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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 08:28

          

 

Le  démon rôde sans cesse autour de nous ; son unique occupation en ce monde est de chercher des compagnons. Toute notre vie, il nous tendra des pièges ; il cherchera à nous faire succomber ; il faut donc faire de notre côté tout ce que nous pouvons pour déjouer ses plans et pour  lui  résister.

 

Nous ne pouvons rien par nous-mêmes, mais nous pou­vons tout avec le secours du bon Dieu ; prions-le de nous dé­livrer de cet ennemi de notre salut, ou de nous accorder la force de le combattre. Avec le nom de Jésus nous terrasse­rons les démons, nous les mettrons en fuite.

 

Avec ce nom, s'ils osent quelquefois nous attaquer, nos combats seront des victoires, et nos victoires des couronnes, toutes resplendissantes de pierreries.

 

Si nous demandons à Dieu la grâce de résister aux tenta­tions, il nous l'accordera, car il veut nous sauver bien plus que nous ne le voulons nous-mêmes. Il a versé son sang pour tous, il est mort pour tous, il nous attend tous au ciel.

 

Les âmes tombent en enfer comme les feuilles tombent des arbres à l'approche de l'hiver ; nous tomberons comme les autres si nous n'évitons pas les tentations, ou si, ne pou­vant pas les éviter, nous ne combattons pas généreuse­ment avec le secours du bon Dieu, si nous n'invoquons pas son nom pendant le combat, comme saint Antoine dans le désert.

 

Ce saint s'étant retiré dans un vieux sépulcre, le démon vint l'y attaquer : il essaya d'abord de l'effrayer par un horrible fracas ; il le battit même un jour si cruellement qu'il le laissa tout couvert de blessures et à demi-mort.

 

«Eh  bien ! dit saint Antoine, me voilà encore prêt à combattre : non, tu ne seras pas capable de me séparer de Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu». Les esprits de ténèbres redou­blèrent d'efforts : Saint Antoine resta inébranlable, parce qu'il mettait toute sa confiance en Dieu. A l'exemple de ce saint, soyons toujours prêts au combat, mettons notre confiance en Dieu, jeûnons et prions, et le démon ne pourra nous sé­parer de Jésus-Christ ni en ce monde ni en l'autre.

 

Encore une fois, il ne faut pas croire qu'il y ait quelque lieu sur la terre où nous puissions échapper à la lutte contre le démon. Nous le trouverons partout, et partout il cherchera à nous ravir le ciel ; mais partout et toujours nous pouvons être vainqueurs.

 

Lorsque nous croyons que tout est perdu, nous n'avons qu'à crier : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! ». Car Notre-Seigneur est là, tout à côté de nous, qui nous regarde avec complaisance, qui sourit et nous dit : «Vraiment tu m'aimes, je reconnais que tu m'aimes !... »

 

En effet, c'est dans les combats contre l'enfer, et dans la résistance aux tentations, que nous prouvons à Dieu notre amour.

 

Il y a beaucoup d'âmes inconnues dans le monde qu'on verra riches, un jour, de toutes ces victoires de chaque instant ! C'est à ces âmes que le bon Dieu dira : « Venez, les bénis de mon Père... entrez dans la joie de votre Maître... »

 

Nous n'avons pas  encore souffert comme les martyrs : Demandez-leur s'ils sont fâchés maintenant... Le bon Dieu ne nous en demande pas tant... Il y en a qu'un seul mot pour renverser la situation. Une petite humiliation fait chavirer la barque... Courage, mes amis, courage ! Quand viendra le dernier jour, vous direz : « Heureux combats qui m'ont valu le ciel ! »

 

Si  l'on  marchait  toujours  en  avant comme  les braves soldats, quand viendrait la guerre ou la tentation, on élèverait son cœur vers Dieu et on reprendrait courage. Mais on demeure en arrière, on se dit : « Pourvu que je me sauve, c'est tout ce qu'il me faut. Je ne veux pas être un saint ».

 

Si vous n'êtes pas un saint, vous serez un réprouvé ; il n'y a pas de milieu ; il faut être l'un ou l'autre : prenez-y garde ! Tous ceux qui posséderont le ciel un jour seront saints. Le démon nous amuse jusqu'au dernier moment, comme on amuse un pauvre homme en attendant que les gendarmes viennent le prendre. Quand les gendarmes arrivent, il crie, se tourmente ; mais on ne le lâche pas !

 

Faites encore cette réflexion : tous les soldats sont bons en garnison ; mais sur le champ de bataille, c'est autre chose : c’est là que l'on voit la différence entre les courageux et les lâches.

 

La plus grande des tentations est de n'en point avoir.  On peut presque dire qu'on est heureux d'avoir des tentations : c'est le moment de la récolte spirituelle où nous amassons pour le ciel. C'est comme au temps de la moisson : se lève de grand matin, on se donne beaucoup de peine, mais on ne se plaint pas, parce qu'on amasse beaucoup. Le démon ne tente que les âmes qui veulent sortir du péché et celles qui  sont en état de grâce. Les autres sont à lui, n'a pas besoin de les tenter.

 

Si nous étions bien pénétrés de la sainte présence de Dieu, il nous serait très facile de résister à l'ennemi. Avec cette pensée : Dieu me voit !  Nous ne pécherions jamais.

 

Il y avait une sainte, qui se plaignait à Notre-Seigneur près la tentation, et lui disait : « Où étiez-vous donc, mon Jésus tout aimable, pendant cette horrible tempête ? » Notre-Seigneur lui répondit : « J'étais au milieu de ton cœur, prenant plaisir à te voir combattre ».

 

Un chrétien doit toujours être prêt au combat. Comme en temps de guerre il y a toujours des sentinelles placées ça et là, pour voir si l'ennemi approche, de même nous devons être toujours sur nos gardes pour voir si l'ennemi ne nous tend pas des pièges, et s'il ne vient pas nous surprendre...

 

De même aussi que le soldat ne tarde pas à résister à l'enne­mi des qu'ils se montrent, ainsi nous devons résister énergiquement au démon dès qu'il cherche à nous faire offenser Dieu.    (Le Saint Curé d'ars.)

 

   

LE 25 AVRIL, FÊTE DE  Saint Marc, évangéliste.

 

saint Marc fut gagné à Jésus-Christ par le prince des apôtres qu'il accompagna ensuite à Rome où il lui servit de secrétaire ou d'interprète. Lorsque saint Pierre écrivit sa première épître aux églises de l'Asie, il joignit affectueuse­ment à ses salutations celles de son fidèle secrétaire qu'il appelle son cher fils Marc.

 

Les chrétiens de Rome demandè­rent instamment à saint Marc de leur résumer par écrit les fréquents discours de saint Pierre sur la vie de Notre-Seigneur. Cet évangile, composé sous les yeux de l'apôtre et avec son approbation expresse, reflète si bien à chaque page le carac­tère de saint Pierre, que les Pères de l'Église l'appelaient ordinairement l'évangile de saint Pierre.

 

Saint Marc fut envoyé en Égypte pour y fonder l'église d'Alexandrie. Ses disciples y firent l'admiration du monde par leur ferveur et leur ascétisme. Après avoir gouverné son Église pendant plusieurs années, saint Marc fut saisi par les païens, traîné par une corde sur des rochers et jeté en prison.

 

Le lende­main ce même supplice recommença, et fut suivi de la mort de Marc.

 

Tiré de : LES LECTRES MÉDITÉES (1933)

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 08:25

 

MOT FINAL 

 

Lorsque, vers la fin de décembre 1923, les évé­nements nous amenèrent à publier ces pages, nous pensions qu'elles ne franchiraient pas l'enceinte familiale de nos Monastères et que pourraient suffire quelques centaines d'exemplaires.

 

Or, près de dix mille exemplaires furent écoulés en six mois. Et les demandes ne cessant pas d'affluer, il fallut songer à une quatrième édition, atteignant le trentième mille.

 

Bientôt vint — en 1925 — la cinquième édition et le soixantième mille. Puis une sixième en 1928... Voici maintenant la neuvième, et le centième mille.

 

Grâce aux nombreuses traductions, le total des Notices répandues s'élève actuellement à plus d'un demi million et celui des feuillets des saintes Plaies à 30 millions environ.

 

De cette diffusion aussi rapide qu'imprévue, nous remercions Dieu. C’est une preuve que Notre-Seigneur a béni une œuvre entreprise pour, la gloire de ses Plaies Saintes et que la brochure — en atti­rant l'attention sur les Sources du Salut répondait, chez beaucoup de personnes, à un besoin profond. Et de fait, de tous les points du monde, nous parviennent les remerciements émus des âmes : âmes pieuses, trouvant dans la dévotion aux saintes Plaies un excitant à leur amour généreux ;

 

   âmes angoissées ou désemparées, recueillant pour ainsi dire, sur les lèvres mêmes de Jésus souffrant, le mot qui relève et guide, apaise et console ;

 

   âmes de prêtres disant leur joie de sentir les fidèles se tourner vers Celui qui, « exalté en Croix, attire tout à Lui ! »

 

De tous les points du monde, on nous signale des « grâces obtenues » par les précieuses invocations. Notre quatrième édition se bornait à mentionner « l'accomplissement des promesses de Notre-Seigneur

Jésus-Christ en faveur des pécheurs ».  Depuis lors, la correspondance a pris une extension considérable. Si nombreux se sont succédé les témoignages « de toute nature » qu'il ne saurait être question d'en donner, ici, un aperçu...

 

En même temps que se répandait la dévotion aux saintes  Plaies, s'étendait le  renom de son humble apôtre, ainsi que la confiance en son crédit auprès de Dieu ; des côtés les plus divers, on se demandait si l'œuvre de la béatification de Sœur Marie Marthe ne serait point entreprise... Elle l'a été. — La série des informations canoniques diocé­saines vient de se clore. Le Procès, remis à la Sacrée Congrégation des Rites, attendra le jugement de l'Église.

 

Les lecteurs n'oublieront pas, dans leurs prières, cette particulière intention. Et les personnes qui reçoivent des grâces par la dévotion aux saintes Plaies et l'intercession de la Servante de Dieu voudront bien en donner connaissance au Monastère de la Visitation Sainte-Marie de Chambéry.

 

Dieu soit béni !

 

TABLE   DES   MATIERES

Enfance et jeunesse -                 Article (1) 

Premières années de Religion .........           (2)

Veilles et pénitences corporelles   ......           (3)

Jugement des Supérieurs ecclésiastiques    ..... (4)

L'élue de Jésus crucifié ...........                       (5)

Motifs de la dévotion aux saintes Plaies -   (6)

La Couronne d'épines     ...........            (7)

Le Cœur de Jésus.    ............               (8)

Promesses de Notre-Seigneur ......... (9)

Les saintes Plaies et l'Église   .........         (10)

Les saintes Plaies et les âmes du Purgatoire .... (11)

Les saintes Plaies et le ciel.    .........                   (12)

Demandes de Notre-Seigneur   .........                 (13)

Les pécheurs    ..............                                             (14)

Les saintes Plaies et les âmes religieuses .....                       (15)

Comment Sœur Marie Marthe sut répondre aux désirs de Jésus.  (16)

Dernières années et mort de Sœur Marie Marthe.                  (17)

Mot final ................                                                   (18)

 

(FIN de cette série)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 16:10
Il fait peur. Tout y est en fermentation : nul n’ose compter sur le lendemain. Chaque jour des doctrines sauvages battent en brèche les fondements de l’édifice social qui nous abrite. Toutes les convoitises exaltées font entendre des menaces sanguinaires. En attendant qu’elles les exécutent, les crimes se multiplient. La religion du mépris, mépris de Dieu, mépris du droit, mépris de l’honneur, mépris de la vertu, s’étend à vue d’oeil : et les peuples deviennent ingouvernables.


Il fait pitié. Oublieux de sa dignité, ce monde, qui se croit si éclairé, s’est fait esclave de la matière. Dans la matière, il cherche la vie. Et quelle vie ? La vie de l’animal qui boit, qui mange, qui dort, qui digère et qui est content : il n’en connaît plus d’autre, il a perdu jusqu’au sentiment de sa dégradation. La vérité pour laquelle il est fait et qui seule peut l’ennoblir, n’a presque plus d’accès dans son intelligence. Non seulement il la fuit, mais il la hait en elle-même et la persécute dans ses organes.


D’où vient une pareille démence ? D’une seule cause : l’homme est esclave de l’erreur radicale qui consiste à croire que la vie d’ici-bas c’est la vie.
Un mot suffit à le prouver. Qu’aujourd’hui le monde soit bien convaincu que la vie d’ici-bas n’est pas la vie, mais un simple acheminement à la vie : demain le bon sens lui est revenu. Il sait ce qu’il est, d’où il vient, où il est, où il va. Ses pensées, ses affections et ses actes prennent une direction toute nouvelle.


Au lieu d’avoir une importance capitale, les affaires temporelles qui l’absorbent, ne sont plus à ses yeux que d’un intérêt secondaire.Moyens indifférents de leur nature, les biens d’ici-bas, honneur, richesse, plaisir, sont à lui, mais il n’est pas eux.
Cherchés sans passion, possédés sans inquiétude, perdus sans regrets inconsolables, il les domine, il n’en est pas dominé. Dès ce moment, la triple concupiscence est vaincue ; l’homme replacé sur sa voie, et le monde, rentré dans l’ordre normal, a retrouvé la paix et la vertu.


Non, éternellement non, la vie d’ici-bas n’est pas la vie, elle ne peut pas l’être ; la vie est ailleurs. 


Mgr Gaume – La vie n’est pas la vie (1868)


http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2012/12/29/la-vie-dici-bas-nest-pas-la-vraie-vie/comment-page-1/#comment-1141

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 06:03

 

DERNIÈRES ANNÉES ET   MORT   DE   SŒUR   MARIE-MARTHE

 

Le but de cette Notice était simplement de donner un aperçu de la vie de Sœur Marie Marthe en tant que dépositaire et apôtre des saintes Plaies.

 

Mais ce n'est là qu'un côté de sa vie intérieure. On en trouvera le complément dans un volume plus détaillé.

 

Les grâces et les communications divines rem­plissent vraiment toutes les heures de cette vie exceptionnelle, pendant vingt ans ! C’est-à-dire jus­qu'à la mort de notre T. H. Mère Thérèse Eugénie Revel (30 décembre 1887).

 

Bien longtemps auparavant, Jésus, montrant à Sœur Marie Marthe les deux Mères qui avaient le secret de toutes ses grâces, lui avait posé cette question : « Ne m'en ferais-tu pas le sacrifice ?... »

 

Et cette âme, dégagée de tout ce qui n'était pas Jésus, avait acquiescé — avec une réserve, toute­fois : c'est que, dès lors, rien ne paraîtrait plus des faveurs dont II la comblait..., que tout resterait bien caché entre eux deux seulement.

 

Jésus promit et tint parole. Après la mort de notre bonne Mère Thérèse Eugénie, Il couvrit d'un voile toujours plus impénétrable celle qu'il avait résolu de tenir cachée jusqu'à son dernier jour. Dieu permit — par un concours de circonstances trop longues à rapporter, — que les Supérieures qui vinrent ensuite n'eussent qu'une connaissance très vague des grâces reçues : les cahiers qui en contenaient le récit étant déposés en d'autres mains tant qu'elle vécut.

 

Pendant les vingt dernières années, c'est-à-dire jusqu'à sa mort, rien ne parut à l'extérieur de ces grâces merveilleuses, rien, sinon les longues heures où Sœur Marie Marthe demeurait au pied du Très Saint Sacrement, immobile, insensible, comme en extase !... Et personne n'osait l'interroger sur ce qui se passait dans ces instants bénis, entre son âme ravie et l'Hôte divin du Tabernacle.

 

Cette trame continue de prières, de travail et de mortification..., ce silence, cet effacement absolu, nous semble une preuve de plus — et non des moins convaincantes, — de la vérité des faveurs inouïes dont elle fut comblée. Une âme d'humilité suspecte, ou même ordinaire, eût essayé d'attirer l'attention, se serait fait une gloire de l'œuvre que Jésus opérait en elle et par elle... Sœur Marie Marthe, jamais !...

 

Elle se plongeait avec délices dans l'ombre de la vie commune et cachée... Mais, comme le grain de sénevé jeté en terre, la dévotion aux saintes Plaies germait dans les cœurs.

 

Pendant la dernière nuit de Noël que notre Sœur passa sur la terre, Jésus — nous aimons à le croire —l'avait avertie de son prochain départ de ce monde, et, en même temps, des souffrances qu'il voulait lui demander encore.

 

Une Sœur, près d'elle, pendant la Messe de Minuit, l'entendit s'écrier avec angoisse : « 0 mon « Jésus, pas cela !... tout, oui tout, mais pas cela !... »

 

« Cela ! » Ce devait être la maladie pénible, douloureuse...

« Cela !... » Ce devait être surtout le délaissement intérieur, l'absence du Bien-Aimé !...

 

Elle, habituée à sa chère présence, à sa conver­sation quotidienne, ne pouvait — sans un déchi­rement douloureux — en accepter la privation.

 

Aussi, avions-nous remarqué, dès ce jour, une tristesse profonde empreinte sur sa physionomie.

 

Atteinte d'un gros rhume, auquel vinrent se joindre diverses complications très graves, elle reçut avec joie l’Extrême-Onction, au début du Carême de 1907.

 

Un douloureux Calvaire lui restait à gravir : plusieurs semaines de suprêmes purifications pen­dant lesquelles son Sauveur l'identifia, plus que jamais, pour la rendre davantage semblable à Lui, aux agonies physiques et morales de sa Passion.

 

A l'avance, Il l'avait prévenue : « Le mal qui te donnera la mort sortira de mes Plaies. »

 

Nous sentions qu'il y avait quelque chose de mystérieux dans ce dernier combat de la nature...

Le 21 mars, après une nuit de souffrances terri­bles, un grand calme, un grand silence se fit...

 

Toute la Communauté entourait la mourante, en récitant des milliers de fois les chères invocations aux saintes Plaies.

 

Enfin, à huit heures du soir, aux premières Vêpres de sa Compassion, Marie venait chercher l'enfant à qui elle avait appris à aimer Jésus !...

 

Et l'Époux recevait pour toujours dans la blessure de son Cœur sacré, l'épouse dont II avait fait ici-bas sa Victime bien-aimée, sa Confidente et l'Apôtre de ses saintes Plaies.

 

(À suivre)

 

Extrait de : Soeur Marie Marthe Chambon de la Visitation Sainte-Marie de  Chambéry.  Monastère de la Visitation.  1937

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 11:19

« Jésus veut que j'écrive la réalité.    Pourquoi ? Je ne sais pas.

 

 « J'ai encore une fois compris; le Pape a la lumière pour voir. J'ai compris : le Pape lui-même ne peut plus agir. Il y a une masse formidable à qui le Pape a donné pouvoir.

 

Jésus m'a laissé voir une masse formidable d'Évêques, massée ensemble, comme tout prêts à se soulever contre toute opposition à leur esprit.

 

Et, pour éviter ce choc formidable - un choc que Jésus me laisse voir que le Pape Paul VI voit en toute lumière - il lutte dans la prière pour maintenir l’ordre le mieux possible en l’Église pour ne pas laisser envahir la Sainte Église par ses ennemis. Jésus me laisse voir: Il a des vues vivantes, puissantes, contre ses ennemis. »

 

Elle  aperçoit dans l’entourage proche du Saint-Père des cœurs hypocrites, « dont le Pape est dupe », «  ses yeux se sont ouverts trop tard. » «  Il souffre beaucoup dans son corps, son cœur et son esprit ».  Jésus me laisse voir une si grande masse de dignitaires dans l’Église, qui sont les princes, d’une si grande autorité. «  Le Pape est tout petit, il s’efface comme un agneau »

 

Filiola, le 4 mai 1978, aperçoit la menace d’un schisme. Il lui semble qu’on cherche, par une ruse cachée, à couper la Sainte Église en deux ; avec angoisse, elle envisage l’éventualité d’une Église déchirée, qui aurait « deux papes, un saint et un faux »

 

«Ma fille, tous ceux qui te liront, Me liront. »

 

« Ma petite fille ceux qui comprennent souffrent en leur cœur et Moi en Mon Amour, et l'Église en son Esprit, qui est tout Moi-Même. On marche vers un abîme de ténèbres, par un égarement qui n'est plus Mon Esprit.

 

Provoqué par un renouveau mal compris On n'entend plus la voix de Mon Amour, de Mon Esprit. On cherche tout, mais pas Moi.

 

On veut Me transformer par un mélange d’esprit pour faciliter à l’humanité de venir à Moi, et on déroute les âmes dans un plus grand désastre.

 

On veut de l’intérieur même de l’Église changer  « Celui qui est ». 

 

Le monde est le monde et Moi, Je suis Celui qui est. On n’a plus la foi. On veut changer, transformer l’Évangile par un « esprit nouveau », qui n’est pas Mon Esprit.

 

Je suis Celui qui Est, et que rien ne peut changer; on veut tout, mais pas changer les cœurs selon Mon Esprit. Je demande qu'on change de cœur et d'esprit. ***

 

Et Me faire connaître tel que Je suis, sans mélange. On ne peut pas servir deux Maîtres. Je suis le Maître  Suprême. Qu’on prenne garde ! Qu’on prenne garde ! Qu’on prenne garde !

 

***Rappelons- à ce sujet- la pensée de SS Paul VI  clairement exprimée le 8 nov.1972 : « Renouveau: ce terme n’a pas toujours été compris exactement Renouveau ne veut pas dire métamorphose, transformation radicale. Le renouvellement souhaité est intérieur, plutôt qu’extérieur  "

 

Extrait du témoignage très important : Journal spirituel de Filiola :

7 Mars 1972 - 4 mai 1978

 

Filiola est une petite âme, du tiers ordre franciscain, dont Jésus a fait sa confidente compatissante. Jésus lui fait voir les « fumées de Satan » qui dévastent l’Église après le coup d’état des progressistes au concile. Il dénonce l’esprit double, l’esprit de mélange, orgueilleux, hypocrite et menteur qui est tout à l’opposé du Saint Esprit de pureté, de simplicité, de Vérité. Les fruits de ce prétendu « esprit du concile » (qui a si l’on peut dire éclipsé l’action du Saint Esprit) sont la confusion de la créature et du créateur, du naturel et du surnaturel, de la nature et de la grâce, du bien et du mal, du matériel et du spirituel, de l’église et du monde. C’est l’esprit maçonnique préparant la venue de l’antéchrist, et son  ambition de gouvernement mondial des corps et des âmes.

 

Parce Domine


http://amdg.over-blog.fr/article-un-renouveau-mal-compris-117351275.html

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 09:15

   

 

Notre-Seigneur  n'est pas moins présent d'une pré­sence d'adoption, d'une présence morale dans les infirmes et les malades que dans les pauvres. Au grand jour du jugement, il dira à ses élus : « J'étais infirme et vous m'avez visité » comme il dira : « J'avais faim et vous m'avez donné à manger. »

 

Une vraie chrétienne ne se contentera pas de faire l'au­mône au pauvre qui tend la main, elle pénétrera sous le toit où gémissent le malade et l'infirme. Elle peut s'y trou­ver en présence d'une multiple infortune : la maladie, la désolation, l'ignorance religieuse et le péché ! Qu'elle y vienne donc avec une triple aumône : celle des mains, celle du cœur, celle de l'âme.

 

Oui, pieuses Lectrices, vous irez auprès des malades les mains pleines de dons, pleines de ces petites attentions auxquelles ceux qui souffrent sont plus sensibles que les autres. Si votre âge, vos forces, les convenances vous le permettent, vous ne craindrez pas de descendre aux hum­bles services d'une Sœur de charité.

 

Vous entretiendrez l'ordre, la propreté dans ce pauvre réduit ; et, prodigues de vos soins pour les membres souffrants de Jésus-Christ, vous attirerez, sur votre présent et sur votre avenir, les bé­nédictions promises à ces mains héroïques qui ont l'intelli­gence des nécessités du pauvre.

 

Les procédés fraternels gagnent la bienveillance du malade, dissipent ses préjugés, le réconcilient avec le riche, et ouvrent son cœur à la confiance.

 

Vous irez aussi avec un cœur plein de consolations et de paroles réconfortantes : une misère est rarement seule. Avec la maladie, viennent la désolation, la tristesse, le deuil causé par des séparations que la mort n'a pas faites. Il y a dans ce triste réduit, dans cette pauvre mansarde, des cœurs qui ne s'aiment pas, des caractères mal assortis, des veuvages sans funérailles, des abîmes creusés par la haine entre deux personnes qui s'étaient juré un amour éternel.

 

Oh ! Que d'angoisses, que de martyres ! Le cœur du pauvre n'est pas moins que le cœur du riche sensible à l'abandon, aux mauvais procédés. Parlez-lui, écoutez-le, consolez-le, qu'il puisse dire : « Je ne suis pas seul au monde, il y a des cœurs qui compatissent à ma peine, il y a un ange de charité qui veille sur moi ! » Il sera moins malheureux.

 

Mais surtout, allez à lui avec une âme pleine de foi et de zèle ; si la misère que vous avez la mission d'assister est celle de l'âme, si ce malade a fait la plus grande perte qu'on puisse faire au monde en perdant Jésus par sa faute, s'il ne l'aime pas, s'il ne le connaît pas.

 

Oh ! La magnifique aumône que vous pouvez lui donner, en lui faisant con­naître et aimer Jésus ! C'est l'aumône que François Xavier allait porter à l'empereur de la Chine au prix de mille fati­gues, et tout l'or de cet immense empire ne pouvait, di­sait le Saint, la reconnaître dignement. Que rien ne vous coûte pour la faire accepter ; ne comptez ni vos démarches ni vos peines, ni les refus ni l'insuccès.

 

L'Apôtre compte-t-il ses pas, ses sueurs, ses souffrances ? Oh ! Donnez Jésus ! C'est un besoin de le donner quand on l'aime. Le cœur qui aime Jésus est un foyer, et ce foyer rayonne, il commu­nique ses ardeurs.

 

O chères âmes, soyez les apôtres des petits et des pauvres, et qu'en vous, autour de vous, par vous, Jésus soit toujours le plus aimé !

 

Ajoutons ici quelques réflexions pratiques d'un prêtre au cœur d'or,  l'abbé Mullois :

 

« Rien n'est beau, rien ne touche le cœur des pauvres, des malades surtout,  comme de voir les personnes riches leur rendre les plus humbles services. C'est pour cela que ceux qui habitent une ville sont si heureux de pouvoir être visités par une Dame de Saint-Vincent de Paul ou une sœur de charité : la délicate bonté de ces anges de Dieu met un baume sur toutes leurs plaies...

 

« Si vos protégés sont vieux ou malades, il faut leur faire l'aumône   d'une   grande   compassion,   l'aumône  du   cœur et de l'âme ; car la pauvreté toute seule est déjà bien diffi­cile à porter, mais la pauvreté et la maladie, voilà le comble de la misère ; — tout manque à la maison : pain, linge, bois, médicaments, et courage surtout ; — dans la santé, le pauvre se résigne encore, mais dans la maladie, il se laisse abattre et il s'exaspère. Un homme voit sa fille, sa femme malade, et il lui faudrait des médicaments, un traitement, des ménagements; mais il n'a pas le moyen de se procurer le nécessaire, et, faute d'argent, de cet argent que tant de monde  dépense  inutilement,  il  est  condamné  à  les  voir languir,  mourir sans  secours  sous  ses yeux.

 

Ah !  Si vous saviez comme cela les fait souffrir et leur arrache ces plaintes : « Si j'étais riche, on viendrait me voir ; je pourrais sauver la vie à ma femme, à ma fille ; mais parce que nous n'avons pas d'argent, pauvre femme, pauvre enfant, il faut mourir, il faut mourir !... »

 

C'est à ce moment qu'un secours et une visite peuvent faire beaucoup de bien.

 

« Il y a, sur ce point des visites, des choses sublimes à raconter de la part des conférenciers de Saint-Vincent de Paul, d'autant plus sublimes que ceux qui les font ne sem­blent pas même s'en douter. Que le monde ne les connaît-il ! Il prendrait envie à d'autres de les imiter. Oh ! Quant à vous, suivez bien toutes les inspirations de votre cœur ! »

 

 

24 AVRIL, FÊTE DU JOUR: Saint  Fidèle  de Sigmaringen, martyr.

 

Fidèle naquit en 1577 d'une illustre famille, à Sigmaringen. Dans sa jeunesse, il s'approchait souvent des sacrements, visitait les malades et les pauvres, et aimait à passer de longues heures au pied des saints autels. Pendant quelque temps Fidèle exerça les fonctions d'avocat et se fit remar­quer par son zèle à défendre les pauvres et par son langage toujours respectueux pour ses adversaires.

 

Il comprit bientôt qu'il était difficile de devenir riche dans sa profession et de rester bon chrétien ; il quitta donc le monde pour un couvent de capucins et embrassa une vie d'austérité et de prière. Les cilices, les ceintures de fer hérissées de pointes, les disciplines étaient pour Fidèle des pénitences trop légères ; il ne rêvait rien moins que le martyre, et fut comblé de joie d'être envoyé en Suisse par la Congrégation de la Propagande, nouvellement établie, pour arracher les âmes aux infernales erreurs de Calvin. Pendant qu'il prêchait à Sévis, un calviniste tira sur lui un coup de feu, mais la crainte de la mort ne l’intimida pas, et il continua à proclamer la vérité.

 

Après ce sermon, un parti de calvinistes, conduit par un ministre, attendirent Fidèle dans une embuscade, l'attaquèrent et essayèrent de l'amener à embrasser leur prétendue réforme, Saint Fidèle leur répondit : «Je suis venu pour réfuter vos erreurs, et non pour les professer; jamais je ne renierai la loi catholique qui est l'éternelle vérité, et je ne crains pas la mort ». A ces mots les sectaires le percèrent de leurs poignards.

 

Extrait deL LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 03:34

La Sainte Vierge nous prévient. Extrait d’une extase de Marie-Julie du Crucifix. 9 Août 1881

 

Ah ! Mes enfants, aujourd’hui, vous voyez encore des âmes de Foi devant vous, vous les entendez encore parler, et bien ! Mes enfants attendez à passer le pas qui se prépare, ce sera après avoir fait le pas, que vous verrez ceux qui vous paraissent solides tomber en défaillance de la Foi.

 

Vous allez voir le monde de mon pauvre royaume dégénéré en tout ce qu’il possède encore aujourd’hui. Cette dégénération va provenir de ces misérables qui font comme la balance, qui monte jusqu’au sommet où elle peut s’élever, tandis que l’autre qui est remplie ne se relève point. Ils vont faire de même, ils vont monter dans des lois et des autorisations supérieures, mais infernales jusqu’à ce point où tout sera envahi.

 

Je veux dire qu’ils vont monter au-dessus de tout, s’élever au dessus de tout, voilà l’expression de ma parole, mes enfants.

 

N’ai-je pas lieu de dire, par là, qu’ils vont tout envahir, tout tenir sous leurs ordres tyranniques, et encore plus barbares ? Mes enfants, je vois partout le mal ; il surpasse le bien, le bien est conduit par le plus petit nombre et le grand nombre emporte sur le bien, l’empire du mal est un triomphe général dans la France entière.

 

Mes enfants, remarquez bien ma parole : « Si le sujet qu’on vous présente pour donner vos voix (élections, votes) si ce sujet est mauvais, mes enfants de grâce, n’allez pas, n’allez pas, restez dans vos demeures, car  ce pas fait, va tout conduire à l’abîme et le malheur va s’élever sans retard. Je vous préviens mes enfants, je préviens les victimes de près ou de loin, parce qu’elles verront mes paroles, je préviens mes serviteurs et mes âmes fidèles (les âmes chrétiennes) qui sauront tout faire pour le bien.

 

Mes enfants, soyez obéissants à ma parole ; ne vous engagez pas avec ces ennemis, vous l’Église et toutes les autres choses saintes à qui on va déclarer une guerre mortelle, un brisement général partout.

 

Ceux que l’on va charger de tout démolir, seront escortés des hommes de ceux qui règnent et qui gouvernent ; partout il y aura de ces régisseurs  qui suivront et accompagneront les briseurs de Croix, de saints et qui renverseront les lampes sacrées.  (Commissaires politiques et surveillants de quartiers.)

 

Mes enfants, non, ces hommes ne marcheront pas muettement, ils marcheront au son des éclats d’abominations, au son des chants les plus infernaux, au son de ces instruments que vous connaissez sur la terre, au son de ces acclamations : « Vive celui qui a l’autorité gouvernante en attendant mieux ». Mes enfants, ce cri retentira ensuite pour tous les autres qui le soutiennent et l’assistent. Voilà l’état des choses qui s’ouvrent à grands pas et qui depuis longtemps travaillent avec l’esprit coupable. »

 

Lois sur l’avortement, sur le mariage, sur l’euthanasie, le catalogue des antéchrists démolisseurs de la France n’en finit plus de s’enrichir. Et ce n’est qu’un début; d’autres lois sont en préparation. Il y aura « liberté pour tout »

 

La loi la plus infâme est une loi visant à couper les liens du clergé d’avec Rome et à  reprendre la vieille constitution civile du clergé, établissant un culte interreligieux d’inspiration maçonnique et antéchristique.

 

Tout cela aura lieu en pleine crise révolutionnaire. La Justice Divine nous prévient : Paris sera brûlée avec sa « salle de l’enfer».  « Le signal de la révolution sera la mort d’un « grand » qui sera cachée pendant trois jours.

 

 Babylone subira le sort de Sodome. Mais  la Providence n’abandonnera pas les justes… »


http://amdg.over-blog.fr/article-les-lois-infernales-117326736.html

 

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