ministère en Algérie — d'une humilité étonnante devant ce qui lui arrive, cet homme de bon sens, ce saint homme en un mot, déclare : Je ne suis rien... Je dis que c'est probablement un signe, un appel à une réconciliation avec Dieu et aussi à avoir le respect pour les choses sacrées, d'abord pour la Sainte Eucharistie. Respect dont toute une vie et toute une conception du sacerdoce témoignent de la part de ce prêtre, ennemi juré de toute innovation (...).

« Né à Pézenas, curé de Castelnau-de-Guers depuis 23 ans, et âgé de 59 ans, l'abbé Caucanas (...) est tout à la fois enthousiasmé et consterné par l'Événement du Vendredi-Saint, mais semble souhaiter qu'on évite à tout prix de monter en épingle ce en quoi il persiste à voir, avant tout, un simple signe de la Présence réelle. Peut-être, par excès de modestie ou étourdi par le tapage qu'il soulève, mini­mise-t-il l'importance de ce phénomène, inexplicable, certes, aux yeux des agnostiques, mais que plus d'un chrétien pourra interpréter comme la récompense inespérée d'une âme (et d'un village) respectueux de la liturgie traditionnelle et de la véritable Foi. — Denis Roger. »

(Article extrait du journal « Le Parisien » du 20 avril 1974, page 7.)

 

AMENDE   HONORABLE Au Sacré-Cœur de Jésus dans le Très-Saint-Sacrement

Seigneur Jésus, vrai Dieu vivant, notre Sauveur et notre Maître, nous adorons votre Sacré-Cœur sous les voiles du Saint-Sacrement.

Nous l'adorons au nom de la France tout entière, et nous venons lui demander pardon pour les innombrables péchés, pour les scandales publics et pour les blasphèmes de notre pauvre France égarée.

Nous adorons votre divin Cœur au nom de tous les Anges et de tous les hommes, au nom de toutes les créatures, et tout spécialement au nom et à la place de ceux qui refusent de l'adorer : les démons, les blasphémateurs, les impies, les hérétiques, les indifférents et tous les pécheurs. En notre nom et au nom de toutes vos créatures, nous aimons de toutes les forces de notre cœur ce très-divin, très-bon et très-adorable Cœur, comme le vivant foyer de l'éternel amour, et comme la source divine, intarissable de la miséricorde, de la tendresse et de la bonté de Dieu. Nous l'aimons, nous voulons l'aimer au nom de tous ceux qui ont le malheur de ne le point aimer.

Ô Sacré-Cœur de Jésus-Christ, présent et vivant sous les voiles de l'Eucharistie, en notre nom et au nom de la France entière, nous vous demandons humblement pardon des ingratitudes sans nombre dont le monde ne cesse de payer votre prodigieux amour.

Et en particulier, nous vous demandons pardon de toutes les profana­tions, publiques ou secrètes, de tous les sacrilèges, de toutes les Messes et communions indignes, de tous les blasphèmes, de toutes les irrévérences, de toutes les négligences, de toutes les tiédeurs dont votre adorable Sacrement et votre Cœur divin ont été l'objet depuis le crime de Judas jusqu'à ce jour; et d'avance, nous vous faisons amende honorable pour tous les outrages de même nature qui désoleront votre amour jusqu'à l'Antéchrist, jusqu'à la fin des temps.

Daignez nous faire miséricorde, Ô Cœur très-doux et très-clément ! Daignez faire miséricorde à la France. Nous vous le demandons au nom du très-saint et immaculé Cœur de votre Bienheureuse Mère, à qui votre amour filial n'a jamais rien refusé.

Ainsi soit-il !

Fin

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:18

UN TEXTE À MÉDITER

Extrait de la bulle' "Quo primum tempore" de saint Pie V,   14 juillet 1570.

....."PAR LES DISPOSITIONS DES PRÉSENTES et AU "NOM DE NOTRE AUTORITÉ APOSTOLIQUE, Nous concédons et accordons que CE MÊME MISSEL POURRA ÊTRE SUIVI EN TOTALITÉ dans la MESSE CHANTÉE OU "LUE, dans QUELQUE ÉGLISE QUE CE SOIT, sans aucun "scrupule de conscience et SANS ENCOURIR AUCUNE " PUNITION, CONDAMNATION OU CENSURE, et qu'on "pourra VALABLEMENT l'utiliser LIBREMENT et LICITEMENT, ET CELA, À PERPÉTUITÉ. Et d'une façon "analogue, Nous avons décidé et déclarons que "les Supérieurs, Administrateurs, Chanoines, Cha­pelains et autres PRÊTRES, DE QUELQUE NOM qu'ils "seront désignés, ou les Religieux de n'importe "quel ordre, NE PEUVENT ÊTRE TENUS DE CÉLÉBRER "LA MESSE AUTREMENT QUE NOUS L'AVONS FIXÉ, et "que JAMAIS ET EN AUCUN TEMPS, qui que ce soit "NE POURRA LES CONTRAINDRE et les forcer à LAIS­SER CE MISSEL ou à ABROGER la présente instruc­tion ou la MODIFIER, mais qu'elle demeurera TOU­JOURS EN VIGUEUR ET VALIDE, DANS TOUTE SA FORCE".

(Quiconque oserait aller à l'encontre des dispositions prises par saint Pie V, de son auto­rité apostolique) " QU'IL SACHE, dit le Pape, " QU' IL ENCOURRAIT L'INDIGNATION DE DIEU TOUT-PUISSANT ET DE SES BIENHEUREUX APÔTRES PIERRE ET PAUL".

 

                        Pour se rappeler le Jugement de Dieu.

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:17

Conclusion

Si nous voulons maintenant comprendre, interpréter les faits, l'interprétation, semble-t-il, se présente d'elle même.

Juillet 1970. Il y a quinze mois que le nouveau rite de la messe, le fameux N.O.M., est promulgué. Il y a sept mois qu'un peu partout, imposé au mépris du Droit, il exerce ses ravages (1). Mais tous ne l'acceptent pas. Leur « sensus Eccle siae » y flaire quelque chose de pas catholique : ce nouveau rite « sent l'hérésie » ! Ses partisans ont pour eux un argument massif : l'argument d'autorité. Hélas, cet argument jadis massif a été mis à mal par les événements que l'on sait. L'antique adage : « Rome a parlé, la cause est tranchée » n'a pas survécu au « Renouveau conciliaire ».

Et voici que le Seigneur lui-même apporte à la contro­verse un argument. Il donne « un signe ».

La date même de ce signe de Dieu est déjà par elle-même un signe. Les hommes d'Église de ce temps ont la mémoire ingrate. C'est-à-dire qu'ils ont une mémoire à éclipses. Ils se souviennent fort bien, par exemple, qu'il y a quatre siècles et demi (1521) un hérésiarque pour qui la haine de la Papauté fut une seconde nature, leva l'étendard de la révolte contre l'Église. Les catholiques, Pape en tête, rivalisent d'ardeur avec les sectateurs de l'hérésiarque pour célébrer ce quatrième cen­tenaire et demi. Par contre ils ne se rappellent pas du tout qu'il y a quatre siècles (1570) la Bulle « Quo primum » restaura définitivement le rite de la Messe ; ni qu'il y a quatre siècles (1571) la victoire de Lépante sauva la Chrétienté du péril musulman ; ni qu'il y a quatre siècles (1572) mourut le saint Pape Pie V, à qui l'Église doit l'un et l'autre.

Mais Dieu se souvient. C'est le quatrième centenaire de la Bulle Quo primum, curieusement oublié par l'Église de ce temps, qu'il choisit pour donner un signe éclatant en faveur de la Messe « de Saint Pie V ».

(1) En Allemagne toutefois il faudra attendre jusqu'au pre­mier dimanche de Carême 1977 pour que la nouvelle messe soi rendue obligatoire. La célébration de la messe dans l'ancien rite, en juillet 1970, n'y posera donc aucun problème légal.

 

Pour satisfaire les exigences pointilleuses de l'esprit mo­derne, il l'entoure de toutes les garanties d'authenticité. Pour mettre les esprits en éveil, II le fait précéder d'un autre signe, une sorte de signe prémonitoire. Eu égard aux « faits » du 9 juin, tout sera l'objet d'une attention, d'un soin particuliers et dans la préparation et dans le déroulement de cette messe du 14 juillet 1970.

Et pour bien montrer que les « faits » venaient de Lui, le Seigneur se hâte d'y apposer ce qu'il est convenu d'appeler « la signature de Dieu ».

Que répond l'Église conciliaire ? « Munera tua tibi sint ! » (Daniel V.17) Gardez vos dons, vos faveurs, vos signes, pour vous, Seigneur ! Nous n'en avons que faire. Nous sommes en plein Œcuménisme ; que voulez-vous que nous fassions d'un miracle eucharistique ? Surtout d'un miracle qui accrédite la messe honnie ? Nous sommes en train de gommer les légendes religieuses dites « miracles eucharistiques » du passé. Ce n'est pas pour en laisser se créer de nouvelles ! Cela ne doit pas être vrai, donc cela ne peut pas être vrai, donc ce n'est pas vrai.

Vains efforts : la maladresse même de la tentative d'étouffement des « faits » provoque une mise au point qui en établit l'authenticité avec la rigueur d'une démonstration scientifique Devant cette mauvaise volonté insigne, que fait le Seigneur ? Il confirme par un nouveau signe. Il ajoute en quelque sorte un nouveau paraphe au bas du signe du centenaire oublié.

En fin de compte, il y a dans cette affaire la source d'une grande espérance. Le Dieu du ciel peut « sauver indifféremment par un grand nombre ou par un petit nombre » (I Macch. III 18). De même II peut opérer ses prodiges sur une petite échelle ou sur une grande échelle. Il peut guérir « d'une manière hu­mainement inexplicable » un petit garçon. Il pourra tout aussi bien, quand II le voudra, opérer la plus grande, la plus ardem­ment désirée des guérisons « humainement inexplicables » : celle de son Église.                   30.12.1979

 

ANNEXE

 

Quatre années après le prodige eucharistique de Stich, une petite paroisse du midi de la France, Castelnau-de-Guers, connut elle aussi un fait extraordinaire, ressemblant quant à la signification aux faits de Stich mais différant notablement quant à la manifestation.

En France, contrairement à l'Allemagne, le zèle moderniste de la Hiérarchie nous valut l'interdiction immédiate de la Messe Catholique(codifiée par Saint Pie V) dès 1970. Aussi, contrairement à ce qui s'est passé à Stich, Nôtre-Seigneur ne réitère pas à Castelnau-de-Guers ce qui peut être appelé un miracle eucharistique, mais manifeste simplement la douleur incommensurable de Sa Passion par une impression miraculeuse de Sa Sainte Face. Et pas n'importe quel jour, mais un Vendredi-Saint. Et pas n'importe où, mais dans une paroisse restée attachée aux formes traditionnelles de la Liturgie.

Aussi, l'âme restée fidèle n'a pas de peine à faire la relation de cause à effet entre cette apparition douloureuse de la Sainte Face et l'actuelle abomination de la désolation que présentaient et que présentent toujours nos églises protestantisées par la révolution conciliaire.

Bien que n'étant pas aussi important que le prodige eucharis­tique de Stich, le fait extraordinaire de Castelnau-de-Guers (que nous relatent les extraits de presse reproduits ci-dessous) survenu le 12 avril 1974 présente donc la même analogie quant à la signifi­cation. Le message est clair dans les deux cas, Dieu choisit pour se manifester un cadre traditionnel.

L'ÉDITEUR

A suivre

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