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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:30

Au 4° tour de scrutin, le premier jour du conclave, le 26 octobre, 1958. Siri aurait alors accepté la charge et annoncé qu'il prendrait le nom de "Grégoire XVII". Il se serait alors élevé un violent orage de protestation de la part des réformateurs qui auraient alors menacé le nouveau Pape d'établir immédiatement une église schismatique internationale, s'il sortait du conclave comme pape.

Pendant que ces désastreux événements se passaient où se déroulait le con­clave, certains indices avertissaient le monde extérieur que la procédure d'un conclave normal n'avait pas été suivie. En effet, dans la soirée du 26 octobre 1958, de la fumée blanche s'échappa de la cheminée de la Chapelle Sixtine, et la radio du Vatican annonça qu'un pape venait d'être élu.

Après une demi-heure d'attente et personne ne s'étant présenté au balcon papal, un autre message fut envoyé par radio que le signal était une erreur. "Les autorités du Vatican ne pouvaient expliquer la confusion," écrivit l'auteur Joseph Breig, qui décrivit ainsi cette scène"... De la fumée blanche indiquant un nouveau pape, et de la fumé grise indiquant qu'il n'y avait pas eu d'élection apparurent à quelques minutes d'intervalle, alors que la nuit descendait sur le Vatican..." (Vicar of Christ; Pope John XXIII, par Joseph A. Breig, 1958, page 23)

Le livre de Breig, comme bien d'autres écrits sur Roncalli en 1958, ne firent que mentionner très brièvement cet incident; les livres publiés des mois ou des années plus tard sur le même sujet ne parlèrent même pas de cette anomalie. Mais, avant qu'on put l'intercepter, un reportage détaillé de ce spectacle douteux fut envoyé cette nuit-la par l'agence de nouvelles de la Presse Associée. Voici un résumé de ce reportage:

"Cité du Vatican (AP) —Des tours de scrutin ont été faits dimanche sans qu'un pape ait été élu. Une confusion dans les signaux a fait croire pendant une demi-heure environ que le successeur de Pie XII avait été choisi. Sur la Place Saint-Pierre, 200,000 Romains et touristes furent certains, pendant un certain temps que l'Église avait un nouveau pontife. Des millions d'autres, en Italie et en Europe, qui écoutaient à la radio, étaient aussi certains. Ils entendirent l'annonceur de la Radio Vaticane déclarer joyeusement : 'Un pape est élu'. Autour du Vatican, la confusion devint bientôt incroyable.

Une fumée blanche indique l'élection d'un pape : une fumée grise ou noire indique le contraire. Par deux fois durant cette journée, de la fumée s'échappa de la cheminée. A midi, la fumée, d'abord blanche, devint rapidement noire. A la tombée de la nuit, la petite cheminée laissa échapper une fumée blanche pendant au moins 5 minutes. Pour tout le monde extérieur, un nouveau pontife avait été choisi. La foule sur la Place s'écria ‘Blanche.' Blanche.' "La radio vaticane annonça que la fumée était blanche," L'annonceur déclara que les cardinaux étaient probablement en train d'accomplir les rites pour l'élection d'un nouveau pape; la radio vaticane insista pour dire que la fumée était blanche.

" Des officiels haut gradés du Vatican furent aussi mystifiés. Calori di Vignale, gouverneur du conclave, et Sigismondo Chigi, maître de cérémonies, se hâtèrent d'aller occuper les positions qui leur étaient assignées. La Garde Palatine fut appelée et reçut l'ordre de se rendre à la basilique Saint-Pierre pour l'annonce du nom du nouveau pape. Mais l'ordre fut contremandé avant que la Garde fût arrivée à la Place Saint-Pierre. La Garde Suisse avait aussi été alertée.

"Chigi, dans une entrevue avec la radio italienne, dit que l'incertitude régnait dans le palais et ne cessa que lorsque l'assurance fut donnée, venant du conclave, que c'était bien une fumée noire que l'on voulait.

"Des prêtres et autres personnes travaillant sur les terrains du Vatican virent la fumée blanche? Ils commencèrent à applaudir. Avec enthousiasme, ils firent des signaux avec leurs mouchoirs, et des assistants des cardinaux, dans les fenêtres du palais, leurs répondirent, croyant eux aussi qu'un pape avait été élu.

"La foule attendait, confuse. Tout pape élu apparaît ordinairement au balcon dans les 20 minutes qui suivent l'élection. La foule attendit une bonne demi-heure. Le doute commença à s'installer. Plusieurs dans la foule décidèrent de s'en aller. Mais il y avait encore confusion. Les agences de nouvelles avaient lancé dans le monde entier qu'un nouveau pape avait été choisi.

"La demi-heure d'attente était bien dépassée quand il devint certain que les scrutins pour l'élection reprendraient le lendemain à 10 a.m. ("Cardinals fail to elect Pope in 4 ballots» Mixup in Smoke Signais causes 2 false reports", The Houston Post, 27 octobre 1958, section 1, pages 1 & 7)

Au début de la 2e journée de scrutin, les réformateurs, eux, faisaient pression pour élire un pape "de transition". Les cardinaux, voulant mettre fin au conclave le plus tôt possible, commencèrent donc à prendre cette idée en considération. Cela a été décrit ainsi :

"...Ce que cela signifiait fut bien décrit par un abbé, "intime" du cardinal Achille Liénart, archevêque de Lille. Il était contre la candidature du cardinal Siri, qui avait 52 ans et si élu, il pourrait être pape pendant 40 ans. «Ce dont nous avons besoin», dit l'abbé, c'est un pape âgé, un pape de transition; il ne fera pas d’innovations bien importantes, et il nous donnera le temps de nous réorganiser. De cette façon, les choix réels qui ne peuvent être faits maintenant, seront retardés. «Mais il n'y avait pas que Roncalli, il y avait d'autres candidats souhaitables pour une papauté ne faisant rien (Pope John XXIII, Shepherd of the Modem World, par Peter Hebblethwaite, 1984, page 274)

Pour les conservateurs, un pape de transition devenait acceptable, et celui le plus en vue pour eux était Frederico Tedeschini, 85 ans, collaborateur et ami du cardinal Siri. Avec lui, les membres de la Curie pensèrent que l'Église serait entre bonnes mains, même si ce n'était que temporairement.

Quand et par qui le nom de Tedeschini fut-il proposé, cela est inconnu de l'auteur de ces lignes, mais il est clairement déclaré dans les écrits de Scortesco que, au cours d'un scrutin, il fut élu. Ce fut probablement après le quatrième tour, qui avait élu Siri.

Sans les lettres de Scortesco en 1976, on ne pourrait même pas supposer ce qui est arrivé au cardinal Tedeschini. Mais les dirigeants maçonniques du conclave de 1958 n'avaient nullement l'intention de conduire une élection normale donnant Tedeschini comme pape "de transition". Mais sa candidature leur serait utile s'ils pouvaient vendre cette idée aux conservateurs comme un substitut à l'élection de Siri une seconde fois.

A SUIVRE

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