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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 02:05

  

Si l'on mettait entre vos mains une arme à feu et qu'on vous dise : « Vous tirerez sur cette cible : Si vous l'at­teignez, vous deviendrez roi ; si vous le manquez, vous serez brûlé vif : Vous avez un mois pour vous exercer, et une fois le coup parti, vous n'aurez pas la faculté de recom­mencer ! »

 

Croyez-vous que cette personne ne ferait pas les plus grands efforts pour réussir dans cet apprentissage si nouveau et si sérieux pour elle ? Eh bien, voilà exactement votre situa­tion : Vous devez viser au but suprême d'une éternité de bon­heur : si vous réussissez une seule fois, le succès vous est à ja­mais garanti ; si vous manquez le but, votre erreur est à ja­mais irréparable !

 

Si vous avez le bonheur de faire une bonne mort, vous joui­rez dans le ciel d'une éternelle félicité; si vous mourez mal, vous aurez à subir dans l'enfer des supplices sans fin et sans mesure !

 

Quelle témérité que de prétendre arriver ? La perfection de cet art si difficile, et de se promettre une heureuse issue dans une entreprise à laquelle on consacre à peine une heure d'étu­de, et dont le mauvais résultat ne peut jamais être ni atténué ni réparé ! Quelle funeste erreur que celle à laquelle il n'est nul remède, et dont les suites sont si redoutables !

 

La vie tout entière n'est que l'école de la mort, et pourtant oseriez-vous regarder cet apprentissage comme trop long ? Étudiez-vous, pendant que vous vivez et aussi longtemps que vous vivez, à obtenir un plein succès en cet instant décisif. Ah ! Qu’il est dangereux de n'apprendre à bien mourir que lorsqu'on se trouve en présence de la mort !

 

Si nous mourons bien une fois, nous serons toujours bien ; si nous mourons mal une fois, nous sommes à jamais perdues ! Toute la vie donc, il faut travailler à bien mourir. N'est-il pas vrai que, plus une affaire est importante, plus grands sont les soins qu'elle exige ? Et nous savons par expérience que nous sommes peu expertes dans les choses dont nous nous sommes peu occupées.

 

S'il était possible de mourir deux fois, à la bonne heure !

Celui qui n'aurait pas réussi la première pourrait au moins se mettre en mesure d'être plus heureux pour la seconde. De même, si nous avions deux âmes, nous pourrions, après avoir perdu l'une, assurer  le salut de l'autre : mais on ne meurt qu'une fois, et cette seule fois ne nous laisse aucune alternative entre le salut ou la damnation éternelle. On n'a qu'une âme, et si on la perd, on perd tout irrévocablement et sans retour. Quel­les craintes, quelles angoisses ne doivent pas accabler une personne bien pénétrée de la conviction que le bonheur ou le malheur éternel de son âme dépend d'un coup de dé ! Le dé n'est jeté qu'une fois dans la mort, et il n'y a que deux chances fatales éternelles: Un malheur épouvantable, une béatitude indicible. Comment comprendre que l'on puisse être sans la moindre inquiétude !

 

Quand ferez-vous votre unique et suprême occupation d'assurer le sort éternel de votre âme ? A la guerre, dit-on, on ne s'abuse qu'une fois: il en est de même à la mort: une foule, d'autres erreurs peuvent se réparer ou se corriger : une mauvaise mort est à jamais irréparable !

 

Cependant il n'y a qu'un pas qui sépare le temps de l'éternité : le premier pas alors devient le dernier, et si vous n'y prenez garde, ce seul pas vous fait rouler dans un abîme de misères, dont rien ne pourra vous délivrer ! Quelle chute ! Mais s'il ne vous est pas donné de vous en relever, vous pou­vez parfaitement la prévenir avec la grâce de Dieu, en pensant souvent à la mort, et en menant une vie régulière ! Ne voulez-vous pas prendre ce parti, le seul raisonnable ?

 

Apprenez donc assidûment à pratiquer cette science qu'il ne vous est donné de mettre en œuvre qu'une seule fois.

 

Pour se préparer à un événement qui doit ne se présenter qu'une fois, il faut y songer souvent, y fixer sans cesse son attention, et certes jamais on n'y apportera trop de soin, surtout si cet événement doit entraîner des conséquences si graves que la moindre erreur doive en attirer après elle une foule d'autres plus préjudiciables et plus funestes.

 

Encore une fois, croyez-le bien, vous ne parviendrez pas à mettre tout d'un coup en pratique un art dans lequel vous ne vous serez jamais exercée.

 

Si vous n'avez jamais aimé Dieu pendant votre vie, si vous l'avez passée dans l'habitude du péché, comment détesterez-vous le péché, comment aimerez-vous Dieu à l'heure de votre mort ? Ce serait une folie de l'espérer.

 

Mourir sans cesse au monde, afin de mourir un jour pour aller au ciel, voilà votre idéal.

 

Chaque jour de la vie, mourez à quelque vice ou à quelque inclination mauvaise : aujour­d'hui à la colère, demain à la sensualité, un autre jour à l'en­vie, puis à la paresse et ainsi successivement à tous les vices que vous reconnaîtrez en vous : voilà votre programme.

 

«O divin Sauveur des âmes, qui avez prodigué avec tant d'a­mour vos sueurs, votre sang, votre vie même, afin que cette épreuve d'un instant, par laquelle je dois passer un jour, me soit favorable ; je vous demande, au nom de cet amour ar­dent que vous m'avez témoigné, la grâce de consacrer effica­cement tous les moments de ma vie à cet instant suprême, et de tout faire, et tout souffrir en vue d'obtenir une heureuse fin. Ainsi soit-il.

 

Saint Flavien, martyr.

Issu d'une des plus illustres familles de Rome, Flavien fut appelé, par l'empereur Constantin devenu chrétien, à la charge de Préfet de Rome. Son administration sage et fer­me lui avait gagné, avec l'estime de l'empereur, l'affection de toute la ville. Flavien se faisait surtout un honneur de favo­riser de tout son pouvoir l'établissement du christianisme à Rome et dans le reste de l'empire.

 

A la mort de Constantin, son fils Constance, ayant embrassé l'arianisme, recommença contre l'Église catholique les persécutions un instant in­terrompues. Flavien fut une de ses premières victimes lors­que, à la mort de l'empereur d'Occident, il devint seul maî­tre de l'empire.

 

Constance, irrité de la résistance qu'il trouva dans le saint préfet de Rome, le destitua et le rendit à la vie privée. Flavien reçut cette épreuve avec une joie toute chré­tienne que Dieu récompensa par une épreuve plus grande à l'avènement de Julien l'apostat.

 

Ce prince, pour frapper un grand coup et effrayer les chrétiens fidèles, confisqua les biens de l'ancien préfet et le livra ainsi que toute sa famille à la cruauté d'Apronius, son successeur dans la préfecture de Rome. Flavien, invincible dans sa foi, fut traité comme un vil esclave.

 

On le marqua au front du signe de la servitude, puis on l'exila à Acquapendente, où il mourut dans la misère la plus horrible. Sa femme, sainte Dafrose, et ses deux filles, sainte Bibiane et sainte Démétrie, donnèrent également leur  vie pour Jésus-Christ.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 02:02

 

Désinformation:Techniques de manipulation, voici comment l'avortement a été impose aux USA... et dans le monde !

 

Le professeur Bernard Nathanson, ancien avorteur et réalisateur du film "Le cri silencieux", a expliqué au magazine WHISTLEBLOWER (janvier 2003) comment l'avortement avait été introduit aux Etats-Unis :

 

"A I'époque, sachant que si un véritable sondage était réalise, nous (avorteurs) serions complètement battus, nous avons simplement invente des résultats fictifs. Nous avons annonce aux medias que, d'après notre enquête, 60 % des Américains étaient en faveur de l'avortement. C’est une tactique bien connue...

 

Nous avons suscite suffisamment de sympathie pour vendre notre programme d'avortement libre en falsifiant les chlffres des avorte­ments illégaux pratiques aux États Unis chaque année. La ou les chiffres réels annonçaient 100,000 cas, nous répétions 1,000,000 aux medias. Ces mensonges ont été faits tant de fois que le public en était convaincu.

 

Le nombre de femmes mourant chaque année d'un avortement illégal tournait autour de 200 à 250 : nous en avions fait 10,000. Un mensonge décisif qui emporta I'adhésion de I'opinion publique, fut de prétendre que la légalisation aurait pour seul effet de transformer les avortements illégaux en avortements légaux, sans augmentation de leur nombre.

 

En fait, maintenant que I'avortement est utilise comme première méthode de contrôle de naissances aux Etats-Unis, le nombre annuel d'avortements a augmente de 1500 % depuis sa légalisation", (rapporte par "Nicolas" et Correspondance Européenne CPDH)

 

Le nombre d'avortements pratiques aux États-Unis depuis 30 ans est estimé à 43 millions. Chaque année, 40 millions d'enfants sont ainsi massacres!

 

Hubert Reeves "L'avortement est un meurtre". Cite dans "Malicorne" page 164

 

«Tous les biologistes, généticiens et scientifiques de la vie, sérieux, savent que le foetus est totalement humain et ce, quelque soit son stade de développement.

 

 (L'Église permet I'avortement, seulement et seulement dans les cas ou la vie physique et immédiate de la mère est en jeu).

 

«Autrement, I'avortement EST un meurtre gratuit. Mais nous savons que ceux qui ont participe de près ou de loin a des avortements, peuvent compter sur la miséricorde du Seigneur.

 

« Dieu sait bien que I'humain est incurablement pécheur. Cependant, il n'est jamais trop tard pour corriger une conduite mauvaise, comme le pardon est la plus grande qualité d'un Dieu parfaitement juste.

 

«Il ne faut jamais douter de la miséricorde de Dieu, il faut s’amender, regretter, et se confesser. Dieu seul peut alléger le fardeau trop lourd à porter, de ceux qui ont eu le malheur de participer à ces meurtres...

 

Que Dieu vous bénisse!

 

Par: Christian Duchesne

 

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:50

 

Ce qu'elle souffre, cette âme n'a ni paix ni bonheur : Elle n'a point de paix, car, dit Job : « Qui a résisté à Dieu sans perdre la paix ? »

 

Elle n'a point de bonheur : car, dit Jésus à Saul infidèle, « il est dur et pénible de regimber contre l'aiguillon de la grâce. »

 

Elle souffre d'ê­tre privée des consolations de la piété, car, depuis qu'elle est infidèle, elle se sent froide, languissante, dégoûtée.

 

Comment en effet l'Esprit-Saint prodiguerait-Il ses dou­ceurs et ses consolations à l'âme qui lui résiste, qui ne veut ni l'écouter ni lui obéir, qui ne sait pas lui sacrifier une attache, une volonté, une inclination ?

 

Elle souffre de voir ses espérances frustrées ; elle espérait trouver le bonheur dans la satisfaction de ses goûts et de ses caprices, et Dieu répand l'amertume sur ces faux plaisirs.

 

Elle y trouve des peines plus grandes que celles qu'elle fuyait ; c'est au dedans une sombre tristesse ; au dehors des contradictions, des ennuis, des dé­goûts ; elle se tourne en tous sens pour trouver le repos ; et tous ses mouvements ne font que lui enfoncer plus avant l'é­pine dans le cœur.

 

Elle souffre des reproches de sa conscience, qui, mécontente d'elle-même, lui crie sans cesse qu'elle est une ingrate, une indocile, une insensée, qu'elle ressemble au malade qui, de son lit de douleur, voit le remède propre à le guérir et refuse de le prendre!

 

Tu vois clairement ce que tu dois faire, lui dit sa conscience, et tu ne le fais pas. Tu sens bien que tu es déraisonnable, et tu continues ; la grâce est à la porte de ton cœur, t'exhortant, t'offrant sa main charita­ble pour te conduire, et tu n'en tiens aucun compte, et tu la laisses dire.

 

Où est donc ta religion ? Où est ta raison ? » Elle souffre de la part de Dieu, qui la rend malheureuse pour son bien, de peur que se sentant tranquille et à son aise dans son funeste état, elle n'y persévère.

 

Ce qu'elle perd. Tous les biens d'ici-bas sont passagers et de peu de valeur, tandis que la moindre grâce a des consé­quences d'une valeur infinie, puisqu'elle vaut le sang de Jésus-Christ, au prix duquel elle nous a été achetée. Perdre une grâce, c'est perdre l'élément essentiel de notre vie surnaturelle ; c'est imiter l'insensé qui jetterait dans la boue le pain nécessaire à sa subsistance. Perdre une grâce, c'est perdre à la fois toutes les grâces qui eussent été la conséquence de cet­te première grâce bien mise à profit, puisque la fidélité à une première grâce en attire une seconde, celle-ci une troisième, et ainsi des autres ; c'est perdre par conséquent des trésors dont Dieu seul connaît la portée ; et quel malheur pour nous si pau­vres et si indigents ! Voilà ce que perd l'âme infidèle.

 

Ce qu'elle risque. Elle ne risque rien de moins que son salut éternel. Car, comme il y a dans l'ordre physique certaines cau­ses enchaînées entre elles, de telle sorte qu'on n'arrive à la der­nière qu'en passant par celles qui la précèdent, il y a aussi dans l'ordre surnaturel un enchaînement de grâces liées avec notre persévérance finale par des relations secrètes que nous ignorons.

 

Manquer une de ces grâces, c'est perdre le fil qui nous conduisait ; c'est nous exposer à nous écarter de la voie qui devait nous sauver. Qui nous a dit que la grâce à laquelle nous sommes infidèles n'est pas, dans les desseins de Dieu, une de ces grâces décisives ?

 

Sainte Thérèse vit sa place mar­quée au fond des enfers si elle eût résisté à la grâce qui lui di­sait de combattre une tentation d'amour-propre ; et le jeune homme de l'Évangile qui avait pratiqué tous les commande­ments a laissé en doute son salut, pour avoir résisté à la grâce qui lui disait : « Vendez tous vos biens et donnez-les aux pau­vres. »

 

La soustraction des grâces est la peine ordinaire de l'abus qu'on en fait. « Vous avez rejeté ma grâce, dit le Sei­gneur, c'est pourquoi je vous ai rejeté vous-même. » Et n'est-ce pas juste ?

 

Quand l'Esprit divin vient frapper à la porte d'un cœur, et qu'on refuse de lui ouvrir, il s'en va ; quand il parle, et qu'on ne veut pas l'écouter, il se tait. Quand il fait briller sa lumière et qu'on ferme les yeux, il se retire. Châti­ment terrible !

 

Craignez, dit saint Augustin, de laisser passer la grâce de Jésus qui se présente à vous et qui peut-être ne reviendra pas. Car alors le démon, qui s'en aperçoit, multi­plie ses attaques ; et l'homme qui ne s'en aperçoit pas languit dans l'insouciance de la tiédeur qui le conduit à la mort éternelle.

 

Voilà ce qu'on risque en étant infidèle à la grâce.

Ce sont là des vérités bien graves et auxquelles toutes, plus ou moins, nous avons besoin de réfléchir !

 

Saint Eusèbe, martyr.

Après une jeunesse d'une angélique innocence et une édu­cation des plus brillantes, Eusèbe entra dans un monastère et y fit les vœux de religion. Ses vertus le firent choisir plus tard pour évêque de Verceil et, le premier des évêques d'Ita­lie, il sut, comme saint Martin en France et saint Augustin en Afrique, unir la régularité de la vie monastique à l'accom­plissement des devoirs épiscopaux.

 

L'arianisme s'étendait alors dans tout l'Orient comme une plaie contagieuse qui me­naçait même les églises d'Occident. Le pontife romain, pour conjurer le mal, résolut de tenir un concile à Milan. Il délégua à cet effet saint Eusèbe à l'empereur Constance afin de régler les conditions de cette assemblée.

 

Forts de l'appui de l'em­pereur, les évêques ariens, réunis à Milan, y condamnèrent saint Athanase et la foi de Nicée. L'évêque de Verceil qui re­fusa de s'associer à cette condamnation, fut, par ordre de Constance, exilé à Scythopolis.

 

Dès qu'on lui laissa la liberté, il se rendit à Alexandrie, près de saint Athanase ; de là il re­vint en Italie où le Pape lui donna la mission de visiter les églises ruinées par l'Arianisme. Les hérétiques se saisirent de nouveau de lui et il fut leur victime. Il avait alors quatre-vingts ans.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 01:21

 

 

 

 

    La multiplicité   des   occupations   vous   surcharge   quel­quefois ; eh bien ! C'est un bon moyen pour acquérir les vraies et solides vertus. C'est un martyre continuel que celui de la multiplicité des affaires. Car, comme les mouches font plus de peine et d'ennui à ceux qui voyagent en été que ne fait le voyage même ; ainsi la diversité et la mul­tiplicité des affaires font plus de peine que leur pesanteur même.

 

Vous avez besoin de la patience ; et j'espère que Dieu vous la donnera, si vous la lui demandez soigneusement, et que vous vous efforciez de la pratiquer fidèlement, vous y pré­parant tous les matins par une application spéciale de quel­que point de votre méditation, et vous opiniâtrant à vous mettre en patience le long de la journée, ou autant de fois que vous vous en sentirez distraite.

 

Ne perdez nulle occasion, pour petite qu'elle soit, d'exercer la douceur de cœur envers chacun. Ne comptez pas pouvoir réussir en vos affaires par votre industrie, mais seulement par l'assistance de Dieu ; et, par conséquent, reposez-vous en son sein, croyant qu'il fera ce qui sera le mieux pour vous, pourvu que de votre côté vous usiez d'une douce diligence.

 

Je dis douce diligence, parce que les diligences violentes gâtent le cœur et les affaires, et ne sont pas des diligences, mais des empressements et des troubles. Mon Dieu, nous serons bientôt en l'éternité, et alors nous verrons combien toutes les affaires de ce monde sont peu de chose, et combien il importait peu qu'elles se fissent ou ne se fissent pas ! Main­tenant néanmoins nous nous empressons comme si c'étaient de grandes choses.

 

Quand nous étions petits enfants, avec quel empressement assemblions-nous des morceaux de tuiles, de bois, de la boue pour faire des maisons et de petits bâtiments ! Et si quelqu'un les ruinait, nous en étions bien tristes et nous pleurions : mais maintenant nous connaissons que tout cela importait fort peu. Un jour nous en ferons de même au ciel, lorsque nous ver­rons que nos affections au monde n'étaient que de vraies enfances.

 

Je ne veux pas ôter le soin que nous devons avoir de ces petites bagatelles ; car Dieu nous les a commises en ce monde pour exercices : mais je voudrais bien ôter l'ardeur et la cha­leur de ce soin. Faisons nos enfances, puisque nous somme» enfants ; mais aussi ne nous morfondons pas à les faire : et si quelqu'un ruine nos maisonnettes et petits dessins, ne nous en tourmentons pas beaucoup. Car aussi, quand viendra le soir, auquel il faudra se mettre à couvert, je veux dire la mort, toutes nos maisonnettes ne seront pas à propos. Il faudra se retirer en la maison de notre Père.

 

Soignez fidèlement vos affaires, mais sachez que vous n'a­vez pas de plus dignes affaires que celles de votre salut, et l'acheminement du salut à la vraie et solide dévotion. Ayez patience avec tous, mais principalement avec vous-même ; je veux dire, ne vous troublez point de vos imperfections, et ayez toujours le courage de vous en relever. Faites comme si vous commenciez tous les jours ; il n'y a point de meilleur moyen pour achever la vie spirituelle que de toujours recom­mencer, et ne penser jamais avoir assez fait.

 

Patience donc, et résignons-nous à n'être pas parfaites de si tôt. Il faut, pour bien cheminer, nous appliquer à bien faire le chemin que nous avons plus près de nous, et la première journée ; et non pas s'amuser à désirer de faire la dernière, pendant qu'il faut faire et finir la première.

 

Notre imperfection doit nous accompagner jusqu'au cer­cueil ; nous ne pouvons aller sans toucher à terre. Il ne faut pas s'y coucher ni vautrer ; mais il ne faut pas non plus penser voler : car nous sommes si petites que nous n'avons pas en­core nos ailes. Nous mourons petit à petit ; il faut aussi faire mourir nos imperfections avec nous de jour en jour. Chères imperfections ! Qui nous font reconnaître notre misère, nous exercent au mépris de nous-mêmes, à la patience et dili­gence, et nonobstant lesquelles Dieu considère les bonnes dispositions de notre cœur.

 

Allons terre à terre, puisque la haute mer nous fait tourner la tête et nous donne des convulsions. Tenons-nous aux pieds de Notre-Seigneur avec Marie ; pratiquons certaines petites vertus propres à notre petitesse : ce sont des vertus qui s'exer­cent plus en descendant qu'en montant, et partant elles sont sortables à nos jambes : la patience, le support du pro­chain, le service, l'humilité, la douceur, le courage, l'affabili­té, la tolérance de notre imperfection, et ainsi des autres pe­tites vertus.

 

Ayons un ferme et général propos de vouloir servir Dieu de tout notre cœur et toute notre vie ; au bout de là ne songeons point au lendemain. Pensons seulement à bien faire aujour­d'hui ; et, quand le jour de demain sera arrivé, il s'appellera aussi aujourd'hui, et alors nous y penserons. Il faut faire pro­vision de manne pour chaque jour, et non plus. Et ne doutons point : Dieu en fera pleuvoir demain et après-demain, et tous les jours de notre pèlerinage. ( Saint françois de sales)

 

 

FÊTE  DU   JOUR, le 23 février : Saint Pierre Damien, docteur.

saint Pierre Damien naquit en 988, et perdit de bonne heu­re son père et sa mère. Son frère aîné, à qui il fut confié, le traita si cruellement qu'un autre de ses frères qui était prêtre, ému de compassion, l'envoya à l'Université de Parme, où il acquit une brillante réputation de savoir. Pierre Damien sanctifiait ses études par le jeûne, les veilles et la prière. Trouvant toutefois que ce n'était là que servir Dieu à moitié, il prit la résolution de quitter le monde. Il entra donc au mo­nastère de Pont-Avellin alors en grand renom de sainteté, dont sa prudence et sa piété ne tardèrent pas à le faire nommer supérieur. Les missions les plus délicates et les plus difficiles, furent confiés au saint religieux. Sept Souverains Pontifes le choisirent à la suite pour conseiller ordinaire, et l'un d'eux le créa Gardinal-Évêque d'Ostie. Nommé légat apostolique avec mission de réprimer la simonie, il fut en ou­tre chargé de réconcilier plusieurs évêques et d'apaiser les troubles de l'Église de Ravenne. Il fut saisi, à son retour à Ostie, d'une fièvre pernicieuse qui l'arrêta à Faenza, où il mourut dans un monastère de son ordre, après huit jours de maladie.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 03:50

                        

 

Il n'est pas d'impie si endurci qui ne souhaite néanmoins de bien mourir: Il n'est pas de méchant, si pervers qu'il soit , qui veuille mourir comme il ose vivre, à moins de renier complètement Dieu, de n'avoir aucune notion de l'enfer et de se jouer de l'éternité. Mais comment s'imaginer qu'on puisse recevoir la récompense du mal que l'on a fait ? Comment pré tendre arriver au terme d'une route en lui tournant le dos ? Quis'avisera jamais de planter des ronces pour y recueillir des raisins, de semer de l'ivraie pour en récolter du froment ?

 

La mort est un écho : telle vie, telle fin ; la vie est un et cri jeté à cet écho : la mort sera l'expression fidèle de votre cri, de vos inclinations, de votre conduite. Voulez-vous connaît d'avance quelle mort vous attend ? Voyez ce qu'est votre vie, car la mort bonne ou mauvaise est le fruit d'une bonne ou d'une mauvaise vie : À bon arbre, bon fruit : À sainte vie, sainte mort ; à mauvais arbre, mauvais fruit : à méchante vie, méchante mort.

 

La mort est le véritable miroir de la vie ; si vous lui opposez une vie pure, le reflet en sera pur ; si vous lui présentez une vie criminelle, l'image réfléchie sera hideuse. « Et ce mi­roir, dit saint Augustin, ne flatte personne : il vous montre à vous-même tel que vous êtes réellement. »

 

Il n'est pas en notre pouvoir de vivre ou de mourir ; mais il nous est possible, avec le secours de Dieu, de bien vivre afin de nous assurer une bonne mort ; apprendre à bien vivre, c'est apprendre aussi à bien mourir.

 

« Dans toute l'Écriture, remarque saint Augustin, on ne rencontre qu'un malfaiteur qui ait eu le bonheur de faire une mort après avoir mené une vie de désordre et d'infamie : on en trouve un, pour que personne ne soit tenté de dés­espérer de son salut : mais on ne trouve non plus que celui-là, afin que personne ne se berce d'une vaine espérance. » Ne vous flattez pas d'avoir le même bonheur, mais craignez de mourir en réprouvée si vous voulez vivre en réprouvée.

 

Tout homme esquisse dans sa vie le tableau de sa mort, ta­bleau repoussant ou agréable dont les œuvres de l'homme for­ment en quelque sorte les traits et les contours. Il n'y a d'ail­leurs que les souillures du péché qui rendent la mort hideuse.

 

Si vous voulez ne pas craindre la mort, il vous faut crain­dre le péché qui en fait toute l'horreur. Pour bien finir votre vie, il faut avant tout cesser de mener une vie mauvaise. C'est une triste et funeste erreur que de se proposer de bien vi­vre quand on ne peut plus vivre : qu'une bonne vie précède donc votre mort, afin qu'une mort misérable ne succède pas à une misérable vie.

 

L'arbre tombera du côté où il penche : si vous n'avez pen­ché pendant toute la vie que du côté du mal, de la négligence, de la tiédeur, quelle chute terrible, ou du moins périlleuse, n'a­vez-vous pas lieu d'appréhender à la mort ! Il est temps, grand temps de vous redresser et d'incliner vers le bien, dût-il vous en coûter même une extrême violence.

 

En mourant, le cygne fait entendre le chant du cygne, et le corbeau pousse le désagréable croassement de ses pareils : votre mort bonne ou mauvaise ne sera que l'expression et l'écho des habitudes de votre vie. Comment vous dépouille­riez-vous à cette heure-là des vices auxquels vous vous seriez étroitement attachée ? Adonnée de cœur au monde et à ses vanités, compteriez-vous goûter tout à coup, au moment fa­tal, la douceur des biens célestes ? Pourriez-vous alors haïr sans transition ce que vous auriez constamment aimé ? Se­riez-vous soudainement éprise de ce qui vous aurait toujours répugné ?

 

Un malade ressemble fort à un vaisseau qui fait naufrage : ceux qui s'y trouvent ne savent à quoi se cramponner pour échapper à la mort : l'un saisit une planche, l'autre se jette à la mer, un autre se confie à une chaloupe : tous font retentir l'air de leurs cris et de leurs lamentations.

 

Tel est aussi l'état d'une âme qui voit son corps prêt à se dissoudre : elle est si troublée qu'elle n'a pas même le temps de songer à elle-même: elle ne s'occupe que d'éluder la mort : elle s'attache à tout en qu'elle rencontre pour y parvenir; elle résiste, elle se confond en gémissements et en regrets; puis, lorsqu'elle se voit con­trainte de partir, elle s'écrie avec amertume et désespoir : « O mort ! Je ne vous savais pas si proche! Ô enfer ! Je ne vous croyais pas si épouvantable ! Ô éternité ! Je ne vous avais jamais supposée si horrible ! »

 

Cessez donc de différer la plus importante de toutes vos affaires jusqu'à ce moment décisif où vous serez incapable d'en accomplir la moindre chose ! Est-il temps de fortifier une place déjà assiégée ? D'établir ses comptes au moment où il faut les rendre ? De se préparer à un voyage quand le vaisseau est sous voiles ? Attention ! L'ennemi est à vos portes, l'huissier est à vos trousses, la cloche a sonné le départ du navire qui doit vous déposer sur les rives de l'éternité !

 

En résumé, commencez dès aujourd'hui à vivre comme vous souhaitez mourir : aimez maintenant ce que vous voudrez aimer à la mort ; fuyez ce que vous voudrez alors avoir évité et faites ce que vous voudrez avoir fait ; par-dessus tout, maintenez-vous toujours en état de grâce.

 

«O miséricordieux Jésus, accordez-moi cette grande grâce de devenir telle que je souhaite être trouvée à l'heure de ma mort : donnez-moi la force de fuir le péché, de mépriser la vanité, et de vivre de la vie des élus, afin que je n'aie pas un jour le malheur de mourir en réprouvée. »

(R. P. HILLEGEER)

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 03:40

 

 

 

 

 

Le  Christ  est  vainqueur ! Le Christ règne ! Le Christ  commande !

 

A Paul VI,  souverain  Pontife et pape universel, la paix, le bien et le salut éternel !

 

Que viennent des temps meilleurs ! Vienne la paix du Christ !

 

Que le règne du Christ et de Marie vienne !

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 22:07

 

Notre-Seigneur fit connaître, Ses desseins, à Sœur Marie Marthe Chambon (1841-1907) en ses termes :

 

« Je t’ai choisie pour réveiller la dévotion à Ma Sainte Passion dans les temps malheureux où vous vivez…

 

« Je veux que, par cette dévotion, non seulement les âmes avec lesquelles tu vis se fassent saintes, mais beaucoup d’autres encore…

 

«Ma fille, chaque fois que vous offrez à Mon Père les mérites de Mes Divines Plaies, vous gagnez une fortune immense…

 

«Que celui qui est dans le besoin vienne avec foi et confiance, qu’il puise constamment dans le trésor de Ma Passion.

 

«Voilà de quoi payer pour tous ceux qui ont des dettes. Il ne faut pas craindre de montrer Mes Plaies aux âmes… 

 

« Dans la contemplation de Mes Plaies on trouve tout pour soi et pour les autres.

 

«J’accorderai tout ce que l’on Me demandera par la dévotion aux Plaies. Ceux qui les honorent auront une vraie connaissance de Jésus-Christ. » (Vie, pp. 61 et 62.p)

 

 

http://amdg.over-blog.fr/article-ce-n-est-pas-pour-rire-116285599.html


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