La "Résurrection" de l'Église est le secret de Dieu. Et l'état de la Rome actuelle, ainsi que le manque d'informations fiables sur ce qui s'y passe, ne permettent pas une analyse objective de la situation.
Convient-il de leur appliquer la réflexion chère à Conan Doyle au terme d'une enquête de son héros Sherlock Holmes : "Quand on a épuisé toutes les hypothèses, celle qu'il convient de retenir n'est pas la moins extraordinaire, mais la plus globalement explicative ". Dans ce cas, l'hypothèse la plus globalement explicative n'est-elle pas simplement, celle qui conduit simplement à espérer en Dieu, dont les voies sont impénétrables et qui seul, détient le secret de la restauration de l'Église militante ? Il nous faut bien prier et beaucoup.
Nous savons par les prophéties que le plan de Dieu, exige notre part d’effort et de sacrifice. Le bon Dieu veut notre collaboration dans son Plan Divin. Il nous faut donc avoir la Foi, l'Espérance et une confiance sans borne, car Il a promis qu’Il n’abandonnera pas son Église. Cette situation est la conséquence de nos fautes, elle est un châtiment que nous avons mérité par notre tiédeur et notre lâcheté.
««Aujourd'hui, mon Dieu, devant Votre Courroux qui nous vaut l'abandon, nous désirons réparer les péchés offensant l'Autorité du Pape, qui ont permis à Lucifer d'obtenir l'Autorisation Divine de nous priver du Gouvernement du Saint-Père Paul VI, ce qui est le suprême Châtiment !
Sachant, mon Dieu, que Vous ne pouvez pas pardonnez sans que Vos enfants pécheurs fassent amende honorable et réparent, ou au moins aient le désir de réparer leurs péchés, afin d'apaiser Votre Courroux qui Vous a conduit à nous abandonner, cette Clameur de Repentir sera sans doute notre ARCHE DE SALUT»» Extrait de la neuvaine pour le retour de Paul VI (amdg)
L'Église au tombeau. La première voie juste, qu'il convient de pratiquer est celle de la vertu d'Espérance. Beaucoup l'ont manquée, d'autres la manqueront. Il ne s'agit pas seulement de la vertu théologale d'Espérance du salut éternel, mais également de l'Espérance qui en résulte, celle concernant l'Église et la Patrie. En effet, confrontés au déluge insensé des flots du vice, des hérésies triomphantes, de l'apostasie universelle consommée jusque dans Rome, qui de nous pourrait prétendre échapper à une tentation, violente ou sournoise : le désespoir !
Le prophète Elie lui-même a désespéré. Accablé par la tristesse il vint "sous un genévrier, il s'y assit, et il souhaita la mort". ( III Reg. XIX 4)
Et par deux fois, il dit à Dieu : "Les fils d'Israël ont abandonné votre alliance, ils ont détruit vos autels, ils ont tué vos prophètes par le fer, et je suis demeuré seul, et ils cherchent à m'ôter la vie". (III Reg XIX 10 & 14)
Mais Dieu lui répondit : "Je me suis réservé dans Israël (ses prédestinés de la fin des temps) sept mille hommes qui n'ont pas fléchi le genou devant Baal, et qui ne l'ont point adoré... ( III Reg XIX 18.)"
Ce texte ne vous semble-t-il pas écrit pour l'Église de notre temps ? Même si les "sept mille" ne nous sont pas plus visibles qu'ils ne l'étaient pour le prophète ?
Ne nous trompons pas de route ! La piété même peut être fausse, et nous faire perdre la confiance en Dieu.
Or Dieu, par son Verbe incarné, nous à Lui-même rassuré par avance, et sur Ses paroles nous devons prendre la route de l'Espérance. "Voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles ". "Ne craignez rien petit troupeau ". "Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre" l'Église. (Ce qui ne veut pas dire que les ennemis ne vont pas tenter de triompher, la lutte peut être dure, comme on le voit, a nous de faire notre effort, si nous voulons avoir part à la récompense)
En conséquence, malgré Son apparente défaillance actuelle, la sentence de Son triomphe est d'ores et déjà prononcée.
Rappelons-nous que l'Église doit revivre ici-bas les phases de la vie du Christ, dont Elle est le Corps Mystique. Nôtre-Seigneur a vécu la gloire des Rameaux. Mais II a vécu les tourments de la Passion et II est MORT sur la croix.
C'est sans doute là que se trouve l'explication de cette phase de vie de l'Église dans laquelle nous plonge le douloureux présent. L'Église n'est même plus à l'agonie. Elle est MORTE. Cliniquement morte, mais cette mort n'est qu'apparente.
Elle est au tombeau. La pierre a été scellée. Les apôtres et les disciples sont en fuite, et ils ont perdu la foi. Pierre qui avait, lui aussi, perdu la foi le soir du vendredi saint, avec tous les premiers évêques ! Seule veille la Vierge Mère, proche est la Résurrection de Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, c'est-à-dire celle de l'Église, puisqu'elle est son corps mystique.
"Prenez garde qu'on ne vous induise en erreur. Plusieurs viendront sous mon nom en disant "c’est moi " " (Marc XIII 5) "II surgira beaucoup de faux prophètes, et ils induiront en erreur beaucoup de monde " (Mt XXIV -11) "Alors si quelqu'un vous dit : "Voici le Christ ici, le voici là". Ne le croyez pas"... (Marc XIII - 21) "Car il surgira de faux Christ et de faux prophètes ; et ils fourniront de grands signes et des prodiges de façon à égarer (s'il était) possible les élus eux-mêmes " (Mt XXIV -24).
Et pourtant, dans ces multiples voies fausses, il en paraîtra tôt ou tard une qui sera la vraie, et qu'il faudra suivre avec zèle et grande prudence.
Il nous semble que nous devons avoir la foi, la vraie ; celle qui, selon saint Jean de la Croix, est soumise d'abord à cette épreuve que nous subissons aujourd'hui : "la nuit de la Foi" au travers de laquelle nous ne pouvons plus être guidés que par la grâce, dans l'abandon de toutes les consolations sensibles ; si nous avons cette foi là, alors la vraie route, la bonne, nous apparaîtra nécessairement dans une lumière fulgurante, où nos anges gardiens nous conduiront sans hésitation si nous veillons dans la prière et la fidélité.
Mais cette voie, ces événements que nous attendons et que nous espérons, nul d'entre nous ne peut les prévoir. Car ils sont la voie de Dieu, et non la nôtre. En effet les événements à venir, dans l'ordre surnaturel, seront très certainement inattendus et surprenants.
Fin
Inspiré de l’ouvrage : MM Alain KÉRIZO et Louis LONG, L’Église à l’Aube du III ième Millénaire. Edition Ste- Jeanne d’Arc. (8 septembre 1999)
Lecture recommandée :
Saint Siméon, évêque et martyr - Paul VI, le Pape martyr de la Fin des Temps
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