Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme
La Sainte Église tout entière, en ce beau mois de mai, se tourne vers Marie. Soyons dociles à son appel, à l'impulsion que l'Esprit-Saint donne à notre âme. Que Marie soit l'objet de nos méditations, de nos dévotions, de notre imitation.
Quelle place a tenue la Vierge Marie dans le plan divin ? Quelle place la Vierge Marie doit-elle occuper dans notre vie ?
Dieu, depuis l'origine du monde, les Livres Saints, depuis leur première jusqu'à leur dernière page, nous présentent toujours le Rédempteur avec son auguste Mère. Tantôt, «C'est la femme dont le pied doit écraser la tête du serpent ; tantôt, c'est la Vierge enfantant un Sauveur qui est l'objet îles prophéties ; ou bien, c'est une femme annoncée comme une grande merveille que Dieu donnera à la terre... ; enfin, c'est, sous bien des figures, la maternité virginale de Marie proposée comme l'Incarnation à l'espérance du genre humain.
De plus, par une succession de miracles, Dieu intervient pour préparer magnifiquement celle qui sera la mère de l'Auteur de la grâce. Il crée, il orne de perfections cette Vierge qui doit être la Mère de son Fils...
Aussi, Marie, par sa foi, son humilité, sa charité, est apte à coopérer aux desseins du Très-Haut. Quand il s'agit de la formation du Christ, Dieu demande le consentement de Marie. La réponse de l'humble Vierge tient en suspens le ciel et la terre et c'est de sa volonté, de son consentement que le Verbe reçoit la nature humaine.
En méditant ces grandes choses, nous faisons-nous une idée de ce qu'est Marie ?... La plus grande beauté, la plus grande perfection, la plus grande sainteté qui fut jamais après celle de Jésus-Christ !
Enfin, les qualités et les mérites devant être en raison des fonctions et des dignités, imaginons combien Marie a dû être comblée de grâces ; aussi l'envoyé céleste la salue-t-il ainsi : Gratia plena.
Quelle place tient la sainte Vierge dans nos exercices de piété ?
A notre réveil, que notre première pensée soit pour Jésus et Marie ! Voici la prière du matin ; comment invoquons-nous Marie ?... Avons-nous soin d'honorer cette puissante Vierge, d'invoquer cette Mère, la meilleure des Mères, du fond du cœur ?
Puis, c'est la méditation. Marie fut « l'âme d'oraison » par excellence. Qui mieux qu'elle nous apprendrait cette science sublime et rare !... Quand nous sommes distraites, froides, arides, pourquoi ne pas appeler à notre secours cette Vierge qui, dès ses plus jeunes années, vécut d'oraison, pour qui le Cœur de Jésus n'a pas de secrets ?...
Vient la sainte Messe. L'Église, dans cette auguste fonction, n'oublie pas Marie. Plusieurs fois elle rappelle sa glorieuse mémoire... Songeons-nous à nous tenir au pied de l'autel comme elle se tint au pied de la croix, et à recueillir comme elle le sang adorable de Jésus-Christ devenu victime ? L'effusion de la grâce sera d'autant plus abondante en notre âme que nous aurons soin de nous unir à la très sainte Vierge.
C'est encore la sainte Communion. Allons-nous au banquet eucharistique la main dans la main de Marie ?... Convions-nous la Mère de Jésus à préparer en nous et avec nous le trône où Jésus va descendre ? Demandons-nous à Marie les sentiments avec lesquels elle accueillit Jésus ?...
La prions-nous de faire les honneurs de notre pauvre petite maison à l'Hôte auguste qui daigne nous visiter ?...
Et quand vient l'heure de la Visite au Saint Sacrement, est-ce par Marie, avec Marie, que nous sollicitons l'audience du Roi des rois ?...
Mardochée employait le crédit d'Esther près d'Assuérus... Marie est bien plus accréditée auprès Jésus !... Rappelons-nous ce qu'elle fit à Cana !... Il lui suffit de dire : Ils n'ont plus de vin, pour que Jésus, avant son heure, fît son premier miracle.
Quelle place occupe Marie dans tous ces exercices ?... Hélas ! Nous nous plaignons d'avoir l'âme froide, sèche, nous ne recourons pas à Celle que l'Église appelle le Secours des chrétiens, le Salut des infirmes, la Cause de notre joie. Les saints agissaient différemment... ils allaient à Jésus par Marie : leur confiance envers Marie était immense, et leur naïve, simple, ardente, obtenait des miracles.
Comme ils aimaient toutes les pratiques de dévotion envers la très Sainte Vierge ! Quelles hymnes délicieuses leur suggérait leur amour filial !
Honorons-nous les images de Marie ? Quelles impressions produisent-elles sur notre cœur ? Quelle est notre dévotion pour le scapulaire, la médaille miraculeuse? Et notre chapelet, le disons-nous chaque jour, et comment?
Les saints disaient le chapelet, si occupés qu'ils fussent ; savants génies ont récité le chapelet. « L'amour n'a qu’un mot, mais il ne se lasse pas de le répéter », a dit le Père Lacordaire.
Et les fêtes de Marie, comment les célébrons-nous ?... saluons-nous l'aurore comme l'enfant salue la fête d'une mère chérie ?... Qu'offrons-nous alors à notre céleste Mère ?... Que faisons-nous pour lui prouver notre amour et notre Méconnaissance ?...
En ce mois, considérons que Marie pria beaucoupet que cette prière continuelle, jointe à sa dignité, fut le secret de sa puissance sur le cœur de Dieu ; que Marie pria avec ferveur, et que cette fervente et persévérante prière attira en elle la plénitude des grâces divines.
Prenons la résolution de penser à Marie, de l'imiter dans sa ferveur. Prions avec Marie, par Marie, comme Marie, et nous ferons de rapides progrès dans la perfection.
Ier MAI, FÊTE DU JOUR: Saint Philippe et saint Jacques, apôtres.
Philippe fut un des premiers disciples de Jésus-Christ, qui, l'ayant rencontré dans un de ses voyages de Judée en Galilée, lui dit : « Suivez-moi ». Philippe obéit immédiatement, et, dans son zèle pour Jésus et sa charité pour le prochain, il essaya d'amener au divin Maître Nathanaël, en lui disant : « Nous avons trouvé en Jésus de Nazareth le Messie annoncé par Moïse et les prophètes ».
Nathanaël lui répliquant : «Eh quoi ! Peut-il donc venir quelque chose de bien de Nazareth ? » Philippe répondit simplement : « Venez et voyez », et il le présenta à Jésus.
Saint Jacques, le mineur, était aussi un des douze apôtres. Saint Paul nous apprend que saint Jacques fut favorisé d'une apparition particulière de Jésus-Christ après sa résurrection.
Lors de la dispersion des apôtres à travers le monde, saint Jacques demeura à Jérusalem dont il fut le premier évêque. Sa pureté, sa vie mortifiée, son esprit de prière inspira tant de vénération aux Juifs eux-mêmes qu'ils le surnommèrent le juste.
Saint Jacques siégea au Concile de Jérusalem à côté de saint Pierre et de saint Paul ; et lorsque plus tard saint Paul, en appelant à César, échappa à la fureur des Juifs, ceux-ci tournèrent leur rage contre saint Jacques en s'écriant : « Le Juste a erré », et ils le lapidèrent jusqu'à ce qu'il mourût écrasé sous leurs pierres.
Extrait de : LES LECTURES MÉDITÉES (1933)
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http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/04/28/je-ne-merite-pas-de-porter-le-nom-dapotre/
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«Je vous loue, je vous glorifie et je vous bénis, O âme sainte, et de toute la force de mon âme, je vous félicite de toute la gloire et de tout l'honneur qui vous sont rendus aujourd'hui, par la libéralité sans bornes de la Divine Bonté.
Je vous rappelle cet inexprimable joie dont vous avez été inondée, lorsque, par le ministère des Saints Anges, vous avez été, présentée devant la Face et la Gloire de Dieu, pour y recevoir une éternelle récompense.
Rappelez-vous, o âme bienheureuse, ce bonheur, ce tressaillement que vous avez éprouvé lorsque la Main de Dieu même vous a revêtue du diadème et lorsque vous avez été placée sur le siège de votre gloire.
Pour ces grâces et pour toutes celles que le Dieu de Majesté ne vous a jamais accordées, j'adore, je bénis et je loue l’ineffable Bonté de Dieu de ce que les torrents de Sa tendre Bonté aient débordé sur vous avec tant d'abondance.
Et comme lien de cet amour et de cette fidélité perpétuelle par lequel je désire m'unir à vous, je vous offre le Trésor des trésors, le très doux Cœur de Jésus-Christ avec tous les sentiments, d'amour et de générosité qu’Il vous a témoignés sur la terre, et qu'il vous témoignera à jamais dans le Ciel. »
Enfin je recommande avec une entière confiance à vos saintes prières, la Sainte Église Catholique, afin qu’elle retrouve son Chef légitime et l’unique Sacrifice par lequel nous est donné le Précieux Sang de Notre Sauveur pour lequel vous avez une si grande adoration.
Intercédez auprès du Souverain Maître afin qu’il envoie de saints ouvriers dans Sa moisson. Ces trois intentions n’en font qu’une : la Gloire de la Très Sainte Trinité.
Veuillez offrir pour nous à Dieu les saints désirs qui vous ont consumés pendant votre vie terrestre et intercédez pour nous auprès de la Sainte Vierge Marie en réparation de toutes nos négligences à son service. Ainsi soit-il.
http://amdg.over-blog.fr/article-sainte-catherine-de-sienne-en-notre-secours-117463531.html
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O éternelle Miséricorde, qui couvrez toutes les fautes de Vos créatures, je ne m’étonne plus si vous dites à ceux qui sortent du péché mortel et qui retournent à vous : Je ne me rappellerai pas vos offenses.
O Miséricorde ineffable, je ne m’étonne plus si Vous dites à ceux qui sortent du péché, puisque Vous dites de ceux qui Vous persécutent : Je veux que vous Me priiez pour eux afin de pouvoir leur faire miséricorde.
O Miséricorde, qui venez du Père, et qui gouvernez par Votre puissance l’univers tout entier! O Dieu, c’est Votre miséricorde qui nous a créés, qui nous a régénérés dans le Sang de Votre Fils ; c’est Votre miséricorde qui nous conserve ; Votre miséricorde a fait lutter Votre Fils sur le bois de la Croix. Oui, la mort a lutté contre la vie, la vie contre la mort. La vie a vaincu la mort du péché, et la mort du péché a ravi la vie corporelle de l’innocent Agneau. Qui est resté vaincu? La mort. Et quelle en fut la cause? Votre miséricorde.
Votre miséricorde donne la vie ; elle donne la lumière qui fait connaître Votre clémence en toute créature, dans les justes et dans les pécheurs. Votre miséricorde brille au plus haut des cieux, dans Vos saints ; et si je regarde sur la terre, Votre miséricorde y abonde. Votre miséricorde luit même dans les ténèbres de l’enfer, car Vous ne donnez pas aux damnés tous les tourments qu’ils méritent.
Votre miséricorde adoucit Votre justice ; par miséricorde, Vous nous avez purifiés dans le Sang de Votre Fils ; par miséricorde, Vous avez voulu habiter avec vos créatures à force d’amour. Ce n’était pas assez de Vous incarner, Vous avez voulu mourir ; ce n’était pas assez de mourir, Vous avez voulu descendre aux enfers et délivrer les saints, pour accomplir en eux Votre vérité et Votre miséricorde. Votre bonté a promis de récompenser ceux qui Vous servaient fidèlement, et Vous êtes descendu aux limbes pour tirer de peine ceux qui Vous avaient servi, et leur rendre le fruit de leurs travaux.
Votre miséricorde Vous a forcé à faire encore davantage pour l’homme : vous vous êtes donné en nourriture, afin que nous ayons un secours dans notre faiblesse, et que, malgré notre oublieuse ignorance, nous ne perdions pas le souvenir de Vos bienfaits ; tous les jours Vous Vous offrez à l’homme dans le Sacrement de l’Autel, dans le corps mystique de la Sainte Église. Et qui a fait cela? Votre miséricorde.
O Miséricorde, le cœur s’enflamme en pensant à Vous ; de quelque côté que je me tourne, je ne trouve que miséricorde, O Père éternel, pardonnez à mon ignorance qui ose parler devant Vous ; mais l’amour de Votre miséricorde me servira d’excuse auprès de Votre bonté. »
C’est la Miséricorde qui nous rendra notre Chef légitime et la Sainte Messe.
Prions avec Sainte Catherine de Sienne notre avocate.
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Georges Lacordelle – Jean XXIII et Vatican II, Sous les feux de la Pentecôte luciférienne ( 26 mars 2013 par
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