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Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il perd son âme

17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 09:56

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (10)

L'homme présente à chaque pas un si étrange mélange de noblesse et de dégrada­tion, de grandeur et d'abaissement, de bien et de mal, qu'il n'est pas facile de concevoir comment un être d’une telle nature a été l'ou­vrage de Dieu.

 

En effet, tandis qu'à l'aide de son intelligence il embrasse, pour ainsi dire, le ciel et la terre, tandis qu'il découvre le cours des astres et pénètre dans les secrets les plus profonds de la nature, nous le voyons en même temps tout plein de doutes, d'ignorance, d'erreurs; il a un cœur noble, ami de la vertu, s'enthousiasmant au seul souvenir d'une action généreuse, et ce cœur s'attache aux choses les plus viles et devient l'asile de la cruauté, de la trahison et de la perfidie ; il est capable de concevoir et de réaliser des projets gigantesques, et de bra­ver sans peur toute espèce de périls, et peut-être tremble-t-il effrayé à la vue d'un danger méprisable, et perd-il courage pour s'être heurté à la difficulté la plus légère ; il sou­pire sans cesse après le bonheur, et il vit accablé d'infortunes; en un mot, quel que soit l'endroit par lequel nous considérons l'homme, nous y trouvons un contraste étrange, qui afflige et confond.

 

 

Si nous faisons un moment de réflexion sur nous-mêmes, nous ne manquerons pas de voir que tout le cours de notre vie est une lutte continuelle entre la vérité et l'er­reur, la vertu et le vice, l'amour du bonheur et l'infortune. L'accomplissement de nos obligations d'une part, et la paresse et toutes les passions de l'autre, tiennent notre âme dans une torture de tous les instants; de façon que l’on dirait qu'il y a au-dedans de chacun de nous deux hommes qui se contre­disent et se font une guerre sans relâche, l'un bon et l'autre mauvais, l'un sage et l'autre insensé.

 

 

Et pour ce qui touche au bonheur, qui peut se glorifier d'en jouir, de l'avoir à peine goûté ? Comment est-il pos­sible, diront les incrédules, qu'une telle monstruosité soit sortie des mains d'un Dieu infiniment sage, infiniment bon ? C'est ici ce­pendant, c'est en répondant à cette difficulté, que la Religion catholique montre toute sa sublimité, c'est ici qu'elle manifeste un de ses titres les plus irrécusables pour prouver qu'elle, et elle seule, est la vérité.

 

 

La Religion ne nie pas qu'il existe dans l'homme des contradictions palpables, qu'on remarque dans son être et dans sa conduite des écarts monstrueux; elle ne cherche à diminuer en rien la réalité du fait sur lequel est fondée la difficulté, parce que se sentant la force de la résoudre complètement, elle n'éprouve aucune nécessité ni de l'atténuer, ni de la tourner, ni de l'éluder.

 

 

Mais dès que la difficulté se montre, qu'elle se présente avec cette apparence grandiose et robuste qui a suffi pour confondre les plus grands philo­sophes de l'antiquité, la Religion lui barre le chemin, et lui dit en face : « Oui, l'homme gît dans l’erreur et dans la corruption. Mais veux-tu en comprendre le secret? Le voici: il est dans un des dogmes que j'enseigne, dans le péché originel. L'homme d'à présent n'est pas tel que Dieu l’a créé, mais c'est un homme dégénéré. Dieu l'avait créé innocent et heureux; son intelligence était éclairée par la lumière de la vérité, sa volonté en harmonie avec toutes les prescriptions de la raison et de la loi divine; sa vie s'écoulait dans un repos agréable, dans un bien-être paisible, son cœur surabondait de félicité. Ce bonheur si grand eût passé à sa descendance, s'il s'était conservé dans la soumis­sion aux ordres de Dieu; mais l'homme a péché ; et par un dessein impénétrable du Très-Haut, toute la race d'Adam est restée infectée de la faute et soumise à la peine. Et ainsi est éclairci le mystère des contradic­tions de l'homme : cette noble créature est l'image et la ressemblance de Dieu même, mais la flétrissure du péché a défiguré cette belle image ; quand nous considérons l'homme intelligent, incliné à la vertu, éle­vant son noble front pour contempler le ciel, nous considérons en lui l'image de Dieu; quand nous le considérons dans les ténèbres de l'erreur, dans la fange du vice, dans les angoisses du malheur, nous voyons les ra­vages exercés sur cette belle image par le fléau du péché. »

 

 

C'est ainsi que la Religion explique les contradictions monstrueuses de l'homme ; et bien qu'il soit vrai que cette explication elle-même est un mystère beaucoup au-dessus de la portée de l'intelligence, on ne peut ce­pendant nier qu'à travers les nuages qui en­tourent ce secret auguste , on ne découvre un tel fond de raison et de vérité, et que le mystère du péché originel ne projette une telle abondance de clarté, que l'univers tout entier en est illuminé, et que notre intelli­gence satisfaite se dit à elle même : « Ce mystère est supérieur à ta raison, mais il ne lui est point contraire. »

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 08:48

 Documents sur le chanoine Roca, ses émules  et Le Concile, vu par le chanoine Roca (1830-1893)

Le chanoine Roca, Martiniste, Gnostique et Ésotériste – excommunié – a publié plusieurs livres, mis à l’Index, dont un en 1886

(« La fin de l’Ancien Monde.- Les Nouveaux Cieux et la Nouvelle Terre ») desquels on tire ce passage qui confirme l’existence du complot : « Le culte divin, la liturgie, le cérémonial, le rituel, tels que les prescriptions de l’Église romaine les règlent, subira une transformation à la suite d’un concile œcuménique qui lui rendra la simplicité respectable de l’âge d’or apostolique, en accord avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation moderne ». Et il précise les fruits de ce concile : « Il en ressortira une chose qui fera la stupéfaction du monde et qui jettera le monde à genoux devant son Rédempteur. Cette chose sera l’accord parfait entre l’idéalité de la civilisation moderne et l’idéalité du Christ. Ce sera la consécration du Nouvel Ordre Social et le baptême solennel de la civilisation moderne. (…) La nouvelle Église, qui probablement ne pourra plus rien garder de l’enseignement et de la forme primitive de l’ancienne Église, recevra néanmoins la bénédiction et la juridiction canonique de Rome. La papauté tombera, elle mourra sous le couteau sacré que les Pères du dernier Concile forgeront. » Roca écrit que les nouveaux prêtres seront appelés « progressistes », qu’ils ne porteront plus la soutane… et il évoque leur mariage ! (cf. le livre de Mgr Lefebvre « Ils l’ont découronné » pages 157-158)(Cité par Tychique)

 

Autre Citation « Des signes de renouveau apparaissent qui transformeront l'homme, la terre, le monde, la religion, par les sciences appliquées ou occultes. Le Christianisme aura une nouvelle exégèse, des dogmes nouveaux, notamment ceux de la création, de la chute originelle et de la Rédemption. Il aura un aspect social qui provoquera un nouvel ordre politique, syndical, fédératif, associatif. Un nouveau sacerdoce et un nouveau pontificat apparaîtront, et la femme elle-même, transfigurée sera «comme un agent de rénovation sociale». Au sommet de l'édifice, le Christ ésotérique, dont l'influx se répandra dans le cerveau de l'homme et dans la société comme «un générateur de force cosmique toute divine». Chanoine Roca

 

Chanoine Roca : Vie et doctrine. On trouvera cette étude sur Google : Un prêtre hétérodoxe : Le chanoine Roca. Site de la société scientifique et littéraire des Pyrénées Orientales. Dans les documents précédents nous avons vu l’influence de la Haute maçonnerie sur Mgr Bugnini responsable de la réforme liturgique post conciliaire. Il est bon de descendre un peu dans les « caves » du Vatican pour identifier les foyers produisant les fumées de Satan qui ont empesté le monde. Roca ne fut qu’un pion dans le plan antichrist de l’enfer, un porte parole, un prophète de l’Adversaire, un retransmetteur. (Les notes en italique sont de senex)


« Il paraît bien difficile de résumer en quelques lignes des idées ou des théories exposées tout au long de copieux volumes et dans de nombreux articles de revues. D'autant que Roca ne se laisse enfermer dans aucune école, mais fait lui-même sa propre synthèse, d'ailleurs très éclectique. Empruntant des idées un peu partout et à toute sorte d'écrivains, il avoue lui-même n'être qu'un «phonographe». Et cela dans un amas incroyable de citations qui constituent à elles seules la plus grande partie de ses livres.



Insatisfait par l'exposition traditionnelle des dogmes faits par l'Église Catholique, il va chercher ailleurs une explication qui lui convienne. Il oppose ainsi la doctrine exotérique, connue de tous, à la doctrine ésotérique, cachée mais réservée à quelques initiés. «L'ésotérisme - dit-il - est la partie voilée et jusqu'ici inconnue de la vérité religieuse et sociale qui se cache sous la lettre des saintes écritures, des dogmes, des mystères et des sacrements de tous les cultes».



En même temps, nous l'avons vu, préoccupé par ce qu'il croit être une ruine du christianisme, constatant les désordres politiques, sociaux et moraux qui règnent un peu partout dans le monde, il en accuse le Pape, en tant que Souverain temporel, et l'ultramontanisme. Il va donc puiser à toutes les sources qu'il rencontrera : le cabalisme et les religions orientales (17) ; Saint-Yves d'Alveydre et tout un groupe d'ésotéristes qu'il considère comme les plus profonds penseurs du monde ; également dans le positivisme d'Auguste Comte, dans le libéralisme, le scientisme, le socialisme et les principes de 1789 ; dans l'évolutionnisme de Darwin ; encore dans le platonisme, l'école d'Alexandrie, etc.



Saunier souligne, à juste titre «l'exaltation mystique dont témoigne dans chacun de ses ouvrages le chanoine Roca, prophétisant avec ardeur et non sans érudition, mais comme en proie à un délire sacré : Fourier, Saint-Simon, Ballanche, et la Kabbale, Buchez, Chateaubriand, les Mahatmas, Auguste Comte et Quinet, et bien d'autres défilent pour annoncer le renouvellement de la société par un christianisme rajeuni. Rajeuni par la synarchie».



Et avec tous ces éléments recueillis partout, il construit un système global qui rénovera entièrement le monde, au point de vue religieux, politique et social, ces trois ordres étant intimement liés. Voici une petite anthologie, extrêmement brève, car Roca a ses idées sur tout.



Au point de vue religieux tous les dogmes fondamentaux sont conservés au moins de nom, mais expliqués ésotériquement. (C’est une façon pour dire que… air connu…)



Dieu est «le non-être dans le sens ésotérique du Zohar, c'est-à-dire l'Essence incréée, éternelle et de plus incommunicable, par laquelle l'être est à tous les êtres, l'esprit à tous les esprits, l'âme à toutes les âmes et la vie à toutes les vies». (MN, 213,)



«Et c'est parce que Dieu n'a pas de corps, qu'il est présent partout dans l'infini du temps et de l'espace, sous les voiles de la lumière cosmique et de l'éther astral, qui lui servent de vêtements, et par la diffusion des fluides électriques, magnétiques, inter atomiques, interplanétaires, intersidéraux et soniques, qui lui servent de véhicules et d'agences providentielles». (MN, 230.) Pour lui «l'univers est un être vivant, constitué comme nous d'un esprit, d'une âme et d'un corps».



Le péché originel : «Le cataclysme qui précipita notre monde et notre humanité dans la matière, fut le châtiment d'un crime effroyable, d'une révolte audacieuse dont parlent les traditions de tous les Temples et que l'Église chrétienne appelle le péché d'origine. Nous avions, nous, prêtres, manqué de lumière jusqu'ici pour expliquer ce phénomène biologique, qui est un fait certain de physiologie et de sociologie, comme je vais essayer de l'expliquer». (MN, 231.)



La Rédemption : «Nous avons déjà vu, au chapitre précédent, que le dogme de la déchéance originelle répond à la loi physique de la pesanteur, et que la chute des essences spirituelles s'explique de la même manière que celle des corps graves. Il nous reste à voir, dans celui-ci, comment le dogme de la Rédemption répond à son tour à la loi physique de d'attraction, et comment le relèvement des sociétés humaines se fait de la même manière que l'ascension et le balancement des sphères matérielles dans l'espace infini». (MN, 283.) (Naturalisme typique) Tout s’explique naturellement. Il n’y a pas de surnaturel ni de miracles air connu



Le Christ : «Il est de foi, encore aujourd'hui, en attendant que ce soit de science demain, que le nouvel Adam, ou Jésus-Christ, est la seconde édition de l'Adam Kadmon, réintégré dans la plénitude des attributs qu'il perdit lors de la catastrophe sociale qui porte le nom de péché originel. Il est de foi aussi que tel fut le Christ dans son humanité glorieuse, rendue visible sur le Thabor, tel sera l'homme au jour de son complet relèvement, demain». (MN, 67).



«Il y a le Christ solaire du Zohar, et il y a les Christs planétaires qui l'incarnent dans les mondes. Il y a le Christ Esprit céleste et il y a les Christs terrestres qui l'ont manifesté durant le cycle antique et très long de l'initiation primitive». (MN, 516.)



Le Saint-Esprit : «Les naturalistes ont nommé cette force l'essence vitale, les Mahatmas Akas, Akas ou Prakrit, les spirites fluide médianimique, les hypnotiseurs fluide magnétique, les physiciens fluide électrique, Moïse Ruach Elohim, les Grecs Ether Divin, les Romains Mens ou Spiritus : elle est tout cela en même temps, et quelque chose de plus encore. Le Christ lui donna son véritable nom, quand il l'appela le Saint-Esprit, le souffle vivant de Dieu...»



Et il ajoute : «De quelque nom qu'on baptise la force cosmique mise par le Créateur à la disposition de l'homme, il est certain que la science arrivera tôt ou tard à l'utiliser tout entière, comme elle utilise la vapeur depuis Papin, le gaz depuis Lebon, le fluide électrique depuis Franklin et le fluide magnétique depuis Mesmer». (MN, 73.) «En toute vérité, les Chrétiens qui répètent à genoux cette magnifique prière de notre liturgie : Emitte Spiritum tuum et creabuntur et renovabis faciem terrae ne font pas autre chose que solliciter En-Soph, l'éternel principe masculin, de verser son fluide générateur dans le sein d'Ochmach, le principe féminin vivant. Le mystère de la fécondation universelle s'opère partout dans la création, comme il s'opérait typiquement dans les entrailles immaculées de la Vierge de Nazareth» (MN, 209). Pour lui encore : «L'Esprit traverse de bas en haut toute la région matérielle, et sort du règne de l'animalité, pour aller atteindre sa pleine éclosion dans le cerveau de l'homme, dans son intelligence et son génie, d'où il s'élance, radieux, dans la sphère angélique». (MN, 228.)(Teihardisme avant l’heure…)



Le miracle : «Pas de mystère qui doive toujours rester mystère ! Pas de miracle dont on n'arrive tôt ou tard à découvrir la loi et à reproduire les effets par des voies méthodiques et sûres. Par conséquent pas de tradition sacrée qu'on ne vienne à bout de justifier rationnellement à son heure». (MN, 242.) (naturalisme rationaliste…)



Les sacrements : «Dans tous les cas ce serait de la magie blanche, comme celle de nos sacrements, de nos rites et des prodiges accomplis soit par le Christ, soit par les thaumaturges. Nous entrons dans une voie scientifique qui nous conduira loin et très haut». (MN, 249.)



Le Souverain Pontificat : Il n'est qu'une étape qui évoluera. «Jusqu'ici nous n'avons eu de cette Institution que l'ombre seule, une ombre qui nous reste comme un vestige du passé, comme un prélude de l'avenir. La papauté romaine est tout à la fois un débris de ce qui fut, et une ébauche de ce qui sera, un souvenir et une espérance». (MN, 449.)
(Vers l’église démocratique collégiale Cf…martini, maître de B….)

 


La Force du Christ : «J'ai découvert par des expériences personnelles, (faux miracles démoniaques) auxquelles je dois d'avoir recouvré la vue, que grâce à l'influx du Christ Esprit dans notre cœur et dans notre cerveau, ce coeur et ce cerveau peuvent devenir des générateurs d'une force cosmique de la plus haute et de la plus pure qualité, mieux que cela des laboratoires où ce n'est plus l'homme seul qui opère, mais où travaille avec nous le Christ lui-même, comme saint Paul l'enseigne formellement : Vivo, jam non ego ; vivit vero in me Christus. Tous les Chrétiens savent cela, mais ils le savent comme le charbonnier, par la foi morte ! Ah ! C’est bien autre chose, de le savoir par la science vive, par la science expérimentale, rationnelle et positive». (MN, 554). (Spiritisme charismatique….)



A partir de ce corps de doctrine Roca aborde ce que l'on appelait alors la question sociale. Puisque la Rédemption est le salut du cosmos tout entier, matériel et spirituel, elle se fera par «le Christ social» ou par «le christianisme social». Dans les dernières années de sa vie, alors qu'il est tombé dans le plus complet anticléricalisme, il emploie même les mots de «prolétariat», de «masses populaires», avec une violence qui rappelle celle de certains leaders politiques contemporains. Il se dit lui-même socialiste, mais à sa manière qui est celle du XIXe siècle. Il prévoit ainsi la formation d'associations syndicales, des groupements nouveaux, des fédérations de peuples, et même, ce qui est plus étonnant, la formation des Etats-Unis d'Europe (MN, ch. XII, p. 406). « Il faut changer le monde B… »



En politique, alors que l'ensemble du clergé de son diocèse, et nous pourrions dire de France, est monarchiste, lui est républicain. Tient-il cela de ses origines familiales ou du vieux fonds traditionnellement démocrate des Catalans ? «Je crois que la démocratie de nos jours est fille légitime de l'Église catholique, issue de l'union de Jésus-Christ avec cette Église... Je crois que cette rédemption est accomplie dans la société nouvelle par l'avènement de la démocratie». (CP, 302.) «La société moderne est la fille de 89... Mais elle est aussi la fille du Christ et de l'Église... Et pourquoi ? A cause de l'Esprit du Christ devenu l'esprit public de tous les peuples civilisés...»



Tout cela trouvera son application pratique dans ce qu'il appelle «la divine synarchie», selon une constitution qui groupera tous les peuples, avec des parlements, des chambres, où tous les corps de la société, toutes les religions seront représentées. Dans ce conglomérat, le Pape n'aura plus qu'une primauté spirituelle et l'église catholique y sera entièrement diluée (MN, p. 372, et passim). Après tout cela que reste-t-il de la spécificité de l’église Catholique ? Pratiquement rien. C'est certainement ce qui contribua, entre autres choses, à le faire condamner par Rome. (« Il faut que l’église se fonde dans le monde Père C… expert au Concile)



A travers tant de développements, de raisonnements obscurs, de statistiques plus ou moins justes, d'utopies généreuses, nous trouvons quelques prévisions étonnantes. (Il avait reçu des « lumières » d’en bas)



Le progrès : «Quand on pense qu'il n'y a pas un demi-siècle, l'un de nos plus fameux hommes d'État, disait sérieusement, du haut de la tribune parlementaire, que jamais les chemins de fer ne remplaceraient les diligences, le pays de France étant trop accidenté !!!



Et qu'aurait donc répondu M. Thiers à celui qui lui aurait affirmé ceci : avant de mourir, vous aurez le privilège de déjeuner à Paris et de dîner à Marseille, le même jour ; cinquante ans après vous on fera le tour du monde en chemin de fer, et l'on entendra ce cri à la gare de l'Est : Messieurs les voyageurs pour la Russie, la Chine, le Kamschatka, le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, Panama, le fleuve des Amazones, la Terre de Feu, en voiture !... Le moment approche où la distance sera devenue par la téléphonie, comme elle l'est déjà pour la télégraphie, un facteur négligeable ; on téléphonera de Paris non plus seulement au Havre ou à Marseille, comme aujourd'hui, mais à Alger, Yokohama, Melbourne, San Francisco...» Il prévoit même les câbles sous-marins et la téléphonie dans le train. «L'inextricable réseau des conduites électriques de la voix humaine enveloppera le monde dans ses mailles serrées et sans fin». (MN, 86.)



Les Etats-Unis d'Europe : «Ainsi s'expliquent les tendances qui se font jour chez les nations modernes, cet instinct oui les pousse irrésistiblement à se fédérer en Europe ; comme elles se sont fédérées dans les Etats-Unis d'Amérique, sous l'impulsion du même Esprit, le Saint-Esprit de l'Évangile». Il voit dans une confédération Rhénane-Alpine «le premier noyau des Etats-Unis d'Europe» (MN, 406).



Le féminisme : «J'annonce le prochain avènement de la femme, et de son ministère religieux et social...» L'heure est venue pour les hommes «de céder quelque chose de leur suprématie et leurs hautaines prétentions, d'émanciper la femme et de l'admettre dès aujourd'hui dans les Conseils du Gouvernement, à la participation des droits civils et des offices publics, dont ils s'étaient brutalement arrogé le monopole jusqu'à présent». «L'accession de la femme à l'autel, son ordination, sa consécration pour l'offrande publique du sacrifice, tout cela ressort de la gnose sacrée et fait partie essentielle du grand dépôt de la tradition». (MN, ch. XV, passim.)



Dans l'ordre religieux catholique proprement dit, il prône et annonce un changement complet de la papauté, des sacrements et de la liturgie, l'abandon de la soutane, le mariage des prêtres, la sécularisation, etc. «Un concile seul peut résoudre ces problèmes, et les questions qui s'y rapportent, en reproduisant dans l'ordre ecclésiastique, le spectacle que donnèrent, dans l'ordre politique, les États Généraux de France en 1789». (CP, 273.) «Je crois que le culte divin, tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l'Église romaine, subira prochainement, dans un concile oecuménique, une transformation qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité de l'âge d'or apostolique, le mettra en harmonie avec l'état nouveau de la conscience et de la civilisation chrétiennes...» (Id. 300.)



Les prêtres : «Ils prendront charge civile, eux aussi, charge nationale, charge communale, charge familiale, au municipe comme au foyer. La hideuse plaie du célibat, source de corruption et de stérilité chez tous les peuples qui ont souffert de ce fléau, disparaîtra, même des casernes, le jour où elle aura disparu des presbytères». (MN, 472.) Voilà, entre autres choses, ce que sera le Monde Nouveau, d'après Roca.

 

Il est effrayant de voir combien cet esprit mauvais a enfumé tout l’univers et par bouffées s’exhale par des trous du linceul de ténèbres qui enveloppe le monde et l’Église. Parce Domine. Patience, la vérité triomphera. Prions.

Notons qu’à aucun moment SS Paul VI n’a montré de sympathie pour l’ésotérisme, l’illuminisme, le new age et même une mouvance « charismatique ». Son prétendu « accueil » de ce mouvement  comme une « chance pour l’Église » est très « douteux » et parait l’œuvre de ses « geôliers » (voir date)

http://amdg.over-blog.fr/2013/11/les-fum%C3%A9es-de-satan-.document-sur-ch.roca.html

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 08:03

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (9)

Il ne manque pas d'hommes qui sans nier définitivement la vérité de la Religion, n'y adhèrent pas entièrement non plus, et ne se soucient point de s'assurer si elle est vraie ou fausse.

 

« Ils ne veulent pas s'ingérer, comme ils disent, dans ces questions ; ils ne savent pas ce qu'il en est au fond de tout cela, et ne veulent pas se mettre en peine de le savoir. »

 

Ces gens s'appellent des indifférents en matière de Religion. En vérité il ne peut y avoir d'état plus déplorable que celui de l'indifférent, parce que si l'on considère bien la réalité, il y a là quelque chose de pire encore que chez ceux qui sont irréligieux par sys­tème, et qui attaquent la Religion.

 

Car l'homme qui en nie la vérité, qui dispute, qui cherche à la convaincre de fausseté, au moins s'occupe d'elle; dans l'intervalle il l'examine, et un jour peut venir, où par le moyen d'un livre ou d’une conversation avec un homme sage, il se trou­vera détrompé de ses erreurs et restera con­vaincu de la vérité de la Religion.

 

Mais celui qui a adopté pour solution de ne pas y penser, qui est parvenu à se représenter comme chose indifférente qu'elle soit vraie ou qu'elle soit fausse, celui-là, ne lisant point, ne faisant aucune recherche sur la matière, ne sortira jamais de son funeste état, et sera comme un homme qui dort tranquille au bord d'un pré­cipice.

 

Pour se convaincre combien est contraire à la raison et aux règles les plus ordinaires de la prudence un pareil système, il suffit de considérer que la Religion ne s'occupe pas de choses où l'homme n'a rien à voir, mais qu'elle ne se propose rien de moins que de lui apprendre son origine, sa destinée et les moyens qu'il doit mettre en pratique pour atteindre à cette destinée.

 

En d’autre terme, l'homme trouve dans la Religion ce qui lui importe le plus, ce qui le touche de plus près; et il ne peut se séparer d'elle sans s'exposer aux plus graves périls. C'est là une affaire tellement grave, qu'elle vaut la peine d'être examinée.

 

Puis­que la raison et l'expérience nous donnent la certitude qu'il viendra un jour où nous de­vrons mourir, dès lors il est certain aussi et inévitable que nous expérimenterons par nous-mêmes s'il y a une autre vie ou non.

 

Et au moment où nous aurons rendu le dernier soupir, et que ceux qui entoureront notre couche funèbre diront : il est mort;en ce même instant nous-mêmes éprouverons ce qu'il en est de l'autre vie. Et qui sera assez insensé pour se lancer dans l'éternité, sans s'embarrasser de savoir s'il ne s'y rencontre aucun danger de se voir malheureux pour toujours, sans remède et sans espérance?

 

L'indifférent dira que peut-être il n'en est rien de tout ce qu'enseigne la Religion, peut-être que l'âme meurt avec le corps. Cepen­dant s'il en est réellement tel que le dit la Religion, si l'impie se trompe, si au moment de la mort il se rend compte que tout ce qu'elle nous enseigne est vrai, qu'il y a un ciel pour les bons, et un enfer pour les méchants, où ira l'homme qui dans sa vie a négligé de chercher à savoir si la Religion est vraie ou fausse?

 

Pourra-t-il espérer d'aller au ciel celui qui ne s'est pas soucié de savoir s'il y a un ciel ? Celui qui a passé sa vie sans s’assurer ni s'il y a un Dieu qui l'a créé, ni comment il doit l'aimer et le servir, ni s'il y a un moyen de rencontrer la vérité dans des matières d'une telle importance, celui qui a vécu dans un oubli si profond de lui-même, pourra-t-il ne pas se reconnaître coupable devant Dieu?

 

Pourra-t-il se plaindre s'il est destiné à un lieu d'éternel châtiment? On a de la peine à croire qu'il y ait des hommes qui vivent en un tel aveuglement; le cœur se serre en les voyant marcher distraits vers le bord d'un affreux précipice.

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:52

Elles sont très utiles pour les mourants et on peut avantageusement la réciter pour parvenir à la béatitude.

 

Il y avait  à Rome, un Pape qui était accablé par ses nombreux péchés.  Dieu le frappa d'une maladie mortelle.  Se rendant compte qu'il allait bientôt mourir, il convoqua au près de lui,  cardinaux,  évêques, savants et  leur dit   :

 

Mes chers amis ! Quelle consolation pouvez-vous me donner, alors que je vais bientôt mourir  et que j'ai mérité la damnation éternelle à cause de mes péchés !

 

Aucun ne lui répondit. Cependant, un pieux chapelain nommé Jean, lui dit: Pourquoi, désespères-tu de la Miséricorde de Dieu ? " Le Pape dit alors : Quelle consolation me donnes-tu, à moi qui doit mourir et qui  crains d'être damné pour mes péchés ?"

 

Jean lui répondit : "   Pour ce faire, je vais réciter trois prières, et j’espère que tu seras consolé et que tu obtiendras la miséricorde du Seigneur. "  Sur ce, le Pape ne peut plus rien dire, le chapelain s'agenouilla et tous  ceux qui étaient avec lui en firent autant  et il dit  les prières suivantes :

 

(Elles ont été adaptées pour répondre aux exigences de notre temps …)

 

 

Le Pape mourut vers la fin des prières.

 

Le chapelain demeura trois heures près de la dépouille.   Le Pape  lui apparut visiblement  consolé,  son visage était plus rayonnant que le soleil,  ses habits étaient comme la neige, et il dit : " Mon cher  Frère, alors que je devais être un enfant de la damnation  éternelle. Je  suis devenu un enfant de la béatitude. Quand tu prononças la première prière, mes péchés tombèrent de moi comme la pluie du ciel,  et lorsque tu prononças la deuxième prière, je fus purifié de la même manière qu'un forgeron purifie l’or dans un feu ardent. Je fus davantage purifié quand tu prononças la troisième.  Je vis alors le Ciel ouvert,  et debout à la droite du Père, le Seigneur, me dit : " Viens, tes péchés te sont remis, tu seras et resteras éternellement dans  le Royaume de Mon Père.  " 

" A ces mots, mon âme se sépara de mon corps et les Anges de Dieu la conduisirent dans l’éternelle félicité.’’

En attendant cela, le chapelain dit : " 0 Saint-Père. ! Je ne pourrai dire ces choses à personne car on ne me croira pas. "

Le Pape dit alors : " En vérité je te le dis, l’ange de Dieu est à côté de moi et il a écrit ces prières avec des lettres d’or, pour la consolation de tous les pécheurs et pécheresses. Si un homme avait commis tous les péchés du monde, mais que ces  trois prières auraient été prononcées à son lit de mort, tous ses péchés lui seraient remis, et même si son âme devait souffrir des peines jusqu'au jugement dernier, elle serait délivrée. "

" L'homme qui les entend dire, ne mourra pas d'une mauvaise mort, de  même dans n'importe quelle maison où elles seront dites."

" C'est pourquoi, prends ces prières et porte-les à l'Église Saint-Pierre et dépose-les  dans la chapelle, dite, de l'Assomption de  Marie, pour une  consolation assurée.’’

" La personne qui sera là, assistant à l’agonie qui les dit ou les entend  dire, gagnera 400 ans d'indulgences  pour les jours qu’elle aurait  du souffrir en Purgatoire, en raison  de la dette, contractée.  "

" De même, à celui qui dira ou entendra dire cette prière, lui sera révélée l'heure de sa mort. 

" Ainsi soit-il.  "

Pour trouver les textes de ces trois prières allez sur : http://elogofioupiou.over-blog.com/article-trois-prieres-pour-les-mourants-95808008.html

 

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:43

   Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (8)

Dieu nous a créés, nous conserve, nous dirige ; il est notre principe, il est notre fin ; et notre âme qui ne meurt point avec le corps, qui vivra éternellement, doit se rencontrer un jour en présence du juge suprême, qui demandera compte de toutes ses actions, et lui donnera, conformément à ses mérites, ou la récompense ou le châtiment.

 

 

En cette vie donc nous devons nous préparer pour l'autre, nous devons connaître notre origine, notre destinée et les moyens que la Provi­dence nous a fournis pour atteindre à cette destinée. Ces connaissances et ces moyens sont mis à notre disposition par la Religion, et cela suffit pour démontrer son existence, car si elle n'existait pas, l'homme serait en ce monde comme un orphelin abandonné, de qui personne ne se soucie et qui ne sait ni d'où il vient ni où il va.

 

 

L'homme doit aimer Dieu parce que Dieu est infiniment bon ; et de plus, parce que Dieu l’a comblé de tant de bienfaits, il doit lui en rendre des actions de grâces, il doit l'adorer comme le maître du ciel et de la terre.

 

 

Mais dans tous les actes tant intérieurs qu'exté­rieurs par lesquels il rend son culte à Dieu, il doit se comporter d'une manière agréable à la Divine Majesté, et comme il convient à une créature qui offre ses hommages a son Créateur.

 

 

Par conséquent des règles certaines sont nécessaires à ce culte ; par conséquent ces règles ne peuvent avoir été abandonnées au caprice inconstant des hommes ; par consé­quent il faut qu'il y ait une Religion, la même pour tous les hommes, en laquelle ils puissent vivre avec la certitude qu'en observant ses préceptes ils accomplissent la volonté de Dieu, et suivent le sentier qui conduit à l'éternelle félicité.

 

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 09:32

Les dessous de la réforme liturgique de Mgr Bugnini.

 Voir  dans le site "SS Paul VI, pape martyr "le récit de l’entretien que le Père Bouyer eut avec SS Paul VI lui révélant les abus de confiance, les trahisons dont il fut victime. Il est impensable que l’on puisse « canoniser » une telle réforme qui ne reforma rien mais déforma tout, bien au-delà des décisions du Concile

Les Mémoires (inédits) du père Bouyer.

Dans cet ouvrage de 148 pages, format A4, il nous donnera, entre autres son impression sur le Consilium, au cœur de la Réforme liturgique et sur la « création » du Canon 2.

Son impression sur le Consilium

« Spécialement appelé à la sous-commission [du « Consilium pour la réforme des livres liturgiques », dont il a commencé à parler] chargée du Missel, je fus pétrifié, en y arrivant, quand je découvris les projets d’une sous-commission préparatoire inspirée principalement par dom Cipriano Vagaggini, de l’abbaye de Bruges, et l’excellent prélat Wagner, de Trêves : croyant par-là obvier à la mode venue de Hollande, des eucharisties improvisées, dans une totale méconnaissance de la tradition liturgique remontant aux origines chrétiennes. Je n’arrive pas à comprendre par quelle aberration ces excellentes gens, assez bons historiens et esprits généralement raisonnables, avaient pu suggérer un découpage et un remembrement, également déconcertants, du Canon romain et d’autres projets se disant “inspirés” d’Hippolyte de Rome, mais guère moins farfelus. J’étais pour ma part prêt à démissionner sur-le-champ et à m’en retourner chez moi. Mais Dom Botte me convainquit de rester, ne fût-ce que pour obtenir quelque moindre mal » (Mémoires [inédits] p. 130).

Dom Botte, rappelons-le pour comprendre la suite, était l’auteur érudit d’un ouvrage publié en 1963 et intitulé modestement : La Tradition apostolique de saint Hippolyte, essai de reconstitution.

L’incroyable élaboration de la Prière eucharistique II.

Après cette « mise en bouche » si l’on peut dire, voici maintenant le témoignage précis et circonstancié du père Bouyer concernant l’élaboration de la Prière eucharistique II, fondée sur Hippolyte. « On aura une idée des conditions déplorables dans lesquelles cette réforme à la sauvette fut expédiée, quand j’aurai dit comment se trouva ficeléela seconde Prière eucharistique. Entre des fanatiques archéologisant à tort et à travers, qui auraient voulu bannir de la Prière eucharistique le Sanctus et les intercessions, en prenant telle quelle l’eucharistie d’Hippolyte, et d’autres, qui se fichaient pas mal de sa prétendue Tradition apostolique, mais qui voulaient simplement une messe bâclée, dom Botte et moi nous fûmes chargés de rapetasser son texte, de manière à y introduire ces éléments, certainement plus anciens, pour le lendemain ! ».

« Par chance, je découvris dans un écrit, sinon d’Hippolyte lui-même, assurément dans son style, une heureuse formule sur le Saint-Esprit qui pouvait faire une transition, du style Vere Sanctus, vers la brève épiclèse. Dom Botte, pour sa part, fabriqua une intercession plus digne de Paul Reboux et de son « A la manière de » que de sa propre science. Mais je ne puis relire cette invraisemblable composition sans repenser à la terrasse du bistro du Transtevere où nous dûmes fignoler notre pensum, pour être en mesure de nous présenter avec lui à la Porte de Bronze à l’heure fixée par nos régents ! » (Mémoires [inédits] pp. 130-131).

« Le seul élément non critiquable dans ce nouveau Missel fut l’enrichissement apporté surtout par la résurrection d’un bon nombre de préfaces magnifiques reprises aux anciens sacramentaires et l’extension des lectures bibliques (encore que, sur ce dernier point, on allât trop vite pour produire quelque chose d’entièrement satisfaisant) (…).

« Après tout cela, il ne faut pas trop s’étonner si, par ses invraisemblables faiblesses, l’avorton que nous produisîmes [à savoir le nouveau Missel] devait susciter la risée ou l’indignation… au point de faire oublier nombre d’éléments excellents qu’il n’en charrie pas moins, et qu’il serait dommage que la révision qui s’imposera tôt ou tard ne sauvât pas au moins, comme des perles égarées…»(Mémoires [inédits], p. 131).

Comme on le voit, le père Bouyer parle surtout « des conditions matérielles et pratiques de l’élaboration de la Prière eucharistique II ». Cette élaboration s’est en réalité « déroulée » dans un incroyable climat de légèreté, d’improvisation, voire de bricolage, de « fabrication » et, certainement, de manque d’amour du patrimoine de l’Église catholique. Le pire est sans doute la hâte vraiment indécente avec laquelle ces textes ont été préparés : « à la terrasse du bistro du Transtevere où nous dûmes fignoler notre pensum, pour être en mesure de nous présenter avec lui à la Porte de Bronze à l’heure fixée par nos régents » ! Il est clair aussi que « quelques semaines seulement ont suffi pour bouleverser la tradition la plus sacrée. Révolution liturgique », « une véritable fabrication ». Le père Bouyer est très explicite : « L’édifice complet de la liturgie romaine, lentement élaboré en vingt siècles de tradition, a ainsi connu une refonte complète et radicale », en quelques mois.

http://amdg.over-blog.fr/2013/11/documents-importants.suite.html

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 09:09

Les preuves de la religion mises à la portée des enfants… (7)

Nous avons vu que notre âme est spiri­tuelle ; et de cela il résulte en toute évidence que bien que le corps se forme dans les en­trailles de la mère, il ne peut en être de même par rapport à l'âme.

 

Celle-ci étant in­corporelle, ne se compose ni de chair ni de sang, et par conséquent elle a dû être créée de Dieu, qui l’a unie à notre corps pendant que celui-ci se formait et se développait dans le sein de notre mère.

 

Ceci bien compris, on voit avec une pleine clarté combien est con- forme à la raison ce que raconte la sainte Écriture sur la création de nos premiers parents.

 

En effet, nous avons vu déjà que bien que les hommes descendent d'autres hommes, ceux-ci d'autres encore, et ainsi successive­ment, il faut cependant arriver à la fin à un homme et à une femme qui ne sont point nés d'autres, mais qui ont dû être créés de Dieu.

 

Ce fait que la raison nous enseigne comme nécessaire, la sainte Écriture nous le rap­porte et nous l'explique avec beaucoup de simplicité et de clarté en nous disant que Dieu après avoir créé le ciel et la terre, forma de la poussière de celle-ci le corps d'Adam, et créa ensuite l'âme spirituelle pour l'unir au corps.

 

L'expression dont se sert la sainte Écriture pour expliquer cette union ineffable est fort belle. Le corps de l'homme étant formé et ne renfermant pas encore l'âme qui devait le vivifier, gisait étendu sur le sol, sans au­cun mouvement, non repoussant et défiguré comme le sont vite les corps des morts, mais comme une belle figure de cire.

 

Dieu créa l’âme, l'unit au corps, et au même instant les yeux de la statue s'ouvrirent, la physionomie s'anima et se montra pleine de vie.

 

Cette transformation aussi merveilleuse que belle le texte sacré l'exprime en disant que Dieu dirigea sur le visage d'Adam un souffle de vie : non point qu'il ait soufflé en effet, ce qui est impossible, puisque Dieu est un être spirituel, mais pour nous donner à entendre que nous devons considérer l'âme de l'homme comme une chose distincte et fort différente du corps, non formée d'une manière quel­conque, mais émanée directement de la Di­vinité par le moyen de la création. 

La création du premier homme ainsi expli­quée, on voit tout de suite qu'il n'y a pas plus de difficulté dans ce que la sainte Écriture nous rapporte sur la création de la femme, dont le corps fut formé d'une côte d'Adam, ce qui exprime sa destination à être la com­pagne de l'homme, et à laquelle son âme fut donnée de la même façon qu'à son mari.

 

On conçoit de même très clairement comment l'un et l'autre ayant été unis par le mariage, et cette union ayant été fécondée par les bé­nédictions du Créateur de toutes choses, le genre humain a pu se former et se répandre sur toute la face de la terre.

 

En vain quelques philosophes ont-ils cherché un moyen de se soustraire sur ce point à l'autorité de nos livres sacrés : la Religion seule soulève le voile qui couvre le berceau de l'humanité, et en dehors de ses augustes enseignements on ne rencontre que songes et délires.

 

Ne luttons pas en vain contre la force de la vérité ; ne fermons pas avec opiniâtreté les yeux à cette lumière si pure ; au contraire rendons grâces à Dieu de nous avoir mis à l'abri par sa bonté des surprises et des erreurs de notre faible raison, en nous assurant lui-même de la haute noblesse de notre origine.

 

Extrait de : Les preuves de la religion mises à la portée des enfants.  Dr Jacques Balmès. (1869)

 

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