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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 03:12

« MAINTENANT Rome est vraiment devenue une Babylone, la « prostituée de Babylone » comme il est dit. Déjà le Saint Apôtre JEAN VIT CELA D’AVANCE…. » Belzébuth : exorcisme du 6 Août 1989 

   Survol des Saintes Écritures

A la différence de 1'Égypte, qui a dans la symbolique biblique une signification ambiguë ; Babylone  y figure toujours comme une puissance mauvaise, bien que Dieu puisse à l'occasion l’utiliser pour réaliser Ses desseins. (Les textes les plus clairs sont en Jérémie et Isaïe). (Un peu de géographie :Ninive était la capitale de l’ASSYRIE  à peu près l’Irak actuel sur le fleuve Tigre ; Babylone est au sud, en Chaldée au bord de l’Euphrate. Entre les deux fleuves c’est la Mésopotamie, terre fertile qui fait des jaloux. La Perse correspond  en gros à l’Iran actuel, à l’est. Ces régions ont toujours été bouleversées par des conflits d’ambitions et ce n’est toujours pas fini…)

 

1. Le signe de Babel. Avant même qu'Israël  soit entré en rapport direct avec la grande cité mésopotamienne, celle-ci est présente à l'horizon de l’histoire sainte. Car Babel est le nom hébreu de Babylone et la fameuse tour dont parle Genèse 1l,I-9 n'est pas autre chose que la tour à étages (ou Ziggourat) de son grand temple. Signe par excellence de l'idolâtrie babylonienne, cette tour est aussi présentée comme le symbole de l’orgueil humain. Aussi la tradition biblique rattache-t-elle la confusion des langues au signe de Babel : c'est  ainsi que Dieu a châtié les hommes pour leur orgueilleuse idolâtrie.

 

2. Le fléau de Dieu. -, Cependant, à partir du VIIe siècle, (AC) Babylone joue un rôle plus direct dans l'histoire sainte. C'est l'heure où les Chaldéens, qui l'ont conquise, songent à ravir à Ninive l'empire du Moyen-Orient. Puissance redoutable, qui « fait de sa force son Dieu » (Ha l, II); mais Dieu va faire entrer cette puissance, dans son jeu. Babylone contribue ainsi à exécuter son jugement contre Ninive (Na 2,2-3,19). Elle est le fléau de Dieu pour Israël et pour les royaumes des alentours: Yahweh les a tous remis aux mains de Nabuchodonosor, le roi, dont ils doivent porter le joug ; Elle est la coupe d'or avec laquelle Yahweh enivre les peuples. Elle est le Marteau dont Il se sert, pour pilonner la terre entière. Elle va exécuter surtout le jugement de Yahweh contre Juda: sa terre sera le lieu d'exil où Dieu recueillera le reste de son peuple. Dure réalité, qu'évoquent Rois (2 R 24-25); mais « près des rives de Babylone », où les chants font place aux pleurs les juifs déportés connaissent la souffrance purifiante qui prépare les restaurations futures.

 

3- La cité du mal. ~ Ce rôle providentiel de Babylone ne l'empêche pas d'être la Cité du mal par excellence. Certes, comme les autres nations, comme Ninive même elle est appelée à se joindre un jour au peuple de Dieu (Ps 87,4). Mais à l'égal de Ninive elle s'est complue en sa Propre force Elle s'est dressée devant Yahweh avec orgueil et insolence ; Elle a multiplié les crimes: sorcellerie (Is 47,12.), idolâtrie, cruautés de toutes sortes... Elle est vraiment devenue le temple de la malice (Za 5,5-11), la « cité du néant» (Is 24,10 ).

 

4. Sortir de Babylone. - Si l'exil était un juste châtiment pour Israël coupable, c'est maintenant, pour le petit Reste converti par l'épreuve, une captivité intolérable et même un séjour dangereux. Une fois passées les 70 années prédites (*nombre conventionnel), l'année de rémission va donc venir (Is 61,2; cf Lv 25,10). Cette libération tant attendue est pour le peuple de Dieu une « bonne nouvelle» (Is 40,9; 52,7ss). Les exilés sont invités à quitter la cité mauvaise : «Sortez de Babylone ! » « Dehors! Ne touchez rien d'impur ! » Ils vont ainsi repartir vers Jérusalem, comme en un nouvel exode. Minute dont le seul souvenir, dans les siècles suivants, comblera les cœurs de joie (Ps 126, Is). Date importante, dont Saint Matthieu fait une étape vers l'ère messianique (Mt l; l Is).

 

5. Le Jugement de Babylone. - En même temps que l'histoire sainte prend ainsi un nouveau tournant, Babylone, fléau de Dieu, fait à son tour l'expérience des jugements divins. Le réquisitoire a été dressé contre la cité du mal. La sentence est annoncée avec joie par les prophètes (Is 21,1-10; Jr 51, l Is). Ils entonnent sur Babylone des lamentations ironiques (ls 47). Ils décrivent par avance sa ruine épouvantable Ce sera le Jour de Yahweh contre elle la vengeance de Yahweh et contre ses dieux. De cet événement, la marche triomphale de Cyrus est comme le prodrome (ls 41,1-5; 45,1-.6) ; les armées de Xerxès l'exécuteront en 485, si bien que de Babylone, il ne restera pas pierre sur pierre Néanmoins elle continuera de vivre dans le souvenir des Juifs comme le type de la cité païenne vouée à la perdition, et son roi Nabuchodonosor, comme le type du tyran orgueilleux et sacrilège.

 

6. Permanence du mystère de Babel. La cité historique de Babylone est tombée bien avant qu'advienne le Nouveau Testament. Mais à travers elle, le peuple de Dieu a pris conscience d'un mystère d'iniquité qui est constamment à l'œuvre ici-bas. Babylone et Jérusalem dressées l'une en face de l'autre, ce sont les deux cités entre lesquelles les hommes se partagent, la cité de Dieu et la cité de Satan. Or l'Église primitive s'est rapidement rendu compte qu'elle était entraînée, elle aussi, dans ce même drame des deux cités. En face de la Jérusalem nouvelle, l’Église (Ga 4,26; Ap 21); Babylone continue à tout instant de se dresser. A partir de la persécution de Néron, elle prend le visage concret de la Rome impériale (1 P 5,13) L'Apocalypse la décrit à ce titre comme la Prostituée fameuse, assise sur une Bête écarlate ivre du sang des saints (Ap 17) Elle a partie liée avec le Dragon, qui est Satan, et la Bête, qui est 1' Antéchrist. Aussi le peuple de Dieu est-il invité à la fuir (Ap 18,4), car son jugement est proche; elle va tomber, Babylone la grande (Ap 18,1-8), et les nations ennemies de Dieu se lamenteront sur elle tandis que le ciel résonnera d'acclamations (Ap 18,9,lO). Tel est le sort réservé finalement. À la Cité du mal ; toute catastrophe historique  qui atteint les empires terrestres dressés contre Dieu et contre Son Église est une actualisation de ce jugement divin. Les oracles contre Babylone conservés dans l'Ancien Testament trouvent dans cette perspective leur accomplissement eschatologique : ils restent suspendus comme une menace au-dessus des nations pécheresses qui incarnent de siècle en siècle le mystère de Babylone.

 

 Paris, cité orgueilleuse et impie, sera châtiée comme Babylone ; Voir secret de La Salette. Dieu donnera au moment voulu le signal de fuir cette cité du mal. Rome paiera très cher ses infidélités et ses impostures. Mais l’Église survivra grâce au petit reste, fort dans la Foi.

 http://amdg.over-blog.fr/2013/10/le-myst%C3%A8re-de-babylone.html

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 11:34

Aimez  véritablement  votre  prochain,   dit  l'Apôtre.   La charité n'est point stérile ; elle se manifeste par des œu­vres de miséricorde, dont les unes appartiennent à l'or­dre temporel, et les autres à l'ordre spirituel. Ces œuvres vous sont connues.

 

 

C'est aux femmes plus encore qu'aux hommes qu'il appartient d'exercer les œuvres de miséricorde. Dieu, en leur don­nant un cœur plus tendre, plus généreux, plus disposé à la compassion, ne semble-t-il pas leur avoir confié la noble mis­sion de soulager les malheureux, de consoler les pauvres, si délaissés dans cette vallée de larmes ?

 

 

Mère, sœur, épouse, fille, la grâce secourable de la femme, dit un philosophe, s'entremêle à tous les âges et à tous les états de la vie humaine pour en faire le charme et le lien ; pour soutenir la faiblesse, tempérer la violence, relever l'abatte­ment, accompagner la destinée ; pour unir les divers membres de la famille, en éviter les frottements, en concilier les oppo­sitions, en constituer l'harmonie ; et, dans la société, pour jeter, comme les lianes des forêts vierges, d'une famille à l'au­tre, d'une branche à l'autre, d'un individu à l'autre, des liens souples et doux dont l'attrait fait la force, dont la faiblesse fait la grâce, et qui composent la flexibilité des relations de la vie humaine.

 

 

Que l'on considère surtout la grande, l'immen­se place que la douleur et la misère occupent dans cette vie : la faiblesse de l'enfance, l'inexpérience de la jeunesse, les déceptions de l'âge mûr, les dégoûts de la vieillesse, tous les maux particuliers qui viennent fondre à chaque instant sur ces maux généraux, et, pour un si grand nombre, le mal con­tinu de l'indigence et de tout le cortège de labeurs, de priva­tions, de maladies, de honte, de désespoir, qu'elle traîne avec elle ; et qu'on observe que si quelque soulagement, quelque miséricordieuse sympathie, quelque soin pieux, quelque rayon discret de consolation et d'espérance sont envoyés du ciel à tous ces besoins et ces maux, c'est la femme chrétienne qui en est ordinairement la messagère.

 

 

Il n'y a pas un coin écarté de pauvreté que la charité des femmes chrétiennes n'explore, pas une plaie hideuse qu'elle ne lave et ne nettoie, pas une douleur mystérieuse qu'elle ne console, pas une faiblesse secrète qu'elle ne relève, pas une pudeur qu'elle ne réveille, pas un repentir qu'elle n'accueille, pas un désespoir qu'elle ne sauve, et pas une âme en peine qui ne se jette entre ses bras.

 

 

Que de combinaisons ingénieu­ses et sans relâche ! Que de refuges ouverts a des existences brisées ! Que de larmes essuyées ! Que de caves et de mansar­des visitées ! Que de corps gisants sur la paille relevés, rani­més, réchauffés, vêtus, nourris, guéris ! La charité chrétienne n'abandonne pas un instant la vie du pauvre ; elle s'occupe de lui avant sa naissance pour lui préparer un berceau et du lait; elle élève son enfance à la garderie, dans l'asile et dans l'école, paie et protège son apprentissage, adopte l'orphelin, délivre le prisonnier, visite le malade, encourage le repentir, aide sans l'humilier la misère qui se cache, et ajoute à l'au­mône la parole qui console et qui fortifie.

 

 

La femme chrétienne est éminemment douée de toutes les qualités qui donnent du prix aux services rendus ; elle a plus de suavité dans le cœur, plus d'affabilité dans les manières, plus de douceur dans le caractère. Aussi, quand elle vient s'as­seoir au chevet du malade dans nos hôpitaux, ou lorsque, dans les prisons, elle paraît à la porte du cachot des condamnés, elle semble un ange descendu du ciel pour les consoler et les plaindre ; quand elle s'introduit dans l'asile du vieillard, on croirait qu'elle est sa propre fille. Quand la sœur de Saint-Vin­cent rassemble autour d'elle les enfants de la misère, du mal­heur ou du crime, on dirait qu'au souffle de la charité de Jésus-Christ son cœur virginal a deviné tous les instincts de la maternité.

 

 

« Les femmes chrétiennes, dit M. de Salvandy, ont un mi­nistère et un rang à part. Elles seules pouvaient montrer au monde le miracle perpétuel et vivant du dévouement des sœurs de charité, qu'admirent et vénèrent nos armées, pour qui elles sont à la fois la religion, la patrie et la famille.

 

 

« Femmes de toutes les conditions, vous ne sentez pas assez combien vous pourriez être utiles et secourables autour de vous, quels maux différents vous pourriez guérir, quelle influence heureuse vous pourriez exercer ! Combien d'âmes inquiètes, oisives, entraînées dans des voies mauvaises, que votre naturel empire, si fatal dans les sociétés faibles et cor­rompues, si bienfaisant dans celles qui sont fortes ou se re­lèvent, pourrait régler et fixer !

 

«Il y a un prosélytisme du de­voir et de l'honneur, de la dignité personnelle, du bon et noble emploi de la vie, de la sollicitude sur les obligations du rang et de la fortune, de la culture sérieuse des intelligences et des âmes, que vous pourriez accomplir avec autant de fruit que l'apostolat de la charité.

 

 

«C'est une œuvre digne de cœurs et d'esprits éclairés par une sainte lumière. Ne la croyez ni au-dessus de vos forces, ni au-dessus de votre mission ; c'est vo­tre mission même. Sœurs de charité de maux que le monde ignore ou dédaigne, et qui le blessent au cœur sans qu'il y prenne garde, soyez secourables au faible qui s'abandonne aussi bien qu'à l'indigence qui se meurt !... »

 

R. P. huouet.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 11:00

Jésus veut être aimé pour Lui-même, Le Ciel doit être désiré par amour.

« On demande, dit le Seigneur à  Sainte Brigitte, pourquoi les peines de l’enfer ne sont point vues.

« Si les peines de l’enfer étaient vues comme elles sont, l’homme sécherait de crainte et chercherait le Ciel non par esprit d’amour, mais par crainte. Or c’est parce que personne ne doit désirer le Ciel par crainte de la peine, mais par la charité, que Je cache la peine des damnés. »    (Liv. V, ch. II.)

 

  Ndlr : Il faut donc  que la situation actuelle soit particulièrement grave pour que le Ciel nous découvre, après la vision de l’enfer des enfants de Fatima, dans  les exorcismes de Suisse , les souffrances terribles des démons et des damnés. C’est cette révélation qui a amené bien des âmes à la conversion. Et petit à petit à l’amour du Christ pour Lui-même, ce qui est le salut. Mais c’est une sorte de dérogation exceptionnelle due aux immenses périls actuels.

 

http://amdg.over-blog.fr/2013/10/glanes.html

 

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 03:29

Si vous ajoutez 40 ans a cette année charnière, vous comprendrez que le retour de SS Paul VI ne devrait plus tarder. 

 

 

Il nous faut continuer de prier pour notre Saint Père Paul VI.  Que pouvons nous faire de plus ?  Des prières et des sacrifices, voilà ce que nous pouvons faire de plus.

 

 

«O heureuse Mère, la douceur qui pénétra votre cœur, lors de l’Annonciation, la joie qui vous fit tressaillir, nul homme ne pourra jamais la redire ni l’éprouver.

 

Aussi toutes les créatures devraient reconnaître avec une vive émotion et témoigner que vous êtes bénie et exaltée incomparablement au-dessus de tout ce qui fut créé au ciel et sur terre, et que Béni est Jésus, le Fruit de vos entrailles, qui vivifie, sanctifie et bénit tout dans les siècles des siècles.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère :

-- Priez pour nous, pauvres pécheurs;

-- Nous Vous remercions d’avoir préservé la vie de S.S. Paul VI, pour  

   un retour prochain; 

-- S.V.P. submergez l’humanité en péril de l’action pleine de  grâce   

   de votre flamme d’amour, maintenant et à l’heure de notre mort.  

-- Ainsi soit-il. »

 

 

Soyons de ceux qui partageront sa gloire Éternelle en priant pour lui.

 

 

Regardez la vidéo qui résume très bien la situation actuelle de cette fausse église.

 

 

Vidéo : les démons avertissent - Paul VI, Pape martyr de la Fin des Temps

 

 

http://paulvipapemartyr.over-blog.com/2013/10/vid%C3%A9o-quand-les-d%C3%A9mons-avertissent.html

 

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 03:03

Beaucoup de personnes s'excusent d'avoir dénigré le pro­chain en prétendant « qu'elles ont parlé en riant, qu'el­les n'ont dit que des bagatelles, » que « les auditeurs n'y auront sûrement pas fait attention », etc.

 

 

Il suffît de ré­fléchir un instant à ce qui se passe en pareille occurrence pour comprendre combien ces prétextes sont futiles. Vous parlez en riant, mais ce sont justement ces mots lancés sous forme de plaisanterie qui font les blessures les plus sanglan­tes ; peut-être dans le moment même les personnes qui vous écoutent n'y feront-elles pas grande attention, comme vous l'affirmez fort gratuitement ; mais rentrées chez elles, ne re­viendront-elles   pas  sur ces petites méchancetés ?

 

 

Ne vont-elles pas les répéter ? Ne seront-elles pas sous l'influence de vos paroles railleuses et méprisantes lorsqu'elles se rencontre­ront avec les infortunés que vous avez ridiculisés ? Vous ré­pliquez qu'il s'agit de choses légères. Mais êtes-vous bien sûre qu'elles soient si légères? Je suppose qu'on vienne vous dire que dans telle soirée un autre aimable parleur s'est égayé précisément sur le même sujet, mais cette fois à vos dépens; jugerez-vous encore que ce soit des bagatelles ?

 

 

La plainte amère ne jaillira-t-elle pas de votre âme et la colère de vos yeux, et, tandis que tout le monde vous répète :   « Ce n'est rien, » ne direz-vous pas : « C'est très sérieux » ? Aimez donc votre frère comme vous-même !

 

 

Choses légères ! Mais n'y ajoutez-vous jamais rien du vô­tre ? Ne chargez-vous pas un peu les couleurs ? N'y a-t-il pas, en forme de broderie, certaines expressions voilées qui font tout entendre en ne disant rien, certain silence même qui donne plus à penser que les paroles ?

 

 

Ah ! Qu'il est difficile de se tenir dans la vérité quand on n'est plus dans la charité !  Vous vous persuadez que la médisance qui vous est échap­pée n'a que légèrement intéressé le prochain : mais êtes-vous juge compétent ? Avez-vous bien pesé jusqu'où peut aller cet intérêt du prochain ?

 

 

Choses légères ! Mais avez-vous bien fait attention aux personnes ? Votre médisance ne portait-elle pas sur certains points où la tache la plus légère est grave, où toute raillerie est un outrage et peut semer des malheurs affreux, où tout soupçon est une accusation, où n'être pas loué est presque une infamie ? Et avec quelle facilité dans le monde on plai­sante sur ce terrain brûlant !

 

 

Vous prétendez que le bruit commun avait rendu la chose publique. Mais n'est-ce pas, disait Tertullien, ce bruit com­mun qui publie tous les jours les plus noir mensonge et qui les répand dans le monde avec le même succès que les plus constantes vérités ? N'est-ce pas le caractère de ce bruit com­mun de ne subsister que pendant qu'on le colporte, et de s'évanouir du moment qu'on n'en parle plus ?

 

 

Vous n'avez rien dit que de vrai, ajoutez-vous. Mais, pour être vrai, vous est-il permis de le révéler ? N'était-ce pas as­sez qu'il fût secret pour devoir être respecté de vous ? Avez-vous droit sur toutes les vérités ? Consentiriez-vous que tout ce qui est vrai de votre personne fût découvert et manifesté ? Ne compteriez-vous pas cette indiscrétion pour une injure atroce dont vous demanderiez satisfaction ? Pourquoi ne suivez-vous pas les mêmes principes en faveur des autres ?

 

 

« Lorsqu'on est dans le cas de blâmer le vice, remarque un auteur, il faut épargner le plus possible la personne en qui il se trouve. On peut néanmoins parler librement des pécheurs Infâmes, publics et notoires, pourvu que ce soit avec esprit de charité et de compassion, et non avec arrogance et présomp­tion, et en prenant plaisir au mal d'autrui. A plus forte rai­son peut-on et doit-on flétrir les injustices et les impiétés des ennemis de l'Église, les combattre sans relâche, ne pas leur faire de quartier ; mais encore une fois, tout en maudis­sant les doctrines et les actes, il faut respecter les personnes. La charité ne perd jamais ses droits. »

 

 

« Chacun, dit saint François de Sales, se permet de juger et de censurer les princes, et de médire des nations entières, selon les divers sentiments dont on est affecté à leur égard. Ne faites pas cette faute ; car outre l'offense deDieu, vous pourriez vous attirer mille désagréments. »

 

 

« Une faute que l'on commet souvent, remarque encore le même saint, c'est d'entremêler certaines méchancetés de gentillesses et de bons mots : ceux qui se les permettent sont les plus dangereux de tous les médisants. « Je proteste, disent-ils, que j'aime un tel, et qu'au reste c'est un galant homme ; mais cependant il faut dire la vérité : il eut tort de faire cette  perfidie. C'est une personne fort vertueuse, mais elle s'est  laissé entraîner dans une fatale occasion ; » et autres sem­blables tournure. Ne voyez-vous pas l'artifice ? Celui qui veut tirer l'arc attire tant qu'il peut la flèche à soi ; mais ce n'est que pour la lancer plus fortement ; il semble aussi que ceux-ci retirent leur médisance à eux, mais ce n'est que pour la décocher plus roide, afin qu'elle pénètre plus avant dans le cœur des assistants.

 

 

« C'est encore une étrange sorte de médisance que de dire : Un tel est ivrogne, parce que vous l'avez vu ivre, ou, un tel est voleur, parce que vous l'avez surpris une fois à voler ; car un seul acte ne constitue pas une habitude. Noé s'enivra une fois, et Loth une autre fois ; ils ne furent pourtant ivrognes ni l'un ni l'autre, non plus que saint Pierre ne fut sanguinaire pour avoir répandu une lois le sang, et blasphémateur pour avoir une fois blasphémé. Le nom de vicieux ou de vertueux suppose l'habitude du vice ou de la vertu. »

 

 

C'est donc aussi injuste que peu sensé de se prévaloir de telles raisons pour formuler des médisances. De toutes les excuses dont ce péché s'entoure, il n'y en a pas une qui sou­tienne la discussion.

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 11:34

 

Jésus, qu'on est heureux de servir un Maître tel que vous ! Qu'on est heureux de pouvoir se reposer tranquillement sur votre amour du soin de tout ce qui nous concerne !

 

 

Je veux, désormais avoir en vous une confiance sans bornes, je veux m'abandonner à vous sans réserve. Vous êtes mon protecteur, et vous veillez sans cesse sur moi ; qui pourra me faire trembler, ou de quoi pourrai-je avoir peur ?

 

 

Eh quoi ! Un prince est environné de ses gardes, et il ne craint rien ; un mortel est gardé par d'autres mortels comme lui, et il se croit en sûreté !

Qui craindrai-je, quand mon Dieu prend lui-même soin de moi ?

 

 

O Jésus, j'aurai toujours confiance en vous. L'enfer tout entier serait déchaîné contre moi que j'aurais encore con­fiance en vous. Avec vous, je n'ai rien à craindre de sa fureur, et il ne peut me ravir ce que vous m'avez donné. Je me re­poserai donc toujours en paix dans votre sein, et j'y pren­drai un doux repos que rien ne pourra troubler.

 

 

O mon Dieu! Je suis si persuadée que vous veillez sur tous ceux qui espèrent en vous, et qu'on ne peut manquer de rien quand on attend de vous toutes choses, que je prends la résolution de vivre à l'avenir sans aucun souci, et de me déchar­ger sur vous de toutes mes inquiétudes.

 

 

Les hommes peuvent me dépouiller des biens et de l'honneur ; les maladies peu­vent m'ôter les forces et les moyens de vous servir ; je puis même perdre votre grâce par le péché, malheur, hélas ! Dont je vous conjure de me préserver, mais jamais je ne perdrai mon espérance.

 

 

Je conserverai cette espérance jusqu'au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l'enfer feront de vains efforts pour me l'arracher. Les uns peuvent attendre leur bonheur ou de leurs richesses ou de leurs talents ; les autres, s'appuyer sur l'innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leur péniten­ce, ou sur le nombre de leurs bonnes œuvres, ou sur la fer­veur de leurs prières ; pour moi, Seigneur, toute ma confiance est en vous seul : cette confiance ne trompe jamais personne.

 

 

Je suis donc en quelque sorte assurée que je serai éternelle­ment heureuse, parce que j'espère fermement de l'être, et que c'est de vous, ô mon Dieu, que je l'espère. Je sais hélas ! Combien je suis fragile et changeante ; je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies : mais tout cela n'est pas capable de m'effrayer ; tant que j'es­père, je me tiens à couvert de tous les malheurs.

 

 

C'est pourquoi je le dis et le redis à la face du ciel et de la terre: J'espère en vous, ô mon Dieu ! Je sais que je ne puis trop espérer en vous ; je sais que je posséderai un jour tout ce que j'aurai espéré de vous.

 

J'espère donc, ô mon doux Jésus, que vous me pardonnerez mes péchés, que vous m'aimerez tou­jours, et que moi-même je vous aimerai sans relâche pendant  le temps et pendant toute l'éternité.

 

 

Oh ! Aimable Sauveur, daignez faire, que cette espérance, soit profondément et ineffaçablement gravée dans le fond de mon cœur ! Que non seulement ma bouche, mais tous mes senti­ments vous disent : J'espère en vous !

 

 

Faites que mon espérance soit si ferme que rien ne soit capable de l'ébranler ; que ni les hommes, ni le monde, ni toutes les puissances de l'enfer conjurées contre moi, ne puis­sent altérer les sentiments d'une confiance que j'aurai éta­blie dans le Dieu de mon cœur.

 

 

Faites que mon espérance soit constante, qu'elle m'ac­compagne jusqu'à mon dernier moment, qu'elle me suive jus­qu'au tombeau ; et lors même que vous me frapperez du coup de la mort, que ma confiance vous consacre mes derniers soupirs. Tels sont les sentiments dans lesquels je désire vivre, et avec lesquels j'espère mourir.

 

 

O mon Dieu, comment, dans cette douce et ferme espéran­ce, ne supporterais-je pas toutes les peines de cette vie mor­telle à la vue de la vie immortelle qui m'est préparée ?

 

 

Comment, dans l'attente des biens suprêmes du ciel, ne me détacherais-je pas des biens périssables du monde ?

 

 

Comment, à la vue de la céleste patrie, ne me regarderais-je pas sur la terre comme dans un lieu d'exil ?

 

 

Comment ne me ferais-je pas une sainte violence durant quelques jours, pour avoir part aux délices d'une éternité bien­heureuse ? Beau ciel, terme de mes vœux, unique désir de mon cœur, unique occupation de ma vie et de tous les mo­ments qui me restent à gémir et à soupirer après mon bon­heur, puisse ton souvenir ne plus jamais me quitter !

 

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 01:22

Un grand obstacle au mérite de nos actions c'est que, quand nous faisons une chose, il nous arrive souvent de penser à une autre, de sorte que notre esprit distrait ne s'applique qu'à moitié à ce qu'il a à faire.

 

 

On s'inquiète, on se trouble ; on songe aussi au jour suivant, et ainsi l'on ne fait rien comme il faut. Le remède à ce mal est de s'appli­quer entièrement et uniquement à ce qu'on fait, comme si l'on n'avait rien autre chose à faire.

 

 

« Chaque chose à son temps, dit l'Esprit-Saint. A chaque jour suffit son mal : ne nous préoccupons point de ce que nous aurons à faire plus tard. »

 

 

Pendant la prière, ne songeons point aux affaires, ni aux sollicitudes de notre état. Quand nous serons à nos affaires, mettons-y tout notre soin. Pourquoi revenir sur le passé ? C'est chose consommée ; nous ne pouvons pas le changer.

 

 

Pourquoi anti­ciper sur l'avenir ? Nous ignorons quel il sera ; nous ne savons pas même si nous le verrons. C'est un grand mal de distraire ainsi l'attention de ce que nous faisons, pour la donner à ce que nous aurons à faire plus tard, souvent même à des ima­ginations et des rêveries qui jamais ne se réaliseront. C'est tuer le présent avec l'avenir, la réalité avec des fantômes ; c'est le moyen de ne jamais rien faire de bien.

 

 

La sagesse nous dit au contraire de renvoyer la pensée des choses à venir aux temps où nous aurons à les faire. Dieu, ami de l'ordre, bénira cette conduite et fera revenir en son temps avec profit ce que nous aurons laissé de côté pour lui plaire.

 

 

Nous y gagnerons au lieu d'y perdre. « La science, dit saint Basile, dont on se désoccupe pour la vertu, s'acquiert mieux ensuite par la vertu. »

 

 

D'un autre côté, nous sommes si faibles que peut-être le courage nous manquerait si nous envisagions d'un coup d'œil cinquante ou soixante ans à passer dans une parfaite retenue, dans une attention perpétuelle sur nous-mêmes, dans la pri­vation des aises de la vie, dans le renoncement à notre volon­té et à nos désirs ; au contraire, le courage nous sera facile, si, au lieu d'envisager cet ensemble, nous voyons les choses en détail, et que nous nous disions : Il ne s'agit pas ici de cal­culer de longues années; à quoi bon, moi qui ne sais pas si je vivrai demain ? Il s'agit uniquement du jour présent. Si je vis demain, je verrai ce qu'alors j'aurai à faire. Or, d'ici à ce soir, pourrais-je trouver trop dur de bien vivre, de me gêner, de me mortifier ?

 

 

Un jour est si tôt passé ! Un jour comparé à l'éternité ! Oh ! Quel rien ! Et que je serais déraisonnable si je ne l'employais pas saintement ! Fortifiée par cette pensée, on se met à l'œuvre et l'on passe saintement la journée.

 

 

Le lendemain, on recommence, sans jamais voir plus loin que le jour présent. Par cet innocent stratagème, tout dans la ver­tu devient aisé, et l'on arrive à la perfection. Proposons-nous de bien employer ce moyen.

 

 

Si nous ne devons nullement nous préoccuper du lendemain, il faut en revanche faire chaque jour ce qui peut se faire le jour même, sans remettre à plus tard, surtout quand il s'agit de nos résolutions et de nos pratiques.

 

 

Ne jamais remettre à de­main, c'est là, jeunes chrétiennes, un conseil que l'on vous a donné bien des fois, et avec beaucoup de raison, car plus on remet un travail, une affaire, etc., moins on est disposé à s'en occuper ; en outre, il advient presque toujours qu'au mo­ment où l'on s'y décide enfin, il est trop tard !

 

 

« Ne remettez pas à demain, dit sagement un moraliste, ce que vous pouvez faire aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le jour de l'inspiration, de la bonne résolution : vous avez pour agir un entrain tout spécial, une grâce particulière. Demain, vos dispositions auront complètement changé : vous douterez si l'œuvre à accomplir est utile ; vous la trouverez hérissée de difficultés, vous la renverrez à plus tard...

 

 

Ce que vous ne faites pas aujourd'hui par suite d'un peu de lâcheté, vous courez grand risque de ne pas le faire demain, de ne le faire jamais. »

 

 

C'est surtout lorsqu'il s'agit de la grande affaire du salut et de la sanctification qu'il faut se rappeler cette maxime. Combien de personnes, après avoir commis une faute grave, se disent : « Je me confesserai à tel jour. »

 

 

Insensées, qui donc leur a promis qu'elles vivraient jusque-là ? Oh ! Ne restez ja­mais, jamais, dans un état où vous ne voudriez pas mourir ! Faites aussi tout ce que vous pouvez pour décider les retardatai­res de votre connaissance à se réconcilier sans retard avec Dieu. Combien ont été surpris par la mort ! On en citerait des centaines.

 

 

Dans une grande ville de France habitait, il y a quelques années, un riche négociant. C'était un honnête homme, bon père de famille, mais ne remplissant pas ses devoirs de chré­tien. Un célèbre prédicateur était venu prêcher l'Avent dans cette ville. Un grand nombre d'hommes s'étaient rapprochés de la religion, et il n'avait pas suivi leur exemple, malgré les instances de sa femme... Un jour, au dîner, il aperçut des tra­ces de larmes dans les yeux de celle-ci.

 

 

Allons, lui dit-il en plaisantant, nous avons encore pleu­ré... et je sais bien pourquoi. Sois donc plus raisonnable ; tu sais bien que je ne suis pas un impie, un ennemi de la reli­gion, et qu'un jour je me confesserai.

 

Mon ami, vous vous confesserez, dites-vous ; mais si la mort allait venir avant ce temps-là ?

 

Bah ! Reprit-il, tu n'as que ta mort subite à me présen­ter. Sois tranquille.

 

Et puis, frappant sur sa poitrine d'un air triomphant :

 

     Va ! Va ! Ajouta-t-il, il y a encore de la vie ici...

     En disant ces mots, il pâlit et s'affaissa. On l'entoure: il était mort.

 

Extrait de : LECTURES MÉDITÉES (1933)

 

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