Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 01:39

Le 21 janvier 1793, Louis XVI fut exécuté place de la révolution (devenue place de la Concorde), à Paris.

Cette année comme toujours depuis lors, de nombreuses messes de requiem sont dites en France (et en Belgique, Italie, etc.).

Ce lundi, Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, célébrera la messe pontificale chantée en Grégorien.

La tradition est d’y lire le testament du roi, texte magnifique empreint d’une profonde piété et d’un amour jamais mis en défaut pour la France et les Français.

Ce texte fut distribué par les révolutionnaires pour montrer « la superstition du citoyen Capet ». Quelques jours plus tard, ils devaient arrêter chaque Français en sa possession, car le texte eut l’effet inverse de celui escompté… il devenait une relique !

En ce 21 janvier 2013, Boulevard Voltaire donne la parole au roi.

 

Au nom de la très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit.

 

Aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze.

 

Moi Louis XVIe du nom Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille, de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser.

 

Je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

 

« Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

 

« Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

 

« Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique.

 

Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur.

 

Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

 

« Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

 

« Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

 

« Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal…

 

 « Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser…

 

 « Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi…

 

Inspiré d’un texte paru sur :

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/08/17/la-contre-revolution-sera-le-contraire-de-la-revolution/

 

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:25

1-B....renouvellerait la consécration du monde au Cœur immaculé de Marie le 13 Octobre. Il ne s'agit pas hélas ... de la consécration spéciale et très solennelle (Par le pape et les évêques du monde entier) demandée par Notre Dame qui seule peut apporter le temps de paix promis.

2-En ce qui concerne l'avenir de la paix, B...insiste beaucoup pour que les jeunes catholiques et musulmans soient éduqués dans le "respect mutuel." (Sic)

Donc surtout pas de démarches d'évangélisation qui ne respecteraient pas les erreurs des fausses religions. Tout homme a pourtant droit à la Voie, la Vérité et la Vie.

3-B...a perdu les "clés de Saint Pierre". Il a déclaré" Qui suis-je pour juger un homosexuel ?"

Et pourtant l'Église a mission de " lier ou de délier", de dire où est le bien qui sauve et le mal qui tue...

Tout cela est grave, très grave...  On ne peut se taire. Parce Domine

http://amdg.over-blog.fr/nouvelles-br%C3%A8ves

 

elogofioupiou.over-blog.com 

Partager cet article
Repost0
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:09

La plus grande douleur des Cœurs de Jésus et de Marie

 

La douleur la plus atroce de la Sainte Âme de Jésus fut de penser que Sa Passion serait inutile pour un grand nombre d’âmes, qui, en refusant la Vérité salvatrice, se condamneraient à l’Enfer éternel. Ce fut également la douleur la plus atroce pour la Sainte âme de Marie compatissante en parfaite union avec Son Fils. Les deux Cœurs ne font qu’Un.

 

 Voici un extrait de l’exorcisme du 14 Septembre 1988. (Documents DFT. Ces documents sont la suite du livre absolument « incontournable » des « Avertissements  à l’Église contemporaine » Editions TRC  éditeurs diffuseurs exclusifs)

 

Ces documents complémentaires sont à commander : DFT BP 28-35370 Argentré du Plessis France. Pour l’essentiel du « Dossier survivantiste »,  « le site Paul VI, le pape martyr » est la référence la plus compétente. Attention, plus la Vérité se fera jour, plus il y aura de « piratages »et de risques de dérives….

 

Judas = Tant de mères sont maintenant mères des douleurs et portent dans leur cœur une grande peine. Mais elles doivent lever les yeux et élever leur regard vers la Très Sainte Mère des Sept Douleurs qui dut supporter dans son cœur beaucoup de tourments bien plus grands, d'immenses tourments car Elle était et est toujours la Mère de tous les croyants et la Mère de l'Église. Elle vit, Elle aussi d'avance, combien d'âmes n'écouteraient pas le Très-Haut, ne le voudraient pas, et que tant d'âmes iraient à leur perte.*** Pour Elle, ce fut le plus grand tourment, la plus grande douleur, le plus grand effroi de penser que le Sang de son très grand et très Saint Fils coulerait en vain pour de telles âmes et que le Sang, le dernier Sang de Son Cœur, même ce Sang mêlé d'eau, la dernière goutte, s'écoulerait pour les hommes, mais que tant d'âmes ne l'accueilleraient pas, ne voudraient pas l'accueillir et se perdraient. Je ne veux pas parler … - (Adjurations)

***Une preuve supplémentaire s’il en était besoin de croire que l’Enfer existe.

 

http://amdg.over-blog.fr/la-plus-grande-douleur

 

elogofioupiou.over-blog.com

 

Partager cet article
Repost0
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 02:59

                 Prière très agréable à la Très Sainte Vierge Marie (inspirée à Sainte Gertrude) en tous Ses mystères joyeux, douloureux, glorieux.

Ce 15 Août en l’honneur de sa glorieuse Assomption

 « L’humilité précède la gloire »

 

Bénie soit d'une manière ineffable la  Toute-Puissance à jamais digne de gloire de Dieu le Père;

   Bénie soit l'admirable Sagesse du Fils de Dieu;

Bénie soit l'étonnante Bonté du Saint-Esprit Consolateur;

Bénie soit l'Auguste Trinité d'avoir pu, d'avoir su, d'avoir daigné, pour notre salut, créer et former une Vierge si pleine de grâces, pour lui communiquer avec tant        de profusion la surabondance de Sa Divine   Béatitude. Ainsi soit-il.

 

En effet, les prières à la Sainte Vierge qui sont les mieux accueillies et donc les mieux exaucées sont celles qui se joignent à son Magnificat de reconnaissance, à Son action de grâce. Elle veut qu’avant tout, on reconnaisse que toute grâce dont elle est médiatrice vient de la Sainte Trinité. « Je suis la Servante du Seigneur »

Très humble et très intelligente, elle se reconnaît comme l’Instrument des desseins divins. Elle  sert le Saint Nom de Dieu. Elle fait tout «  in Nomine Domini », à Sa plus grande Gloire. C’est pourquoi « tous les âges la diront Bienheureuse » car Dieu fait pour elle, avec elle, en elle, par elle de « grandes choses. » 

                                                                                                           L’Assomption est une de ces merveilles.

 Le  « Magnificat » a subi des traductions imparfaites. Le latin garde toutes les nuances de cette sublime prière. Apprenons-le et méditons-le.  

C’est une excellente action de grâces en toutes circonstances particulièrement après la Messe et la  Sainte COMMUNION.

http://amdg.over-blog.fr/magnificat-4

 

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 02:40

Il y a trente-deux ans, deux banquiers dont un grand patron du CAC250, furent bien malgré eux impliqués dans L'AFFAIRE PAUL VI. Leur témoignage est une « bombe ». D'aucuns ont conseillé à notre rédaction de ne pas le publier, mais comme l'exprime Mgr Delassus :

 

 « Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. Il faut donc dire la vérité sans finesse, ni stratégie habile. (...) Il n'y a d'autre règle de réforme que de chercher le vrai et de le confesser sans réserve quoiqu'il arrive. Je conçois qu'un homme prudent se taise momentanément sur le vrai, bien que je condamne cette prudence, mais je repousse tout homme qui se rallie par politique à l'erreur ». Il ne faut donc pas s'étonner de ce qui se passe aujourd'hui à Rome.
Aujourd'hui et dans tous les domaines, les signes de fracture se multiplient, annonciateurs de grandes convulsions.


Pourquoi notre humanité s'approche-t-elle de l'abîme et du chaos ? Tout simplement parce qu'elle a renié son Dieu. Et le Vatican actuel est au coeur de la Révolution luciférienne !

 

Pour toutes ces raisons, après mûre réflexion, nous avons décidé de publier cette une analyse serrée, objective, du pontificat de Paul VI.

 

 Pontificat qui, manifestement, ne s'est pas achevé en 1978 ! Pour comprendre ce qui est survenu, nous avons puisé dans La sape de l'Eglise catholique, jugé « trop explosif pour être diffusé en France ».

 

Son auteur, Mary Ball Martinez, a rédigé cet ouvrage après quinze années d'investigation journalistique au Vatican où elle fut correspondante pour The Wanderer, National Review et The American Spectator.


Elle montre clairement que le projet de « transformation » de l'Eglise venait de loin dans le temps, des sociétés secrètes, et que les conjurés de cette révolution dans l'Eglise étaient avant tout des idéalistes. Mary Ball Martinez montre le rôle opéré par Giovanni Baptista Montini, formé dès son enfance à la fonction de futur Pape.


Alors, Paul VI est-il mort aujourd'hui ? Les esprits forts diront qu'une survie est impossible, mais l'Histoire enseigne que Dieu s'est toujours joué de ces esprits superbes qui oublient que rien n'est impossible à Dieu.

 

Plus, l'Affaire Paul VI est liée à un autre sujet brûlant : le secret de Fatima. A la lecture de ces informations, il ne fait aucun doute que nous sommes incontestablement proches d'événements majeurs !

 

Sommaire :
Que penser de l'hypothèse d'une survie de Paul VI ? - Les aveux d'un témoin-clé de la Rome conciliaire - Des satanistes au Vatican - Le plan du diable - De l'application du plan des initiés à Paul VI - L'Affaire Paul VI - L'Affaire Paul VI à la lumière des prophéties. ­
 

Conclusion.
A la poursuite du secret des secrets du Vatican - Epilogue ­ 20 ans après - Les deux colonnes sur la mer  -­ Vision authentique ­ - Epilogue.

 
(Partie I) 77 pages ­ (Partie II) 54 pages ­ Prix : 15 euros.

 

A commander auprès des Editions DELACROIX - BP 18 - 35430 CHATEAUNEUF.

http://paulvipapemartyr.over-blog.com/article-vient-de-paraitre-l-affaire-paul-vi-65341015.html

 

elogofioupiou.over-blog.com 

 

Partager cet article
Repost0
15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 02:21

 

L’Assomption désigne l’élévation aux Cieux de la Sainte Vierge, corps et âme.
Celle-ci – qui selon la doctrine catholique tient dans l’humanité une place si particulière – quitta ce monde d’une façon extra-ordinaire : son corps étant préservé de la corruption que connaissent les cadavres, tout comme son âme avait été préservée de toute corruption du péché.
C’est la principale fête mariale.
En France, s’ajoute au 15 août le caractère de fête nationale, depuis Louis XIII.
Voyez ci-dessous, en comparant les 2 origines, comme on est loin du 14 juillet, commémorant la naissance mythologique de la République dans la haine et dans un bain de sang bien réels.
En 1637, après 22 ans de mariage, le roi n’a toujours pas d’héritier et la France est dans une guerre difficile.
Le souverain prépare un vœu qui consacrerait la France à Notre-Dame de l’Assomption, plaçant la nation sous la protection de la Sainte Vierge ; on dit qu’il y pense depuis longtemps.
En novembre 1637, un texte est enfin soumit au Parlement. Puis soudain, la bonne nouvelle tombe : la Reine est enceinte !
Le vœu sera finalement signé par le Roi le 10 février 1638, comme un remerciement, et instaurera les processions du 15 août en hommage à Notre-Dame de l’Assomption.
Le 5 septembre 1638, naît le dauphin de France, futur Louis XIV. De par sa naissance vue comme quasi-miraculeuse, il reçoit le nom significatif de Louis-Dieudonné (« donné par Dieu »). (Source)
Voeu de Sa Majeste le Roy Louis XIII
Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre.
À tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.
Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté, que d’accidents qui nous pouvaient perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.
La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’État, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet État, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
À ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de la ville y soient présents ; et d’autant qu’il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse largement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/08/15/consecration-du-royaume-de-france-a-la-tres-sainte-vierge/

Merci pour ce beau texte. Que la Très Sainte Vierge Marie et son Divin Fils bénissent tous ceux qui le liront et tous ceux qui le transmettront. Ainsi soit-il !

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 01:14

 

Marie passa de cette vie à la mort, comme nous passons de l'état de veille au sommeil, sans violence  ni dou­leur. Aussi bien, elle quittait ce monde sans aucun re­gret et se voyait au contraire au comble de ses vœux.

 

Oh ! Qu'on est bien récompensée au moment de la mort quand on a passé une vie sainte ! Qu'on se réjouit d'avoir gardé la foi, la pureté, la charité, d'avoir combattu le bon combat ! De­mandons à la sainte Vierge de nous obtenir le zèle pour notre perfection, afin d'avoir une mort douce et paisible.

 

Considérons la joie des anges et des saints lorsque la sainte Vierge paraît dans le ciel au milieu d'eux, la joie qu'elle éprou­ve elle-même de retrouver son divin Fils. Unissons-nous à ses sentiments de bonheur et de reconnaissance, et voyons dans cette joie un présage de celle que nous ressentirons nous-mêmes si nous parvenons un jour au ciel, comme nous en avons la ferme espérance.

 

Marie est élevée au-dessus des chœurs angéliques, mais c'est moins, disent les auteurs, à cause de ses privilèges qu'en récompense de ses vertus. C'est par son incomparable hu­milité, sa pureté sans égale, sa charité suréminente, qu'elle a mérité de devenir la Reine du ciel et de la terre.

 

A chacune de nous également Dieu rendra selon ses œuvres. Les nou­veaux accroissements de gloire et de bonheur que nous pou­vons acquérir par nos bonnes actions sont incalculables. Comment se peut-il que nous soyons néanmoins si négligentes et si imparfaites ? Que ce jour de la fête de notre Mère soit le signal d'une réforme de notre intérieur !

 

O puissante Reine du Ciel et de la terre, en ce jour glorieux, où les Cieux se sont ouverts pour vous recevoir, où « le Roi des rois a mis sur votre tête un diadème si inappréciable, si admirable qu'aucune langue ne peut le dépeindre, aucun es­prit le concevoir ; » en ce jour béni où vous montâtes, revê­tue de splendeur, sur le trône de l'Éternel, et où vous avez été établie la dépositaire et la dispensatrice de tous les biens du Seigneur, écoutez-nous et exaucez-nous !

 

O Marie, chef-d'œuvre des mains du Très-Haut, source inépuisable de grâces, souvenez-vous de vos pauvres en­fants de la terre, jetez sur eux un regard de compassion et de miséricorde, et puisez dans vos trésors de quoi enrichir leur pauvreté.

 

Dans cette vallée de larmes, où nous gémissons, nous voulons oublier un instant nos douleurs, pour nous unir aux anges et aux bienheureux, chanter avec eux les merveilles que le Tout-Puissant a opérées en vous, acclamer les dons inestimables dont il s'est plu à vous parer, et bénir son amour qui vous a faite notre Mère.

 

Ne dédaignez pas, ô souveraine Maîtresse de nos cœurs, nos timides accents, et, s'ils sont im­puissants à redire vos beautés, vos grandeurs et votre gloire, qu'ils ne le soient pas, du moins, à proclamer notre amour et votre miséricorde !

 

C'est aujourd'hui « le jour que le Sei­gneur a fait» pour exalter votre nom et publier vos grandeurs ; c'est aussi celui où vous répandez avec une plus généreuse com­plaisance vos bienfaits sur tous ceux qui attendent ici-bas l'heure de la délivrance.

 

Montrez-vous donc notre Mère, et versez sur nous avec abondance les richesses contenues dans votre cœur. Ouvrez, ô Mère de grâces, ouvrez l'oreille à nos soupirs et à nos gémissements ; voyez nos larmes, notre in­firmité et notre indigence ; prenez compassion de nos souf­frances, et parlez à Jésus de nos besoins.

 

Donnez à tous ceux qui vous implorent, qui mettent en vous leur confiance, qui vous regardent comme leur protectrice et leur bonne Mère, donnez-leur beaucoup, afin que la reconnaissance les oblige à vous rendre beaucoup ; donnez-leur, afin que par eux votre nom soit béni et exalté ; donnez-leur, afin que, par leurs œu­vres et leurs vertus, Jésus soit glorifié.

 

Que moi aussi je ressente, ô Marie, la douce influence de vos bienfaits et de votre amour. Faites tomber la rosée du ciel sur la terre aride et désolée de mon âme ; donnez-lui une part de choix dans vos biens, ornez-la de vos aimables ver­tus et transformez mon cœur en un jardin de délices où Jésus aime à se reposer.

 

Qu'il luise enfin pour nous, pour notre patrie et pour l'Église, le jour du salut et de la miséricorde ! Vierge clémente et cause de notre joie, « par qui la sentence de notre condam­nation a été révoquée et changée en un jugement de béné­diction, » souvenez-vous des liens qui nous attachent à vous.

 

Source de notre future allégresse, vous par qui le Dieu de paix a été donné au monde, soyez dès aujourd'hui notre salut. Vierge sainte, oui, je vous en conjure, donnez à notre société malade une vie nouvelle, et à l'Église catholique une écla­tante victoire.

 

Je vous demande cette grâce, ô puissante Avo­cate ! Ô Impératrice du monde ! Au nom de vos douleurs et de vos joies, au nom de vos grandeurs et de votre gloire ; je vous la demande au nom des mérites infinis de Jésus, qui vous a faite si bonne et si admirable, si grande et si puissante !  Ainsi soit-il !

 

L’auteur de « Allons au Ciel»

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

elogofioupiou.over-blog.com

Partager cet article
Repost0