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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 01:22

Un grand obstacle au mérite de nos actions c'est que, quand nous faisons une chose, il nous arrive souvent de penser à une autre, de sorte que notre esprit distrait ne s'applique qu'à moitié à ce qu'il a à faire.

 

 

On s'inquiète, on se trouble ; on songe aussi au jour suivant, et ainsi l'on ne fait rien comme il faut. Le remède à ce mal est de s'appli­quer entièrement et uniquement à ce qu'on fait, comme si l'on n'avait rien autre chose à faire.

 

 

« Chaque chose à son temps, dit l'Esprit-Saint. A chaque jour suffit son mal : ne nous préoccupons point de ce que nous aurons à faire plus tard. »

 

 

Pendant la prière, ne songeons point aux affaires, ni aux sollicitudes de notre état. Quand nous serons à nos affaires, mettons-y tout notre soin. Pourquoi revenir sur le passé ? C'est chose consommée ; nous ne pouvons pas le changer.

 

 

Pourquoi anti­ciper sur l'avenir ? Nous ignorons quel il sera ; nous ne savons pas même si nous le verrons. C'est un grand mal de distraire ainsi l'attention de ce que nous faisons, pour la donner à ce que nous aurons à faire plus tard, souvent même à des ima­ginations et des rêveries qui jamais ne se réaliseront. C'est tuer le présent avec l'avenir, la réalité avec des fantômes ; c'est le moyen de ne jamais rien faire de bien.

 

 

La sagesse nous dit au contraire de renvoyer la pensée des choses à venir aux temps où nous aurons à les faire. Dieu, ami de l'ordre, bénira cette conduite et fera revenir en son temps avec profit ce que nous aurons laissé de côté pour lui plaire.

 

 

Nous y gagnerons au lieu d'y perdre. « La science, dit saint Basile, dont on se désoccupe pour la vertu, s'acquiert mieux ensuite par la vertu. »

 

 

D'un autre côté, nous sommes si faibles que peut-être le courage nous manquerait si nous envisagions d'un coup d'œil cinquante ou soixante ans à passer dans une parfaite retenue, dans une attention perpétuelle sur nous-mêmes, dans la pri­vation des aises de la vie, dans le renoncement à notre volon­té et à nos désirs ; au contraire, le courage nous sera facile, si, au lieu d'envisager cet ensemble, nous voyons les choses en détail, et que nous nous disions : Il ne s'agit pas ici de cal­culer de longues années; à quoi bon, moi qui ne sais pas si je vivrai demain ? Il s'agit uniquement du jour présent. Si je vis demain, je verrai ce qu'alors j'aurai à faire. Or, d'ici à ce soir, pourrais-je trouver trop dur de bien vivre, de me gêner, de me mortifier ?

 

 

Un jour est si tôt passé ! Un jour comparé à l'éternité ! Oh ! Quel rien ! Et que je serais déraisonnable si je ne l'employais pas saintement ! Fortifiée par cette pensée, on se met à l'œuvre et l'on passe saintement la journée.

 

 

Le lendemain, on recommence, sans jamais voir plus loin que le jour présent. Par cet innocent stratagème, tout dans la ver­tu devient aisé, et l'on arrive à la perfection. Proposons-nous de bien employer ce moyen.

 

 

Si nous ne devons nullement nous préoccuper du lendemain, il faut en revanche faire chaque jour ce qui peut se faire le jour même, sans remettre à plus tard, surtout quand il s'agit de nos résolutions et de nos pratiques.

 

 

Ne jamais remettre à de­main, c'est là, jeunes chrétiennes, un conseil que l'on vous a donné bien des fois, et avec beaucoup de raison, car plus on remet un travail, une affaire, etc., moins on est disposé à s'en occuper ; en outre, il advient presque toujours qu'au mo­ment où l'on s'y décide enfin, il est trop tard !

 

 

« Ne remettez pas à demain, dit sagement un moraliste, ce que vous pouvez faire aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le jour de l'inspiration, de la bonne résolution : vous avez pour agir un entrain tout spécial, une grâce particulière. Demain, vos dispositions auront complètement changé : vous douterez si l'œuvre à accomplir est utile ; vous la trouverez hérissée de difficultés, vous la renverrez à plus tard...

 

 

Ce que vous ne faites pas aujourd'hui par suite d'un peu de lâcheté, vous courez grand risque de ne pas le faire demain, de ne le faire jamais. »

 

 

C'est surtout lorsqu'il s'agit de la grande affaire du salut et de la sanctification qu'il faut se rappeler cette maxime. Combien de personnes, après avoir commis une faute grave, se disent : « Je me confesserai à tel jour. »

 

 

Insensées, qui donc leur a promis qu'elles vivraient jusque-là ? Oh ! Ne restez ja­mais, jamais, dans un état où vous ne voudriez pas mourir ! Faites aussi tout ce que vous pouvez pour décider les retardatai­res de votre connaissance à se réconcilier sans retard avec Dieu. Combien ont été surpris par la mort ! On en citerait des centaines.

 

 

Dans une grande ville de France habitait, il y a quelques années, un riche négociant. C'était un honnête homme, bon père de famille, mais ne remplissant pas ses devoirs de chré­tien. Un célèbre prédicateur était venu prêcher l'Avent dans cette ville. Un grand nombre d'hommes s'étaient rapprochés de la religion, et il n'avait pas suivi leur exemple, malgré les instances de sa femme... Un jour, au dîner, il aperçut des tra­ces de larmes dans les yeux de celle-ci.

 

 

Allons, lui dit-il en plaisantant, nous avons encore pleu­ré... et je sais bien pourquoi. Sois donc plus raisonnable ; tu sais bien que je ne suis pas un impie, un ennemi de la reli­gion, et qu'un jour je me confesserai.

 

Mon ami, vous vous confesserez, dites-vous ; mais si la mort allait venir avant ce temps-là ?

 

Bah ! Reprit-il, tu n'as que ta mort subite à me présen­ter. Sois tranquille.

 

Et puis, frappant sur sa poitrine d'un air triomphant :

 

     Va ! Va ! Ajouta-t-il, il y a encore de la vie ici...

     En disant ces mots, il pâlit et s'affaissa. On l'entoure: il était mort.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 10:57

Bergoglio … et son maître à penser

 Le cardinal Martini, 1927-2012, jésuite, fut archevêque de Milan ; Il fut chef de file des « progressistes » et le reste par ses écrits. Dans l'interview réalisée le 8 août 2012, qui fut publiée dans le "Corriere della Sera" le 1er septembre, lendemain de sa mort, Martini, prenant le ton grave qui convient à un legs testamentaire et à un avertissement prophétique, indiquait également la manière concrète de procéder : que le pape s’entoure de douze évêques (?) et cardinaux (?) s’il veut que la barque de Pierre ne soit pas submergée par des flots internes et par une société qui ne le croit plus, dans la mesure où il est en retard de deux cents ans en ce qui concerne des questions telles que la famille, les jeunes, le rôle de la femme.

 

 (Le pape (?) François (?) a promis de s’exprimer encore à propos de ce dernier sujet ; Il a déjà constitué LE C8 ? Sorte  de gouvernement démocratique de « l’église nouvelle » etc.…)   Au conclave de 2005, Martini fut le cardinal symbole de l’opposition infructueuse à l’élection de Joseph Ratzinger. Et c’est justement sur Bergoglio que se reportèrent, avec d’autres, les voix de ses partisans.


Huit ans plus tard, au mois de mars 2013, ce sont de nouveau les "martiniens" qui ont voulu que ce même Bergoglio soit élu pape (?). Mais, cette fois, avec succès.


Et actuellement ils voient, dans les premiers actes du pape François (?), la réalisation de ce qui, pour Martini, était seulement un "rêve". Le rêve d’une Église "synodale, pauvre parmi les pauvres, inspirée par l’évangile des béatitudes, levain et grain de sénevé »… (Sic Attention séduction)

On s’achemine, en effet, vers l’élection du chef des évêques italiens par les évêques eux-mêmes, avec des majorités et des minorités, avec la légitimation du débat et de points de vue différents, en remplacement des désignations officielles et de la gestion vaticane. (Bref la démocratie)

 

Bergoglio a déclaré à la presse: "Je crois en Dieu. Pas en un Dieu catholique, il n’existe pas de Dieu catholique, il existe Dieu". En 2007, Martini affirmait dans son livre interview "Conversations nocturnes à Jérusalem" : "On ne peut pas rendre Dieu catholique. Dieu est au-delà des limites et des définitions  que nous établissons. »

 

Bref, Bergoglio est la « voix de son maître ». Il faut s’attendre au pire quand on parle du retour à l’église primitive. C’est ce qu’ont fait tous les hérésiarques et schismatiques de l’histoire.

 

Les « loges » sont très contentes des orientations dans ce sens. Car il s’agit en fait de détruire le pouvoir du Pape et par là de supprimer la sainte Messe. Préparez vos catacombes. Mais Dieu aura le dernier mot… Patience

 

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/b.et-son-ma%C3%AEtre-%C3%A0-penser.html

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:10

 

Entre toutes les vertus, âme chrétienne, choisissez donc et aimez de préférence la simplicité, cette heureuse sim­plicité des enfants à laquelle est promis le royaume des cieux.

 

Elle sera pour vous l'abrégé de la perfection et la scien­ce du salut. Appliquez-vous à être simple en tout et de toute manière. Voici le portrait d'une âme simple.

 

Simple d'esprit. — Comme dans la simple enfance, elle est sans prétentions, sans comparaisons, sans se prévaloir d'aucun avantage, sans penser même qu'elle en a, sans ambitionner d'autre usage de ses facultés intellectuelles que de montrer une raison plus sage et plus modeste.

 

Simple de cœur. — Crainte filiale du bon Dieu sans trou­ble ni inquiétude, ayant une confiance amoureuse, quoique non téméraire, une fidélité exacte sans raffinement ni subti­lité, un désir de lui plaire et de faire en tout sa volonté, com­me fait un petit enfant avec une mère qu'il aime tendrement et dont il sent qu'il est aimé.

 

Simple envers le prochain. — Affection sincère et cordiale, toujours selon Dieu ; ouverture et franchise sans indiscrétion, joignant ici à la simplicité de la colombe la prudence du ser­pent ; charité douce, patiente, prévenante, compatissante, s'oubliant soi-même pour être toute à tous, afin de ne faire avec tous qu'un cœur et qu'une âme dans la paix et l'union fraternelle.

 

Simple envers soi-même. — Esprit d'ordre et de régularité, de patience avec soi comme avec les autres, supportant ses misères et ses propres défauts comme ceux d'autrui, sans s'abattre et sans se flatter, sans se faire pire ni meilleure qu'on n'est, par le travail de son imagination ou par les illusions de l'amour-propre.

 

Simple de caractère. — Sans humeur ni caprice, sans ardeur ni indifférence, sans vivacité ni inégalité, cédant sans laisser voir que l'on cède, sacrifiant son sentiment et sa volonté sans qu'il y paraisse ni effort ni sacrifice, s'accommodant à tout sans s'en faire un mérite, comme un enfant s'accommode aux autres, tout naturellement et sans penser seulement que c'est une perfection.

 

Simple dans l'action. — Sans empressement et sans trou­ble, sans s'embarrasser de plusieurs choses à la fois ; s'occu­pant uniquement de ce que l'on fait, comme si l'on n'avait que cela à faire au monde ; toute à Dieu dans la prière, toute au prochain dans les relations de charité ou de devoir, tout entière au travail quand on y est, mais toujours pour Dieu, selon Dieu, et sous les yeux de Dieu, comme un petit enfant sous les yeux de sa mère s'occupe d'elle ou de ses ordres, sans que tout le reste de l'univers l'en distraie.

 

Simple dans le langage. — Avec naturel, sincérité, repous­sant la duplicité et le mensonge. Une jeune fille doit mettre tous ses soins à parler sans recherche, sans emphase, mais sans trivialité. Les termes spéciaux pour les ouvriers ne doivent pas avoir cours dans la conversation, ni les grands mots dont parfois on ignore même le vrai sens !

 

Simple dans l'extérieur. — Modeste sans affectation. Dans l'habillement, convenable sans être recherchée ni négligée ; dans les manières, naturelles et polies sans apprêt ; dans la marche, sans autre prétention que d'aller à son but ; dans le manger, réglé par le besoin et la raison, modéré et sanctifié par la pensée de la religion ; dans le maintien, composé sans art et sans contrainte; dans le parler, sans malice ni finesse ; enfin dans toute la conduite extérieure, fuyant l'affectation jusque dans la simplicité même, sans recherche de soi, sans retour  d'amour-propre, sans songer à être remarquée, comme un petit enfant qui ne pense nullement au jugement et à l'estime des hommes.

 

Simple surtout dans la piété. — Évitant également et les singularités qui défigurent, et les travers qui déshonorent ; les petitesses serviles du scrupule, contraires à la loi d'amour, et les illusions de la routine ; fuyant le découragement de la pusillanimité et, les élans de la présomption, qui font égale­ment injure à l'esprit de grâce et à la bonté de Dieu; se défiant surtout de l'ardeur d'un zèle impétueux, qui aspire tout d'abord à ce qu'il y a de plus élevé, qui prend l'enthousiasme de l'imagination pour l'inspiration, et qui ruine l'édifice par les fondements, en mettant la nature et l'amour-propre à la place de la grâce et de l'humilité, qui sont le principe de tout.

 

Tel est l'abrégé, le précis de la simplicité chrétienne, que l'on trouvera en grand dans toute la vie et les paroles de Nôtre Seigneur, et plus en détail dans la vie des saints.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:14

RÉPARATION TRÈS AGRÉABLE A LA SAINTE VlERGE.

Sainte Gertrude se plaignant devant Dieu d'avoir été négligente dans le service de Marie, et de n'avoir jamais témoigné à cette bonne Mère le respect qu'elle méritait, demanda à Jésus qu'Il daignât y suppléer pour elle. Alors le Roi de gloire Lui-même, Jésus, se leva, présenta à Sa Mère son Cœur déifié et suppléa ainsi à toutes les négligences de la Sainte. Nous pouvons obtenir la même faveur par la prière suivante pour nous-mêmes, l’Église, tous les pêcheurs si loin de leur Mère.

 

« O doux Jésus, au nom de cet amour que Vous nous avez témoigné, en daignant Vous revêtir de notre chair et naître de la plus pure des Vierges, pour suppléer à ce qui manque à Vos pauvres créatures, je vous conjure de daigner suppléer par Votre très doux Cœur, auprès de Votre Mère virginale, aux nombreux manquements dont je me suis rendu coupable par négligence et par ingratitude, dans le service et le culte d'une si bonne Mère, moi qui suis forcé(e) de reconnaître que jamais dans tous mes besoins, elle n'a cessé de me faire éprouver sa clémence et sa bonté maternelles.

 

Pour lui en rendre de dignes actions de grâces, offrez-lui, je vous en supplie, O tendre Jésus, offrez-Lui Votre très doux Cœur, tout débordant, comme il est, de bonté; faites-lui voir dans Votre Cœur tout ce Divin Amour par lequel Vous l'avez, de toute éternité et préférablement à toute autre créature, choisie pour votre Mère, préservée de la tache originelle, créée et incomparablement ornée de toutes les vertus et de toutes les grâces.

 

Montrez-lui encore dans Ce Divin Cœur toute la tendresse avec laquelle Vous l'avez caressée dans Votre enfance, lorsqu'elle Vous réchauffait sur son cœur.

 

Montrez-lui cette fidélité que Vous lui avez toujours gardée dans Votre vie publique, lui obéissant en tout comme un tendre Fils à sa mère, Vous qui êtes le Médiateur du ciel et de la terre; cette fidélité que Vous lui avez témoignée avec un filial amour, surtout à l'heure de la mort, lorsque, oubliant, pour ainsi dire, Vos propres tourments, pour compatir avec une indicible tendresse à sa désolation; Vous lui avez donné un gardien en même temps qu'un fils.

 

Montrez-lui enfin l'inexprimable amour que Vous avez dû lui porter pour lui conférer cette sublime dignité qui l’a élevée au jour glorieux de son Assomption au-dessus de tous les Chœurs des Anges, et constituée la Maîtresse et la Reine du Ciel et de la terre.

 

Faites ainsi, ô bon Jésus, qu'elle soit pour moi une Mère propice, et que pendant ma vie et à l'heure de ma mort, elle se montre toujours ma patronne et mon avocate: Ainsi  soit-il. »

 

« A la gloire de la Vierge et pour notre réconfort, Nous proclamons Marie, très sainte, Mère de l’Église » SS Paul VI- 21 Novembre 1964

 

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/offrande-r%C3%A9paratrice-%C3%A0-notre-m%C3%A8re.html

 

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:53

­

« Toi, du moins, tâche de me consoler…. »

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré d'épines que les hommes ingrats m'enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, Je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. » (Paroles de la Sainte Vierge à Sœur Lucie, le 10 décembre 1925 à Pontevedra).

 

 

Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.

 

 

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et je Vous offre le très précieux Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de Son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

 

 

(Paroles de Notre-Dame, le 13 juillet 1917, à Fatima) : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent à Jésus, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice :

 


« Ô Jésus, c'est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. »

 

 

Ô Reine du Très saint Rosaire, qui, en ces jours où l'impiété lève orgueilleusement la tête, nous montrez votre puissance avec les trophées de vos antiques victoires, daignez, du haut du ciel où vous trônez, répandant le pardon et la grâce, daignez, dans les rudes épreuves du temps présent, abaisser un regard de bonté sur l'Église de votre Divin Fils, sur son Vicaire ici-bas, sur tout le clergé et le peuple fidèle.

 

 

Hâtez, ô puissante exterminatrice des hérésies, hâtez l'heure de la miséricorde, quoique nos innombrables fautes excitent Dieu chaque jour davantage à devancer l'heure de la justice… Ainsi soit-il

 

 

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/-toi-du-moins-t%C3%A2che-de-me-consoler.html

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 23:42

 

On ne saurait croire tout le bien que peut opérer une ca­téchiste volontaire, si elle a de l'industrie et du zèle, moyennant la grâce de Dieu qui ne manque jamais. D'abord elle fait un bien considérable aux enfants.

 

 

Dans une exhortation que R. P. Marc Guillaume adressait aux maîtres, maîtresses et autres personnes qui l’aidaient dans son œuvre, il leur dit : « Si vous enseignez bien les enfants, vous en ferez de bons bourgeois, de bons pères et mères de fa­mille, et un jour des saints au paradis...

 

 

«Quand vous êtes cause que quelqu'un apprend ce qui est de sa croyance, de la dévotion et de l'usage des sacrements, il ne faut pas atten­dre pour voir et recevoir le fruit de vos efforts, vous le voyez présentement devant vos yeux, et c'est le plus noble que l'on puisse imaginer. »

 

 

La courageuse chrétienne qui remplit la mission de catéchiste volontaire n'a, généralement, que quelques enfants à instruire. En raison du petit nombre d'élèves dont elle est chargée, il s'établit des rapports intimes entre elle et ses écoliers. Si l'enfant tombe malade, son mentor trouve l'oc­casion d'aller le visiter, de lui porter quelques douceurs. Quand le cœur y est, des riens font plaisir, disons mieux, font merveille, si bien qu'entre la catéchiste et l'enfant, il finit par s'établir de précieux rapports.

 

 

Dans les autres œuvres, le résultat est problématique, dans l'œuvre des catéchismes le bien est certain. L'enseigne­ment des premiers éléments de la doctrine chrétienne est toujours très utile à un bon nombre d'enfants, et les âmes de ces enfants ont une valeur inappréciable. « Il est bien plus im­portant, dit Mgr de Belley, d'apprendre le catéchisme que d'apprendre un métier, parce que le métier ne sert que pour la vie présente, et que le catéchisme nous sert pour l'éter­nité. »

 

 

Tout en faisant du bien aux enfants et aux familles, la ca­téchiste volontaire s'en fait à elle-même.

 

 

« En réunissant les enfants autour d'elles, dit un autre prélat, pour leur enseigner les prières et les vérités de notre sainte religion, les personnes pieuses feront l'œuvre assuré­ment la plus agréable au Cœur de ce divin Jésus qui se plaisait tant au milieu des enfants, et qui les recevait avec une grâce ineffable ; par là, elles attireront sur elles les plus grandes bénédictions. Les personnes pieuses trouveront ici une bonne occasion d'acquérir devant Dieu d'incalculables mérites, soit en faisant elles-mêmes le catéchisme, soit en recrutant le plus d'enfants possible. »

 

 

Mais il y a plus. « Les âmes qui se seront vouées à cette œuvre de miséricorde brilleront au ciel, suivant la sainte Écriture, comme les étoiles du firmament ».

 

 

Mgr Dupanloup disait déjà de son temps : « Il y a, dans l'Évangile, une ravissante parole du Sauveur qui s'adresse tout particulièrement aux catéchistes, et que Notre-Seigneur n'a pas prononcée en vain : Celui qui aura donné à boire à l'un de ces petits enfants, je vous le dis en vérité, aura sa récompense».

 

 

C'est ce qu'on fait au catéchisme ! On a là ces petits en­fants, ces agneaux de la bergerie, ces nouveau-nés de la fa­mille, et on leur donne à boire cette eau qui rejaillit jusqu'à la vie éternelle, on approche de leurs lèvres ce breuvage qui est le premier des besoins pour leurs âmes.

 

 

«Ces âmes, ce sont de jeunes plantes, de tendres fleurs trop souvent abattues vers la terre par des souffles funestes, et desséchées avant le temps. Eh bien ! On verse sur elles, au catéchisme, pour les ranimer, pour relever leurs tiges vers le ciel, l'eau pure de la doctrine, la douce rosée de la grâce... »

 

 

Ainsi ce sont les récompenses, les gloires et les mérites de l'apostolat, que le grand évêque promet aux catéchistes volontaires. Il y a là de quoi animer tous les courages.

 

 

Voyons maintenant quelles qualités on doit demander aux catéchistes volontaires pour le succès de leur belle mission.

 

 

Elles doivent d'abord s'en faire une haute idée, avoir une profonde conviction de son excellence, de sa valeur. Les caté­chistes y penseront souvent devant Dieu. La noblesse de leur occupation est si grande que c'est le principal exercice que Jésus-Christ ait pratiqué en ce monde. Le bien qui en résulte est tel que par là se multiplient les enfants craignant Dieu, les familles bien réglées.

 

 

Il faut en second lieu s'acquitter de ces fonctions avec entrain, avec joie, justement à cause du bien qui en résulte.

 

 

Saint Augustin exige cette disposition en ceux qui catéchisent les ignorants, s'ils veulent réussir : Que chacun enseignent avec joie. « Si Dieu, ajoute-t-il, aime celui qui fait volontiers l'aumône corporelle, combien plus il affectionnera celui qui fait à cœur ouvert l'aumône spirituelle ! » Comme remède au dégoût qui pourrait s'emparer du catéchiste volontaire, ce Père de l'Église signale surtout l'esprit de foi et l'amour des enfants.

 

 

La science nécessaire ne doit point faire défaut à nos caté­chistes. La plupart des personnes qui se sentent de l'attrait pour les œuvres catéchistiques ont eu l'incomparable bonheur de faire leur éducation dans des maisons religieuses où elles ont suivi des cours très bien faits ; ajoutons à ce premier avan­tage, qu'elles sont à même d'assister aux prédications parois­siales et qu'ainsi leur instruction se continue, se développe de telle sorte qu'il ne leur sera nullement difficile d'enseigner convenablement les éléments de la religion. Au besoin, elles pourraient se servir d'un catéchisme expliqué, et surtout tirer profit des catéchismes de persévérance de la paroisse.

 

 

A la science on joindra la piété, qui joue le plus grand rôle dans ce maniement des âmes. L'apôtre a eu raison de dire : La piété est utile à tout ; pour bien faire le catéchisme, il est impossible de s'en passer. Une catéchiste qui n'est pas pieuse ne saura pas trouver le chemin des âmes. On peut enseigner à des enfants la grammaire, le calcul, etc., sans avoir l'esprit de piété, mais le catéchisme, jamais.

 

 

Rien non plus ne peut remplacer le dévouement, ce dévoue­ment qui supplée à tant de choses. C'est ici qu'on doit peser,  et non pas compter, les ouvriers employés à la vigne du Seigneur. Si une personne ne sent pas brûler dans son cœur cette flamme sacrée du dévouement, qu'elle ne songe pas aux œuvres catéchistiques, elle n'est pas appelée à les exercer. Si les enfants doutent du zèle d'une catéchiste, s'ils la voient s'ac­quitter de sa fonction par manière d'acquit, le résultat sera nul et l'œuvre compromise.

 

 

Enfin, il faut donner le bon exemple. Les paroles émeuvent, mais ce sont les exemples qui entraînent. Nul n'a le droit d'en­seigner si sa vie dément ses leçons. L'écolier se façonne sur son maître.

 

 

Si les catéchistes volontaires apportent toutes ces qualités dans l'accomplissement de leur tâche, elles réaliseront les espérances de la sainte Église et se prépareront une belle place dans le ciel.

 

Extrait de LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 01:53

 

Ainsi se produisit, en 1917, le miracle du soleil, aussi incontestable qu'il est humainement inexplicable.Abstraction faite de la déclaration des autorités ecclésiastiques, les rapports des journaux portugais laïcs de ces jours-là, fournirent des témoignages suffisants pour convaincre les plus incrédules

 

 

Leurs représentants étaient présents, exprès pour démentir ouvertement ce prétendu miracle qui avait été promis trois mois à l'avance, et leur témoignage a une valeur objective que personne ne peut nier. En parlant des événements étranges du 13 octobre 1917, O Dia dit ceci: "Comme si elle passait à travers la verrière d'une grande cathédrale, la lumière se changea subitement en un bleu d'une beauté frappante. De nouveau, cette couleur s'évanouit et fut remplacée par un jaune qui colorait les mouchoirs et les pauvres robes des paysannes et disséminait des taches de la même couleur sur les arbres et les rochers du paysage... Le soleil, comme un disque d'argent, tournait sur lui même dans un espace où les nuages s'étaient tout à coup dissipés."

 

 

Le chroniqueur de O Seculo, qui lui aussi avait peu de sympathie pour les choses religieuses entra dans plus de détails. "Du haut de la route où les gens avaient laissé leurs véhicules et où se trouvaient assemblées plusieurs centaines de personnes à qui avait manqué le courage de se jeter dans la terre boueuse, l'on voit la grande foule se tourner vers le soleil. L'astre ressemble à une plaque d'argent pâle, qu’il est possible de la regarder en face sans la moindre gêne. On dirait une éclipse. Mais voici que jaillit une clameur colossale, Un miracle! Un miracle! Les mouvements subits et oscillants du soleil dépassaient certainement les lois cosmiques. Pour se servir du langage typique des paysans, il dansait devant la multitude étonnée qui, frappée de terreur, regardait bouche bée."

 

 

Sur le marchepied d'un autobus de Torres Novas un homme se tenait tourné vers le soleil et récitait le Credo. Plus tard on le vit pressant ceux qui l'entouraient d'enlever leurs chapeaux devant cette grande démonstration de l'existence de Dieu. Une Dame sanglotait pitoyablement et répétait: «refuser de croire, après avoir été témoins d'un miracle si terrifiant, est une affreuse aberration».

 

 

Également impressionnant fut le témoignage du Dr Almeida Garret, professeur à l'Université de Coïmbre: "L'on pouvait qualifier les mouvements du soleil comme excentriques. Il tournait sur lui-même avec une vitesse vertigineuse. Soudain un grand cri de frayeur monta dans la foule. Tournant toujours, le soleil s'était comme détaché du firmament et se précipitait tout droit vers la terre. Ce fut une sensation de terreur que de voir cette énorme et ardente meule de moulin qui menaçait de nous anéantir."

 

 

Un garçon de neuf ans, Ignacio Lourenco, qui fréquentait ce jour là l'école du village d'Alburitel, à dix milles de la scène. Il est devenu l'abbé Lourenco. Il rappelle, d'une façon très vive, l'inoubliable jour du 13 octobre 1917. Il raconte comment les élèves furent d'abord secoués par les cris soulevés des gens qui se précipitaient confusément en avant de l'école. Ensuite, conduits par la maîtresse, tous s'élancèrent dehors pour voir ce qui se passait. Les gens pleuraient et indiquaient les phénomènes qui se produisaient à une distance de dix milles. Ils s'écriaient que c'était le Grand Miracle promis à Lucie par Notre-Dame trois mois auparavant. La description de l'abbé Lourenco est semblable aux autres données ici, le disque d'argent, les couleurs changeantes, le soleil tournant et tombant subitement vers la terre, tout cela visible à cette distance.

 

 

Il ajouta qu'il y avait là un homme impie, qui avait passé toute la matinée à ridiculiser les imbéciles qui s'étaient rendus jusqu'à Fatima tout simplement pour voir trois petits bergers. Le petit Lourenco le regardait au moment où les enfants sortaient de l'é­cole. L'homme tremblait des pieds à la tête, les yeux fixés dans la direction de Fatima.

 

 

Durant quelque temps, il fut absolument incapable d'ouvrir la bouche, mais ayant retrouvé un peu de calme, il tomba à genoux dans la vase, en criant, "Notre-Dame! Notre-Dame!" Autour de lui, les gens pleuraient sans fausse honte et criaient même leurs péchés en public, en demandant pardon à Dieu. Puis, d'un commun accord, ils s'assem­blèrent dans les petites chapelles du village et les rem­plirent à déborder.

 

 

Le spectacle des réfractions de tou­tes les couleurs de l'arc-en-ciel fut visible à Alburitel. Enfin, après une longue attente et une enquête qui dura treize ans, vint l'approbation officielle du Miracle du Soleil par une Commission Ecclésiastique. "Ce phénomène" dit formellement le décret de 1930, "qui ne fut enregistré en aucun observatoire astronomique (fait qui montre bien qu'il n'était pas naturel) fut ob­servé par des personnes appartenant à toutes les clas­ses de la société, par des croyants et des incrédules, par des journalistes qui représentaient les principaux quotidiens portugais et même par des personnes qui se trouvaient à des milles de distances."

 

 

(A suivre)

 

Extrait de : Fatima ou le Suicide Mondial.  Mgr Wm C. McGrath, P.A.

 

 

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