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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 01:19
Première oraison        Pater et Ave

    O Jésus-Christ ! Douceur éternelle  pour tous ceux qui vous aiment, Joie qui surpasse  toute joie et tout  désir,  salut et espoir de tout pécheur.  Vous qui avez témoigné n'avoir pas de plus grand contentement que d'être parmi les hommes jusqu'à prendre la nature humaine en la fin des temps pour l'amour d'eux.

    Souvenez-vous de toutes les souffrances que vous avez endurées dès l'instant de votre conception, et surtout dans le temps de votre Sainte Passion, ainsi qu'il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine.

    Souvenez-vous Seigneur, lorsque faisant la Cène avec vos  disciples,  après leur avoir lavé les pieds, Vous leur avez donné votre corps sacré et votre  précieux sang, et tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion.

    Souvenez-vous de la tristesse et de l'amertume que vous avez éprouvés en votre âme, comme vous le témoignâtes vous-même, en disant : " Mon âme est triste jusqu'à la mort."

    Souvenez-vous de toutes les craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre corps délicat avant le supplice de la croix, quand après avoir prié trois fois en répandant une Sueur de Sang, vous fûtes trahi par Judas votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevé, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges en la fleur de votre jeunesse dans le temps solennel de la Pâques.

    Souvenez-vous, que vous fûtes dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision, qu'on vous voilà les yeux et la face, qu'on vous donna des soufflets, que vous fûtes couronné d'épines, qu'on vous mit un roseau à la main et qu'attaché à une colonne vous fûtes déchiré de coups, accablé d'affronts et d'outrages.

    En mémoire de toutes ces  peines et douleurs que vous avez endurés avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant ma mort, une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne satisfaction et la rémission de tous mes péchés. 

    Ainsi soit-il.

 

Deuxième oraison         Pater et Ave

    O Jésus, Vraie liberté des Anges, Paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur et de la tristesse que vous endurâtes lorsque vos ennemis, ainsi que des lions furieux vous entourèrent, et par mille injures, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs vous tourmentèrent à l'envi.

    En considération de ces tourments, je vous supplie ô mon Sauveur, de me délivrer de tous mes ennemis visibles et invisibles, de me faire arriver sous votre protection à la perfection du salut éternel !            Ainsi soit-il.

 

Troisième oraison         Pater et Ave

     O Jésus, Créateur du Ciel et de la terre, que nulle chose  ne peut borner  ni  limiter,  Vous qui renfermez et tenez tout sous votre puissance, ressouvenez-vous de la douleur très amère que vous souffrîtes lorsque les Juifs, attachant vos mains sacrées et vos pieds  très délicats à la croix, les  percèrent  d’outre en outre avec de  gros clous  émoussés, et, ne vous trouvant pas dans l'état qu'ils voulaient, pour  contenter   leur   rage, ils agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur et par une cruauté inouïe,  vous allongèrent  sur la  croix  et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres.

    Je vous conjure ô Jésus, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la croix, de me donner votre crainte et votre amour !  

    Ainsi soit-il.  

                  

Quatrième oraison        Pater et Ave

    O Jésus, Céleste médecin,  élevé  en croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs  et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres,  dont   aucun  ne  demeura en sa place, en  sorte qu'il n'y eut douleur  semblable  à la vôtre. Depuis la plante des  pieds  jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de votre corps ne fût sans tourment. Cependant, oubliant  toutes vos souffrances,  Vous n'avez  cessé  de  prier votre  Père  pour vos  ennemis,  en  lui disant :  " Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font."

    Par cette grande Miséricorde et en mémoire de ces douleurs, faites que le souvenir de votre très amère passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés.

    Ainsi soit-il.

  

Cinquième oraison         Pater et Ave

    O Jésus, Miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque contemplant dans la lumière de votre Divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre Sainte Passion, vous voyiez en même temps la grande multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. 

    Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par votre grande miséricorde envers Dismas, le bon larron, lorsque vous lui avez dit: "En vérité, je te le dis, aujourd'hui même tu seras avec Moi dans le Paradis."

    Je vous supplie, ô doux Jésus, qu'à l'heure de ma mort, vous me fassiez aussi miséricorde !     

    Ainsi soit-il.

 

Sixième oraison         Pater et Ave

   O Jésus, Roi aimable et  tout  désirable, souvenez-vous de la  douleur que vous avez eue, quand nu  comme un misérable, Vous étiez  élevé  et  attaché à la croix, ou tous  vos parents et amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée, Marie Madeleine, les saintes femmes  et Saint Jean, qui demeurèrent très fidèlement auprès de vous  dans  votre   agonie, c’est à cette occasion que vous recommandâtes votre  fidèle disciple à Marie en disant:

" Femme, voilà votre Fils ! " et à saint Jean : " Voilà votre Mère ! "

   Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l'âme de votre Sainte Mère, d'avoir compassion de moi en toutes   mes afflictions et tribulations tant corporelles que spirituelles et de m'assister dans toutes mes épreuves, surtout à l'heure de la mort.

   Ainsi soit-il.

   

Septième oraison         Pater et Ave  

   O Jésus, Fontaine de pitié inépuisable, qui par une profonde affection d’amour, avez dit sur la Croix :                     " J'ai soif ". 

   Oui, la soif du salut du genre humain.  Je vous prie ô mon Sauveur, d'échauffer le désir de nos cœurs pour tendre à la perfection dans toutes nos œuvres et d'éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle ainsi que l'ardeur des appétits mondains.

   Ainsi soit-il.

 

Huitième oraison       Pater et Ave

   O Jésus, Douceur des cœurs et suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûté sur la Croix pour l'amour de nous, donnez-nous la sagesse de la croix et accordez nous, de désirer  recevoir spirituellement chaque jour, votre corps et votre sang précieux, pour donner à nos âmes soutien et réconfort pendant notre vie et surtout à l'heure de notre mort.     

   Ainsi soit-il.

 

Neuvième oraison      Pater  et  Ave

   O Jésus, Vertu royale et joie de l'esprit, ayez souvenance de la douleur,  que vous avez endurée pour nous, lorsque plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté et outragé par les Juifs, vous criâtes à hautes voix que vous aviez été abandonné  par  votre  Père  en  disant : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?"

   Par cette angoisse, je vous en conjure ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort.                

   Ainsi soit-il.   

   

Dixième oraison        Pater et Ave

   O Jésus, Qui êtes en toutes choses, commencement et fin, vie et vertu. Souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, enseignez-moi à garder vos commandements par une vraie charité, ces commandements dont la voie est large et facile pour ceux qui vous aiment.

   Ainsi soit-il.

 

Onzième oraison       Pater et Ave

   O Jésus, Abîme très  profond de  Miséricorde, je vous en supplie en mémoire de vos plaies qui ont  passé  jusqu'à  la moelle de vos os et de vos entrailles, de  me  tirer moi misérable,  submergé par mes offenses,  hors du péché et de me cacher de votre face  irritée dans  les trous  de  vos  plaies,   jusqu'à ce que votre colère et votre  juste indignation soient passées.

   Ainsi soit-il.  

 

Douzième oraison        Pater et Ave

   O Jésus,  Miroir de vérité, marque d'unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude des plaies dont  vous avez  été  blessé de la  tête  aux  pieds, déchiré  et  tout rougi  par  l'effusion  de votre sang adorable.

   O grande et universelle douleur, que vous avez soufferte pour l'amour de nous  en  votre  chair  virginale !  Très doux Jésus qu'avez-vous pu faire pour nous, que

 vous n'ayez fait !

   Je vous en conjure, O mon  Sauveur, de marquer avec votre précieux Sang toutes vos plaies dans mon  cœur,  afin que j'y lise sans cesse votre douleur  et votre amour.

    Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, que votre amour y augmente chaque jour, jusqu'à ce que je parvienne à Vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, O très doux Jésus, dans la vie éternelle.

    Ainsi soit-il. 

 

Treizième oraison         Pater et Ave

    O Jésus, Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée pour nous de toutes vos forces, tant du cœur que du corps et à la fin, étant entièrement épuisé, vous inclinâtes la tête en disant :           "Tout est consommé".

    Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie Seigneur Jésus, d'avoir pitié de moi  en la  dernière  heure de  ma  vie, lorsque mon âme sera dans l'angoisse et que mon esprit  sera  troublé.       

   Ainsi soit-il.  

   

Quatorzième oraison     Pater et Ave

   O Jésus, Fils unique du Père, Splendeur et  figure de  sa   substance,  souvenez-vous  de l'étroite et humble recommandation  que  vous fîtes  à  votre  Père  en disant :   "Père, je remets mon Esprit entre vos mains".

   Votre corps étant tout déchiré, votre cœur brisé et les entrailles de votre miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré. Par cette précieuse mort, je  vous   supplie  O  Roi  des  saints ! Confortez-moi, donnez-moi le secours pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde je ne vive  qu'en  Vous  seule.

   Recevez, je vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilé   qui retourne vers vous.     

   Ainsi soit-il. 

 

Quinzième oraison       Pater et   Ave

   O Jésus, Vrai et féconde vigne, souvenez-vous de l'abondante effusion de sang que vous avez si généreusement répandu de votre corps sacré ainsi que le raisin sous le pressoir.

   De votre côté, transpercé d'un coup de lance par Longin, vous avez répandu du sang et de l'eau, en telle sorte  qu'il  n'en  est  plus  demeuré une seule  goutte  et  enfin,  comme  un faisceau de myrrhe élevé au haut  de  la Croix, votre chair délicate s'est anéantie, l'humeur de vos entrailles s'est  tarie et la moelle de vos os s'est séchée.

   Par cette amère passion et par l'effusion de votre précieux sang, je vous supplie, O doux Jésus, blessez mon cœur afin que mes larmes de pénitence et d'amour, nuit et jour, me servent de pain. Convertissez-moi entièrement à  vous, que mon cœur vous soit une perpétuelle habitation,  que ma conversation vous soit agréable et que la fin de ma vie soit tellement  louable, que  je  mérite  votre Paradis pour vous louer et vous  bénir à jamais avec tous les saints.

   Ainsi soit-il.

 

Transcrit le 4 janvier 2000, revue 15 mars 09. Par G. G.

 

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 04:19

C’est à Sainte Angèle de Foligno que fut dite cette parole :

 

« Tous ceux qui aimeront et qui partageront Ma pauvreté, Mes douleurs, Mon abaissement, sont Mes fils légitimes et ils seront les tiens, les autres ne le sont pas. Ceux qui auront l’esprit fixé sur Ma Passion et sur Ma Mort, en dehors desquelles il n’y a pas de vrai salut, ceux là sont Mes enfants légitimes ; les autres ne le sont pas ». (Doncoeur, p. 241 ; Ferré p. 343.)

 

Une autre fois Dieu lui dit : « A tes fils présents et absents Je donnerai le feu du Saint-Esprit, Il les enflammera tous, et par l’amour il les transformera totalement en Ma Passion.

 

 Il y aura, cependant, entre eux de grandes différences : ceux qui se souviendront davantage de Ma passion M’aimeront davantage ; ceux qui M’aimeront davantage Me seront plus unis. »        (Doncoeur, p. 223 ; Ferré, p. 231.)

 

Et à Sainte Mechtilde :

 

 « Autant de fois, au souvenir de Ma Passion, l’homme gémit du fond de son cœur, autant de fois il semble appliquer une rose fraîche sur Mes plaies, et il en part pour atteindre son âme un trait d’amour qui lui fait une blessure de salut. » (Ire part., ch. XVI.)

 

 

A la vénérable Agnès de Langeac :

 

« C’est Moi qui suis l’amour même. Je l’ai montré dans l’excès de Ma Passion. Oh ! Bienheureux sont ceux qui s’y entretiennent, quoique le nombre en soit fort petit ! Ceux qui la méditent n’auront pas peur des dernières paroles que Je dirai aux pécheurs lors du dernier jugement. » (Vie, par Lantage, t. II, IIIe part., ch. v, p.129.)

 

Sainte Mechtilde ayant demandé au Seigneur ce qui lui plaisait le plus en l’homme, Il répondit :

 

 « C’est qu’il médite avec un profond sentiment de reconnaissance et garde dans une perpétuelle mémoire tous les actes de vertu que J’ai accomplis sur la terre, toutes les peines et les injures que J’ai supportées pendant trente trois ans, en quelle misère J’ai vécu, quels affronts J’avais à supporter de Mes créatures, et enfin que Je suis mort en croix de la mort la plus amère, pour l’amour de l’âme de l’homme que J’ai acheté de Mon Sang Précieux, afin d’en faire Mon épouse. Que chacun ait pour tous ces bienfaits autant d’affection et de reconnaissance que si J’avais souffert pour son salut à lui seul. » (I part., ch. XVIII.)

 

http://amdg.over-blog.fr/article-ce-n-est-pas-pour-rire-116285599.html

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:20

Sainte Gertrude était doucement pénétrée du souvenir de la Passion du Seigneur, et désirant avec ardeur payer de retour l'amour de son Bien Aimé, Lui dit: « Enseignez-moi, Vous mon unique espérance et vrai salut de mon âme, comment je pourrais au moins Vous remercier un peu, pour toutes ces souffrances qui Vous furent si cruelles et qui me sont à moi si salutaires. »

 

Le Seigneur lui répondit: « Si quelqu'un renonce à sa propre volonté pour suivre la volonté de Dieu, dans celle d’un supérieur légitime, il Me dédommage de la captivité que J'ai subie, des liens et des injures que J'ai supportés au matin de Ma Passion.

 

«Celui qui, avoue humblement ses fautes, Me dédommage de l'accusation portée contre Moi par de faux témoins et de la sentence de mort qui suivit.

 

«Celui qui, s’impose des privations, des sacrifices, compense la flagellation que J'ai endurée à la troisième heure.

 

«Celui qui, se soumet à des supérieurs, même mauvais et exigeants, rend moins acérées les épines de Ma couronne.

              

«Celui qui, après avoir été offensé, fait le premier les démarches pour obtenir la paix, allège le fardeau de Ma Croix.

 

«Celui qui, se livre tout entier aux œuvres de charité, Me dédommage de l'extension violente de Mes membres quand Je fus crucifié à la sixième heure.

 

«Celui qui, ne craint ni le mépris, ni la souffrance lorsqu'il s'agit de retirer le prochain du péché, Me paie la mort que J'ai soufferte à la neuvième heure pour le salut des hommes.

 

   «Celui qui répond avec humilité aux insultes, Me dépose de la Croix.

 

«Enfin, celui qui préfère le prochain a lui même, et le trouve plus digne de recevoir les  avantages et les honneurs, celui-là Me dédommage de Ma sépulture. »

 

   Inspiré de :   http://amdg.over-blog.fr/article-divins-enseignements-suite-112634267.html

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 02:31

 

       

 

Nous proposons aux jeunes filles et aux femmes chrétiennes,   des termes de comparaison qui leur permettront de voir avec bien plus de clarté si elles agissent sagement ou imprudemment dans la gestion de leurs intérêts spirituels. On ne doit jamais oublier la grande parole de Notre-Seigneur: «Les hommes du siècle sont plus sages dans leurs affaires que les fils de la lumière dans celles de Dieu.» Obligeons-nous donc, si nous voyons que nous n'avons pour nous ni le bon sens ni la logique, a changer de vie, a opérer une reforme manifestement indispensable, de façon a pouvoir nous dire, la main sur la conscience : S'il s'agissait de gagner une fortune, je ne ferais pas mieux ! N'est-ce pas le moins qu'on puisse demander a des chrétiennes qui se piquent de gagner le ciel ?

 

Comment se comporte une personne quelconque lorsqu'un petit tison enflamme ou une simple étincelle vient a tomber sur ses vêtements ? S'amuse-t-elle à regarder ce qui va advenir de cette étincelle, et l'effet qu'elle produira ? Attend-elle de sentir l’odeur de roussi, en se disant qu'il est inutile de s'en préoccuper tant qu'il n'y a pas de danger évident de brûlure ou d'incendie ? Assurément non. Une personne qui agirait ainsi passerait pour une folle. Bien loin d'attendre et de se tenir tranquille lorsqu'on voit une étincelle sur ses vêtements, on se seconde en toute hâte et l’on fait disparaître toute trace de noircissure. Eh bien, n'est-ce pas également ce que je dois faire lorsqu'une pensée mauvaise se pressente a mon esprit ? Il ne m'est pas permis de m'amuser a la considérer un peu, sous prétexte que c'est comme rien, que je ne cours ainsi aucun risque ; il faut la rejeter al’instant même, car cette pensée, c'est une étincelle qui tombe sur mon âme et qui peut y allumer un incendie si je ne l'éloigne énergiquement. Quelle leçon, dans ce simple petit fait !

 

 Lorsqu'une chose est prescrite ou défendue par une loi, ne suis-je pas extrêmement attentive a la faire dans le pre­mier cas, a l'éviter dans le second ? Pensez donc ! Si on allait voir arriver chez moi la police ou les gendarmes !... Mais la loi de Dieu, formulée dans le Décalogue, en ai-je le même souci ? Et pourtant, l'enfer avec ses supplices serait-il moins a craindre que les policiers ou les prisons de ce monde ?

 

 Lorsqu'un pauvre ouvrier apprend qu'un de ses parents habitant une ville éloignée vient de mourir et qu'il lui laisse toute sa fortune assez considérable, quelle n'est pas sa joie ! Avec quel empressement il se hâte d'aller cueillir son  héritage! Ne suis-je pas précisément dans le cas de jouir du même bonheur ? Le ciel est cet héritage auquel Jésus-Christ m'a donne des droits, et c'est l'héritage le plus riche, le plus désirable qui se puisse imaginer, puisqu'il doit me procurer une source intarissable de gloire, de plaisirs et de félicite. Et pourtant, combien ma conduite diffère de celle du pauvre ouvrier !  A voir le peu d'empressement et d'ardeur que je manifeste pour re­cueillir cette incomparable succession, on dirait que je n'en fais aucun cas, Ne faut-il pas même m'exhorter à prendre les précautions nécessaires pour ne pas risquer de la perdre ? Ne faut-il pas me menacer ? O raison, ô sagesse humaine, si attentive et si sure quand il s'agit des futiles bagatelles de ce monde, que deviens-tu lorsque tu dois t'exercer sur les affaires capitales et les inserts suprêmes de l'éternité !

 

 Lorsqu'un fleuve menace de déborder dans la campagne, on construit des digues avec une activité fébrile ; on s'impose des travaux inouïs; le temps, les ressources, les matériaux, tout est sacrifie sans hésitation. Lorsqu'il s'agit d'un incendie ou de tout autre flot a conjurer, même empressement, même dévouement. Personne ne se plaint des gènes qu'il éprouve, des privations qu'il endure. On exciterait l'indignation universelle si, au lieu de prêter son concours aux travailleurs, on allait à ses affaires et à ses plaisirs. Et moi, je suis infailliblement menacée du feu de l’enfer, et je reste insouciante, apathique; je ne songe qu'à mes diver­tissements. L'Église a beau me répéter que, si je n'ai pas recours a la pénitence, a la prière ou aux bonnes oeuvres, je serai un jour la proie de ce feu redoutable et inextinguible, je fais la sourde oreille, je me récrie sur tant d'exigences et, lorsque je finis par m'y soumettre, c'est en murmurant et en maugréant. Quelle injustice et quelle aberration ! Les prêtres ou les livres qui m'avertissent n'ont en vue que mon bonheur ; ils veulent m'empêcher de m'endormir dans une funeste sécurité, et je les traite d'importuns ! Encore une fois, ou est le bon sens ? Où est la raison ?

 

Que de rapprochements peut faire naître dans 1'esprit la pensée d'un homme de guerre, si surtout l’on se rappelle les nombreux textes des Livres saints qui comparent notre vie a un combat ! Voila un soldat qui se soumet de bon coeur, ou plutôt avec un empressement remarquable, a toutes les fatigues d'une vie aventureuse et pénible ; il quitte sa famille, il s'expose aux dangers de la guerre, il consent a souffrir de la chaleur et du froid, a faire des marches forcées, a coucher sur la dure ; il court sur les champs de bataille au milieu d'une pluie de balles et d'obus ; il risque a chaque instant de recevoir d'horribles blessures ou même la mort. Et tout cela, pourquoi ? Pour obéir à un chef qui n'est qu'un homme comme lui ; pour obtenir un grade, une médaille, un peu de cette vaine fumée qu'on appelle gloire. Est-ce que je consentirais, moi, a faire et a souffrir la dixième partie, la centième partie de tout ce qu'il fait, non plus pour une autre personne, mais pour moi seule ? Non plus pour une gloire d'un jour, mais pour la gloire éternelle !

 

Et sans aller si loin, combien de pauvres ouvriers, autour de moi, à qui il en coûte plus pour gagner du pain qu'il ne m'en coûterait pour devenir une grande sainte dans l’Église de Dieu ! O inconséquence, de ne pas faire pour mon salut, pour mon âme qui est immortelle, une faible partie, de ce que tant de personnes du monde font journellement pour les plus misérables motifs ! Quand les intérêts de mon âme sont en jeu, je ne suis plus capable de rien souffrir et je me plains que 1'Église en demande trop.

 

 Un employé d'une maison de commerce est charge d'un voyage pour les affaires de son patron, qui lui donne toutes les instructions nécessaires et lui recommande même de ne pas trop se laisser distraire par les choses curieuses et nouvelles qu'il aurait 1'occasion de voir. Le moment venu de rendre compte de sa mission, il cite a son maître maints personnages dont il a fait la connaissance, lui nomme les lieux qu'il a visités, les usages qu'il a observes, les genres de commerce qu'il a étudies sur place, les acquisitions ou transactions dont il estime l'opportunité ; mais de ses affaires pas une seule de terminée ; rien que des renseignements vagues et beaucoup de promesses ! Et que répond-il aux trop justes reproches qu'on lui adresse ? Qu'il n'avait jamais été inoccupé et qu'il lui avait semble que tout ce qu'il faisait ou examinait avait une réelle importance. Allons donc ! Lui réplique le patron : En fait, c’est pour tout cela que je vous avais envoie ? Que m'importe tout ce que vous avez fait, du moment que vous avez néglige l'unique chose dont vous étiez charge, le soin de mes affaires ?

 

Cette réponse est topique pour une chrétienne comme moi! Si Dieu me demandait compte des affaires qu'il m'a confiées, ne serais-je pas vis-à-vis de lui dans la même position que cet employé par rapport a son patron ?

 

J'ai fait de tout sur la terre, excepte de m'occuper sérieusement de mon âme, ce qui était la grande, 1'unique affaire pour laquelle j'ai été placée ici-bas. J'ai acquis des connaissances variées, j'ai un réel talent comme musicienne, je fais bonne figure en société ; mais le salut de mon âme, n’y ai-je jamais sérieusement pensé ?

 

Et Dieu ne pourrait-il pas me dire : « Que m'importent vos entreprises, votre science et vos richesses, si vous avez oublie la seule affaire pour laquelle je vous ai créée et mise au monde ? »

 

O mon Dieu, ne vais-je pas enfin commencer a raisonner de la bonne sorte et, en vraie logicienne, embrasser avec ardeur la pratique des vertus et des oeuvres qui doivent me préparer une place dans votre beau ciel ?  Pour que je le fasse plus sûrement, et aussi plus joyeusement, affermissez ma foi, ô mon Dieu ; pénétrez mon intelligence de ces vives lumières qui dissipent toutes les incertitudes et donnent un nouveau courage pour marcher a la conquête du royaume éternel.

 

Daignez encore, Seigneur, inspirer a ceux qui vivent loin de vous les réflexions auxquelles une sage et droite raison ne peut manquer de souscrire lorsqu'elle médite de sang-­froid sur les mystères de l’autre vie, afin qu'ils aient le bonheur de se convertir !

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES  (1933)

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:36

La manifestation qui vient de se dérouler à Paris  n'a pas donné les résultats escomptés.  On peut en retenir une grande leçon. Il y manquait un chef.

La "collégialité" aboutit au désordre. A toute institution il faut un chef légitime et des membres obéissants. Il faut aussi une seule foi, une seule doctrine qui soutient les buts et les méthodes. Contrairement à ce qu'on rabâche, ce ne sont pas les différences qui nous enrichissent, c'est l'union des intelligences et des volontés, des têtes et des cœurs dans une seule et même direction.

C'est à de véritables manifestations chrétiennes, que nous convoque notre Chef. Voici ce qu'il ordonnait en pleine anarchie post conciliaire. Cet ordre n'est pas périmé.




Entre 1966 et 1975, Il  a  appelé une âme, en France, à faire en sorte qu’un prélat français remette en mains propres à Paul VI, une série de messages divins demandant au Pape de conduire de grands pèlerinages de pénitence à la célèbre basilique de Vézelay (et aussi, à partir de 1972, de rétablir l’usage de la Messe Tridentine). Les messages ont reçu le titre du Chant de Carême, Parce, Domine, Populo Tuo… (Épargnez, Seigneur, Votre Peuple) A l'époque seule l'association TRC en a diffusé la teneur.

16-X-66 : Le monde est au bord de la catastrophe. Cependant, crois bien que la supplication de quelques âmes humbles a un grand pouvoir sur Mon cœur.

3-III-68 : Tu diras au Saint Père qu’il chante le Parce, Domine en imploration, les bras en croix, devant les foules réunies à Vézelay, qu’il entraînera lui-même.

2-III-70 : Si mon appel est méprisé, les eaux de Ma colère submergeront tout. Que de pleurs et de gémissements alors, mais il sera trop tard.

13-II-71 : Dis aux prêtres qu’ils demandent prière et pénitence dans la Chrétienté en déroute, et donnent eux-mêmes l’exemple. Sinon il y aura des massacres sur la terre de France. Si vous refusez de faire monter vers Mon Père les voix de l’humble prière pénitente, vous ferez monter, de force, celles de votre terreur. Choisissez!

25-III-71 : Mes petits enfants, si vous ne voulez pas de processions d’amour, vous aurez des processions de haine. Déjà celles-ci s’ébranlent. Que vous faut-il de plus pour croire à Mon appel?

28-IV-72 : S’ils ne veulent pas faire de génuflexion devant le Saint Sacrement, ils en feront d’autres dans les mines de sel !

10-VII-72 : Si le Pape ne fait pas ce que j’ai demandé, la Justice divine s’abattra lourdement sur le monde et vous aurez tellement à souffrir que si les détails vous en étaient connus maintenant, vous en sécheriez de frayeur.

15-VII-72 : Je fais appel à mes fidèles enfants. Ne trouverai-Je que des déserteurs? Si vous saviez, Mes enfants, ce qui vous attend, comme vous vous hâteriez de répondre à Mes désirs. Mais bientôt la justice se fera. Vous crierez vers Moi dans votre terreur, mais il sera trop tard.

6-XI-72 : Si je vous montrais ce qui vous attend, ce sont des nuits entières de prière que vous passeriez à mes pieds, pour éloigner le terrible châtiment.

13-VII-73 : Les laïcs sont actuellement l’espoir de l’Église. Priez pour vos pasteurs défaillants.

2-V-75 : Dans les temps mauvais qui viennent, il faudra que les familles Chrétiennes se groupent et s’entendent pour recueillir Mes pasteurs fidèles et subvenir à leurs besoins, tandis que ceux-ci seront contraints à un ministère clandestin. Il faut revenir aux catacombes. Il n’y a pas d’autre voie."

Parce Domine, parce populo Tuo..

http://amdg.over-blog.fr/article-les-manifestations-que-le-seigneur-exige-116563417.html

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 02:52

 

 

Encore quelques comparaisons, pour éprouver notre bon sens…                            

 

Faisons  encore  diverses  comparaisons,  pour  nous  for­mer une idée bien nette de tous les torts spirituels que   nous   nous   causons   a   nous-mêmes,   et   surtout pour reformer de graves abus que condamnent tout a la fois le bon sens et la réflexion chez quiconque a conserve la foi. Le malheur de beaucoup de personnes pieuses, lorsqu'elles méditent, c'est de se perdre dans la sphère des nuages, de rester dans le vague, de se borner à des considérations spéculatives. Il faut descendre au beau milieu du domaine des choses pratiques, et la, voir, examiner, approfondir, comparer, puis se questionner soi-même et s'obliger a répondre.

 

Il m’arrive de critiquer ceux qui mendient continuellement. Mais moi, est-ce que je n'exerce pas chaque jour le vil métier de mendiante en demandant aux créatures des plaisirs, des jouissances qu'elles font difficulté de me donner et qui sont incapables de me rassasier, tandis que si je m'adressais a Dieu, il me donnerait le vrai bonheur en ce monde et me préparerait un riche palais et un océan de délices pour 1'eternite ?

 

 Si, dans un festin, l’un des convives se bornait a exa­miner 1'ordonnance de la table, le choix des mets, et a porter des appréciations, a formuler des critiques sur tout ce qui serait servi, sans cependant rien manger ni boire, je dirais qu'il a perdu 1'esprit. En quoi cependant ma conduite diffère-t-elle de la sienne lorsque je vais écouter la parole de Dieu? La aussi un repas est prépare, c'est mon âme qui doit s'en nourrir. Mais, au lieu de profiter des choses que dit le prédicateur et de les faire servir a mon alimentation spirituelle, je m'arrête a la forme du discours, je remarque s'il est soigne ou négligé, je critique intérieurement les passages faibles ou de mauvais goût, les défauts du style et jusqu'aux imperfections du geste et du débit. Parfois encore j'applique à d'autres tel conseil ou tel reproche, mais je ne prends rien pour moi, je ne tire aucune conclusion pour la réforme de ma vie. Aussi, je sors de ce festin spirituel a jeun comme j'y étais arrivée. Ma conduite est-elle plus sensée que celle de cet idiot qui se met a table et se contente d'examiner, sans toucher à aucun mets ?

 

 Que dirais-je d'un voyageur qui se ferait traiter en prin­ce dans toutes les villes ou il passerait, sans jamais regarder a la dépense, et qui, parvenu au but de son voyage, n'aurait même pas un abri pour la nuit, n'ayant songe ni a se faire préparer un logement, ni a conserver des ressources pour obtenir du moins une chambre dans un hôtel ? Assurément je trouverais que c'est la le comble de 1'extravagance. Mais n'est-ce pas ce que je fais moi-même tous les jours ? Je ne suis qu'une voyageuse sur la terre, en route pour l'éternité.

 

Or, toute mon occupation consiste à rendre plus agréables les diverses étapes par lesquelles je dois passer ; dans cette vie je poursuis avidement les honneurs, les richesses et les plaisirs. Il semble que mon raisonnement soit celui-ci: Pourvu que je sois bien pendant le voyage, qu'importe si je manque de tout en arrivant au terme ? Raisonnement aussi absurde que celui de l'imprudent dont je viens de parler.

 

Ah ! Que les saints étaient plus sensés et plus avises ! Ils ne se souciaient en aucune sorte des gîtes ni des accidents du voyage, comprenant que le tout était de s'assurer un heureux asile lorsqu'ils parviendraient au but de leur pérégrination. Est-ce que je veux désormais, raisonner comme les saints, ou comme les mondains ?

 

 Que dirais-je encore d'un locataire, qui, n'ayant qu'un bail de neuf années, se mettrait a faire dans toutes les chambres de la maison qu'il occupe des embellissements coûteux, et qui couvrirait toutes les murailles de peintures d'une grande valeur et multiplierait les plantations dans son jardin ? Le bail expire, toutes ces dépenses seraient perdues, le propriétaire seul en profiterait. De telles suppositions semblent si extravagantes qu'a peine on ose les exprimer ; et cependant n'est-ce pas la ce que je fais moi-même ?

 

Ne suis-je pas la locataire du bon Dieu pour la vie dont il me permet de jouir ? Cependant la possession de cette vie ne m'est même point garanti pour neuf années ; elle ne m'est pas seulement assurée pour un jour. Et malgré cela, je me préoccupe uniquement de la rendre agréable, commode, délicieuse ; je me fais construire des demeures de pierre et de fer, comme si je devais y vivre des siècles ; je forme des projets immenses quant à leur étendue et à leur durée. Et tout a l'heure, au moment ou j'y penserai le moins, Dieu dira: « Cette vie que je vous ai prêtée, je vous la redemande ; votre temps est fini, il faut quitter le monde».

 

A quoi me serviront alors toutes les belles choses que j'aurai faites …? Les plus solides constructions m'apparaîtront comme des châteaux de cartes que les enfants bâtissent pour s'amuser. Les affaires auxquelles je me serai consacrée avec une sorte de frénésie, au point d'en perdre le sommeil et la santé, me sembleront des bagatelles ridicules.

 

O folie ! Me dirai-je, folie inconcevable ! Est-ce bien moi qui ai été assez stupide pour refuser un quart d'heure de réflexion a la grande, a 1'unique question de savoir quelle sera ma demeure après ces jours fugitifs, passés dans une maison étrangère, tandis que je m'épuisais de soins et d'attention pour des niaiseries et des enfantillages ?

 

 Je puis me comparer très justement aussi au jardinier. Le jardinier est toujours attentif à arracher les mauvaises herbes, à détruire les insectes et à arroser les jeunes plantes. Il surveille avec un soin jaloux les branches des arbres qui doivent donner des fruits, mais il élague sans miséricorde celles qui épuiseraient la sève. Et moi, qui ai aussi un jardin à cultiver, le jardin de mon âme, ne l'ai-je pas presque constamment laisse en friche ?

 

N'ai-je pas néglige d'en extirper les défauts, les mauvaises habitudes, d'en éloigner les tentations, les occasions de péché, les mauvais exemples ; de lui procurer la rosée de la grâce par le moyen de la prière! N'ai-je pas oublié de favoriser en moi le progrès des vertus chrétiennes et tremblé de retrancher par la mortification tout ce qui pouvait nuire a leur épanouissement ?

 

Le jardinier se donne donc beaucoup plus de peine pour la culture d'une terre inerte, destinée à produire des légumes ou des fruits, que je n'en prends pour mon âme appelée a des destinées immortelles !

 

Je veux décidément songer à tout cela et agir, non plus comme une étourdie ou une incroyante, mais comme une personne sensée et une vraie chrétienne.

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

elogofioupiou.com

 

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 17:42

     

 

Personne  au monde ne veut avoir l'honneur de manquer de bon sens et de logique dans ses entreprises ou dans sa conduite. Et cependant, c'est ce qui arrive chaque jour et a chaque instant dans l'ordre spirituel. Lorsqu'on réfléchit un peu sérieusement aux affaires de son âme et qu'on établit un parallèle entre la manière dont on les gère et celle dont on use dans le maniement des affaires humaines, on constate que l’on commet dans les premières des imprudences si énormes, des méprises si lourdes, des bévues si nombreuses que c'est véritablement quelque chose d'inexplicable. D'ou vient cela ? Pourquoi le bon sens semble-t-il nous avoir abandonnée lorsqu'il s'agit de nos intérêts spirituels ? Sont-ils moins importants que ceux de cette misérable vie ? Ne suffit-il pas au contraire d'un instant de réflexion pour nous convaincre qu'ils sont infiniment plus sérieux, plus graves, plus décisifs, qu'ils sont même les seuls sérieux, et que les affaires les plus colossales de ce monde ne sont que des jeux d'enfant en comparaison ?

 

 Ces rapprochements sont d'une grande utilité et disent plus efficacement que les livres la nécessite de se reformer, de faire au moins pour Dieu et pour le ciel ce qu'on fait pour éviter un rhume, pour gagner quelques pièces d'argent ou pour se procurer une jouissance grossière, incertaine et fugitive. Dans cette lecture on trouvera de ces contrastes qui offrent ample matière aux plus salutaires réflexions.

 

Trois fois par jour je prends de la nourriture; je me gar­de bien de laisser jamais mon corps souffrir de la faim ni de la soif. Y a-t-il une ombre de rapport entre ce soin si fréquent et si minutieux de ma réfection corporelle et celui que je prends de ma nourriture spirituelle ? Quand donne ai-je recours à cette dernière, qui consiste principalement dans le pain de la prière, le pain de la parole de Dieu et le pain eucharistique ? Oh ! Que ce mot de David s'appliquerait bien a mon âme : « Je me suis dessèche, j'ai perdu toute ma force, parce que j'ai oublie de manger mon pain ! » Et dire qu'il s'agit par ce pain de nourrir mon âme pour qu'elle vive éternellement, qu'elle soit éternellement bienheureuse, tandis que la nourriture matérielle ne doit servir que pour prolonger de quelques années une vie de travail et de misères! Où est le bon sens dans un tel renversement des choses ? Le moins que je puisse faire n'est-il pas de pourvoir aussi soigneusement à la nourri­ture de mon âme qu'a celle de mon corps ? C'est évident, et c'est ce que je veux faire désormais, aussi bien par raison que par foi.

 

 Lorsqu'il est question de vêtir mon corps, de le parer, je suis encore bien plus attentive qu'en ce qui regarde sa nourriture. Un habit grossier ne me convient pas, quoique rationnellement ce soit toujours trop bon pour un corps de boue destine a rentrer un jour dans la boue. II me faut des étoffes fines, des vêtements à la mode, et je n'y souffre pas la moindre malpropreté. Le soin de ma toilette me prend un temps appréciable et je ne voudrais pas paraître publiquement en néglige. Maintenant, suis-je fidèle à prendre les mêmes soins pour vêtir et orner mon âme ? Suis-je atten­tive a la conserver dans 1'innocence, a la préserver des moindres souillures ? Suis-je exacte a consacrer a cette occupa­tion un moment chaque jour ? Me fais-je scrupule de paraître à 1'eglisc devant Notre-Seigneur Jésus-Christ sans ce vêtement intérieur de I'humilité, de la modestie, de toutes les vertus ? Quelle différence, encore une fois entre ce que je tais pour mon corps et ce que je fais pour mon âme ! Et pourtant!

 

 Lorsque mon corps est atteint d'une maladie, ou qu'il éprouve une simple indisposition, mon attention se porte aussitôt de ce c6te. Je suspends mon travail, j'appelle le médecin, je prends des remèdes, je m'assujettis à un régime, je me prive des choses qui me plaisent le plus. Et quand mon âme est atteinte de la dangereuse maladie du péché, je reste quasi insouciante, je néglige mon mal. Est-ce la raisonner ? Le pis qui puisse arriver a mon corps, c'est de mourir ; et qu'est-ce que cela ? II faut tout de même mourir un jour. Mais mon Sine, des qu'elles est en état de péché mortel, court le péril des plus effroyables malheurs, de malheurs irréparables, inoui's, éternels. N'est-ce pas pour mon corps que devrait être 1'indifference en cas de maladie, et pour mon âme toute la sollicitude, toute 1'inquietude, en cas de péché ?

 

 Si, pour goûter un plaisir coupable, il fallait consentir a 1'amputation d'un de mes membres ou a la mort, jamais je ne voudrais d'un tel plaisir ; je trouverais absurde qu'on me le proposât ; je regarderais même cette offre comme un affront a mon bon sens. Et que devient donc ce bon sens lorsque, pour le même plaisir, je ne crains pas de sacrifier la vie de mon âme en commettant une faute grave ? La sagesse la plus élémentaire ne demande-t-elle pas que je repousse avec horreur,  avec indignation I'offre qui m'est faite de ce plaisir défendu !  La perte d'un de mes bras ou d'une de mes jambes peut-elle jamais entrer en comparaison avec la perte de mon âme ? Tous ces raisonnements peuvent paraître naïfs ; je vois pourtant avec la dernière évidence qu'ils sont d'une parfaite exactitude,  ou plutôt qu'ils restent bien au-dessous de la vérité, puisque mon âme mériterait une estime incomparablement plus grande que mon corps. Les naïfs, ce sont ceux qui se jettent volontairement dans les plus pernicieuses illusions et qui refusent, par orgueil, d'arrêter leur esprit à ces considérations dont la justesse les crispe et les impatiente. Hélas ! Ils auront l'éternité tout entière pour se détromper.

 

 Si je me voyais atteinte de la petite vérole et que je parusse le risque de conserver d'affreuses cicatrices sur ma figure en portant la main aux boutons qui la couvrent, ne serais-je pas des efforts héroïques pour résister aux plus cuisantes démangeaisons ? Mais lorsque 1'esprit mauvais me tourmente par ses tentations importunes, ne m'arrive-t-il pas au contraire de céder au premier assaut et de justifier ma faiblesse par cette banale excuse : « C'est trop difficile de résister ; la passion est plus forte que moi ? » J'ai donc moins de courage pour préserver mon corps et mon âme des feux éternels que pour protéger une beauté fragile qui sans doute n'échappera cependant pas aux ravages de la fatale maladie !

 

Il n'est pas douteux qu'en poursuivant mes comparaisons je ne trouvasse partout et toujours de nouveaux sujets de m'humilier, de me condamner, de me reconnaître illogique et inconséquente avec moi-même. D'ou vient cela ? D'ou vient que, raisonnant d'une manière très satisfaisante dans les choses du temps, je sois si peu intelligente ou plutôt si déraisonnable dans celles de l'éternité ?

 

D'ou vient que j’aie la vue très claire et très perçante pour les premières, et qu'un énorme bandeau offusque mes yeux lorsque j'examine les secondes ? Hélas ! Hélas ! N'est-ce pas que je cherche à me tromper moi-même quand j'agis en dépit de toute sagesse et de toute prudence ? C'est bien la pire des tromperies !

 

Mais, ô mon Dieu, je ne veux plus tomber a 1'avenir en de telles aberrations : daigne votre miséricorde m'aider de la lumière et de la grâce céleste afin que j'aie du moins le bon sens de tenir cette capitale résolution et de n'être plus dupe de moi-même et de mes passions !

 

FETE: Saint Irénée de Sirmium, martyr.   (24 mars)

 

ce Saint fut élevé très jeune sur le siège épiscopal de Sir­mium; néanmoins ses vertus prouvèrent qu'il était digne de cette charge sublime, et sa mort montra que, détache de tout, sauf de ce qui concernait le service de Dieu, il était bien ce serviteur de l’Évangile qui n’a rien a redouter de son maître.

 

Traîné devant le tribunal du lieutenant de l’Empereur en Pannonie, pendant la persécution de Dioclétien, il refusa, de sacrifier aux dieux, et répondit aux menaces de mort proférées contre lui : «Je supporterai avec joie toutes vos tortures, afin de participer a la Passion de mon Dieu. » Ses parents et ses amis s'apitoyaient sur sa jeunesse, et le pressaient de sauver sa vie. Mais Irénée était sourd a leurs instances, il avait hâte d'arriver au ciel, et ni les larmes de l'amitié, ni les tourments ne purent ralentir sa course ou refroidir son désir de mourir pour Jésus-Christ. Le noble martyr excitait les bourreaux.

 

En arrivant sur le pont de Diane d'on il devait être précipite dans le fleuve, Irénée se dépouilla lui-même de ses vêtements, leva les mains vers le Ciel, et adressa a Jésus une fervente prière qui sembla augmenter encore son héroïque courage. Brutalement saisi, il fut décapite et son corps jeté dans les flots. Son martyre eut lieu le 25 mars de Van 304.

 

Extrait de: LECTURES MÉDITÉES  (1933)

 

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