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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 23:16

 « La persévérance : Sans confondre tout à fait cette vertu avec la Patience, on y verrait presque simplement l'une de ses formes spéciales.

 

                Déjà la Patience prend le nom de Longanimité lorsqu'elle consiste à attendre longuement le bien espéré; et on l'appelle aussi Constance lorsqu'elle comporte un effort continu pour la réalisation d'une bonne œuvre.

 

                Cependant la Persévérance ne fait pas double emploi avec la Patience et ses divers aspects. Ce qui la spécifie, c'est la Force nécessaire pour « tenir », non pas jusqu'au bout d'une entreprise quelconque si difficile et prolongée qu'on la suppose, mais jusqu'à la fin de la vie, et dans la pratique de toutes les vertus.

 

Son domaine, on le voit, est donc beaucoup plus vaste que celui de la Patience.

 

                   La Persévérance embrasse toute l'activité humaine; et elle est comme le couronnement de toutes les vertus. Par définition, celles-ci sont bien des  « habitus » , c'est-à-dire des « qualités permanentes », Mais vu la fragilité de la volonté humaine, en fait, ces dispositions ne sont souvent que temporaires ou intermittentes; et il est bien nécessaire qu'une « puissance » spéciale leur assure un peu de continuité. Et c'est l'objet propre de la Persévérance de fortifier la volonté pour lui permettre de vaincre cet écueil qu'est pour elle « la longueur du temps », En cela elle se différencie de la constance qui, elle, lutte plutôt contre les entraves venues des puissances adverses.

 

                  On qualifie déjà de Persévérance la répétition des efforts qui se poursuit inlassablement jusqu'à la consommation définitive' d'une entreprise. A vrai dire ce n'en est qu'un commencement, ou si l'on veut, une Persévérance partielle et atténuée. La Persévérance proprement dite englobe l'achèvement de toutes les bonnes œuvres, et la perfection de la vie humaine entière.

 

C'est là ce qui en fait l'importance.

 

                  N'a-t-on pas raison de dire que la Persévérance est à la fois la plus difficile et la plus nécessaire de toutes les vertus?

 

La plus difficile, ... parce que si la nature humaine est capable de bons mouvements, et assez aisément même de gestes héroïques, elle est aussi, hélas, prompte à la lassitude et l'effort lui coûte beaucoup plus par la durée que par l'intensité.

 

La plus nécessaire, ... car de quoi serviraient les efforts les plus  courageux et les plus prolongés s'ils cessaient avant la fin de l'épreuve? En vain le navigateur aura fait le tour du monde en triomphant de tous les périls s'il doit sombrer juste au moment de rentrer au port! Ce naufrage à la dernière minute n'en est que plus navrant; il anéantit les beaux espoirs et rend inutiles les plus magnifiques prouesses.

 

 « Celui-là sera sauvé qui aura persévéré jusqu'à la fin  », dit l'Évangile.

Comme toutes les vertus surnaturelles, bien entendu, la Persévérance découle de la Grâce sanctifiante.

 

              Mais il est une Persévérance qui ne peut-être que le fruit d'une Grâce spéciale: c'est celle qu'on appelle la « Persévérance finale ».

 

Par elle-même déjà, certes, la vertu de Persévérance tend à assurer le maintien de la personne humaine dans le bien jusqu'à sa pleine consommation. Cependant il n'est pas une vertu qui rende l'homme définitivement impeccable: « en état de Grâce », l'âme n'est pas pour autant « confirmée en Grâce »!

 

La faiblesse humaine subsiste jusque chez les plus parfaits et les mieux affermis; donc le risque de perdre la Grâce et de voir fléchir la Persévérance à la dernière minute de la vie, surtout dans les affres de la mort.

 

            Alors c'est bien un secours particulier, et tout gratuit encore, qui apporte à l'âme habituellement fidèle ou récemment repentie, la fidélité dans le dernier instant décisif: Grâce de la Persévérance finale.

 

Impossible d'excéder dans la Persévérance, semble-t-il? On ne tiendra jamais trop longtemps, puisqu'il faut tenir jusqu'au bout?

 

              Non, en effet, lorsqu'il s'agit de tenir dans la pratique du bien. Mais on rencontre une fausse persévérance, vicieuse tout simplement parce qu'elle se trompe d'objet, parce qu'elle se met au service du mal : c'est alors la pertinacité, ou encore l'obstination, l'entêtement.  L'orgueil qui feint de voir là une qualité, a soin d'en faire l'apanage de « 1'homme de volonté ou de caractère »!

 

             A vrai dire, ce défaut est peut-être moins grave, et surtout plus aisément remédiable que celui qui lui est opposé : la mollesse ? D'un homme mou, sans énergie, sans raison, il n'y a pas grand chose à attendre: s'il consent à quelques tentatives, il abandonnera vite. Tandis qu'un homme volontaire et tenace, il suffit de l'orienter vers un bien digne de ses efforts. »

 

«  L’Évangile nous dit : » Bienheureux les doux et non bienheureux les mous… ! » E. Hello

 

Pour nous «  survivantistes », la foi fonde notre patience et notre persévérance. Car nous croyons aux promesses du Seigneur transmises si ouvertement en 1969 à San Damiano par Sa Sainte Mère« L’Église de Pierre doit triompher avec le Saint Père Paul VI »

 

Que cette affirmation soit notre signe de ralliement…. ! Attendons patiemment jusqu’au bout l’heure de Dieu…


http://amdg.over-blog.fr/article-les-vertus-de-survie-patience-et-perseverance-2-2-108972161.html

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 23:35

 R.P Sineux OP. Ed Téqui. Initiation à la théologie de Saint Thomas d’ Aquin

 

En cette époque troublée par la révolte et l’anarchie, l’apostasie reniement des valeurs les plus sûres,  il est indispensable de redonner lustre aux vertus chrétiennes de patience et de persévérance. Le RP Sineux nous en donne un exposé clair et bienfaisant. Il nous montre combien « patientia » rime avec « sapientia »…!

 

Notre vie est éprouvée par de multiples contrariétés, grandes et petites. C’est ce qui constitue notre croix, quand ce ne serait que de se supporter soi-même…Il nous faut porter cette croix, c’est à dire non pas la traîner, mais lui reconnaître toute sa valeur, tout son sens dans le mystère de la Rédemption. Combien d’hommes de femmes et d’enfants désespèrent faute de connaître la Science de la Croix… ! La « crise » va être l’occasion d’approfondir toujours plus et de faire connaître cette Sagesse qui seule peut préserver du suicide, car les sciences profanes et toutes les « cellules psychologiques »s’avèrent incapables de consoler. « Consoler, c’est faire vivre une espérance » Mgr Ghika. C’est une tâche qui demande beaucoup de persévérance… et de modestie, car de nous-mêmes nous sommes bien faibles. C’est une œuvre très méritoire de Miséricorde.

 

              «  La Patience : Son nom seul (il contient « pâti » = souffrir) la rattache à cet aspect primordial de la vertu de  Force qui consiste à subir le mal. (Comme une tour bien construite qui résiste aux pires tempêtes)

Sans la confondre absolument avec la souffrance, l'on considère plus souvent que celle-ci lui est inévitablement annexée ?

 

             Pas toujours cependant! Ainsi Dieu est souverainement patient : Il ne souffre pas ni ne peut souffrir! Et la patience idéale pour homme ne serait-elle pas celle qui se rapproche le plus de la patience divine, qui supporte sans souffrir?

 

               Sans souffrir du tout, ce serait beaucoup demander à la pauvre nature humaine? Du moins en dominant la souffrance et la tristesse qu'elle engendre, de telle sorte qu'elle ne devienne pas l'abattement.

 

                La patience en somme maintient « l'égalité d'âme », l'ordre, I'harmonie entre les facultés sous la sereine hégémonie de la raison : « Par votre patience, vous posséderez vos âmes » autrement dit « vous aurez vos âmes bien en mains », ou encore «vous garderez la maîtrise de vous-mêmes »,

 

Est-il exagéré de faire, avec S. Grégoire, de la patience, la gardienne de toutes les vertus » ?

             Saint Jacques déclare de son côté « qu'elle achève la perfection ». Elle accompagne souvent les plus grandes vertus, et se fait souvent le signe tangible de leur vitalité. La patience pour supporter sans maugréer les peines de la vie par exemple, n'est-elle pas la preuve d'une Foi vive, et l'expression silencieuse d'une Espérance invincible? Savoir attendre, sans « râler », sans fièvre le bien auquel on aspire n'exige pas un moindre effort que d'endurer le mal dont on est frappé.

 

Et la patience dans les rapports avec le prochain, le support imperturbable de ses défauts inévitables comme de ses méchancetés calculées, n'est-ce pas l'un des actes les plus émouvants de la Charité, l'attitude d'un amour dévoué et désintéressé?

 

          « La Charité est patiente ... ; elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal...; elle excuse tout, elle supporte tout ».

 

                 En outre, la patience a un rôle de préservation vis-à-vis des grandes vertus morales. Elle arrête bien des fautes, refoule de mauvaises passions telles que la colère, et ses succédanés, (l'impatience, l'agacement, la mauvaise humeur) générateurs de rivalités, de jalousies, de haine, d'injustice. C'est pourquoi, si elle reste inférieure, théoriquement, à ces grandes Vertus fondamentales qui réalisent le bien de l'homme, elle leur est un auxiliaire et un complément indispensable.

 

Évidemment, ne confondons pas la patience avec une stupide insensibilité qui reste indifférente au bien comme au mal; et pas davantage avec l'arrogant défi des stoïciens : «Douleur, tu n'es qu'un mot! »

 

            Ce n'est pas le fait de supporter les maux qui constitue la patience, mais seulement la manière, et, dans cette manière, spécialement l'intention : à savoir le désir de sauvegarder l'intégrité des biens spirituels malgré les assauts des puissances adverses, et de conquérir le bien éternel en triomphant des maux temporels.

 

            Ne voit-on pas les hommes qui n'ont qu'un idéal terrestre, avares, jouisseurs, ambitieux, se condamner à de longues attentes et à des efforts répétés, puis consentir à bien des peines endurées avec calme pour conquérir l'objet que convoite leur passion? Ce n'est là qu'un simulacre de patience ! Un tel courage serait digne d'une meilleure cause ; il n'a rien de vertueux, étant donné le but vicieux qu'il se propose.

 

                L'erreur est assez répandue, hélas, qui semble identifier la perfection morale et surtout le droit à la béatitude, avec l'intensité et la prolongation des épreuves : X... mérite bien que Dieu l'accueille et le récompense; il a tant souffert ... ! On oublie la notion la plus élémentaire de la vertu. Le « patient »en question (au sens de malade ou éprouvé), dans quel esprit a-t-il enduré ses peines? A-t-il seulement songé à cette béatitude éternelle qu'on veut lui octroyer à si bon compte? SOUVENONS NOUS DES DEUX LARRONS AU CALVAIRE.

 

               Le bagnard ne mérite même pas le pardon de ses crimes s'il ne fait que traîner son boulet, silencieusement peut-être, mais sans vrai repentir et dans une morne rancune. On aura beau dire qu' « il expie », ses tortures ne seront pas une purification de sa conscience tant qu'il n'aura pas « changé son cœur l).

 

             « Conformité entière à la Volonté de Dieu »  telle est à la fois la source et le caractère de la vraie Patience. Cette Volonté divine  fût-elle mystérieuse, inexplicable pour tout jugement humain; que la Volonté du Père semble s'attarder démesurément aux sévérités et corrections, la Patience réprime toute rébellion, arrête même toute question indiscrète, et rallie toutes les facultés de l'âme à la conviction que tout ce qui vient de Dieu tournera à l'avantage de Ses élus: « Je te ferai voir que tout est bien, disait Dieu à Ste Catherine de Sienne « Que rien ne te trouble, mon âme », répétait de son côté Ste Thérèse d'Avila.

 

               La patience  coïncide alors avec la Charité parfaite qui aime  jusqu’à se livrer sans réserve, et trouve sa paix dans l'abandon au bon plaisir de Dieu

 

Dans ce sens, S. Jean Chrysostome a raison de l'appeler la « reine des vertus » Car, explique-t-il, elle est le fondement qui soutient  nos bonnes actions, un port tranquille contre les tempêtes, la paix la guerre, un principe de sécurité parmi les embûches. Elle rend l’âme plus forte que le diamant; elle lui procure une assurance imperturbable en face de tous les dangers » A suivre

  

http://amdg.over-blog.fr/article-vertus-pour-survivre-patience-et-perseverance1-2-108942825.html

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 18:20

« Recommandez votre foi à Dieu : Notre-Seigneur a promis à Sainte Mechtilde, que quiconque le ferait de la manière qui va suivre, y trouverait un puissant moyen de n'être jamais ébranlé dans la vraie foi jusqu'à sa mort."


« Cette foi que je viens de professer, je la recommande à Votre Toute Puissance, O Père éternel, et je Vous prie de m'y affermir si solidement par Votre Force divine, que je ne l'abandonne jamais.


Je la recommande aussi à Votre impénétrable Sagesse, ô Fils unique de Dieu, et je Vous supplie de m'éclairer si vivement des rayons de Votre Divine Intelligence, que l'esprit d'erreur ne me pervertisse jamais.

Je la recommande enfin à Votre très tendre Bonté, O Saint-Esprit Consolateur, Esprit de Vérité et de Charité et je Vous supplie de la rendre tellement active en moi par la Charité dans toutes mes actions qu'à l'heure de ma mort elle soit entière et parfaite. »


Les prières de Sainte Mechtilde montrent qu’il est possible d’exprimer une prière alliant une doctrine très sûre et une profonde piété affective. La référence constante au dogme fondamental de la Sainte Trinité, Puissance, Sagesse et Bonté, donne à sa prière une profonde et forte beauté. Tête et cœur y sont étroitement unis. C’est l’intelligence qui dirige la volonté. Si l’esprit est dépourvu de clarté, s’il n’est pas bien nourri de solides connaissances, la volonté, puissance d’élan et d’attachement, court un grand risque de se perdre, faute de guide, de forme, de modèle. Le sentiment livré à son seul élan est comme une rivière qui n’a plus de rives. Il devient un marécage, un chaos, ou une agitation informe, infestée d’illusions.


C’est pourquoi il faut se méfier de ceux qui parlent exclusivement de l’amour sentiment sans faire connaître ce qu’il faut aimer, et de quelle façon. L’antéchrist n’a pas d’autre moyen de séduction. Soyons méfiants à l’égard de prières modernes qui utilisent les grandes idées de paix, d’amour, d’unité, de grandes « valeurs » et qui éliminent la Sainte Trinité et Jésus-Christ, nommément invoqués, comme sources de la vertu de foi. Le Nouvel Age qui souhaite une « religion universelle, plus naturelle, sans dogmes est un nouveau paganisme, une ruse de l’Adversaire.


La foi est adhésion de l’esprit aux vérités révélées, et mieux à La Vérité faite homme (l’hébreu parle même d’une adhérence). La foi est une vertu, c’est à dire une force. C’est un acte de présence, éclairé, ferme, vivant dans les jours de ferveur comme dans les jours de sécheresse. Il faut se nourrir pour être forts et grandir. Saint Vincent de Paul disait à ses Filles de Charité, en pensant à l’Eucharistie « Vous voulez la Charité, mangez-en… »  Il aurait pu en dire autant de la foi et de l’espérance…


Unissons nous à SS Paul VI « fort dans la foi » défenseur  et martyr du Credo, comme nous  le révélera l’histoire. Patience. Il lui sera beaucoup pardonné.


http://amdg.over-blog.fr/article-forts-dans-la-foi-117871923.html

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 00:17

(L’occultation est l’action de masquer une source de lumière)

Instructions à une religieuse italienne-12 septembre 1938

Ces paroles s’adressent à nous aussi qui vivons la Passion mystique de Jésus dans Son Église, frappée à la tête.

(Voici l’ère du Saint Esprit. Édition Tequi-1975)

Après la Sainte Communion, Jésus se montre comme Il fut durant la nuit de Sa douloureuse Passion ; assis, les yeux bandés, les mains liées, entouré des juifs qui Lui tendent le poing et le frappent à la Tête, l'air railleur, ils s'inclinent devant Lui par dérision ...

J'en éprouve un serrement de cœur. Il me semble qu'Il demande réparation pour de tels outrages, aussi je me propose de lui offrir ma Communion les trois jours suivants. Je fais ainsi en méditant cette douloureuse scène. Ce mystère !...

Le 13, Jésus me dit :


NS - C'est à la tête, maintenant, que sont dirigés les coups de Mes enfants. En visant à la tête, en faisant un mauvais usage de leur intelligence, ils Me frappent à la partie la plus noble. Je suis dans l'Église et dans la société, dans les individus et dans les collectivités. C'est vers Moi que sont dirigés vos coups ; c'est Moi que vous déchirez lorsque vous vous disputez. Je suis au milieu de vous et J'y suis selon la façon dont vous Me traitez.


L.L. Jésus, je ne comprends pas bien ... pourquoi frappent-ils maintenant à la tête plus spécialement ?


NS – Parce qu'ils veulent toujours raisonner, ce sont des raisonneurs. Ma lumière ne se manifeste pas aux orgueilleux ; en Me bandant les yeux, ils s'aveuglent eux-mêmes !...


De cette nuit jaillira une grande lumière sur l'humanité ... De l'abaissement de cette heure, Je resplendissais pour les siècles ... Je souffrais pour l'heure présente afin de vous préparer des triomphes de lumière ... Tournez-vous vers l'Astre qui se lève aujourd'hui pour vous ; puisez à sa Lumière .... Je vous l'ai méritée par Mes humiliations lors d'une nuit de ténèbres, nuit divine parce que nuit de Rédemption...


Je resplendirai comme un soleil dans les maisons qui M'honorent en ce mystère, sur cette image. Je réchaufferai les demeures les plus froides. J'inonderai de joie chacune des âmes. Combien de lumière jaillira de Mes yeux bandés!...


Ce qu'ils Me firent alors n'est rien en comparaison de ce qu'ils Me font à présent. Leur péché est d'autant plus grave que la lumière est maintenant plus grande. On me frappe en plein jour, car c'est volontairement qu'ils ferment les yeux à la lumière et qu'ils bandent les yeux à Mes enfants afin qu'eux aussi ne puissent plus voir ... Ils mettent un voile entre eux et Moi ; ils interceptent Ma Lumière. Cela c'est un péché grave, plus grave que celui qui a frappé au moment des ombres, des incertitudes qui précèdent le lever de l'aurore.


On pouvait douter alors, mais celui qui doute maintenant est un aveugle volontaire, il se bande les yeux. Ouvrez les yeux, hypocrites, encore que Je puisse y lire à fond même si vous les tenez fermés et si vous interposez des bandeaux entre vous et Moi. Je vous connais intimement et Je connais votre malice même si vous la dissimulez.


Vous préférez les ténèbres à la clarté du jour ; les ténèbres conviennent bien à qui se livre à des œuvres de ténèbres.


Mais vous, Mes fidèles, venez à la Lumière, luttez dans la Lumière, parce que lorsque vous Me suivez, vos œuvres sont des œuvres de Lumière. Confondez-les avec la lumière de votre vie et avec les armes de lumière, que Je mettrai en vos mains au moment voulu ... Je vous les ai acquises avec Mon Sang!... »


Ce texte évoque l’ouverture annoncée du sixième sceau dans l’Apocalypse de Saint Jean dont le premier signe est l’obscurcissement du Soleil.


Au sens symbolique, Assise, fruit ténébreux d’un concile obscur, est une occultation de la Vérité, de la seule Voie de Lumière qui mène à la Vie éternelle, Jésus notre Unique Sauveur.


« De medietate lunae » est la devise des pseudo-papes .Comme une lune qui, s’interposant entre le soleil et la terre, occulte la lumière et prétend ainsi devenir la source de toute clarté. Et ainsi comme dit Notre Dame de la Salette : l’Église subit les effets d’une « éclipse »., Elle est dans la souffrance de n’avoir plus son chef, son soleil, qui lui indique clairement ce qu’il faut faire. Cette interprétation est toute personnelle et n’engage que son auteur.


  http://amdg.over-blog.fr/article-la-verite-occultee-117848397.html

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 00:15
Jésus-Christ est roi ; il n’est pas un des prophètes, pas un des évangélistes et des apôtres qui ne Lui assure Sa qualité et Ses attributions de roi. Jésus est encore au berceau, et déjà les Mages cherchent le roi des Juifs (Ubi est qui natus est, rex Judoerum) ? 
Jésus est à la veille de mourir : Pilate lui demande : Vous êtes donc roi : (Ergo rex es tu) ? Vous l’avez dit, répond Jésus.
Et cette réponse est faite avec un tel accent d’autorité que Pilate, nonobstant toutes les représentations des Juifs, consacre la royauté de Jésus par une écriture publique et une affiche solennelle.
Écrivez donc, écrivez, ô Pilate, les paroles que Dieu vous dicte et dont vous n’entendez pas le mystère. Quoi que l’on puisse alléguer et représenter, gardez-vous de changer ce qui est déjà écrit dans le ciel. Que vos ordres soient irrévocables, parce qu’ils sont en exécution d’un arrêt immuable du Tout-puissant.
Que la royauté de Jésus-Christ soit promulguée en la langue hébraïque, qui est la langue du peuple de Dieu, et en la langue grecque, qui est la langue des docteurs et des philosophes, et en la langue romaine qui est la langue de l’empire et du monde, la langue des conquérants et des politiques. Approchez, maintenant, ô Juifs, héritiers des promesses ; et vous, ô Grecs, inventeurs des arts ; et vous, Romains, maîtres de la terre ; venez lire cet admirable écriteau ; fléchissez le genoux devant votre Roi.
Entendez les derniers mots que N.-S. adresse à Ses apôtres, avant de remonter au ciel : Toute puissance M’a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez toutes les nations.
Remarquez, mes frères, Jésus-Christ ne dit pas tous les hommes, tous les individus, toutes les familles, mais toutes les nations. Il ne dit pas seulement : Baptisez les enfants, catéchisez les adultes, mariez les époux, administrez les sacrements, donnez la sépulture religieuse aux morts. Sans doute, la mission qu’Il leur confère, comprend tout cela, mais elle comprend plus que cela, elle a un caractère public, social car Jésus-Christ est le roi des peuples et des nations.
Et comme Dieu envoyait les anciens prophètes vers les nations et vers leurs chefs pour leur reprocher leurs apostasies et leurs crimes, ainsi le Christ envoie Ses apôtres et Son sacerdoce vers les peuples, vers les empires, vers les souverains et les législateurs pour enseigner à tous Sa doctrine et Sa loi. Leur devoir, comme celui de saint Paul, est de porter le nom de Jésus-Christ devant les nations et les rois et les fils d’Israël.
Ainsi, Jésus-Christ donne à Ses apôtres la mission officielle de prêcher son règne social, bien plus, Il veut que ce règne soit proclamé par tous les fidèles.
 Il le fera demander chaque jour par tout chrétien dans la prière du Pater. Jamais le divin fondateur du Christianisme n’a mieux révélé à la terre ce que doit être un chrétien, que quand il a enseigné à Ses disciples la façon dont ils devaient prier.
En effet, la prière étant comme la respiration religieuse de l’âme, c’est dans la formule élémentaire qu’en a donnée Jésus-Christ qu’il faut chercher tout le programme et tout l’esprit du christianisme. Écoutons donc la leçon actuelle du Maître.
Vous prierez donc ainsi, dit Jésus. Sic ergo vos orabitis. Notre Père qui êtes dans les cieux, que Votre nom soit sanctifié, que Votre règne arrive, que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Le chrétien, ce n’est donc pas comme semble le croire et comme l’affirme tous les jours et sur tous les tons un certain monde contemporain, ce n’est donc pas un être qui s’isole en lui-même, qui se séquestre dans un oratoire indistinctement fermé à tous les bruits du siècle et qui, satisfait pourvu qu’il sauve son âme, ne prend aucun souci du mouvement des affaires d’ici-bas. Le chrétien, c’est le contre-pied de cela.
Le chrétien, c’est un homme public et social par excellence, son surnom l’indique : il est catholique, ce qui signifie universel.
Jésus-Christ, en traçant l’oraison dominicale, a mis ordre à ce qu’aucun des siens ne pût accomplir le premier acte de la religion qui est la prière, sans se mettre en rapport, selon son degré d’intelligence et selon l’étendue de l’horizon ouvert devant lui, avec tout ce qui peut avancer ou retarder, favoriser ou empêcher le règne de Dieu sur la terre.
Et comme assurément les œuvres de l’homme doivent être coordonnées avec sa prière, il n’est pas un chrétien digne de ce nom qui ne s’emploie activement dans la mesure de ses forces, à procurer ce règne temporel de Dieu et à renverser ce qui lui fait obstacle.
Mgr Pie – 8 novembre 1859 – Homélie sur le panégyrique de saint Émilien

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/04/14/jesus-christ-est-roi/

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 03:13


" Le propre de l'erreur, c'est de n'avoir qu'un moment à elle. L'erreur est pressée. Le propre de la Vérité, c'est d'avoir devant soi l'éternité. La vérité est patiente, l'erreur suit la mode, la vérité n'est jamais démodée. Satan, le prince du mal est appelé le Prince de ce monde et l'Église dit à Dieu qu'Il règne dans les siècles des siècles. La Parole de Jésus se fait entendre au jardin des oliviers, à l'oreille de ceux qui venaient Le saisir :


 " Voici votre heure et le pouvoir des ténèbres. "Votre heure ! Elle accordait au mal un triomphe d'une heure, mais Elle disait à Ses amis : " Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Une heure ! Des siècles ! Que d'enseignements dans ce contraste! Et pendant cette heure, accordée aux ténèbres, Jésus promet au bon Larron ce Paradis où la gloire doit vivre dans les éternités d'éternité.


Il est donc dans les habitudes, dans la Sagesse de la Toute-Puissance de laisser au néant, quand il a fait un effort, la récompense illusoire d'un faux succès momentané, l'illusion d'un triomphe qui porte en lui son ironie: et pendant qu'Elle se joue ainsi du vaincu, au point de lui permettre de lui concéder une apparence de victoire, la Sagesse de la Puissance Se garde pour Elle-même, comme Sa réserve assurée, comme Sa chose inaliénable, la revanche éternelle de l'Être !


L'erreur fait deux choses, elle se hâte et se dissout. Elle se hâte et pendant qu'elle s'agite, croyant presser sa vie, elle presse sa mort. Plus elle réussit, plus elle va se dissoudre. Si l'erreur entendait mieux ses intérêts, elle resterait dans le demi-jour. Elle aimerait le secret, car pour elle, la seule manière d'être longtemps, c'est d'être peu à la fois. La seule chance qu'elle ait pour durer, c'est ne pas montrer sa face... Si elle se découvre, nul ne peut tenir devant sa laideur et cette laideur est frappée de honte en face d'elle-même dès qu'elle s'aperçoit... Dès qu'elle se montre, la voilà perdue. Il faut donc qu'elle prenne une autre forme, mais elle est à la fois dupe et fripon. L'histoire de l'erreur est une mascarade et son masque est sa condition nécessaire : démasquée, elle serait détruite à l'instant même. L'erreur est une fausse route qui ne conduit à rien, un détour. Elle engendre beaucoup d'erreurs, à la faveur, non de la logique, mais des passions soulevées.


Le saint dit la Vérité et donne la paix aux âmes qui l'entendent et d'âge en âge, cette vérité et cette paix se perpétuent. Le menteur introduit la confusion, la discussion, la mort. Plus vite il est démasqué, moins le mensonge est nocif, mais rien n'est plus dangereux qu'un mensonge bien subtilement déguisé en vérité. Il est long à mourir, car il faut du temps pour le démasquer et il a le temps de semer le désordre. Mais ce temps est limité et il le pressent, c'est pourquoi il commet des erreurs de tactique, se montre trop, et tôt ou tard, est pris en flagrant délit.


Observons le travail du Menteur par excellence : Satan. Il inspire tous les hérétiques, les révoltés, les faux savants. Jamais (jusqu'alors du moins) en se montrant lui-même. Cela il le fera sous la forme de l'Antéchrist. Maintenant il délègue à ses" disciples "le soin de déformer la vérité de façon à travailler le plus longtemps possible. Il a le sens de la manœuvre oblique. Combien sont, parmi les hommes, les adorateurs de Lucifer ? Très peu directement et lucidement. Innombrables par contre, sont les adorateurs des idoles qu'il met à la disposition des hommes : l'Argent, l'Ambition, le Moi, l'intelligence, la Science, la Révolution, la Liberté, l'Amour même. Tout est idole, qui est contemplé sans référence à Dieu. C'est pourquoi Satan, le Malin, ne laisse jamais une idole triompher sans la remplacer par une autre plus subtile. " Vous n'aimez pas les mensonges de l'Argent, aimez donc ceux de la Révolution ".


Satan est d'accord pour un christianisme " humain ", seulement humain, sans grâce, sans Dieu. C'est sa façon de faire la part du feu. Pour cela il suffit de séparer la morale du dogme. " Unissez-vous pour une morale universelle, mais surtout laissez tomber les dogmes particuliers ! " C'est la morale qui rapproche les hommes, c'est le dogme qui les divise ". " Si vous voulez la paix, sacrifiez les dogmes catholiques ", la Création, l'Incarnation, la Rédemption, la Présence Réelle, l’Immaculée Conception et tous les grands luminaires de l'Église.


Car il sait que tous ces dogmes sont protégés par la Puissance de la Vérité Éternelle qui a pour Elle les siècles des siècles.

Mais Satan est pressé de semer le plus d'ivraie possible dans le temps qui lui est accordé pour son œuvre de ténèbres ; lui sait qu'il ment, mais ceux qui le suivent « ne savent pas toujours ce qu’ils font ».


Les vérités révélées sont conçues de l’Esprit-Saint ; aucune n’est inutile, ni en trop, pour les siècles des siècles. Veillons donc avec le Christ pendant l’heure des ténèbres »       

                 

(E. Hello)


 Venez Esprit Saint de Vérité à notre secours....Nous périssons...!

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 03:11

"Qu'il soit flagellé" commande Pilate à un centurion…

"Combien de coups ?"

"Autant qu'il te semble...

Le tout est d'en finir. Et je suis ennuyé. Va."

Jésus est emmené par quatre soldats dans la cour au-delà de l'atrium. Dans cette cour, toute pavée de marbre de couleur, il y a au milieu une haute colonne semblable à celle du portique. A environ trois mètres du sol elle a un bras de fer qui dépasse d'au moins d'un mètre et se termine en anneau. On y attache Jésus avec les mains jointes au-dessus de la tête, après l'avoir fait déshabiller. Il ne garde qu'un petit caleçon de lin et ses sandales. Les mains, attachées aux poignets, sont élevées jusqu'à l'anneau, de façon que Lui, malgré sa haute taille, n'appuie au sol que la pointe des pieds... Et cette position doit être aussi une torture.


J'ai lu, je ne sais où, que la colonne était basse et que Jésus se tenait courbé. Possible. Moi, je dis ce que je vois.


Derrière Lui se place une figure de bourreau au net profil hébraïque, devant Lui une autre figure pareille. Ils sont armés d'un fouet fait de sept lanières de cuir, attachées à un manche et qui se terminent par un martelet de plomb. Rythmiquement, comme pour un exercice, ils se mettent à frapper. L'un devant, l'autre derrière, de manière que le tronc de Jésus se trouve pris dans un tourbillon de coups de fouets. Les quatre soldats auxquels il a été remis, indifférents, se sont mis à jouer aux dés avec trois autres soldats qui se sont joints à eux.

Et les voix des joueurs suivent la cadence des fouets qui sifflent comme des serpents et puis résonnent comme des pierres jetées sur la peau tendue d'un tambour. Ils frappent le pauvre corps si mince et d'un blanc de vieil ivoire et qui se zèbre d'abord d'un rosé de plus en plus vif, puis violet, puis il se couvre de traces d'indigo gonflées de sang, qui se rompent en laissant couler du sang de tous côtés. Ils frappent en particulier le thorax et l'abdomen, mais il ne manque pas de coups donnés aux jambes et aux bras et même à la tête, pour qu'il n'y eût pas un lambeau de la peau qui ne souffrît pas.

Et pas une plainte... S'il n'était pas soutenu par les cordes, il tomberait. Mais il ne tombe pas et ne gémit pas. Seulement, après une grêle de coups qu'il a reçus, sa tête pend sur sa poitrine comme s'il s'évanouissait.

"Ohé ! Arrête-toi ! Il doit être tué vivant" crie et bougonne un soldat.

Les deux bourreaux s'arrêtent et essuient leur sueur.

"Nous sommes épuisés" disent-ils. "Donnez-nous la paie, pour que l'on puisse boire pour se désaltérer..."

"C'est la potence que je vous donnerais ! Mais prenez... !" et le décurion jette une large pièce à chacun des deux bourreaux.

"Vous avez travaillé comme il faut. Il ressemble à une mosaïque. Tito, tu dis que c'était vraiment Lui l'amour d'Alexandre ? Alors nous le lui ferons savoir pour qu'il en fasse le deuil. Délions-le un peu."

Ils le délient et Jésus s'abat sur le sol comme s'il était mort. Ils le laissent là, le heurtant de temps en temps de leurs pieds chaussés de caliges pour voir s'il gémit.

Mais Lui se tait.

Extrait de l’œuvre de : Maria  Valtorta

Pourquoi dans ce cas de flagellation, n’a-t-on pas respecté la loi juive qui disait qu’il ne fallait pas dépasser 40 coups ? ( 2 Cor, 11)

Serait-ce a cause que nous les pécheurs nous ne comptons pas nos péchés?

 

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